Chloroforme

Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante

APPELLATIONS

Num�ro du CAS: 67-66-3
Nom dans le registre: Chloroforme 
Nom de la substance: Trichlorom�thane
Synonymes, noms commerciaux:
Haloform , R20 
Nom(s) anglais:
Chloroform , Trichlormethan
Nom(s) allemand(s): Chloroform, Trichlormethan
Description g�n�rale: Liquide incolore, fortement r�fringent, d'odeur �th�r�e caract�ristique.

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute: CHCl 3
Masse atomique relative: 119,4 g
Masse volumique: 1,48 g/cm3
Densit� de gaz: 4,12
Point d'�bullition: 61�C
Point de fusion: -63�C
Tension de vapeur: 21 x 103 Pa
Solubilit�: Dans l'eau: 8,1 g/l; miscible avec des solvants, tels que le benz�ne, le pentane, l'hexane, l'�thanol et l'oxyde de di�thyle.
Facteurs de conversion: 1 ppm = 4,96 mg/m3
1 mg/m3 = 0,20 ppm

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:
Le chloroforme  est utilis� � raison de 75% pour la fabrication de monochlorodifluorom�thane (CFC22) utilis� comme r�frig�rant mais aussi comme produit interm�diaire pour la fabrication de t�trafluoro�th�ne, qui peut ensuite �tre polym�ris� (PTFE), ainsi que de colorants, de m�dicaments et de produits phytosanitaires. Son application en tant que solvant et anesth�sique est en forte r�gression.

Origine/fabrication:
Le chloroforme est fabriqu� � raison de 90-95% par hydrochloration de m�thanol ou par chloration de m�thyle. 5 � 10% sont produits � partir de l'eau de mer (r�action de iodure de m�thyle avec chlore  inorganique). Des quantit�s importantes de trichlorom�thane se forment lors du blanchiment au chlore de la cellulose, ou bien lors de la chloration de l'eau. Le chloroforme vendu dans le commerce contient diff�rentes substances polluantes, et notamment les suivantes: bromochlorom�thane, bromodichlorom�thane, chlorure de m�thyl�ne, t�trachlorom�thane, 1-2-dichloro�thane, trichloro�th�ne et t�trachloro�thane.

Chiffres de production:

Production mondiale 1973: 245 000 - 300 000 t sel. KOCH, 1989
D 1982: 35 500 t sel. UBA, 1986

Emissions:
Les �missions li�es � la production et � l'utilisation de cette substance se chiffrent � env. 10.000 t par an, ce � quoi vient s'ajouter une contamination annuelle des eaux � concurrence d'environ 10.000 t (Sel. KOCH, 1989).

TOXICITE

Homme: 5.000 mg/m3 apr�s 7 mn vertiges, c�phal�es sel. BUA, 1985
  20.000 mg/m3 sensation d'�vanouissement sel. BUA, 1985
  69.440 mg/m3 anesth�sie totale et profonde sel. BUA, 1985
  > 79.360 mg/m3 arr�t respiratoire, mort sel. BUA, 1985
  LDLo 10 ppm, inhalation (I a) sel. KOCH, 1989
Mammif�res:    
Rat DL50 1.194 mg/kg, v. orale sel. DVGW, 1988
  LCLo 8.000 ppm, inhalation (4 h) sel. BUA, 1985
Souris DL50 80 mg/kg, v. orale sel. BUA, 1985
  DL50 28.000 mg/kg, inhalation sel. BUA, 1985
Chien DL50 1.100 mg/kg, v. orale sel. DVGW, 1988
Lapin DLLo 500 mg/kg, v. orale sel. BUA, 1985
Cobaye LCLo 20.000 ppm, inhalation (2 h) sel. BUA, 1985
Organismes aquatiques:    
Orphie CL50 162-191 mg/l (48 h) sel. UBA, 1986
Truite arc-en-ciel CL50 18-66,8 mg/l (96 h) sel. UBA, 1986
Grande perche soleil CL50 18-115 mg/l (96 h) sel. UBA, 1986
Daphnie CL50 28,9 mg/l (48 h) sel. UBA, 1986

Pathologie/toxicologie

Homme/mammif�res: L'absorption se fait le plus souvent par inhalation, une partie �tant r�sorb�e dans les poumons, et le reste expir�. De m�me, en cas d'administration par voie orale, une grande partie est expir�e ou �limin�e par les reins.
Le chloroforme  provoque des l�sions du syst�me nerveux central, du foie, du coeur et des reins. De fortes doses ont un effet narcotisant.

Des exp�riences sur les animaux ont mis en �vidence le caract�re carcinog�ne du chloroforme; des effets mutag�nes ou t�ratog�nes n'ont pas encore �t� observ�s � ce jour.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Milieu aquatique :
Cette substance se d�grade tr�s lentement dans le milieu aquatique (cat�gorie de risque 3 pour l'eau en R�publique f�d�rale d'Allemagne). En raison de sa forte volatilit�, le chloroforme produit des �manations de gaz au-dessus des eaux de surface. En d�pit d'une forte liposolubilit�, le chloroforme est faiblement bioaccumulable (facteur de bioaccumulation dans le poisson: 6; UBA, 1986).

Atmosph�re:
En raison de sa forte volatilit�, le chloroforme  se d�gage dans l'atmosph�re et s'y accumule en petites quantit�s. Cette substance se d�compose sous l'effet de la lumi�re.

Sols:
Le chloroforme n'est pas adsorb� sur les particules du sol, de sorte qu'une accumulation dans les sols ou les s�diments est exclue.

D�gradation, produits de d�composition:
La d�gradation biologique en ana�robiose donne lieu � la production de gaz carbonique, de chlorure et de m�thane. Dans l'organisme, la d�gradation donne naissance � du gaz carbonique, du chlorure et du phosg�ne. En pr�sence d'oxydants forts, le chloroforme se d�compose avec production simultan�e de phosg�ne et de chlore (DVGW, 1988).

Cha�ne alimentaire:
Le chloroforme  est une substance ubiquitaire que l'on trouve �galement dans les produits alimentaires. En raison notamment de la chloration de l'eau, l'eau potable contient de fortes concentrations de trichlorom�thane. L'absorption quotidienne de chloroforme est estim�e � 10 �g/personne en moyenne, dont un quart provient de l'eau potable et de l'alimentation, et la moiti� environ de l'atmosph�re (DVGW, 1988).

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu Secteur Pays/ organ. Statut Valeur Cat. Remarques Source
Eau : Surface D/NL (L) 1 mg/l IAWR Pour trait. naturel sel. DVGW, 1988
  Surface D/NL (L) 5 mg/l IAWR Pour trait. phys.-chim. sel. DVGW, 1988
  Eau pot. CDN (L) 350 �g/l   1978 sel. DVGW, 1988
  Eau pot. CH (L) 25 �g/l   1) sel. DVGW, 1988
  Eau pot. D (R) 25 �g/l   Commission BGA1) sel. DVGW, 1988
  Eau pot. USA (L) 100 �g/l   Cumul 3-halom�th. sel. DVGW, 1988
  Eau pot. OMS R 30 �g/l     sel. DVGW, 1988
Air: Emission D L 20 mg/m3   flux massique � 0,1 g/h sel. TA-Luft, 1986
    D L 10 mg/m3 MIK Valeur l. dur�e3) sel. BAUM, 1988
    D L 30 mg/m3 MIK Valeur c. dur�e3) sel. BAUM, 1988
  Amb.prof. D L 50 mg/m3 MAK 2) DFG, 1989
  Amb.prof. USA (L) 50 mg/m3 TWA 3) ACGIH, 1986
               
Aliments:   D L 25 �g/l   Eau min�rale sel. DVGW, 1988

Remarques:
1) Cumul chloroforme, bromoforme, bromodichlorom�thane, dibromochlorom�thane
2) Substance � effet canc�rog�ne pr�sum�
3) Valeurs douteuses non confirm�es, � prendre avec pr�caution
En Allemagne, utilisation interdite dans les cosm�tiques, m�dicaments et pesticides

VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE

Milieu/origine Pays Valeur Source
Eau :      
Rhin  (Wiesbaden, 1986) D 0,35-2,1 �g/l sel. DVGW, 1988
Rhin  (Lobith, 1985) D 0,5-4 �g/l sel. DVGW, 1988
Main (Sindlingen, 1983) D 21 �g/l sel. DVGW, 1988
Moselle (1983) D 0,5-0,7 �g/l sel. DVGW, 1988
Elbe  (1983) D 0,6-9,8 �g/l sel. DVGW, 1988
C�te Mer du Nord  (Emden) D 0,56-3,8 �g/l sel. UBA, 1986
Mer Baltique D 0,06-0,17 �g/l sel. UBA, 1986
Eau potable:   jusqu'� 910 �g/l sel. KOCH, 1989
Eau souterraine :   jusqu'� 620 �g/l sel. KOCH, 1989
S�diments:      
Ruhr (1972-1981) D 1-3 mg/kg sel. DVGW, 1988
Atmosph�re:      
Concentration de fond   0,05-0,1 �g/m3 sel. KOCH, 1989
Zones urbaines   jusqu'� 74 �g/m3 sel. KOCH, 1989

EVALUATION ET REMARQUES

Compte tenu de la distribution ubiquitaire de cette substance et des quantit�s consid�rables qui migrent chaque ann�e dans l'environnement, le chloroforme doit �tre consid�r� comme �cologiquement dangereux. Certes on manque encore d'informations sur les effets et les concentrations dans les sols et dans l'�daphon ainsi que sur le potentiel g�notoxique. Il convient en particulier d'�viter dans la mesure du possible la chloration de l'eau afin de r�duire la pollution des eaux souterraines et de l'eau potable, sans n�gliger pour autant les mesures d'hygi�ne pr�ventive n�cessaires.

 

Chlorophenols 

APPELLATIONS

Num�ro du CAS:
Nom dans le registre: Chloroph�nols  
Nom de la substance: Chloroph�nols 
Synonymes, noms commerciaux:
Nom(s) anglais: Chlorophenols
Nom(s) allemand(s): Chlorophenole
Description g�n�rale: Solide incolore (sauf o-chloroph�nols) ayant une odeur forte.

Remarques: Le groupe des chloroph�nols se compose de 19 substances diff�rentes. Etant donn� que le pentachloroph�nol (PCP) est la substance la plus importante dans ce groupe, les propri�t�s physico-chimiques indiqu�es sont celles du PCP.

Num�ro du CAS: 87-86-5
Nom dans le registre: Pentachloroph�nol 
Nom de la substance: Pentachloroph�nol 
Synonymes, noms commerciaux: PCP, 2,3,4,5,6-Pentachloroph�nol , Dowicide G, Dowicide 7, Penta, Santophen 20, Pentacon, Penchlorol, Pentakil, Sontobrite, Weedone
Nom(s) anglais: Pentachlorphenol
Nom(s) allemand(s): Pentachlorophenol
Description g�n�rale: Solide incolore ayant une odeur forte

PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES

Formule brute: C6Cl5OH
Masse atomique relative: 266,35 g
Masse volumique: 1,978 g/cm3
Point d'�bullition: 300�C (d�composition)
Point de fusion: 190�C
Tension de vapeur: 23 x 10-3 Pa
Solubilit�: Dans l'eau: 20 mg/l ; soluble dans l'alcool, l'�ther, l'ac�tone, le benz�ne.
Facteurs de conversion: 1 ppm = 11,1 mg/m3
1 mg/m3 = 0,09 ppm

ORIGINE ET UTILISATIONS

Utilisations:
En raison de leurs propri�t�s anti-microbiennes � large spectre, les chloroph�nols ont �t� utilis�s comme agents de pr�servation  pour le bois, les peintures, les fibres v�g�tales et le cuir, de m�me que comme d�sinfectant. Les chloroph�nols sont en outre utilis�s comme herbicides, fongicides et insecticides, de m�me que comme produit interm�diaire dans la production de produits pharmaceutiques et de colorants.

Origine/fabrication:
La plupart des chloroph�nols rev�tant une importance �conomique sont obtenus par chloration directe de ph�nol � l'aide de gaz chlor�. Dans le produit technique, on retrouve des impuret�s, d'autres isom�res de chloroph�nol ou des chloroph�nols comportant plus ou moins de chlore. Les chloroph�nols lourds sont contamin�s avant tout par des ph�noxyph�nols polychlor�s, des chlorodibenzoparadioxines et des chlorodibenzofurannes. Les �missions proviennent avant tout de la fabrication,du stockage, du transport et des applications des chloroph�nols.

Chiffres de production:
Production mondiale (sauf ex-COMECON et Chine) 100.000 t/a
Chloroph�nols lourds (4-5 atomes de chlore) 35-40.000 t/a
Chloroph�nols l�gers (1-3 atomes de chlore) 60.000 t/a
(chiffres extraits de ULLMANN 1985)

TOXICITE

Homme: DL 50-500 mg/kg, v. orale (estimation)  
Mammif�res:    
Rat DL50 670 mg/kg, v. orale (2-chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 950 mg/kg, v. percutan�e (2- chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 570 mg/kg, v. orale (3- chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 1030 mg/kg, percutan�e (3- chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 261 mg/kg, v. orale (4- chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 1390 mg/kg, percutan� (4- chloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 580 mg/kg, v. orale (2,4-dichloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 1730 mg/kg, percutan�e (2,4-dichloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 820 mg/kg, v. orale (2,4,5-trichloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 2260 mg/kg, percutan� (2,4,5-trichloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 1620 mg/kg, v. orale (2,4,5-trichloroph�nol, sel sodium) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 820 mg/kg, v. orale (2,4,6-trichloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 140 mg/kg, v. orale (2,3,4,6-t�trachloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 210 mg/kg, v. percutan�e (2,3,4,6-t�trachloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 50 mg/kg, v. orale (pentachloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 100 mg/kg, v. percutan�e (pentachloroph�nol) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 210 mg/kg, v. orale (pentachloroph�nol, sel sodium) sel. ULLMANN 1986
Rat DL50 72 mg/kg, percutan�e (pentachloroph�nol, sel de sodium) sel. ULLMANN 1986
Organismes aquatiques:    
Orphie CL50 0,60 mg/l (96 h), pentachloroph�nol sel. RIPPEN 1990
Truite arc-en-ciel CL50 0,12-0,26 mg/l (96 h), pentachloroph�nol sel. RIPPEN 1990
Daphnie CL50 0,33-0,41 mg/l (96 h), pentachloroph�nol sel. RIPPEN 1990
Bact�ries (div.) NOEC 12,3 mg/l (30 mn), croissance sel. RIPPEN 1990
Algues CE50 10-7000 �g/l (96h), croissance, pentachloroph�nol sel. RIPPEN 1990

Pathologie/toxicologie

Homme/mammif�res: Les chloroph�nols  peuvent �tre absorb�s par les poumons, l'appareil digestif et la peau. Pr�s de 80% des chloroph�nols sont �limin�s par les reins sans avoir subi aucune transformation.
La toxicit� des chloroph�nols d�pend du degr� de chloration, de la position des atomes de chlore, ainsi que de la puret� de l'�chantillon. Les chloroph�nols  provoquent des irritations des yeux et de l'appareil respiratoire. Les doses toxiques de chloroph�nols provoquent des convulsions, des difficult�s respiratoires, le coma et finalement la mort. Apr�s des administrations r�p�t�es, les doses toxiques peuvent finir par porter atteinte aux organes internes (en particulier au foie) et � la moelle osseuse.

Les exp�riences sur des animaux ont montr� que les pentachloroph�nols  avaient des effets toxiques sur les embryons (effet l�tal � des concentrations plus �lev�es). Le produit technique PCP a probablement des effets carcinog�nes dus avant tout � la contamination. Des effets mutag�nes ne peuvent pas �tre exclus.

COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT

Milieu aquatique :
Dans le milieu aquatique, les chloroph�nols  peuvent se dissoudre en substances libres ou complexes, ou peuvent �tre absorb�s sur des mati�res en suspension. Leur �limination s'op�re principalement par voie de biod�gradation, celle-ci pouvant �tre rapide en pr�sence de micro-organismes adapt�s. Toutefois, la biod�gradation du PCP est nettement plus difficile que celle d'autres chloroph�nols. Les chloroph�nols sont �galement �limin�s de l'eau par photod�composition et volatilisation. Enfin, l'adsorption de chloroph�nol sur des mati�res en suspension influe sur les quantit�s de chloroph�nols se trouvant dans l'eau: alors que les chloroph�nols l�gers sont difficilement fix�s, le PCP a une capacit� de fixation tr�s importante.

Atmosph�re:
Du fait de sa volatilit�, le PCP migre dans l'atmosph�re. La volatilit� s'accro�t consid�rablement lorsque la temp�rature augmente mais d�pend �galement d'additifs �ventuels et, par exemple, de la nature du bois trait�. Le bois de feu trait� au PCP lib�re des dibenzodioxines et dibenzofurannes polychlor�s (PCDD/F).

Sols:
La persistance des chloroph�nols dans les sols d�pend de leur propri�t� d'adsorption et de d�sorption. Seule l'adsorption de PCP a fait l'objet d'�tudes plus approfondies. Le PCP est tr�s fortement fix� sur les particules de sol et n'est pas facilement lessiv� par la pluie. Outre cette adsorption et d�sorption, les voies d'infiltration rapide peuvent jouer un r�le important dans le transport de PCP dans les sols. Il est peu probable que le PCP soit d�grad� lorsqu'il atteint la nappe phr�atique. Depuis 1984, il est, en Allemagne, interdit de stocker les d�chets provenant de la fabrication de PCP sur des d�charges ouvertes, ceci afin d'�viter l'infiltration d'eau contamin�e par des PCP.

D�gradation, produits de d�composition, demi-vie:
Le PCP libre ou le PCP dissout dans l'eau est min�ralis� en l'espace de quelques jours lorsqu'il est expos� � la lumi�re du soleil (cette min�ralisation est encore plus rapide pour le PCP adsorb� sur des substances solides). Une telle d�gradation ne s'effectue pas si le PCP a atteint les couches les plus profondes du sol ou les eaux souterraines. La d�gradation dans l'eau d�pend toujours du pH et de la temp�rature. Elle est sujette � de fortes fluctuations (par exemple: demi-vie � un pH de 5,1 = 328 h, � un pH 6 = 3 120 h -dans les deux cas � 30�C). Bien que le PCP puisse �tre d�grad� par des micro-organismes dans certaines conditions, la substance doit �tre consid�r�e comme difficilement biod�gradable. De la quinone se forme au cours de la d�gradation et le processus peut impliquer une min�ralisation compl�te.

Cha�ne alimentaire:
La bioaccumulation dans l'�cosyst�me aquatique n'est pas influenc�e seulement par le type d'�cosyst�me concern� mais d�pend �galement dans une large mesure du biotope de m�me que de la dur�e, de l'intensit� et de l'exposition. L'�limination d�pend �galement de types/organes sp�cifiques avec des demi-vies atteignant entre 7 heures et 7 jours. La question de savoir si le PCP �tait absorb� directement � partir de l'eau par les poissons et les autres organismes aquatiques ou si la cha�ne alimentaire �tait impliqu�e a donn� lieu � des conclusions contradictoires. Les plantes   peuvent accumuler le PCP stock� dans le sol pendant plusieurs saisons de v�g�tation.

VALEURS LIMITES DE POLLUTION

Milieu Secteur Pays/ organ. Statut Valeur Cat. Remarques Source
Eau : Eau pot. D L 0,1 �g/l     sel. DVGW, 1988
  Eau pot. CE L 0,1 �g/l     sel. CE, 1980
  Eau sout. D(HH) R 0,3 �g/l   Substance indiv.1) sel. LAU-BW, 1989
  Eau sout. D(HH) R 1,5 �g/l   Substance indiv.2) sel. LAU-BW, 1989
  Eau sout. D(HH) R 0,5 �g/l   Groupe de subst.1) sel. LAU-BW, 1989
  Eau sout. D(HH) R 2 �g/l   Groupe de subst.2) sel. LAU-BW, 1989
  Eau sout. NL R 0,25 �g/l   Monochloroph�nol (total)
R�f�rence
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL L 100 �g/l   Monochloroph�nol (total)
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL R 0,08 �g/l   Dichloroph�nol (total)
R�f�rence
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL L 30 �g/l   Dichloroph�nol (total)
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL R 0,025 �g/l   Trichloroph�nol (total)
R�f�rence
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL L 10 �g/l   Trichloroph�nol (total)
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL R 0,01 �g/l   Tetrachloroph�nol (total)
R�f�rence
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL L 10 �g/l   Tetrachloroph�nol (total)
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL R 0,02 �g/l   Pentachloroph�nol  (total)
R�f�rence
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau sout. NL L 3 �g/l   Pentachloroph�nol  (total)
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
  Eau surf. D R 1 �g/l   Substance indiv.3) sel. LAU-BW5), 1989
  Eau surf. D R 5 �g/l   Substance indiv.3) sel. LAU-BW6), 1989
  Eau surf. D R 2 �g/l   Groupe de subst.4) sel. LAU-BW5), 1989
  Eau surf. D R 10 �g/l   Groupe de subst.4) sel. LAU-BW6), 1989
Sols:   NL L 10 mg/kg SSA   Groupe de subst., Intervention sel. TERRA TECH 6/94
    NL L 5 mg/kg   Pentachloroph�nol ,
Intervention
sel. TERRA TECH 6/94
Air: Amb.prof. D L 0,5 mg/m3 MAK   sel. DFG, 1989
  Amb.prof. SU (L) 0,1 mg/m3 PDK   sel. DVGW, 1988
  Amb.prof. USA (L) 0,5 mg/m3 TWA   sel. DVGW, 1988

Remarques:
1) La qualit� des eaux souterraines devrait faire l'objet d'�tudes approfondies
2) Des mesures d'assainissement devraient �tre prises
3) Pour le traitement de l'eau potable avec des proc�d�s naturels
4) Pour le traitement de l'eau potable avec des proc�d�s chimiques et physiques
5) Recherches plus approfondies n�cessaires
6) Des mesures d'assainissement sont n�cessaires
En Su�de, l'utilisation de tous les chloroph�nols est interdite depuis 1978.

EVALUATION ET REMARQUES

L'utilisation des chloroph�nols  doit �tre �vit�e dans la mesure du possible en raison de la forte toxicit� de ces derniers pour les organismes aquatiques. La production d'eau potable par chloration d'eau de rivi�re est probl�matique car elle peut donner lieu � la formation de chloroph�nols d'odeur et de go�t tr�s �cres. Le PCP technique contient des impuret�s d'autres chloroph�nols et de substances aromatiques, de m�me que des traces de dibenzo-p-dioxines et dibenzofurannes polychlor�s (PCDD/F); il repr�sente la principale source d'�mission de ces substances dans l'environnement. La toxicit� du PCP peut en partie �tre attribu�e � de telles impuret�s.

Voir �galement les fiches d'information consacr�es aux 'ph�nols'.


Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante