Table des
mati�res - Pr�c�dente
- Suivante
Les crit�res de qualit� sont tr�s vari�s et concernent autant l'aspect ext�rieur, la forme, la taille, que l'odeur et le gout. On ne peut, � ce sujet, oublier les consid�rations culturelles qui impr�gnent les r�gimes et les habitudes alimentaires.
La propret� et le bon �tat sanitaire d'un produit sont des qualit�s premi�res sur le march�. En soulevant une poign�e de grains dans un sac, par exemple, un commer�ant a t�t fait de voir s'il se d�gage de la poussi�re farineuse et d'en d�duire qu'elle provient ou non d'une infestation par les insectes. De la m�me fa�on, une mauvaise odeur peut lui faire soup�onner des attaques de rongeurs, que pourra confirmer la pr�sence d'excr�ments et de poils de rats ou de souris.
Les pertes de qualit� se traduisent donc par une diminution de valeur marchande du produit. Ces pertes ne sont quantifiables qu'� condition que des crit�res ou standards de qualit� aient �t� pr�alablement �tablis.
Sur la base de crit�res objectifs, on peut �valuer la qualit� des produits � l'aide de tests, de mesures et d'analyses de laboratoire d'une certaine complexit�.
Nombre des crit�res adopt�s se basent sur l'�valuation de param�tres li�s � l'�tat physique et aux qualit�s alimentaires, nutritives et germinatives des grains.
Dans diff�rents pays, les classements qualitatifs se basent sur le principe g�n�ral selon lequel les grains doivent �tre "sains, loyaux, marchands et sans flair".
On trouve sous-entendus dans cette d�finition les principaux crit�res adoptes pour appr�cier la qualit� d'un lot donn� de grains; entre autres:
- la teneur en eau: appropri�e � la conservation ou aux manutentions ult�rieures du produit;
- la couleur: homog�ne et propre au type de produit consid�r�;
- l'odeur: elle ne doit laisser supposer aucune transformation biochimique en cours;
- la propret�: elle est indiqu�e par le taux d'impuret�s, dont la valeur doit �tre conforme aux standards de qualit� �tablis;
- l'infestation: on doit constater l'absence d'insectes ou autres organismes vivants.
G�n�ralement, les crit�res concourant � d�finir la qualit� des produits sont multiples et tiennent compte aussi d'aspects culturels li�s aux habitudes alimentaires des populations. Au S�n�gal, par exemple, les brisures de riz sont tr�s appr�ci�es des consommateurs; de ce fait, le taux de brisures, comme param�tre de qualit� du riz, a �videmment moins d'importance que dans d'autres contextes.
Les pertes de qualit� sont principalement dues aux contraintes m�caniques que subit le produit, � l'action de ravageurs (insectes, rongeurs) et de micro-organismes (moisissures) ou aux transformations chimiques se produisant � l'int�rieur des grains sous l'effet des conditions ambiantes (temp�rature, humidit�, dur�e du stockage).
Ces pertes peuvent se produire � toutes les phases du processus de production, et plus particuli�rement pendant le stockage.
Pertes dues � l'�tat physique
Elles d�pendent de l'�tat physique des grains lors d'une phase donn�e du syst�me apr�s-r�colte.
Les caract�ristiques physiques dont on tient g�n�ralement compte pour �valuer l'incidence de ces pertes sont les suivantes: forme et taille des grains, degr� d'humidit�, pr�sence d'impuret�s (grains �trangers, germ�s, bris�s, avari�s ou endommag�s, pierres, terre, d�chets v�g�taux, fragments de verre ou de m�tal, poils ou excr�ments d'animaux, etc.), degr� d'infestation par des insectes ou des microorganismes.
Pertes dues � l'alt�ration des qualit�s alimentaires
Ces pertes, importantes surtout lorsque les grains sont destin�s � la consommation humaine, d�pendent de l'alt�ration des caract�res organoleptiques (aspect, go�t, odeur), du degr� d'innocuit� du produit (absence de produits toxiques tels que toxines, r�sidus de pesticides, etc.), et de l'alt�ration du contenu en vitamines, prot�ines, lipides, glucides et autres �l�ments nutritifs importants.
Pertes dues � l'alt�ration des propri�t�s germinatives
Si l'on d�sire avoir des semences commercialisables, les grains doivent pr�senter des propri�t�s germinatives inalt�r�es. Celles-ci peuvent �tre d�finies par la vitesse et le pourcentage de germination, la vigueur (capacit� de r�sister aux "stress"), la vitesse de croissance des plantules et l'absence d'anomalies des plantes ainsi obtenues.
L'alt�ration de ces propri�t�s, en provoquant une diminution de l'aptitude � germer des grains, entra�ne des pertes de production.
A une r�duction des quantit�s ou des qualit�s des grains correspond une perte commerciale, appr�ciable en termes mon�taires.
Mais au-del� de ces pertes �conomiques directes, l'�valuation des pertes doit aussi tenir compte d'un certain nombre de facteurs (syst�mes productifs, temps et m�thodes de travail, infrastructures, mod�les organisationnels, m�canismes du cr�dit, etc.) qui, � l'int�rieur du syst�me apr�s-r�colte, peuvent entraver la croissance de la production et des revenus. Ce point peut �tre illustr� par quelques exemples.
L'adoption de syst�mes m�canis�s ou semi-m�canis�s peut entra�ner pour certaines op�rations (r�colte, battage, s�chage, etc.) une r�duction de la dur�e du travail, et par l� m�me permettre une augmentation des productions, la main-d'oeuvre �tant plus disponible et les parcelles mieux exploit�es.
Sur le plan commercial, si le r�seau de transports est insuffisant, le producteur peut �tre dans l'impossibilit� de vendre les produits en temps voulu et aux endroits o� les prix du march� sont les plus attractifs. Le fait de devoir renoncer � un gain possible est sans nul doute une perte en termes mon�taires.
Pour un agriculteur, ne pas avoir la possibilit� de conserver les produits en toute s�curit� dans des structures de stockage, peut l'obliger � vendre sa production imm�diatement apr�s la r�colte, et donc le mettre dans l'impossibilit� de profiter des prix du march� lorsqu'ils sont les plus attractifs. Encore une fois, le manque � gagner est une perte �conomique pour l'agriculteur.
Les cons�quences de tout cela d�passent souvent les pertes mon�taires individuelles: elles affectent la production et l'�conomie nationale tout enti�re.
La r�colte est l'op�ration qui consiste � recueillir la ou les parties utiles de la plante.
C'est une intervention volontaire de l'homme, s'effectuant au moment o� tous les �l�ments nutritifs se sont d�velopp�s et o� les parties comestibles ont atteint le degr� de maturit� appropri� aux traitements qui suivront.
En g�n�ral, on entreprend la r�colte 10 � 15 jours environ apr�s que les grains ont atteint la maturit� physiologique.
A cette p�riode (�tat de maturit�) les grains pr�sentent une certaine teneur en eau et des caract�ristiques physiques particuli�res.
Pour effectuer la r�colte au moment le plus propice, il faut donc tenir compte non seulement de la dur�e des cycles v�g�tatifs (qui diff�rent selon les vari�t�s), mais aussi de l'�tat de maturit� des grains.
Le tableau suivant indique les teneurs en eau consid�r�es comme appropri�es pour que la r�colte se fasse dans de bonnes conditions, et les �l�ments caract�ristiques permettant de s'assurer que les grains ont atteint la maturit� physiologique.
| GRAINS | HUMIDITE | CARACTERISTIQUES PHYSIQUES |
| Riz | 22-28% | Panicules pench�es, enveloppes (balles) jaunies,grains complets, ni trop m�rs (fendill�s), ni verts. |
| Ma�s | 23-28% | Rafles presque s�ches, grains durs et vitreux r�sistant � l'�raflure de l'ongle, point noir dans le caryopse. |
| Sorgho | 20-25% | Tiges et feuilles dess�ch�es, grains durs r�sistant � l'�raflure de l'ongle et relativement vitreux selon la vari�t� cultiv�e. |
| Haricots | 30-40% | Gousses m�res et jaunies mais non encore ouvertes. |
| Arachides | 30.35% | Feuilles jaunies, parois des gousses s�ch�es et pellicules des grains se d�tachant facilement. |
| Tournesol | 9-10% | Feuilles sup�rieures s�ches et fleur fan�e. |
La r�colte peut n�anmoins �tre faite � un moment o� les grains, � cause des conditions climatiques et bien qu'ayant atteint la maturit� physiologique, ont une teneur en eau sup�rieure ou inf�rieure aux valeurs indiqu�es ci-dessus.
Evidemment, plus la teneur en eau des grains est �lev�e au moment de la r�colte, plus �lev�s sont les risques de pertes dues aux moisissures, aux insectes et � la germination. De m�me, plus longtemps les grains resteront au champ (pour favoriser le s�chage du produit), plus grands seront les risques de pertes par chute spontan�e des grains, ou par attaques d'oiseaux, de rongeurs et d'autres ravageurs.
On peut effectuer les op�rations de r�colte � la main, � l'aide de simples outils agricoles, ou par des syst�mes m�canis�s.
Le choix du degr� de m�canisation � adopter d�pend des pr�visions d'emploi des machines.
Le choix du syst�me m�canis� doit �tre justifi� par l'estimation des surfaces � r�colter annuellement et par l'analyse co�ts-b�n�fices.
La r�colte du riz
On ne r�colte cette c�r�ale qu'une fois la maturation des grains achev�e, et apr�s avoir proc�d�, deux ou trois semaines auparavant, � l'ass�chement de la rizi�re.
En effet, une coupe pr�maturee du riz entrave l'ach�vement de la maturation du grain, et peut occasionner de graves pertes qualitatives du produit.
En outre, il est important que la r�colte se fasse lorsque le taux d'humidit� des grains est appropri�. Un exc�s d'humidit� des grains peut causer de gros probl�mes au cours des traitements suivants, en favorisant l'alt�ration des qualit�s finales du riz.
Par contre, un taux d'humidit� trop bas peut provoquer l'�grenage des panicules au moment de la coupe, entra�nant des pertes importantes de produit.
R�colte � la main
La r�colte � la main s'effectue � l'aide d'une faucille ou d'une faux; on coupe les �pis de riz � 20-30 cm environ du sol.
Une fois les �pis de riz coup�s, on les laisse s�cher sur les chaumes pendant deux ou trois jours.
A titre indicatif, on compte environ -80-160 heures d'ouvrier par hectare (10-20 journ�es d'ouvrier par hectare) comme dur�e moyenne de r�colte manuelle du riz.
Dans certaines r�gions tropicales, l'usage consiste, encore aujourd'hui, � ne r�colter que les panicules, � l'aide d'un couteau, dans ce cas, les �pis de riz sont coup�s � 30-50 cm sous les panicules.
Par rapport � la r�colte � la main, avec une faucille ou une faux, cette m�thode exige environ 175% de main-d'oeuvre suppl�mentaire.
R�colte m�canis�e
La r�colte manuelle du riz, encore relativement courante surtout dans les zones tropicales, est de plus en plus souvent remplac�e par la r�colte m�canique, r�alis�e � l'aide de moissonneuses-batteuses.
Les moissonneuses-batteuses sont des machines qui effectuent � la fois la coupe, le battage et le pr�-nettoyage du riz.
G�n�ralement automotrices, les moissonneuses batteuses disposent d'organes de coupe, de chambre de battage compos�e d' un tambourbatteur tournant (� dents) et d'un contre-batteur fixe, et de dispositifs pour le nettoyage du paddy.
La construction de ces machines rel�ve principalement de deux conceptions: japonaise et occidentale.
Selon leurs caract�ristiques de construction (largeur de coupe), la capacit� de travail de ces machines peut varier entre 2 et 15 heures par hectare (h/ha).
Certaines estimations indiquent pour ces machines des rendements allant de 350 � 800 kg par heure (kg/h) de paddy, avec des pertes en grains inf�rieures � 3%.
Les moissonneuses-batteuses de conception occidentale sont des machines de grandes dimensions avec des barres de coupe qui peuvent atteindre 4-5 m�tres de longueur.
Selon leurs caract�ristiques de construction et les conditions de r�colte (rizi�res bien drain�es, parcelles suffisamment longues, etc.), la capacit� de travail de ces machines peut atteindre entre 1 et 1,5 h/ha, pour un emploi global de main-d'oeuvre d'environ 2,7-4,5 heures par hectare (h/ha).
L'emploi de moissonneuses-batteuses pr�sente un avantage �conomique � partir d'une r�colte minimum de 70 hectares par an.
Outre les moissonneuses-batteuses, on utilise aussi pour la r�colte du riz les andaineuses et les moissonneuses-lieuses.
Les andaineuses sont des machines qui effectuent uniquement la coupe et la d�charge lat�rale du paddy.
Ces machines, dont la capacit� de travail th�orique varie de 4 � 8 h/ha, pr�sentent l'inconv�nient d'exiger une abondante main d'oeuvre (100 � 200 h/ha) pour les op�rations de mise en gerbes et de liage manuel du paddy.
Les moissonneuses-lieuses sont des machines qui effectuent � la fois la coupe, la mise en bottes et la d�charge du paddy.
Equip�es d'une barre de coupe et d'un dispositif de mise en bottes et de liage, ces machines fournissent de bonnes prestations m�me dans le cas de r�colte vers�e (20�-30�. par rapport au sol).
Selon leurs caract�ristiques de construction (nombre de rangs, largeur de coupe), la capacit� de travail de ces machines peut varier de 5 � 20 h/ha, les pertes de grain �tant inf�rieures � 2%.
La r�colte m�canique du riz pr�sente de toute fa�on quelques probl�mes.
Par exemple, les machines doivent souvent travailler sur des terrains boueux de faible partance. C'est pourquoi les moissonneuses-batteuses sont g�n�ralement mont�es sur chenilles, et non pas sur roues, de fa�on � permettre les op�rations de r�colte m�me sur des terrains particuli�rement humides.
Lors de la r�colte, les panicules de riz ne se pr�sentent pas droites, mais recourb�es vers le bas. Pour �viter des pertes excessives, il faut donc disposer les machines de fa�on � ce que la coupe des �pis ait lieu � environ 30 cm du sol: ce qui oblige �videmment � traiter de grosses quantit�s de paille.
Les enveloppes du riz contiennent de la silice, ce qui conf�re au produit un pouvoir abrasif �lev� et provoque une usure rapide des parties m�caniques des machines.
La r�colte du ma�s
On peut r�colter le mais lorsqu'est termin� le processus d'accumulation des substances nutritives dans les grains (maturit� physiologique).
En g�n�ral, la r�colte de cette c�r�ale se fait � la main (r�colte en �pis) ou au moyen de syst�mes m�canis�s (r�colte en �pis ou en grains).
R�colte � la main
Lorsque le ma�s parvient � sa maturit� physiologique, la teneur en eau des grains peut atteindre jusqu'� 37-38%.
C'est pourquoi, avant de proc�der � la r�colte � la main des �pis, on pratique souvent le pr�-s�chage du ma�s sur pied dans le champ.
Les techniques g�n�ralement employ�es pour cette op�ration sont les suivantes:
- laisser les �pis sur la plante enti�re, telle qu'elle s'est d�velopp�e;
- casser les tiges des plantes ou les �pis de telle sorte que ceux-ci aient la pointe tourn�e vers le bas; cette pratique est fr�quente en Am�rique du Sud o� elle est appel�e "doblado";
- couper la partie sup�rieure des plantes pour favoriser l'exposition des �pis au soleil.
Les techniques de pr�-s�chage au champ sont assez r�pandues, mais comportent des risques importants de perte de produit, surtout si les vari�t�s cultiv�es sont particuli�rement sensibles � l'action de facteurs climatiques defavorables (pluie, humidit� de l'air, etc.) et de ravageurs (insectes, oiseaux, rongeurs, etc.).
De plus, la dur�e des op�rations de pr�-s�chage au champ r�duit les possibilit�s d'exploitation des parcelles.
Pour r�colter le ma�s � la main, on s�pare les �pis du reste de la plante, sans utiliser d'outils agricoles particuliers.
A titre indicatif, la dur�e moyenne de la r�colte � la main du mais varie entre 120 et 200 heures d'ouvrier par hectare (15-25 journ�es d'ouvrier par hectare).
La r�colte des �pis peut �tre accompagn�e de l'�panouillage (� la main ou � la machine) c'est-�-dire de l'�limination des spathes recouvrant les �pis.
Cette op�ration, qui s'effectue � la main, n�cessite environ 130 heures d'ouvrier par hectare (environ 16 journ�es d'ouvrier par hectare).
On consid�re que la r�colte du mais � la main peut se pratiquer pour des cultures ne d�passant pas 12 hectares, � condition que le climat et la disponibilit� de main-d'oeuvre le permettent.
R�colte m�canis�e
La r�colte m�canis�e du mais se fait � l'aide de cueilleurs�panouilleurs, de cueilleurs-�greneurs ou de moissonneuses-batteuses.
On emploie encore, mais de moins en moins souvent, de simples cueilleurs (corn-snappers) qui font uniquement la r�colte des �pis.
Les cueilleurs-�panouilleurs (corn-pickers) sont des machines qui effectuent simultan�ment les op�rations de r�colte et d'�panouillage des �pis.
Celles-ci sont donc �quip�es de dispositifs de cueillette, de tables d'�panouillage et d'organes de chargement.
G�n�ralement accoupl�s � une remorque pour le transport des �pis cueillis, les cueilleurs-�panouilleurs � un ou deux rangs peuvent �tre du type tract�, port�, ou automoteur.
La capacit� de travail de ces machines peut varier de 1,6 � 3,45 h/ha, avec 75 � 80% d'�pis compl�tement �panouill�s, et des pertes totales de grain inf�rieures � 4,5%.
Deux op�rateurs sont g�n�ralement n�cessaires au fonctionnement de ces machines (conducteur et ouvrier).
L'emploi de cueilleurs-�panouilleurs � un rang pr�sente un avantage �conomique � partir d'une r�colte minimum de 25-30 hectares par an; pour les machines � deux rangs, la r�colte minimum doit �tre de 30-60 hectares.
Les cueilleurs-�greneurs (corn-shellers) sont des machines semblables, sur le plan de la construction, aux cueilleurs-�panouilleurs, mais qui poss�dent en plus un dispositif d'�grenage et de nettoyage des grains.
Ces machines peuvent donc effectuer simultan�ment les op�rations de r�colte, d'�panouillage, d'�grenage des �pis et de pr�-nettoyage des grains.
Parfois accoupl�s � une remorque pour le transport des grains r�colt�s, les cueilleurs-�greneurs � un ou deux rangs peuvent �tre du type tract� ou port�.
Le type automoteur, � deux, trois et quatre rangs, est toutefois le plus r�pandu, car ses performances sont sup�rieures � celles des mod�les tract�s pr�c�demment indiqu�s.
La capacit� de travail de ces machines est comparable � celle des cueilleurs-�panouilleurs, avec des pertes en grains inf�rieures � 3-4%.
Il existe une autre machine capable d'effectuer simultan�ment les op�rations de r�colte, d'�panouillage, d'�grenage et de nettoyage du ma�s: c'est la moissonneuse-batteuse.
Les moissonneuses-batteuses pour le mais sont des machines d�riv�es des moissonneuses-batteuses pour le bl� auxquelles ont �t� apport�es des modifications appropri�es aux organes de coupe et au dispositif de battage.
Encore qu'elle d�pende des conditions de r�colte et de la forme et des dimensions des parcelles, la capacit� de travail de ces machines peut varier entre 0,8 et 1,2 h/ha dans le cas de machines � six rangs traitant l'ensemble de la plante, et entre 0,4 et 0,6 h/ha dans le cas de machines � six rangs ne traitant que les �pis.
Les pertes globales de grain, le plus souvent imputables au dispositif de coupe, d�passent rarement 3%.
Deux op�rateurs sont g�n�ralement n�cessaires au fonctionnement de ces machines.
L'utilisation de moissonneuses-batteuses, ainsi que de cueilleurs�greneurs, pr�sente un avantage �conomique � partir d'une r�colte minimum de 40-75 hectares par an.
La r�colte du sorgho grain
La r�colte du sorgho s'effectue, � la main ou � l'aide de syst�mes mecanis�s, lorsque les grains sont bien m�rs.
R�colte � la main
La r�colte � la main s'effectue en coupant les panicules de grains ou les plantes de sorgho, avec des machettes ou des faucilles.
Une fois que les �pis de sorgho sont coup�s, on les laisse pr�-s�cher sur l'aire ou en gerbes sur le champ.
A titre indicatif, la dur�e moyenne de r�colte manuelle du sorgho varie entre 120 et 160 heures d'ouvrier par hectare (15-20 journ�es d'ouvrier par hectare).
R�colte m�canis�e
Lorsque la maturit� physiologique est atteinte, le sorgho peut pr�senter une teneur en eau d'environ 35%. Toutefois, la r�colte m�canis�e ne peut s'effectuer efficacement que lorsque le degr� d'humidit� est inf�rieur � 20-25%.
La r�colte m�canis�e n�cessite l'utilisation de moissonneuses-batteuses, �quip�es d'organes de coupe et de dispositifs de battage.
Ces machines, dont la capacit� de travail varie de 0,8 � 1,5 h/ha, semblent mieux adapt�es � la r�colte de vari�t�s naines et, de pr�f�rence, � faible d�veloppement de pailles.
La r�colte du haricot
Pour obtenir un produit sec, on effectue la r�colte, � la main ou � l'aide de machines, lorsque les gousses sont bien m�res mais pas encore ouvertes.
R�colte � la main
Pour r�colter les haricots � la main, on arrache les plantes et on les laisse pr�-s�cher au soleil.
On effectue souvent cette op�ration t�t le matin, lorsque l'humidit� de la nuit limite les risques de voir les grains sortir des gousses.
Dans certains pays, avant la r�colte, les plantes sont trait�es aux defoliants chimiques. Ce traitement a pour but d'acc�l�rer le s�chage des plantes et de r�duire la quantit� de mati�re v�g�tale, afin d'�viter un ralentissement des op�rations de battage.
A titre indicatif, la dur�e moyenne de coupe des plantes � la faucille varie de 80 � 100 heures d'ouvrier par hectare (10-12,5 journ�es d'ouvrier par hectare).
R�colte m�canis�e
La r�colte m�canis�e du haricot, plus r�pandue dans les pays � technologie avanc�e, s'effectue g�n�ralement � l'aide de moissonneusesbatteuses � bl�, auxquelles ont �t� apport�es des modifications appropri�es.
Ces machines, dont la capacit� de travail varie de 0,9 � 1,1 h/ha, pr�sentent toutefois l'inconv�nient de n'op�rer efficacement que sur des parcelles assez vastes, nivelles et d�sherbees, plant�es de vari�t�s naines, dress�es, et arrivant simultan�ment � maturit�.
La r�colte de l'arachide
La r�colte de l'arachide, effectu�e � la main ou � la machine, comprend essentiellement les op�rations suivantes:
- soulevage: coupe, � une profondeur de 6-15 cm sous terre, du pivot racinaire, ameublissement de la terre autour du pied de la plante et soulevage de la plante;
- secouage: �limination des restes de terre encore attach�s aux gousses et pr�paration des plantes pour le pr�-s�chage, voire le s�chage;
- battage: s�paration des gousses et des fanes.
Il est toutefois tr�s difficile de distinguer le moment le plus propice � la r�colte de l'arachide. En effet, aucune manifestation ou caract�ristique physique particuli�re ne permet d'�tablir avec une certitude totale le moment o� la plante a atteint sa maturit� physiologique.
Pour des vari�t�s du groupe "Virginia", le moment le plus favorable pour effectuer la r�colte est indiqu� par la dessiccation des tiges, la chute des feuilles jaunies et la coloration brun fonc� de la partie interne de la coque.
Par contre, dans les vari�t�s "sans dormante, l'arachide est pr�te pour la r�colte lorsque 2% des pieds pr�sentent une germination.
Une r�colte trop tardive se solde in�vitablement par des pertes de produit, car lorsque l'on arrache les plantes, de nombreuses gousses restent dans le terrain devenu d�sormais excessivement dur.
Si, au contraire, la r�colte est trop pr�coce, les op�rations de s�chage sont plus difficiles et plus urgentes, et la qualit� du produit final est compromise.
Comme il est indispensable d'abaisser rapidement la teneur en eau jusqu'� des valeurs avoisinant 15%, l'on doit en outre �viter, apr�s l'arrachage des plantes, de les mettre ou de les laisser en tas lorsqu'elles sont encore vertes ou mouill�es par la pluie.
R�colte � la main
Les op�rations de r�colte manuelle s'effectuent � l'aide d'un outil permettant de couper le pivot et de soulever la plante.
Une fois arrach�e, la plante est secou�e et lib�r�e des r�sidus de ter re encore attach�s aux gousses, puis on la laisse sur le sol � ressayer.
Au bout d'un maximum de deux jours, les plantes d'arachide sont rassembl�es en meules ou plac�es sur des perroquets, afin de favoriser le pr�-s�chage, voire le s�chage, du produit.
A titre indicatif, les op�rations manuelles d'arrachage et de mise en meule des plantes n�cessitent environ 80-150 heures de travail par hectare.
R�colte en culture attel�e
En culture attel�e, lors de la r�colte, le soulevage des plantes d'arachide s'effectue � l'aide d'instruments de culture appropri�s tir�s par des animaux.
Deux personnes sont n�cessaires pour effectuer la r�colte en culture attel�e: l'une pour l'attelage et l'autre pour l'arrachage des plantes.
En utilisant des souleveuses au lieu d'effectuer la r�colte � la main, on r�duit g�n�ralement la dur�e du travail d'environ vingt heures.
R�colte m�canis�e
De nombreux syst�mes m�canis�s sont disponibles pour la r�colte des arachides.
Le choix du syst�me � adopter d�pend de plusieurs facteurs: caract�ristiques du terrain, vari�t�s cultiv�es, conditions climatiques locales, proximit� d'installations de s�chage et de structures de stockage, etc.
Selon le type de machine choisi, on peut donc effectuer la r�colte des arachides en ex�cutant une op�ration � la fois ou simultan�ment plusieurs des op�rations d�crites pr�c�demment.
C'est ainsi que l'on a des souleveuses, des souleveuses-secoueuses et des ramasseuses-batteuses.
La r�colte avec les souleveuses pour tracteurs est r�alis�e � l'aide d'un syst�me de lames mont�es sur un b�ti, lesquelles coupent les pivots et soul�vent les plantes.
Quant aux souleveuses-secoueuses, outre le soulevage, elles extirpent les plantes et les d�barrassent de la terre.
Lorsqu'elles sont �quip�es d'un dispositif pour la mise en andain des plantes, ces machines sont appel�es souleveuses-secoueuses-andaineuses.
A titre indicatif, l'arrachage et la mise en andain m�canis�s des plantes n�cessitent environ 4-6 heures de travail par hectare.
Les ramasseuses-batteuses compl�tent en g�n�ral le travail des machines pr�c�dentes, en r�cup�rant les andains pour les battre.
La r�colte du tournesol
On effectue la r�colte du tournesol � la main ou au moyen de syst�mes m�canis�s, lorsque les feuilles sup�rieures commencent � s�cher et que les fleurs se fanent.
Dans certains cas, en particulier lorsque les parcelles cultiv�es sont peu �tendues, il est pr�f�rable de r�colter le produit avant que la maturation ne soit achev�e. On limite ainsi le risque de pertes dues � l'action des oiseaux ou d'autres ravageurs.
R�colte a la main
On effectue la r�colte manuelle en coupant les capitules � l'aide d'un couteau ou de ciseaux.
Si, au moment de la r�colte, le degr� d'humidit� des graines est sup�rieur � 15% il convient de proc�der au pr�s�chage des capitules avant leur battage.
R�colte m�canis�e
La r�colte m�canis�e du tournesol s'effectue g�n�ralement � l'aide de moissonneuses-batteuses � bl�, auxquelles l'on a apport� les modifications appropri�es et que l'on a �quip�es d'une t�te cueilleuse pour tournesol.
La capacit� de travail de ces machines est d'environ 0,9 h/ha.
Au moment de la r�colte, les portions de plante coup�es peuvent contenir une quantit� excessive de mati�re v�g�tale encore verte, tandis que les grains peuvent pr�senter un degr� de maturit� non uniforme, et une teneur en eau encore trop �lev�e.
Par "pr�-s�chage", on entend la phase du syst�me apr�s-r�colte au cours de laquelle le produit r�colt� est s�ch� pour pouvoir �tre soumis, dans les meilleures conditions possibles, aux op�rations suivantes de battage ou d'�grenage.
En abordant les probl�mes li�s � la r�colte, nous avons d�j� cit� quelques op�rations visant � favoriser le pr�-s�chage des produits.
Il est toutefois utile de d�crire succinctement les principales caract�ristiques des m�thodes de pr�-s�chage le plus couramment adopt�es; nous reviendrons d'ailleurs sur ces m�thodes au chapitre consacr� au s�chage.
En effet, lorsque l'�loignement des installations de s�chage artificiel le justifie, et que les conditions climatiques le permettent, on peut prolonger les op�rations de pr�-s�chage jusqu'� en faire de v�ritables op�rations de s�chage, c'est-�-dire jusqu'� obtenir une r�duction du degr� d'humidit� permettant une bonne conservation du produit.
Pour le mais, l'utilisation de cribs permet non seulement un pr�s�chage, voire un s�chage complet des grains, mais aussi un stockage en �pis.
Il est assez difficile d'�tablir avec pr�cision la dur�e du pr�-s�chage, car plusieurs facteurs influent sur cette dur�e.
Les conditions climatiques et le degr� d'humidit� a la r�colte, le syst�me et les machines de battage ou d'�grenage adopt�s, la proximit� d'installations de s�chage artificiel, les modes de stockage, ne sont que quelques-uns des �l�ments dont il faut tenir compte pour �tablir la dur�e et les modes d'ex�cution des op�rations de pr�-s�chage.
Pr�-s�chage sur pied
L'une des m�thodes les plus simples et les plus r�pandues, surtout lorsque les conditions climatiques sont favorables, consiste � retardele moment de la r�colte.
La maturation une fois achev�e, on laisse donc les produits pr�-s�cher SUI pied dans le champ, avant de les r�colter.
Cette m�thode n�cessite parfois, comme pour le ma�s, plusieurs semaines de permanence au champ apr�s la maturit� physiologique.
Appliqu�e au sorgho, au tournesol, mais surtout au mais, cette m�thode pr�sente toutefois de gros risques et des inconv�nients s�rieux:
- pertes par �grenage naturel;
- pertes par attaque de ravageurs (rongeurs, oiseaux, etc.);
- pertes par infestation (insectes, moisissures, etc.) qui pourront avoir des cons�quences graves pendant le stockage;
- occupation prolong�e des parcelles et impossibilit� d'exploiter le terrain, �ventuellement, pour une seconde culture.
Pr�-s�chage en tas
Cette m�thode de pr�-s�chage, voire de s�chage, consiste � disposer en tas sur le champ, ou sur une aire de s�chage ad hoc, le produit � peine r�colt�.
Une exposition prolong�e � l'air (au soleil ou � l'ombre) provoque la r�duction de la teneur en eau des grains.
La forme et les dimensions de ces tas peuvent varier selon le produit que l'on veut pr�-s�cher.
Par exemple, les panicules de riz, une fois r�colt�es, sont dispos�es en gerbes.
On peut mettre les gerbes de riz ainsi confectionn�es � pr�-s�cher � l'ombre dans de vastes locaux.
Si les conditions climatiques le permettent et si l'on ne dispose pas d'espaces couverts suffisants, on peut aussi laisser pr�-s�cher les gerbes de riz sur le champ.
Pour ce faire, on confectionne des "perroquets" en bois sur lesquels on appuie les gerbes de riz, en ayant soin de prot�ger les panicules de l'ensoleillement direct, avec de la paille ou une autre mati�re v�g�tale.
Un autre syst�me utilis� pour pr�s�cher le riz, mais aussi les arachides, consiste � confectionner des "meules" a�r�es.
Les gousses d'arachides doivent �tre dispos�es � l'int�rieur des tas, de fa�on � �tre prot�g�es de l'ensoleillement direct, et d'une dessiccation trop brusque � temp�rature �lev�e.
Le pr�-s�chage des arachides et du tournesol peut s'effectuer aussi en disposant les plantes, ou les capitules dans le cas du tournesol, sur des "perroquets" en bois.
Quant aux plantes de haricot, apr�s l'arrachage on les expose au soleil et on les a�re en confectionnant de petits tas sur le champ.
Dans le cas du sorgho, on dispose les �pis en bottes ou en meules, puis on les laisse au soleil sur des aires de s�chage ou sur des "claies" appropri�es.
Pendant le pr�-s�chage, il faut �viter la r�humidification des gousses et des grains, en prot�geant les tas des pluies soudaines ou de l'humidit� nocturne et de celle du terrain.
En m�me temps, afin de limiter les risques d'infestation (moisissures, etc.), il faut �viter le contact direct des gousses et des grains avec le sol.
Pr�-s�chage en cribs
Pour le mars, mais aussi pour le tournesol, on peut pallier les inconv�nients du pr�-s�chage sur pied en effectuant la r�colte � maturit� et en pla�ant les �pis (ou les capitules de tournesol) � pr�s�cher dans des cellules � ventilation naturelle appel�es "cribs".
Les cribs, en permettant la circulation naturelle de l'air entre les �pis, assurent une r�duction lente et progressive de la teneur en eau des grains.
Il ne faut cependant pas oublier qu'un entreposage prolong� des �pis dans les cribs peut entra�ner d'importances pertes par infestation d'insectes.
Les cribs, utilis�s aussi pour le s�chage, voire le stockage des produits, peuvent s'employer plus efficacement en climat sec, mais �galement en climat humide.
Leur co�t est relativement modeste, car ils sont souvent construits selon des techniques traditionnelles, avec des mat�riaux locaux.