53. Abattoirs et transformation de la viande

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

1. Pr�sentation du domaine d'intervention
2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

2.1 Pollution des eaux
2.2 Pollution de l'air
2.3 Nuisances sonores
2.4 D�chets et r�sidus
2.5 Dissipation de calories
2.6 S�curit� du travail
2.7 Choix du site

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'appr�ciation des effets sur l'environnement
4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
6. Bibliographie

1. Pr�sentation du domaine d'intervention

Le domaine d'intervention englobe les abattoirs, les entreprises de transformation de la viande et celles du 5�me quartier (valorisation ou �limination des peaux, poils, de la corne etc.).

Jusqu'ici, il s'est av�r� impossible de standardiser les projets d'abattoirs, notamment pour ce qui est de la taille des installations, chaque projet d�pendant de nombreux facteurs tels que:

- la densit� r�gionale de la population,
- la consommation sp�cifique en kg/personne et par an,
- le cheptel de la r�gion, le p�rim�tre d'influence
- la distance jusqu'au prochain abattoir,
- les possibilit�s et restrictions d'exportation,
- les habitudes alimentaires,
- les prescriptions rituelles de certaines religions.

Les m�mes difficult�s se rencontrent pour les entreprises de transformation de la viande. Il n'existe pas d'unit�s de taille standard, la conception des installations d�pendant l� aussi de la m�me s�rie de facteurs.

Les entreprises du 5�me quartier se chargent du traitement des animaux morts, des saisies (viandes et organes confisqu�s lors de l'abattage parce qu'impropres � la consommation), du sang, des os etc. Elles transforment ces mat�riaux de d�part en produits finis tels que graisse, farines de viande et d'os, farine de sang, etc., utilis�s comme aliments du b�tail et en partie comme fertilisants. Le dimensionnement de ces unit�s de traitement d�pend avant tout des tonnages fournis par l'abattoir le plus proche.

Pour des raisons d'hygi�ne, l'abattage des bovins s'effectue en position suspendue. La progression des carcasses le long de la cha�ne d'abattage est obtenue manuellement dans le cas de petites unit�s. Elle est assur�e par un convoyeur m�canique pour les installations � plus grand d�bit.

Il existe diff�rents proc�d�s pour la phase de saign�e, puisque selon les directives de la CEE elle doit se faire en position suspendue, alors que les lois de l'Islam pr�conisent la saign�e en position couch�e, le cou de l'animal tourn� vers la Mecque (abattage des moutons et chameaux analogue � celui des bovins).

L'abattage des porcs est autoris� en position couch�e comme en position suspendue. Plusieurs proc�d�s ont �t� mis au point pour la phase d'�bouillantage et de d�pouille, selon le d�bit de la cha�ne (cuve d'�chaudage, machines d'�pilage, syst�me � d�filement continu, en position couch�e ou suspendue). Pour les exportations, on adopte les techniques de l'abattage rituel.

L'abattage des ovins se fait en position suspendue. Il existe diff�rents proc�d�s de saign�e.

Compte-tenu de la grande vari�t� des produits carn�s et de charcuterie, la transformation de la viande comporte de nombreuses �tapes de traitement successives1) . Les op�rations �l�mentaires suivantes sont toutefois communes � toute la gamme des produits:

D�coupe des carcasses - Portionnement ou broyage de la viande - Assaisonnement - Embossage (de la chair � saucisse repouss�e dans des boyaux naturels ou artificiels) - Traitement thermique - R�frig�ration - Exp�dition - Pr�servation - Conservation.

Les proc�d�s employ�s en boucherie et en charcuterie diff�rent selon les sp�cialit�s r�alis�es, les op�rations de transformation pouvant s'effectuer dans diff�rentes plages de temp�rature:

- Charcuterie crue Temp�rature env. 14- 28�C
- Charcuterie cuite Temp�rature env. 50- 80�C
- Conserves de viande et de charcuterie Temp�rature env. 80-121�C

Dans les entreprises du 5�me quartier, la majeure partie des sous-produits et d�chets d'abattage sont press�s apr�s avoir �t� chauff�s.

Le proc�d� d'extraction a �t� presque enti�rement abandonn� en raison des r�sidus retrouv�s dans la farine.

Illustration 1 - Sch�ma des installations d'un abatoire

Illustration 2 - Sch�ma d'abatage

Illustration 3 -Sch�ma synoptique du cycle de travail dans une usine � viande

Illustration 4 -Sch�ma synoptique installations de pressage pour traitement du 5�me quartier

2. Effets sur l'environnement et mesures de protection

L'impact des entreprises du secteur de la viande sur l'environnement rel�ve des facteurs suivants:

- Eaux r�siduaires ;
- Rejets d'air et de gaz ;
- Bruit ;
- D�chets ;
- Dissipation de calories ;
- R�sidus dans le produit final,
- D�chets.

En raison de sa valeur de crit�re � l'�chelon international, la r�glementation en vigueur en Allemagne � cet �gard servira de r�f�rence dans ce qui suit.

Tableau 1 Effets sur l'environnement des entreprises du secteur de la viande

Installations Eaux r�sid. Odeurs Effluents gazeux Bruit D�chets Calories
Embouche et            
�levage X X X X X  
Abattoirs X X X X X X
Valoris. 5�me            
quartier X X X X   X
Usines � viande X X X X X X

2.1 Pollution des eaux

La consommation d'eau et le degr� de pollution des eaux r�siduaires sont fonction de l'unit� consid�r�e et sont d�termin�s essentiellement par les facteurs suivants:

- Esp�ce animale
- Nature et capacit� de l'installation
- Intensit� du nettoyage des carcasses
- Place disponible (locaux de travail).

Les valeurs moyennes suivantes ont �t� calcul�es pour les abattoirs:

- Bovins 600 - 800 l / t�te
- Porcs 300 - 500 l / t�te
- Ovins 200 - 300 l / t�te.

Dans les usines � viande, la consommation d'eau d�pend avant tout du produit � obtenir. Ainsi, les eaux r�siduaires sont plus charg�es dans les usines produisant principalement de la charcuterie et dans les conserveries que dans celles produisant par ex. uniquement de la charcuterie crue (salami, saucisson). La consommation se situe � env. 10 � 15 m3 par tonne de produits carn�s.

Les entreprises du 5�me quartier ont une consommation d'eau relativement faible. Les quantit�s d'eau us�es sont fonction des quantit�s trait�es, 65% du mat�riel de d�part devant �tre �vapor�s. En moyenne, on peut compter env. 1 m3/t de produits bruts.

C'est avant tout dans les usines � viande et les installations du 5�me quartier que le degr� de pollution des eaux est tr�s �lev�. En Allemagne, la l�gislation applicable aux industries de la viande fixe les seuils suivants pour le rejet des eaux us�es dans des cours d'eau.

Tableau 2 Degr� de pollution des eaux r�siduaires

Installations DBO

mg/l

Origine et facteurs de pollution
Abattoirs env. 4 000 Sang, contenu de l'intestinet de l'estomac, urines,lisier, d�chets, etc
Usines � viande env. 10 000 D�chets, nature du proc�d� de transformation (cuisson et �tuvage du mat�riel brut et produits finis)
5�me quartier env. 10 000 Nature et qualit� des produits de d�part

Tableau 3

Seuils de pollution des eaux r�siduaires pour le rejet dans le milieu r�cepteur

Installation Mati�res d�cantables3) DBO51) DCO2) 4)
Abattoirs et transformation de la viande < 0,3 ml/l < 35 mg/l < 160 mg/l
5�me quartier < 0,5 ml/l < 40 mg/l < 30 mg/l

Commentaires:

1) DBO5 = demande biologique d'oxyg�ne sur une p�riode de 5 jours, la consommation en oxyg�ne �tant mesur�e pour ce laps de temps (g 02/l d'eaux r�siduaires � la temp�rature de 20�C)
2) DCO = demande chimique d'oxyg�ne pour la r�action avec KMnO4 ou K2Cr2O7 comme agent d'oxydation (mg O2/l d'eaux r�siduaires)
3) Pr�l�vement d'un �chantillon
4) Eprouvette m�lange observ�e pendant 2 h.

Les investissements plus �lev�s et les frais g�n�raux � assumer pour l'�puration des eaux us�es dans des stations relativement ch�res font augmenter les droits d'abattage. Comme cons�quence, il peut arriver que l'abattage ne soit pas effectu� dans des �tablissements pr�vus � cet effet, mais � l'air libre, de sorte que les prescriptions d'hygi�ne ne peuvent pas �tre contr�l�es comme il le faudrait.

Apr�s l'�limination des charges solides par �puration m�canique, on peut envisager au lieu des stations d'�puration biologiques, des syst�mes de lagunage ou des fosses filtrantes pour les eaux us�es, dans la mesure o� ces m�thodes n'entra�nent pas de pollution des conduites d'eau utilis�es pour l'approvisionnement en eau potable ou des installations de captage d'eaux souterraines.

En ce qui concerne les installations d'abattoirs et d'usines � viande, les pr�cautions suivantes peuvent contribuer � une r�duction de la pollution des eaux r�siduaires et � leur �vacuation dans les r�gles:

- familiarisation du personnel avec les questions environnementales ;
- installation de dispositifs assurant une meilleure s�paration du sang et du circuit des eaux us�es ;
- �limination des salet�s grossi�res sur les sols des locaux deproduction avant le nettoyage � l'eau ;
- seaux � boues dans le syst�me d'�vacuation par caniveaux ;
- tamis retenant les d�chets solides des eaux r�siduaires (ces d�chets sont riches en prot�ines et peuvent �tre r�cup�r�s par les entreprises du 5�me quartier) ;
- installation de syst�mes recueillant les boues et de s�parateurs de graisse ;
- installation de flottaison (proc�d� m�canique) ;
- �puration biologique compl�mentaire comme deuxi�me �tape pour les entreprises qui rejettent directement les eaux r�siduaires dans une eau de surface.

Les eaux r�siduaires des entreprises du 5�me quartier doivent faire l'objet d'une st�rilisation.

2.2 Pollution de l'air

Les �missions sont essentiellement li�es aux �tapes suivantes du processus.

Tableau 4 Air rejet�

Installations Contexte d' �mission
Abattoirs Stabulation, �vent. stockage, saisies
Usines � viande Transformation, fumage (cuisson)
5�me quartier Arrivage, transformation

Pour limiter les nuisances caus�es par les odeurs que d�gagent les abattoirs, la r�glementation allemande pr�conise une distance minimum d'env. 350 m jusqu'aux habitations les plus proches.

Les nuisances olfactives sont g�n�r�es par l'odeur propre aux animaux et par l'alt�ration des mati�res organiques. Etant donn� que les abattoirs produisent des �missions biod�gradables, on peut avoir recours � des laveurs et filtres biologiques pour limiter les odeurs. Il existe en outre des proc�d�s d'adsorption et d'absorption.

Tableau 5
Seuils de nuisance fix�s par la l�gislation allemande (valeurs maxi. admissibles par m3 d'air)

Substance en cause Valeur 1 Fonctionnement permanent Valeur 2
Poussi�res en suspension 0,15 0,30 mg/m3
(sans distinction des substances)    
Plomb et compos�s plombiques    
anorganiques contenu dans les 2,0 - ug/m3
poussi�res, exprim�s en Pb    
Cadmium et compos�s cadmi�s    
anorganiques contenus dans les 0,04 - ug/m3
poussi�res, exprim�s en Cd    
Chlore 10,0 0,30 mg/m3
Acide chlorhydrique,    
exprim�s en Cl 0,10 0,20 mg/m3
Monoxyde de carbone 10 30,00 mg/m3
Anhydride sulfureux 0,14 0,40 mg/m3
Dioxyde d'azote 0,08 0,20 mg/m3

Les effluents gazeux produits par les usines � viande peuvent �tre trait�s entre autres par

- Postcombustion
- Condensation
- Absorption - adsorption
- Des s�parateurs �lectriques pour particules, � combiner avec les autres proc�d�s

La valeur de r�f�rence pour toute �mission est la teneur totale en carbone des compos�s organiques.

Sur les installations nouvelles, il est n�anmoins possible actuellement de pr�voir les moyens techniques qui permettent un fonctionnement continu garantissant que

- les seuils d'�mission d�finis (voir tableau 5) ne soient pas d�pass�s,
- les nuisances olfactives soient inhib�es, � condition toutefois de respecter la hauteur requise pour les chemin�es d'�vacuation des fum�es.

La r�alisation d'installations de ventilation, de mise � l'air et d'extraction des fum�es suppose d'importants investissements, qui peuvent se traduire par des droits d'utilisation prohibitifs.

Pour r�duire les odeurs �mises par des installations du 5�me quartier, il est recommand� de ne pas d�passer les seuils suivants:

- Postcombustion:
20 mg/m3 de carbone dans les mati�res combustibles.

- Autres installations de traitement � posteriori:

La somme des fr�quences d'appr�ciation des odeurs �manant des rejets, �tablie selon les m�thodes de l'olfactom�trie doit donner un facteur de dilution de 100 pour un taux d'appr�ciation n�gative de 50% (odeur non perceptible). Dans l'air extrait des installations de mouture, de manutention et de stockage, les charges solides ne doivent pas d�passer 75 mg/m3. Pour les rejets des installations de chauffage et d'�puration de l'air, on pr�voiera une chemin�e de hauteur ad�quate.

De fa�on g�n�rale, les nuisances olfactives peuvent �tre r�duites ou �vit�es gr�ce � la mise en oeuvre des mesures suivantes:

- Planification des locaux de travail et de production ferm�s, sans fen�tres ouvrantes
- Circuits techniques ferm�s
- Installation de sas
- Eviter l'accumulation des produits p�rissables d�gageant des odeurs
- Syst�mes d'extraction d'air avec �puration, comme mentionn� dans le tableau 6.

Tableau 6 R�duction des odeurs par traitement des effluents

 

Installations Syst�me
Abattoirs Biofiltres, lavage des effluents gazeux, charbon actif
Usines � viande(fumage) Postcombustion, condensation, absorption, adsorption
5�me quartier Lavage par voie humide (multi-�tag�) proc�d�s thermiques et biologiques, filtrage, laveurs biologiques

2.3 Nuisances sonores

Au sein des abattoirs et/ou des usines � viande et entreprises du 5�me quartier, on consid�re comme sources de bruit potentielles:

Tableau 7 Sources de bruit

Secteur Abattoirs Usines � viande 5�me quartier
Arrivage animaux X    
Abattage animaux X    
Secteur machines- proc�d�s X X X
Inst. d'extraction d'air/r�frig�ration X X X

Ces usines ne faisant pas partie des exploitations � forte intensit� sonore, il suffit de pr�voir des moyens techniques tels que des dispositifs d'insonorisation, etc pour ne pas d�passer les seuils admissibles ou les plafonds recommand�s par rapport au voisinage. On v�rifiera au pr�alable s'il est possible de respecter un �loignement suffisant.

La r�duction ou l'inhibition de bruit peut �tre obtenue par:

- installation de dispositifs d'insonorisation sur les syst�mes de ventilation ;
- encoffrement des machines ;
- installations de parois de protection acoustique ;
- prise en compte des vents dominants lors de la planification de sources de bruits intensifs.

2.4 D�chets et r�sidus

Parmi les produits inutilisables pour l'industrie de transformation de la viande, on distingue

- Les restes valorisables pour la fabrication de sous-produits non consommables
- Les d�chets � d�truire ou � mettre en d�charge.

La limitation des nuisances olfactives g�n�r�es par la transformation de mati�res r�siduelles en sous-produits s'obtient en

- traitant imm�diatement les d�chets,
- � d�faut, en r�frig�rant les d�chets jusqu'� leur utilisation
- utilisant des r�cipients clos,
- traitant les effluents gazeux dans des installations ad�quates.

Dans la mesure du possible, on renoncera pour le 5�me quartier au proc�d� d'extraction par voie humide, pour �viter de trouver des r�sidus de solvant dans le produit final (farine animale). La solution alternative consiste � presser les mati�res.

Les d�chets � transformer, � d�truire ou � mettre en d�charge devront faire l'objet d'une collecte s�lective dans des r�cipients distincts (m�taux, plastique, papier, etc.)

Le fumier et les d�jections animales devraient �tre r�cup�r�s et utilis�s � des fins agricoles.

2.5 Dissipation de calories

La chaleur d�gag�e dans les usines concern�es est produite par

- les chaufferies,
- les installations de cuisson et de fumage,
- les fours (porcs),
- le refroidissement de bouillons (5�me quartier).

Les nouvelles installations, construites selon l'�tat actuel de la technique, comportent des syst�mes de r�cup�ration de la chaleur et permettent ainsi de r�duire la consommation d'�nergie primaire (Cf. Dossier "Energies renouvelables").

2.6 S�curit� du travail

Le personnel employ� dans l'industrie de transformation des produits carn�s ne se trouve confront� � des nuisances que dans peu de domaines. Les machines bruyantes sont, par ex., les scies � d�couper les carcasses (env. 90 dB(A)) et les cutters pour le broyage de la viande (env. 80-90 dB(A)). Les ouvriers bouchers employ�s � ces travaux devront porter une protection auditive.

Le personnel des installations de traitement du 5�me quartier est expos� temporairement � des nuisances olfactives lors de la r�ception des produits � transformer. Les odeurs incommodantes peuvent �tre r�duites au moyen d'installations d'a�ration et d'extraction d'air. Dans certains cas particuliers, il est recommand� de porter un masque buccal.

2.7 Choix du site

L'enceinte des abattoirs modernes est subdivis�e en deux secteurs, le secteur propre et le secteur souill�, poss�dant chacun des entr�es et des sorties s�par�es et isol�s l'un de l'autre par une cl�ture.

Le secteur souill� comprend toutes les zones non hygi�niques telles le march� aux bestiaux, les stabulations, l'�vacuation des d�chets r�cup�r�s, les saisies, l'�puration pr�liminaire des eaux us�es, l'entreposage du fumier etc.

Le secteur propre comprend les zones hygi�niques, telles que l'abattage, la r�frig�ration, la d�coupe, l'exp�dition, etc.

Pour des raisons d'hygi�ne, l'emplacement du secteur propre devra �tre �tudi� et d�termin� en fonction des vents dominants et des effluents d'autres entreprises projet�es ou d�j� en place.

3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'appr�ciation des effets sur l'environnement

La l�gislation prescrit des seuils limites pour la charge de pollution de l'air et de l'eau. En Allemagne, les textes en vigueur sont la loi sur la gestion des eaux ("Wasserhaushaltsgesetz") et les Instructions Techniques pour le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft" ainsi que les directives de l'Association des Ing�nieurs allemands (VDI). Ces textes d�finissent �galement les proc�d�s r�glementaires pour la d�termination des charges polluantes. Les effluents (air et eau) doivent �tre contr�l�s en permanence pour pouvoir respecter les seuils prescrits. Il faudra examiner � cet effet les techniques et �quipements de laboratoire disponibles et envisageables. On veillera �galement � disposer de personnel suffisamment qualifi� pour effectuer les analyses.

Les nuisances sonores pour le voisinage peuvent �tre �vit�es si l'on pr�voit une distance suffisante jusqu'aux prochains b�timents. En Allemagne, cette distance est fix�e � 350 m. A l'int�rieur des ateliers, le personnel occupant des postes de travail tr�s bruyants devra porter des protections auditives. En Allemagne, la l�gislation sur le bruit d�finit des valeurs maximales admissibles pour les postes de travail (d�cret concernant les lieux de travail)

Le traitement de mati�res r�siduelles g�n�re avant tout des odeurs, une nuisance qui pourra �tre �pargn�e au voisinage gr�ce � une conception ad�quate du cycle de travail (traitement imm�diat, r�frig�ration, r�cipients ferm�s) et une distance suffisante jusqu'� la prochaine exploitation.

En ce qui concerne les d�chets, on assurera leur mise en d�charge conforme.

Pour que le produit final soit exempt de tous r�sidus, on optera pour des proc�d�s sans risques � cet �gard. Le produit final devra �tre contr�l� par des analyses syst�matiques. Sur les installations r�centes, la chaleur d�gag�e est r�cup�r�e et les calories r�utilis�es pour le processus de travail.

Si les r�glementations devaient faire d�faut � l'�chelle nationale, il faudrait proc�der � des analyses pour d�finir dans quelles conditions la population pourra �tre prot�g�e de r�percussions telles que la pollution des eaux souterraines ou des risques de maladie li�s au stockage de d�chets. Ceci s'applique �galement � la s�curit� du travail.

Les analyses prendront �galement en compte les aspects socio-�conomiques, � savoir notamment la cr�ation d'emplois, les conditions de travail offertes, la diff�renciation selon les sexes, les sources de revenu des femmes, etc.

4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention

La grande vari�t� des possibilit�s d'utilisation de la mati�re premi�re, les animaux vivants en l'occurrence, et de valorisation des diff�rents d�chets et sous-produits de l'abattage et de la transformation de la viande explique que le secteur de la viande soit li� � toute sortes d'autres branches de l'industrie.

Les possibilit�s de valorisation particuli�res des d�chets et sous-produits d'abattoirs sont r�capitul�es dans le tableau ci-apr�s.

Tableau 8 Possibilit�s de valorisation des d�chets

Type de sous- produit ou d�chet Activit� industrielle Produit Usage pr�vu
Sang Transformation Plasma Industries alimentaires
Sang industriel 5�me quartier Farine Alimentation du b�tail
Soies Transformation Brosses/poils de pinceaux G�n�ral
Fumier -- Compost Engrais
Contenu des panses -- Biogaz Energie
Peaux, fourrures Tanneries Industrie du cuir Cuir Articles cuir
Os, impropres � la consom. Fonte Graisse industrielle Farine Industrie du savon Alimentation du b�tail
Os, propres � la consom. Fonte Graisse, g�latine Industrie alimentaire
Onglons 5�me quartier Farine, huiles industrielles (exemptes d'acides) Aliment du b�tail Lubrifiants
S�bum Fonte Graisse alimentaire Industrie alimentaire

Etant donn� que les abattoirs assurent � la fois l'approvisionnement direct des consommateurs et l'approvisionnement des usines � viande pr�parant des produits de boucherie et de charcuterie, et que les sous-produits et d�chets servant de mati�res premi�res aux entreprises du 5�me quartier, toutes les industries du secteur de la viande sont �troitement li�es les unes aux autres.

Pour de plus amples informations � propos de l'analyse, l'appr�ciation et la r�duction des charges polluantes produites par la transformation de la viande, on se reportera aux dossiers de l'environnement suivants:

� Assainissement

� Elimination des d�chets

� Production animale

� Services v�t�rinaires

� Planification de la localisation des activit�s industrielles et commerciales.

5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement

La principale source de pollution � mettre au compte des abattoirs et des industries de transformation de la viande sont les eaux r�siduaires. Il serait recommand� d'exiger une redevance en rapport avec la charge de pollution des eaux rejet�es dans le milieu r�cepteur.

Mis � part cet aspect des eaux us�es, les installations/ secteurs critiques peuvent �tre � l'origine de nuisances importantes (par ex. odeurs) s'ils ne sont pas entretenus comme il se doit, ou si le stockage et l'�vacuation des d�chets ne sont pas effectu�s avec toutes les pr�cautions qui s'imposent.

Lorsqu'ils ne sont pas subventionn�s, les abattoirs sont financ�s exclusivement par les droits d'abattage � verser par les utilisateurs. Les frais d'investissement et d'entretien se r�percutent directement sur ces droits d'abattage.

Pour des installations conformes � l'�tat de la technique, cela peut se traduire par des prix plus �lev�s de la viande.

Dans ces conditions, on risque d'assister � des abattages incontr�l�s (sans contr�le v�t�rinaire) en dehors des �tablissements communaux, par ex. en bordure de route, pour contourner le probl�me des droits � verser.

Un autre aspect d�cisif pour la planification de telles usines est la disponibilit� de main-d'oeuvre poss�dant la formation technique requise.

Pour que les op�rations puissent se d�rouler dans les r�gles de l'art sans r�percussions n�gatives sur l'environnement, il faudra non seulement disposer des �quipements techniques ad�quats, mais �galement s'assurer que les conditions suivantes sont r�unies:

- main-d'oeuvre suffisamment qualifi�e,
- sensibilisation � la protection de l'environnement,
- mise en oeuvre d'une maintenance pr�ventive,
- approvisionnement suffisant en pi�ces de rechange.

6. Bibliographie

ArbSt�ttV Art. 15 - Schutz gegen L�rm

ATV-Arbeitsblatt A 107, Hinweise f�r das Ableiten von Schlachthofabwasser in ein �ffentliches Kanalnetz

Bundes-Immissionsschutzgesetz BImSchG vom 15/03/1974

Zweite Durchf�hrungsverordnung zum Vieh- u. Fleischgesetz (VFIG), ge�ndert am 20.08.1979

Vierte Durchf�hrungsverordnung zum Vieh- u. Fleischgesetz (VFIG), ge�ndert am 10.11.82

Sechste Durchf�hrungsverordnung zum Vieh- u. Fleischgesetz (VFIG), neuverlautbart am 16.12.1986

Siebente Durchf�hrungsverordnung zum Vieh- u. Fleischgesetz (VFIG) i.d.F. vom 10.11.1982.

EG-Richtlinie vom 15. Juli 1980 - Richtzahl und zul�ssige H�chstkonzentration der verschiedenen Parameter bei Trinkwasser (Auszug aus Taschenbuch der Wasserversorgung Mutschmann - Stimmelmayr, 8. Auflage).

Fleischhygienegesetz i.d.F der Bekanntmachung vom 24.02.1987 - BGB1I, p. 549 - FIHG.

Gesetz �ber den Verkehr mit Vieh und Fleisch (Vieh- und Fleischgesetz - VFIG) vom 25.04.1951 - BGB1 I p. 272, in der Neufassung vom 21.03.1977 - BGB1 I p. 477, zuletzt ge�ndert am 10.06.1985 - BGB1 I p. 953.

Gesetz �ber die Beseitigung von Tierk�rpern, Tierk�rperteilen und tierischen Erzeugnissen (Tierk�rperbeseitigungsgesetz - TierKBG) vom 02.09.1975, BGBL I, p. 2313 und 2610.

Gesetz �ber die Neuorganisation der Marktordnungsstellen vom 23.06.1976 - BGB1 I, p. 1608.

Handelsklassengesetz vom 05.12.1968 - BGB1 I, p. 1303 i.d.F. der Wiederverlautbarung vom 23.11.1972 - BGB1 I, p. 2201.

Richtlinie Nr. 64/433/EWG des Rates zur Regelung der gesundheitlichen Fragen beim innergemeinschaftlichen Handelsverkehr mit frischem Fleisch (FrischfleischRichtlinie) vom 26.06.1964, i.d.F. der �nderungsrichtlinie n� 83/90/EWG des Rates vom 07.02.1983 (Amtsblatt der Europ�ischen Gemeinschaften L 59 vom 05.03.1983, p. 10), letzte �nderung durch Richtlinie n� 88/288/EWG des Rates vom 03.05.1988 (Amtsblatt der Europ�ischen Gemeinschaften L 124, p. 29).

TA-Luft 27/02/1986 (Instructions Techniques pour le maintien de la puret� de l'air)

TA-L�rm 1968 (Instructions Techniques pour la protection contre le bruit) - Genehmigungspflichtige Anlage nach � 16 der Gewerbeordnung.

VDI-Richtlinie 2590 Auswurfbegrenzung, Anlagen zur Tierk�rperbeseitigung.

VDI-Richtlinien der Luftreinhaltung, n� 2595, Blatt 1 Emmissionsminderung bei R�ucheranlagen.

VDI-Richtlinien der Luftreinhaltung, n� 2596, Emmissionsminderung bei Schlachth�fen.

Verordnung �ber gesetzliche Handelsklassen f�r Schweineh�lften, mit Verordnung vom 18.12.1986 angepa�t, g�ltig ab 01.04.1987.

Verodnung �ber gesetzliche Handelsklassen f�r Schaffleisch vom 27.01.1971, BGB1 I, p. 77 - i.d.F. der �nderung vom 11.11.1977 - BGB1 I, p. 2139.

Verordnung �ber gesetzliche Handelsklassen f�r Rindfleisch, mit Verordnung vom 13.11.1982 angepa�t, g�ltig ab 01.01.1983.

Verordnung �ber die hygienischen Anforderungen und amtlichen Untersuchungen beim Verkehr mit Fleisch (Fleischhygiene - Verordnung - FIHV vom 30.10.1986, BGB1 I. p. 1678)

Allgemeine Verwaltungsvorschrift �ber die Durchf�hrung der amtlichen Untersuchungen nach dem Fleischhygienegesetz (VwVFIHG) vom 11.12.1986 - BAnz. n� 238a v. 23.12.1986.

Verwaltungsvorschriften zu � 7a WHG, Mindestanforderungen an das Einleiten von Schmutz- bzw. Abwasser in Gew�sser.


Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante