Table des mati�res
- Pr�c�dente - Suivante
I - LE POIDS SP�CIFIQUE en vrac varie selon les esp�ces et les vari�t�s:
haricot rouge |
: 800-850 kg/m� |
haricot lima |
: 750 kg/m� |
dolique |
: 770 kg/m� |
pois |
: 800-850 kg/m� |
soja |
: 720-770 kg/m� |
haricots en gousses |
: 400 kg/m� |
II - TYPES DE STOCKAGE
1. Stockage traditionnel
Les haricots sont parfois stock�s en gousses dans des greniers a�r�s. Cependant cette technique n'est gu�re satisfaisante car elle n�cessite des capacit�s de stockage importantes (le volume sp�cifique des gousses est de 6 � 6,5 fois plus �lev� que celui des graines) et elle n'offre pas de garanties suffisantes. Il sera en particulier impossible de savoir si les grains enferm�s dans leurs gousses sont ou non l'objet d'attaques d'insectes. (Certaines l�gumineuses cependant se conservent bien en gousses. C'est le cas, de l'arachide et de certaines vari�t�s de Voandzou.)
Fig. 291: Pertes de charge dans le haricot.
En g�n�ral, les l�gumineuses sont stock�es en grains dans diff�rents types de structure: greniers en terre, jarres, bouteilles de verre, etc. Parfois, les grains sont traditionnellement m�lang�s � de la cendre ou � du sable fin selon des techniques qui diff�rent d'ailleurs suivant les r�gions, les pays. Dans certains cas, les jarres sont ferm�es par un couvercle lut� � l'argile pour �viter les r�infestations.
Am�lioration du stockage traditionnel (cf. Chapitre IV).
Il faut suivre le sch�ma suivant:
r�colte d�s maturit� permettant ainsi d'�viter un s�jour prolong� des produits au champ;
pr�s�chage �ventuel en crib;
�grenage;
s�chage des produits en grains: s�chage solaire am�lior� en utilisant par exemple des s�choirs �Allgate� (feuille de plastique noir de faibles dimensions, pourvue d'oeillets pour le passage d'une corde et utilis�e comme aire de s�chage portative);
stockage: en grenier classique avec utilisation d'insecticide; mais le stockage herm�tique, (sac plastique ou mieux bidons m�talliques, etc.) de grains bien secs, donne g�n�ralement de meilleurs r�sultats.
2. Stockage commercial
Le stockage commercial des l�gumineuses s'effectue g�n�ralement en magasins. Les graines sont emball�es le plus souvent dans des sacs en jute (45 � 90 kg), parfois dans des sacs en sisal. Les sacs en polypropyl�ne tiss� sont aujourd'hui utilis�s mais, glissants, ils ne permettent pas des hauteurs de tas importantes.
Le volume sp�cifique des l�gumineuses stock�es en sacs est de:
pois, haricots, lentilles..............................1,3 m�/t.
Le stockage doit �tre con�u de fa�on � bien individualiser les tas pour permettre des inspections et des fumigations qui constituent la technique de traitement g�n�ralement utilis�e contre les insectes.
Le stockage en vrac du soja exige une �tude particuli�re de la manutention en raison de la grande fragilit� de la graine.
III - LUTTE CONTRE LES INSECTES (Cf. Chap. VII)
Dans les zones o� cette technique est traditionnelle, l'adjonction d'additifs inertes (sable fin, cendres de bois tamis�es) peut �tre envisag�e pour constituer un obstacle m�canique au d�placement des insectes.
Une autre technique a �galement �t� propos�e qui consiste � m�langer les semences de l�gumineuses � de l'huile dans des proportions de 5 ml/kg. Elle doit �tre appliqu�e sur des grains parfaitement secs et trait�s en petites quantit�s (de l'ordre de 30 kg). Le film d'huile enrobant les grains aurait un effet d'engluage et d'asphyxie des adultes et des ufs. L'efficacit� de ce traitement r�side en partie dans le bon enrobage des grains.
Le stockage en atmosph�re confin� est une technique de d�sinsectisation qui peut donner des r�sultats remarquables. Il est cependant imp�ratif d'avoir du grain bien sec et surtout des structures parfaitement �tanches. On peut donc recommander l'emploi de bidons m�talliques de 200 1, de bouteilles de verre ferm�es avec un bouchon de li�ge, etc., mais les applications restent limit�es.
Vers 1970, une technique a �t� test�e d'utilisation de sacs en poly�thyl�ne: sac blanc opaque de 30/100 mm d'�paisseur pouvant contenir 40 kg de ni�b�. Avant la fermeture du sac, une capsule ouverte de fumigant (t�trachlorure de carbone CCl4) est d�pos�e sur le grain. La principale difficult� de cette technique est l'approvisionnement en sacs et surtout leur fragilit�.
Enfin, le traitement des grains (poudrage) par un insecticide chimique r�manent reste une technique � vulgariser en employant des produits peu nocifs pour les consommateurs.
Au niveau des magasins, les stocks sont g�n�ralement d�sinsectis�s par fumigation sous b�che au PH, ou au bromure de m�thyle. Un traitement de surface avec un insecticide de contact permet d'�viter les r�infestations. Un important programme de lutte a �t� d�velopp� au Niger o� le ni�b� est une denr�e export�e vers le Nig�ria voisin.
A -
G�n�ralit�s
B - S�chage de
l'arachide
C - Stockage de
l'arachide
L'arachide appartient � la famille des Papilionac�es. Cette plante, originaire d'Am�rique tropicale, est une l�gumineuse annuelle cultiv�e pour ses graines riches en huile.
Composition de l'amande:
Lipides 45 � 54 %
Protides 20 � 26 %
Glucides 9 � 12 %
Les sous-produits d'huilerie (tourteaux) riches en mati�res azot�es, mati�res grasses, vitamines et sels min�raux, sont utilis�s en alimentation animale.
Enfin une partie de la production d'arachide est, suivant les vari�t�s, destin�e � �tre consomm�e sous forme d'arachide de bouche.
Fig. 292: Aspects externe et interne d'une gousse. (D'apr�s P. HUBERT.)
Apr�s f�condation de la plante, le d�veloppement d'un gynophore porte en terre l'ovaire qui va se d�velopper en gousse � quelques centim�tres sous la surface du sol.
A la r�colte, les gousses � maturit� sont encore � 35 % - 45 % d'humidit�. A cette humidit� les cotyl�dons sont coll�s � la coque. Pour effectuer le battage, il faut attendre que l'amande ait atteint 20 % d'humidit� et se soit d�coll�e de la coque. Pour ce premier s�chage, on a coutume, notamment dans les pays du Sahel, de disposer les arachides en andains a�r�s en �vitant toutefois une exposition directe des gousses au soleil. Apr�s quelques jours, l'arachide atteint une humidit� de 15 % � 20 % et peut �tre battue.
Le s�chage de l'arachide s'effectue sur gousses. L'humidit� de conservation ne doit pas d�passer 7 d�passer - 8 % pour �viter des risques d'�chauffement et de d�veloppement de moisissures.
I - COURSE D'�QUILIBRE AIR-ARACHIDE
Les courbes d'�quilibre air-arachide (Fig. 293) montrent des diff�rences importantes d'hygroscopicit� entre les amandes et les coques.
Fig. 293: Courbes ��quilibre air-arachide (� 32� C).
II - PRATIQUE DU S�CHAGE
Dans les zones s�ches, les conditions climatiques sont telles qu'elles permettent d'effectuer un s�chage en andains. Apr�s plusieurs semaines le produit aura atteint l'humidit� de sauvegarde de 7 � 8 %. Il peut alors �tre battu et stock�.
Dans les zones humides le s�chage complet au champ n'est pas possible et constitue souvent le frein � l'extension de la culture. La technique classique consiste alors � laisser s�cher le produit en andain pendant quelques jours de fa�on � abaisser son humidit� jusqu'� 20 % - 25 % puis � le battre. Cependant, � cette humidit�, les gousses ne peuvent �tre stock�es sans risques d'�chauffement et de d�t�rioration (apr�s quelques heures). Il est donc indispensable de faire suivre le pr�s�chage naturel d'un s�chage artificiel qui doit �tre suffisamment rapide pour �viter le d�veloppement des moisissures et notamment des Aspergillus responsables de la production de mycotoxines (aflatoxines).
Enfin, un s�chage artificiel total abaissant en quelques heures l'humidit� du produit de 40 % � 7 % - 8 % n'est g�n�ralement pas � recommander car il d�t�riore le produit. Il ne peut �tre envisag� que dans le cas o� l'arachide est imm�diatement utilis�e par les industries de transformation. La dessiccation trop rapide provoque soit un blocage du transfert d'humidit� (cro�tage), soit l'apparition de graines rid�es, soit l'�clatement des coques.
III - S�CHOIRS
Les s�choirs g�n�ralement utilis�s sont des mod�les statiques (cases de s�chage, remorques-s�cheuses � double fond, cellules s�choirs, magasins � plancher perfor� ou � gaines, etc.).
Il est conseill� de suivre les r�gles de s�chage suivantes
La temp�rature de l'air de s�chage ne doit pas d�passer 35� C (ou ne pas �tre r�chauff� de plus de 5 � 6� C par rapport � l'air ambiant) pour ne pas risquer d'alt�rer les qualit�s organoleptiques de l'arachide de bouche ou la facult� germinative des semences.
La hauteur maximale de la couche de produit � s�cher ne doit pas d�passer 3 m. Cette hauteur est fonction de l'humidit� initiale (Fig. 294).
Le d�bit sp�cifique de l'air est g�n�ralement choisi entre 300 et 600 m�/h/m�.
Si les arachides ont d�j� �t� s�ch�es en andains jusqu'� un taux d'humidit� de 14 % � 18 % il est possible de terminer le s�chage avec l'air ambiant (� condition que son humidit� relative soit inf�rieure � 70 %) � un d�bit sp�cifique de 20 m�/h/m� de produit.
Fig. 294: Sch�ma: hauteur de la couche de produit � s�cher en fonction de l'humidit� initiale.
PERTES DE CHARGE EN VENTILATION (vari�t� Virginia) EN FONCTION DU D�BIT D'AIR (Pertes de charge exprim�es en mm CE)
Humidit� (en %) |
50 |
45 |
40 |
35 |
30 |
25 |
20 |
15 |
D�bit sp�cifique d'air (en m�/h/m�) |
1800 |
1500 |
1200 |
900 |
750 |
600 |
450 |
300 |
�paisseur (en mm): |
||||||||
3,05 |
� |
� |
� |
� |
� |
� |
47,0 |
22,9 |
2,75 |
� |
� |
� |
� |
� |
60,0 |
34,3 |
17,3 |
2,44 |
� |
� |
� |
� |
64,8 |
43,2 |
25,4 |
12,7 |
2,13 |
� |
� |
� |
� |
44,5 |
29,2 |
19,0 |
8,4 |
1,83 |
� |
� |
� |
40,6 |
27,9 |
19,0 |
11,4 |
5,6 |
1,52 |
� |
� |
40,6 |
23,9 |
17,8 |
11,4 |
6,3 |
3,6 |
1,22 |
� |
31,9 |
21,3 |
12,2 |
9,2 |
6,3 |
3,8 |
1,8 |
0,91 |
20,0 |
14,2 |
9,6 |
5,8 |
4,3 |
2,8 |
1,8 |
1,0 |
0,61 |
7,4 |
4,6 |
3,1 |
2,0 |
1,5 |
1,0 |
0,8 |
0,5 |
Nous pr�sentons ci-apr�s quelques exemples d'installations existantes extraits de la litt�rature.
- S�chage en sacs ventil�s par des gaines verticales.
D�bit sp�cifique |
: 600 m� d'air/h/m�. |
Vitesse de s�chage |
: de 30 % � 8 % MH en 8 � 10 jours. |
- S�chage en couche de 40 � 60 cm plac�e sur plancher perfor� (Nig�ria-Alabama).
D�bit sp�cifique |
: 1000 � 1500 m�/h/m�. |
Temp�rature de l'air |
: 35� C � 45� C. |
S�chage de 40 � 8 % |
: 40 h � 12 h. |
Fig. 295: Sch�ma d'une installation de stockage en coques, zones tropicales humides.
- Cellules de stockage ventil�es par gaines (Congo).
Ces cellules rectangulaires de 200 m� (50 t) sont ventil�es par 2 gaines longitudinales (Fig. 295). Pour du produit semi-sec les d�bits sp�cifiques sont nettement plus faibles que pour du produit humide:
S�chage de 14 � 8 % |
: de 4 � 8 jours. |
D�bit sp�cifique |
: 35 m�/h/m�. |
S�chage de 30 � 6 % |
: de 4 � 6 jours. |
D�bit sp�cifique |
: 600 � 900 m�/h/m� (air � 30� C). |
De ces exemples, il ressort que chaque installation doit �tre adapt�e en fonction de l'exploitation, de l'apport journalier, de l'humidit� initiale, des conditions climatiques locales et de la destination des arachides.
Traditionnellement l'arachide est stock�e en coque. Cette derni�re constitue en effet une protection naturelle des graines contre les divers facteurs de d�gradations (humidit�, temp�rature, d�pr�dateurs, chocs m�caniques, etc.). Les semences et les arachides d'huilerie sont conserv�es sous cette forme. Dans les zones s�ches, le produit peut atteindre des humidit�s tr�s faibles (3 %). A ce niveau d'humidit�, le d�corticage entra�ne un taux �lev� de �splittage� et de brisures. Pour cette raison les arachides de bouche sont stock�es en graines, le d�cortiquage �tant ex�cut� � une humidit� sup�rieure � 6 %.
Le poids sp�cifique des arachides en coques varie suivant les vari�t�s: on peut retenir 200 � 350 kg/m� et l'angle de talus naturel est de 38�.
Le poids sp�cifique des arachides en graines est de 550 kg/m� � 670 kg/m� et l'angle du talus naturel est de 26� � 30�.
Pour obtenir un produit bien conserv�, il est indispensable qu'il soit de bonne qualit� initiale.
Au niveau de la r�ception, les contr�les d'usage doivent avoir lieu pour la v�rifier:
Il faut que le produit soit sec: l'humidit� devra �tre inf�rieure � 10 %, et soit propre: la tol�rance en corps �trangers est habituellement de 1 % (0,1 % pour l'arachide de bouche destin�e � l'exportation).
Les corps �trangers (sable, terre, restes de gynophores, b�tonnets...) peuvent �tre �limin�s par passage au crible (la terre d'arachide, tr�s fertile, est recherch�e par les mara�chers).
I - TYPES DE STOCKAGE
1. A l'air libre
Dans les zones sah�liennes les arachides coques sont fr�quemment stock�es � l'air libre en �Secco�.
Les aires de stockage doivent �tre situ�es sur des points hauts, elles sont constitu�es d'une plate-forme b�tonn�e ou goudronn�e pour �viter les remont�es d'humidit� et l'attaque des termites. Dans certains cas la plate-forme pourra �tre en lat�rite compact�e et trait�e avec un insecticide.
La hauteur des seccos peut atteindre 15 m sans que les coques de la base ne soient �cras�es.
La largeur de la plate-forme permet de d�terminer cette hauteur sachant que l'angle du talus naturel est de 38� (H = L/2 sin 38�). Cette hauteur peut �tre augment�e en constituant des murets en sacs de 1 � 3 m de hauteur (de 2 � 4 �paisseurs de sacs) (fig. 296).
Fig. 296: Sch�mas de �Seccos�.
Le produit peut �tre chang� m�caniquement � l'aide d'une bande transporteuse inclin�e (�Sauterelle�).
Lorsqu'il existe des risques de pluies, les pyramides d'arachides doivent �tre recouvertes de b�ches tendues par des contrepoids. Un foss� est creus� autour des tas pour �vacuer les eaux de pluies.
Les arachides graines conserv�es en sac peuvent �galement �tre stock�es � l'ext�rieur. Les sacs doivent �tre correctement dispos�s pour constituer des pyramides stables dont les pentes peuvent �tre plus importantes que celles des tas d'arachides coques (45� � 50�).
2. Stockage en magasin
a) Magasin classique
Les tas d'arachides sont dispos�s dans les magasins de fa�on � �viter, le contact avec les parois et � laisser la place � un couloir p�riph�rique d'inspection. La technique consistant � �lever des murets de sacs est utilis�e pour augmenter la hauteur des tas. Dans les grands centres, le remplissage peut se faire � l'aide de bandes transporteuses suspendues � la charpente.
Fig. 298: Sch�ma d'un magasin de stockage en vrac.
Pour la vidange, certains magasins sont �quip�s de transporteurs � cha�ne ou de vis de reprise centrales, le fond en V tr�s ouvert du magasin favorise la vidange. Dans certains cas la reprise se fait sur le c�t� ou en fond de magasin. Une pelle tir�e par un c�ble permet d'alimenter les appareils de reprise et d'effectuer une vidange totale.
Le stockage en magasin de l'arachide de bouche se pratique exclusivement en sacs. La gestion de tels magasins ne diff�re pas de celle appliqu�e pour le stockage des c�r�ales (cf. Chapitre V).
b) Magasins r�frig�r�s (cf. 5.6.)
Pour la conservation de longue dur�e de l'arachide et notamment des stocks de s�curit� de semences, l'utilisation de magasins r�frig�r�s est int�ressante. Une exp�rience de ce type a �t� faite � Louga au S�n�gal o� l'on a conserv� de l'arachide en graines � 0� - 2� C pour un stockage de 20 mois, et � 4� - 6� C pour un stockage de 7 - 8 mois, l'humidit� relative de l'air �tant de 60 % - 70 %.
3. Stockage en silo
Le stockage des graines en silo n'est envisageable qu'au niveau des industries de transformation o� le probl�me des brisures n'est pas essentiel. Il est possible de stocker sur des hauteurs pouvant atteindre 30 m alors que pour conserver des graines enti�res il faut se limiter � environ 12 m. Le contr�le du taux d'humidit� du produit est tr�s important et il est essentiel de pr�venir les reprises d'humidit� qui se traduisent par un gonflement du produit risquant de faire �clater les cellules. Le m�me probl�me peut survenir dans un stockage en vrac en magasin si te produit repose contre les parois. Le stockage herm�tique sous gaz inerte int�ressant pour stabiliser le produit mais en g�n�ral trop co�teux.
4. Stockage sous vide
Cette technique (cf. chapitre IX) est int�ressante pour la constitution de stocks de s�curit� de semences et pour le conditionnement des arachides de bouche.
II - STOCKAGE DES TOURTEAUX
1. Les tourteaux d'arachides, sous-produits d'huilerie riches en mati�res azot�es et mati�res grasses (notamment le tourteau de pression continue qui contient encore 4 � 5 % de mati�res grasses, parfois 8 � 12 %), sont utilis�s pour l'alimentation du b�tail.
(Le tourteau d'extraction par solvant ne contient, lui, que 0,5 % d'huile).
A la sortie des presses, les �cailles de tourteaux, chaudes et s�ches, doivent �tre progressivement refroidies pour �tre stock�es en sacs ou en vrac.
Les probl�mes de conservation sont li�s � l'oxydation des huiles encore contenues dans les tourteaux: oxydation qui entra�ne un d�gagement de chaleur important et la d�gradation du produit. La dur�e de stockage est d'autant plus courte que la teneur en huile est �lev�e.
DUR�E DE STOCKAGE DES TOURTEAUX, d'apr�s GILLIER et BOCKELEE-MORVAN (I.P.H.O.).
Dur�e de stockage |
Teneur en huile (extraction � l'Hexane) |
|
Stockage en ambiance normale |
Stockage en air conditionn� |
|
0 |
9,0 % |
8,4 % |
3 mois |
7,7 % |
7,8 % |
5 mois |
7,7 % |
7,8 % |
7 mois |
5,8 % |
7,8 % |
11 mois |
4,0 % |
7,8 % |
2. Le principal probl�me en cours de stockage (comme pour les arachides gousses et graines) est celui du d�veloppement des moisissures et notamment des Aspergillus qui dans certaines conditions des substances hautement toxiques: les aflatoxines (cf. Chapitre I). On peut noter que les mycotoxines d�j� pr�sentes dans la graine se retrouvent en grande partie dans les tourteaux. La faible proportion qui passe dans l'huile est �limin�e au cours du raffinage.
On doit contr�ler avec une particuli�re attention tous les tourteaux ayant subi une r�humidification.
III - ENNEMIS DES STOCKS: INSECTES
Outre les attaques de moisissures, les arachides stock�es peuvent �tre l'objet de d�pr�dations de la part des insectes. M�me en stockage en gousses o� une protection naturelle des graines est assur�e par la coque, certains insectes peuvent perforer les coques.
C'est en particulier le cas des broches (Caryedon serratus [Oliv.]) et des punaises (Aphanus spp.). Les broches provoquent des d�g�ts par les larves qui se d�veloppent dans lu coques en consommant les graines (cotyl�dons). Comme dans le cas de haricots, elles ne sont pas exclusivement des insectes des entrep�ts, leur attaque peut se d�velopper au champ ou dans les stocks � l'air libre.
Fig. 299: Bruche des arachides. - Caryedon serratus (Oliv.) - (Doc. DEGESCH.)
D'autres insectes peuvent se d�velopper dans les stocks d'arachides graines ou sur des gousses ab�m�es: il s'agit du trogoderme et des triboliums. Les larves de trogoderme d�t�riorent les sacs et souillent les produits.
IV - MOYENS DE LUTTE: D�SINSECTISATION
1. Traitement de contact
Avant tout stockage il faut effectuer le traitement des locaux puis traiter les produits par m�lange avec du insecticides de contact. Le traitement (poudrage) s'effectue souvent par la m�thode sandwich en chargeant couche apr�s couche.
Les insecticides de contact aujourd'hui utilis�s sont les organophosphor�s. Les produits souvent employ�s sont le bromophos (500 g/t de poudre 2 %) ou l'iodofenphos (1 000 g/t poudre 2 %). D'autres produits r�manents sont aujourd'hui disponibles (cf. Chapitre Vil).
Les insecticides de contact assurent une bonne protection contre les insectes � condition que le produit n'arrive pas d�j� infest� par les bruches; c'est pourquoi dans bien des cas, et notamment lorsqu'il s'agit de semences, il est indispensable de traiter imm�diatement par fumigation.
2. Fumigation
La fumigation au bromure de m�thyle est g�n�ralement pratiqu�e. Elle peut se faire soit sous pyramides b�ch�es, soit en chambre de fumigation. La dose utilis�e est de 30 g/m� (90 g/t d'arachide coque) pour une fumigation d'une dur�e inf�rieure � 24 h.
La fumigation au bromure de m�thyle doit se faire sur du produit bien sec car il y a un risque de phytotoxicit� avec, pour les semences, une forte baisse de la facult� germinative. C'est pourquoi il est souvent pr�f�rable (et plus simple) d'effectuer une fumigation au phosphure d'hydrog�ne (PH3) tout en sachant que dans les zones tr�s s�ches la d�composition des pastilles de PH3 est difficile.
Pour plus de pr�cisions concernant les techniques de d�sinsectisation, les produits utilisables et les mat�riels, le lecteur peut se reporter au Chapitre VII.