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3.3.1. S�chage et s�choirs

3.3.1.1. S�chage discontinu � lots successifs

a) LE S�CHAGE STATIQUE

Le grain est dispos� en couche g�n�ralement horizontale travers�e de bas en haut par l'air de s�chage. L'�paisseur de la couche peut varier de 30 � 70 cm et correspond � un compromis entre, d'une part le d�sir d'utiliser au maximum la capacit� du s�choir et, d'autre part, l'augmentation de la r�sistance au passage de l'air avec l'�paisseur qui se traduit par une baisse de d�bit du ventilateur et ne permet pas d'obtenir le d�bit sp�cifique n�cessaire pour assurer une bonne homog�n�it� de s�chage.

Au contact des grains, l'air se charge en humidit� jusqu'� la teneur en eau d'�quilibre avec l'humidit� des grains. Si la couche est suffisamment �paisse, on peut d�finir une ligne fictive dite �front de s�chage� au-del� de laquelle l'air sera dans l'impossibilit� de s�cher davantage. Ce front de s�chage se d�place du front d'attaque de l'air vers la surface du grain avec une vitesse qui est fonction:

- des caract�ristiques de l'air chaud,
- du d�bit d'air chaud,
- de l'humidit� du grain,
- de la nature et du tassement du grain.

En de�� du front de s�chage, le grain est en cours de s�chage. Au-del� il est en attente de s�chage et peut m�me se trouver en conditions r�humidifiantes. Lorsque le front aura atteint la surface, toute la masse sera en cours de s�chage. Le grain s�chant de proche en proche, la couche situ�e � l'attaque de l'air sera plus s�che que la couche sup�rieure. Le s�chage �tant toujours arr�t� avant que l'�quilibre air-produit soit atteint, on obtient toujours un s�chage h�t�rog�ne.

Fig. 26: S�chage des grains.

Cette h�t�rog�n�it� de la teneur en eau des grains s�ch�s est fonction de la temp�rature de l'air chaud et du d�bit d'air. Pour la maintenir dans des limites acceptables (plus ou moins 3 % autour de la valeur moyenne) des essais ont �t� faits pour trouver des couples �temp�rature - d�bit d'air� convenables.

Ainsi le CEMAGREF a d�termin� les couples �temp�rature - d�bit d'air� � respecter pour s�cher du mais de 35 % � 15 % avec une h�t�rog�n�it� maximum de 3 %.

Temp�rature de l'air chaud D�bit sp�cifique m� d'air/heure/m� ma�s

45� C

2000

60� C

3000 - 3500

80� C

4000 - 4500

100� C

5000 - 6000

Plus la temp�rature est �lev�e et plus le d�bit d'air doit �tre important. Pour s�cher 1 m� de mais avec de l'air � 60� C il faudra donc un d�bit sp�cifique d'environ 3 000 m�/h. Ce chiffre conduit en pratique � limiter l'�paisseur de la couche � 50 cm.

Si la couche est trop �paisse, le grain sera trop humide en haut et trop sec en bas. Le s�chage �tant g�n�ralement appr�ci� en prenant un �chantillon de la couche sup�rieure, l'op�rateur trouvant le grain encore trop humide prolongera le s�chage ce qui accentuera l'h�t�rog�n�it� et augmentera le co�t de l'op�ration. Il est souvent avanc� que la vidange du s�choir et les manutentions ult�rieures provoquent un brassage des grains qui annule l'h�t�rog�n�it� au s�chage. En fait le brassage n'est que partiel et le risque de retrouver dans le silo des masses de grains humides pouvant se d�t�riorer rapidement ne doit pas �tre n�glig�. Pour limiter ce risque, on aura souvent avantage � pr�voir une ventilation d'homog�n�isation du grain sortant d'un s�choir statique.

b) LES S�CHOIRS STATIQUES

�galement dits s�choirs discontinus dans lesquels le s�chage s'effectue par lots successifs.

- S�choirs � cases

La masse de produit � s�cher est plac�e dans une enceinte sur�lev�e, soit horizontale, soit inclin�e. L'air r�chauff� traverse le produit de bas en haut. Ces mod�les de s�choir ont l'avantage de ne demander qu'un investissement restreint, qui peut se limiter au g�n�rateur d'air chaud et au faux-fond perfor�, les parois pouvant �tre construites par l'utilisateur avec des briques ou des parpaings.

Comme on le constatera � l'examen de la figure 27, la r�alisation de telles installations est tr�s simple.

Les principales recommandations � respecter sont les suivantes:

- le g�n�rateur d'air chaud doit �tre en mesure de fournir un d�bit sp�cifique d'environ 2 000 m�/h/m� de grains � une temp�rature de 45 - 50� C,

- la section des gaines de r�partition d'air doit �tre telle que la vitesse de l'air soit inf�rieure � 8 m/s,

- le raccordement du g�n�rateur aux gaines, si la vitesse d'air � la sortie du g�n�rateur est sup�rieure � 8 m/s, doit �tre constitu� par un divergent de 18� (environ 15 cm par m�tre de longueur). En aucun cas il ne faut r�duire la section de sortie du g�n�rateur,

- lorsque le fond est inclin� (ce qui facilite le vidage des cases), la pente doit �tre inf�rieure � 30 %,

- l'�paisseur de produit ne doit pas d�passer 50 cm. Pour la contr�ler facilement, il est pratique de faire des rep�res sur les parois. Elle doit s'accorder au d�bit d'air du g�n�rateur en fonction des pertes de charge dans le produit,

- le faux-fond perfor� est compos� soit d'une toile m�tallique fine, soutenue par un fort grillage ou par du m�tal d�ploy�, soit d'une t�le perfor�e. On veillera � ce que les dimensions des mailles soient inf�rieures aux dimensions des grains � s�cher.

Fig. 27: S�choir � deux cases. (D'apr�s CEMAGREF.)

En g�n�ral, les s�choirs � cases sont �tudi�s pour traiter un lot en 10 � 12 h, la dur�e du s�chage proprement dit �tant de 10 heures, auxquelles il faut ajouter la dur�e du refroidissement (1 h) et les temps de chargement-d�chargement.

Le rendement calorifique moyen de ce type de s�choir est de 1 500 � 2 000 mth/kg d'eau �vapor�e.

Autres exemples de s�choirs statiques � cases

S�choir de la National Grain Authority (Philippines)

Il est constitu� d'une case d'environ 3 m� en contreplaqu� de 19 mm avec renforts en bastaings de 5 x 5 cm.
Les dimensions sont: 1,80 m x 3,60 m et une hauteur de 1,20 m.
La hauteur du faux-fond est de 68 cm.

Fig. 28: Case de s�chage I.R.R.I.

Fig. 29: Vitesse de s�chage du paddy avec de l'air � 43� C. D�bit 1920 m�/h/m� grain.

La vidange du produit peut s'effectuer par des portes lat�rales � guillotine (35 x 53 cm).

On s�che environ 1,5 t de paddy en 6 � 8 h.

S�choir case de l'I.R.R.I.

Ce s�choir est constitu� d'un br�leur, d'un ventilateur, d'un conduit d'air chaud et d'une case rectangulaire � faux-fond en bois ou en m�tal. Cette case de 1,9 m x 2,8 m permet de s�cher 1 tonne de paddy de 28 % � 14 % en 4 � 6 h (Fig. 28 et 29).

Elle est accoupl�e � un g�n�rateur d'air chaud � fuel ou � balle de riz.

Le d�bit sp�cifique utilis� est de 1900 � 2 100 m�/h/m� de grains avec une temp�rature de l'air chaud de 43� C.

Pour mieux rentabiliser l'installation il peut �tre conseill� de jumeler deux cases pour que les vidanges et les chargements n'apportent pas de rupture dans le fonctionnement.

- S�choirs � ventilation radiale

Dans ce type d'appareil, l'air arrive par une chemin�e centrale grillag�e et traverse horizontalement le grain plac� dans un anneau concentrique (Fig. 30 et 31). La section est g�n�ralement circulaire, mais on rencontre �galement des s�choirs � section polygonale. Pour �viter que l'air ne s'�chappe par le haut, il faut obturer la chemin�e � une certaine distance de la surface du grain (F = E sur la figure 30).

Fig. 30: S�choir � ventilation radiale.

Nous pouvons classer dans cette cat�gorie le SILO S�CHOIR nouvellement apparu sur le march� et destin� au s�chage du mais en �pis.

Fig. 31: S�choir (Doc. KONGSKILDE).

Le silo s�choir est constitu� d'une chemin�e centrale et d'une paroi p�riph�rique qui d�limitent un espace annulaire dans lequel sont stock�s les �pis de mais. La chemin�e et les parois sont compos�es, � la mani�re des cribs, de montants m�talliques et de grillage. L'ensemble repose sur une plate-forme b�tonn�e. Une b�che recouvre la partie sup�rieure des �pis (Fig. 32).

Dimensions: - diam�tre: 10 m,
- hauteur moyenne: 4 m,
- diam�tre de la chemin�e centrale: 1,50 m

donc une capacit� d'environ 300 m�.

Fig. 32: Silo s�choir (Doc. DUPUIS).

Lorsque l'on augmente le pouvoir s�chant de l'air au moyen d'un g�n�rateur d'air chaud, le ventilateur travaille en refoulement; l'air p�n�tre par le haut de la chemin�e et sort � la p�riph�rie du silo apr�s avoir travers� et s�ch� les �pis.

Dans le cas d'une simple ventilation s�chante il est pr�vu de travailler en aspiration.

c) S�CHOIRS DISCONTINUS � BRASSAGE OU RECYCLAGE

Le principal d�faut des s�choirs statiques est en fait l'h�t�rog�n�it� de s�chage entre la couche inf�rieure g�n�ralement surs�ch�e et la couche superficielle plus humide, d'o� l'id�e de brasser le produit au cours du s�chage pour assurer une meilleure homog�n�it�.

- S�choirs circulaires

Les s�choirs circulaires fonctionnent sur le m�me principe que les cases de s�chage. Les op�rations de remplissage, brassage et vidange sont cependant am�lior�es (Fig. 33).

Fig. 33: S�choir circulaire.

1: Arriv�e grain humide 6: Vis d'extraction
2: Goulotte de r�partition 7: G�n�rateur d'air chaud
3: Vis de r�partition et de vidage 8: Porte de visite
4: Plancher en t�le perfor�e 9: �chelle
5: Vanne de vidage 10: Poutre support du plancher

- Les cellules s�cheuses type �IN BIN DRYING�

Il s'agit ici d'un s�chage statique en couches tr�s �paisses (jusqu'� 4 m) dans des cellules circulaires m�talliques. Pendant le s�chage, le grain est brass� en permanence par un ensemble automatique de une ou plusieurs vis anim�es de 3 mouvements simultan�s (Fig. 34).

Fig. 34: Cellule s�cheuse.

Suivant la taille des cellules (� de 5 � 10 m) on pourra s�cher 50 � 250 t de mais de 35 % � 15 % en une centaine d'heures. G�n�rateur d'air chaud (50� C - 60� C) - 140 m�/h/m�.

Ces cellules ne sont pas que des s�choirs, elles servent �galement pour le stockage.

- Les s�choirs � lois successifs (Fig. 35)

Il existe divers types de s�choirs discontinus dans lesquels la disposition des gaines est identique � celle que nous trouverons dans les s�choirs continus verticaux qui sont d�crits plus loin.

Ces s�choirs par lots sont � ventilation radiale. Une vis centrale pr�l�ve le grain au bas de la cellule et le rejette au sommet assurant ainsi une circulation continue du grain au cours du s�chage.

Ce syst�me permet de r�duire l'h�t�rog�n�it� de s�chage inh�rente au s�chage statique. Ce type de s�choir fait la transition entre les s�choirs discontinus statiques et les s�choirs continus.

3.3.1.2. S�chage continu

a) EN S�CHAGE CONTINU, la couche de grains est en mouvement dans le s�choir.

L'�paisseur de grains que l'air doit traverser est beaucoup plus faible que dans le cas des s�choirs statiques (de l'ordre de 15 cm � 30 cm) et diff�rents syst�mes de chicanes provoquent un brassage de la masse durant le trajet du grain. Les probl�mes d'h�t�rog�n�it� de s�chage �voqu�s pour le s�chage statique ne se posent donc pas avec le s�chage continu.

Fig. 35: S�choir discontinu d�pla�able � recyclage de grain.

1: Tr�mie de chargement 5: G�n�rateur d'air chaud
2: Vis d'alimentation 6: Cellule grillag�e
3: Vis de recyclage 7: Goulotte de vida
4: Colonne annulaire - circuit grain 8: Chambre grillag�e d'arriv�e d'air chaud

(Doc. MORIGE.)

Tr�s souvent les temp�ratures de fonctionnement sont �lev�es et d�passent nettement 100� C. Il convient toutefois de conna�tre les temp�ratures limites � ne pas d�passer selon la destination ult�rieure du produit et les caract�ristiques � respecter: pouvoir germinatif, qualit�s technologiques, valeur alimentaire...

A titre indicatif on conseille g�n�ralement de ne pas d�passer les temp�ratures suivantes:

- Semence : 45� C
- Industrie du mais : 80� C
- Alimentation du b�tail : 100� C

F�g. 36: Rendement en amidon en fonction de la temp�rature de s�chage du mais.

Pour l'alimentation du b�tail il semble en fait que la temp�rature ait un effet n�gligeable sur la valeur nutritionnelle des produits. Sur du mais, on ne constate pas d'influence notable d'un s�chage � 150� C par rapport � 90� C. Les conditions de pr�-stockage avant s�chage semblent avoir plus d'incidences que la temp�rature de s�chage sur les performances zootechniques.

En s�chage continu, on consid�re comme lent un d�bit sp�cifique d'air de 1500 � 2 000 m�/h/m� de grains, et comme rapide un d�bit sp�cifique de 6 000 � 8 000 m�/h/m�.

La vitesse de s�chage augmente avec le d�bit d'air, mais moins que proportionnellement. Le s�chage rapide sera contrari� par une mauvaise utilisation de l'�nergie transmise � l'air pour le r�chauffer. A l'inverse, le bilan thermique d'un s�chage lent sera meilleur car le contact prolong� air-grain permet un �change plus complet, donc une meilleure saturation de l'air us�.

Il convient de rappeler que si les temp�ratures de s�chage peuvent para�tre tr�s �lev�es (80�, 100�, 120�, 140� C et au-del�), ce sont celles de l'air chaud, mais pas celles du grain qui ne demeure JAMAIS assez longtemps dans le s�choir pour les atteindre: la temp�rature atteinte par le grain peut �tre connue tr�s simplement avec la courbe d'�quilibre air-produit et le diagramme de l'air humide. Il est probable que fa couche la plus proche de l'attaque de l'air sera surs�ch�e et que sa temp�rature pourra atteindre 50-60� C (un s�chage trop pouss�, amenant les grains � 70� C ou plus, provoque un d�but de calcination sur le mais).

C'est pendant la derni�re phase du s�chage, au cours de laquelle l'eau se rar�fie dans le grain et la temp�rature augmente, que le grain est soumis aux plus fortes tensions internes. Des �tudes am�ricaines ont mis en �vidence l'effet n�faste du s�chage rapide sur les grains de ma�s dans lesquels il provoque de nombreuses f�lures. Si le s�chage est suivi imm�diatement par un refroidissement brutal, les grains se brisent sous l'effet de contraintes inverses.

Ces ph�nom�nes de fissuration, de clivage, ne sont pas nouveaux et sont connus depuis longtemps pour le riz, car les riziers sont tr�s sensibilis�s au probl�me des brisures, directement li� au rendement d'usinage.

La technique employ�e pour limiter la casse des grains, tout en conservant un d�bit de s�chage rentable, consiste soit � effectuer le s�chage en plusieurs passages rapides entrecoup�s de pauses d'homog�n�isation, pendant lesquelles l'humidit� s'�galise dans les grains (cas du riz), soit � s�cher en un seul passage jusqu'� une humidit� sup�rieure de 2 � 3 % � l'humidit� finale recherch�e, � laisser homog�n�iser en cellule pendant plusieurs heures, puis � ventiler lentement avec de l'air ambiant; le grain chaud r�chauffe l'air et lui permet de terminer lentement le s�chage.

Cette deuxi�me technique, mise au point par des chercheurs am�ricains (Thomson et Foster), porte le nom de �dryeration� (terme traduit en fran�ais par Refroidissement Lent Diff�r�): nous y reviendrons plus loin.

b) LES S�CHOIRS CONTINUS

Les s�choirs continus sont des appareils � grand d�bit qui demandent un investissement plus important que les statiques et dont s'�quipent les centres ayant de grandes quantit�s de produits � traiter.

Alors que le s�choir discontinu ne demande pas d'infrastructure, le s�choir continu - sauf dans le cas sp�cial des petits s�choirs continus mobiles encore peu r�pandus - ne repr�sente qu'une partie d'un ensemble qui comprend, � l'amont, des cellules d'attente de grain humide et des �l�vateurs pour assurer en permanence l'alimentation du s�choir et, en aval, d'autres �l�vateurs et d'autres cellules pour recevoir le grain s�ch�. Pour des raisons d'�conomie �videntes, les s�choirs continus fonctionnent 24 h sur 24, il faut donc que les apports soient planifi�s pour �viter toute accumulation des grains humides se d�t�riorant rapidement ou toute rupture de stock obligeant � arr�ter le s�choir.

La puissance �vaporatoire des s�choirs continus s'�tage de 100 � plus de 5 000 kg d'eau par heure, soit, pour un s�chage de 25 % � 13 %, des capacit�s de 0,6 � 30 tonnes/heure de mais sec. Les mod�les actuels les plus puissants sont �quip�s de br�leurs de plusieurs milliers de thermies/heure.

Fonctionnement

Le grain humide entre dans le s�choir par un orifice (tr�mie) �quip� d'un dispositif automatique de r�gulation du d�bit. Dans un premier temps, il est r�chauffe par de l'air humide ayant servi au refroidissement et recycl� pour employer la chaleur encore contenue par cet air. Le grain passe ensuite dans la zone de s�chage o� il est travers� par l'air chaud venant du g�n�rateur; enfin il passe dans la zone de refroidissement o� il est travers� par un courant d'air ambiant.

Fig. 37: Sch�ma s�choir continu.

Le rendement �vaporatoire des s�choirs continus est g�n�ralement meilleur que celui des s�choirs statiques. Ceci peut sembler paradoxal car la couche de grains �tant plus �paisse dans les s�choirs statiques et le d�bit sp�cifique plus faible, l'air sort du grain pratiquement satur�, alors que dans les s�choirs continus, l'�paisseur de grains �tant plus faible (20-25 cm) et les d�bits sp�cifiques plus �lev�s, l'air ne sort pas satur�.

En fait, on constate que dans les s�choirs statiques, le s�chage de la derni�re couche conduit � tr�s mal utiliser le pouvoir s�chant de l'air et le bilan calorifique global est en faveur des s�choirs continus (1 500 kcal/kg d'eau en statique, 1200 kcal/kg d'eau en continu).

- S�choirs continus verticaux

Ces s�choirs pr�sentent l'avantage de ne demander aucune �nergie pour faire circuler le grain qui descend sous l'effet de son propre poids,

Selon la disposition des gaines, on distingue

Les s�choirs � colonnes

Le grain s'�coule entre deux parois parall�les en grillage ou en t�le perfor�e. Dans le s�choir, les colonnes de section g�n�ralement rectangulaire sont dispos�es parall�lement et d�limitent des chambres o� l'air circule.

Fig. 38: S�choir � colonne en 2 parties.

Sur certains s�choirs de faible d�bit, la colonne de grains est annulaire, avec ventilation radiale.

Lorsque le grain est sale, le risque de colmatage des grilles est important et le s�choir doit �tre nettoy� p�riodiquement (ce qui est une sage pr�caution, quel que soit le type de s�choir).

Par son principe m�me de faire passer une lame de grains dans un courant d'air perpendiculaire, le s�choir � colonne est � rapprocher des s�choirs statiques et bien que les d�bits d'air soient plus importants et l'�paisseur de grain plus faible, on rel�ve une h�t�rog�n�it� de s�chage entre les grains situ�s pr�s de l'attaque de l'air et les grains pr�s de la sortie de l'air. Pour rem�dier � cet inconv�nient, certains constructeurs ont divis� chaque colonne en deux parties et, en jouant sur la vitesse d'extraction au bas de chacun de ces �l�ments de colonnes, font varier les vitesses relatives d'�coulement du grain. Le grain contenu dans la demi-colonne � l'attaque de l'air chaud circule plus vite que celui de la demi-colonne c�t� sortie d'air o� le s�chage est plus lent (Fig. 38).

Fig. 39: S�choir continu vertical.

Les s�choirs � persiennes

Pour limiter le risque de colmatage des grilles ou des t�les perfor�es, des s�choirs � persiennes sont apparus sur le march�.

La colonne de grains est contenue entre les t�les pleines non jointives. L'obstacle m�canique au passage des impuret�s est supprim�.

Fig. 40: Sch�ma d'un s�choir � persiennes. (Doc. RIVIERRE CASALIS.)

La forme de la colonne oblige le grain � suivre un trajet en zig-zag, duquel on esp�re un certain brassage en cours de s�chage.

Pour augmenter l'effet de brassage, certains constructeurs ont ajout� une t�le interm�diaire verticale � larges perforations dans la colonne (Fig. 40 et 41).

Les s�choirs � chicanes (ou fourreaux ou diedres)

Les s�choirs � chicanes sont les plus utilis�s maintenant en France pour les s�choirs de grand d�bit �quipant les organismes de collecte.

Fig. 42: Sch�ma: circuit de l'air dans un s�choir � chicanes. (Doc. LAW.)

Le grain circule entre plusieurs �tages de gaines en forme de V renvers�, en t�le pleine et dispos�es en quinconce.

L'air chaud entre dans les gaines � partir d'une chambre de mise en charge lat�rale. Les gaines sont obtur�es alternativement c�t� chambre d'air chaud et c�t� chambre d'air us�, de sorte que l'air chaud sort par le dessous de la gaine et circule dans le grain jusqu'� ce qu'il atteigne la gaine de l'�tage voisin par laquelle il est �vacu� vers la chambre d'air us�. La longueur du trajet de l'air est de 15 � 20 cm.

Fig. 43: Dispositif d'extraction � augets. (Doc. LAW.)

Ce syst�me pr�sente le double avantage de ne se colmater que difficilement - avantage appr�ciable lorsque l'arr�t du s�choir risque de perturber une campagne planifi�e - et d'autre part d'assurer un brassage effectif du grain.

La forme en ar�te des gaines provoque la s�paration de la veine de grain et l'alternance d'�largissements et de r�tr�cissements cr�e des �coulements diff�rentiels. De plus, � mesure que le grain descend, sa distance � la surface d'arriv�e de J'air chaud varie p�riodiquement.

Diff�rents syst�mes d'extraction du grain sec permettent de r�gler le d�bit du s�choir (extracteur � vis, �cluses, augets etc.).

- S�choirs continus horizontaux ou inclin�s

Ces s�choirs ont l'avantage de visualiser l'op�ration de s�chage et sont g�n�ralement plus polyvalents que les s�choirs verticaux. Ils sont en particulier adapt�s au s�chage de produits tels que les f�ves de cacao ferment�es et le manioc. Leur principal inconv�nient est d'exiger une grande surface au sol.

Selon le mode de d�placement du produit, on distingue

Les s�choirs horizontaux � d�placement du grain par palettes

La couche de grains de 30 � 40 cm �volue sur un tablier plat horizontal.

Les grains progressent sur la table de s�chage depuis la tr�mie d'alimentation jusqu'� l'extr�mit� du s�choir, sous l'action d'un agitateur muni de palettes qui se d�place tout le long de la table de s�chage. En remontant vers la tr�mie, l'agitateur rejette les grains vers l'aval, puis repart � l'aval en roulant sur les grains sans les d�placer (palettes �libres�). La dur�e du s�chage est r�gl�e par la vitesse de d�placement du tambour (Fig. 44).

Le s�choir peut �tre �quip� d'une hotte permettant de r�cup�rer les bu�es.

Fig. 44: S�choir horizontal � passage continu forc�. (Doc. STELA.)

Remarque:

Ce s�choir peut �tre utilis� en s�chage statique avec brassage du grain (Fig. 44 bis).

Fig. 44 bis: Utilisation en s�chage statique.

Les s�choirs � tablier-transporteur (Fig. 45)

Les grains sont mis en mouvement par un tablier-transporteur continu form� de deux cha�nes lat�rales reli�es par des barrettes transversales. La vitesse d'avancement du tablier est r�glable pour ajuster la dur�e du s�chage � l'humidit� du produit.

Fig. 43: S�choir continu � tablier transporteur.

Les s�choirs � cascades

Alors que dans les deux types d�crits ci-dessus l'avancement des grains est m�canique, dans le s�choir � cascades, il y a combinaison entre l'inclinaison du plan de s�chage et l'effet d'entra�nement de l'air entrant dans la couche � s�cher par les fentes m�nag�es entre les lamelles m�talliques qui forment le fond du s�choir.

L'�paisseur de la couche de grains qui varie de 15 � 20 cm, est r�gl�e par des tambours sup�rieurs qui freinent la descente des grains.

La dur�e de s�chage est r�gl�e par la vitesse d'extraction (Fig. 46).

Fig. 46: S�choir continu � cascades.

Remarque: S�choirs mobiles

Depuis plusieurs ann�es, des constructeurs proposent des s�choirs continus mobiles pour r�pondre aux besoins de nombreux agriculteurs (et entrepreneurs de travaux agricoles) soucieux d'amortir leur mat�riel sur le plus grand nombre d'heures de fonctionnement possible.

Exemple de s�choir mobile et de chantier de s�chage: (Fig. 47 et 48).

Fig. 47: S�choir mobile continu.

1: Ventilateur air chaud 6: Chambre air froid
2: Br�leur 7: Vis des r�partitions
3: Ventilateur air froid 8: Vis d'extraction
4: Grillage 9: Vis de reprise
5: Chambre air chaud 10: Colonne grain.
(Doc. CORNELOUP.)

Les diff�rents principes de s�choir mobile sont � rapprocher de ceux des s�choirs fixes.

Certains sont �quip�s d'un moteur auxiliaire, mais la plupart sont command�s par la prise de force d'un tracteur. S�duisante dans son principe cette solution doit faire l'objet d'une �tude pr�alable compl�te car elle exige une infrastructure relativement importante �lectricit�, r�serve de combustible, remorques, tracteurs.

Fig. 48: Chantier de s�chage avec s�choir continu mobile. (Doc. CORNELOUP.)


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