Le stockage des grains peut n�cessiter des investissements importants surtout au niveau du stockage communautaire. Aussi est-il important d'identifier le type de stockage le moins co�teux et le plus performant du point de vue de la protection des grains contre les mauvaises conditions climatiques et les d�pr�dateurs. En g�n�ral, le co�t par tonne de grains log�e devrait augmenter avec le degr� de protection offert par le syst�me de stockage car une augmentation du co�t unitaire de stockage ne serait pas autrement justifi�e. Ainsi, le choix d'un syst�me de stockage "A" plus performant mais aussi plus co�teux qu'un syst�me de stockage "B" devrait satisfaire la relation suivante:
[Co�t annuel de stockage + valeur annuelle des pertes]Aest �gal ou inf�rieur au
[Co�t annuel de stockage + valeur annuelle des pertes]B
Dans la relation ci-dessus, la valeur annuelle des pertes (par suite de moisissures, attaques de rongeurs, etc.) est fonction de la seule performance du syst�me de stockage choisi.
Ce chapitre propose une m�thode d'estimation du co�t unitaire de stockage qui pourrait �tre utilis�e pour �valuer les diff�rents syst�mes de stockage communautaire. L'estimation du co�t unitaire devrait se faire pour chacun des syst�mes r�pondant � un certain nombre de crit�res (par exemple, volume � stocker, mat�riaux de construction disponibles, main-d'oeuvre locale qualifi�e) dans le but d'identifier le syst�me qui satisfait la relation ci-dessus.
Cette m�thode d'estimation peut aussi �tre utilis�e dans le cas du stockage villageois. Cependant, elle devra �tre modifi�e compte tenu du fait qu'il est souvent difficile d'estimer les co�ts de main-d'oeuvre. En effet, les syst�mes de stockage villageois sont souvent construits par les villageois eux-m�mes durant les p�riodes o� ils ne doivent pas travailler dans les champs. Il est par cons�quent difficile de chiffrer le co�t d'opportunit� de la main-d'oeuvre. De plus, plusieurs syst�mes de stockage villageois utilisent des mat�riaux locaux disponibles et gratuits (par exemple la terre, les d�chets v�g�taux). Ainsi, le choix d'un syst�me de stockage villageois d�pend davantage de l'efficacit� du syst�me que de son co�t "mon�taire", qui est g�n�ralement assez bas.
Dans le cas du stockage communautaire, un choix doit souvent �tre fait entre un stockage en vrac et un stockage en sacs. Pour une capacit� donn�e, ces deux techniques diff�rent de par la taille des installations qu'elles requi�rent (le volume sp�cifique du produit stock� en sacs �tant diff�rent de celui du produit stock� en vrac) et par les �quipements n�cessaires au fonctionnement des centres.
Le co�t unitaire de stockage devra tenir compte d'un certain nombre de charges fixes et variables. Les charges fixes comprennent les �l�ments suivants:
- co�t d'amortissement des installations (b�timents et �quipements);
- valeur locative du terrain;
- salaires du personnel permanent du centre de stockage;
- co�t des assurances diverses.
Les charges variables comprennent les �l�ments suivants:
- frais de r�paration et d'entretien des b�timents et �quipements;
- frais de consommation d'�nergie (�lectricit�, carburant);
- frais de main-d'oeuvre temporaire;
- frais de sacherie (pour un stockage en sacs);
- frais de traitement insecticide et rodenticide.
Il convient d'ajouter � ces charges fixes et variables le co�t des pertes en grains dans le cas o� le degr� d'efficacit� des syst�mes de stockage potentiels n'est pas le m�me pour l'ensemble des syst�mes. Dans le cas contraire, ou s'il est difficile d'estimer de fa�on pr�cise les pertes associ�es � chacun des syst�mes, il n'est pas n�cessaire de tenir compte du co�t des pertes lors du choix d'un syst�me de stockage.
Les m�thodes d'estimation des diff�rentes charges fixes et variables sont bri�vement d�crites dans les paragraphes suivants.
a) M�thode de calcul du co�t d'amortissement
Le montant de l'amortissement annuel des installations (b�timents et �quipements) est fonction du co�t de construction et de celui des �quipements, de leur dur�e de vie et du taux d'int�r�t.
Le co�t d'amortissement des b�timents peut �tre calcul� de la mani�re suivante:
Consid�rons un magasin dont le co�t de construction est �gal � C (500 000 francs fran�ais (FF)) et ayant une dur�e de vie de 20 ans. Supposons un taux d'int�r�t de 18 pour cent. L'amortissement annuel du b�timent peut �tre calcul� � l'aide du tableau V.1 qui fournit le facteur d'annuit� constante (T) pour diff�rentes valeurs du taux d'int�r�t (de 5 pour cent � 40 pour cent) et pour diff�rentes dur�es d'amortissement (de 1 � 25 ans). Il suffit pour cela de diviser le co�t de la construction C par le facteur T. Dans l'exemple ci-dessus, T est �gal � 5,353 et l'amortissement annuel du b�timent est donc �gal �:
La m�me m�thode peut �tre appliqu�e pour calculer le co�t d'amortissement annuel des �quipements1.
1 Cette m�thode de calcul ne tient pas compte de la valeur r�siduelle des b�timents et des �quipements � la fin de leur vie. La prise en compte de celle-ci n�cessite l'utilisation de la relation suivante:
A = co�t annuel d'amortissement;
R = valeur r�siduelle du b�timent ou de l'�quipement;
i = taux d'int�r�t;
n = dur�e de vie du b�timent ou des �quipements.
Le fait d'assumer une valeur de R �gale � z�ro ne devrait pas augmenter de mani�re significative la valeur de A.
Le calcul du co�t d'amortissement des b�timents et des �quipements n�cessite l'estimation des �l�ments suivants:
Co�t de construction des b�timents
De tr�s nombreux facteurs interviennent dans la d�finition des co�ts de construction: taille des installations, �loignement du site, co�t du transport des mat�riaux, choix des mat�riaux, disponibilit� et co�t de la main-d'oeuvre, etc. Dans tous les cas, une �tude pr�cise des co�ts de construction qui tient compte des conditions locales doit �tre effectu�e. Cependant, l'exp�rience montre que les investissements n�cessaires � la construction d'installations de stockage en vrac sont en g�n�ral sup�rieurs � ceux n�cessaires � la construction d'installation de stockage en sacs.
Co�t des �quipements
Le co�t des �quipements doit inclure les frais de transport et, le cas �ch�ant, les frais de d�douanement ainsi que diverses taxes. Ces co�ts peuvent �tre obtenus aupr�s des fabricants ou des importateurs locaux.
Dur�e de vie des b�timents et des �quipements
La dur�e de vie des b�timents d�pend, en grande partie, du type de mat�riaux utilis�s dans la construction. Les dur�es de vie suivantes sont en g�n�ral retenues:
- magasins en ma�onnerie: 20 � 25 ans
- magasins m�talliques: 10 � 15 ans
- magasins souples en plastique: 5 ans
Une dur�e de vie de 7 ans est g�n�ralement retenue pour les divers �quipements bien qu'en pratique la long�vit� de ceux-ci d�pend surtout de la mani�re dont ils ont �t� utilis�s et entretenus.
b) Assurances
Les frais annuels d'assurance des installations correspondent g�n�ralement � environ 1 pour cent du montant de l'investissement.
La valeur locative du terrain doit �tre ajout�e aux diff�rentes charges fixes annuelles. Elle est estim�e en fonction de la surface de la concession sur laquelle est implant� le magasin et du co�t de location des terrains dans la zone du projet. La valeur locative du terrain doit �tre ajout�e aux charges fixes m�me si le terrain appartient aux propri�taires du magasin de stockage. En effet, il pourrait �tre vendu ou lou� dans le cas o� il ne serait pas utilis� en vue du stockage des grains.
Un centre de stockage communautaire n�cessite un g�rant ou un magasinier, un technicien dans le cas o� les �quipements motoris�s sont utilis�s ainsi que quelques ouvriers non qualifi�s (pour la manutention, le nettoyage, la fumigation, etc.). Dans certains cas, les services d'un secr�taire-comptable peuvent �tre n�cessaires. L'estimation du co�t annuel du personnel permanent se fait sur la base des salaires pay�s � ces diff�rents salari�s dans la r�gion concern�e.
Les frais de r�paration des �quipements par des artisans sp�cialis�s ou petites entreprises m�caniques d�pendent en grande partie de leur qualit�, de la dur�e annuelle d'utilisaton, et du soin apport� � leur fonctionnement et entretien. La maintenance qui doit normalement se faire par les techniciens du centre de stockage (par exemple le nettoyage et le graissage des machines, le remplacement des pi�ces d'usure) n�cessite l'acquisition d'un stock suffisant de pi�ces de rechange. En g�n�ral, le montant annuel pour les r�parations et la maintenance est estim� � 10 pour cent du montant de l'investissement. Un pourcentage inf�rieur peut �tre utilis� pour les b�timents surtout si ces derniers sont bien con�us et construits.
Les mat�riels motoris�s peuvent �tre �quip�s de moteurs �lectriques ou thermiques. Le choix de la source d'�nergie d�pend du lieu d'implantation des unit�s de stockage. L'utilisation de groupes �lectrog�nes est assez fr�quente du fait que les syst�mes de stockage communautaires sont souvent install�s dans les zones rurales qui ne sont pas raccord�es au r�seau �lectrique national. Les indications sur les �quipements motoris�s dans les brochures de fabricants sont en g�n�ral suffisantes pour estimer la consommation �lectrique ou en carburant de ces �quipements.
En p�riode de mise en place des stocks et de vidange des magasins, il est fr�quent de faire appel � une main-d'oeuvre temporaire. Le co�t de cette main d'oeuvre n'est pas toujours facile � estimer car il n'existe pas de donn�es pr�cises sur la productivit� des diff�rentes techniques de manutention (manuelle, assist�e de divers �quipements). De plus, la productivit� de la main-d'oeuvre d�pend entre autres du type de stockage choisi (en sacs, en vrac) de la distance entre l'aire de chargement ou d�chargement et des emplacements de stockage � l'int�rieur du magasin et de la r�gularit� dans le temps des op�rations de chargement ou d�chargement. Le lecteur est donc avis� d'obtenir des donn�es sur la productivit� de la main-d'oeuvre � partir de centres similaires d�j� �tablis.
Les frais de sacherie peuvent repr�senter un co�t annuel relativement important. Les sacs en polypropil�ne tiss� sont moins co�teux que les sacs en jute mais ils ne permettent pas toujours de r�aliser un bon stockage (voir Chapitre IV). Ils r�sistent mal aux diff�rentes op�rations de manutention et doivent �tre remplac�s plus souvent que les sacs en toile de jute. Le co�t de diff�rents types de sacs peut �tre obtenu aupr�s de fournisseurs locaux.
Les frais de traitement insecticide incluent le co�t des insecticides en poudre (utilis�s lors de la confection des piles de sacs) et de celui des insecticides liquides (utilis�s en pulv�risation). La quantit� de poudre n�cessaire est fonction du volume des stocks et de la rotation de ces derniers car le poudrage n'est r�alis� qu'au moment de la mise en place des stocks. Par contre, les pulv�risations sont plus fr�quentes: il faut pr�voir environ quatre pulv�risations par an de l'ensemble des stocks. Les quantit�s de poudre et de liquide peuvent �tre estim�es pour un volume donn� de produits stock�s, en fonction de la p�riodicit� des traitements et des instructions d'utilisation fournies sur les paquets d'insecticide en poudre ou les r�cipients d'insecticide liquide. Les centres de stockage qui devront utiliser r�guli�rement des �quipes sp�cialis�es de fumigation peuvent obtenir une estimation du co�t des interventions des services concern�s ou d'entreprises locales.
Le co�t unitaire de stockage peut �tre exprim� en termes de co�t de stockage journalier d'une tonne de produit. Ainsi, il est n�cessaire d'estimer le nombre de tonnes de produit stock� pour chaque jour de l'ann�e afin de calculer le nombre de tonnes-jour pour toute une ann�e. Le co�t unitaire de stockage est calcul� en divisant la somme des charges fixes et variables annuelles par le nombre total de tonnes-jour (par exemple, x francs fran�ais par tonne-jour).
Le co�t unitaire de stockage est fonction, entre autres, du taux d'occupation journalier de la structure et de la p�riodicit� de rotation des stocks (le taux d'occupation est �gal � la fraction du volume disponible de la structure occup�e par les stocks de grains). Il est d'autant plus �lev� que le taux d'occupation est bas car les charges fixes annuelles demeurent les m�mes quel que soit le taux d'occupation. De m�me, le co�t unitaire est d'autant plus �lev� que la p�riode de rotation des stocks est courte car ceci augmente les charges variables par tonne-jour (en particulier les co�ts de main-d'oeuvre temporaire).
Il est en g�n�ral difficile d'estimer de mani�re pr�cise le niveau des pertes associ�es � diff�rents syst�mes de stockage, et donc de faire un choix parmi ces syst�mes, compte tenu des co�ts d'investissement et de fonctionnement de chacun de ceux-ci. Ceci est d'autant plus vrai si le choix doit �tre fait entre, par exemple, un syst�me de stockage villageois de quelques tonnes et un syst�me de stockage communautaire de quelques centaines de tonnes. Cependant, une estimation tr�s pr�cise des pertes n'est souvent pas n�cessaire lorsqu'il s'agit de comparer deux syst�mes assez similaires du point de vue de la technique du stockage et du volume des stocks.
Consid�rons par exemple le cas d'un syst�me de stockage en sacs suffisant pour 300 tonnes de sorgho. Supposons que le choix doit �tre fait entre un magasin construit en �l�ments m�talliques et un magasin en ma�onnerie et que des estimations assez pr�cises des co�ts de construction et d'�quipement de chacun des deux magasins soient disponibles. Par contre, les taux de pertes associ�es aux deux types de magasins ne sont pas connus. On peut seulement affirmer que les taux de pertes des magasins m�talliques varient entre 5 et 15 pour cent alors que ceux des magasins en ma�onnerie varient entre 3 et 10 pour cent. Ainsi, les magasins m�talliques peuvent occasioner de 2 � 5 pour cent de pertes en plus, soit l'�quivalent de 6 � 15 tonnes de sorgho pour un magasin d'une capacit� de 300 tonnes. Pour un prix du sorgho �gal � 2 000 FF la tonne (1985), les pertes r�sultant du choix d'un magasin en �l�ments m�talliques varieraient donc entre 12 000 FF et 30 000 FF par an. Si l'on suppose que ces pertes sont uniquement dues � une diff�rence de qualit� entre les structures en ma�onnerie et celles en �l�ments m�talliques, il serait rentable de choisir une structure en ma�onnerie pour autant que le co�t d'amortissement annuel suppl�mentaire des b�timents ne d�passe pas la valeur des pertes. Quelle devra donc �tre la diff�rence maximum entre le co�t de construction d'une structure en ma�onnerie et celui d'une structure m�tallique qui justifierait le choix d'une structure en ma�onnerie? Cette diff�rence peut �tre calcul�e comme suit:
Supposons une dur�e de vie de 20 ans pour les deux types de structures et un taux d'int�r�t de 15 pour cent. Dans ce cas, la valeur du facteur d'annuit� constante T est �gale � 6,259. Un amortissement annuel suppl�mentaire de 12 000 FF par an correspondrait donc � un investissement suppl�mentaire de:
12 000 FF x 6,259 = 75 108 FF
De m�me, un amortissement annuel suppl�mentaire de 30 000 FF par an correspondrait � un investissement suppl�mentaire de:
30 000 FF x 6,259 = 187 770 FF
Le choix d'une structure en ma�onnerie serait donc justifi� si l'investissement suppl�mentaire est inf�rieur � 75 108 FF1. Par contre, une structure m�tallique devrait �tre adopt�e si l'investissement suppl�mentaire est sup�rieur � 187 770 FF.
1 Une estimation assez pr�cise de linvestissement suppl�mentaire est relativement ais�e. Il suffit de demander un devis � une entreprise locale.
Enfin, un choix qui comporterait peu de risques n'est pas possible si l'investissement suppl�mentaire est compris entre 75 108 FF et 187 770 FF. Cependant, une telle situation ne devrait pas �tre tr�s courante et il devrait �tre possible de choisir sans risques entre deux syst�mes de stockage de capacit� similaire.
Tableau V.1
Table d'actualisation: valeur actuelle, au taux d'int�r�t i, de la somme de n annuit�s d'un franc payables en fin d'ann�e (les points correspondent � des virgules)
|
Nombre d'ann�es n |
Int�r�t i | |||||||||||||||||
| |
5% |
6% |
0% |
10% |
12% |
14% |
15% |
16% |
18% |
20% |
22% |
24% |
25% |
26% |
28% |
30% |
35% |
40% |
|
1 |
0.952 |
0.943 |
0.926 |
0.909 |
0.893 |
0.877 |
0.870 |
0.862 |
0.847 |
0.833 |
0.820 |
0.806 |
0.800 |
0.794 |
0.781 |
0.769 |
0.741 |
0.714 |
|
2 |
1.859 |
1.833 |
1.783 |
1.736 |
1.690 |
1.647 |
1.626 |
1.605 |
1.566 |
1.528 |
1.492 |
1.457 |
1.440 |
1.424 |
1.392 |
1.361 |
1.289 |
1.224 |
|
3 |
2.723 |
2.673 |
2.577 |
2.487 |
2.402 |
2.322 |
2.283 |
2.246 |
2.174 |
2.106 |
2.042 |
1.901 |
1.952 |
1.923 |
1.860 |
1.016 |
1.696 |
1.589 |
|
4 |
3.546 |
3.465 |
3.312 |
3.170 |
3.037 |
2.914 |
2.855 |
2.798 |
2.690 |
2.589 |
2.494 |
2.404 |
2.362 |
2.320 |
2.241 |
2.166 |
1.997 |
1.849 |
|
5 |
4.330 |
4.212 |
3.993 |
3.791 |
3.605 |
3.433 |
3.352 |
3.274 |
3.127 |
2.991 |
2.864 |
2.745 |
2.689 |
2.635 |
2.532 |
2.436 |
2.220 |
2.035 |
|
6 |
5.076 |
4.017 |
4.623 |
4.355 |
4.111 |
3.889 |
3.784 |
3.685 |
3.498 |
3.326 |
3.167 |
3.020 |
2.951 |
2.885 |
2.759 |
2.643 |
2.385 |
2.168 |
|
7 |
5.786 |
5.582 |
5.206 |
4.868 |
4.564 |
4.288 |
4.160 |
4.039 |
3.812 |
3.605 |
3.416 |
3.242 |
3.161 |
3.003 |
2.937 |
2.802 |
2.508 |
2.263 |
|
8 |
6.463 |
6.210 |
5.747 |
5.3)5 |
4.968 |
4.639 |
4.487 |
4.344 |
4.078 |
3.837 |
3.619 |
3.421 |
3.329 |
3.241 |
3.076 |
2.925 |
2.598 |
2.331 |
|
9 |
7.108 |
6.802 |
6.247 |
5.759 |
5.328 |
4.946 |
4.772 |
4.607 |
4.303 |
4.031 |
3.786 |
3.566 |
3.463 |
3.366 |
3.184 |
3.019 |
2.665 |
2.379 |
|
10 |
7.72? |
7.360 |
6.710 |
6.145 |
5.650 |
5.216 |
5.019 |
4.833 |
4.494 |
4.192 |
3.923 |
3.682 |
3.571 |
3.465 |
3.269 |
3.092 |
2.715 |
2.414 |
|
11 |
8.306 |
7.887 |
7.139 |
6.495 |
5.938 |
5.453 |
5.234 |
5.029 |
4.656 |
4.327 |
4.035 |
3.776 |
3.656 |
3.544 |
3.335 |
3.147 |
2.752 |
2.438 |
|
12 |
8.863 |
8.384 |
7.536 |
6.814 |
6.194 |
5.660 |
5.421 |
5.197 |
4.793 |
4.439 |
4.127 |
3.851 |
3.725 |
3.606 |
3.387 |
3.190 |
2.779 |
2.456 |
|
13 |
9.394 |
8.853 |
7.904 |
7.103 |
6.424 |
5.842 |
5.583 |
5.342 |
4.910 |
4.533 |
4.203 |
3.912 |
3.780 |
3.656 |
3.427 |
3.223 |
2.799 |
2.468 |
|
14 |
9.899 |
9.295 |
8.244 |
7.367 |
6.628 |
6.002 |
5.724 |
5.468 |
5.008 |
4.611 |
4.265 |
3.962 |
3.824 |
3.695 |
3.459 |
3.249 |
2.814 |
2.477 |
|
15 |
10.380 |
9.712 |
8.559 |
7.606 |
6.811 |
6.142 |
5.847 |
5.575 |
5.092 |
4.675 |
4.315 |
4.001 |
3.859 |
3.726 |
3.483 |
3.268 |
2.825 |
2.484 |
|
16 |
10.830 |
10.106 |
8.851 |
7.824 |
6.974 |
6.265 |
5.954 |
5.669 |
5.162 |
4.730 |
4.357 |
4.033 |
3.887 |
3.751 |
3.503 |
3.283 |
2.834 |
2.489 |
|
17 |
11.274 |
10.477 |
9.122 |
8.022 |
7.120 |
6.373 |
6.047 |
5.749 |
5.222 |
4.775 |
4.391 |
4.059 |
3.910 |
3.771 |
3.518 |
3.295 |
2.640 |
2.492 |
|
18 |
11.690 |
10.828 |
9.372 |
8.201 |
7.250 |
6.467 |
6.128 |
5.818 |
5.273 |
4.812 |
4.419 |
4.080 |
3.928 |
3.786 |
3.529 |
3.304 |
2.844 |
2.494 |
|
19 |
12.085 |
11.158 |
9.604 |
8.365 |
7.366 |
6.550 |
6.198 |
5.877 |
5.316 |
4.844 |
4.442 |
4.097 |
3.942 |
3.799 |
3.539 |
3.311 |
2.848 |
2.496 |
|
20 |
12.462 |
11.470 |
9.818 |
8.514 |
7.469 |
6.623 |
6.259 |
5.929 |
5.353 |
4.870 |
4.460 |
4.110 |
3.954 |
3.808 |
3.546 |
3.316 |
2.850 |
2.497 |
|
21 |
12.821 |
11.764 |
10.017 |
8.649 |
7.562 |
6.687 |
6.312 |
5.973 |
5.384 |
4.891 |
4.476 |
4.121 |
3.963 |
3.816 |
3.551 |
3.320 |
2.852 |
2.498 |
|
22 |
13.163 |
12.042 |
10.201 |
8.772 |
7.645 |
6.743 |
6.359 |
6.011 |
5.410 |
4.909 |
4.488 |
4.130 |
3.970 |
3.822 |
3.556 |
3.323 |
2.853 |
2.498 |
|
23 |
13.489 |
12.303 |
10.371 |
8.883 |
7.718 |
6.792 |
6.399 |
6.044 |
5.432 |
4.925 |
4.499 |
4.137 |
3.976 |
3.827 |
3.559 |
3.325 |
2.854 |
2.499 |
|
24 |
13.799 |
12.550 |
10.529 |
8.985 |
7.784 |
6.835 |
6.434 |
6.073 |
5.451 |
4.937 |
4.507 |
4.143 |
3.981 |
3.831 |
3.562 |
3.327 |
2.855 |
2.499 |
|
25 |
14.094 |
12.783 |
10.675 |
9.077 |
7.843 |
6.873 |
6.464 |
6.097 |
5.467 |
4.948 |
4.514 |
4.147 |
3.985 |
3.834 |
3.564 |
3.329 |
2.856 |
2.499 |