Table des
mati�res - Pr�c�dente - Suivante
Nous avons pass� en revue les diverses phases qui caract�risent le syst�me apr�s-r�colte de produits agricoles d�termin�s.
Mais notre �tude ne serait pas compl�te sans quelques indications concernant la commercialisation de ces produits.
Ainsi, en affrontant la probl�matique de la pr�paration des ventes, on a voulu mettre en �vidence l'importance de la qualit� et de l'emballage des produits pour leur commercialisation.
La vente de produits est g�n�ralement subordonn�e aux �quilibres �tablis par les lois �conomiques de l'offre et de la demande.
Ainsi, la vente des produits doit s'effectuer en satisfaisant pleinement les exigences des vendeurs comme des acheteurs.
Ceux qui vendent, et en particulier s'ils sont les producteurs m�mes, demandent que leur soit reconnu "le juste prix", surtout en relation aux co�ts de production, alors que les acheteurs acceptent de payer "le juste prix" � condition que le produit corresponde � leurs n�cessit�s technologiques ou commerciales.
Sur le plan qualitatif, de telles n�cessit�s peuvent varier, et peuvent �tre diversement �valu�es par les acheteurs potentiels.
Les responsables d'organismes stockeurs par exemple, prennent particuli�rement en compte l'�tat des grains, dans le but de garantir une conservation de qualit� et de longue dur�e des produits, tandis que les responsables des industries de transformation �valuent tout particuli�rement leur qualit� technologique, en fonction des produits finaux qu'ils veulent obtenir (huiles, farines, etc.).
Les commer�ants, mais surtout les consommateurs, consid�rent surtout l'aspect, l'odeur, le go�t des produits.
En effet, la qualit� des produits au moment de leur vente d�pend principalement des facteurs suivants:
- teneur en eau,
- adult�ration et contamination,
- infestation.
Teneur en eau
Si la teneur en eau des grains est �lev�e, cela implique, comme nous l'avons d�j� indiqu�, une augmentation des risques de pertes par d�veloppement d'insectes et de moisissures lors du stockage.
Ces derni�res en particulier, outre le fait qu'elles modifient l'odeur, le go�t et la couleur des grains, peuvent rendre les produits impropres � la consommation humaine et animale, � cause de la production de dangereuses substances toxiques (mycotoxines).
Au-del� de ces aspects techniques, il existe des facteurs �conomiques qui interviennent dans le prix des produits vendus humides.
Ainsi, des grains humides peuvent continuer � se dess�cher lors de leur entreposage, provoquant une perte de poids qui se traduit n�cessairement par une perte mon�taire lors des transactions commerciales successives.
Il est donc n�cessaire, lors des ventes, d'�tablir des prix diff�renci�s selon la teneur en eau des produits, tant pour reconna�tre les efforts de ceux qui vendent ou pour les inciter � effectuer mieux le s�chage des produits, que pour offrir une garantie aux acheteurs.
Alt�ration et contamination
On doit consid�rer comme une adult�ration du produit toute pr�sence de corps �trangers (sable, pierres, tiges, feuilles, etc.) due, soit � des causes accidentelles, soit � des actes d�lib�r�s et frauduleux.
La pr�sence d'impuret�s, non seulement influe n�gativement sur la qualit� et la bonne conservation des produits, mais peut encore provoquer de d�sagr�ables surprises sur le plan �conomique, dans la mesure o� les impuret�s sont achet�es au prix du grain.
Pour garantir les int�r�ts des acheteurs et pour encourager ceux qui vendent � proc�der � un nettoyage soigneux des produits avant de les vendre, il est n�cessaire d'�tablir des prix diff�renci�s selon le taux d'impuret�s des lots.
Cela n'est �videmment possible qu'en pr�sence de normes pr�cises qui �tablissent les limites d'acceptation et les �ventuelles r�ductions de prix applicables, en fonction du taux d'impuret�s m�lang�es aux produits.
Des normes doivent par ailleurs �tre fix�es et appliqu�es pour �tablir les limites de commercialisation des produits �ventuellement contamin�s; pr�cisons que par contamination on entend la pr�sence de r�sidus de substances ind�sirables, qui se sont trouv�es en contact avec les produits et en ont alt�r� l'odeur ou le go�t, ou provoqu� la toxicit� (insecticides par exemple).
Infestation
Au moment de l'achat, les produits devraient �tre compl�tement libres de toute forme d'infestation par les insectes.
Leur pr�sence, en effet, peut avoir de graves cons�quences sur la conservation des produits.
Pertes de poids, pertes d'�l�ments nutritifs, mauvais go�t ou mauvaise odeur, ne repr�sentent que quelques-uns des effets n�fastes provoqu�s par la pr�sence d'insectes. Malheureusement leur action est souvent invisible.
Au moment de l'achat, il est donc n�cessaire d'effectuer un contr�le soigneux et approfondi pour d�tecter toute forme ou trace d'infestation.
Pour un d�roulement correct des transactions commerciales et pour l'enti�re satisfaction de ceux qui vendent comme de ceux qui ach�tent, il est souhaitable d'adopter des normes l�gales, r�alistes et pratiques, qui sanctionnent de fa�on claire la qualit� des produits, les modalit�s de v�rification qui lui sont relatives, et les standards de commercialisation.
L'application de telles normes est �videmment conditionn�e par le degr� de pr�paration du personnel charg� des contr�les et par la disponibilit� en �quipements sp�cifiques.
Sur le plan du commerce ext�rieur, et en l'absence de normes internationales pr�cises, il est utile de pr�voir l'application de celles en vigueur dans les pays vers lesquels sont dirig�es les exportations.
Sur le plan du commerce int�rieur, en revanche, chaque pays peut pr�senter des normes fondamentalement diff�rentes. Ceci peut �tre d� aux particularit�s des productions agricoles, au-del� des habitudes alimentaires sp�cifiques aux populations.
De telles normes devraient de toute fa�on prendre en consid�ration les facteurs suivants:
- la d�nomination du produit, � savoir le nom scientifique;
- les vari�t�s commerciales, s'il en existe plus d'une, compl�t�es par la description des �l�ments caract�ristiques de chacune d'elles;
- la couleur normale, si elle permet l'identification du produit ou des diff�rentes vari�t�s;
- les bases de commercialisation ou l'�ventuelle classification des grains, �tablies, selon les produits, en prenant en compte les param�tres suivants' 37
- teneur en eau,
- pr�sence d'insectes vivants,
- taux de grains endommag�s (germ�s, moisis, d�color�s, etc),
- taux de grains bris�s,
- taux de graines �trang�res,
- pr�sence de substances toxiques,
- pr�sence d'odeurs commercialement douteuses,
- rendements technologiques (dans le cas du paddy par exemple),
- pourcentage de mati�re grasse (dans le cas de l'arachide et du tourne-sol par exemple),
- taux d'acidit� de la mati�re grasse;
- les standards commerciaux ou les seuils de tol�rance fix�s pour la r�ception des produits, selon la nature des produits et en fonction des param�tres pr�c�demment indiqu�s;
- la modalit� des op�rations, et les �quipements de support qui s'y rapportent, pour la r�ception des produits, et pour la d�termination de leur qualit�;
- les tableaux de r�duction des prix en fonction de la qualit�.
Il serait �galement souhaitable que dans le cadre de ces normes soient prises en compte les standardisations des emballages des produits.
La d�t�rioration et les pertes de produit, pendant le transport et le stockage, d�pendent d'une s�rie de facteurs physiques, chimiques, biologiques et humains.
Un emballage ad�quat apporte une contribution capitale � la diminution de ces pertes, surtout dans les r�gions tropicales, o� les conditions climatiques augmentent consid�rablement les risques de d�t�rioration des grains.
Les principales fonctions de l'emballage des produits sont les suivantes:
- permettre une manutention ais�e, qu'elle se fasse manuellement ou m�caniquement
- r�duire les pertes de produit dues aux vols;
- prot�ger le produit de l'attaque d'agents ext�rieurs (humidit�, insectes, rayons du soleil, etc.).
Il existe diff�rents types d'emballage pour les produits agricoles, appropri�s � la nature du produit et au syst�me de commercialisation.
En ce qui concerne les grains, on utilise essentiellement les sacs tiss�s, en fibres v�g�tales ou plastiques.
Dans la mesure du possible, ces fibres doivent permettre la fabrication de sacs de co�ts mod�r�s tout en garantissant les fonctions pr�c�demment d�crites.
Le choix du type de sac doit �tre fait en prenant en compte non seulement sa r�sistance m�canique et sa r�sistance � l'action de l'humidit�, des rayons du soleil et des ravageurs, mais encore le type de manutention pr�vu.
Sacs en fibres v�g�tales
Les fibres v�g�tales utilis�es pour la fabrication de sacs sont: le jute, le coton et le sisal.
Le sac de jute reste le plus utilis� dans le monde; en effet, il associe de bonnes capacit�s de r�sistance � un co�t relativement mod�r�.
Il peut �tre r�utilis� plusieurs fois car il poss�de une bonne r�sistance m�canique qui r�duit les risques de d�chirures; de plus, il prot�ge efficacement les grains des rayons du soleil.
Par contre il s'agit d'une fibre relativement lourde dont la texture n'est pas appropri�e � l'emballage de grains de petits calibres.
Par ailleurs, le jute absorbe facilement l'humidit� et offre peu de r�sistance aux attaques d'insectes et de rongeurs.
Pour pallier partiellement les inconv�nients li�s � la p�n�tration d'humidit�, on peut pr�voir de doubler les sacs avec du mat�riel plastique ou, le cas �ch�ant, de les recouvrir avec des b�ches imperm�ables.
La manutention des sacs de jute est rendue facile gr�ce au fait qu'il s'agit d'une mati�re peu glissante: ainsi, on peut �difier des piles d'une hauteur relativement importante.
Le sac de coton reste encore utilis� pour l'emballage de produits ayant acquis par leur transformation une certaine valeur ajout�e, comme les farines ou le sucre.
En effet, ses caract�ristiques sont pratiquement les m�mes que celles du jute, � ceci pr�s que le sac de coton est plus l�ger, plus difficile � coudre, et d'un co�t relativement plus �lev�.
Le sac en sisal, plus r�che que les autres sacs en fibres v�g�tales, n'est plus gu�re utilis� que dans les pays qui produisent cette fibre (Mexique, Br�sil et certains pays africains).
Ses caract�ristiques sont comparables a celles des sacs en jute.
Les sacs de papier sont plus vuln�rables et d'une manutention plus d�licate. Ils n'offrent que tr�s peu de protection contre l'humidit� et les insectes, et doivent donc �tre stock�s dans de bonnes conditions.
Ils sont en particulier utilis�s pour l'emballage des semences.
Quant aux autres fibres v�g�tales, chanvre et lin, elles ne sont pratiquement plus utilis�es pour la fabrication de sacs d'emballage, � cause de leurs co�ts tr�s �lev�s.
Sacs en fibres plastiques
Ces sacs peuvent �tre fabriqu�s enti�rement en mati�re plastique (polypropyl�ne), ou pr�senter un tissage mixte (fibre v�g�tale et fibre plastique).
Aujourd'hui, l'usage des sacs de polypropyl�ne s'est beaucoup diffus� pour l'emballage des grains et concurrence s�rieusement celui du traditionnel sac de jute.
Ces sacs offrent l'avantage d'�tre extr�mement r�sistants, imputrescibles et imperm�ables aux corps gras.
Cependant, ils doivent �tre trait�s pour r�sister aux rayons du soleil, car le polypropyl�ne subit une d�gradation � la lumi�re. Bien trait�, un sac en polypropyl�ne peut �tre r�utilis� pendant 6 � 12 mois. Leur co�t reste par ailleurs plus �lev� que celui des sacs de jute.
Sa manutention est rendue plus difficile car il s'agit d'une fibre tr�s glissante, qui ne permet pas d'�difier des piles de hauteur importante.
Taille des sacs
La capacit� des sacs est g�n�ralement de 50 kg (100 x 55 cm ou 100 x 60 cm), qu'ils soient en fibres v�g�tales ou en fibres plastiques.
Cependant dans plusieurs pays cette capacit� peut atteindre des volumes avoisinant les 100 kg, ce qui rend peu ais�es les op�rations de manutention.
Ainsi, pour faciliter les op�rations de r�ception et de livraison de grains en sacs, une standardisation des capacit�s et tailles de ces emballages semble souhaitable.
| GRAINS | POIDS NORNAL DES SACS |
| Paddy | 64 kg |
| Riz usin� | 45-100 kg |
| Mais, sorgho, haricots, bl�, mil | 90 kg |
| Arachide en coque | 29-45 kg |
| Arachide d�cortiqu�e | 74-84 kg |
| Soja | 65 kg |
| Coton en grains | 50 kg |
| Cacao en grains | 60-90 kg |
| Caf� en grains | 60-65 kg |
| Farines | 45 kg |
A titre indicatif, nous reportons dans le tableau les poids, consid�r�s comme normaux, par sac de grains.
Le transport caract�rise g�n�ralement le passage d'une phase � l'autre du syst�me apr�s-r�colte.
Les op�rations de transport, de type traditionnel ou effectu�es � l'aide d'engins motoris�s, sont ainsi n�cessaires, par exemple, pour le d�placement des productions agricoles:
- des parcelles, o� ont �t� effectu�es les r�coltes, aux lieux de battage ou s�chage;
- de ces derniers aux magasins du producteur ou � ceux des centres de collecte;
- de l� vers les industries de transformation ou les structures centrales de stockage plus importantes et souvent bien plus �loign�es des lieux de production;
- des ces industries ou de ces structures de stockage aux grossistes ou aux d�taillants pour la commercialisation finale.
Dans de nombreuses parties du monde, les fermiers et les paysans vivent loin de toute route sur laquelle les grains peuvent �tre transport�s vers les lieux de collecte, stockage ou commercialisation.
Les produits sont alors souvent achemin�s en petites quantit�s sur de tr�s mauvaises routes ou sur des sentiers. Ceci entra�ne des temps de transport importants et des co�ts �lev�s par unit� de produit transport�, et donc une r�duction substantielle des revenus, ce qui n'encourage pas les producteurs � produire davantage.
En effet, une production croissante demande aux petits fermiers non seulement le d�veloppement des structures de stockage, mais encore le r�ajustement du r�seau routier local aux besoins de transport des produits.
Pour pallier ces inconv�nients, il serait n�cessaire d'am�liorer le r�seau routier afin de permettre le d�veloppement d'un syst�me de transport � petite �chelle, qui puisse satisfaire les besoins des zones de production les plus �loign�es.
L� o� le r�seau routier est peu d�velopp� et l'agriculture est de type traditionnel, les produits sont g�n�ralement transport�s par les hommes, les �nes, les chameaux et quelquefois les chevaux, le boeuf �tant plut�t utilis� comme moyen de traction.
Sinon, pick-ups, bus et taxis sont souvent emprunt�s pour transporter les produits sur les lieux de collecte, stockage ou commercialisation.
Lorsque l'essentiel du transport est effectu� par les hommes et les animaux, il n'est pas rare que les fermiers aient � parcourir jusqu'� 30 ou 40 Km, pour apporter leurs grains aux lieux de collecte, stockage ou commercialisation.
Il existe souvent un syst�me de location (animaux, petits camions), dont les tarifs varient en fonction de la saison, de l'�tat des routes et de la distance.
L� o� des efforts sont faits en vue de populariser l'usage de charrettes tir�es par des boeufs, et de simples brouettes, on remarque que ces initiatives rencontrent un certain succ�s lorsque ce mat�riel peut �tre facilement construit par les artisans locaux. Par contre, lorsque certaines pi�ces d'importation (axes, roues, etc.) ne peuvent �tre r�par�es sur place, ces efforts se soldent par un �chec.
Dans le cadre du transport routier, les tracteurs avec remorques sont utilis�s g�n�ralement sur le champ, alors que sur route les produits sont transport�s sur des camions de diff�rentes capacit�s.
Une standardisation des dimensions et des capacit�s des camions n'a pas �t� possible, vu la diff�rentiation des exigences de transport et la nombre de firmes qui construisent et carrossent ces types de v�hicules.
Cela dit, l� o� l'infrastructure routi�re le permet et l'organisation du stockage et de la commercialisation le n�cessite, on a tendance � utiliser de gros camions porteurs (quelques dizaines de tonnes de capacit�) avec benne basculante.
Achat ou location des camions
Le choix entre ces deux possibilit�s doit s'effectuer sur la base d'une analyse des besoins, c'est-�-dire d'une estimation des quantit�s a transporter et du type et nombre de v�hicules n�cessaires, selon les caract�ristiques des parcours et la fr�quence des d�placements.
L'option locative offre d'une part divers avantages:
- l'op�ration de transport elle - m�me n'est pas g�r�e par les producteurs, ce qui est un gain de temps toujours appr�ciable pour eux;
- les �ventuelles pannes de v�hicules sont � la charge (en termes d'argent mais aussi de temps et de responsabilit�) de la soci�t� de location;
- personne ne peut faire des v�hicules un usage particulier, ce qui �limine les frais d'entretien d�s � une mauvaise utilisation de ces v�hicules;
- l'argent qui n'a pas �t� d�pens� pour l'achat des v�hicules peut �tre imm�diatement utilis� � d'autres fins;
- tous les frais li�s a la possession d'un v�hicule (assurances, vignettes, entretien) sont �limin�s.
D'autre part l'autre option a aussi des attraits:
- les v�hicules sont mieux entretenus et moins susceptibles d'�tre mal utilis�s ou trop charg�s;
- les v�hicules correspondent exactement aux besoins de l'acheteur, et il est s�r de les avoir sous la main � tout moment.
Cependant, il n'en reste pas moins que la location semble le moyen le plus �conomique et le plus simple.
Si, par contre, c'est l'achat du v�hicule qui parait la solution la plus appropri�e pour r�soudre le probl�me du transport, il s'agit alors de choisir d'une part le v�hicule le mieux adapt� � la situation avec le meilleur rapport qualit�-prix, et d'autre part de trouver le moyen le plus �conomique de financer ou d'effectuer cet achat.
Pour choisir le type de v�hicule, il est n�cessaire en premier lieu de d�finir ses fonctions sp�cifiques, et donc, les caract�ristiques souhait�es: sa capacit� de chargement en fonction du poids et volume des produits � transporter, son mod�le en fonction du type de produits, enfin ses caract�ristiques techniques (v�hicule tout-terrain par exemple) en fonction de l'�tat du r�seau routier.
Il est �videmment plus �conomique de payer cash l'achat d'un v�hicule, mais il existe aussi plusieurs possibilit�s de cr�dits remboursables par traites � n�gocier avec les banques, qui peuvent permettre l'achat simultan� de plusieurs v�hicules n�cessaires aux transports des produits, plut�t que l'achat d'un seul v�hicule pay� cash.
Il ne faut pas n�gliger non plus la possibilit� d'acheter un v�hicule d'occasion, qui doit �tre dans tous les cas muni d'une garantie fournie par le vendeur pour une certaine p�riode.
En tout cas, il est n�cessaire d'envisager l'achat d'un v�hicule non comme une op�ration isol�e, mais dans le cadre d'une programmation globale du syst�me de production et de distribution des produits.
Programation du transport routier
Le syst�me de transport doit �tre aussi �conomique et efficace que possible. Cela suppose une planification rigoureuse de l'utilisation des v�hicules, en fonction des priorit�s de transports de certains produits, du respect de certains horaires, de la disponibilit� du personnel.
Notons qu'il est souhaitable de conserver une certaine flexibilit� au programme pr�fix�, afin de parer � d'�ventuels impr�vus.
Il est bon qu'une personne soit clairement charg�e de g�rer cette planification: c'est � elle que les chauffeurs ou transporteurs peuvent adresser leurs suggestions et requ�tes afin d'am�liorer la programmation de d�part.
Pour une bonne planification des transports, on doit tenir compte de l'emplacement des points de collecte, des centres de transformation et stockage, et des lieux de commercialisation, des distances qui les s�parent, des quantit�s de produits � charger ou d�charger en chaque point.
On doit d'autre part pr�parer un plan des routes � suivre pour les chauffeurs, de fa�on � r�duire les distances et calculer les temps de transport au plus juste.
Ceci est d'autant plus important s'il s'agit de collectes de r�colt�es, afin d'�viter les vols ou les d�t�rioratirons des produits en attente d'�tre transport�s dans les centres de stockage.
Entretien des v�hicules
Comme tout autre type de gestion, celle de l'entretien des v�hicules vise � un juste �quilibre entre deux extr�mes: les laisser au garage pendant des journ�es de travail, et les abandonner � eux-m�mes afin de ne perdre aucune journ�e de travail.
En fait, il faut prendre en compte les aspects techniques comme les aspects �conomiques du probl�me.
L'entretien a en effet pour but de maintenir le bon �tat des v�hicules, de r�duire au maximum l'�ventualit� de pannes m�caniques, de r�duire les co�ts d'utilisation du v�hicule et d'en prolonger aux maximum la dur�e de vie.
Il faut distinguer deux types d'entretien: l'entretien de type courant, qui consiste en un contr�le r�gulier de l'�tat des v�hicules, et celui d'urgence, lorsqu'une r�paration impr�vue est n�cessaire.
Co�ts du transport routier
On a souvent tendance � ramener au co�t de carburant la totalit� des co�ts de transport.
En fait, celui-ci n'est qu'un co�t additionnel, et une petite partie du co�t total. Ce dernier se compose des co�ts fixes, � savoir ceux li�s aux papiers du v�hicule et � l'�ventuel salaire du chauffeur, auxquels viennent s'additionner des co�ts d'utilisation, ceux du carburant, de l'huile, et de l'entretien en g�n�ral.
A cet ensemble, il est n�cessaire d'ajouter le co�t de d�pr�ciation du v�hicule, qui croit en fonction de son �ge.
Notons enfin que si les co�ts d'utilisation varient en fonction des distances parcourues, des salaires offerts et de la conduite m�me des v�hicules, les co�ts fixes eux, sont invariables.
Quant au co�t de d�pr�ciation, il d�pend � la fois du march� et de l'utilisation plus ou moins intensive du v�hicule.
Il s'agit donc, pour avoir une id�e pr�cise des co�ts de transport dans une situation donn�e, de faire une estimation syst�matique des co�ts du v�hicule par tonne ou par quintal de produit transport�, en prenant en compte tous les �l�ments envisag�s ci-dessus. Il convient de r�p�ter cette estimation au minimum tous les ans.
Une analyse des co�ts du transport doit �tre effectu�e lors du choix entre achat ou location des v�hicules.
Pertes
Les co�ts de transport participent largement au prix de vente d'un produit. Il faut donc r�duire au maximum les pertes pendant les op�rations de transport.
On entend par perte la diff�rence de poids entre la quantit� charg�e et celle d�charg�e.
Mais � cette perte quantitative vient s'ajouter la perte qualitative, lorsque le produit subit des alt�rations pendant le transport.
Il s'agit donc de diminuer les temps de transport tout en r�alisant un service efficace capable de pr�server l'�tat des produits.
Divers �l�ments peuvent �tre � l'origine de pertes qualitatives comme quantitatives.
Des sacs malmen�s lors des op�rations de chargement ou d�chargement peuvent se d�chirer, provoquant des �coulements de produits pendant le transport.
Une conduite trop rapide, ou avec des v�hicules en mauvais �tat, peut aussi provoquer des �coulements de produit.
Dans des conditions climatiques particuli�res (saison des pluies par exemple), les produits peuvent se d�t�riorer lorsqu'ils sont transport�s sans protection.
Des chargements laiss�s sans surveillance peuvent faire l'objet de vols.
Diverses solutions peuvent �tre apport�es au probl�me des pertes, tant au niveau des v�hicules eux-m�mes que de la manutention des produits.
Les v�hicules en partie ouverts doivent �tre am�nag�s avec un toit en charpente, leurs c�t�s recouverts de b�ches pouvant �tre enroul�es ou �t�es, de fa�on � permettre une protection contre les pluies d'une part, une ventilation correcte s'il s'agit de produits humides d'autre part,
Quoique la structure et les conditions des v�hicules constituent des facteurs importants dans le transport des produits, il est �galement important d'accorder une attention particuli�re aux op�rations de manutention des produits.
Lors des chargements et d�chargements des v�hicules, on doit, dans la mesure du possible, utiliser des diables et monte-sacs pour r�duire les manipulations.
Il faut veiller � ce que le chargement et le rangement des sacs dans les v�hicules soient effectu�s correctement, en �vitant l'�crasement des couches inf�rieures, et en les disposant sur des palettes pour permettre a l'air de circuler. Le soin � apporter � ces op�rations d�pend de la nature du produit et de son degr� d'humidit�.
Si le chargement doit �tre distribu� sur plusieurs destinations, les sacs doivent �tre charg�s dans l'ordre inverse dans lequel ils seront d�charg�s (le dernier sac charg� sera le premier d�charg�).
Dans un grand nombre de pays, une grande quantit� de produits est aussi transport�e par voie ferr�e.
Ce mode de transport offre l'avantage d'�tre g�n�ralement moins cher que le transport routier.
Son inconv�nient majeur r�sulte du fait qu'il implique presque toujours une op�ration de transport suppl�mentaire au d�part ou a l'arriv�e' contrairement au transport routier qui offre un service "rie porte � porte"
Sur de grandes distances, et la ou les r�seaux le permettent, il est g�n�ralement pr�f�rable de transporter les c�r�ales par voie ferr�e ou voie d'eau.