5.1. Le sechage des fruits, tubercules legumes et epices au Cameroun
- E. Tchienge
LA SITUATION DU CAMEROUN
Le Cameroun est situ� en Afrique Centrale, limit� � l'Ouest par le Nig�ria, au Sud par la Guin�e Equatoriale, le Gabon et le Congo, l'Est par la R.C.A. et le Tchad et au Nord par le Lac Tchad.
Le Cameroun, consid�r� g�n�ralement comme une Afrique en miniature, se caract�rise par sa grande diversit� g�ographique et climatique. Ses ressources agricoles sont �galement tr�s diversifi�es. Le Sud du pays se caract�rise par un climat �quatorial chaud et humide de zone foresti�re, et le Nord par un climat chaud et sec des savanes et des steppes sub-sah�liennes.
Cette diversit� �cologique permet au Cameroun de produire une gamme �tendue de produits agricoles qui assurent actuellement l'autosuffisance alimentaire pour ce qui est des produits vivriers, au moins sur le plan quantitatif' �tant entendu que le Cameroun n'importe que du bl� et une partie de riz n�cessaire � la consommation locale.
A moyen terme et avec l'introduction d'une politique rigoureuse de r�duction des pertes apr�s r�colte dont l'un des volets serait le s�chage des produits vivriers (fruits, tubercules' l�gumes et �pices), cette agriculture est susceptible non seulement de nourrir correctement tous les Camerounais, mais �galement d'augmenter les revenus des paysans et d'�conomiser les devises qui auraient servi a l'importation des produits agricoles. Elle permettrait l'exportation d'un surplus agricole vers les autres pays d'Afrique Centrale.
LE SECHAGE DES PRODUITS VIVRIERS
Le s�chage des produits vivriers au Cameroun se pratique presque exclusivement � l'�chelle familiale, utilisant des techniques et moyens peu adapt�s.
Le s�chage des produits agricoles ne fait pas actuellement l'objet de recherches en vue de son am�lioration et de sa promotion. Cependant les moyens traditionnels utilis�s dans les milieux villageois permettent de pr�parer et de s�cher des quantit�s importantes de produits vivriers.
Les produits habituellement sont :
Les l�gumes et les l�gumineuses
Les oignons, les arachides, les haricots et les graines de courge sont s�ch�s habituellement au soleil. Ensuite, les arachides et les haricots se gardent dans les greniers o� la fum�e de bois aide � leur conservation.
Les l�gumes (Ndol�, feuilles de haricots doliques, feuilles de courge, etc...) sont lav�s, coup�s en fines lamelles bouillies et ensuite lav�s avant d'�tre s�ch�s au soleil ou au feu.
Beaucoup d'autres l�gumes et l�gumineuses qui pourraient �tre s�ch�s en vue de leur commercialisation ne le sont pas � l'heure actuelle, malgr� la forte demande sur des produits analogues import�s.
Les tubercules
Les d�riv�s du manioc (farine et gari) sont certainement les produits les plus couramment s�ch�s, � la fum�e pour les boules ou en vrac au soleil. La difficult� principale r�side dans la p�nibilit� de la pr�paration manuelle du manioc (�pluchage' fermentation et rouissage, pilage, broyage' mise en boule, etc...).
La patate douce et certaines vari�t�s locales sont �galement s�ch�es apr�s avoir �t� l�g�rement bouillies.
Il est important ici de relever l'importance du pr�-s�chage de certains tubercules (macabo, ignames, patate ...) avant leur mise en silos ou en tout autre lieu permettant leur pr�servation, et ceci compte tenu de la forte humidit� habituelle de la r�gion.
Les �pices
Les piments, le poivre et de nombreuses autres �pices locales (�corces et racines aromatiques' noyaux de certains fruits et racines) sont habituellement s�ch�s au soleil.
Les difficult�s et obstacles
Au Cameroun il existe de nombreux organismes susceptibles de promouvoir le s�chage traditionnel am�lior� ou industriel des produits vivriere. Ce sont :
Le CENEEMA et le CAPME sont des institutions capables d'assurer l'�tude, la mise au point et l'exp�rimentation de mat�riels de pr�paration et de s�chage de produits agricoles. En outre' le CAPME peut porter assistance aux particuliers d�sireux de mettre sur pied des petites industries. Cette assistance peut couvrir toutes les �tapes entre la conception et la gestion effective d'une entreprise.
Les difficult�s majeures sont :