Table des
mati�res - Pr�c�dente - Suivante
35. Reconnaissance, prospection et exploration des ressources g�ologiques
1. Pr�sentation du domaine d'intervention
2. Effets sur l'environnement et mesures de
protection
2.1.1 Routes
2.1.2 Tranch�es2.2 Cartographie topographique et g�ographique
2.3 Camps et installations auxiliaires
2.4 G�ophysique2.4.1 M�thodes a�riennes
2.4.2 Sismique
2.4.3 M�thodes d'examen g�ophysique non sismiques
2.4.4 Examen g�ophysique des forages2.5.1 Essais de pompage en continu
2.5.2 Essais d'injection
2.5.3 Essais avec marqueurs2.6 Travaux de pr�-exploitation
2.6.1 Mise � d�couvert
2.6.2 Puits/galeries
2.6.3 Sondages
2.6.4 D�chets solides/terrils2.7 Pr�l�vement d'�chantillons
2.7.1 Pr�l�vements en surface
2.7.2 Pr�l�vements sous-marins2.8.1 Analyses
2.8.2 Essais de pr�paration d'�chantillons
3. Aspects � inclure dans l'analyse et
l'�valuation des effets sur l'environnement
4. Interaction avec d'autres domaines
d'intervention
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur
l'environnement
6.
Bibliographie
1. Pr�sentation du domaine d'intervention
Le pr�sent dossier d�crit les effets produits sur l'environnement par les travaux de reconnaissance, de prospection et d'exploration de ressources g�ologiques ainsi que les mesures de pr�vention envisageables.
Les mati�res premi�res min�rales et les nappes phr�atiques constituent les ressources g�ologiques essentielles du globe. Les sols seront ici consid�r�s uniquement sous l'aspect des travaux de reconnaissance. Reconnaissance, prospection et exploration forment les diff�rentes �tapes de travail pr�alables � l'exploitation de ressources g�ologiques. Ce dossier ne prend pas en compte l'impact sur l'environnement de l'extraction, de la pr�paration m�canique, du traitement et de la distribution. Il fait �galement abstraction de toutes les activit�s se rapportant aux champs de p�trole et de gaz. Ces questions et celles relevant des secteurs annexes sont trait�es dans des dossiers distincts.
La reconnaissance g�ologique de surface, inventaire et cartographie des ressources compris, a pour but de fournir des aper�us r�gionaux et de localiser et d�limiter les zones prometteuses pour l'exploitation de mati�res premi�res min�rales et/ou de faire ressortir des particularit�s p�trographiques.
La prospection (reconnaissance indirecte du sous-sol) se d�finit comme un travail de localisation de zones d'espoir et d'aires d'exploitation (sol). Les travaux sur le terrain se fondent sur des m�thodes d'analyse g�ologiques, g�ophysiques et g�ochimiques.
L'exploration (reconnaissance directe du sous-sol) finalement est l'examen d�taill� des zones d'espoir qui ont �t� localis�es. Si l'on applique ici les m�mes m�thodes que pour la prospection, l'exploration n�cessite toutefois des interventions influen�ant directement l'environnement.
La reconnaissance, la prospection et l'exploration peuvent donner lieu � divers types de projet ; l'impact de tels projets sur l'environnement d�pend en premier lieu des activit�s sp�cifiques d'un projet donn�.
Pour la reconnaissance, la prospection et l'exploration, on a recours � des m�thodes g�ophysiques indirectes et directes. D'une mani�re g�n�rale, on peut dire que les m�thodes indirectes fournissent des r�sultats moins pr�cis, mais permettent de couvrir des surfaces relativement �tendues pour des co�ts sp�cifiques moindres. L'approfondissement des donn�es recueillies se fait sur la base de m�thodes directes plus pr�cises, mais bien plus on�reuses, appliqu�es de pr�f�rence aux zones prometteuses d�j� localis�es ou apr�s identification de gisements ou d'anomalies de terrain. Pour les mati�res premi�res min�rales par ex., on a recours aux m�thodes d'analyse suivantes, dans l'ordre croissant de leur pr�cision :
- Interpr�tation d'images satellitaires
- Interpr�tation de vues a�riennes
- Interpr�tation de cartes g�oscientifiques th�matiques
- Exploitation d'examens g�ophysiques
- Examens de sondages � l'aide de proc�d�s g�ochimiques et
g�ophysiques, analyse d'�chantillons pr�lev�s.
- Examen de gisements potentiels par galeries
- Essais de pr�paration m�canique
En ce qui concerne les eaux souterraines, les examens portent sur les besoins en eau, la gestion des quantit�s � pr�lever, la qualit� de l'eau et la protection des nappes ainsi que les r�percussions �cologiques d'un �ventuel pr�l�vement (pour plus de d�tails voir point 4). L'appr�ciation portera notamment sur l'int�r�t et la susceptibilit� des �cosyst�mes rencontr�s, la charge polluante pouvant �tre support�e par les milieux r�cepteurs et leur capacit�, les effets des travaux de voirie n�cessaires ainsi que les r�percussions sociales, socio-culturelles et �cologiques des effets de colonisation probables (pour plus de d�tails voir point 4).
Sur la base des travaux de cartographie, le sous-secteur des "sols" comprend l'�valuation et l'appr�ciation des sols et de leur vocation. Par ailleurs, il s'agira de d�gager des mesures de protection des sols contre l'�rosion, la salinisation, les engrais et produits phytosanitaires employ�s.
2. Effets sur l'environnement et mesures de protection
L'impact sur l'environnement des op�rations effectu�es dans ce secteur est relativement limit� et les mesures pr�ventives ne requi�rent en g�n�ral pas de moyens trop importants. Les d�g�ts in�vitables mais acceptables doivent faire l'objet de d�dommagements mat�riels.
Les risques pour l'environnement li�s � la reconnaissance, la prospection et l'exploration peuvent se manifester sous diff�rentes formes. Au fur et � mesure que l'on progresse d'une de ces �tapes � l'autre, l'importance des r�percussions sur l'environnement va en s'accroissant. En ce qui concerne les deux premi�res, elles sont g�n�ralement faibles et de nature passag�re. Quant aux travaux exploratoires, ils n�cessitent des moyens assez substantiels et les frais occasionn�s constituent dans ce cas un m�canisme r�gulateur limitant les exc�s.
Les mesures de protection auront essentiellement pour but de minimiser les incidences �cologiques et d'emp�cher une d�gradation de l'environnement, tant dans l'espace que dans le temps. Il importe avant tout de pr�venir les d�g�ts irr�versibles. Les ressources g�ologiques �tant li�es � un site donn�, le choix est tr�s limit� quant aux emplacements o� effectuer les examens. Choisir les moments opportuns de l'ann�e peut contribuer � limiter les r�percussions sur l'environnement (par ex. en effectuant les travaux en dehors des p�riodes de v�g�tation/couvaison).
DEGATS ECOLOGIQUES POUVANT ETRE OCCASIONNES PAR LA RECONNAISSANCE, LA PROSPECTION ET L'EXPLORATION
Il est possible de limiter sensiblement ou m�me d'�viter d'�ventuels d�g�ts, en appliquant les mesures suivantes :
- M�nager le site lors des travaux d'exploration en �vitant
par ex. l'emploi d'�quipements lourds, d'ailleurs plus co�teux,
et en prenant des mesures de protection des sols et de l'eau, de
s�curit�, de rev�g�talisation, etc.
- S�lection des emplacements d'intervention sur la base de
consid�rations �cologiques (y compris tranch�es et voies
d'acc�s, afin de minimiser les effets n�fastes comme le
morcellement). Ceci s'applique �galement aux sites o� seront
install�s les camps et les �quipements.
- Pr�vention des accidents (par ex. bassins de collecte des
huiles et produits chimiques).
Les r�percussions �cologiques peuvent �galement �tre r�duites si l'on applique comme principe g�n�ral la recirculation et la r�cup�ration des substances et mat�riaux. Avant d'envisager une �vacuation (r�glementaire) des d�chets, on examinera toutes les possibilit�s de recyclage. En fin de travaux, on s'efforcera de faire retrouver au site son �tat initial ou d'exclure au moins d'autres effets de longue dur�e sur l'environnement.
2.1.1 Routes
Il s'av�re souvent n�cessaire d'am�nager des voies d'acc�s pour les v�hicules, et de proc�der pour cela � l'abattage d'arbres et � des travaux de terrassement. La port�e des d�g�ts occasionn�s par ces travaux annexes peut d�passer de loin celle des m�thodes de reconnaissance, de prospection et d'exploration proprement dites. Le cas �ch�ant, l'am�nagement de l'acc�s aux lieux d'intervention a �galement des r�percussions sociales, par ex. agitation au sein des populations et sp�culations fonci�res. Pour �viter de voir s'amorcer un ph�nom�ne de colonisation intempestif � la suite de ces mesures d'am�nagement, on pourra interdire les routes et les surveiller.
2.1.2 Tranch�es
Les analyses g�ophysiques peuvent demander l'am�nagement de petits sentiers de for�t, uniquement praticables � pied. Le cas �ch�ant, il y a destruction de la v�g�tation et les sols et les sous-sols sont alors expos�s � des risques d'�rosion.
Dans les r�gions tropicales et subtropicales, la v�g�tation a g�n�ralement envahi � nouveau ces tranch�es en l'espace de 1 ou 2 ans, de sorte que les d�g�ts ne persistent pas � long terme. Dans les r�gions semi-arides, en revanche, la v�g�tation met bien plus de temps � reprendre ses droits. Sauf exception, les mesures de protection sont n�anmoins superflues. A moins que cela paraisse souhaitable, on �vitera de m�nager l'acc�s � des zones jusqu'alors inaccessibles.
Dans les cas o� l'�quilibre naturel rencontr� est particuli�rement pr�caire (zones marginales, terrains en pente), il peut s'av�rer n�cessaire de limiter les op�rations en tenant compte des particularit�s du site (limitation de la consommation de surfaces au strict minimum, r�duction de l'abattage d'arbres). Si une partie des zones concern�es �tait vou�e jusque l� � un usage agricole, on devra envisager, en accord avec les autorit�s comp�tentes, un d�dommagement des personnes l�s�es.
2.2 Cartographie topographique et g�ographique
Seuls les travaux de cartographie intensifs, bas�s sur des exp�ditions sur le terrain, sont susceptibles d'avoir des effets n�fastes sur la faune et la flore lorsqu'ils sont r�alis�s � grande �chelle.
2.3 Camps et installations auxiliaires
Il est souvent n�cessaire d'�tablir des camps fixes, comprenant logements, ateliers, laboratoires de terrain, entrep�ts pour le mat�riel etc. Ceci se traduit par une consommation d'espace et s'accompagne d'un compactage des sols et de perturbations, voire de destructions, au sein de la flore et de la faune. On assurera en tout les cas l'�vacuation correcte des d�chets et eaux us�es.
2.4.1 M�thodes a�riennes
Dans le cas de survols (m�thodes de mesure a�riennes), le bruit occasionn� notamment par les h�licopt�res constitue une nuisance pour la faune des r�gions vis�es.
2.4.2 Sismique
Les effets produits sur l'environnement par les activit�s des �quipes sismiques et plus pr�cis�ment les vibrations dues aux tirs � l'explosif peuvent �tre minimis�s par un bon bourrage des charges dans les trous pr�par�s. Ces m�thodes ne provoquent pas de d�g�ts irr�versibles.
2.4.3. Autres m�thodes g�ophysiques
Pour les m�thodes d'examen g�ophysiques autres que la sismique, les mesures sont effectu�es sur le sol ou � faible hauteur (env. 1,5 m) au moyen d'appareils portatifs. Les r�percussions sur l'environnement sont tr�s faibles et dues uniquement au transport du mat�riel et � la circulation du personnel dans les r�gions examin�es.
Pour l'alimentation en courant d'un camp ou pour certains proc�d�s �lectriques, on a recours � un groupe �lectrog�ne fonctionnant au gazole ou � l'essence. Les risques de pr�judices pour l'environnement r�sident alors dans un stockage non conforme et les comportements n�gligents lors de l'avitaillement ou du graissage.
2.4.4 Examens g�ophysiques des sondages
Ces examens sont effectu�s directement dans le trou de sonde sur la base de proc�d�s radiom�triques, �lectriques, magn�tiques, acoustiques, m�caniques et thermiques. Les r�percussions �cologiques restent limit�es aux environs imm�diats des points de mesure pour toutes ces m�thodes, � l'exception �ventuellement de la mesure radiom�trique, utilisant des sources de radiation actives. Ici, on veillera � prendre toutes les pr�cautions qui s'imposent pour le calibrage et l'introduction de la sonde dans le trou. On prendra soin de toujours r�cup�rer ces sondes. Les carottes radioactives sont � rep�rer et en cas de forte radioactivit�, on appliquera les mesures de s�curit� requises, allant jusqu'� faire appel � des sp�cialistes de la radioprotection.
2.5.1 Essais de pompage en continu
Le pr�l�vement d'eau dans les sondages et les puits dans le cadre de pompages en continu permet de tester le d�bit des ouvrages ou encore la perm�abilit� de l'aquif�re. L'abaissement du niveau de la nappe phr�atique qui en r�sulte peut �tre n�faste aux puits des environs du point de pr�l�vement, mais cet effet n'est que passager.
2.5.2 Essais d'injection
Les essais d'injection en continu permettent d'examiner la capacit� de puits absorbants. Ils peuvent provoquer des modifications passag�res du r�gime hydrique. On veillera imp�rativement � la qualit� de l'eau inject�e.
2.5.3 Essais avec marqueurs
Dans les r�gions � relief karstique, on utilise les marqueurs pour d�terminer le cheminement des eaux souterraines et leur temps de s�jour. Il s'agit habituellement de colorants fluorescents (1), de substances radioactives (2), de sels (3) et de pollen (4). Les marqueurs (1) et (4) n'ont pas d'effets sur l'environnement ; les colorants fluorescents peuvent provoquer une g�ne visuelle. Quant aux marqueurs (2) et (3), on limitera leur action et leur concentration de mani�re � �viter des effets n�fastes sur l'environnement.
2.6 Travaux de pr�-exploitation
Ces travaux consistent � ouvrir l'acc�s aux couches int�ressantes pour pouvoir pr�lever des �chantillons. Selon l'environnement g�ologique et la profondeur � atteindre, on distingue :
2.6.1 Mise � d�couvert
L'�limination de la v�g�tation et le d�capage des sols constituent le principal impact �cologique de la r�alisation de la mise � d�couvert (grattage) d'une couche de mat�riau utile. Il peut s'av�rer n�cessaire de p�n�trer plus profond�ment dans la roche mise � nu, mais pas plus que quelques m�tres en g�n�ral. Sur les terrains � forte d�clivit�, les emplacements ainsi d�cap�s sont soumis � l'�rosion. Pour emp�cher l'aggravation des ph�nom�nes d'�rosion et pour des raisons de s�curit�, les zones de d�couverture devront �tre remblay�es avec la terre d�cap�e et la terre v�g�tale qu'on aura entrepos�e s�par�ment. En cas de besoin, on prendra des mesures compl�mentaires de lutte contre l'�rosion.
2.6.2 Les puits/galeries
Lorsqu'il n'est pas possible d'atteindre les niveaux � explorer par des sondages ou la mise � d�couvert, l'exploration du sous-sol peut s'effectuer par le biais de galeries horizontales ou l�g�rement en biais ou par des puits verticaux, qui permettront d'effectuer les pr�l�vements souhait�s. Pour les galeries, on tiendra compte des entr�es n�cessaires et des venues d'eau �ventuelles. Les galeries r�alis�es peuvent occasionner un drainage des eaux captives dans la roche. La recherche et l'exploration de gisements uranif�res peut n�cessiter des mesures de s�curit� particuli�res. En l'absence de directives nationales sur le sujet, on proc�dera conform�ment aux principes des textes l�gislatifs en vigueur en mati�re de radioprotection.
Les travaux d'exploration de plus grande envergure peuvent �tre consid�r�s comme des activit�s mini�res. Leur impact sur l'environnement est donc d�crit en d�tail dans les dossiers relatifs aux exploitations � ciel ouvert et souterraines.
Pour des raisons de s�curit�, les entr�es des galeries et acc�s aux puits doivent �tre condamn�s lors d'interruptions du travail puis apr�s ach�vement des travaux.
Lorsqu'au cours du creusement de puits ou galeries, on vient � �ventrer une nappe d'eau souterraine, la qualit� de ces eaux peut se trouver menac�e. Apr�s ach�vement des explorations, ils devraient donc �tre � nouveau combl�s jusqu'en surface. Pendant les travaux, on prendra les mesures de s�curit� qui s'imposent afin d'�viter les accidents. S'il est par ex. impossible d'emp�cher l'acc�s de personnes non autoris�es, on recouvrira l'ouverture des puits d'une solide plaque de protection.
Les puits donnant acc�s aux nappes souterraines rev�tent une importance particuli�re puisqu'ils assurent l'approvisionnement en eau de la population rurale dans les r�gions s�ches. Ici, les incidences �cologiques sont d'ordre qualitatif lorsque la nappe d'eau ouverte n'est pas prot�g�e contre les souillures. Ceci s'applique �galement � la mise � d�couvert de couches communiquant avec la nappe phr�atique, tandis que les eaux drain�es par les galeries ne posent g�n�ralement pas de probl�mes d'hygi�ne.
2.6.3 Sondages
Les sondages permettent d'atteindre les couches plus profondes du sous-sol. Ils donnent la possibilit� de proc�der � des lev�s g�ologiques, des mesures g�ophysiques et d'effectuer des pr�l�vements d'�chantillons. Pour l'examen des aspects hydrog�ologiques, on a �galement recours � des essais de pompage (cf. 2.2.7). Les travaux de foration pouvant �tre tr�s bruyants, ils repr�sentent une source de nuisance pour les personnes travaillant sur place ou habitant � proximit� ainsi que pour la faune. On veillera donc � prendre les mesures de protection acoustique et auditive requises et en particulier � respecter les directives concernant la s�curit� du travail.
Selon le climat sous lequel on travaille, le d�frichage de la zone tout autour de l'emplacement de sondage peut s'av�rer n�cessaire.
La foration comporte toujours un certain potentiel de risque pour les nappes d'eau souterraines. En l'absence de mesures de protection ad�quates, elle peut avoir des r�percussions n�fastes lorsqu'on rencontre une nappe d'eau captive (par ex. du type art�sien) et que diff�rentes nappes (dont les eaux peuvent �tre de qualit� tr�s diverse) sont amen�es � communiquer ou lorsqu'on perfore l'assise inf�rieure de nappes suspendues.
L'�coulement des eaux de puits art�siens repr�sente un gaspillage des r�serves souterraines et peut porter pr�judice � la zone au voisinage du sondage, par salinisation des sols par ex. Lorsque diff�rentes nappes sont mises en communication, cela peut entra�ner une r�duction de quantit� et de qualit� de l'ensemble des r�serves. Les nappes suspendues peuvent se vider. Il faudra consid�rer les �ventuelles cons�quences : les puits ne sont plus aliment�s en eau et les trajets deviennent plus long pour la corv�e d'eau des habitants de la r�gion - t�che revenant en grande partie aux femmes.
Ces effets peuvent n�anmoins �tre �vit�s si l'on prend des pr�cautions telles que valves de pression, injections sp�ciales, bouchons, couches imperm�ables d'argile lors de la foration. Dans les r�gions pr�sentant de tels risques, les sondages demandent une planification technico-g�ologique d�taill�e et doivent �tre �quip�s et entretenus en cons�quence (description d�taill�e dans le dossier "p�trole et gaz naturel").
Dans les r�gions semi-arides, il arrive plus souvent que l'on �ventre des aquif�res repr�sentant des r�serves d'eau non renouvelables. Avant de prendre de tels risques, on proc�dera donc � une �valuation pr�cise des ressources exploitables par rapport aux besoins pr�visionnels afin d'�viter les investissements non rentables et les d�g�ts �cologiques.
Les r�percussions n�gatives des sondages sur l'environnement sont li�es aux mati�res amen�es au jour, aux produits chimiques, � l'eau utilis�e et au stockage non conforme des carburants. Les d�bris remont�s � la surface ainsi que les fluides d'injection doivent �tre collect�s, puis �pur�s apr�s l'ach�vement des travaux, de fa�on � ne rejeter que des eaux propres. L'emplacement du forage doit �tre nettoy� et si possible retrouver son �tat initial.
2.6.4 D�chets solides/terrils
La production de d�chets solides peut �tre due aux travaux de laboratoire, mais �galement aux activit�s d'exploration et d'extraction. Dans le cas de ferrailles (par ex. trains de tiges de forage us�s), celles-ci seront r�cup�r�es et soit �limin�es dans les r�gles, soit valoris�es. Le m�me principe s'applique aux r�sidus boueux et aux injections usag�es.
Lors de la mise � d�couvert, de la r�alisation de galeries et puits, les mat�riaux excav�s doivent �tre entrepos�s temporairement. L'ampleur des surfaces ainsi mises � contribution d�pend des tonnages d�plac�s et du relief du terrain. Sous l'effet du vent, des pr�cipitations et du ruissellement, il peut se produire des envols de poussi�re ou un lessivage des amas de d�blais avec comme cons�quence la pollution des eaux des environs. Dans certains cas particuliers, cela pourra provoquer des glissements de terrain. Si les mat�riaux entass�s pr�sentent un potentiel de risques important, par ex. s'ils sont radioactifs, on appliquera les mesures de pr�caution suivantes :
- pr�vention des lessivages et des envols de poussi�re
- collecte et �puration des eaux qui s'�coulent du terril
(imperm�abilisation des sols et �ventuellement drainage des
eaux de ruissellement)
- surveillance des voies d'�vacuation.
On �vitera en grande partie les probl�mes li�s � l'�rosion en renfor�ant la stabilit� des terrils par des ouvrages de sout�nement ou des plantations.
2.7 Pr�l�vement d'�chantillons
2.7.1 Pr�l�vements � ciel ouvert
Le pr�l�vement d'�chantillons � des fins d'analyse n�cessite souvent le d�capage des couches de terrain superficielles ou des travaux pr�paratoires permettant d'acc�der aux zones plus profondes. L'op�ration de pr�l�vement en elle-m�me a rarement des incidences sur l'environnement si ce n'est parfois les nuisances sonores caus�es par les marteaux pneumatiques. Ces effets sont g�n�ralement passagers et sans gravit�. Les r�percussions �cologiques des travaux pr�paratoires donnant acc�s au gisement sont plus s�rieuses. Elles ont �t� d�crites en d�tail au point 2.6.
2.7.2 Pr�l�vements sous-marins
Les pr�l�vements sous-marins ont des r�percussions sur l'�cosyst�me, que l'on op�re dans les zones c�ti�res au niveau du plateau continental ou bien dans les grands fonds : modification de la morphologie des fonds marins, perturbation de la couche de p�diment superficielle, destruction d'organismes, turbidit� de l'eau.
Tous ces effets doivent �tre limit�s autant que possible sur la base des m�thodes et pr�cautions suivantes:
- Exploration des fonds marins au moyen de cam�ras, afin de
circonscrire l'aire o� se feront les pr�l�vements.
- Echantillonnage cibl� dirig� par l'image TV.
- Eviter le d�capage ou l'aspiration sur de grandes surfaces.
- S�parer les boues et les fines particules de la phase aqueuse:
les suspensions restant m�lang�es peuvent menacer la faune
marine, surtout si elles gagnent la zone photique.
Ne pas rejeter en mer les r�sidus d'acides utilis�s pour la pr�paration des min�raux.
Selon le cas, les appareils d'analyse in-situ exploitent �galement le rayonnement de radio-isotopes, ce qui peut entra�ner une augmentation (habituellement inoffensive) de la radioactivit�.
2.8.1 Analyses
Les analyses effectu�es en laboratoire peuvent produire des quantit�s de d�chets non n�gligeables, sous forme solide, liquide ou gazeuse, ou d'eaux us�es, m�lang�s en partie � des r�actifs toxiques. Selon les cas, l'air extrait et les effluents gazeux n�cessiteront un filtrage ou un lavage. Les d�chets liquides et eaux us�es se pr�tent � un traitement par neutralisation, pr�cipitation, �puration, s�paration, etc. Les solvants organiques doivent �tre collect�s de fa�on � emp�cher la diffusion de vapeurs nocives dans l'atmosph�re. Il faudra prendre en outre des mesures assurant l'�vacuation dans les r�gles des d�chets liquides et solides (incin�ration, mise en d�charge, stockage d�finitif). On peut �galement envisager un recyclage des mati�res en question. Pour plus de d�tails sur le sujet, on se reportera au dossier "Analyse, diagnostic et test".
2.8.2 Essais de pr�paration m�canique
Dans le cadre de projets d'exploration mini�re, il peut s'av�rer n�cessaire de proc�der � des essais de traitement sur des �chantillons de minerai. Les eaux us�es produites au cours des travaux doivent �tre recueillies dans des bassins de d�cantation et �tre trait�es de fa�on ad�quate, dans la mesure o� elles contiennent des substances pr�sentant des risques pour le milieu r�cepteur ou les nappes d'eau souterraines (voir dossier "Secteur minier - Pr�paration et transport").
3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement
Il convient de distinguer les effets sur l'environnement expos�s dans la partie 2 et les effets pouvant r�sulter des activit�s cons�cutives � cette phase d'exploration. Les �tudes, rapports et expertises �labor�s dans le cadre des projets du type abord� ici devraient pourtant d�j� faire �tat des �ventuelles r�percussions �cologiques pouvant se manifester lors de l'exploitation des gisements d�couverts. Les travaux de reconnaissance et d'exploration doivent s'accompagner d'une premi�re �valuation des incidences �cologiques qui se manifesteront par la suite. En cas de besoin, on proc�dera � des examens sp�cifiques sur ce point, parall�lement aux travaux de reconnaissance. Ces examens devraient �tre conduits compte-tenu des donn�es n�cessaires � l'�tude d'impact sur l'environnement qui devra suivre. Pour plus de d�tails sur leur nature, leur ampleur et leur �valuation de m�me que sur les mesures pr�ventives � mettre en oeuvre, on devra consulter les dossiers de l'environnement pertinents (cf. point 4).
4. Interaction avec d'autres domaines d'intervention
On constate certains recoupements avec d'autres dossiers relatifs � l'environnement:
- Am�nagement du territoire et planification r�gionale
- Am�nagement et gestion des ressources en eau
- Adduction et distribution d'eau en milieu urbain
- Alimentation en eau des r�gions rurales
- Travaux routiers sur r�seaux principaux et secondaires
(Construction et Entretien)
- Hydraulique rurale
- Hydraulique lourde
- Secteur minier - Exploitations � ciel ouvert
- Secteur minier - Exploitations souterraines
- P�trole et gaz naturel - Exploration, exploitation, transport,
stockage
- Secteur minier - Pr�paration et transport
- Ciment et chaux, pl�tre
- Le verre.
Les nappes d'eau souterraines constituent un aspect particuli�rement important pour tous ces domaines d'intervention. L'approvisionnement en eau � partir des nappes phr�atiques et la protection de cette ressource jouant un r�le tr�s important pour l'am�nagement du territoire et la planification r�gionale, et en particulier pour le d�veloppement rural, l'appr�ciation des effets �cologiques induits par les mesures mises en oeuvre rev�t elle aussi une importance particuli�re. Les travaux de reconnaissance pr�sentent des liens �troits avec le domaine des ressources min�rales et l'exploitation des gisements localis�s car ils permettent d�j� de d�celer certaines r�percussions sur l'environnement au stade des �tudes de faisabilit�.
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
Les projets ont pour objectif global d'assurer la satisfaction de besoins �l�mentaires (approvisionnement en eau potable par ex.), la gestion r�fl�chie des ressources exploit�es (l'eau par ex.), l'exploitation adapt�e des sols, la couverture des besoins locaux en �nergie et en mati�res premi�res min�rales et, par voie de cons�quence, la cr�ation d'emplois dans le domaine de l'extraction et de l'exportation des ressources, le tout en tenant compte des imp�ratifs de l'environnement. Ces objectifs reposent pour une grande part sur le transfert de savoir-faire et la sensibilisation � la sauvegarde de l'environnement.
A condition d'apporter tout le soin n�cessaire � la planification et � l'ex�cution du projet (mesures pr�ventives, prise en compte des effets pr�visibles), la reconnaissance, la prospection et l'exploration de ressources g�ologiques peuvent �tre men�es sans grandes r�percussions sur l'environnement.
Il existe en effet des m�thodes applicables � peu de frais qui permettent de limiter les d�g�ts �cologiques ou de rem�dier � ceux qui ont �t� caus�s.
Les travaux de reconnaissance fournissent en m�me temps les informations �cologiques indispensables � une gestion durable des sols, nappes souterraines et ressources mini�res non renouvelables.
La mise en oeuvre des mesures de protection de l'environnement passe par la sensibilisation des personnes concern�es aux probl�mes �cologiques. L'analyse et l'�valuation des �ventuels effets sur l'environnement doit faire partie int�grante du projet d�s sa phase d'instruction.
On �tablira des directives de mani�re �
- limiter au strict minimum les impacts sur l'environnement,
- adapter les interventions au contexte naturel, lorsqu'elles
sont in�vitables,
- r�parer au mieux les d�g�ts occasionn�s ou tout au moins en
limiter les effets,
- �viter les d�g�ts irr�versibles dans la mesure du possible.
Au cours de la phase de planification, on d�finira les mesures � prendre et on d�signera les personnes responsables de leur ex�cution.
Pour assurer le succ�s de ces mesures, on en contr�lera l'application non seulement au cours des activit�s, mais aussi � la cl�ture du projet.
On attirera �galement l'attention sur les �ventuelles incidences �cologiques pouvant surgir lorsqu'un projet arriv� � terme fait l'objet d'une prolongation ou est compl�t� par de nouvelles activit�s.
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