Table des mati�res
- Pr�c�dente - Suivante
3.1. Consid�rations g�n�rales - rappels
3.2. Principe du s�chage
3.3. S�chage artificiel
3.4. S�chage solaire
3.1. Consid�rations g�n�rales - rappels
3.1.1. Teneur en eau du produit
3.1.2. Caract�ristiques de l'air (cf. 1.2.2.3.)
Le r�le du s�chage est de d�shydrater rapidement les grains jusqu'� une humidit� dite de �sauvegarde� (humidit� � laquelle le grain sera stabilis�).
Le s�chage va se faire par l'air qui apportera l'�nergie n�cessaire � la vaporisation de l'eau (air caloporteur), absorbera cette eau-vapeur, et la transportera (air vapo-transporteur).
3.1.1. Teneur en eau du produit
Elle est d�termin�e par rapport � la mati�re humide (cf. 1.1.2.2.).
3.1.2. Caract�ristiques de l'air (cf. 1.2.2.3.)
a) TEMP�RATURES CARACT�RIS71QUES DE L'AIR
- Temp�rature (ou �point�) de ros�e: la temp�rature de ros�e est la temp�rature � laquelle la vapeur d'eau contenue dans l'air commence � se condenser au contact d'une paroi froide, refroidie lentement.
Soit 1 kg d'air � une temp�rature donn�e, il contient un certain poids de vapeur d'eau. Si l'on abaisse progressivement sa temp�rature, son humidit� relative augmente jusqu'� 100 %. L'air est alors satur� et un l�ger abaissement de temp�rature provoque la condensation avec apparition de ros�e (eau liquide).
Exemple: la temp�rature de ros�e d'un air contenant 7,9 g de vapeur d'eau par kilogramme d'air sec est de 10� C.
- Temp�rature s�che: c'est la temp�rature de l'air mesur�e classiquement avec un thermom�tre � bulbe sec.
- Temp�rature humide: plac� au contact d'un corps humide, l'air se charge en eau sous forme de vapeur. La transformation d'eau liquide en eau vapeur absorbe de la chaleur: il y aura donc simultan�ment enrichissement de l'air en vapeur d'eau et abaissement de sa temp�rature. La temp�rature humide est la temp�rature atteinte par l'air satur� dans ces conditions; elle est g�n�ralement mesur�e avec un thermom�tre dont le bulbe est maintenu humide par un coton imbib� d'eau et plac� dans un courant d'air d'une vitesse d'au moins 4 m/s sans autres �changes avec l'ext�rieur.
b) ENTHALPIE DE L'AIR
L'enthalpie est le terme utilis� en thermodynamique pour exprimer la chaleur totale (ou �nergie calorifique) d'un syst�me isol�. Exprim�e en kilocalories (kcal) ou millithermies (mth) par kg d'air sec, elle repr�sente la chaleur totale de 1 kg d'air sec + x kg de vapeur d'eau contenus dans cet air, et est donn�e par la relation:
i = 0,24 q + x (0,46 q + 597)
dans laquelle:
i = enthalpie en kcal/kg d'air sec (ou mth/kg)
x = poids (en kg) de vapeur d'eau contenue dans 1 kg d'air sec
q = temp�rature du m�lange en � C.
L'enthalpie est la somme de la chaleur emmagasin�e par le m�lange � la temp�rature q
- par 1 kg d'air sec: 0,24 q
- par x kg de vapeur d'eau
sous forme sensible: x 0,46 q
sous forme latente: x 597
Les coefficients repr�sentent:
0,24 = chaleur sp�cifique de l'air (en kcal/kg/�C) (quantit� de chaleur n�cessaire pour �lever de 1� C la temp�rature de 1 kg d'air � pression constante)
0,46 = chaleur sp�cifique de la vapeur d'eau (en kcal/kg/�C) (quantit� de chaleur n�cessaire pour �lever de 1� C la temp�rature de 1 kg de vapeur d'eau � pression constante)
597 = chaleur latente de vaporisation de l'eau � 0� C (en kcal/kg d'eau).
Exemple: enthalpie de 1 kg d'air � 60� C contenant 25 g de vapeur d'eau
i = 0,24 x 60 + 0,025 (0,46 x 60 + 597)
i = 14,4 + 0,025 (27,6 + 597)
i = 14,4 + 15,615 # 30 kcal/kg ou 30 mth/kg.
- Transformation isenthalpique
Une transformation isenthalpique est une modification des caract�ristiques d'un syst�me sans apport d'�nergie ext�rieure, donc sans modification de sa chaleur totale.
c) VOLUME SP�CIFIQUE DE L'AIR OU VOLUME MASSIQUE
Il s'exprime en m�tre cube d'air humide par kilo d'air sec (V). On obtiendra la masse volumique r�elle du m�lange par la formule
r = (1 + x)
r: en kg d'air humide par ml d'air humide
x: poids (en kg) de vapeur d'eau contenue dans 1 kg d'air
sec
V: en m� d'air humide par kg d'air sec. Il sera donn� par le
diagramme de l'air humide.
d) DIAGRAMME DE L'AIR HUMIDE
Le diagramme de l'air humide est la repr�sentation graphique des diff�rents �tats du m�lange air-vapeur d'eau. C'est un outil indispensable au technicien du s�chage et de la ventilation car il permet, � partir de la connaissance de deux param�tres, de d�terminer SANS CALCUL toutes les autres caract�ristiques du m�lange. Il permet donc de suivre l'�volution de l'�tat de l'air au cours du s�chage. Le point figuratif d'un �tat donn� de l'air s'appelle �point caract�ristique�.
Il existe plusieurs repr�sentations de ce diagramme. Nous choisirons dans les exemples qui suivent, pour illustrer les utilisations les plus fr�quentes, le diagramme de Mollier (voir annexe 2 et fig. 24).
- Teneur en eau
Les points de m�me teneur en eau sont situ�s sur les verticales noires (donn�es en g/kg et appel�e W).
- L'humidit� relative de l'air donn�e en % est figur�e par les courbes concaves vertes e . La courbe 100 %, ou courbe de saturation, limite le diagramme.
- Temp�ratures
temp�rature de ros�e: valeur donn�e en rouge sur la courbe de saturation (not�e tr) et situ�e � la verticale passant par le point figuratif;
temp�rature s�che: droites obliques rouges appel�es isothermes s�ches;
temp�rature humide: les droites d'isothermes humides ne sont pas repr�sent�es mais ont une pente proche des isenthalpes. Les valeurs sont donn�es en rouge sur la courbe de saturation.
- Enthalpie: les points de m�me enthalpie sont situ�s sur les obliques noires appel�es isenthalpes.
- Volume sp�cifique de l'air: repr�sent� par les droites obliques bleues (v).
Pour se familiariser avec ce diagramme, prenons quelques exemples Fig. 23 a - 23 b - 23 c.
1er exemple:
Q: Caract�ristiques d'un air dont la temp�rature s�che est de 60� C et la temp�rature humide (mesur�e avec un thermom�tre � bulbe humide) de 34,5� C.
R: Le point figuratif de cet air sur le diagramme est � l'intersection de l'isotherme s�che 60� C et de l'isotherme humide (confondue avec l'isenthalpe) 34,5� C. On obtient alors le point caract�ristique A.
On peut maintenant lire directement les autres caract�ristiques de cet air:
- humidit� relative: 20 %;
- teneur en vapeur d'eau ou poids de vapeur d'eau qu'il contient par kg d'air sec: 25 g;
- temp�rature de ros�e: 28,6� C;
- enthalpie: 30 mth/kg ou 30 kcal/kg;
- volume sp�cifique: V = 0,98 m�/kg soit une masse volumique r�elle de:
1/0,98 (1 + 0,025) = 1,05 kg/m�.
Humidit� relative: 20 %.
Teneur en vapeur d'eau: 25 g/kg.
Temp�rature de ros�e: 28,6� C.
Enthalpie: 30 kcal/kg.
Volume specifique: 0,98 m�/kg
2e exemple:
Q: quelles seront les caract�ristiques de ce m�me air r�chauff� de 16� C?
R: le r�chauffage de l'air ne modifie pas la quantit� d'eau qu'il contient. C'est donc une transformation �Isohydre� sans modification de la teneur en eau. Le point figuratif se d�place sur la verticale 25 g d'eau (isohydre 25 g) jusqu'� l'isotherme s�che 76� C (60� C + 16� C), on a alors le nouveau point figuratif B.
| Son humidit� relative sera de | : 10 % |
| Son enthalpie de | : 34 kcal/kg |
| Sa temp�rature humide de | : 37� C |
| Son volume sp�cifique d'environ | : 1,03 m�/kg. |
3e exemple:
Q: quelle est la capacit� maximum d'absorption de vapeur d'eau ou �pouvoir s�chant� par l'air � 60� C, 20 % d'humidit� relative?
R: l'air � 20 % peut th�oriquement absorber de l'eau vapeur jusqu'� saturation (100 %). La chaleur totale du syst�me est conserv�e (il n'y a pas apport de chaleur). L'absorption de vapeur d'eau est donc une transformation isenthalpique. Le point figuratif (A) de l'air se d�place sur l'isenthalpe 30 kcal/kg jusqu'� l'intersection avec la courbe d'humidit� relative 100 %. Les caract�ristiques de l'air sont alors:
Temp�rature s�che - temp�rature humide: 34,5� C
Poids de vapeur d'eau par kilogramme d'air sec: 35,5 g
Le pouvoir d'absorption de vapeur d'eau par kilogramme d'air sec de l'air 60� C, 20 % d'humidit� est donc de:
35,5 - 25 = 10,5 g.
4e exemple:
Q: quelle peut �tre l'influence du r�chauffement de 16� C de l'air � 60� C - 20 % HR (exemple 2)?
R: de la m�me fa�on que dans l'exemple 3, on calcule la capacit� d'absorption de l'air � 76� C - 10 % HR (point B).
Le point figuratif B se d�place sur l'isenthalpe 34 kcal/kg jusqu'� la courbe de saturation 100 %.
Le poids de vapeur d'eau par kg d'air sec est de: 41 g.
Conclusions:
Alors que du point A (60� C - HR 20 %) on peut obtenir � saturation une teneur en eau de 35,5 g/kg, on pourra obtenir du point B une teneur en eau � saturation de 41 g/kg. On voit donc que notre r�chauffement de 16� C permet au kilo d'air sec consid�r� d'absorber 41 - 35,5 = 5,5 g de vapeur d'eau de plus.
Fig. 24: Sch�ma d'utilisation du diagramme de Mollier.
3.2.1. Le s�chage par air chaud
3.2.2. Quantit� d'eau � enlever au cours du
s�chage
3.2.3. D�bit sp�cifique ou d�bit de
renouvellement d'air
3.2.4. Consommation thermique sp�cifique ou
massique
3.2.5. Pouvoir calorifique des combustibles
3.2.1. Le s�chage par air chaud
Le s�chage par air chaud est bas� sur l'�change de chaleur et d'humidit� entre l'air et le produit.
La chaleur transport�e par l'air est utilis�e pour:
- r�chauffer les grains de leur temp�rature initiale � la temp�rature d'�vaporation,
- fournir la chaleur n�cessaire � l'�vaporation de l'eau des grains.
Le bilan de l'op�ration se traduit par:
la dessication du grain,
l'accroissement de la temp�rature du grain,
l'augmentation de la teneur en eau de l'air,
l'abaissement de la temp�rature de l'air.
L'eau contenue dans une masse de grains est li�e plus ou moins fortement � ceux-ci.
Fig. 25: Sch�ma de fixation de l'eau dans le grain.
L'eau de types 1 et 2 est fortement li�e au produit. Non solvante elle n'interviendra pas dans les processus de d�gradation. Il n'est donc pas n�cessaire de l'�liminer au cours du s�chage.
L'eau de types 3 et 4 est solvante et responsable de la d�gradation du produit, c'est donc cette eau que l'on cherchera � �liminer par le s�chage.
L'eau libre est facilement �vacu�e car elle n'est pas adsorb�e.
En r�gions chaudes, pour du ma�s par exemple, cette eau est d�j� en grande partie �limin�e au moment de la r�colte par le s�chage naturel.
Pour avoir un grain bien stabilis�, il est n�cessaire d'�liminer toute l'eau osmotique (3e type). En climats temp�r�s on peut ne pas totalement �liminer cette eau car des techniques de conservation (ventilation froide notamment) permettent de rendre inactive la portion de ce type d'eau restante (cf. 1.2.2.3.). Par contre, en r�gions chaudes, cette eau osmotique qui favorise les r�actions enzymatiques et le d�veloppement des moisissures doit �tre int�gralement �vapor�e.
Au contact de l'air chaud, l'eau de la p�riph�rie du grain va �tre �vacu�e sous l'effet du gradient d'humidit� entre l'air et le grain. L'eau osmotique va migrer de l'int�rieur du grain vers cette p�riph�rie �s�ch�e�par diff�rence de pression osmotique. Au cours du s�chage, cette diffusion de cellule � cellule sera de plus en plus frein�e par les cellules qui �auront tendance � retenir leur eau�. Les derniers % (ou points) * d'humidit� seront donc plus difficiles � retirer que les premiers.
La vitesse de diffusion doit �tre prise en compte pour d�terminer la vitesse de s�chage de chaque produit afin d'�viter un �surs�chage� de la p�riph�rie des grains.
L'�change d'eau entre l'air et le produit tend vers une limite qui est donn�e par les courbes d'�quilibre air-grain (cf. chapitre I). Dans le cas du s�chage rapide par air chaud, cet �quilibre se situe � des humidit�s tr�s faibles pour le produit car un r�chauffement important de l'air abaisse tr�s fortement son humidit� relative.
Par exemple de l'air ambiant � 25� C et 90 % d'humidit� relative et r�chauff� de 35� C voit son humidit� relative abaiss�e jusqu'� 15 %.
3.2.2. Quantit� d'eau � enlever au cours du s�chage
| Si on appelle | Hi l'humidit� initiale (en %) du produit |
et |
Hf l'humidit� finale |
la quantit� d'eau E � enlever pour ramener 1 kg de produit de Hi % � Hf % est donn�e par:
en kg d'eau par kg de produit humide
Si l'on raisonne sur 1 quintal, soit 100 kg de produit, la relation est:
kg d'eau par quintal de produit humide.
Exemple: quantit� d'eau � enlever � 100 kg de ma�s � 25 % pour le s�cher � 13 %
kg d'eau
Puissance �vaporatoire - D�bit d'un s�choir:
La puissance �vaporatoire d'un s�choir est la quantit� d'eau qu'il �vapore en 1 heure. Elle s'exprime en kilogrammes d'eau �vapor�s par heure. Lorsque la puissance �vaporatoire est donn�e, connaissant la quantit� d'eau � enlever par quintal du produit, on en d�duit le d�bit du s�choir en quintaux/heure.
Exemple: s�choir avec capacit� d'�vaporation de 300 kg d'eau � l'heure.
En reprenant l'exemple pr�c�dent E = 13,8 kg d'eau, ce s�choir aura un d�bit de:
L'expression �le d�bit du s�choir est de 21,7 quintaux/heure� est-elle satisfaisante? - R�ponse: NON.
Nous devons pr�ciser davantage et dire: le d�bit d'entr�e du s�choir est de 21,7 q/h de produit HUMIDE s�ch� de 25 % � 13 %.
Par rapport au produit sec, pour une m�me puissance �vaporatoire, on aura un d�bit de sortie du s�choir de:
NB: Les relations suivantes permettent de calculer, en fonction des humidit�s initiales et des humidit�s finales:
- le poids sec � partir du poids humide (et inversement)
Lorsque l'on parle du d�bit d'un s�choir, il est donc important de pr�ciser s'il s'agit de la quantit� de produit HUMIDE s�ch�e en une heure ou de la quantit� de produit SEC sortant du s�choir en une heure.
Si par exemple un s�choir traite 15 q/h de produit humide de 25 % � 13 sa puissance �vaporatoire est de:
kg d'eau/h
alors qu'un s�choir d�bitant 15 q/h de produit sec, s�ch� de 25 % � 13 % a une puissance �vaporatoire de:
kg d'eau/h
Il est n�cessaire d'apporter ces pr�cisions pour que l'utilisateur sache exactement � quoi correspondent les d�bits annonc�s par les constructeurs dans la documentation commerciale, et � ce propos une autre remarque est importante.
Tr�s souvent la puissance �vaporatoire est donn�e en �points par heure�. Le �point d'humidit� est d�fini comme �tant la quantit� d'eau correspondant � 1 % d'humidit�. Par exemple, un s�choir de 100 points/heure s�chant un produit de 23 % � 13 %, soit 10 %, aura un d�bit de 100/10 = 10 q/h (on devrait en fait parler d'un s�choir de 100 quintaux humides points/heure permettant un d�bit de 10 q humides/h).
Cette notion de �point� a l'avantage d'�tre tr�s simple mais l'inconv�nient grave de ne pas refl�ter exactement la r�alit�, car suivant les humidit�s, �le point� ne repr�sente pas la m�me quantit� d'eau.
Ainsi un �point� d'humidit� entre 39 % et 40 % repr�sente
kg d'eau par quintal
alors qu'un �point d'humidit� entre 13 % et 14 % repr�sente seulement
kg d'eau � enlever par quintal
On voit que la valeur de ce point d�pend uniquement de l'humidit� finale:
Il arrive souvent que le �point d'humidit� soit �valu� � 1,2 kg d'eau par quintal, ce qui, nous venons de le voir, n'est qu'une approximation.
Il convient donc d'�tre prudent lorsque la capacit� d'�vaporation est exprim�e en points/heure, et de savoir � quelle humidit� finale il est fait r�f�rence. De m�me pour les d�bits on devra pr�ciser s'il s'agit de grains humides entrant ou de grains secs sortant du s�choir.
De ces remarques il ressort que seule la puissance �vaporatoire exprim�e en kilogrammes d'eau par heure donne une id�e juste des performances d'un s�choir.
3.2.3. D�bit sp�cifique ou d�bit de renouvellement d'air
Le d�bit sp�cifique est le volume d'air qui traverse 1 unit� de volume de produit pendant 1 unit� de temps.
Les d�bits d'air varient selon les ��coles�. Certains constructeurs emploient de tr�s forts d�bits d'air (6 000 � 8 000 m�/h/m�) pour faire un s�chage rapide, alors que d'autres pr�f�rent des d�bits plus faibles (2 000 � 4 000 m�/h/m�). Les forts d�bits d'air permettent d'augmenter le d�bit du s�choir; mais la dessication rapide des grains peut accro�tre leur fragilit� au cours des manutentions et des transformations ult�rieures.
Une augmentation du d�bit sp�cifique de l'air permet de r�duire le temps de s�chage mais entra�ne une augmentation de la d�pense en �nergie (directement proportionnelle au d�bit d'air).
Un d�bit sp�cifique faible permet une meilleure utilisation de la chaleur, donc de meilleures performances thermiques, mais une baisse de la capacit� du s�choir. Il faut donc tenir compte de ces diff�rents facteurs pour choisir le d�bit sp�cifique, donc le s�choir.
3.2.4. Consommation thermique sp�cifique ou massique
Elle exprime la quantit� de chaleur qu'il faut fournir pour enlever 1 kg d'eau au produit. Elle s'exprime en millithermies (1 mth = 1 kcal) par kilogramme d'eau �vapor�e.
Cette chaleur est utilis�e pour r�chauffer le grain, �vaporer l'eau, r�chauffer le s�choir. Il s'y ajoute des pertes par rayonnement, insaturation de l'air � la sortie, etc.
Sur des s�choirs continus, classiques, des essais faits en France par le CEMAGREF ont montr� que des rendements �vaporatoires de 1 100 � 1 200 mth/kg d'eau �vapor�e peuvent �tre consid�r�s comme honorables.
Les s�choirs statiques par contre auront une consommation thermique sp�cifique sup�rieure � 1 500 mth/kg.
Exemple: s�choir classique � �changeur: Rendement 1 150 mth/kg d'eau.
| Mth | % | |
| - Vaporisation de l'eau | 600 | 52,2% |
| - Chaleur sensible de l'air us� | 180 | 15,6% |
| - Rayonnement et diffusion du corps du s�choir | 30 | 2,6% |
| - Insaturation de l'air us� (in�vitable en fin de s�chage) | 130 | 11,3% |
| - �changeur du g�n�rateur d'air chaud | 140 | 12,2% |
| - Chaleur sensible du grain | 70 | 6 % |
| 1 150 mth | 100 % |
La connaissance de la consommation thermique sp�cifique nous permettra d'appr�cier la consommation en combustible.
3.2.5. Pouvoir calorifique des combustibles
C'est la quantit� de chaleur fournie par la combustion de l'unit� de poids ou de volume du combustible. Il peut �tre exprim� sous 2 formes:
- Pouvoir Calorifique Sup�rieur (P.C.S.): qui comprend la chaleur de condensation de la vapeur d'eau (l'eau est � l'�tat liquide au stade final de la combustion).
- Pouvoir Calorifique Inf�rieur (P.C.I.): quantit� de chaleur fournie par combustion compl�te sans r�cup�ration de la chaleur latente de vaporisation de la vapeur produite, ce qui est le cas usuel.
CARACT�RISTIQUES DES PRINCIPAUX COMBUSTIBLES
| COMBUSTIBLE | Poids sp�cifique (kg/m�) | Pouvoir calorifique inf�rieur (mth/kgMS) | Pouvoir calorifique inf�rieur (mth/l ou mth/m�) | Poids d'eau d�gag� par combustion (g/kg ou g/m�) | Teneur maxi mum en soufre (mg/kg ou mg/m�) | |||
USUELS |
||||||||
| - Fuel-oil domestique | 830 | 10 150 | 8 425 mth/l | 1 206 g/kg | 5 000 mg/kg | |||
| - Fuel lourd | 955 | 9 700 | 8 575 mth/l | 1 270 g/kg | 35 000 mg/kg | |||
| - Propane | 1,991 | 11 010 | 21 915 mth/l | 2 960 g/kg | 30 mg/kg | |||
| - Butane | 2,400 | 10 910 | 27 800 mth/l | 3 720 g/kg | 30 mg/kg | |||
| - Gaz naturel | ||||||||
| Lacq | 0,737 | 11 820 | 8 710 mth/m� | 1 620 g/m� | 10 mg/m� | |||
| Groningue | 0,827 | 9 140 | 7 560 mth/m� | 1 400 g/m� | 10 mg/m� | |||
| Alg�rie | 0,840 | 11 240 | 9 440 mth/m� | 167 g/m� | 10 mg/m� | |||
DIVERS |
||||||||
| Anthracite | 7 700 | |||||||
| Charbon moyen | 6 600 | |||||||
| Bois | 3 420 | |||||||
| R�fles de ma�s | 200 | 3 900 | ||||||
| Paille | 160 | 3 000 | ||||||
| Coques d'arachides | 250 | 4 000 � 4 500 | ||||||
| Coques de caf� | 400 | 3 700 � 3 900 | ||||||
| Balle de riz | 140 | 2 800 � 3 500 | ||||||
| Bagasse s�che | 4 500 � 4 800 | |||||||
| Coque de coco | 5 500 | |||||||
| Bourre de coco | 4 000 | |||||||
| Gaz pauvre (gazo) | 1 000 mth/m� | |||||||
| Gaz de fumier 60 % CH4, 40 % CO2 | 5 500 mth/m� | |||||||
| Gaz de fumier lav� 100 % CH4 | 8 000 mth/m� | |||||||
Connaissant le pouvoir calorifique d'un mat�riau sec (0 % d'humidit�), le pouvoir calorifique � l'humidit� H % est calcul� par la relation:
PCI/MH = PCI/MS (1 - ) - 600 x
Application: PCI de r�fles de mais � 20 % d'humidit�.
PCI/kg MH = 3 900 (1 - 20/100) - 600 x 20/100 = 3 000 mth/kg MH
La chaleur utilis�e au niveau d'un s�choir est fournie par un g�n�rateur d'air chaud (G.A.C.) qui sera caract�ris� par sa puissance calorifique: quantit� de chaleur fournie par heure (en thermies) et son rendement thermique.
| Exemple d'utilisation des donn�es
pr�c�dentes pour d�terminer la puissance d'un
s�choir: - soit � s�cher 100 t par jour de mais � 25 % d'humidit� initiale avec un s�choir continu fonctionnant 24 h sur 24. Quantit� d'eau � �vaporer Le ma�s doit �tre s�ch� de 25 % � 13 % soit
soit, pour 100 t (= 1000 q) 13,8 x 1 000 = 13 800 kg d'eau/jour (r) 575 kg d'eau/heure Puissance calorifique horaire Compte tenu d'un rendement �vaporatoire de 1200 mth/kg d'eau (s�choir continu), la puissance calorifique n�cessaire est de: 575 x 1200 = 690 000 mth/heure Consommation de combustible Si on utilise du fuel-oil, la consommation horaire sera de: 690 000 / 10 150 = 68 kg/heure ou 68 / 0,83 = 82 l/heure Notons que 100 tonnes de mais � 25 % ne repr�sentent plus que
de mais apr�s s�chage � 13 %. |
3.3.1.
S�chage et s�choirs
3.3.2. Les g�n�rateurs d'air chaud
3.3.3. �conomie d'�nergie au niveau des
s�choirs
3.3.4. Utilisation de la biomasse pour le
s�chage
Lorsqu'il faut s�cher de grandes masses de produit dans un d�lai court, quelles que soient les conditions atmosph�riques, il est n�cessaire de faire appel � des moyens de s�chage artificiel. Ces moyens, plus co�teux en �nergie, plus compliqu�s et aussi plus on�reux que les moyens naturels, sont n�cessaires pour obtenir un produit stable et commercialisable.
Il est probable qu'� l'avenir, avec l'introduction de nouvelles vari�t�s � fort rendement, les mises en culture hors saison et les r�coltes d�s maturit�s des produits, il sera n�cessaire de renforcer. les moyens de s�chage artificiel existant aujourd'hui.
TECHNIQUES DE S�CHAGE
Pour le s�chage des produits granuleux et notamment des grains, la technique g�n�ralement utilis�e est le s�chage � courants crois�s.