19. A�roports

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

Sommaire

1. Pr�sentation du domaine d'intervention

2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

2.1 Structures socio-�conomiques
2.2 Ecosyst�me
2.3 Construction des a�roports
2.4 L'a�roport lieu de travail
2.5 Protection des eaux de surface et souterraines
2.6 Bruit provoqu� par les avions
2.7 Bruit provoqu� par les transports terrestres
2.8 Qualit� de l'air
2.9 Nuisances olfactives
2.10 Microclimat

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement

3.1 L'a�roport lieu de travail
3.2 Bruit provoqu� par les avions
3.3 Bruit provoqu� par les transports terrestres
3.4 Qualit� de l'air

4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention

5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement

6. Bibliographie

 

1. Pr�sentation du domaine d'intervention

Ce dossier traite des incidences environnementales de la construction et de l'exploitation d'un a�roport et d�crit les mesures � prendre en vue d'assurer la protection de l'environnement.

La construction et l'exploitation d'a�roports ont souvent une importance nationale, car ces projets g�n�rent de nombreuses activit�s �conomiques utiles au d�veloppement du pays. De plus, un aspect de prestige est g�n�ralement associ� aux a�roports.

La planification d'un a�roport doit tenir compte des points suivants :

- possibilit�s d'int�grer les surfaces n�cessaires au fonctionnement de l'a�roport dans les projets existants d'am�nagement urbain ou r�gional (pouss�e de l'urbanisation et de l'implantation d'entreprises),
- capacit� d'absorption et d'extension des infrastructures de transport existantes,
- capacit� d'absorption et d'extension des circuits d'approvisionnement et d'assainissement,
- aptitude du terrain � recevoir les constructions,
- situation au niveau des eaux de surface et souterraines,
- possibilit�s de r�aliser des actions de compensation �cologique efficaces,
- conception "� taille humaine" des installations et int�gration de celles-ci dans l'environnement,
- nature et nombre des mouvements d'avion pr�vus,
- r�gles internationales et nationales sur la s�curit� a�rienne.

Si les possibilit�s d'�limination des pollutions et nuisances environnementales graves sont insuffisantes, le site pr�vu doit �tre rejet� ou, le cas �ch�ant, il faudra imposer des restrictions de fonctionnement (par exemple, interdiction des vols de nuit).

 

2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

2.1 Structures socio-�conomiques

Les grands a�roports sont g�n�ralement construits � la p�riph�rie des agglom�rations. La planification d'un a�roport doit donc �tre int�gr�e dans l'am�nagement urbain ou r�gional pr�existant.

Les influences exerc�es par la construction d'un a�roport sur les structures socio-�conomiques d'une r�gion sont multiples et difficiles � cerner. Certains aspects essentiels sont �num�r�s ci-apr�s :

- modification de l'occupation des sols,
- modification de la structure des prix (prix des terrains, approvisionnement en produits alimentaires, etc.),
- modification du r�gime de propri�t�,
- modification de la qualit� de l'habitat dans les environs de l'a�roport,
- modification de la structure de population, pouvant s'accompagner d'une polarisation extr�me entre les entreprises riches (internationales : cha�nes d'h�tel, restaurants, agences de voyage, entreprises, etc.) et l'environnement national plus pauvre,
- augmentation de la pression en faveur de l'implantation d'entreprises industrielles, commerciales et de transport,
- modification du march� local de l'emploi (qualifications, r�mun�rations),
- modifications du comportement social (promotion sociale d'une part, corruption, vol, trafic de drogue, etc., d'autre part).

L'ampleur de ces changements peut en partie �tre att�nu�e par l'imposition de presriptions au niveau de la planification ou par le choix d'un site appropri�. Toutefois, ces changements sociaux sont dans une certaine mesure in�vitables et ne peuvent �tre att�nu�s que par des mesures d'accompagnement appropri�es. A cet effet, il convient de recenser la structure sociale de la zone d'implantation, puis d'�laborer un programme de promotion pour les cat�gories concern�es de la population.

2.2 Ecosyst�me

Les a�roports occupent une grande surface au sol, dont une partie importante est imperm�abilis�e, et ont de multiples effets, de sorte qu'ils repr�sentent une intervention tr�s importante dans le paysage naturel.

Les r�sultats des analyses de faune et de flore doivent constituer un crit�re essentiel dans la d�cision sur le choix du site. Les espaces naturels prot�g�s et les biotopes rares, qui occupent des surfaces importantes, seuls ou juxtapos�s, peuvent devenir des crit�res d'exclusion de sites envisag�s, lorsque des possibilit�s de compensation ou des espaces naturels de substitution ne sont pas disponibles. Les atteintes � l'environnement seront d'autant moins graves que l'on parviendra � mieux int�grer les �cosyst�mes naturels locaux dans la planification du site.

Le d�placement des plantes et des animaux se trouvant dans les zones directement occup�es par les installations a�roportuaires et les infrastructures d'accompagnement est in�vitable, si ce n'est qu'� cause des travaux de construction. S'ajoute � ceci la n�cessit� de supprimer les obstacles ou de cr�er des tapis de v�g�tation sp�cifique provoquant une modification des populations pr�sentes jusque-l�. La pr�vention des risques d'accidents dus aux collisions avec les oiseaux, en particulier, n�cessite des mesures sp�ciales entra�nant des restrictions d'utilisation et de production dans l'environnement direct d'un a�roport. Toutes les conditions favorisant le regroupement d'oiseaux dans cette zone doivent �tre modifi�es de mani�re � ce que celle-ci n'attire plus les oiseaux qui voudraient s'y installer ou en faire une zone de migration tr�s fr�quent�e. Parmi les mesures le plus souvent n�cessaires, on peut citer le comblement des plans d'eau, leur r�duction ou encore leur d�coupage en plusieurs plans de petite taille, ainsi que la pr�vention de nouvelles accumulations d'eau en surface. La transformation des berges et des plantations riveraines de m�me que l'interdiction des cultures agricoles attirant les oiseaux comptent parmi les autres moyens �ventuellement n�cessaires. Les d�charges d'ordures � proximit� des a�roports doivent �tre imp�rativement emp�ch�es ou ferm�es, car on sait qu'elles attirent les oiseaux � la recherche de nourriture. De plus, elles constituent des r�serves alimentaires suffisantes pour d'autres populations de petits animaux, y compris pour les oiseaux de proie qui, de par leur taille, constituent un risque consid�rable pour les avions, en particulier en cas de collisions au niveau des r�acteurs.

Au niveau g�o-�cologique, il importe en priorit� d'englober les �cosyst�mes dans les zones construites et de structurer les ouvrages de construction de mani�re � offrir � l'�cosyst�me a�roportuaire des surfaces suffisamment grandes pour son auto-stabilisation. D'ailleurs, cette auto-stabilisation rev�t une importance �conomique consid�rable dans la mesure o� elle peut entra�ner une diminution des co�ts d'investissement et d'entretien. Tant l'int�gration des �cosyst�mes � l'int�rieur m�me des installations a�roportuaires que la liaison avec les �cosyst�mes voisins doit �tre garantie. La constitution de zones tampons att�nue les effets de l'environnement, forc�ment monostructurel, des a�roports et g�n�re une compensation �cologique pour l'ensemble de l'infrastructure ainsi que son int�gration dans le milieu.

2.3 Construction des a�roports

La construction d'un a�roport exige en g�n�ral d'�normes travaux de terrassement ainsi que la fourniture des mat�riaux n�cessaires.

Les atteintes � l'environnement qui en r�sultent sont in�vitables mais doivent �tre limit�es par une planification appropri�e. Les mesures suivantes peuvent notamment �tre envisag�es :

- optimisation des voies de transport,
- utilisation des ressources naturelles r�gionales (terres des environs, p ex.),
- utilisation de mat�riaux de construction produits ou disponibles sur place ou dans la r�gion,
- intervention d'entreprises de construction r�gionales, ayant inclus la dimension �cologique dans leur activit�,
- modification �cologique des conditions d'�coulement gravitaire vers les cours d'eau r�cepteurs.

La construction d'un a�roport repr�sente un chantier de grande dimension et de longue dur�e.

2.4 L'a�roport lieu de travail

Le personnel employ� dans le cadre des installations a�roportuaires est expos� � des risques pour sa s�curit� et � des nuisances auditives extr�mes.

Les risques de s�curit� doivent �tre att�nu�s au maximum d�s la phase de planification, par exemple par :

- un marquage clair des voies de circulation,
- des instructions claires d'utilisation des �quipements,
- la surveillance technique des �quipements,
- des dispositions concernant les b�timents et l'organisation du travail pour la manutention de mati�res dangereuses (carburants, fluides, fret dangereux, etc.).

De plus, il importe d'�tablir une liste recensant toutes les mati�res dangereuses utilis�es normalement ou les plus fr�quemment transport�es et pr�cisant leurs risques sp�cifiques, les r�glementations � respecter pour les manipuler et la conduite m�dicale � tenir en cas de sinistre. Le poste m�dical doit �galement �tre �quip� en cons�quence.

Les personnes expos�es � des nuisances auditives extr�mes dans l'enceinte de l'a�roport doivent �tre prot�g�es de mani�re appropri�e. Les normes allemandes en vigueur � ce propos peuvent servir d'indication.

2.5 Protection des eaux de surface et souterraines

Il faut d�s le stade de la construction prendre toutes les dispositions n�cessaires pour que les nappes souterraines et la qualit� de leurs eaux ne soient pas affect�es par la r�alisation et le fonctionnement de l'a�roport. Par ailleurs, il est conseill� de mettre en place une surveillance r�guli�re des nappes, au moyen de puits situ�s en aval et en amont de l'a�roport.

Les surfaces imperm�abilis�es occupant une tr�s grande place (constructions et aires n�cessaires au mouvement des avions), les syst�mes d'�vacuation des eaux pluviales doivent �tre con�us avec une attention particuli�re. A cet effet, il faut, d�s le choix du site, proc�der � une analyse quantitative des r�gimes d'�coulement et des capacit�s des �missaires. Les donn�es �l�mentaires (fr�quence des pluies, charges de pointe et leur fr�quence) n�cessaires � la conception des bassins de retenue des eaux de pluie et au dimensionnement des capacit�s des �missaires doivent faire partie d'une expertise climatique ou d'une �tude sur les conditions m�t�orologiques de vol. On tiendra �galement compte du coefficient d'�coulement des types de surfaces concern�s.

Il faut syst�matiquement prendre en compte la possibilit� de contamination des eaux pluviales sur toutes les surfaces imperm�abilis�es de l'a�roport. Sur les surfaces r�serv�es aux mouvements des avions, il convient de citer en premier lieu les contaminations quasiment in�vitables dues au trafic a�rien : r�sidus d'huile, de carburant, produits de d�givrage (le cas �ch�ant), agents de nettoyage et r�sidus d'usure des pneus.

Le terrain de l'a�roport doit �tre dot� d'un syst�me �tanche de collecte et d'�vacuation des eaux pluviales. L'eau de pluie collect�e devra �tre dirig�e vers un syst�me d'�puration comportant un s�parateur d'huile et d'essence avant d'�tre rejet�e dans l'�missaire.

Les eaux us�es produites dans l'enceinte de l'a�roport doivent �tre canalis�es vers un syst�me d'�puration.

Sur les a�roports, des quantit�s consid�rables de mati�res dangereuses pour l'eau sont stock�es, manutentionn�es et utilis�es : carburants, huiles min�rales, agents nettoyants et solvants chimiques. Leur stockage doit �tre effectu� selon les r�gles et garantir que toutes les fuites soient exclues. Le risque d'�coulement incontr�l� des mati�res dangereuses pour l'eau doit �tre minimis� par la mise en oeuvre d'instructions de manipulation.

Il importe � cet effet de pr�voir des actions de formation et de sensibilisation du personnel.

L'�ventualit� d'accidents entra�nant l'�coulement de grandes quantit�s de mati�res dangereuses pour l'eau ne peut pas �tre exclue. Il existe un risque de pollution des eaux superficielles et souterraines. Il faut donc �viter d'implanter les a�roports dans les zones o� les eaux de surface et souterraines sont prot�g�es, en particulier lorsque les r�serves d'eau sont utilis�es pour l'approvisionnement en eau potable.

La vanne qui s�pare le compartiment s�parateur du bassin de retenue et �vite le risque de pollution des eaux souterraines, m�me en cas d'accidents, doit �tre connect�e � un syst�me d'alarme. De plus, son fonctionnement doit �tre automatique, ou bien sa fermeture manuelle doit �tre pr�vue dans une "liste de contr�le" g�n�rale � utiliser en cas d'accidents.

Les entrep�ts de carburants doivent �tre prot�g�s contre les fuites (par exemple au moyen de bassins de retenue), le feu et les explosions conform�ment aux r�glementations nationales et internationales. Les entrep�ts et les canalisations de transport doivent �tre int�gr�s dans un syst�me de d�tection des fuites.

2.6 Bruit provoqu� par les avions

Le bruit des avions est consid�r� comme la source de bruit la plus d�sagr�able. Par ailleurs, les nuisances dues au bruit dans l'environnement proche d'un a�roport sont in�vitables.

L'am�nagement r�gional concernant l'environnement de l'a�roport doit tenir compte de ces donn�es : des restrictions de fonctionnement devront �tre d�finies en fonction des types de zones � prot�ger (zones industrielles, zones commerciales, zones d'habitation). Dans de nombreux pays, la pr�sence de bidonvilles fr�quemment observ�e � proximit� des a�roports doit �tre �vit�e, ne serait-ce que pour des raisons de s�curit�, et �tre emp�ch�e autant que possible par des am�nagements paysagers (par exemple : extension de l'aire de trafic, planification appropri�e des lignes de trafic, etc.).

L'intensit� et les effets du bruit produit par un a�roport sont d�termin�s par les facteurs suivants :

- heures des d�collages et atterrissages (jour/nuit),
- nombre de d�collages et atterrissages,
- type de proc�dure de d�collage et d'atterrissage,
- type de freinage (inversion de pouss�e),
- type d'avion,
- autres �missions de bruit dans l'enceinte de l'a�roport (essais de turbines, turbines auxiliaires, etc.),
- orientation des pistes de d�collage et d'atterrissage ainsi que des trajectoires de vol.

Des dispositions techniques permettent de r�duire les �missions sonores :

a) mesures de r�duction des bruits prises par les constructeurs d'avion, au niveau des groupes motopropulseurs,
b) trac� des aires de mouvement en fonction de l'environnement de l'a�roport,
c) insonorisation des sources d'�mission fixes (essai de moteurs, turbines auxiliaires, etc.),
d) dispositifs antibruit pour les b�timents situ�s dans les zones expos�es au bruit.

Par ailleurs, des r�gles d'exploitation peuvent entra�ner une r�duction des �missions de bruit :

a) limitation des heures de d�collage et d'atterrissage,
b) fixation de couloirs d'approche et d'envol, le cas �ch�ant en les alternant r�guli�rement,
c) proc�dures d'atterrissage et de d�collage entra�nant une diminution du bruit,
d) restriction des freinages par inversion de pouss�e,
e) augmentation des droits de d�collage et d'atterrissage pour les types d'appareil anciens dot�s de moteurs bruyants (ce qui peut entra�ner une fr�quence d'utilisation moindre),
f) mise en oeuvre d'un �quipement de surveillance du bruit afin de pouvoir r�primer les violations �ventuelles d'une r�glementation antibruit.

Des mesures de r�duction des �missions sonores sont �galement possibles au niveau de la politique des transports (transfert vers d'autres modes de transport, interdiction des vols court-courrier, etc.). Le dossier sur la planification des transports fournit d'autres �l�ments sur le sujet.

2.7 Bruits provoqu�s par les transports terrestres

Le bruit produit � l'int�rieur des a�roports par les moyens de transport terrestres est en r�gle g�n�rale n�gligeable, du fait de l'�tendue n�cessaire des installations. Le bruit additionnel induit par le trafic sp�cifique des voies d'acc�s aux a�roports est en r�gle g�n�rale inf�rieur aux limites des nuisances subies par la collectivit�, � condition toutefois que ces voies de circulation aient une capacit� d'absorption �lev�e.

Lorsque des voies � grande circulation traversent des zones sensibles, les nuisances globales doivent �tre mesur�es et, le cas �ch�ant, des protections seront pr�vues ou bien les flux de circulation devront �tre d�vi�s. L'�clatement des flux de circulation sur plusieurs routes moins charg�es n'est pas une solution pertinente.

Il est souhaitable que l'a�roport soit desservi par des moyens de transport peu bruyants (transports sur rails).

2.8 Qualit� de l'air

En particulier dans les agglom�rations, de grandes quantit�s de polluants sont rejet�es chaque jour dans l'atmosph�re par les transports, les chauffages, l'industrie et les centrales �nerg�tiques. Les �missions g�n�r�es par un a�roport doivent �tre consid�r�es comme une composante suppl�mentaire dans la zone proche du sol.

Les �missions produites par la navigation a�rienne et le trafic de desserte (automobiles) sont tr�s proches du point de vue de leur composition et ne peuvent �tre distingu�es les unes des autres qu'avec des moyens techniques complexes. Compte tenu des quantit�s de polluants rejet�es par les avions, des facteurs m�t�orologiques et des ph�nom�nes chimiques se produisant dans l'air, on peut consid�rer que les charges de pollution dues au trafic a�rien dans les agglom�rations sont faibles par rapport aux sources terrestres. Les �missions produites entre 6 et 12 km d'altitude ont des effets additionnels dont le potentiel de nuisance n'est actuellement pas encore connu.

Des immissions �lev�es (HC, CO, NOx) peuvent se produire dans les environs imm�diats des a�roports, lorsque les mouvements d'avion sont importants (et s'accompagnent donc d'un fort trafic de desserte), en particulier en p�riodes de temps stable. L'int�gration de la zone a�roportuaire dans un syst�me r�gional de surveillance de l'air est donc souhaitable.

Lorsque les valeurs limites fix�es sont d�pass�es, des mesures r�glementaires appropri�es permettent dans un premier temps de limiter la circulation automobile puis, le cas �ch�ant, le trafic a�rien.

Une estimation de la fr�quence des inversions m�t�orologiques dans la r�gion de l'a�roport doit �tre incluse dans l'expertise climatique ou l'�tude sur les conditions m�t�orologiques de vol.

2.9 Nuisances olfactives

Les �missions produites par le trafic a�rien g�n�rent des nuisances olfactives. En g�n�ral, elles sont limit�es � la zone de vol et � son environnement imm�diat.

De m�me, le trafic automobile de desserte est � l'origine de nuisances olfactives qui peuvent �tre g�nantes, surtout dans les zones d'habitation proches.

2.10 Microclimat

Les constructions occupant une grande surface au sol entra�nent g�n�ralement une modification des conditions climatiques naturelles. Les raisons principales de formation d'un microclimat ("climat urbain") sont : la modification importante du bilan thermique, du bilan hydrique et de l'aire locale des vents. S'ajoute � ceci la charge de l'air en polluants. Le type de microclimat form� d�pend en premier lieu des dimensions des surfaces b�ties, de la structure de construction, de la forme du terrain et de la proportion de surface non b�tie.

Une expertise climatique doit permettre d'identifier les possibilit�s d'influer sur le microclimat (constructions, am�nagements).

 

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement

3.1 L'a�roport lieu de travail

Pour limiter les nuisances sonores subies par le personnel de l'a�roport, la r�glementation allemande sur les lieux de travail et la prescription de pr�vention des accidents concernant le bruit (caisses mutuelles d'assurance accident) fixent un niveau maximum d'appr�ciation de 85 dB(A) (niveau de bruit continu �quivalent A pendant 8 heures) ; � partir de cette valeur, les personnels doivent disposer de moyens de protection antibruit, dont le port devient obligatoire � partir de 90 dB(A).

3.2 Bruit provoqu� par les avions

Pour �valuer le bruit des avions, des proc�d�s divers ont �t� ou sont utilis�s ou propos�s dans diff�rents pays.

Ces m�thodes d'�valuation tiennent compte du nombre, de la dur�e et du niveau de chaque �v�nement sonore ainsi que de leur r�partition horaire. Du fait de pond�rations diff�rentes, ils ne sont pas directement comparables.

En Allemagne, les valeurs indicatives sont d�termin�es selon la norme DIN 45 643 "Mesure et �valuation des bruits d'avions" (partie 1 : Grandeurs de mesure et param�tres ; partie 2 : Installations de surveillance des bruits d'avion dans le sens du paragraphe 19a de la loi sur le transport a�rien ; partie 3 : D�termination du niveau de jugement des immissions de bruit d'avions).

De nombreuses �tudes traitent des effets du bruit sur les fonctions physiologiques, psychiques et sociales de l'homme. Il existe �galement des �tudes sp�ciales analysant l'exposition des populations aux bruits d'avion dans les zones environnantes des a�roports ; l'une des plus importantes est l'�tude r�alis�e par la soci�t� de recherche allemande, la Deutsche Forschungsgemeinschaft (DFG).

3.3 Bruits provoqu�s par les transports terrestres

La norme DIN 18005 peut servir de base pour calculer et pr�voir les bruits de transport, mais les valeurs indicatives ne seront pas utilis�es pour une appr�ciation.

3.4 Air

Le tableau 1 pr�sente les valeurs d'�mission de diff�rents r�acteurs, tandis que le tableau 2 �num�re les valeurs indicatives, les valeurs de r�f�rence et les valeurs limites de tol�rance de la pollution de l'air par le dioxyde de carbone, le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote, l'ozone et la poussi�re. La fixation de "valeurs maximales d'immission" (MI) par la Commission charg�e de la puret� de l'air au sein de l'Association des Ing�nieurs allemands (VDI) a pour but de pr�server la sant� des personnes, en particulier des enfants, personnes �g�es et malades, et de prot�ger les animaux, plantes et biens. Il s'agit de valeurs �tablies scientifiquement et d�riv�es de l'exp�rience, et ayant donc valeur d'indication m�dicale.

Tableau 1 Emissions de r�acteurs d'avion

Type d'avion Poids au d�collage (t) R�acteurs HC kg/LTO1) Cycle-CO NOx
B747
DC10
L 1011
B 720/B
707/DC 8
A 300
A 310
B 727
B 737-300
B 737-DC
9/S 210
BAC 1-11
Fk 28
348
251
196
149

137
125
81
56
51

43
21
4xJT9D-7
3xCF6-50C24
3xRB 211-22
4xJT3C-3B

2xCF6-60C2
2xCF6-80A
3xJT8D-7
2x CFM 65-3
2x7T8D-7

2xS Mk 511
2xS Mk 555
36,0
34,3
70,3
97,7

22,9
3,3
7,4
0,7
5,0

22,6
34,3
76,1
68,1
115,0
92,0

45,4
14,8
24,6
12,5
16,4

39,7
34,1
57,6
41,6
41,5
14,7

27,7
22,2
11,1
7,8
7,4

11,7
4,6
trafic
VP/PL
    mg/m�tre
automobile
11,8

4,0

Source : Office F�d�ral de l'Environnement : pollution atmosph�rique produite par le trafic a�rien ; rapport II, 03.03.1984.

1) LTO = Landing and Take off (atterrissage et d�collage)

Tableau 2 Valeurs indicatives, valeurs de r�f�rence et valeurs-limites pour polluants atmosph�riques en �g/m3

Polluant TA-Luft2) Valeur MI OMS CE Seuil CE Norme recom.3)
SO2
I1
I2
24 h
1/2 h

140
400



300
1000

50

125

40-60

100-150

80-200
250-350

50
140
100
200
SO2
I1
I2
24 h
1/2 h

80
200



100
200



150
400

50
135


200

200

50
140
100
O3
I1
1/2 h


120


150-200
     
50
150
Poussi�re
I1
I2
24 h
1/2 h

150
300



300
500



120

40-60

100-150

80
250

75
150
150
CO
I1
I2
24 h
1/2 h

10.000
30.000

10.000

10.000
50.000




60.000
 
10.000
14.000




20.000

2) Technische Anleitung Luft : Instruction Technique sur la pollution atmosph�rique

Les donn�es m�t�orologiques (temp�rature, humidit� de l'air, pr�cipitations, pression atmosph�rique, vent, couverture nuageuse et rayonnement) n'agissent pas s�par�ment sur l'homme. Ces �l�ments doivent donc faire l'objet d'une �valuation combin�e. Le complexe thermique, en particulier, a des incidences bioclimatiques. C'est pourquoi, on parle en bioclimatologie de grandeurs complexes, comme le temps lourd, la sensation de bien-�tre, la temp�rature per�ue, etc.

L'�valuation du microclimat est certes subjective et d�pend de la constitution de chaque individu, mais certaines valeurs-seuils sont toutefois d�finies (H�ppe 1986, "Sch�lema�" ; Jendritzki 1979 "PMV Index" et "Behaglichkeitsberechnungen").

 

4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention

Sur un certain nombre d'aspects techniques, l'�tude d'un a�roport est li�e � d'autres domaines d'intervention, en particulier:

* Am�nagement du territoire et planification r�gionale ;
* Am�nagement urbain ;
* Am�nagement des transports et communications ;
* Planification de la localisation des activit�s industrielles et commerciales ;
* Equipement en logements et r�habilitation de quartiers existants ;
* Planification du secteur �nerg�tique ;
* Equipements collectifs publics - �coles, �tablissements de sant� publique, h�pitaux - ;
* Am�nagement et gestion des ressources en eau ;
* Adduction et distribution d'eau en milieu urbain ;
* Assainissement ;
* Elimination des d�chets ;
* Elimination des d�chets dangereux ;
* Travaux routiers sur r�seaux principaux et secondaires (Construction et Entretien) ;
* Transports routiers ;
* Chemin de fer, installations et exploitation.

La protection des eaux de surface et des eaux souterraines constitue un enjeu majeur si l'on veut �viter qu'un projet d'a�roport ne se transforme en une source de pollution � grande �chelle. Une association �troite avec l'am�nagement urbain et la planification r�gionale de m�me qu'avec l'am�nagement et la gestion des ressources en eau est donc indispensable.

 

5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement

La construction d'un a�roport est un projet entra�nant des interventions in�vitables dans l'environnement.

Dans une premi�re �tape, il importe d'�tablir si les normes ou autres valeurs seuils peuvent �tre respect�es et s'il est possible de minimiser l'impact environnemental, � la construction comme � l'exploitation. Il faut ensuite v�rifier les co�ts occasionn�s par la minimisation de l'impact environnemental. La comparaison entre les avantages �conomiques, d'une part, et les co�ts n�cessaires, d'autre part, permet d'�tablir ou non la viabilit� financi�re du projet.

Les cat�gories concern�es de la population doivent �tre impliqu�es le plus t�t possible dans la pr�paration du projet, un accent particulier devant �tre mis sur l'aspect �cologique des travaux dans la phase initiale. Si des surfaces agricoles sont utilis�es pour le projet, des possibilit�s de revenu de substitution devront �tre recherch�es pour la population locale, en particulier pour les femmes.

Les directives et prescriptions � respecter lors de l'�tude et de la r�alisation du projet doivent avoir pour objectif:

- de limiter au maximum les interventions dans l'environnement,
- d'�viter les dommages � l'environnement ou de les limiter,
- d'�viter autant que possible les nuisances durables.

La mise en oeuvre et la surveillance de normes maximales d'�mission destin�es � prot�ger l'environnement suppose que les organes de contr�le n�cessaires soient institutionnalis�s et fonctionnent correctement. Cet aspect doit �tre pris en compte dans les directives de planification. Il est conseill� � cet effet de d�signer des responsables charg�s de la protection de l'environnement et de la protection du travail, capables, gr�ce � des actions de formation initiale et continue et � une assistance technique, d'assumer des fonctions de contr�le et, d'une mani�re g�n�rale, de d�fendre les int�r�ts li�s � la protection de l'environnement et du travail dans toutes les activit�s importantes de construction et de fonctionnement de l'a�roport.


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