Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante


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D - Stockage

I - TYPES DE STOCKAGE

1. Stockage traditionnel

Nous avons vu qu'au niveau villageois, le ma�s est g�n�ralement stock� en �pis en spathes dans des greniers a�r�s qui permettent une finition du s�chage par ventilation naturelle; ce type de stockage est pr�c�d� d'un pr�s�chage naturel du produit au champ.

L'utilisation du crib, � la fois structure de s�chage et de stockage, permet d'am�liorer ces techniques villageoises (voir chapitre IV).

Poids sp�cifique du mais stock�: ma�s �pis nus: 450 kg/m�.

2. Stockage en sacs

Au niveau des centres de commercialisation, le mais est le plus souvent stock� en sacs.

Son volume sp�cifique moyen est alors de 1,8 m�/t.

L'humidit� de sauvegarde recommand�e pour un stockage de longue dur�e est de 12 % - 13 %.

3. Stockage en vrac

C'est le mode principal de stockage dans les pays industrialis�s. Il commence � se d�velopper dans les zones tropicales notamment au niveau des ports, des industries de transformation, des grands centres de collecte.

Le poids sp�cifique du ma�s-grain stock� en vrac est de: 700-750 kg/m�.

Angle du talus naturel � 12 %

28�

Angle de repos:

vidange-�coulement

27�

remplissage

16�

Les diff�rentes structures de stockage sont largement d�crites au chapitre VI.

II - MANUTENTION

Les appareils de manutention sont ceux employ�s classiquement pour les c�r�ales et d�crits au chapitre VI.

Cependant, certaines pr�cautions doivent �tre prises, car le mais est un produit plus fragile que les autres c�r�ales (bl�). Il faut donc

- limiter la vitesse des appareils de manutention,
- alimenter les �l�vateurs � godets de pr�f�rence sur le brin descendant,
- �viter les fortes inclinaisons des vis et choisir un jeu suffisant entre la vis et le tube,
- �viter l'emploi des transporteurs pneumatiques qui risquent d'entra�ner des taux de brisures importants,
- limiter les hauteurs de chute (au-dessus de 10 In, les taux de casse deviennent importants) et �viter les impacts directs sur le b�ton ou l'acier,
- �viter les manipulations r�p�t�es.

III - ENNEMIS DES STOCKS

Nous avons vu pr�c�demment qu'il �tait essentiel de bien s�cher le produit avant le stockage (H < 13 %) pour �viter d'une part une perte de mati�re s�che par respiration et, d'autre part, un d�veloppement des micro-organismes. Cependant, dans les zones o� l'on dispose de temp�ratures fra�ches, il est possible de conserver le mais en attente de s�chage en lui appliquant une ventilation de maintien dont le d�bit sp�cifique est fonction de l'humidit� du grain et de la temp�rature de l'air.

D�BITS SP�CIFIQUES EN VENTILATION DE MAINTIEN (donn�es CEMAGREF) - (unit� m�/h/m� de mais)

 

Humidit� du grain (MH)

Temp�rature de l'air

35 %

31 %

27 %

25 %

23 %

21 %

19 %

16 %

15� C

190

128

84

10

42

25

18

4,5

20� C

313

212

149

139

69

43

30

7,5

Lorsque le mais est sec, les principaux risques auxquels sont soumis les stocks sont les attaques de rongeurs et surtout d'insectes.

Les principaux ravageurs des ma�s stock�s sont Sitophilus oryzae (charan�on) et Sitotroga cerealella (alucite). Nous pr�sentons au chapitre IV un exemple de traitement des cribs. Rappelons que si dans certains cas, les spathes assurent une protection naturelle des �pis contre les insectes, il est le plus souvent pr�f�rable de despather pour que l'insecticide soit directement en contact avec le grain, le prot�geant ainsi plus efficacement.

Pour le traitement du ma�s stock� en sacs et en vrac le lecteur se reportera au chapitre VII.

Fiche N� 2 - Riz

A - G�n�ralit�s
B - Conservation
C - S�chage
D - Stockage

 

A - G�n�ralit�s

Le riz est la troisi�me c�r�ale cultiv�e dans le monde avec une production totale d'environ 414 millions de tonnes et la premi�re c�r�ale cultiv�e dans les pays en d�veloppement.

La Chine et l'Inde repr�sentent � elles seules 55 % de la production mondiale.

Riz

Production (millions de tonnes)

Superficie r�colt�e (millions d'hectares)

Rendement moyen (t)

Monde

414

145

2,8

Asie

376

129

2,9

(dont Chine

(146)

(34,5)

(4,2)

Inde)

(82)

(40)

(2)

Am�rique du Sud

13

7,5

1,7

Am�rique du Nord

11

2,3

4,7

Afrique

8,5

4,9

1,7


Le riz est essentiellement destin� � l'alimentation humaine.

On distingue:

- le riz paddy

: grain (caryopse) encore entour� de ses enveloppes (glumes et glumelles) qui est obtenu apr�s battage des panicules;

- le riz cargo

: grain d�barrass� de ses enveloppes (ou �balles�) par le d�corticage;

- le riz blanchi

: grain obtenu apr�s l'op�ration de blanchiment qui consiste � �liminer le germe et les t�guments;

A l'usinage, 100 kg de paddy donnent environ 70 kg de riz, 10 kg de son et farine et 20 kg de balles.

La composition moyenne du riz est la suivante:

 

Riz PADDY

Riz CARGO

Eau

13 %

12 %

Glucides

73,1 %

75,5 %

Lipides

2,1 %

1,3 %

Protides

8,2 %

10 %

Mati�res min�rales

3,6 %

1,2 %

Fig. 264: Coupe d'un grain de riz.

B - Conservation

La courbe de la figure 265 montre l'�volution de l'intensit� de la respiration (et corr�lativement du d�gagement de chaleur) du paddy � diff�rentes humidit�s. Aux basses humidit�s, la respiration reste faible et g�n�ralement inf�rieure � celle des autres c�r�ales: bl�, sorgho, mais (cf. chapitre I, fig. 4).

Fig. 265: Intensit� de la respiration du grain de paddy en fonction de l'humidit� du grain (� 37,8� C).

C - S�chage

A la diff�rence des autres c�r�ales, le riz n'est pas consomm� sous forme de farine ou de semoule, mais en grains d�cortiqu�s. Il importe donc qu'un maximum de pr�cautions soient prises lors du s�chage pour �viter le clivage des grains qui d�pr�cie la r�colte.

I - COURBE D'�QUILIBRE AIR-RIZ

Fig. 266: Courbe d'�quilibre air-riz. L'humidit� maximum du paddy pour le stockage est de: 14 %.

II - S�CHAGE NATUREL

1. S�chage en Panicules

Le s�chage du riz en panicules est directement li� aux conditions climatiques r�gionales pendant la r�colte. Il est important de ne pas laisser les panicules en contact avec le sol humide de la rizi�re et de ne pas les exposer directement au soleil pour �viter un s�chage trop rapide, qui provoque le clivage des grains.

Il est recommand�:

- lorsque l'on dispose de b�timents suffisamment vastes, de s�cher les bottes de panicules � l'ombre,
- lorsque le s�chage � l'ext�rieur est in�vitable, de prot�ger les moyettes ou les meules de l'ensoleillement direct, soit avec une botte renvers�e formant chapeau, soit avec de la paille.

Les moyettes sont constitu�es d'une quinzaine de gerbes appuy�es sur quelques gerbes centrales. Le s�chage peut durer de 4 � 8 jours suivant les conditions climatiques et l'humidit� � la r�colte.

Un autre syst�me de s�chage en panicules est le �perroquet� (Fig. 267). Il est constitu� d'une perche reposant sur des piquets de 60 cm de haut. De part et d'autre de cette perche centrale, on vient appuyer les gerbes. Pour �viter l'insolation directe, le haut des gerbes est recouvert par d'autres gerbes ou par de la paille. Le s�chage en perroquet, g�n�ralement situ� pr�s de l'aire de battage, est r�gulier et dure une dizaine de jours.

Le s�chage avant battage a une influence directe sur le rendement en grain entier comme l'illustrent les r�sultats suivants:

Fig. 267: S�chage de panicules de riz sur perroquet.

 

Rendement en grains entiers

S�chage sur le sol sans abri

15%

S�chage en moyettes le jour de la coupe

43%

S�chage en perroquet le jour de la coupe

44%

Battage imm�diat et s�chage du paddy

54%

2. S�chage naturel apr�s battage

Pour �viter les inconv�nients dus au s�chage des panicules en moyettes ou perroquet, il est possible de battre imm�diatement apr�s la r�colte. Dans le cas d'une m�canisation pouss�e (emploi de moissonneuse-batteuse) ces deux op�rations sont d'ailleurs simultan�es. On obtient alors un grain � 20 % - 25 % d'humidit� qu'il est n�cessaire de s�cher � 14 % pour le stockage. Lorsque les conditions climatiques le permettent, le s�chage naturel est encore largement utilis� pour abaisser l'humidit� du paddy jusqu'au taux de sauvegarde.

Le paddy est mis � s�cher sur des aires en terre battue, en ciment ou sur des nattes. L'exp�rience a montr� que le s�chage � l'ombre en couche mince (5 � 20 cm) permettait d'obtenir les meilleurs r�sultats, mais il exige des surfaces couvertes importantes et est plus lent que l'exposition directe au soleil.

Dans la pratique du s�chage au soleil, il est conseill� d'�tendre le paddy en couche mince (10-12 cm) et de le pelleter fr�quemment (5 fois par jour) pour �viter que les grains n'atteignent des temp�ratures excessives (50� C, voire plus). Les alternances s�chage-r�humidification favorisant le clivage des grains, il convient de pr�voir une protection contre les pluies et les condensations nocturnes.

Remarque: La p�riode de r�colte n'est �videmment pas indiff�rente, il faut, dans la mesure du possible, r�colter � maturit� et m�me l�g�rement avant. Une surmaturit� entra�ne, notamment en zones s�ches, des taux de brisures plus importants et des pertes par �grenage au moment de la r�colte.

Maintenant, l'introduction de nouvelles vari�t�s, le d�veloppement de l'irrigation, et les possibilit�s des doubles cultures, conduisent souvent � r�colter pendant les p�riodes pluvieuses. Le s�chage artificiel devient alors indispensable.

III - S�CHAGE ARTIFICIEL

On distingue deux m�thodes de s�chage artificiel du riz:

- le s�chage lent � l'air ambiant ou l�g�rement r�chauff�,
- le s�chage rapide � l'air chaud.

1. Ventilation � l'air ambiant ou l�g�rement r�chauff�

Pour bien mener une ventilation s�chante, il faut conna�tre:

- l'humidit� du riz et l'humidit� relative de l'air de ventilation,

- la courbe d'�quilibre air-riz pour d�terminer, en fonction de l'humidit� du riz et de l'humidit� relative de l'air insuffl�, s'il y aura s�chage effectif et jusqu'� quel taux d'humidit� (cf. Fig. 266).

- la perte de charge dans le riz pour d�terminer, en fonction du ventilateur utilis� et de l'�paisseur de grain � s�cher, quel sera le d�bit r�el du ventilateur (cf. Fig. 278),

- le diagramme de l'air humide pour d�terminer la quantit� d'eau enlev�e par l'air.

a) Types d'installations

Diff�rents types d'installations de ventilation peuvent �tre employ�s, � savoir:

- cellules carr�es ou circulaires �quip�es de gaines ou d'un faux fond perfor�,
- magasins �quip�s de gaines,
- cellules circulaires avec chemin�e centrale,
- etc.

b) Conduite du s�chage

Le cas le plus fr�quent est le s�chage en cellule � faux fond perfor�.

On recommande g�n�ralement de travailler sur une couche de paddy de 2,5 m de hauteur au maximum et de lui appliquer une ventilation de 135 m� d'air/h/m� de paddy.

Le paddy est ventil� en permanence jusqu'� ce que l'humidit� de la couche sup�rieure atteigne 16 % sans se pr�occuper de l'humidit� relative de l'air. Si toutefois l'hygrom�trie demeure trop �lev�e (90 0/9 et plus) en permanence, il est pr�f�rable d'arr�ter la ventilation et de ne la faire fonctionner que pendant quelques heures par jour pour �vacuer la chaleur d�gag�e par le produit humide.

Lorsque le paddy atteint 16 %, il ne faut ventiler qu'avec de l'air � 75 % d'humidit� relative au maximum pour s�cher jusqu'� l'humidit� de sauvegarde (14 %).

Cette m�thode permet un s�chage de 0,5 � 1,1 % par jour dans des conditions moyennes,

Le s�chage par ventilation � l'air ambiant est un proc�d� �conomique tr�s int�ressant dans les zones o� la p�riode apr�s r�colte est s�che.

On con�oit ais�ment sa difficult� d'application dans les r�gions o� l'humidit� relative de l'air est tr�s �lev�e. Pour y rem�dier, il est possible d'abaisser l'humidit� relative en utilisant un petit g�n�rateur d'air chaud qui rel�ve de 4 � 5� C la temp�rature de l'air et r�duit son hygrom�trie: le s�chage doit alors �tre conduit avec pr�caution pour �viter deux risques:

• la d�gradation microbiologique du produit humide d'une part,

• le surs�chage des couches proches des entr�es d'air qui se traduit par un moins bon rendement d'usinage d'autre part (taux de brisures �lev�).

Cette technique de s�chage lent fait l'objet d'un important programme de mise au point dans les conditions climatiques humides du Sud-Est asiatique (Malaisie) o� elle est utilis�e en s�chage lent de compl�ment de 18 % � 14 % apr�s un s�chage rapide de 25 % � 18 %.

2. S�chage � l'air chaud

Le s�chage � l'air chaud permet d'abaisser rapidement l'humidit� du paddy jusqu'� son taux de sauvegarde. Il est r�alis� dans des s�choirs, c'est-�-dire avec de forts d�bits d'air chaud et sec.

a) S�choirs statiques

Les s�choirs statiques, qu'ils soient horizontaux ou verticaux, fonctionnent g�n�ralement � une temp�rature inf�rieure � 40� C et permettent le s�chage en 12 � 24 h.

Les s�choirs couramment utilis�s sont les s�choirs cases qui sont d�crits en d�tail au chapitre III.

Ils sont constitu�s d'une case horizontale � faux fond perfor� (parfois inclin� pour faciliter la vidange) � laquelle est accoupl� un g�n�rateur d'air chaud.

La temp�rature de l'air de s�chage est voisine de 40� C et le d�bit sp�cifique fourni par le ventilateur est de l'ordre de 2 000 m�/h/m� de grain, l'�paisseur de la couche de grain �tant de 30 � 50 cm.

Quelques exemples de s�choirs statiques � riz:

- cases de s�chage � fond inclin� (fig. 27, chapitre III),
- cases de s�chage japonaises (fig. 269).

Il s'agit de cases � faux fond perfor� pr�sentant une surface de s�chage de 3 � 6 ml et permettant de s�cher des lots de 500 kg � 1500 kg de paddy. La vitesse de s�chage est de 0,6 % � 0,8 % d'humidit� par heure.

La case est �quip�e d'un br�leur consommant de 2 � 5 1 de fuel/h et d'un ventilateur actionn� soit par moteur thermique, soit par moteur �lectrique.

L'�l�vation de temp�rature de l'air au-dessus de l'ambiance est de 5 � 15� C au maximum.

Ces s�choirs sont peu on�reux, mais exigent un minimum d'attention pour leur conduite et l'entretien du moteur. Ils sont tr�s r�pandus dans les petites exploitations japonaises.

- cases de s�chage de l'I.R.R.I.:

• Case horizontale type BD1 (cf. fig. 28, chapitre III)

Il s'agit de la version simplifi�e du mod�le japonais d�crit pr�c�demment; sa capacit� est d'environ 1 tonne. Si possible, il est conseill� de jumeler deux cases afin de mieux rentabiliser le g�n�rateur d'air chaud pendant les p�riodes de chargement et de vidange des cases.

• Case verticale type BD2 (cf. fig. 271)

Cette cellule en bois se compose de 2 colonnes verticales de 46 cm d'�paisseur dispos�es de part et d'autre d'une chambre centrale d'arriv�e d'air chaud. Les deux parois ext�rieures sont constitu�es de persiennes � �l�ments coulissants inclin�s � 60� qui peuvent �tre retir�s pour le chargement et la vidange. Les 20 cm sup�rieurs des parois int�rieures sont pleins pour que l'air chaud traverse effectivement la couche sup�rieure du grain. L'avant et l'arri�re du s�choir sont constitu�s d'une paroi pleine en contre-plaqu�.

Les dimensions d'une colonne sont:

Longueur

: 2,45 m

 

Hauteur

: 1,55 m

volume 1,7 m�

�paisseur

: 0,46 m

 

donc une capacit� totale du s�choir de 2 t avec les 2 colonnes.

La temp�rature de l'air de s�chage est de 43� C. Le d�bit sp�cifique de 1800 � 2 000 m�/h/m� de grain.

Le g�n�rateur d'air chaud est un br�leur � p�trole. La consommation annonc�e est de 1,5 l/h par le moteur et de 2,7 l/h par le br�leur.

La figure 272 repr�sentant la vitesse de s�chage illustre l'h�t�rog�n�it� du s�chage. Cet �cart, de l'ordre de 3 %, peut �tre r�duit en maintenant le ventilateur en fonctionnement environ une heure apr�s l'arr�t du br�leur.

• Cases de s�chage de grande capacit�

Identiques dans leur principe aux pr�c�dents, ces s�choirs en diff�rent par leur taille et par la m�canisation plus ou moins pouss�e des manutentions.

Le faux fond perfor�, g�n�ralement circulaire, peut d�passer 50 ml et les lots atteindre 20 tonnes. La vitesse de s�chage est de l'ordre de 1 � 1,5 % d'humidit� par heure selon la puissance du g�n�rateur d'air chaud et l'humidit� initiale du paddy.

Fig. 269: Case de s�chage japonaise. (Doc. SATAKE.)

Fig. 270: Vitesse de s�chage dans le s�choir IRRI BD1 en fonction de l'humidit� initiale. (Doc. IRRI.)

Fig. 271: Coupe du s�choir statique vertical IRRI BD2. (Doc. IRRI.)

Fig. 272: Mesure de la vitesse de s�chage avec le s�choir � cases verticales BD2. (Doc. IRRI.)

La m�canisation des op�rations de chargement et d�chargement permet de limiter les temps morts entre chaque lot et en conditions moyennes de s�cher 2 lots par 24 heures (1 de jour et 1 de nuit).

Ce type de mat�riel est int�ressant dans le cas o� il est n�cessaire de s�cher des quantit�s importantes, mais ne justifiant pas l'investissement �lev� dans un s�choir continu. Son principal d�savantage est d'occuper une importante surface au sol. Compte tenu de l'h�t�rog�n�it� de s�chage inh�rente � tout s�choir statique, il est conseill� de pr�voir une cellule d'homog�n�isation ventil�e avant les cellules de stockage.

b) S�choirs continus

Pratiquement, tous les types de s�choirs continus d�crits au chapitre III peuvent �tre utilis�s, ce qui importe n'�tant pas le type du s�choir, mais la conduite de son fonctionnement.

Il est possible de s�cher avec de l'air � temp�rature �lev�e lorsque le grain perd facilement son eau. L'�vaporation absorbe une forte quantit� de chaleur, ce qui abaisse la temp�rature de l'air de s�chage. Ceci est v�rifi� dans la pratique o� l'on utilise de l'air d'autant plus chaud que le grain est plus humide et o� l'on constate qu'� mesure que l'humidit� du grain diminue, la temp�rature de l'air sortant du s�choir augmente.

Dans le cas du riz, un s�chage trop rapide provoque la dessiccation de la couche externe du grain et ne permet pas � l'eau interne de diffuser vers la p�riph�rie. Les contraintes dans la couche superficielle provoquent des taux de brisures �lev�s � l'usinage.

Pour limiter ce risque, les s�choirs continus travaillent � basse temp�rature (35-45� C) aux d�pens du d�bit.

C'est pour am�liorer ce d�bit qu'a �t� mis au point le s�chage en plusieurs passages. Le paddy humide est s�ch� de 2 � 3 % en quelques minutes, puis laiss� en repos pendant plusieurs heures, afin que l'humidit� s'homog�n�ise dans le grain avant un nouveau passage au s�choir. Le s�chage complet demande g�n�ralement au minimum 4 passages. (Fig. 273).

Le s�chage du riz en plusieurs passages peut �tre r�alis� de diff�rentes mani�res:

- Utilisation d'un s�choir continu jumel� avec un boisseau tampon de ressuyage dont la capacit� correspond � plusieurs fois le d�bit horaire du s�choir. Ce syst�me n'est g�n�ralement applicable que sur de petites unit�s. Sinon on utilise autant de colonnes de s�chage qu'il est pr�vu de passes et des cellules interm�diaires de temporisation.

Fig. 273: Diagramme de s�chage d'un s�choir Satake.

La temp�rature de l'air de s�chage atteint 54� C pour du paddy destin� � la consommation (ne pas d�passer 43� C pour du paddy de sentence) et la dur�e d'homog�n�isation varie de 6 � 24 h (10 Il en moyenne), alors que chaque passe de s�chage dure de 10 � 30 mn.

- Une autre technique consiste � am�nager dans la colonne du s�choir des zones de s�chage s�par�es par des zones de ressuage. (Fig. 274).

Fig. 274: Sch�ma de principe du s�choir continu polyvalent. (Doc. COMIA FAO.)

- Enfin une derni�re solution consiste � faire recirculer le riz dans un s�choir o� 1/6 de la colonne permet le s�chage, le reste �tant r�serv� au ressuage.

La figure 275 pr�sente le principe d'un s�choir � colonne large. Ce m�me principe peut �tre utilis� en colonne haute. Des essais r�alis�s en Italie par le constructeur ont montr� que si dans un s�choir � un seul passage le riz atteignait 40� C, dans un s�choir multipasse cette temp�rature n'est que de 25-30� C et n'atteint WC qu'en fin de s�chage pour une temp�rature de l'air chaud de 50� C � 55� C.

Le d�bit d'air est d'environ 1800 m�/h/m� de grain.

La conduite du s�chage est la suivante:

temps de s�chage: environ 30 mn
temps de ressuage: 3 � 4 h

Quelques constructeurs de s�choirs � riz: LAW, COMIA-FAO, SATAKE.

Fig. 275: Sch�ma de principe du s�choir � colonne large.

PHASE 1: extraction de 500 kg de riz sur la zone de s�chage vers les zones de repos, dur�e 2 mn.

PHASE 2: extraction de 2 x 250 kg de riz sur les zones de ressuage vers la zone de s�chage, dur�e 2 mn.

(Doc. COMIA-FAO.)

3. S�chage du riz �tuv�

L'�tuvage du riz est r�alis� par trempage du paddy suivi d'une �l�vation de temp�rature en autoclave, puis d'un s�chage. Il a pour but de faire diffuser vers l'int�rieur du grain de nombreux �l�ments nutritifs, min�raux et vitamines, concentr�s � la p�riph�rie et en grande partie �limin�s lors du blanchiment qui suit le d�corticage. De plus, le trempage et le chauffage � la vapeur provoquent une g�latinisation de l'amidon; la texture du grain s'en trouve consolid�e, le grain ne se brise pratiquement plus � l'usinage et r�siste bien aux attaques d'insectes. Le s�chage peut �tre conduit � temp�rature �lev�e sans risque de provoquer des brisures.

L'�tuvage a l'inconv�nient de conf�rer au riz une couleur jaune et un go�t particulier qui n'est appr�ci� que dans certaines r�gions.

4. Utilisation de sous-produits pour le s�chage

Le riz paddy contient 20 % d'enveloppes ou �balles�. Leur poids sp�cifique est d'environ 140 kg/m�.

Ce sous-produit sec peut �tre utilis� comme combustible pour le s�chage. Son pouvoir calorifique est de 2 800 � 3 500 mth/kg M.S. Les balles br�lent � environ 900� C mais ont pour inconv�nient d'avoir un taux de cendres important: 20 %. Le d�corticage d'une tonne fournissant 200 kg de balles, m�me dans un s�choir peu performant (2 000 kcal/kg d'eau �vapor�e), elles sont suffisantes pour s�cher 1 tonne de paddy de 35 % � 14 %. L'humidit� initiale �tant en g�n�ral inf�rieure, la balle est exc�dentaire pour s�cher le riz et peut �galement produire l'�nergie n�cessaire au fonctionnement de la rizerie (usinage, etc.).

L'IRRI a mis au point des g�n�rateurs de petites puissances tr�s simples adaptables aux petits s�choirs � cases BD1 et BD2 pr�sent�s ci-dessus.

Le four est construit en briques dans une ossature m�tallique (parfois rev�tue de t�les m�talliques r�cup�rant la chaleur radiante).

Pour une augmentation de temp�rature de 14� C (de 29� C � 43� C) la consommation en balles, donn�e par le constructeur, est:

- four � balles pour s�choir BD1: 4,5 kg/h,
- four � balles pour s�choir BD2: 10-11 kg/h.

Un sch�ma explicatif est pr�sent� figure 61 (chapitre III).


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