Monoxyde de carbone

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APPELLATIONS

Num�ro du CAS: 630-08-0
Nom dans le registre: Monoxyde de carbone
Nom de la substance: Monoxyde de carbone
Synonymes, noms commerciaux: Oxyde de carbone , oxyde (II) de carbone 
Nom(s) anglais: Carbon monoxide
Nom(s) allemand(s): Kohlenmonoxid, Kohlenoxid
Description g�n�rale: Gaz incolore et inodore.

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute: CO
Masse atomique relative: 28,01 g
Masse volumique: 1,25 g/l � 0�C
Densit� de gaz: 0,97
Point d'�bullition:
-191.5�C
Point de fusion: -199�C
Temp�r. d'auto-ignition: 605�C
Limites d'explosivit�: 12,5 - 74 vol.%
Max. explosion pressure:
7,3 x 105 Pa
Seuil olfactif: N�ant
Solubilit�: Dans l'eau: 33 ml/l (� 0�C), 23 ml/l (� 20�C); soluble dans l'ac�tate d'�thyle, le chloroforme, l'acide ac�tique glacial, l'�ther ac�tique et d'autres solvants organiques.
Facteurs de conversion: 1ppm = 1,164 mg/m3
1 mg/m3 = 0,859 ppm

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:
L'utilisation la plus importante du monoxyde de carbone  dans le processus de production est d�riv�e de sa r�action avec la vapeur � des temp�ratures �lev�es et de la formation de gaz de synth�se permettant de produire du m�thanol.

Origine/fabrication:
Le CO est un sous-produit ind�sirable �manant de nombreux processus thermiques. Du monoxyde de carbone se d�gage lors de tous les processus de combustion de carbone et de ses compos�s en atmosph�re sous-oxyg�n�e. Les sources naturelles de monoxyde de carbone pr�dominent (90% de l'ensemble des �missions), les 10% restants se r�partissant sur les gaz d'�chappement des v�hicules routiers (55%), l'industrie (11%) et des sources anthropog�nes diverses (HORN, 1989).

Le monoxyde de carbone est une composante du "gaz de ville".

TOXICITE

Homme: LCLo 4.000 ppm, inhalation (30 mn) sel. UBA, 1986
  TCLo 650 ppm, inhalation (45 mn) sel. UBA, 1986
Mammif�res:    
Rat CL50 1 807 ppm, inhalation (4 h) sel. UBA, 1986
Souris CL 50 2 444 ppm, inhalation (4 h) sel. UBA, 1986
Chat CMP 10 040 mg/m3, inhalation (35 mn) sel. HORN, 1989
Cobaye CL 50 2 811 mg/m3, inhalation (4 h) sel. HORN, 1989
Organismes aquatiques:    
Poisson: DL > 1,2 mg/l sel. UBA, 1986

Pathologie/toxicologie:

Homme/mammif�res:
La toxicit� pour l'homme et l'animal est li�e au fait que le CO rend inutilisable l'h�moglobine des globules rouges, responsable du transport de l'oxyg�ne (affinit� de CO env. 250 fois plus importante par comparaison avec l'oxyg�ne, sel. UBA, 1986). L'absorption s'effectue exclusivement par inhalation. Le monoxyde de carbone ne se manifeste d'aucune fa�on perceptible: il est inodore, incolore, insipide, et ne provoque pas d'irritations cutan�es ni de douleur. Par cons�quent, des intoxications par le gaz de ville ou les gaz d'�chappement des voitures peuvent se produire (souvent des suicides).
L'intoxication aigu� se manifeste par des sympt�mes tels que c�phal�es, naus�es, atonie musculaire, perte de connaissance, difficult�s respiratoires et peut, selon la concentration et la dur�e d'exposition, finalement entra�ner la mort.

V�g�taux:
Le monoxyde de carbone  n'est pas toxique pour les plantes dans lesquelles il se transforme rapidement en gaz carbonique que les plantes utilisent pour la photosynth�se.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Milieu aquatique:
Le monoxyde de carbone  n'est que faiblement soluble dans l'eau. Lors de la dilatation du gaz comprim�, des m�langes explosifs se forment rapidement au-dessus de la surface de l'eau. En R�publique f�d�rale d'Allemagne, le CO est class� dans la cat�gorie de risque "0" pour l'eau (= pas de risque). Le monoxyde de carbone est toxique pour les poissons.

Atmosph�re:
Le monoxyde de carbone  est � peu pr�s aussi lourd que l'air. Il migre dans l'atmosph�re par l'interm�diaire des gaz d'�chappement des voitures, se transforme rapidement en dioxyde de carbone. Le CO2 est dangereux compte tenu de sa propagation ubiquitaire (transport � longue distance par les chemin�es hautes) et de sa haute toxicit� pour l'homme et pour l'animal. Il importe donc, de veiller � la concentration de CO dans l'air ambiant.

Sols:
Dans les sols insatur�s en oxyg�ne, on observe une concentration accrue de gaz carbonique r�sultant de l'oxydation de monoxyde de carbone. CO acc�l�re l'oxydation de NO en NO2. Environ 801 t de CO par km2 sont transform�s chaque ann�e par des bact�ries du sol.
Demi-vie:
La dur�e de s�jour de CO dans l'atmosph�re est de 1 � 2 mois en moyenne (HORN, 1989). La demi-vie du monoxyde de carbone fix� dans le sang est de 250 mn env.(HORN, 1989).

D�gradation, produits de d�composition:
Le monoxyde de carbone  est rapidement oxyd� en dioxyde de carbone. Il r�agit de fa�on explosive avec de nombreuses substances (p.ex. poussi�re d'aluminium, potassium, dioxyde d'azote) en d�gageant de la chaleur (par exemple trifluorure bromique, oxyde d'argent). Les v�g�taux  m�tabolisent CO en CO2 ou en m�thane.

Cha�ne alimentaire:
Des r�sidus dans les produits alimentaires ou stimulants n'ont pas �t� d�cel�s � ce jour. Au travers de la fum�e de cigarette, les fumeurs inhalent des quantit�s non n�gligeables de monoxyde de carbone.

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu Secteur Pays/ organ. Statut Valeur Cat. Remarques Source
Air:   AUS (L) 30 ppm   2 h sel. STERN, 1986
    AUS (L) 10 ppm   8 h sel. STERN, 1986
    B (L) 6 mg/m3   8 h sel. MEINL et al., 1985
    B (L) 15 mg/m3   1 h sel. MEINL et al., 1985
    BG (L) 3 mg/m3   30 mn1) sel. STERN, 1986
    BG (L) 1 mg/m3   24 h1) sel. STERN, 1986
    CH (L) 8 mg/m3   24 h sel. BUB, 1986
    CDN (L) 35 mg/m3   2 h sel. STERN, 1986
    CDN (L) 15 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    CS (L) 6 mg/m3   30 mn sel. STERN, 1986
    CS (L) 1 mg/m3   24 h sel. STERN, 1986
    D L 10 mg/m3 MIK Valeur l.dur�e2) sel. BAUM, 1988
    D L 50 mg/m3 MIK Valeur c.dur�e3) sel. BAUM, 1988
    D L 10 mg/m3 IW 1 3) sel. TA-Luft, 1986
    D L 30 mg/m3 IW 2 4) sel. TA-Luft, 1986
    DDR (L) 3 mg/m3 MIKD   sel. HORN, 1989
    DDR (L) 5 mg/m3 MIKK   sel. HORN, 1989
    E (L) 45 mg/m3   30 mn sel. STERN, 1986
    E (L) 15 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    GB (L) 10 mg/m3   8 h sel. BUB, 1986
    GB (L) 40 mg/m3   1 h sel. BUB, 1986
    GR (L) 15 mg/m3   8 h, alerte � la pollution sel. MEINL et al., 1985
    GR (L) 25 mg/m3   8 h, alerte � la pollution 1 sel. MEINL et al., 1985
    GR (L) 35 mg/m3   8 h, alerte � la pollution II sel. MEINL et al., 1985
    H (L) 1 mg/m3   30 mn5) sel. STERN, 1986
    H (L) 3 mg/m3   30 mn1) sel. STERN, 1986
    H (L) 6 mg/m3   30 mn6) sel. STERN, 1986
    I (L) 40 mg/m3   2 h sel. STERN, 1986
    I (L) 10 mg/m3   8 h sel. MEINL et al., 1985
    IL (L) 30 ppm   30 mn sel. STERN, 1986
    IL (L) 10 ppm   8 h sel. STERN, 1986
    J (L) 10 ppm   24 h sel.STERN, 1986
    J (L) 20 ppm   8 h sel. STERN, 1986
    J (L) 58 mg/m3   1 h, niv. urgence II sel. MEINL et al., 1985
    N (L) 25 mg/m3   3 h sel. STERN, 1986
    N (L) 10 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    NL (L) 40 mg/m3   2 h sel. STERN, 1986
    NZ (L) 30 ppm   2 h sel. STERN, 1986
    NZ (L) 10 ppm   24 h sel. STERN, 1986
    RC (L) 1 ppm   60 mn sel. STERN, 1986
    RP (L) 30 ppm   2 h sel. STERN, 1986
    RP (L) 9 ppm   8 h sel. STERN, 1986
    SA (L) 40 mg/m3   2 h sel. STERN, 1986
    SA (L) 10 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    SF (L) 40 mg/m3   2 h sel. STERN, 1986
    SF (L) 10 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    SU (L) 3 mg/m3   30 mn1) sel. STERN, 1986
    TJ (L) 6 mg/m3   6 mn sel. STERN, 1986
    TJ (L) 2 mg/m3   24 h sel. STERN, 1986
    OMS R 10 mg/m3   8 h sel. UBA, 1988
    OMS R 30 mg/m3   1 h sel. UBA, 1988
    OMS R 60 mg/m3   1/2 h sel. UBA, 1988
    YU (L) 10 mg/m3   30 mn3) sel. STERN, 1986
    YU (L) 30 mg/m3   30 mn4) sel. STERN, 1986
    YU (L) 40 mg/m3   1 h sel. STERN, 1986
    YU (L) 10 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
    YV (L) 10 mg/m3   8 h sel. STERN, 1986
  Amb. prof. D L 33 mg/m3 MAK   DFG, 1989
  Amb. prof. DDR (L) 55 mg/m3   Valeur l. dur�e sel. HORN, 1989
  Amb. prof. DDR (L) 110 mg/m3   Valeur c. dur�e sel. HORN, 1989
  Amb. prof. SU (L) 20 mg/m3 PDK   sel. SORBE, 1989
  Amb. prof. USA (L) 55 mg/m3 TWA   ACGIH, 1986
  Amb. prof. USA (L) 440 mg/m3 STEL   ACGIH, 1986
  Amb. prof. D L 5 %7) BAT Sang, fin de journ�e DFG, 1989

Remarques:
1) Zones � prot�ger
2) Valeur moyenne demi-horaire (peut �tre d�pass�e au maximum 1 fois par mois)
3)
Moyenne annuelle arithm�tique pour la sant� humaine
4) Valeur �gale � 98% des valeurs moyennes demi-horaires d'une ann�e
5) Zones � prot�ger en priorit�
6) Autres zones que celles indiqu�es sous 1) et 5)
7) H�moglobine CO

VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE

Milieu/origine Pays Valeur Source
Air:      
Zones rurales DDR 0,01-0,9 mg/m3 sel. HORN, 1989
Atmosph�re jusqu'� une altitude de 10 km   0,15 mg/m3 sel. HORN, 1989
Zones urbaines DDR 10-60 mg/m3 (moy. journ.) sel. HORN, 1989
Berlin, valeur moyenne journali�re D 15 mg/m3 sel. UBA, 1977
Cologne, valeur moyenne journali�re D 12 mg/m3 sel. UBA, 1977
Tunnels, garages DDR 115-570 mg/m3 sel. HORN, 1989
Usines de gaz, mines DDR < 660 mg/m3 sel. HORN, 1989

EVALUATION ET REMARQUES

Le monoxyde de carbone  est rejet� dans l'environnement par les processus de combustion, et en particulier par ceux �manant du trafic routier. Etant donn� que l'inhalation de monoxyde de carbone a des effets tr�s d�l�t�res pour l'homme et les animaux, les �missions doivent �tre r�duites au moyen de filtres et de catalyseurs. En plus de ses effets toxiques, le monoxyde de carbone est probablement responsable, en partie au moins, des changements du climat global (r�chauffement de l'atmosph�re), ce qui s'explique par son oxydation rapide en dioxyde de carbone.


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