5.10. D�veloppement du s�chage fruits, produits v�g�taux, tuber-cules et �pices au S�n�gal

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- Mme M.T. Basse

 

LE CONTEXTE LOCAL DES REGIONS NETTEMENT DIFFERENCIEES

Le territoire du S�n�gal se trouve antre les 13 et 17 parall�le Nord, dono en zone tropicale. La Casamance, province m�ridionale au Sud de le Gambie rel�ve du climat type foret humide, alors que le reste du pays s'�tage de la zone dite des Savanes au Sahel, avec un climat plus sec.

PRODUITS BECHES

Fruits : do nombreux fruits sont produits, mais en fait peu sont s�ch�s
L�gumes: Piment (de diverses esp�ces)
Tomate (souvent associ�e � l'�chalotte)
Aubergine douce
Aubergine am�re Diskhatou
Poivrons
Gombos
Bissap (oseille de Guin�e) (fruit et pousses avec jeunes feuilles)
Oignons
Ail
Choux
Autres : Farine de pain de singe (pulpe de fruit de Baobab)
Manioc
Tamarins
Arachides, graines de cucurbitac�es
Herboristerie : Feuilles de Baobab (jeunes feuilles)
Feuilles de Kinkeliba (Tisane)
Produits mixtes : Tomates et bissap pil�s ensemble et additionn�s de sel et roul�s on boulettes
Tomates et oignons (avec feuilles) pil�s ensemble roul�s en boulettes

 

PRODUITS QUI POURRAIENT ETRE SECHES

Fruits : Banane-payo
Ananas
P�te de mangues et mangues
Pomme de cajou
Jujube
Ecorces d'agrumes
L�gumes : Tranche de citrouille
Pomme de terre
Igname
Patates douces

 

TECHNIQUES UTILISEES

Pr�paration :

Los petits fruits ou l�gumes sont s�ch�s entiers. S'ils sont plus gros, ils sont d'abord mis en tranches de 4 � 6 mm d'�paisseur : oignons, gombos, diakhatous.

On s�che aussi des m�langes d'�chalottos pil�es enti�res (feuilles et bulbes) avec des tomates, avec lesquelles on forme des boulettes qui sont mises � s�cher.

Traitement :

Aucun traitement sp�cial n'a �t� relev� si ce n'est le trempage des tranches de gombos dans une lessive de cendre Kanoun pour accentuer la viscosit� du produit qui sera utilis� dans les sauces. Les feuilles de choux et de diakhatout sont souvent �bouillant�es.

S�chage proprement dit : Technique tr�s rudimentaire

Las produits sont pos�s sur le sol' terre battue, ou sur dos nattes' plat eaux, ou claies tress�es, dans le meilleur des cas. Le s�chage dure plusieurs jours, 2 � 7 ou 8 selon la saison et le produit. On retourne les produits si n�cessaire.

Les produits susceptibles d'�tre mang�s par les ch�vres naines ou les moutons qui errent partout, sont plac�s sur des claires ou des plateaux sur les avant toit ou sur des ch�ssis on bois sur�lev�s.

Des s�choirs solaires plus �volu�s commencent � �tre vulgaris�s' mais ne sont utilis�s jusqu'ici qu'a titre exceptionnel (voir r�alisation sur le terrain.

 

RESULTATS ET QUALITE DES PRODUITS

Humidit� r�siduelle:

La plupart des produits traditionnellement s�ch�s �tant de petite taille (piment fort) ou d�coup�s en petites pi�ces, le s�chage r�alis� en saison s�che aboutit � une deshydratation assez pouss�e pour assurer la conservation.

Par contre les s�chages en saison humide sont parfois insuffisants, et malgr� la mise � l'abri pendant la nuit ou pendant les pluies' il peut s'ensuivre une formation de moisissures et une d�t�rioration du produit.

Pour les arachides mal s�ch�es, le risque de formation d'aflatoxines constitue un danger.

Pollution et mati�res �trang�res:

Les techniques sommaires utilis�es ne mettent pas les produits � l'abri des pollutions par les poussi�res transport�es par le vent.

On trouve souvent des d�bris v�g�taux divers m�langes au produit sec.

Infestation par insectes:

Sur les �chantillons examin�s, nous n'avons pas trouv� de traces d'infestation, mais elles sont, nous a-t-on dit, fr�quentes.

Caract�res organoleptiques :

Aspect: Les couleurs sont en g�n�ral assez mal pr�serv�e faute de traitements appropri�s.

Go�t et odeur : Les produits perdent une partie de leur ar�me (go�t "�vent�") du fait d'une longue exposition sur claies surtout en saison des pluies, et aussi en raison d'un stockage en emballages non ferm�s.

Suggestions pour am�liorer la qualit�:

 

ETUDES FAITES AU SENEGAL

Divers organismes ou instituts ont travaill� sur le s�chage solairo.

L'Institut de Technologie Alimentaire de Dakar I.T.A.

Le CERER (Centre d'Etudes et de Recheres pour les Energies renouvelables) a �tudi� et r�alis� divers types de s�choirs : caisson, bascule, caisson avec pr�chauffage, s�choir case ou s�choir tambour, s�choir tente, etc... et compar� leurs performances.

L'I.S.R.A. (Institut S�n�galais de Recherches Agronomiques) a pu, avec son antenne de Kaolak, proc�der � la vulgarisation de s�choirs solaires bien adapt�s aux conditions locales mis au point par le CERER.

Le G.R.E.T. (Groupe de Recherche et d'Echange Technologique (Paris) a suivi la mise en place de s�choirs solaires � Koumbidia, village du Sine-Saloum,

La SOMIVAC (Soci�t� pour la Mise an Valeur de la Casamance) a lanc� une int�ressante enqu�te sur le s�chage de produits mara�chers en Casamance et contribu� � la vulgarisation de s�choirs dans cette r�gion.

 

REALISATION SUR LE TERRAIN

Village de Djirabaghary, communaut� rurale de Ziragone, pr�s de Boukilling. Casamance.

Divers types de s�choirs ont �t� install�s par l'ISRA et la SOMIVAC dans ce village vivant de la p�che dans la rivi�re Soungroudrou, d'agriculture et de cueillette. Les femmes du village ont fait bon accueil a ces nouveaux appareils dont 2 types paraissent particuli�rement int�ressants :

 

Village de Koumbidia, pr�s Kongheul (Sine-Saloum)

Ce village o� les femmes ont une importante activit� mara�ch�re (march� de Kongheul a 12 km, a b�n�fici� d'une action de vulgarisation particuli�rement r�ussie et suivie par le GRET, L'ISRA et le CEDER.

Le s�choir type caisson a �t� le plus appr�ci�, car correspondent mieux � l'activit� individuelle d'une famille, dans le village o� l'id�e coop�rative a pourtant d�j� fait de nets progr�s (hangar couvert au march� de Kongheul r�alise et exploit� collectivement par les femmes de Koumbidia).


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