42. Transport et distribution de l'�lectricit�

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

1. Pr�sentation du domaine d'intervention
2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

2.1 Effets sur l'environnement naturel
2.2 Sant�, hygi�ne du travail et s�curit�
2.3 Atteinte � l'esth�tique du paysage
2.4 Effets socio-�conomiques et socioculturels

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement
4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
6. Bibliographie

1. Pr�sentation du domaine d'intervention

Les syst�mes d'alimentation en courant �lectrique constituent un �l�ment important de l'infrastructure technique d'un pays. Ils se composent d'installations pour la production, le transport et la distribution d'�nergie �lectrique.

Ce dossier traite de la planification, de la construction et de l'exploitation de tous les �quipements techniques n�cessaires au transport et � la distribution de l'�lectricit�.

Par transport, on entend l'acheminement de l'�lectricit� depuis la centrale �lectrique jusqu'aux centres de consommation. Le r�seau de transport comporte des lignes � haute et moyenne tension assurant le transfert de la puissance �lectrique fournie par les centrales sur de grandes distances. Selon la situation des centrales par rapport aux centres de consommation, elles peuvent traverser des paysages et des formes de v�g�tation tr�s vari�s.

Par distribution, on entend l'acheminement de l'�nergie �lectrique jusqu'aux usagers � desservir. En r�gle g�n�rale, la distribution est assur�e par des lignes � moyenne ou basse tension couvrant des distances relativement faibles, dans des zones habit�es.

Les �quipements techniques n�cessaires au transport et � la distribution d'�nergie �lectrique peuvent se regrouper de la fa�on suivante:

- lignes a�riennes,
- c�bles souterrains,
- postes de transformation et postes d'interconnexion.

2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

La construction et l'exploitation des �quipements pr�cit�s ont des effets directs sur l'environnement, l'ampleur et l'intensit� de ces effets �tant essentiellement conditionn�es par des ph�nom�nes physiques et par les �tudes pr�alables � la mise en oeuvre des �quipements en question.

Dans ce qui va suivre, nous d�crirons les effets directs des �quipements de transport de l'�nergie �lectrique se rapportant d'une part � l'environnement naturel, c'est-�-dire:

- les ressources naturelles (eau, sol, air) et
- les syst�mes �cologiques (flore et faune, bioc�noses) et d'autre part � l'homme en ce qui concerne:
- la sant�, la s�curit� et l'hygi�ne de travail
- le contexte socio-�conomique et socioculturel
- les aspects esth�tiques et �voquerons �galement les effets indirects.

2.1 Effets sur l'environnement naturel

Sol/eau/air

La construction et l'exploitation de lignes a�riennes dans des r�gions bois�es n�cessite l'am�nagement de tranch�es dont la largeur peut varier entre 25 et 100 m, selon l'importance de la ligne install�e. Afin de construire et de surveiller les lignes, il peut s'av�rer n�cessaire de construire des routes ou des pistes. Ceci implique une destruction des peuplements forestiers, qui ne pourront plus se renouveler. Du fait de la disparition de la couverture v�g�tale, le sol est expos� aux agents atmosph�riques tels la chaleur, le gel et la pluie, et se trouve ainsi gravement menac� par l'�rosion. Ce risque d'�rosion est encore aggrav� par les engins de chantier qui provoquent le compactage du sol. Les possibilit�s d'utilisation des surfaces ainsi d�nud�es sont tr�s limit�es. Une bande de terrain ne pouvant plus �tre exploit�e par l'industrie foresti�re (risque de mise � la terre) devrait donc �tre plant�e de verdure afin de limiter l'�rosion. Par ailleurs, l'utilisation d'�quipements peu encombrants et ne n�cessitant qu'un minimum d'entretien (lignes enjambant la for�t, technique SF6) permettra de r�duire consid�rablement l'emprise de la ligne sur le terrain.

L'installation des pyl�nes et de leurs fondations sur des terrains en pente exige une connaissance d�taill�e du sous-sol. Si les travaux n'ont pas �t� planifi�s en cons�quence ou s'ils ne sont pas ex�cut�s correctement, la stabilit� des pentes pourra s'en trouver r�duite. Des glissements de terrain seront alors � craindre.

L'am�nagement de postes d'interconnexion et de transformation entra�ne d'une part l'occupation durable d'un terrain, d'autre part certains composants de ces �quipements (transformateurs, condensateurs, bobines de mise � la terre, c�bles souterrains, le cas �ch�ant) contiennent de grandes quantit�s de fluides de refroidissement et d'isolants (huiles min�rales ou autres liquides contenant �ventuellement du polychlorbiphenyle (PCB) toxique) qui, en cas de fuite, risquent de contaminer le sol et les eaux souterraines.

Pour �viter de telles contaminations, il convient de pr�voir des bacs collecteurs et des s�parateurs.

Faune et flore

Pendant la phase de construction des lignes et des postes d'interconnexion, la faune et la flore environnantes subissent le bruit et la pollution engendr�s par le mat�riel de chantier et peuvent s'en trouver perturb�s de fa�on durable.

A l'emplacement des tranch�es dans les zones bois�es, on voit appara�tre un microclimat modifi� (ensoleillement plus intense et d�placements d'air plus importants, modification des temp�ratures au cours de la journ�e), ce qui se traduit par une alt�ration du syst�me �cologique sur une �tendue restreinte.

Selon le trac�, les tranch�es peuvent augmenter le risque de d�g�ts occasionn�s par le vent dans la for�t.

On a souvent recours au feu ou aux herbicides pour am�nager et entretenir les tranch�es. Ces m�thodes �tant tr�s n�fastes � la faune et � la flore, on devrait y renoncer autant que possible.

Le risque de d�coupage ou d'isolement de biotopes de petite �tendue, susceptible de mener ensuite � leur destruction, m�rite �galement d'�tre pris en compte.

Pour les oiseaux, les lignes a�riennes constituent quatre dangers principaux:

- perte d'aires de couvaison ;
- collision d'oiseaux avec des conducteurs (fr�quentes dans le cas d'oiseaux migrateurs se d�pla�ant de nuit) ;
- mort d'oiseaux par �lectrocution (oiseaux ayant touch� simultan�ment deux conducteurs ou un conducteur et le pyl�ne (lignes � moyenne tension) ;
- d�r�glement du syst�me d'orientation magn�tique des oiseaux migrateurs.

En Allemagne, par exemple, certains grands oiseaux sont fortement d�cim�s par les lignes a�riennes (chez les cigognes blanches, 70% des pertes sont dues � une �lectrocution).

Des courts-circuits et incidents de fonctionnement survenant dans des postes de transformation ou d'interconnexion peuvent, dans de rares cas, il est vrai, provoquer des incendies d�truisant la flore et la faune environnantes.

Les tranch�es et chemins am�nag�s pour la construction et l'entretien des lignes peuvent avoir les m�mes incidences sur l'environnement que les autres voies de communication (en particulier, par le raccordement au r�seau de zones jusqu'alors d�pourvues d'�lectricit�, voir � ce sujet les dossiers "Am�nagement des transports et communications" et "Travaux routiers sur r�seaux principaux et secondaires - Construction et Entretien)".

Mesures visant � r�duire les effets n�gatifs ou � les �viter

Les effets ci-dessus peuvent �tre r�duits, voire �vit�s, si l'on tient compte des points suivants lors de la planification et de la construction de lignes a�riennes:

- Recours � des solutions alternatives au lieu de l'installation de nouveaux tron�ons de lignes a�riennes (transformation, augmentation du taux d'utilisation, utilisation multiple de lignes existantes) ;
- Rattachement des lignes � des trac�s existants (voies de communication, canalisations) ;
- Trac� s'int�grant dans la configuration naturelle du terrain, et �vitant entre autres les espaces particuli�rement expos�s tels les �l�vations de terrain, les croupes, les cr�tes, etc. ;
- R�duction notable de la consommation d'espace par le recours � des pyl�nes de grande hauteur pour accro�tre la port�e et pouvoir ainsi enjamber les surfaces bois�es notamment ;
- Exclusion des r�serves naturelles et autres zones prot�g�es, de m�me que les zones pr�sentant un grand int�r�t biologique ou �cologique et les aires de d�tente ;
- Installation sur les pyl�nes des lignes a�riennes � moyenne et basse tension de dispositifs prot�geant les oiseaux: gaines isolantes, capots de protection, perchoirs et plate-formes de nidification ;
- Construction de lignes autorisant d�s le d�part une utilisation multiple (lignes � plusieurs ternes) ;
- R�duction sensible de l'emprise des lignes par le choix judicieux du type de support (pyl�nes en treillis, pyl�nes tubulaires, poteaux en b�ton ou en bois), de l'armement (disposition et taille des traverses) et par l'utilisation de conducteurs en faisceau et de conducteurs isol�s sur les lignes � basse et moyenne tension ;
- R�duction de l'espace requis au sol et en hauteur par la mise en oeuvre de c�bles souterrains plut�t que de lignes a�riennes, m�me si cette technologie exige malgr� tout le d�boisement du trac� (pour des motifs �conomiques et techniques li�s � l'exploitation, l'utilisation de c�bles souterrains reste probl�matique du fait de l'investissement financier �lev� et du niveau de qualification du personnel d'entretien qu'elle n�cessite) ;
- R�duction des risques de contamination du sol et des nappes d'eau souterraines par un contr�le p�riodique des appareils servant � l'impr�gnation des poteaux en bois, par l'abandon des produits contenant du goudron au profit de substances plus favorables � l'environnement (� base de sel) ou par l'utilisation de bois impr�gn�s sous vide ou sous haute pression ;
- Pr�vention de l'�rosion du sol par la mise en place de paillis ou par l'ensemencement des surfaces d�nud�es en vue de reconstituer une couverture v�g�tale sur ces surfaces. Dans les zones connaissant une ou plusieurs saisons des pluies, ces op�rations devraient avoir lieu au d�but de la saison des pluies pour �viter le lessivage du sol ;
- Adaptation et renforcement des lignes existantes afin d'�viter les pertes d'�nergie, ce qui peut rendre superflu la construction de lignes suppl�mentaires;
- Reboisement des surfaces d�bois�es lors des travaux dans le cas de lignes enjambant la for�t.

2.2 Sant�, hygi�ne du travail et s�curit�

Accidents

Parmi les dangers li�s aux �quipements de transport d'�nergie �lectrique (accidents, br�lures graves), il faut en premier lieu citer les contacts accidentels avec des pi�ces sous tension et les accidents survenant � des personnes p�n�trant dans des enceintes insuffisamment prot�g�es. En second lieu, on notera les incendies provoqu�s par des courts-circuits.

Les risques d'accident sont particuli�rement �lev�s dans les situations suivantes:

- Les consignes techniques de s�curit� n'ont pas �t� prises en compte lors de la planification et de l'ex�cution des ouvrages (utilisation de composants de qualit� m�diocre, dimensionnement insuffisant des organes, n�gligences lors de l'ex�cution des travaux, non respect des distances de s�curit�), d'o� l'existence d'installations ne r�pondant pas aux imp�ratifs de s�curit�.
- Du fait d'une formation d�ficiente, le personnel d'exploitation n'appr�cie pas pleinement l'importance des mesures de s�curit�.
- La population n'est pas suffisamment inform�e des dangers li�s aux installations �lectriques et se livre � des pratiques ou adopte des comportements dangereux (escalade de pyl�nes, incursion dans des postes d'interconnexion malgr� les interdictions, non protection contre la foudre, branchements illicites, etc.).

Par le pass�, l'utilisation de polychlorbiph�nyles (PCB) comme di�lectriques non inflammables dans les transformateurs et condensateurs constituait un danger pour la sant�, et continue de l'�tre dans les rares cas o� cette substance est encore employ�e. Les PCB sont fortement toxiques, se concentrent le long de la cha�ne alimentaire, provoquent des troubles chroniques et sont canc�rog�nes. Lorsqu'ils br�lent, par exemple � la suite d'un incendie au voisinage du poste, ils d�gagent des dioxines et des furannes hautement toxiques.

Aujourd'hui, � quelques rares exceptions pr�s (par ex. dans les installations �lectriques des mines souterraines), l'usage des PCB est interdit dans de nombreux pays.

Les produits � base de goudron utilis�s pour l'impr�gnation des poteaux en bois constituent un risque pour la sant� et peuvent conduire, entre autres, � des affections cutan�es.

Les risques ci-dessus peuvent �tre r�duits en grande partie ou �tre totalement �limin�s par la mise en oeuvre des mesures suivantes:

- Choix et dimensionnement appropri�s des composants des installations ;
- Am�nagement de dispositifs emp�chant les personnes non autoris�es de p�n�trer dans les ouvrages, mise en place de d�fenses interdisant l'escalade des pyl�nes des lignes haute tension ;
- Diminution des risques d'incendie par l'utilisation de fluides isolants non inflammables ou de transformateurs secs et de cloisons pare-feu ;
- Abandon, dans les nouvelles installations, des fluides isolants et r�frig�rants contenant des PCB ; r�forme et �limination (conform�ment aux r�gles) des vieux transformateurs ;
- Remise au personnel d'exploitation des tenues de protection, outils et instruments de contr�le appropri�s ;
- Formation ad�quate du personnel d'exploitation ;
- Campagne d'information aupr�s des populationsconcern�es pour qu'elles prennent conscience des dangers li�s aux installations �lectriques.

Effets des champs �lectriques et magn�tiques sur la sant�.

D'apr�s les connaissances actuelles, fond�es sur des observations faites pendant de nombreuses ann�es dans un grand nombre de pays, les champs �lectriques et magn�tiques g�n�r�s par les �quipements de transport et de distribution d'�lectricit� (fr�quences 50 et 60 Hz) ne semblent avoir aucun effet n�faste sur la sant�.

Un rapport de l'OMS consacr� aux effets des champs magn�tiques sur la sant� constate qu'aucune r�action biologique n'est enregistr�e en pr�sence de champs magn�tiques atteignant jusqu'� 0,4 mT pour une fr�quence de 50 ou 60 Hz. Or, les champs magn�tiques engendr�s sur les lignes a�riennes atteignent, au niveau du sol, un maximum de 0,055 mT aux fr�quences ci-dessus mentionn�es.

Nuisances sonores

Les transformateurs en service dans les postes de transformation et de distribution �mettent un bourdonnement r�gulier, assez incommodant dans les zones d'habitation. Ceci peut �tre �vit� par l'utilisation de transformateurs peu bruyants ou par des mesures prises lors de la construction (distances suffisantes).

2.3 Atteinte � l'esth�tique du paysage

Les lignes a�riennes repr�sentent une nuisance esth�tique, dont la gravit� sera fonction de:

- la dimension des lignes, ainsi que du type de supports et de leur armement,
- du nombre de lignes install�es dans une m�me zone,
- du trac� et de la visibilit� des lignes, c'est-�-dire de leur degr� d'int�gration dans le paysage (couleur, sommets �vit�s),
- de l'exploitation et de l'occupation des sols des r�gions,travers�es (paysages naturels, zones cultiv�es, densit� de l'habitat, zones industrielles ou d'habitation, etc.).

Du fait de l'atteinte � l'int�grit� du paysage, la r�gion ou le site en question perd de sa valeur en tant qu'aire de d�tente.

Les mesures �voqu�es ci-avant permettent �galement de r�duire les nuisances esth�tiques.

2.4 Effets socio-�conomiques et socioculturels

Dans la mesure o� ils sont perceptibles, les effets socio-�conomiques ou socioculturels directs des projets de construction et d'exploitation d'�quipements de transport et de distribution d'�lectricit� sont de faible importance. On peut tout au plus citer d'importantes perturbations dans la r�ception des programmes de radio ou de t�l�vision dues � l'effet de couronne (ph�nom�nes d'effluves sur les lignes � haute tension dus � des c�bles de trop faible section ou � l'agencement des c�bles [ conducteurs en faisceau] ).

Les effets indirects sont li�s � la finalit� des �quipements en question, c'est-�-dire l'am�lioration des conditions de vie par l'approvisionnement d'une r�gion en �nergie �lectrique. Celui-ci se traduit par un plus grand confort dans le domaine priv� (gain de temps et diminution de la p�nibilit� de certains travaux) et dans le domaine public, mais aussi, en liaison avec d'autres mesures d'�quipement en infrastructures, par le d�veloppement des activit�s �conomiques ou l'apparition de nouvelles activit�s susceptibles de susciter des cr�ations d'emploi (r�duction du ch�mage), mais aussi une rationalisation de la production .

Par ailleurs, il s'est av�r� �galement que le d�veloppement d'une r�gion, notamment du fait de son �lectrification, pouvait entra�ner une profonde alt�ration des modes de vie et comportement traditionnels, s'accompagnant de la dissolution de structures et de liens sociaux et culturels. De plus, un pouvoir d'attraction s'exerce sur les r�gions avoisinantes, conduisant � des migrations et � l'apparition de zones � forte concentration humaine.

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement

La d�termination du trac� ainsi que du site des postes de transformation n�cessite le concours d'un grand nombre d'administrations, d'associations, d'organismes publics et priv�s, etc. Ce processus devra �tre conduit de telle mani�re que les aspects de la protection de l'environnement soient d�ment pris en consid�ration.

Les risques relatifs au sol et � l'eau pourront �tre �vit�s gr�ce � des am�nagements anti-�rosifs, par exemple, et des �quipements techniques appropri�s (protection contre les fuites d'huile dans les transformateurs, par ex.).

Quant � l'alt�ration du paysage, bien qu'in�vitable, il est possible de la minimiser. L'ampleur de cette alt�ration d�pendra de l'occupation et de l'utilisation des terrains (exploitation agricole ou industrielle, aire de d�tente) et de la diversit� du paysage. L'informatique permet de visualiser les trac�s et ainsi d'observer le paysage avec la ligne implant�e.

Pour l'appr�ciation des incidences sur la faune et la flore, on devra surtout tenir compte des esp�ces menac�es ou prot�g�es. Ici, l'appr�ciation d�pendra des crit�res et dispositions � l'�chelle locale ou internationale. L'analyse de la signification locale et r�gionale de biotopes n�cessite un inventaire couvrant une vaste superficie et devrait �galement pr�voir des mesures appropri�es pour la protection des oiseaux.

En ce qui concerne les travaux d'�tude des �quipements de transport et de distribution, il existe des directives fixant les distances � respecter et les mesures de protection contre les contacts accidentels de m�me que les mesures visant � interdire l'acc�s aux ouvrages sous tension et les pr�cautions � prendre lors des interventions sur des installations sous tension (DIN 0800, DIN 0848, DIN 57106, VDE 0106, r�glements sur la pr�vention des accidents sur les "installations et appareillages �lectriques" (VBG4)).

L'utilisation de PCB dans des enceintes ferm�es (transformateurs, condensateurs, etc.) est interdite dans les pays de la CE depuis 1985, l'exploitation des anciens appareils contenant du PCB restant cependant autoris�e pendant leur dur�e d'utilisation. Par souci pour l'environnement, ces appareils devraient n�anmoins �tre remplac�s et �limin�s de fa�on appropri�e (d�chloration de l'huile au sodium). L'incin�ration des PCB provoque des d�gagements de Dioxine !

4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention

L'�tude et la construction d'installations de transport et de distribution d'�lectricit� r�sultent de d�cisions prises dans le cadre d'une planification plus g�n�rale tels les plans de d�veloppement nationaux et r�gionaux, les plans directeurs en mati�re d'�nergie, plans d'am�nagement du territoire et d'urbanisation, les plans directeurs pour l'approvisionnement en �lectricit�, etc. A ce sujet, le lecteur est invit� � consulter les dossiers de l'environnement correspondants.

Bien �videmment, il existe des rapports directs avec le secteur de la production d'�nergie (voir dossier "Centrales thermiques"). Si la ligne est associ�e � une source de production, il faudra �galement tenir compte des effets imputables � la production d'�nergie ; par ailleurs, des pertes importantes sur la ligne accroissent les nuisances puisqu'elles n�cessitent la production d'une plus grande quantit� d'�nergie.

Les trac�s des lignes de transport sont en grande partie d�termin�s par la situation g�ographique des centres de consommation et par celle des sites choisis pour l'implantation des centrales. En pr�sence de biotopes et de paysages dignes d'�tre prot�g�s, on devra choisir d'autres trac�s les �vitant.

Il est possible de coordonner la construction des lignes avec des ouvrages existant ou � construire (routes, lignes de chemin de fer, voies navigables, autres lignes d'approvisionnement, etc.). Une telle coordination sera m�me indispensable lorsqu'il s'agira de traverser un a�roport, une voie navigable ou une route ou lorsque l'on envisagera d'installer parall�lement des lignes de t�l�communication et des lignes de transport d'�lectricit�, ce afin d'assurer le fonctionnement correct de toutes les installations concern�es.

Pour ce qui est du conditionnement et de l'�limination des huiles de transformateur contenant ou non des PCB, on se r�f�rera au dossier "Elimination des d�chets dangereux".

5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement

Ci-apr�s, nous allons examiner les cons�quences des effets sur l'environnement �voqu�s ci-dessus et esquisser les moyens de les minimiser ou de les �viter.

La consommation d'espace qui se manifeste d'une part par la mise � contribution de ressources naturelles (sol, v�g�tation) et, d'autre part, par l'alt�ration du paysage, est in�vitable d'une mani�re g�n�rale. Toutefois, les effets peuvent en �tre att�nu�s si les aspects �cologiques sont d�ment pris en compte au stade de la planification.

Le danger que constituent les lignes a�riennes pour les oiseaux peut �tre r�duit par des am�nagements appropri�s, mais ne peut cependant �tre totalement �limin�.

Les risques d'accident li�s aux installations de transport et de distribution d'�lectricit� peuvent �tre r�duits si l'on applique rigoureusement les directives et r�glements existants.

Dans ce domaine, on note un besoin important de mesures sur le plan de la formation et de l'information des personnes concern�es.

Les �missions (bruits, effet de couronne) dues aux installations de transport et de distribution d'�nergie �lectrique peuvent �tre ramen�es � des valeurs n�gligeables. L'utilisation de fluides contenant des PCB dans les postes de transformation constitue encore aujourd'hui un facteur de risque important puisque ces produits peuvent contaminer le milieu naturel � la suite d'un incident de fonctionnement ou d'un accident (fuites, incendie). Il convient donc d'encourager avec d�termination l'interdiction et le remplacement des appareils et composants contenant des PCB.

Compar�s � d'autres moyens de transport de l'�nergie (route, rail, navire, ol�oducs, gazoducs), le transport d'�lectricit� ne comporte pour l'environnement que de faibles risques, que l'on ne saurait n�anmoins ignorer. Si la construction de nouvelles installations de transport et de distribution d'�lectricit� s'av�re absolument n�cessaire (absence de possibilit� d'une production d'�lectricit� d�centralis�e), il conviendra alors d'opter pour des solutions m�nageant l'environnement.

Les effets n�gatifs pourront �tre �vit�s ou r�duits d'autant plus efficacement si les aspects �cologiques ont �t� d�ment pris en consid�ration d�s la phase d'�tude du projet.

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