3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement
Table des
mati�res - Pr�c�dente
- Suivante
3.1 Consid�rations pr�alables
Pour comprendre un projet d'�limination des d�chets sous l'angle de ses effets �cologiques et �conomiques, il est indispensable de conna�tre le cadre g�n�ral dans lequel il s'ins�re et les contraintes auxquelles il se trouve confront�. Sa description se fonde sur les crit�res suivants :
- les ant�c�dents de la planification ;
- la situation et les exigences caract�risant la gestion des d�chets et des eaux ;
- une pr�sentation de la situation actuelle dans le domaine technique (production de d�chets, installations existantes et leur fonction) ;
- les objectifs pr��tablis (par exemple, par les plans d'�limination des d�chets, les concepts de gestion des d�chets municipaux, etc.) Expos� des besoins pour les installations � concevoir ;
- l'int�gration dans les objectifs de l'am�nagement du territoire et des espaces comme dans les structures r�gionales et suprar�gionales d'�limination des d�chets ;
- la pr�sentation des motifs ayant guid� le choix du syst�me d'�limination et de ses composants effectifs (collecteurs, parc roulant, aires de stockage interm�diaires, proc�d�s et installations de recyclage, installations de traitement des d�chets sp�ciaux, installations d'incin�ration et de mise en d�charge des d�chets, etc.) ;
- la pr�sentation d'alternatives (par exemple incin�ration/mise en d�charge, syst�me de traitement des eaux de percolation propre � la d�charge/traitement conjoint de ces effluents dans la station d'�puration communale ; agrandissement et extension des installations et infrastructures existantes, variante 0).
Intervient �galement dans l'�valuation des effets sur l'environnement d'un projet d'�limination des d�chets, la description :
- du proc�d� de s�lection des sites pour les alternatives pertinentes, y compris les �tudes socio-�conomiques n�cessaires concernant la population (hommes/femmes, groupes, etc.) vivant dans l'environnement et la zone de desserte des installations d'�limination des d�chets ;
- de la comparaison des sites et des r�sultats ;
- des installations importantes et de leurs risques de panne ;
- des facteurs du projet pr�judiciables l'environnement, et
- des installations, et plus sp�cifiquement, des composantes de ces installations qui devraient en fin de compte �tre int�gr�es dans une �tude d'impact.
Les principaux effets sur l'environnement proviennent tant de la mise sur pied et du fonctionnement des installations (fixes) d'�limination des d�chets cit�es ci-dessous, que des modifications apport�es � de telles installations ou � leur fonctionnement :
- sites de stockage interm�diaire ;
- stations de manutention du chargement ;
- d�charges de d�chets urbains et de d�chets sp�ciaux ;
- installations d'incin�ration ;
- installations de traitement thermique, comme les installations de pyrolyse ;
- installations de traitement physique, chimique et biologique, pour autant qu'elles soient susceptibles d'avoir des incidences pr�judiciables sur l'environnement.
Il convient de cerner l'ampleur de l'�tude en fonction de l'importance �cologique des installations pr�cit�es. Ceci vaut particuli�rement pour les aires de stockage interm�diaire ne recevant pas de d�chets dangereux, dont la taille et les �quipements techniques peuvent varier consid�rablement.
Outre la quantit�, l'origine et la qualit� des d�chets jouent un r�le consid�rable au niveau de leur mode d'�limination et de leurs effets sur l'environnement. De ce fait, l'analyse des d�chets m�rite une attention particuli�re. Du fait de leur composition tr�s h�t�rog�ne, il est n�cessaire de proc�der � des �chantillonnages, de m�me qu'� la pr�paration et � l'analyse de ces �chantillons de mani�re � obtenir des r�sultats concrets et repr�sentatifs. La R�publique f�d�rale d'Allemagne dispose � cet �gard des textes r�glementaires concernant les d�chets �tablie par le groupe de travail inter-r�gional sur les d�chets (LAGA) [31], des m�thodes d'analyse DIN 38400 et suiv. (cf. [32]) et de la compilation des Proc�dures et techniques d'analyse (cf. [33]).
3.2 Secteur de la collecte et du transport des d�chets
Le ramassage et le transport des d�chets ne posent aucun probl�me lorsqu'ils :
a) ne constituent pas une atteinte � la sant� des populations concern�es et du personnel employ� aux machines, camions et installations ;
b) ne provoquent pas des nuisances olfactives persistantes ;
c) n'entravent pas la mise en oeuvre de nouvelles mesures d'�limination (ou compl�mentaires).
En ce qui concerne les �ventuelles �missions de bruit dans les stations de manutention des chargements, il convient de prendre en consid�ration les valeurs limites applicables (cf. [34]).
3.3 Secteur du traitement des d�chets
Seront consid�r�es ci-apr�s (cf. chapitre 2.3.2.2.) :
- les installations de fabrication de compost et de biogaz (traitement biologique) et
- les usines de traitement physique et chimique (usines de triage ; usines d'extraction des mat�riaux utilisables, usines de r�g�n�ration/floculation/neutralisation, installations de d�shydratation des boues, etc.).
Dans l'�valuation, il convient de prendre en consid�ration dans quelle mesure ces installations contribuent � �conomiser des �nergies fossiles, � r�duire la DCO/DBO, ainsi qu'� diminuer les nuisances olfactives et � am�liorer l'hygi�ne publique.
L'impact �cologique des installations de fabrication de compost et de biogaz se manifeste au travers des produits obtenus : compost et boues dig�r�es utilisables dans le cadre de la "valorisation agricole" des d�chets, ainsi que gaz et eaux r�siduaires [1].
La Notice 10 du groupe de travail LAGA concernant les crit�res de qualit� et les recommandations d'usage pour le compost fabriqu� � partir de d�chets et le compost de d�chets/boues d'�puration (cf. [7]) �nonce des normes ayant un caract�re contraignant en Allemagne et valeur indicative pour les autres pays, et d�finit, pour les diff�rents m�taux lourds s�lectionn�s, les valeurs limites de concentration dans les sols et valeurs limites dans le compost. En vertu de ces crit�res et normes :
- l'�pandage de compost devrait �tre �vit� lorsque les analyses de sols indiquent que les teneurs en m�taux lourds d�passent les valeurs suivantes (en milligrammes par kilogramme de sol s�ch� � l'air) :
| Valeurs limites (mg/kg) | |
| Plomb | 100 |
| Cadmium | 3 |
| Chrome | 100 |
| Cuivre | 100 |
| Nickel | 50 |
| Mercure | 2 |
| Zinc | 300 |
Dans le cas o� les valeurs pr�cit�es sont d�pass�es, l'�pandage de compost reste possible dans des cas exceptionnels lorsque, en fonction des conditions naturelles du site et des utilisations pr�vues, aucun dommage n'est � craindre pour le bien-�tre de la communaut�. En revanche, l'application de compost est exclue lorsque les valeurs relatives au cadmium et au mercure sont d�pass�es.
- dans le cas d'�pandage r�gulier de compost, les charges suivantes (moyenne en grammes par hectare sur plusieurs ann�es) ne peuvent �tre d�pass�es :
| Valeurs limites (g/ha a) | |
| Plomb | 2.000 |
| Cadmium | 33 |
| Chrome | 2.000 |
| Cuivre | 2.000 |
| Nickel | 330 |
| Mercure | 42 |
| Zinc | 5.000 |
Lors de valorisation agricole des boues dig�r�es produites par les installations de biogaz, les dispositions de la directive sur les boues d'�puration (cf. [35]) sont applicables. Celles-ci d�finissent les teneurs admissibles des sols et des boues en divers m�taux lourds Les quantit�s de boues pouvant �tre �pandues font �galement l'objet de restrictions (cf. tableau 1). Il est int�ressant de noter par ailleurs que les valeurs limites en question correspondent aux valeurs limites fix�es pour l'�pandage de compost (cf. ci-dessus).
Tableau 1 Teneurs et concentrations en m�taux lourds admissibles conform�ment � la directive sur les boues d'�puration
| M�taux lourds | Teneurs admissibles dans les boues d'�puration1) | Quantit�s de boues d'�puration pouvant �tre �pandues1) | Concentrations maximales de m�taux lourds admissibles dans les boues d'�puration �pandues | |
| mg/kg | t/(ha 3a) | g/(ha 3a) g/(ha a) |
||
| Cadmium | 20 | 5 | 100 | 33,3 |
| Mercure | 25 | 5 | 125 | 41,7 |
| Nickel | 200 | 5 | 1000 | 333,3 |
| Plomb | 1200 | 5 | 6000 | 2000,0 |
| Chrome | 1200 | 5 | 6000 | 2000,0 |
| Cuivre | 1200 | 5 | 6000 | 2000,0 |
| Zinc | 3000 | 5 | 15000 | 5000,0 |
1)rapport�es � la boue et au r�sidu sec
Au moins dans les zones climatiques tmp�r�es, les r�glementations contenues dans la directive sur les boues d'�puration permettent d'�viter que la valorisation agricole des boues d'�puration n'ait des effets nocifs, m�me � tr�s long terme, sur le sol, les plantes, les animaux et l'homme et, plus sp�cialement, que la consommation de denr�es alimentaires et fourrages produits sur les surfaces fertilis�es � l'aide de boues n'ait des effets d�l�t�res pour l'homme et le b�tail [36].
En ce qui concerne les analyses sp�cifiques du compost, se r�f�rer aux annexes du point [7]. Il y a lieu, par ailleurs, de tenir compte des m�thodes d'analyse indiqu�es au chapitre 3.1. pour autant que celles-ci soient importantes dans le cas concern�.
Dans les installations de traitement biologique des d�chets, les valeurs limites fix�es dans les Instructions Techniques sur la protection contre le bruit "TA-L�rm" (cf. [34]) peuvent servir de base pour l'�valuation des �missions de bruits. Les �missions dans l'air sont soumises aux valeurs limites stipul�es dans les Instructions techniques sur le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft" (cf. [37]) ; en ce qui concerne l'�vacuation des eaux us�es, les seuils en vigueur sont stipul�s dans les annexes aux dispositions administratives g�n�rales sur la gestion des eaux [39] conform�ment au � 7a de la r�glementation des eaux [38]. Les dispositions pr�cit�es s'appliquent �galement aux installations de traitement physique/chimique des d�chets.
3.4 Secteur de l'entreposage
Les commentaires �nonc�s aux chapitres 3.1 et 3.3, qui traitent des dispositions d�j� cit�es concernant les proc�d�s d'analyse et la fixation de valeurs limites relatives aux effets �ventuels sur l'environnement, s'appliquent �galement ici.
3.5 Secteur de la mise en d�charge
Pour l'analyse et l'�valuation des effets d'une d�charge sur l'environnement, il importe de contr�ler minutieusement l'entr�e des d�chets (fiches de suivi, contr�le des entr�es). Tout manquement ou toute n�gligence, peuvent, par des erreurs r�p�t�es au niveau de "l'occupation de la d�charge", entra�ner l'apparition d'autres potentiels de nocivit� que ceux qui �taient pr�vus dans la planification initiale, c'est-�-dire conform�ment au dossier sur les effets positifs et n�gatifs des d�chets mis en d�p�t. Il convient dans ce cas de proc�der � des �chantillonnages et analyses fr�quents et non annonc�s pour �tudier les composantes caract�ristiques des d�chets (apparence, consistance, composition, etc.) sur le trajet entre la production et la mise en d�charge. Des m�thodes d'investigation et d'analyse fiables et concr�tes constituent une aide pr�cieuse dans ce contexte. Voir � cet �gard les chapitres 3.1. et 3.2.
Les valeurs limites admissibles pour la mise en d�charge des d�chets sp�ciaux sont stipul�es pour l'Allemagne dans les instructions techniques sur la gestion des d�chets "TA-Abfall", section 1 [27].
En ce qui concerne les �missions de bruit dans les d�charges, on peut se r�f�rer aux valeurs limites stipul�es dans les directives indiqu�es sous [34]. Concernant le traitement des eaux de d�charges, les valeurs limites d'application sont stipul�es � l'annexe 51 des dispositions administratives g�n�rales sur l'am�nagement et la gestion des eaux [39]. Quant aux questions relatives aux gaz de d�charge, elles trouvent r�ponse dans les explications et exigences du document d'information "gaz m�thane de d�charges" du LAGA [30].
3.6 Secteur de la valorisation des d�chets
Cf. chapitre 3.3 (Secteur du traitement des d�chets)
3.7 Secteur de l'incin�ration des d�chets
Les �missions �tudi�es pour l'�valuation des effets sur l'environnement d'installations d'incin�ration des d�chets sont les gaz de fum�e. Du fait de la composition h�t�rog�ne des d�chets, des ordures m�nag�res par exemple, l'incin�ration requiert un apport consid�rable d'air pour assurer la combustion efficace et compl�te des mati�res combustibles et des gaz de fum�e. Pour l'incin�ration des ordures m�nag�res, le taux d'apport d'air s'�l�ve � 2, ce qui donne lieu � la production de 5 000 � 6 000 m3 de gaz brut par tonne de mati�res combustibles. Les gaz bruts �mis par la combustion des ordures m�nag�res provoquent l'�mission de
- gaz toxiques (surtout du HCl, HF, SO2, NOx, CO et CxHy) ;
- poussi�res toxiques (provenant surtout des m�taux lourds tels que le Pb, le Cd, le Hg, Sb, Be, Cr, Ni) ; et
- mati�res organiques �galement gazeuses (tels que le PCB, le HCB, les chlorph�nols mais aussi des dioxines et furanes).
| Les valeurs limites en
vigueur pour les gaz d'�puration sont stipul�es dans
les Instructions techniques sur le maintien de la puret�
de l'air "TA-Luft" [37] : - poussi�res |
< 30 mg/m3 |
| - monoxyde de carbone | < 0,10 mg/m3 |
| - mati�res organiques (sous forme de carbone total) |
< 20 mg/m3 |
| - oxydes de soufre (valeur en SO2) |
< 0,10 mg/m3 |
| - compos�s halog�nes | |
| * valeur de chlore
inorganique (valeur en HCl) |
< 50 mg/m3 |
| * compos�s inorganiques de
fluor (valeur en HF) |
< 2 mg/m3 |
Les autres points de d�tail, concernant principalement l'�chantillonnage et les mesures de m�me que les conditions d'insertion de ces op�rations ressortent des Instructions techniques sur le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft" [37]. Ceci vaut �galement pour les questions relatives � la propagation des �missions.
En ce qui concerne les installations d'incin�ration, les valeurs limites d'�missions de bruit. [34] peuvent servir de r�f�rence. Le traitement et l'�vacuation des eaux us�es doivent �tre d�cid�s au cas par cas, selon l'�tat de la technique. Les annexes aux prescriptions g�n�rales sur l'am�nagement et la gestion des eaux [39] peuvent apporter une contribution indirecte. Quant aux scories, elles peuvent �tre r�utilis�es dans la construction pour autant que les valeurs relatives aux produits �lu�s le permettent (cf. [40]).
4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
Du fait de leur port�e spatiale et mat�rielle, les projets d'approvisionnement et d'�limination doivent s'int�grer de mani�re claire et plausible aux autres dimensions de la gestion de l'environnement et de l'am�nagement du territoire. Cela vaut particuli�rement pour les projets d'�limination des d�chets, du fait du potentiel de nocivit� des d�chets m�nagers, commerciaux et industriels.
Les domaines touch�s par les projets d'�limination des d�chets et les conflits d'utilisation et interactions �ventuels sont principalement :
- le sol, l'agriculture et la foresterie ;
- les eaux (de surface, souterraines), l'am�nagement et la gestion des ressources en eau, les ouvrages hydrauliques ;
- le captage d'eau, l'adduction et la distribution d'eau en milieu urbain, l'alimentation en eau des r�gions rurales et l'assainissement ;
- la protection de la nature et des paysages, les possibilit�s de loisir et de d�tente ;
- la construction et l'urbanisme, la planification de la localisation des activit�s industrielles et commerciales ,
- le patrimoine culturel et mat�riel ;
- les r�seaux de transport (routes, voies ferr�es, voies d'eau, a�roports) ;
- les plans existants/futurs d'am�nagement du territoire, d'occupation des sols et d'urbanisation ; plans d'action ;
- la probl�matique des distances par rapport aux zones d'habitation existantes ou pr�vues ;
- la disponibilit� de terres et terrains.
Dans le cas o� des conflits d'utilisation se manifestent, il convient de d�velopper des processus d'appr�ciation comparative. Le crit�re � retenir en l'occurrence n'est pas le status quo, c'est-�-dire les structures et r�alisations existant avant l'ex�cution du projet d'�limination des d�chets, mais de d�finir le potentiel de d�veloppement de la zone concern�e. Le crit�re de r�f�rence est donc repr�sent� par la capacit� de d�veloppement et non par le niveau de d�veloppement existant [41]. Cette approche souligne combien il est important de cerner et d'�valuer les potentialit�s en sols et terrains, en biotopes et en ressources hydrologiques (aux plans quantitatifs et qualitatifs).
Des mesures de r��quilibrage, d'amortissement et de compensation peuvent consid�rablement contribuer � d�velopper une solution globale, optimale au regard des imp�ratifs, environnementaux.
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
Dans le souci de minimiser les effets sur l'environnement, tout projet d'�limination des d�chets doit s'appuyer sur les principes suivants (cf. �galement [45]) :
la pr�vention, c'est-�-dire la r�duction de la production de d�chets, �galement au niveau de la production industrielle, doit pr�valoir sur la valorisation ;
la valorisation des d�chets doit pr�valoir sur l'�limination ordinaire ;
les d�chets non r�cup�rables ou les r�sidus doivent �tre �limin�s conform�ment � la r�glementation en vigueur, c'est-�-dire en respectant l'environnement.
Ces principes directeurs peuvent constituer des r�ponses �cologiques et �conomiques raisonnables quel que soit leur sph�re d'application, pour autant qu'ils soient techniquement adapt�s aux r�alit�s locales.
En r�sum�, l'impact des projets d'�limination des d�chets sur l'environnement suscite les commentaires suivants :
Les installations d'un tel projet doivent �tre con�ues, r�alis�es et exploit�es conform�ment aux normes techniques universellement reconnues ou � l'�tat de la technique, par exemple, en ce qui concerne les installations d'�puration de l'air (cf. �5, loi f�d�rale sur la protection contre les �missions a�riennes polluantes, [4]) ou les installations de traitement des eaux us�es en vue de l'�limination des mati�res toxiques (cf. �7a des dispositions administratives g�n�rales sur la gestion des eaux [38]). Les installations d'incin�ration des d�chets et les d�charges doivent faire l'objet de mesures particuli�res, surtout lorsqu'elles sont relativement proches des zones d'habitat ou qu'elles constituent une intrusion consid�rable dans le paysage. Les principales raisons justifiant de telles mesures sont, dans le cas des installations d'incin�ration, le potentiel de nocivit� de leurs �missions de gaz de fum�e ; et, dans le cas des d�charges, le potentiel de nocivit� � long terme des d�chets mis en d�charge pour les eaux souterraines.
Quand elles ne sont pas destin�es � recevoir des d�chets sp�ciaux et que le risque de mise en d�charge de ces derniers est exclu, les autres installations �quipant les projets d'�limination des d�chets, telles que les stations de stockage interm�diaire, les stations de manutention des chargements, les meules de compostage, les installations de traitement physique/chimique des d�chets, etc., peuvent �tre consid�r�es comme moins pr�judiciables � l'environnement. En effet, l'impact de ces installations sur l'environnement est g�n�ralement moindre, les effets induits �tant moins persistants, moins nombreux et moins important. Ceci vaut d'autant plus lorsqu'une attention particuli�re est accord�e aux mesures visant � r�duire les �missions olfactives et sonores.
(1) Loi modifiant la directive du Conseil du 27 juin 1985 concernant l'incidence de certains projets publics et priv�s sur l'environnement (85/336/CEE) du 12 f�v. 1990 ; Article I : Loi sur les incidences pour l'environnement : BGBl. 1990, Partie I, p. 205.
(2) Loi sur l'�vitement et l'�limination des d�chets (Loi sur les d�chets) 27 ao�t 1986 ; BGBl. Partie I, p. 1410.
(3) Friesecke, G. : Die allgemein anerkannten Regeln der Technik beim wasserrechtlichen Vollzug, Wasser und Boden, 5/1985 ; Verlag Paul Parey, Hamburg.
(4) Loi sur la protection de l'environnement contre les effets de la pollution de l'air, de l'�mission de bruit et autres ph�nom�nes similaires (Loi f�d�rale sur la protection contre les immissions) du 22 mai 1990, BGBl. Partie I p. 881.
(5) H�sel, G., Schenkel, W., Schnurer, H. : M�ll-Handbuch (erg�nzbar) ; Erich Schmidt Verlag, Berlin.
(6) GTZ GmbH : Participation communautaire et �ducation sanitaire (CPHE) ; 10/1989.
(7) Document 10 : Crit�res de qualit� et recommandations d'usage concernant le compost � base d'ordures et de boues d'�puration ; LAGA, UBA ; publi� sous (5).
(8) Directive CE : Utilisation des boues d'�puration en agriculture : 86/278/CEE - JO n� L 181. 04.07.1986 p. 6.
(9) Minist�re f�d�ral pour la recherche et la technologie, Bonn, 1984 : Valorisation des d�chets en R�publique f�d�rale allemande ; pr�par� par Berhnard J�ger, Prof. J�ger & Partner - Ing�nieur-conseil, Berlin.
(10) Thom�-Kozmiensky, Karl J. (Hrsg.) : Recycling von Haushaltsabf�llen ; Bd. 1 ; EF-Verlag f�r Energie- und Umwelttechnik, Berlin, 1987.
(11) Thom�-Kozmiensky, Karl J. ; Loll, Ulrich (Hrsg.) : Recycling von Kl�rschlamm, Bd. 1 und 2 ; EF-Verlag f�r Energie- und Umwelttechnik, Berlin, 1987 und 1989.
(12) Thom�-Kozmiensky, Karl J. (Hrsg.) : M�llverbrennung und Umwelt, Bd. 1, 2 und 3 ; EF-Verlag f�r Energie- und Umwelttechnik, Berlin, 1985 und 1989.
(13) R�glement sur la production d'eaux us�es et de purin (R�glement sur les boues d'�coulement) du 13 mars 1984 ; GW. NW. p. 210 /SGV NW. 2061, y compris les prescriptions administratives pour l'application du r�glement pr�cit� (circulaire du Ministre de l'environnement, de l'am�nagement du territoire et de l'agriculture NW du 7 juin 1985, - AIII2-890-31446-.
(14) World Bank Technical Paper (WBTP) 30 : Cointreau, Sandra J. ; Gunnerson, Charles G. ; Huls, John M. ; Seldman, Neil N. : Recycling from Municipal Refuse : A State-of-the-Art Review and Annotated Bibliography ; 1984.
(15) WBTP 31 : Lund, Robert T. : Remanufacturing : The Experience of The United States and Implications for Developing Countries ; 1984.
(16) WBTP 37 : Abert, James G. : Municipal Waste Processing in Europe, A Status Report on Selected Materials and Energy Recovery Projects ; 1985.
(17) Koch, Thilo C., Seeberger, J., Petrik, H. : �kologische M�llverwertung, Handbuch f�r optimale Abfallkonzepte, 3. Auflage ; Verlag C. F. M�ller, Karlsruhe, 1991.
(18) Sutter, H. (Hrsg.) : Vermeidung und Verwertung von Abf�llen : EF-Verlag f�r Energie- und Umwelttechnik, Berlin, 1989.
(19) Zweckverband Schwabach ZVSSM : Umlenkung von Sonderabf�llen aus der chemisch-physikalischen Behandlung in die Verwertung am Beispiel buntmetallhaltiger Abfallstoffe ; Forschungsbericht, Umweltbundesamt, Berlin, 1988.
(20) The World Bank, Washington D.C. (S. J. Cointreau) : Environmental Management of Urban Solid Wastes in Developing Countries, a Project Guide ; 1982.
(21) GTZ (Kloss) : Stand, Potentiale und Bedeutung der Biogastechnologie auf dem Gebiet der anaeroben Reinigung von d�nnfl�ssigen Abw�ssern sowie Ma�nahmen zur Einf�hrung dieser Technologie in den l�ndlichen Regionen der Dritten Welt ; Gutachten, 1990.
(22) WBTB 49 : Gunnerson, Charles G. ; Stuckey, David C. : Anaerobic Digestion, Principles and Practices for Biogas Systems ; 1986.
(23) WBTB 57 : Obeng, Letitia A. ; Wright, Frederick W. : The Co-composting of Domestic Solid and Human Wastes ; 1987.
(24) Dalzell, H. W. ; Gray, K. R. ; Biddlestone A.J. ; "Composting in Tropical Agriculture", 2nd printing 1981, Intern. Inst. of Biological Husbandry, England.
(25) Parr, J. F. ; Colacicco, D. ; "Organic Materials as Fertilizers and Soil Conditioners", UNEP Industry and Environment, 1982.
(26) Chaney, R. L. ; "Sludge Management ; Risk Assessment for Plant and Animal Life", p. 19 - 32, in : Proc. 1980 Spring Seminar on Sludge Management in the Wash. D.C. Metropolitan Area. American Society of Civil Engineers National Capital Section, 1980.
(27) Texte complet de la deuxi�me prescription adminsitrative g�n�rale sur la Loi des d�chets (TA - Abfall) du 12 mars 1991 ; GMBl p. 137.
(28) Document sur la mise en d�charge : LAGA, UBA, VKS ; publi� sous (5).
(29) H�sel, G., Schenkel, W., Schnurer : M�ll-Handbuch (erg�nzbar), 4587 ff. Sickerwasser auf Hausm�lldeponien; Erich Schmidt Verlag, Berlin.
(30) Document d'information sur les gaz de d�charge : LAGA, UBA ; publi� sous (5).
(31) Directives concernant les analyses physiques et chimiques relatives � l'�limination des d�chets : LAGA ; publi� sous (5).
(32) DIN 38400 FF. : directive nationale allemande pour les proc�d�s d'analyse des eaux, des eaux us�es et des boues ; Ed. Beuth SPRL, Berlin.
(33) Minist�re pour l'environnement, l'am�nagement du territoire et l'agriculture et Minist�re de l'�conomie, des classes moyennes et de la technologie NRW : Proc�d�s d'analyse relatifs �l'�limination des d�chets et des mat�riaux us�s, circulaire g�n�rale du 25.3.1988.
(34) Instructions techniques sur la protection contre le bruit "TA-L�rm" ; Indicateur f�d�ral n� 137 du 26 juillet 1968 (annexe).
(35) R�glement sur les boues d'�puration - d�chets du 25 juin 1982 ; Code civil I. p. 734.
(36) H�sel, G., Schenkel, W., Schnurer : M�ll-Handbuch (erg�nzbar), 3356 ff., Landwirtschaftliche Kl�rschlammverwertung ; Erich Schmidt Verlag, Berlin.
(37) Instructions techniques sur le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft", 27 f�vrier 1986 ; GMBl. p. 95.
(38) R�glementation des eaux m�nag�res (Loi sur les eaux m�nag�res) ainsi que texte de publication du 23 septembre 1986, BGBl. I. p. 1529.
(39) Presciption administrative de cadre g�n�ral relative aux exigences minimales concernant l'introduction d'eaux us�es dans les eaux - 8 septembre 1989 (GMBl. p. 518), modifi� le 19 d�c. 1989 (GMBl. p. 798) et annexes 1 et suivantes, p. 521.
(40) Minist�re pour l'environnement, l'am�nagement du territoire et minist�re du d�veloppement urbain et des routes NWR : Prescriptions sur l'utilisation de mat�riaux de construction us�s (recyclage - mat�riaux de cosntruction) et de produits industriels de substitution dans l'am�nagement des sols et la construction des routes du point de vue hydrologique, circulaire g�n�rale du 30.4.1991.
(41) Gassner, E. : Die medien- und verfahrens�bergreifende Umweltvertr�glichkeitspr�fung, Umwelt- und Planungsrecht 1990/10 ; Kommunalschriftenverlag Jehle, M�nchen.
(42) Directive CE : L'�valuation des incidences de certains projets publics et priv�s sur l'environnement. ; 85/337/CEE -JO n� L 175 05.07.85 p. 40.
(43) Schemel, H.-J. : Die Umweltvertr�glichkeitspr�fung von Gro�projekten ; Erich Schmidt Verlag, Berlin, 1985 ; Neuauflage in Vorbereitung.
(44) Storm, P.-C. (Hrsg.) : Handbuch der Umweltvertr�glichkeitspr�fung (HdUVP), erg�nzbar ; Erich Schmidt Verlag, Berlin.