Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante


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3.4. S�chage solaire

3.4.1. �nergie solaire
3.4.2. Capteurs solaires
3.4.3. La pratique du s�chage solaire

 

3.4.1. �nergie solaire

Le terme de gisement solaire est fr�quemment employ� par analogie avec les �nergies fossiles (charbon, gaz, p�trole, minerais radioactifs),

a) DISPONIBILIT� DE L'�NERGIE SOLAIRE

- Caract�ristiques du rayonnement solaire

Le rayonnement solaire est un rayonnement de nature �lectromagn�tique compris dans une bande des longueurs d'onde (l ) variant de 0,22 � 10 microns (�m) (10-6 m). Plus de la moiti� de cette �nergie est �mise dans la bande des infrarouges.

Figure

Rayonnement direct et rayonnement diffus, rayonnement r�fl�chi

La terre capte environ dix milliardi�mes de l'�nergie rayonn�e par le soleil, soit une puissance de 1,8 x 1014 kw, ce qui repr�sente annuellement de cinq � dix fois l'ensemble des r�serves fossiles connues (uranium compris). Au-dessus des nuages, une surface plane horizontale d'un m� re�oit en moyenne 1400 watts (constante solaire). Le rayonnement direct est le plus important quand le ciel est clair.

Le rayonnement diffus d�pend de la couverture nuageuse. Il provient des r�flexions dans les masses d'air et les nuages.

Le rayonnement r�fl�chi traduit la fraction d'�nergie re�ue par le sol ou un b�timent, qui est r�fl�chie. On parle parfois de coefficient de r�flexion ou d'alb�do (du latin albus blanc) exprim� en pourcentage.

Le rayonnement global au sol est la somme des rayonnements direct et diffus. Dans le meilleur des cas, il est de l'ordre de 1000 watts par m�.

Fig. 64: Rayonnement solaire. (D'apr�s J. L. PERRIER.)

PART DES RAYONNEMENTS DIRECTS ET DIFFUS DANS LE RAYONNEMENT GLOBAL: EXEMPLE DE DAKAR.

Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne Annuelle
% rayonnement direct 78 76 71 70 73 60 53 46 60 66 67 71 66
% rayonnement diffus 22 24 29 30 27 40 47 54 40 34 33 29 34
rayonnement global kwh/m�/J 5,42 6,07 6,49 6,83 7,01 6,54 5,78 6,74 5,64 5,61 5,03 4,84 5,83

Source bibliographique: SEMA.

- Variation du rayonnement solaire en fonction des saisons

La terre d�crit autour du soleil une ellipse en 365 jours et un quart, et tourne sur un axe passant par les p�les en 24 heures. L'orbite terrestre appartient � un plan nomm� �cliptique mais la terre ne se d�place pas � la fa�on d'une toupie dont l'axe serait perpendiculaire � l'�cliptique. S'il en �tait ainsi, les jours et les nuits auraient partout une dur�e �gale. Il n'en est rien sauf � l'�quateur. L'in�galit� des jours et des nuits s'explique par l'inclinaison de l'axe des p�les sur l'�cliptique. L'axe des p�les est inclin� de 67� et le plan de l'�quateur de 23�. L'�galit� des jours et des nuits sur toute la terre a lieu aux �quinoxes de printemps le 21 mars et d'automne le 23 septembre, le cercle d'�clairement passe alors par les deux p�les.

L'angle d'incidence des rayons solaires avec l'horizontale et la longueur du jour varient en cours d'ann�e. La qualit� d'�nergie se r�partit de fa�on in�gale dans le temps, c'est la succession des saisons et dans l'espace, c'est le d�coupage du globe en grandes zones climatiques.

Fig. 65: Mouvement de la terre autour du soleil.

- Variation du rayonnement solaire suivant la localisation g�ographique

Pour atteindre chaque point de la surface �clairable du globe (1/2 sph�re) les rayons lumineux doivent traverser une couche atmosph�rique d'�paisseur variable selon la position g�ographique du lieu.

Fig. 66.

Fig. 66.a

La figure nous explique la raison pour laquelle il fait chaud � l'�quateur et froid au p�le Nord (E > e).

Fig. 66.b

La figure nous explique pourquoi le rayonnement solaire Varie pour un point g�ographique donn� en jonction de la rotation terrestre et donc de l'heure solaire - le rayonnement �tant le plus intense � midi, pratiquement nul � 6 h et 18 h (pour une insolation de 12 h).

Fig. 66.c

Influence de la forme sph�rique.

Fig. 67: Influence de l'inclinaison de l'axe de rotation de la terre. Latitude 43�25' Montpellier E hiver > E �quinoxes > E �t�.

Notons que dans un m�me pays il existe de fortes variations (Nord Cameroun, Nord C�te d'Ivoire, par exemple). La proximit� de la mer ou d'un grand lac repr�sente un facteur favorable, � l'exception de quelques r�gions o� les brouillards sont tr�s nombreux comme en Mauritanie. Cet accroissement du nombre d'heures d'ensoleillement est li� � la faible rugosit� de la mer: le d�veloppement de la n�bulosit� s'effectue � l'int�rieur des terres. En plus, la bordure c�ti�re b�n�ficie d'une forte r�flexion des rayons solaires d�s que ceux-ci sont assez inclin�s sur l'horizon.

La connaissance du nombre d'heures d'ensoleillement annuel en un point ne suffit pas � d�terminer le potentiel solaire en ce point, car cet ensoleillement peut pr�senter des caract�ristiques tr�s variables selon l'heure et la saison (soleil plus ou moins bas sur l'horizon) et selon l'�tat de l'atmosph�re.

En Afrique sah�lienne, disposant d'un excellent ensoleillement, des diff�rences notables subsistent entre les pays. On peut consid�rer le Niger et le Burkina Faso comme pays tr�s favoris�s, le S�n�gal et le Mali comme pays favoris�s, la C�te d'ivoire et le Cameroun comme pays peu favoris�s. C'est donc dans ces derniers pays (�quatoriaux) que les probl�mes de s�chage et de stockage sont les plus aigus.

b) LE SOLEIL TROPICAL ET LES IMAM D'�PINAL

Un litre d'eau n�cessite l'apport de 600 kcal pour �tre vaporis�, mais en fait, cette �vaporation se fait par entra�nement au contact de l'air et globalement le rendement ne d�passe gu�re 50 % ce qui se traduit par une consommation effective de 1 000 � 1200 kcal par kg d'eau � �vaporer.

La dur�e annuelle d'ensoleillement direct varie suivant les r�gions du globe de moins de 1000 heures � plus de 4 000 heures par an (sur 8 760 heures).

Mais la courbe des 2 MO heures par exemple passe aussi bien en France qu'en C�te d'Ivoire, au Cameroun ou au Br�sil. La connaissance du nombre d'heures d'ensoleillement annuel en un point n'est pas suffisante pour d�terminer le potentiel solaire en ce point. Cet ensoleillement peut pr�senter des caract�ristiques tr�s variables, selon l'heure, la saison et selon l'�tat de l'atmosph�re (ciel plus ou moins brumeux).

L'insolation traduit l'�nergie re�ue au sol. Elle s'exprime par rapport � une unit� de surface g�n�ralement le m� en se r�f�rant � une unit� de temps: l'ann�e, le jour. C'est pourquoi les unit�s les plus diverses sont rencontr�es dans la litt�rature. Dans le syst�me international cette insolation serait � exprimer en Watt par m�. L'unit� encore couramment utilis�e est le kWh par m� et par jour. Les tableaux suivants permettent les conversions entre les diverses unit�s.

Il n'y a pas parfaite superposition entre l'ensoleillement et l'�nergie re�ue au sol, le relief joue, en effet, un r�le important.

UNIT�S DE TRAVAIL ET DE PUISSANCE - MODE DE CONVERSION UNIT�S DE TRAVAIL

  JOULE N. m =W. S = 1 J KILOWATT HEURE KWh KILOCALORIE kcal THERMIE TEP
Joule 1 0,278 x 10-6 0,239 x 10-3 0,239 x 10-6 5,239 x 10-10
kWh 3,6 x 10-6 1 860 860 x 10-3 860 x 10-7
hcal 4186 1,16 x 10-3 1 10-3 10-7
thermie 4,18 x 106 1,16 103 1 10-4
TEP 4,18 x 1010 1,16 x 104 107 104 1

TEP: Tonne d'�quivalent p�trole = 10000 thermies.

Fig. 68: Sommes annuelles du rayonnement solaire global (kilojoules par cm� et par an).

UNIT�S DE PUISSANCE

  watt / J/S kW Ch Kgm/s kcal/h
watt 1 10-3 0,00136 0,102 0,860
kW 1 000 1 1,36 102 860
Ch 736 0,736 1 75 645
kgm/s 9,81 0,00981 0,0133 1 8,45
kcal/h 1,16 1,16 x 10-3 0,00157 0,118 1

Exemples d'utilisation de ces tableaux (lecture horizontale)
1 joule = 0,239 x 10-3 kcal
1 kWh = 3,6 x 10-6 joule
Autre unit�
13TU (British thermal Unit) = 0,252 kcal
(D'apr�s SEMA.)

La temp�rature, la pluie, l'humidit� relative, le vent

Pour promouvoir le s�chage solaire, par entra�nement � l'air chaud, il faut s'int�resser non seulement � l'ensoleillement et � l'insolation mais aussi � d'autres donn�es m�t�orologiques: la temp�rature et l'humidit� de l'air ambiant, la vitesse du vent.

Malheureusement, les donn�es m�t�orologiques sont trop fr�quemment exprim�es en valeurs moyennes. Il faudrait disposer de ces valeurs pratiquement heure par heure pendant les p�riodes de s�chage.

c) UN EXEMPLE CONCRET: DIMBOKRO - COTE D'IVOIRE

L'exemple choisi est Dimbokro en C�te d'Ivoire, en r�gion productrice de cacao. L'exemple cacao nous para�t illustrer les besoins en s�chage solaire dispers�s en milieu rural. En effet, les exploitations ont encore un caract�re tr�s familial et le paysan est amen� � traiter des petites quantit�s, de l'ordre du quintal, par ses propres moyens.

Envisageons donc les donn�es climatiques de Dimbokro.

L'ensoleillement de Dimbokro, 1914 heures/an est � comparer � celui de Nice: 2 750 heures/an.

Il convient d'affiner le diagramme g�n�ral et de pr�ciser les donn�es climatiques, en fonction des mois de r�colte des fruits tropicaux. A Dimbokro, zone de cacaoyers, la r�colte se d�roule pendant une campagne variant de 80 � 100 jours pendant les mois d'octobre, novembre, d�cembre.

Fig. 69: Caract�ristiques climatiques moyennes mensuelles. C�te d'Ivoire - Dimbokro.

Fig. 70: C�te d'Ivoire - Dimbokro.

Caract�ristiques climatiques en fonction des heures pendant les mois de r�colte des f�ves de cacao. (5) �C Temp�rature - () H.R. % d'humidit� relative de l'air.

Les caract�ristiques essentielles de ces mois de r�colte de cabosses de cacao montrent une temp�rature moyenne comprise entre 27� C et 27,5 �C une pluviom�trie mensuelle d�croissante de 120 � 20 millim�tres d'eau. L'humidit� relative, en fonction des heures de la journ�e, est toujours tr�s importante. Ce n'est que vers 15 heures que Cette humidit� relative avoisine 60 %.

La zone productrice de cacao est, pendant la r�colte, non seulement une zone de pluies, mais aussi une zone o� l'humidit� relative reste toujours forte.

En effet, afin de promouvoir le s�chage par �nergie solaire, il importe de disposer de donn�es m�t�orologiques pr�cises. De plus, du point de vue purement des conditions climatiques, il faut toujours avoir pr�sent � l'esprit, que les zones principales de production de produits agricoles tropicaux, correspondent � des zones � climat tropical humide. Si la temp�rature est de l'ordre de 27� C, l'humidit� relative reste toujours sup�rieure � 60 % et les pr�cipitations sont importantes. Pour s�cher les produits agricoles tropicaux, arriv�s � maturit� dans des conditions m�t�orologiques non optimales, il est n�cessaire d'aider le soleil en proposant des capteurs (s�choirs solaires).

Il convient en outre d'�tudier les sp�cificit�s des produits tropicaux, sans oublier le facteur essentiel, les r�alit�s socio-�conomiques et socio-culturelles des pays concern�s.

3.4.2. Capteurs solaires

a) PRINCIPES

- Le corps noir

Il est bien connu que la couleur noire absorbe la chaleur du soleil. Tout mat�riau absorbe les rayonnements solaires, en r�fl�chit une partie, et r��met des rayonnements. Il est important de noter que la r��mission des rayonnements s'effectue dans une gamme de longueur d'onde diff�rente de celle des rayons absorb�s. Ainsi, un corps va absorber des rayons du domaine du visible (0,40-0,80 �m) et r��mettre dans la gamme des rayons infrarouges autrefois baptis�s rayons calorifiques.

Le comportement des surfaces des corps est d�crit par rapport � un corps id�al d�nomm� corps noir ou radiateur id�al.

Fig. 71: D�finition d'un corps noir.

Un corps noir parfait absorbe tout le rayonnement solaire, sa temp�rature s'�chauffe puis � l'�quilibre r��met la totalit� de l'�nergie re�ue sous forme de radiations de longueur d'onde diff�rente.

CARACT�RISTIQUES D'UN MAT�RIAU VIS-�-VIS D'UN RAYONNEMENT

MAT�RIAU R�FLEXION ABSORPTION �MISSION
M�tal poli 0,7 0,3 0,10
Peinture noire mate 0,1 0,9 0,95
Noir de fum�e 0,04 0,96 0,90
Miroir parfait 100 0 0
Corps noir parfait 0 100 100

Globalement, on peut dire que lorsque le soleil �claire une surface, cette surface r��met des rayons infrarouges dont la longueur d'onde et l'�nergie sont fonction de la temp�rature.

- Effet de serre

Un corps noir, ou un mat�riau en noir mat, recevant le rayonnement du soleil, r��met des rayons infrarouges, invisibles, calorifiques.

L'effet de serre est obtenu en intercalant entre le soleil et le corps noir un mat�riau transparent aux rayons du soleil et arr�tant les rayons infrarouges r��mis.

Le verre et certains plastiques ont cette particularit�. L'�nergie r��mise par le corps noir est absorb�e par le verre, qui s'�chauffe. A l'�quilibre le verre retransmet cette �nergie pour moiti� vers le corps noir, l'autre moiti� vers la vo�te c�leste. Pour r�cup�rer � nouveau la moiti� des �missions ext�rieures de la vitre on peut r�utiliser l'effet de serre en pla�ant une seconde vitre. Toutefois, la multiplication des surfaces transparentes diminue la transparence globale de l'ensemble. Lorsque le soleil frappe une vitre, il faut tenir compte des facteurs suivants:

Figure

Aucun mat�riau n'est totalement transparent au rayonnement (le verre, �vert� visible sur sa tranche, contient des oxydes de fer r�duisant la transparence � certaines longueurs d'onde). Une partie du rayonnement est r�fl�chie, en fonction de l'angle d'incidence. Une autre partie est absorb�e puis rayonn�e.

Globalement, l'analyse des �changes par rayonnement dans l'effet de serre est r�sum� dans le sch�ma ci-apr�s.

Fig. 72: Analyse des �changes par rayonnement de l'effet de serre. (D'apr�s fiche GRET-GERES, n� 540.)

b) �L�MENTS CONSTITUTIFS D'UN CAPTEUR PLAN

Quatre �l�ments entrent dans la constitution d'un capteur plan:

• couverture transparente aux rayons du soleil opaque aux infrarouges,

Figure

• absorbent jouant le r�le de corps noir,
• isolation,
• caisson.

Tous ces �l�ments sont tr�s divers. Leurs choix r�sultent d'un compromis entre les performances, les imp�ratifs �conomiques, et les contraintes de factibilit� locale.

- La couverture transparente

Elle assure l'effet de serre en laissant passer les radiations solaires mais en arr�tant les infrarouges. Elle r�alise l'isolation thermique � l'avant de l'absorbeur et prot�ge contre les intemp�ries, poussi�res, insectes.

Le choix s'�tablit entre le verre, de bonne qualit� optique et d'excellente durabilit� (mais cher, lourd et fragile), et les mat�riaux synth�tiques, qui ont pour inconv�nients majeurs d'�tre de durabilit� m�diocre en raison de leur alt�ration aux ultraviolets. Certains �plastiques horticoles� sont garantis 4 ans, alors que le polycarbonate est garanti 10 ans.

- L'absorbeur

Jouant le r�le de corps noir absorbeur des radiations lumineuses pour les convertir en rayons infrarouges calorifiques, ils doivent avoir un coefficient d'absorption important et �tre constitu�s de mat�riaux pouvant r�sister � des temp�ratures �lev�es (100-130� C).

Le transfert de chaleur entre l'absorbeur et l'air est d'autant meilleur que les surfaces d'�changes sont importantes. C'est pourquoi on multiplie les surfaces de contact, en utilisant des traitements de surface au niveau microscopique ou en utilisant des �changeurs avec des ailettes.

On pr�f�re aujourd'hui les absorbeurs poreux, copeaux m�talliques, ou mat�riaux synth�tiques noirs, bourre de coco, roseaux fendus, balles de riz noircies, dans lesquels l'air traverse l'absorbent ce qui am�liore les �changes air-absorbeur.

- L'isolation

Elle limite les pertes thermiques du capteur. Elle est plus ou moins soign�e en fonction de l'utilisation et de l'investissement de premi�re installation.

Id�alement, il est int�ressant de placer entre l'absorbent et l'isolant, une feuille d'aluminium r�fl�chissante. Les isolants peuvent �tre du polyester expans�, des li�ges ou des mat�riaux locaux, coques d'arachide, bourre de coco sous forme de co�t, rafle de mais, ou banco.

- Le caisson

Il constitue J'armature de l'ensemble. Il est tr�s important de soigner son herm�ticit�.

Fig. 73: Les principaux types d'insolateurs � air.

c) CLASSIFICATION DES CAPTEURS SOLAIRES

- G�n�ralit�s

On sait qu'une simple loupe, travers�e par les rayons solaires, peut mettre le feu � un combustible. Une lentille convergente concentre en son foyer toute l'�nergie lumineuse qui arrive � sa surface.

Une classification de capteurs peut �tre bas�e sur la concentration ou non de l'�nergie lumineuse. Il faut mentionner que dans le cas de capteurs � concentration, il faut suivre le soleil de fa�on que les rayons soient bien focalis�s sur le foyer ponctuel ou lin�aire.

Dans le cadre du s�chage solaire de produits agricoles, il faut veiller � utiliser une temp�rature faible, aussi utilise-t-on des capteurs sans concentration (capteurs-plans).

Une autre classification peut �tre bas�e sur la nature du fluide caloporteur. L'eau ou l'eau glycol�e (pour abaisser son point de cong�lation) est souvent utilis�e pour le chauffage domestique, on peut rencontrer parfois du fr�on pour les pompes � membranes fonctionnant � l'�nergie solaire. En pratique, pour les s�choirs solaires de produits agricoles, on rencontre des capteurs solaires � air.

- Classification des capteurs solaires plans � air

Pour le s�chage par entra�nement, les deux phases essentielles sont:

• le chauffage de l'air (transfert de chaleur),
• l'extraction de l'eau soustraite au produit � s�cher par l'air de s�chage (transfert de mati�re).

Les classifications seront diverses et multiples selon la phase � laquelle on se r�f�re. On distinguera: le s�chage direct, le s�chage indirect, le s�chage par ventilation naturelle, le s�chage par ventilation forc�e.

Fig. 74: Diff�rents mod�les de capteurs solaires plans � air. (FOURNIER, COUDERT.)

* Les s�choirs directs

Les produits sont expos�s directement au soleil, une bo�te de s�chage permet d'utiliser l'effet de serre. Les s�choirs �directs� sont des appareils extr�mement simples et rustiques. L'effet de serre est utilis� pour am�liorer la captation de l'�nergie solaire. Des ouvertures sont pratiqu�es pour la circulation de l'air par tirage naturel.

Il faut toutefois noter que si les produits sont prot�g�s des pr�dateurs, animaux et insectes, l'exposition directe au soleil provoque la destruction de vitamines photosensibles et des photo-oxydations.

* Les s�choirs indirects

Le produit n'est pas expos� directement au soleil, il est m�me � l'abri de la lumi�re, ce qui autorise une meilleure pr�servation des qualit�s nutritionnelles de l'aliment.

L'air chauff� par �nergie solaire, ou par un autre mode, est envoy� sur le produit � s�cher, plac� sur des claies de s�chage, r�parties dans une enceinte ferm�e herm�tiquement. Dans de gros s�choirs � c�r�ales des dispositifs m�caniques peuvent assurer le d�placement des grains de fa�on � faciliter les transferts thermiques et de masse.

La circulation d'air est r�alis�e soit par convection naturelle, soit par circulation forc�e.

La convection naturelle est assur�e par la diff�rence de densit� entre l'air chaud et l'air externe. Elle est acc�l�r�e par l'utilisation d'une chemin�e solaire ou non, munie d'une trappe de tirage admettant de l'air frais � la base de la chemin�e, ce qui acc�l�re le tirage.

La circulation forc�e est assur�e par un ventilateur soufflant ou aspirant. Une r�gulation du d�bit d'air, en fonction de la dur�e du s�chage et de la temp�rature de l'air, est alors possible.

Signalons que l'on parle de syst�mes passifs pour les s�choirs utilisant l'�nergie �olienne.

* Les s�choirs mixtes

Dans ce type de s�choirs, l'action combin�e des radiations solaires, incidentes sur le produit � s�cher et l'air r�chauff� dans un capteur, fournit la chaleur n�cessaire � l'op�ration de s�chage.

* Les s�choirs hybrides

Ce sont des s�choirs qui utilisent l'�nergie solaire mais aussi une autre source �nerg�tique consommatrice de r�serves fossiles pour suppl�er au chauffage et/ou � la ventilation.

Figure


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