Am�liorer le s�chage traditionnel renvoie � deux types d'organisation:
- L'activit� familiale
Travailler en famille permet de r�partir les t�ches en fonction des comp�tences. Traditionnellement, les femmes se chargent des op�rations de transformation tandis que les hommes s'occupent de la construction, de la maintenance du mat�riel et de la conduite des engins de transport. Les exp�riences sur le terrain montrent que le s�chage solaire reste essentiellement une activit� f�minine.
- Le groupement
Les groupements villageois sont une forme d'organisation particuli�rement int�ressante. L'investissement peut �tre plus important parce que les frais sont partag�s. Il est plus facile d'obtenir de l'aide technique des pr�ts, voire des subventions de la part des structures d'encadrement et des organismes bancaires. Les t�ches peuvent �tre r�parties en fonction des comp�tences de chacun. Ce type d'organisation s'envisage lorsque la capacit� d'investissement d'une famille seule ne permet pas l'achat d'un s�choir.
Le s�choir s'utilise alors pour l'autoconsommation et pour la vente locale afin de rembourser le mat�riel. L'objectif principal de l'association est l'acquisition du mat�riel. Cette situation existe au S�n�gal, dans les zones rurales avec le s�choir coquillage. Dans les villages pauvres, une famille seule ne peut acheter un s�choir d'une valeur de 13000 Fcfa. Par contre, lorsque toutes les familles int�ress�es par l'activit� se rassemblent, elles trouvent les ressources.
Figure 1: Se laver les mains � l'eau savonneuse et les rincer avant de commencer; prendre les m�mes pr�cautions apr�s s'�tre mouch� ou �tre all� aux toilettes. Il faut en effet �viter absolument les contaminations par les microbes contenus dans les mati�res f�cales, souvent responsables de maladies graves.
Figure 2: Travailler avec des habits propres, lav�s fr�quemment.
Figure 3: A chaque utilisation, nettoyer mat�riel et locaux � l'eau savonneuse.
Figure 4: Evacuer rapidement les d�chets, source de contamination.
Figure 5: Disposer d'une r�serve d'eau potable suffisante. On obtient facilement une eau potable en la faisant bouillir 5 � 10 minutes.
Figure 6: Une transformation rapide garantit la qualit� des produits finis. Une fois les fruits et l�gumes r�colt�s, il convient de les pr�parer et de les s�cher au plus vite. Le stockage, les manipulations longues et nombreuses augmentent les risques de contamination et d'alt�ration.
Dans ces deux cas, l'enjeu consiste � mettre au point un proc�d� technique de conservation simple, fiable et performant. L'objectif est de valoriser les surplus de production pour les familles et �ventuellement de d�gager un revenu d'appoint. Le souci de d�bouch� et de rentabilit� n'est pas la pr�occupation majeure. Bien souvent, il s'agit d'am�liorer les pratiques traditionnelles de s�chage d�j� existantes. L'int�r�t technique est fonction de la diff�rence des pertes entre le s�chage traditionnel et le s�chage am�lior� ainsi que de l'am�lioration de la qualit� des produits (teneur finale en eau, protection contre la poussi�re, les insectes...). D'autre part, l'am�lioration des pratiques de s�chage permet des gains de temps pour une mobilisation sur d'autres t�ches.
La qualit� des produits s�ch�s d�pend avant tout du respect de r�gles d'hygi�ne �l�mentaires. Cela est d'autant plus important que les produits s�ch�s peuvent grandement am�liorer l'alimentation familiale, particuli�rement celle des enfants. Ils ne doivent donc pas rendre malades leurs consommateurs.
Par ailleurs, si une partie de la production est vendue pour g�n�rer un petit revenu, la qualit� des produits permettra de fid�liser les clients.
Les quelques r�gles d�crites dans l'illustration ci-contre sont valables dans tous les cas de figure, de la transformation � domicile jusqu'� l'entreprise.
Il est important de bien expliquer aux pr�paratrices les raisons de ces r�gles d'hygi�ne.
La qualit� de la mati�re premi�re conditionne fortement la qualit� des produits finis. Bien souvent, les produits invendus sur les march�s sont s�ch�s en dernier recours: les fruits et l�gumes ab�m�s, trop m�rs, voire en �tat de d�composition ne permettent pas d'obtenir de bons produits. Il faut enlever les parties endommag�es. Les fruits et l�gumes venant d'�tre r�colt�s repr�sentent la meilleure mati�re premi�re.
D'autres facteurs interviennent �galement:
- le degr� de maturit� et les conditions de
r�colte:
s�lectionner les fruits et l�gumes � la maturit� optimale pour le
s�chage reste un �l�ment d�terminant.
Pour certains fruits qui m�rissent tr�s vite comme la banane, il convient de r�colter les fruits � un m�me stade de maturit�. Des fruits trop m�rs contiennent beaucoup de jus ce qui les rend collants, difficiles � manipuler, fragiles. Les fruits verts ont un go�t insipide et sont peu color�s. Certains producteurs secouent les arbres pour ramasser les fruits tomb�s � m�me le sol. Il est pr�f�rable de les cueillir directement sur les branches pour �viter les chocs et les blessures pr�judiciables � la qualit�;
- le transport jusqu'au lieu de transformation: c'est une source importante de d�gradation et de perte lorsque les fruits et l�gumes sont entass�s en vrac puis d�charg�s � la pelle. La solution consiste � transporter les produits dans des caisse de 10 kg qui puissent �tre facilement nettoyages;
- la vari�t�: en fonction de leurs caract�ristiques (go�t, taille, forme...), certaines vari�t�s se pr�tent mieux au s�chage que d'autres. Par exemple pour les mangues, les vari�t�s fibreuses ne conviennent pas.
Avant le s�chage, les produits doivent �tre pr�par�s. Au niveau familial, les quelques op�rations de base peuvent �tre compl�t�s par des traitements simples qui am�liorent � la fois le s�chage et la qualit� du produit fini.
- Le lavage
Il permet d'�liminer les impuret�s: boue, d�bris v�g�taux, insectes, cailloux, r�sidus d'insecticides et autres contaminants.
Au stade familial, le mat�riel le plus employ� reste le bac de lavage domestique. Au niveau artisanal, un bac muni de paniers en mousseline permet de r�cup�rer facilement les produits propres.
- Le triage
Il consiste � �liminer les fruits ou les l�gumes ab�m�s, � s�lectionner et constituer des lots homog�nes par la taille, la forme, la couleur, la texture. Cette phase est particuli�rement importante car elle permet:
- un s�chage uniforme;
- un meilleur contr�le des traitements ult�rieurs: blanchiment et �ventuellement soufrage.
- une bonne valorisation du produit (les meilleurs lots se vendant plus cher);
- une pr�sentation de produits exempts de d�fauts au consommateur;
Le calibrage s'effectue manuellement, sur une table.
- L'�pluchage, le parage et le d�coupage
Ces trois op�rations ont lieu successivement. L'�pluchage permet d'enlever la peau de certains l�gumes ou fruits qui freine l'�vaporation de l'eau ou qui n'est pas comestible.
Le parage consiste � �liminer les parties ab�m�es, insuffisamment m�res, les tiges, les fibres, les racines.
Le d�coupage est indispensable pour les l�gumes �pais (tomate, pomme de terre) qui sans cette op�ration s�cheraient trop lentement et s'exposeraient aux attaques des micro organismes. Il existe diff�rentes formes de coupe: en tranches, en cubes, en rondelles, en lamelles. Un m�me produit peut se pr�senter sous plusieurs formes.
Par exemple, on trouve des oignons s�ch�s en rondelles ou en lamelles. En fait, la pr�sentation du produit doit r�pondre aux habitudes locales et aux pr�f�rences de consommateurs. Cependant, la forme et la taille des morceaux influencent la dur�e du s�chage. Il importe surtout que la coupe soit r�guli�re de fa�on � obtenir un s�chage homog�ne.
Les noix de coco et les anacardes (amandes) doivent �tre d�cortiqu�s.
Cette op�ration s'effectue manuellement avec un marteau, une pierre, une machette.
Ces op�rations pr�paratoires sont longues et mobilisent beaucoup de main-d'uvre car elles restent manuelles dans la majorit� des cas. Cependant, certains traitements permettent de faciliter l'�pluchage manuel: le traitement des l�gumes � la chaleur humide (eau bouillante ou vapeur) permet de d�tacher la peau facilement apr�s refroidissement. Une variante consiste � griller les l�gumes sur une flamme.
- Conseils pratiques
Les vieux l�gumes sont beaucoup plus difficiles � �plucher car leur peau se fl�trit. D'o� l'int�r�t de travailler des produits dans un bon �tat de fra�cheur.
Lors de l'�pluchage, il est important de ne pas enlever trop d'�paisseur car certains l�gumes concentrent les �l�ments nutritifs � la p�riph�rie (cas de la pomme de terre). En outre les pertes de mati�re sont plus importantes.
L'utilisation de couteaux en acier inoxydable s'impose. Les couteaux en fer provoquent une alt�ration de la couleur en favorisant l'oxydation.
Ces op�rations sont manuelles, pendant cette attente, ils s'alt�rent et brunissent. Il est souhaitable de conserver les l�gumes dans de l'eau sal�e (20 � 40 g de sel pour 1 litre d'eau). Il faut changer r�guli�rement l'eau afin d'�viter les contaminations microbiennes. D'autre part, cela am�liore la texture et facilite le s�chage des l�gumes verts (�pinard).
Les fruits clairs (banane) brunissent tr�s rapidement. Pour limiter cette alt�ration de la couleur, il est souhaitable de les couper � la derni�re minute et de conserver les morceaux dans l'eau propre avec un jus de citron jusqu'� l'�tape suivante qui doit intervenir rapidement.
Ce traitement est facultatif mais recommand�. Il sert � am�liorer la qualit� des produits finis et � faciliter le s�chage.
Le blanchiment consiste � tremper les l�gumes dans un bain d'eau bouillante pendant quelques minutes. Tous les l�gumes ne peuvent pas subir ce traitement. C'est le cas des oignons et de l'ail qui perdent leur saveur piquante lorsqu'ils sont chauff�s. Pour les l�gumes � feuilles (�pinard), ce traitement n'est pas n�cessaire.
Le blanchiment vise de nombreux objectifs:
- il d�truit une grande partie des micro-organismes pr�sents dans le produit. Mais attention, de nouvelles contaminations sont fr�quentes apr�s le blanchiment si l'on ne respecte pas les r�gles d'hygi�ne;- il rend les cellules plus perm�ables ce qui facilite l'�limination de l'eau lors du s�chage;
- il ralentit la d�gradation des aliments, en particulier de la couleur et de la valeur nutritionnelle (vitamine C et provitamine A notamment); u il am�liore la texture du produit � la r�hydratation.
Le blanchiment se fait dans l'eau. La dur�e de l'op�ration varie en fonction:
- du l�gume consid�r�;- de la taille des morceaux: plus les morceaux sont gros et plus il faut une dur�e de blanchiment �lev�e pour que la temp�rature � cur atteignent les 90°C � 95°C;
Vous trouverez dans les fiches produits la dur�e de blanchiment n�cessaire pour chaque l�gume. Les temps indiqu�s le sont � titre indicatif. Il convient � chacun de faire des essais pour les adapter parfaitement � son proc�d� de fabrication et au produit.
- Conseils pratiques
Lorsque les l�gumes sont plong�s dans la marmite, l'eau refroidit. Il faut alors attendre que l'eau bouille � nouveau, avant de chronom�trer la dur�e de blanchiment.
Veiller � l'homog�n�it� des lots. Si diff�rentes tailles sont pr�sentes, les plus petites seront trop bouillies tandis que les plus grosses n'auront pas subi un traitement ad�quat. La qualit� du produit sera irr�guli�re.
Ne pas prolonger excessivement la dur�e de trempage sinon le l�gume perd de sa consistance, de ses vitamines et s'imbibe d'eau.
Une fois le blanchiment termin�, refroidir rapidement dans l'eau froide pour ne pas trop cuire les l�gumes, puis les �goutter.
Pour blanchir, la m�thode la plus simple consiste � utiliser un filet en mousseline ou un panier en fil m�tallique que l'on trempe dans une marmite.
Lorsque l'on traite de plus grandes quantit�s, on peut utiliser un carr� de gaze en liant les coins entre eux et en faisant une boucle. Pour manipuler la gaze, on passe un b�ton dans la boucle.
Les produits secs doivent �tre emball�s aussi t�t que possible � la sortie du s�choir. L'emballage a plusieurs fonctions:
- prot�ger le produit;
- permettre sa manipulation;
- informer le consommateur.
Pour les produits s�ch�s, l'emballage doit prioritairement �viter la r�humidification. En effet, c'est la faible teneur en eau de l'aliment qui garantit sa bonne conservation.
Le niveau de protection est diff�rent selon les produits et les milieux dans lesquels ils sont stock�s. Par exemple, si le produit est stock� ou vendu dans les zones tropicales humides, l'air avoisine fr�quemment les 100% d'humidit� relative. Les produits ont donc une forte tendance � se r�hydrater rapidement. Il faut alors renforcer la protection contre la r�humidification.
Les emballages les plus efficaces sont encore les films plastiques dont le poly�thyl�ne est le plus couramment employ�. On peut sur-emballer les sachets dans des paniers, sacs de jute, toiles, caisses de bois ou de cartons, papier fort, bidons �tanches pour am�liorer encore la protection.
Au plan nutritionnel, les fruits et l�gumes repr�sentent la principale source de vitamines notamment en vitamine C et en provitamine A. La disponibilit� de ces aliments tout au long de l'ann�e assure l'�quilibre de l'alimentation ce qui est particuli�rement important pour les enfants en bas �ge. Mais l'un des obstacles � la diffusion des produits s�ch�s dans les familles est la m�connaissance de leur mode d'utilisation.
Les produits s�ch�s remplacent sans probl�me les produits frais dans les recettes de tous les jours. L'objectif de ce paragraphe est de pr�senter succinctement les diff�rentes fa�ons de pr�parer les fruits et l�gumes secs. La bibliographie propose plusieurs guides rassemblant de nombreuses recettes.
Il existe trois grands modes d'utilisation des produits s�ch�s:
- la consommation en l'�tat:
cela concerne
principalement les fruits. La mangue, la banane, l'ananas, la pagaye ne
n�cessitent aucune pr�paration particuli�re;
- la r�hydratation: la plupart des l�gumes s�ch�s doivent �tre r�hydrat�s dans une petite quantit� d'eau avant la cuisson. La dur�e de la r�hydratation varie en fonction des produits: 10 � 15 minutes pour l'oignon, la tomate, le chou, 30 minutes pour la carotte, la courge, le haricot vert, les tubercules. Apr�s la r�hydratation, le produit reprend du volume et se pr�pare comme le produit frais avec cependant un temps de cuisson plus court;
- l'incorporation directe dans les plats cuisin�s: La tomate, l'oignon, le gombo, les piments et les l�gumes � feuille (chou, �pinard) peuvent �tre r�duits en poudre et directement ajout�s au plat ou dans la sauce.
Doser les produits s�ch�s dans les recettes de cuisine
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Produits |
Equivalent en produit frais |
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Oignon | |
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Chou | |
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Carotte | |
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Gombo |
100 g de produit sec =1 kg de produit frais |
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Aubergine | |
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Bulkava | |
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Oseille | |
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Mangue | |
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Banane |
150 g de produit sec = 1 kg de produit frais |
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Papaye | |
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Tomate |
50 � 75 g de produit sec = 1 kg de tomate fra�che |
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Haricot vert |
125 g de produit sec = 1 kg de haricot vert frais |
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Pomme de terre |
150 � 250 g de produit sec = 1 kg de pomme de terre fra�che |
Source: ABAC GERES, Guide pratique des recettes
culinaires � base de produits s�ch�s au Burkina Faso, Juin 1994. Voir la
bibliographie pour l'adresse de l'organisme.
- Conseils pratiques
Il est important de conna�tre la proportion de produit s�ch� � utiliser dans les recettes. Le tableau ci contre propose l'�quivalence produit sec/produit frais. Par exemple, si vous utilisez d'habitude 1 kg de tomate fra�che pour r�aliser votre recette, 75 grammes de tomate s�ch�e suffiront.
Le go�t des plats cuisin�s avec des produits secs est parfois plus prononc� qu'avec les produits frais. Il faut donc ajuster la composition du plat en fonction du go�t recherch�.
Pour fabriquer de la pur�e de fruits s�ch�s
Pour fabriquer de la compote de fruits s�ch�s
En pratique, on peut tr�s bien m�langer dans un m�me plat produits frais et produits secs. Les proportions du m�lange varient en fonction des pr�f�rences de la pr�paratrice.
Il ne faut pas h�siter � multiplier les d�monstrations, � organiser des concours de recettes, etc., pour familiariser les utilisatrices � ce type de produit.
Dans les exploitations familiales, la femme est tr�s souvent responsable de la transformation, de la conservation, de la commercialisation du produit et de son utilisation quand il s'agit d'autoconsommation. Il importe de choisir un s�choir adapt� � ses besoins, � son emploi du temps, aux possibilit�s d'organisation locales, � son savoir-faire, � ses traditions.
Par exemple, le s�choir coquillage est facilement utilisable et transportable par deux femmes, il s�che de petites quantit�s de fruits et l�gumes, il sert de garde manger en saison des pluies et sa forme est esth�tique.
Le s�chage traditionnel des fruits et l�gumes se pratique � m�me le sol, le long des routes, sur des nattes, des rochers plats, sur les toits des habitations. Les aliments sont expos�s aux intemp�ries, � la poussi�re, aux insectes. Ces syst�mes s'am�liorent par quelques astuces simples, faciles � mettre en oeuvre et qui, dans de nombreux cas, suffisent � augmenter notablement la qualit� des produits.
- Les claies sur�lev�es et perfor�es facilitent la circulation de l'air. Le s�chage est donc plus rapide.- Pour limiter la contamination par la poussi�re ou les animaux, des claies sur�lev�es am�liorent la qualit�. Pour la protection des insectes et notamment des mouches, la pose de films moustiquaires permet de limiter les contamination
- Quand vient la nuit ou lorsqu'il pleut, les plateaux peuvent �tre abrit�s sous un b�timent (astuce des s�choirs «autobus») ou recouverts d'une toile imperm�able.
- Pour augmenter encore la vitesse d'�vaporation, il est conseill� de remuer r�guli�rement et fr�quemment le produit (environ une fois par heure) au d�but du s�chage.
- Il est conseill� de ne pas surcharger les claies car cela ralentit le s�chage et d�grade la qualit�. En effet, dans les couches trop �paisses, l'air circule difficilement et le produit situ� dans la partie inf�rieure s�che tr�s lentement. Il s'expose alors aux attaques microbiennes. A titre indicatif, des essais montrent que la charge maximale supportable par une claie est de 5 � 10 kg/m² selon les produits.
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Le s�chage traditionnel am�lior� Caract�ristiques Tr�s faible co�t. Commentaires Les fruits et l�gumes sont dispos�s sur des claies au-dessus du sol. |
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Avantages |
Inconv�nients |
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- S�chage plus rapide par rapport aux techniques traditionnelles
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- Aucun contr�le du processus. Port. La rapidit� du s�chage est
fonction des conditions climatiques |
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- Meilleure protection contre la tiques. poussi�re, les insectes,
les animaux mais les produits restent � l'air libre, expos�s aux mouches. |
- S�chage rarement inf�rieur � un jour. La nuit le produit peut
reprendre de l'humidit� de l'air et s'exposer au d�veloppement des
moisissures. |
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- Mat�riel constructible par le producteur lui-m�me. |
- D�gradation de la qualit� par exposition directe au soleil:
destruction de la vitamine A et C, fl�chissement, coloration. |
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- Tr�s faible co�t du mat�riel. |
- Besoin cons�quent en main d'oeuvre pour retourner le produit et
manipuler les plateaux |
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Utilisation Ce syst�me de s�chage convient dans les zones arides et s�ches o�
le s�chage traditionnel est d�j� relativement performant. Il permet de s�cher la
majorit� des fruits et l�gumes. Il convient pour de petites productions
familiales destin�es � l'autoconsommation ou aux march�s locaux.
L'investissement en mat�riel est faible. | |
Les s�choirs directs sont des mat�riels simples � utiliser et � construire. Ils offrent de larges possibilit�s de conception: du s�choir coffre, transportable et adapt� aux petites productions, au s�choir cabane qui permet de traiter de grandes quantit�s en passant par le petit s�choir tente.
- Principe de fonctionnementLes rayons solaires frappent directement les produits. Le s�choir solaire direct se compose d'une seule pi�ce qui fait office � la fois de chambre de s�chage et de collecteur solaire.
Le fond de la chambre de s�chage est peint en noir pour augmenter la capacit� d'absorption de la chaleur. Une feuille de plastique en poly�thyl�ne transparent sert g�n�ralement de toit mais on peut �galement utiliser d'autres mat�riaux plus chers comme le verre ou les plastiques sp�ciaux (poly�thyl�ne agricole r�sistant aux ultraviolets, Melinex ICI, DuPont Teldar El).
La dur�e de s�chage des fruits et l�gumes avec le s�choir solaire direct varie de quelques heures � 4 jours suivant les conditions climatiques.
Dans le cas du s�chage au niveau familial, le choix s'orientera vers des s�choirs de petites capacit�s, 0,3 � 2 kg de produits secs par cycle, et peu chers, de 5000 � 13000 Fcfa environ.
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Le s�chage solaire dires Caract�ristiques Simplicit� de fonctionnement et de construction. Commentaires - la temp�rature qui augmente sous l'effet de serre; - la circulation naturelle de l'air dans le s�choir. |
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Avantages |
Inconv�nients |
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- Bien meilleure protection centre la poussi�re, les insectes, les
animaux et la pluie par rapport au s�chage traditionnel am�lior� |
- Faible productivit�: 5 � 10 kg de produits frais/m² |
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- Pas besoin de main-d'oeuvre qualifi�e. Ration. |
- D�gradation de la qualit� par exposition directe au soleil:
destruction de la vitamine A et C, fl�chissement, d�coloration |
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- Grandes possibilit�s de conception: s�choir coffre, tente,
cabane, coquillage. |
- Fragilit� des mati�res en poly�thyl�ne qu'il faut changer
r�guli�rement. |
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- Co�t faible � moyen. |
- Temp�rature relativement �lev�e dans le s�choir qui contribue
avec l'exposition au soleil � la destruction des nutriments. |
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- Faible circulation de l'air qui imite la vitesse du s�chage et
augmente les risques de moisissures |
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Utilisation Ces syst�mes de s�chage sont tr�s polyvalents. Ils s'adaptent aux petites productions familiales comme aux grosses quantit�s trait�es par les artisans. Ils s�chent la plupart des produits mara�chers et fruitiers. L'investissement est tr�s variable en fonction du mat�riel. Les s�choirs coffre, coquillage et le petit s�choir tente conviennent pour la commercialisation de petites quantit�s sur les march�s locaux. Les grands s�choirs tentes et cabanes s'adressent � des artisans qui poss�dent un marche national. Toutefois, le s�choir solaire direct conna�t des limites. Si le
climat s'av�re trop humide durant la p�riode de r�colte, la circulation de l'air
ne suffit pas pour emp�cher la formation de bu�e. L'efficacit� de ce syst�me
diminue fortement | |
Les s�choirs conseill�s sont le s�choir coquillage et le s�choir cadre. Ce sont des mat�riels simples, solides, qui prot�gent efficacement de la poussi�re, du sable et des insectes. Pour le s�choir cadre, il est recommand� de choisir un emplacement � l'abri du vent pour �viter les d�chirures du plastique.
L'emplacement du s�choir: un �l�ment � ne pas n�gliger
Le s�choir doit, dans la mesure du possible, �tre proche du lieu de r�colte et de pr�paration afin de r�duire les temps de transport et les manipulations.
Le site choisi doit �tre propre, �loign� de toute source de contamination (latrines, �levage, tas de fumier).
Une bonne exposition aux vents dominants permet de faciliter le s�chage des produits
M�me si cela para�t �vident, le s�choir doit �tre bien expos� au soleil (au sud ou au nord suivant l'h�misph�re), hors de port�e de l'ombre des arbres et � l'abri des vents violents. Des haies permettent de pr�venir le refroidissement et les d�g�ts dus aux vents.
Comment fixer correctement les feuilles plastique
Dans la construction du s�choir tente ou du s�choir coffre, l'�tape la plus d�licate consiste sans doute � fixer les feuilles plastique sur la charpente sans les d�chirer. Voici quelques conseils:
- ne pas �tirer le plastique aux endroits o� il est fix�. Ne pas le laisser trop l�che non plus pour qu'il ne claque pas au vent ou qu'il se forme des poches d'eau en cas de pluie;- coincer le plastique entre la charpente et un liteau plut�t que de l'agrafer directement;
- abraser les angles vifs pour ne pas amorcer de d�chirure;
- replier le plastique en deux ou trois couches superpos�es aux points de fixation pour limiter les risques de d�chirure.
Avec de grandes surfaces de plastique (cas du s�choir tente), il est pr�f�rable de diviser la surface du collecteur en plusieurs petites sections. Cela permet en cas de casse de ne pas changer l'ensemble du plastique. De plus, la toile est mieux tendue avec cette m�thode.
Prot�ger le s�choir contre la pluie
Les effets de la pluie sont parfois catastrophiques.
Dans le cas des techniques traditionnelles am�lior�es, les fruits et l�gumes sont directement expos�s aux intemp�ries et se r�hydratent. Une solution simple consiste � pr�voir un abri o� les plateaux peuvent �tre rang�s rapidement en cas d'averses. Les claies peuvent �tre prot�g�es par une b�che �tanche ou �tre abrit�es dans un hangar.
Pour les s�choirs solaires direct, la diminution de la temp�rature dans le s�choir entra�ne la formation de condensation et l'arr�t de la circulation de l'air. Quand le soleil r�appara�t, l'�vaporation ne reprend que lorsque l'eau accumul�e s'�vapore. Le temps de s�chage s'allonge, ce qui expose le produit au risque de moisissures
Une solution efficace consiste � fabriquer des protections de chaumes que l'on place sur le collecteur d�s les premiers signes de pluie. Ce syst�me offre �galement une bonne protection contre la diminution de temp�rature en isolant le collecteur.
Conclusion
La prudence s'impose avant d'inciter les familles rurales � investir dans des s�choirs solaires: leur capacit� de production de produits s�ch�s est faible et ne g�n�re que des revenus annexes. M�me si le s�choir est donn� ou subventionn�, ce qui est arriv� dans certains projets, les familles ne sont pas forc�ment en mesure d'en assumer les charges r�currentes.
La promotion du s�chage solaire ob�it dans ce cas au souci de limiter les pertes sur la production agricole et d'am�liorer l'alimentation familiale. Dans les cas o� le s�chage solaire est possible, on essaiera d'am�liorer les techniques traditionnelles. Les investissements seront limit�s � du mat�riel simple, ou � des s�choirs � usages multiples, comme le s�choir coquillage qui peut servir de garde-manger ou de rangement lorsqu'il n'est pas utilis� pour le s�chage.
Des investissements plus importants peuvent �tre r�alis�s si les familles s'organisent au niveau villageois pour exploiter collectivement un s�choir. Les probl�mes classiques li�s � la gestion collective d'un �quipement peuvent alors se poser. Dans tous les cas, nous conseillons d'investir dans un s�choir d�j� test�. Toute adaptation requiert les comp�tences d'un sp�cialiste.
L'exemple suivant illustre une exp�rience d'am�lioration des pratiques traditionnelles de s�chage au niveau des familles rurales.
Au S�n�gal, l'�quipe du Gret a contribu� � la mise au point du s�choir coquillage (1) destin� � valoriser les surplus de production mara�ch�re. Il s'agissait d'apporter un appui technique en respectant les choix des villageois. Con�u dans cet esprit, le s�choir coquillage �tait cependant moins rapide et de plus petite capacit� que les mod�les "classiques" comme le petit s�choir tente, mais c'est celui que les femmes et l'artisan avaient choisi. Am�lior� par le G�res, ce s�choir conna�t un certain succ�s aupr�s des petits producteurs.
(1) Consulter en annexe 2 le descriptif de ce
s�choir
Le s�choir coquillage: un outil adapt� � une transformation familiale et rurale
Le s�choir coquillage concilie efficacit� technique, robustesse, polyvalente et esth�tique.
- Il est pratique
: utilisable par une seule
personne, fiable et r�sistant, il ne demande pas d'entretien et se transporte
facilement. Les mat�riaux de construction (t�les) sont disponibles dans tous les
villages. La plupart des produits s�chent en deux ou trois jours.
- Il est polyvalent: en saison s�che tous les fruits et l�gumes peuvent �tre s�ch�s, en saison des pluies l'oseille, le bulvaka, le gombo, les l�gumes � feuilles sont aussi transform�s. Le s�choir coquillage s�che �galement les c�r�ales (manioc, mil, ma�s...), les viandes et les poissons. Il peut m�me servir de garde-manger ou de coin de rangement lorsqu'il ne fonctionne pas.
- Sa forme, ses dimensions, sa facilit� d'utilisation sont appr�ci�es des utilisatrices.
Toutefois, le s�choir coquillage pose quelques probl�mes au niveau de la qualit� des produits. Les mouches en particulier, p�n�trent par les trous d'a�ration. D'autre part, le prix reste assez �lev� pour un s�choir de faible capacit� destin� � l'autoconsommation ou � la vente locale: 13000 � 44000 Fcfa selon les mod�les, en raison du co�t de la t�le.
Devant son succ�s � Koumbidia, l'�quipe du Gret, le Ciepac, l'Isra et le Geres, ont projet� d'�tendre l'op�ration. Encore fallait-il cerner l'enjeu du s�chage pour chacune des fili�res, les motivations, les pr�alables � une action �largie. Pour r�pondre � ces questions, une enqu�te a �t� r�alis�e sur 40 exploitations.
D'apr�s l'enqu�te, les motivations sont claires: le s�chage permet de diminuer les pertes et de disposer d'une alternative � la vente � bas prix des l�gumes frais.
Mais l'�tude met �galement en �vidence un �norme obstacle � la diffusion des s�choirs. Au S�n�gal, il n'y a pas d'usage traditionnel des l�gumes s�ch�s, donc pas de march�. A Koumbidia, o� les premiers s�choirs ont �t� diffus�s avec succ�s, la mise au point de recettes culinaires � base de produits s�ch�s est le fait des femmes mara�ch�res.
Depuis 1992, le Geres associ� � l'Abac, une Ong burkinab�, cherche � �largir la pratique du s�chage solaire au Burkina Faso avec le s�choir coquillage. Contrairement au S�n�gal, il existe dans ce pays une alimentation traditionnelle � base de fruits et l�gumes s�ch�s.
De plus, la production mara�ch�re du Burkina Faso a tripl� en 10 ans gr�ce � la valorisation des points d'eau, pour atteindre plus de 120000 tonnes durant la campagne 1991/92. Parall�lement, la multiplication des jardins en zone p�riurbaine et dans les villages a engendr� une surproduction ponctuelle sur les march�s locaux. Les prix chutent, les surplus sont brad�s et les invendus repr�sentent pr�s de 20% de la production. Enfin, les fruits ne sont pas �pargn�s par la vague d'exc�dent. On estime que la moiti� des mangues est ainsi perdue. D'o� l'id�e de mettre � la disposition des familles rurales et p�riurbaines des outils permettant de conserver les fruits et l�gumes invendus.
Le co�t du s�choir peut �tre amorti d�s la premi�re ann�e d'utilisation
Le s�choir coquillage a beau pr�senter de nombreux avantages, une question essentielle demeure pour permettre sa diffusion: est-il rentable? Vu son co�t �lev� (mais comparativement faible par rapport aux autres s�choirs solaires), l'utilisateur doit l'amortir et le rentabiliser si possible.
Il y a plusieurs fa�ons de raisonner:
- si l'on compare les prix de vente, le s�chage solaire n'est pas rentable. Un kilogramme de tomates se vend 150 Fcfa en frais et environ 900 Fcfa en sec. Mais comme il faut 18 kg de frais pour obtenir 1 kg de sec, le manque � gagner s'�l�ve � 1800 Fcfa;- ce raisonnement ne tient cependant pas compte de la r�alit� du march� des fruits et l�gumes. Dans un contexte de surproduction, le choix ne se fait pas entre vendre en frais ou vendre en sec car il est �videmment plus rentable de commercialiser en frais. Le choix se fait entre perdre les exc�dents de production ou essayer de les conserver. Dans ce raisonnement, deux alternatives: je perds mes 18 kg de tomates ou je les vends 900 francs en sec. Le calcul est alors tr�s nettement favorable au s�chage solaire.
Il faut �galement �tudier le "temps de retour" de l'investissement, c'est-�-dire le temps n�cessaire pour rembourser le mat�riel. Les enqu�tes � Koumbidia au S�n�gal montrent que l'investissement est toujours rembours� dans l'ann�e par le revenu de la vente des produits s�ch�s.
Enfin, un �l�ment important dans la rentabilit� d'une activit� de s�chage solaire est la dur�e de vie du mat�riel. S'il faut le changer tous les ans, les recettes d�gag�es ne serviront qu'� payer chaque ann�e un nouveau s�choir! L'exp�rience de Koumbidia montre la fiabilit� et la solidit� du s�choir coquillage. Utilis�s depuis 1984, sans interventions ni appuis ext�rieurs, les s�choirs sont en excellent �tat. Cette long�vit� permet de faciliter l'amortissement de l'investissement.
Le principal probl�me reste la constitution d'un fonds de roulement au d�marrage de l'activit� pour l'achat des mati�res premi�res. des produits de traitements comme le m�tabisulfite de sodium ou encore les emballages plastique. A cela s'ajoute le petit mat�riel indispensable: seaux, bassines, couteaux, balances, soudeuses... Le financement et l'acc�s au cr�dit sont l'une des difficult�s majeures des promoteurs qui se lancent dans l'aventure.
Des actions d'accompagnement pour promouvoir les produits s�ch�s
Men�es par l'Abac et le Geres, les diff�rentes actions de promotion pour d�velopper le march� burkinab� sont un facteur essentiel de la r�ussite du projet. Apr�s deux ans d'efforts, ce travail commence � porter ses fruits.
Toutes les ressources m�diatiques du Burkina Faso sont utilis�es pour sensibiliser la population: radios locales et nationales, t�l�visions, forums, foires r�gionales et nationales, animations diverses. Un film publicitaire a �t� r�alis� pour venter les qualit�s des produits s�ch�s.
A c�t� de ces actions m�diatiques, une marque commerciale, Palsec, est mise en place avec un logo et un cahier des charges pour que les clients identifient clairement la production.
Installer l'image "produits s�ch�s = produit de qualit�" dans la t�te du consommateur, tel est l'objectif principal de ces mesures d'accompagnement. En mettant en avant les avantages de ces aliments, au niveau du prix en p�riode de p�nurie, de la facilit� d'emploi et de stockage, de la qualit� nutritive, les d�bouch�s s'ouvrent sur les march�s nationaux. En 1995, plus de 1400 s�choirs coquillages ont �t� diffus�s. Ils sont m�me offerts comme cadeaux de mariage, ce qui est une belle illustration de l'appropriation d'une nouvelle technologie.
Cette exp�rience met en lumi�re la n�cesssit� de trouver des d�bouch�s afin de rentabiliser le s�choir, y compris pour de tr�s petits producteurs. Elle souligne �galement l'importance accord�e � la promotion des produits s�ch�s pour la r�ussite de l'activit�.
D'apr�s Philippe DUDEZ GRET et Jean Fran�ois ROZIS, GERES.