2.2 Limitation des effets sur l'environnement
Table des mati�res
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Dans ce qui suit nous allons pr�senter divers moyens techniques permettant de limiter les effets sur l'environnement, en les regroupant dans l'ordre chronologique de leur mise en oeuvre. On distinguera donc les mesures intervenant avant le d�but des activit�s mini�res, durant l'exploitation et finalement celles suivant la cl�ture des activit�s. Bien entendu, la limitation de l'impact �cologique ne va pas sans bases institutionnelles ni sans l'existence d'une r�glementation appropri�e, dont l'application devra �tre contr�l�e.
2.2.1 Mesures pr�c�dant l'exploitation
A ce stade du projet, il est essentiel d'examiner la situation du moment afin de pouvoir appr�cier � leur juste mesure les effets produits par la suite d'apr�s les changements constat�s. Cet examen consistera en un inventaire des monuments historiques et biens culturels, des sols, des eaux superficielles et souterraines (quantit� et qualit�), de la flore et la faune, des exploitations agricoles, etc.
Avant de commencer � exploiter des gisements alluvionnaires sous-marins, on r�pertoriera la flore et la faune et on �tudiera les courants, la d�clivit� des fonds marins, etc.
Dans le cadre de la planification, on pourra d�j� obtenir une r�duction sensible des effets sur l'environnement en �tablissant par ex. un calendrier des travaux autorisant d'une part l'archivation et la conservation des �ventuelles d�couvertes arch�ologiques ou l'abattage de bois d'oeuvre dans la zone d'extraction, tout en �courtant le plus possible la p�riode durant laquelle la mine restera ouverte. De la m�me fa�on, on pr�voira la s�paration de l'humus et des horizons sup�rieurs des terrains de couverture et leur stockage sur des terrils distincts, de fa�on � disposer des mat�riaux n�cessaires pour la remise en culture ult�rieure du site. Une exhaure locale cibl�e et �chelonn�e dans le temps, le recours � des techniques d'exhaure modernes ou l'imperm�abilisation des sols sont autant de mesures pouvant contribuer � minimiser le probl�me de l'abaissement du niveau de la nappe phr�atique.
Dans l'int�r�t des groupes de personnes concern�s directement (personnes � d�placer) ou indirectement (p�cheurs par ex.) et pour pr�venir des tensions sociales, on veillera � consulter ces personnes lors des travaux de planification. La participation des groupes de population concern�s et des autorit�s r�gionales est particuli�rement importante pour la mise au point et la r�alisation des transferts de domicile, les indemnisations et la r�installation �ventuelle des personnes d�plac�es apr�s fermeture de la mine.
Avant que la mine soit mise en exploitation, on entreprendra d�j� de former et de sensibiliser les d�cideurs et autres participants au projet aux th�mes de la sant� et de l'environnement.
2.2.2 Mesures accompagnant l'exploitation
Afin de r�duire l'emprise globale de l'exploitation, on aura recours au rejet direct du st�rile, c'est-�-dire que les d�blais serviront directement � remblayer les vides r�sultant de l'extraction du minerai.
Pour �viter les nuisances sonores, les diff�rents appareils utilis�s devront �tre dot�s de dispositifs d'amortissement du bruit. Les unit�s enti�res peuvent �tre encoffr�es ou dot�es d'�chappements sp�ciaux en guise de protection acoustique. Pour le personnel, on aura recours � des protections auditives individuelles telles casques, bouchons d'oreilles, etc. Finalement, on peut encore obtenir une r�duction des nuisances sonores en limitant les travaux bruyants � certains moments de la journ�e, par ex. en ne pratiquant les tirs � l'explosif qu'une fois par jour. En outre, la propagation des ondes sonores peut �tre r�duite par ex. en am�nageant des �crans acoustiques autour des sources de bruit.
Dans le cas de l'abattage � l'explosif de mat�riaux consistants, il est possible de limiter les �missions de bruit et de poussi�res en r�duisant les quantit�s d'explosif par optimisation de la maille de foration et du bourrage, ce qui r�duit �galement l'intensit� des vibrations et les effets de pulv�risation du mat�riau.
Pour �viter les �missions de poussi�re en g�n�ral, on prendra des mesures ponctuelles telles que l'arrosage des voies de transport, le lavage des v�hicules et autres moyens de transport (camions par ex.), l'arrosage des terrils, la plantation de verdure sur les terrils et toutes les surfaces d�nud�es ainsi que l'utilisation de liants pour poussi�res. On pourra en outre capoter les diff�rents appareils, notamment les installations de broyage et les bandes transporteuses. Les machines de forage devront �tre dot�es de dispositifs de neutralisation des poussi�res par voie s�che ou humide. Arbres et haies constituent �galement un moyen de rabattre les poussi�res et de parer � la d�flation.
Les eaux us�es peuvent �tre neutralis�es, �pur�es et d�barrass�es des mati�res en suspension dans des stations d'�puration, afin de respecter les seuils prescrits pour les rejets dans les eaux superficielles. Pour toute solution ou suspension produite, il existe des proc�d�s de s�paration liquide/liquide et solide/liquide auxquels on aura recours pour �purer les eaux contamin�es. Les proc�d�s �lectrolytiques par exemple s'appliquent aux eaux acides et les proc�d�s � �change d'ions aux eaux radioactives. On mettra en oeuvre tous les moyens possibles pour lutter contre les sources de pollution. Pour citer un exemple, l'emploi de filtres fins mont�s en d�rivation dans les circuits de lubrification des moteurs qui, en augmentant la dur�e d'usage du lubrifiant, permettent de r�duire jusqu'� 90% les quantit�s d'huile usag�e produites.
Dans le cas de l'exploitation de gisements alluvionnaires marins sur le plateau continental au moyen de dragues, on choisira, dans la mesure du possible, un type de drague se pr�tant au d�chargement des d�blais au moyen d'une auge avec rallonge, afin de pouvoir en recouvrir les st�riles et le refus de la pr�paration. Les fonds marins retrouvent ainsi une granulom�trie se rapprochant plus de leur structure d'origine.
Dans le cadre de l'exploitation par dragage, on optera de pr�f�rence pour le travail dans un lac artificiel plut�t que pour la r�cup�ration directe dans le lit du cours d'eau, afin d'y limiter les charges boueuses.
Les puits ou autres forages � gros diam�tre devront �tre colmat�s une fois qu'ils ne servent plus, afin d'�liminer les risques d'alt�ration des horizons aquif�res.
Lorsque les fronts d'abattage sont instables, les pentes des bords de fosse devront �tre calcul�es de mani�re � �carter tout risque de glissement de terrain ou d'�boulement.
En ce qui concerne l'abattage � sec de charbon, on veillera � ce que les terrils soient prot�g�s contre les inflammations spontan�es susceptibles de se produire en raison des teneurs restantes en charbon. A cet effet, ils seront compact�s en surface et maintenus � l'abri de l'air. Les piliers abandonn�s et les fronts d'abattage restant � vif posent le m�me probl�me et devront donc faire l'objet d'une imperm�abilisation afin d'�viter les feux couvants.
Quant aux �cosyst�mes avoisinants, des mesures sp�ciales telles l'interdiction d'acc�s, la d�limitation par des cl�tures et le barrage des voies d'acc�s pourront contribuer � leur protection.
Les groupes de personnes concern�es par les activit�s mini�res finalement feront eux aussi l'objet de mesures visant � minimiser les r�percussions sur leur cadre de vie et sur leurs conditions de travail. On nommera notamment des pr�pos�s � l'environnement, des responsables de la s�curit� et on chargera des m�decins du suivi m�dical du personnel travaillant dans la mine. Les effets de l'exploitation sur l'environnement ne se limitant pas au p�rim�tre de la mine, les personnes vivant au voisinage devraient �galement b�n�ficier de services m�dicaux appropri�s.
Toutes les activit�s mini�res et toutes les mesures visant � r�duire l'impact de ces activit�s sur l'environnement doivent s'accompagner du contr�le permanent des principaux param�tres en jeu. On mesurera donc notamment les effluents gazeux, les niveaux sonores, les vibrations, les charges polluantes dans l'eau, les �missions de poussi�res, la stabilit� des talus, les affaissements et le niveau de la nappe phr�atique.
2.2.3 Mesures suivant la cessation des activit�s
D�s qu'un quartier d'exploitation est �puis� et que le vide cr�� a �t� combl� par les d�blais d'un autre chantier d'abattage, il faudra lancer les premi�res mesures de r�habilitation. Les exploitations � ciel ouvert �tant souvent tr�s �tendues, ces actions correctrices se font parall�lement � la progression des chantiers d'abattage. Ceci s'applique �galement aux exploitations alluviales o� les travaux sont conduits en dehors du cours de la rivi�re. Les mesures de r�habilitation consistent � r�int�grer les surfaces exploit�es dans l'environnement de fa�on � leur redonner l'aspect d'un paysage naturel.
Apr�s dragage de gisements alluvionnaires, et en particulier dans les r�gions tropicales, toutes les surfaces exploit�es n�cessitent un assainissement et un nivelage, de mani�re � ne laisser aucune �tendue d'eau ouverte qui puisse se transformer en un foyer de germes pathog�nes (vecteurs de la malaria notamment). D'un autre c�t�, il est possible dans certains cas d'exploiter ces plans d'eau comme r�servoirs pour les p�riodes s�ches ou � des fins commerciales, en y pratiquant par ex. la pisciculture.
Les terrils, les bords de la fosse, les verses ext�rieures et les surfaces d�saffect�es doivent imm�diatement �tre plant�es d'esp�ces v�g�tales locales. Ceci permet de limiter et m�me d'�viter enti�rement les effets de l'�rosion notamment en climat tropical humide et la d�flation en climat aride. Dans les zones particuli�rement menac�es par l'�rosion, on aura recours � des m�thodes anti-�rosives sp�ciales comme les drainages et les travaux de consolidation.
Finalement, on s'efforcera d'obtenir la remise en culture des surfaces correspondant aux portions du gisement �puis�es afin de pouvoir les r�utiliser � des fins agricoles, mais on pourra �galement envisager une autre valorisation du site apr�s son r�am�nagement. Si l'on pr�voit une utilisation agricole, les sols devront �tre nivel�s, compact�s et recouverts de couches de terre et d'humus en vue de les faire reverdir et de pouvoir les exploiter par la suite. Avec la remise en culture, on ne parvient toutefois qu'� limiter les d�g�ts �cologiques. D'une part ces travaux s'�talent sur de longues p�riodes, d'autre part leur succ�s reste souvent al�atoire. Pour la remise en culture de stations situ�es dans des r�gions tropicales notamment, les connaissances dont on dispose demandent encore � �tre s�rieusement approfondies, par ex. en ce qui concerne l'ordre de plantation et la s�lection d'esp�ces adapt�es au site.
Le succ�s de l'entreprise suppose �galement qu'on parvienne � r�tablir le caract�re naturel du sol, c'est-�-dire pour les facteurs physiques par ex. une perm�abilit�, une granulom�trie et une structure donn�e et pour les facteurs chimiques par ex. un certain pH, un certain �quilibre biologique et l'absence de polluants, afin que ce sol puisse � nouveau remplir ses diverses fonctions de r�servoir d'eau, cadre de vie pour la faune et la flore et substrat pour la production agricole.
3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement
En Allemagne, l'exploitation mini�re et les questions d'environnement s'y rapportant sont r�glement�es pour l'essentiel par la loi du 13 ao�t 1980 "Bundesberggesetz" (BBergG), par le d�cret du 13 juillet 1990 sur les �tudes d'impact (UVP - VBergbau), les Instructions Techniques pour le maintien de la puret� de l'air (TA-Luft), et pour la protection contre le bruit (TA-L�rm), la loi sur les nuisances (BImSchG) avec ses prescriptions d'application, les ordonnances relevant du secteur minier et la l�gislation � l'�chelle r�gionale sur les paysages, la protection de l'environnement et les activit�s extractives. Sont �galement applicables une s�rie de directives du VDI, l'association des ing�nieurs allemands, concernant essentiellement les �quipements techniques.
D'autres pays industriels tels les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, disposent d'une l�gislation analogue, les prescriptions �tant m�me en partie plus s�v�res. Citons pour les Etats-Unis le "Clean Water Act" et le "Surface Mining Control and Reglementation Act", promulgu�s tous deux en 1977. Ces textes l�gislatifs sont compl�t�s par des prescriptions des organismes "Office of Surface Mining Reclamation and Enforcement" (OSM) et "Environmental Protection Agency (EPA), cr��s sp�cialement pour les besoins de la cause.
L'�l�ment cl� pour l'appr�ciation de l'impact �cologique et pour la mise au point du programme de r�habilitation ult�rieur est une �tude du contexte naturel et social tel qu'il se pr�sente avant le d�marrage des activit�s, qui doit r�pondre de mani�re exhaustive � toutes les questions d'ordre physique, biologique et social touchant � l'environnement. On se reportera �galement au dossier "Secteur minier - Reconnaissance, prospection et exploration des ressources g�ologiques", dans lequel la question a d�j� �t� abord�e.
Dans de nombreux pays, on a pu observer un regain de l'int�r�t port� � l'environnement et le souci de prot�ger ce bien naturel. N�anmoins, la sensibilisation � ces probl�mes n'a pas encore men� partout � l'�tablissement de lois sur la protection de l'environnement. Mais m�me dans les pays o� ce premier pas a �t� franchi, souvent les lois ne sont pas appliqu�es, faute de moyens de contr�le et de surveillance. L'absence d'une trame l�gislative et/ou l'application insuffisante des lois a de graves r�percussions sur l'environnement, tant pour les exploitations de grande envergure que pour les micro-activit�s mini�res. Or, on pourrait envisager une r�glementation mini�re selon laquelle l'exploitant devrait s'engager � porter la responsabilit� des effets de son activit� mini�re. Pour les micro-entreprises de ce secteur, difficiles � surveiller, on pourra par ex. adopter la d�marche propos�e au Congr�s international des Nations Unies sur le secteur minier et l'environnement � Berlin et constituer des r�serves financi�res en majorant la taxe de concession d'un montant appropri�. Ainsi, lorsqu'une concession abandonn�e pr�sente des d�g�ts �cologiques importants, la restauration n�cessaire pourra �tre financ�e gr�ce � ces r�serves. Inversement, un exploitant qui fait approuver l'�tat final du site lorsqu'il abandonne sa concession peut r�cup�rer les fonds qu'il a d� verser.
Les principaux probl�mes de d�gradation et de destruction sont � mettre sur le compte d'activit�s ill�gales. Il s'agit par ex. de chercheurs d'or ou de pierres pr�cieuses et d'orpailleurs clandestins qui, arrivant en grand nombre et travaillant de fa�on incontr�l�e, occasionnent des d�g�ts tr�s �tendus s'accompagnant souvent de la contamination des sols et des rivi�res (mercure et cyanures dans le cas d'occurrences aurif�res). Dans ce cas, les moyens juridiques se sont eux aussi av�r�s totalement inappropri�s. En effet, ces mineurs sont extr�mement mobiles en raison de leur �quipement rudimentaire et peuvent se soustraire tr�s facilement aux contr�les. Pour accro�tre la difficult�, il est pratiquement impossible de surveiller ces personnes souvent nombreuses, qui sont pr�tes � user de violence si n�cessaire pour d�fendre leurs int�r�ts. Aux probl�mes de l'environnement naturel viennent encore s'ajouter les tensions sociales apparaissant entre diff�rents groupes aux int�r�ts divergents.
4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
Dans les r�gions faiblement peupl�es ou peu d�velopp�es, les industries extractives marquent presque toujours l'av�nement d'une nouvelle infrastructure. Les projets miniers sont souvent contraints d'assumer la majeure partie des frais li�s aux travaux de construction. Les ouvrages � r�aliser vont des routes et chemins de fer pour l'acc�s au gisement et des moyens de transport pour les min�raux extraits jusqu'aux cit�s o� loger les ouvriers et leurs familles, avec toutes les installations qui s'y rattachent (approvisionnement, assainissement, etc). La nouvelle infrastructure peut amener un ph�nom�ne de colonisation de plus grande ampleur et le d�veloppement �conomique de la r�gion.
Dans les exploitations de minerai en particulier, on s'efforce souvent d'implanter les ateliers de premi�re transformation du produit brut sur les lieux m�mes de l'extraction. Ainsi, l'entreprise transformatrice a la possibilit� d'exploiter les magasins de stockage et autres installations en commun avec l'entreprise mini�re. En ce qui concerne les mines de lignite et de charbon, la mati�re premi�re extraite ou sortant du lavoir (pr�paration m�canique) est souvent employ�e directement � la production d'�lectricit� dans des centrales thermiques. C'est pourquoi ces centrales vont s'implanter � proximit� des mines en question et s'accompagnent alors des postes d'interconnexion et lignes � haute tension n�cessaires pour la distribution de l'�lectricit�. Pour l'�vacuation des r�sidus, on peut pr�voir des d�charges au sein de la mine aux emplacements o� l'abattage est achev�. Mais ces r�sidus peuvent offrir des possibilit�s autres que la simple mise en d�charge. Les cendres volantes produites dans les centrales �lectriques peuvent par ex. servir � stabiliser les voies de circulation am�nag�es sur l'aire d'une exploitation.
Les surfaces mises � contribution pour l'exploitation d'un gisement sont souvent � l'origine de conflits d'int�r�ts. Tout projet minier devra donc veiller � une planification r�gionale ad�quate permettant de concilier les diff�rents int�r�ts en jeu.
Si dans les pays � faible densit� d�mographique, le probl�me des surfaces occup�es se pose moins fr�quemment, les activit�s mini�res peuvent n�anmoins faire surgir des difficult�s d'ordre juridique. Souvent, la propri�t� fonci�re ou les autres droits sur une parcelle de terrain ne sont pas souvent document�s et la d�limitation des terrains ne s'appuie par sur des travaux de cartographie pr�cis. La situation s'aggrave encore lorsque les groupes de population concern�s n'ont pas de lobby ou qu'en raison de leur mode de vie ou de leur statut social, ils ne disposent que de moyens tr�s limit�s pour pr�server leur cadre de vie traditionnel. L'existence de ces personnes est alors v�ritablement menac�e. Dans un tel contexte, les objectifs du d�veloppement r�gional devront inclure des �l�ments �cologiques et ethniques en plus des aspects �conomiques.
D'une fa�on g�n�rale, on tiendra compte �galement des domaines d'intervention suivants, qui sont tous trait�s s�par�ment dans un dossier sp�cifique et qui pr�sentent d'importants recoupements avec le secteur minier des exploitations � ciel ouvert:
- Am�nagement du territoire et planification r�gionale
- Planification de la localisation des activit�s industrielles
et commerciales
- Planification du secteur �nerg�tique
- Am�nagement et gestion des ressources en eau
- Assainissement
- Transports routiers
- Secteur minier - Reconnaissance, prospection et exploration des
ressources g�ologiques
- Secteur minier - Exploitations souterraines
- Secteur minier - Pr�paration et transport
- Centrales thermiques.
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
L'exploitation � ciel ouvert de mati�res premi�res min�rales peut prendre deux formes diff�rentes, � savoir l'abattage � sec et le dragage, applicable soit en milieu terrestre, soit en milieu sous-marin. Quel que soit le type d'exploitation, les activit�s mini�res ont toujours de graves r�percussions sur l'environnement.
Bien que les activit�s soient en g�n�ral limit�es dans le temps (env. 20 � 50 ans), les interventions peuvent provoquer des d�gradations irr�versibles. Les d�g�ts directs les plus s�v�res concernent la surface du sol et le bilan des eaux souterraines et superficielles. L'extraction de min�raux � ciel ouvert s'accompagne en outre d'une pollution atmosph�rique, de nuisances sonores, de l'alt�ration des sols, de la faune et de la flore, ainsi que de probl�mes sociaux dus � des conflits d'int�r�ts, des transferts de domicile, etc. Dans tous les cas, les cons�quences d�pendent toutefois des �tendues touch�es, du site et du climat. Par ailleurs, les aspects juridiques et les possibilit�s de contr�le jouent un r�le d�cisif pour l'ampleur des d�g�ts et pour leur limitation, notamment par remise en culture ou restauration du site. Quoi qu'il en soit, la remise en culture des surfaces impliqu�es revient toujours � substituer un nouvel �cosyst�me � celui rencontr� initialement.
Le succ�s des actions r�paratrices reste souvent al�atoire, en particulier sur les sites pour lesquels on manque d'exp�rience. La limitation des d�g�ts passe par une planification, une pr�paration et une ex�cution rigoureuse du projet. Elle a pour condition pr�alable imp�rative l'analyse compl�te de la situation ex ante, � partir de laquelle s'�tablira le programme devant tenir compte des modifications induites par l'exploitation dans la r�gion et des effets sur l'environnement. On inclura dans les mesures accompagnatrices non seulement les indemnisations requises, mais �galement le d�placement des groupes de population habitant sur le site et l'�laboration d'un plan de restauration.
Ces mesures seront compl�t�es par la formation et la sensibilisation des agents des organismes et institutions impliqu�es et autres personnes concern�es, afin que le projet soit conduit dans le souci de la protection de l'environnement.
La n�cessit� de minimiser les co�ts ne doit pas pousser les promoteurs et responsables d'un projet � n�gliger les d�penses pour la protection de l'environnement. Les responsables devraient veiller d�s l'instruction et l'approbation d'un projet � ce que celui-ci int�gre des mesures appropri�es de pr�servation de l'environnement et de r�am�nagement du site et qu'il pr�voie une gestion optimale des ressources. De plus, on s'assurera que les fonctions de contr�le et de r�glementation requises ont bien �t� mises en place.
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