Table des
mati�res - Pr�c�dente - Suivante
APPELLATIONS
Num�ro du CAS: 67-66-3
Nom dans le registre: Chloroforme
Nom de la substance: Trichlorom�thane
Synonymes, noms commerciaux: Haloform , R20
Nom(s) anglais: Chloroform , Trichlormethan
Nom(s) allemand(s): Chloroform, Trichlormethan
Description g�n�rale: Liquide incolore, fortement
r�fringent, d'odeur �th�r�e caract�ristique.
PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
Formule brute: CHCl 3
Masse atomique relative: 119,4 g
Masse volumique: 1,48 g/cm3
Densit� de gaz: 4,12
Point d'�bullition: 61�C
Point de fusion: -63�C
Tension de vapeur: 21 x 103 Pa
Solubilit�: Dans l'eau: 8,1 g/l; miscible avec des
solvants, tels que le benz�ne, le pentane, l'hexane, l'�thanol
et l'oxyde de di�thyle.
Facteurs de conversion: 1 ppm = 4,96 mg/m3
1 mg/m3 = 0,20 ppm
ORIGINE ET UTILISATIONS
Utilisations:
Le chloroforme est utilis� � raison de 75% pour la
fabrication de monochlorodifluorom�thane (CFC22) utilis� comme
r�frig�rant mais aussi comme produit interm�diaire pour la
fabrication de t�trafluoro�th�ne, qui peut ensuite �tre
polym�ris� (PTFE), ainsi que de colorants, de m�dicaments et
de produits phytosanitaires. Son application en tant que solvant
et anesth�sique est en forte r�gression.
Origine/fabrication:
Le chloroforme est fabriqu� � raison de 90-95% par
hydrochloration de m�thanol ou par chloration de m�thyle. 5 �
10% sont produits � partir de l'eau de mer (r�action de iodure
de m�thyle avec chlore inorganique). Des quantit�s
importantes de trichlorom�thane se forment lors du blanchiment
au chlore de la cellulose, ou bien lors de la chloration de
l'eau. Le chloroforme vendu dans le commerce contient
diff�rentes substances polluantes, et notamment les suivantes:
bromochlorom�thane, bromodichlorom�thane, chlorure de
m�thyl�ne, t�trachlorom�thane, 1-2-dichloro�thane,
trichloro�th�ne et t�trachloro�thane.
Chiffres de production:
| Production mondiale 1973: | 245 000 - 300 000 t | sel. KOCH, 1989 |
| D 1982: | 35 500 t | sel. UBA, 1986 |
Emissions:
Les �missions li�es � la production et � l'utilisation de
cette substance se chiffrent � env. 10.000 t par an, ce � quoi
vient s'ajouter une contamination annuelle des eaux �
concurrence d'environ 10.000 t (Sel. KOCH, 1989).
TOXICITE
| Homme: | 5.000 mg/m3 apr�s 7 mn vertiges, c�phal�es | sel. BUA, 1985 |
| 20.000 mg/m3 sensation d'�vanouissement | sel. BUA, 1985 | |
| 69.440 mg/m3 anesth�sie totale et profonde | sel. BUA, 1985 | |
| > 79.360 mg/m3 arr�t respiratoire, mort | sel. BUA, 1985 | |
| LDLo 10 ppm, inhalation (I a) | sel. KOCH, 1989 | |
| Mammif�res: | ||
| Rat | DL50 1.194 mg/kg, v. orale | sel. DVGW, 1988 |
| LCLo 8.000 ppm, inhalation (4 h) | sel. BUA, 1985 | |
| Souris | DL50 80 mg/kg, v. orale | sel. BUA, 1985 |
| DL50 28.000 mg/kg, inhalation | sel. BUA, 1985 | |
| Chien | DL50 1.100 mg/kg, v. orale | sel. DVGW, 1988 |
| Lapin | DLLo 500 mg/kg, v. orale | sel. BUA, 1985 |
| Cobaye | LCLo 20.000 ppm, inhalation (2 h) | sel. BUA, 1985 |
| Organismes aquatiques: | ||
| Orphie | CL50 162-191 mg/l (48 h) | sel. UBA, 1986 |
| Truite arc-en-ciel | CL50 18-66,8 mg/l (96 h) | sel. UBA, 1986 |
| Grande perche soleil | CL50 18-115 mg/l (96 h) | sel. UBA, 1986 |
| Daphnie | CL50 28,9 mg/l (48 h) | sel. UBA, 1986 |
Pathologie/toxicologie
Homme/mammif�res: L'absorption se fait le plus souvent
par inhalation, une partie �tant r�sorb�e dans les poumons, et
le reste expir�. De m�me, en cas d'administration par voie
orale, une grande partie est expir�e ou �limin�e par les
reins.
Le chloroforme provoque des l�sions du syst�me nerveux
central, du foie, du coeur et des reins. De fortes doses ont un
effet narcotisant.
Des exp�riences sur les animaux ont mis en �vidence le caract�re carcinog�ne du chloroforme; des effets mutag�nes ou t�ratog�nes n'ont pas encore �t� observ�s � ce jour.
COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT
Milieu aquatique :
Cette substance se d�grade tr�s lentement dans le milieu
aquatique (cat�gorie de risque 3 pour l'eau en R�publique
f�d�rale d'Allemagne). En raison de sa forte volatilit�, le
chloroforme produit des �manations de gaz au-dessus des eaux de
surface. En d�pit d'une forte liposolubilit�, le chloroforme
est faiblement bioaccumulable (facteur de bioaccumulation dans le
poisson: 6; UBA, 1986).
Atmosph�re:
En raison de sa forte volatilit�, le chloroforme se
d�gage dans l'atmosph�re et s'y accumule en petites quantit�s.
Cette substance se d�compose sous l'effet de la lumi�re.
Sols:
Le chloroforme n'est pas adsorb� sur les particules du sol, de
sorte qu'une accumulation dans les sols ou les s�diments est
exclue.
D�gradation, produits de d�composition:
La d�gradation biologique en ana�robiose donne lieu � la
production de gaz carbonique, de chlorure et de m�thane. Dans
l'organisme, la d�gradation donne naissance � du gaz
carbonique, du chlorure et du phosg�ne. En pr�sence d'oxydants
forts, le chloroforme se d�compose avec production simultan�e
de phosg�ne et de chlore (DVGW, 1988).
Cha�ne alimentaire:
Le chloroforme est une substance ubiquitaire que l'on
trouve �galement dans les produits alimentaires. En raison
notamment de la chloration de l'eau, l'eau potable contient de
fortes concentrations de trichlorom�thane. L'absorption
quotidienne de chloroforme est estim�e � 10 �g/personne en
moyenne, dont un quart provient de l'eau potable et de
l'alimentation, et la moiti� environ de l'atmosph�re (DVGW,
1988).
VALEURS LIMITES DE POLLUTION
| Milieu | Secteur | Pays/ organ. | Statut | Valeur | Cat. | Remarques | Source |
| Eau : | Surface | D/NL | (L) | 1 mg/l | IAWR | Pour trait. naturel | sel. DVGW, 1988 |
| Surface | D/NL | (L) | 5 mg/l | IAWR | Pour trait. phys.-chim. | sel. DVGW, 1988 | |
| Eau pot. | CDN | (L) | 350 �g/l | 1978 | sel. DVGW, 1988 | ||
| Eau pot. | CH | (L) | 25 �g/l | 1) | sel. DVGW, 1988 | ||
| Eau pot. | D | (R) | 25 �g/l | Commission BGA1) | sel. DVGW, 1988 | ||
| Eau pot. | USA | (L) | 100 �g/l | Cumul 3-halom�th. | sel. DVGW, 1988 | ||
| Eau pot. | OMS | R | 30 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |||
| Air: | Emission | D | L | 20 mg/m3 | flux massique � 0,1 g/h | sel. TA-Luft, 1986 | |
| D | L | 10 mg/m3 | MIK | Valeur l. dur�e3) | sel. BAUM, 1988 | ||
| D | L | 30 mg/m3 | MIK | Valeur c. dur�e3) | sel. BAUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | D | L | 50 mg/m3 | MAK | 2) | DFG, 1989 | |
| Amb.prof. | USA | (L) | 50 mg/m3 | TWA | 3) | ACGIH, 1986 | |
| Aliments: | D | L | 25 �g/l | Eau min�rale | sel. DVGW, 1988 |
Remarques:
1) Cumul chloroforme, bromoforme,
bromodichlorom�thane, dibromochlorom�thane
2) Substance � effet canc�rog�ne pr�sum�
3) Valeurs douteuses non confirm�es, � prendre avec
pr�caution
En Allemagne, utilisation interdite dans les cosm�tiques,
m�dicaments et pesticides
VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE
| Milieu/origine | Pays | Valeur | Source | |
| Eau : | ||||
| Rhin (Wiesbaden, 1986) | D | 0,35-2,1 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |
| Rhin (Lobith, 1985) | D | 0,5-4 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |
| Main (Sindlingen, 1983) | D | 21 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |
| Moselle (1983) | D | 0,5-0,7 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |
| Elbe (1983) | D | 0,6-9,8 �g/l | sel. DVGW, 1988 | |
| C�te Mer du Nord (Emden) | D | 0,56-3,8 �g/l | sel. UBA, 1986 | |
| Mer Baltique | D | 0,06-0,17 �g/l | sel. UBA, 1986 | |
| Eau potable: | jusqu'� 910 �g/l | sel. KOCH, 1989 | ||
| Eau souterraine : | jusqu'� 620 �g/l | sel. KOCH, 1989 | ||
| S�diments: | ||||
| Ruhr (1972-1981) | D | 1-3 mg/kg | sel. DVGW, 1988 | |
| Atmosph�re: | ||||
| Concentration de fond | 0,05-0,1 �g/m3 | sel. KOCH, 1989 | ||
| Zones urbaines | jusqu'� 74 �g/m3 | sel. KOCH, 1989 | ||
EVALUATION ET REMARQUES
Compte tenu de la distribution ubiquitaire de cette substance et des quantit�s consid�rables qui migrent chaque ann�e dans l'environnement, le chloroforme doit �tre consid�r� comme �cologiquement dangereux. Certes on manque encore d'informations sur les effets et les concentrations dans les sols et dans l'�daphon ainsi que sur le potentiel g�notoxique. Il convient en particulier d'�viter dans la mesure du possible la chloration de l'eau afin de r�duire la pollution des eaux souterraines et de l'eau potable, sans n�gliger pour autant les mesures d'hygi�ne pr�ventive n�cessaires.
APPELLATIONS
Num�ro du CAS:
Nom dans le registre: Chloroph�nols
Nom de la substance: Chloroph�nols
Synonymes, noms commerciaux:
Nom(s) anglais: Chlorophenols
Nom(s) allemand(s): Chlorophenole
Description g�n�rale: Solide incolore (sauf
o-chloroph�nols) ayant une odeur forte.
Remarques: Le groupe des chloroph�nols se compose de 19 substances diff�rentes. Etant donn� que le pentachloroph�nol (PCP) est la substance la plus importante dans ce groupe, les propri�t�s physico-chimiques indiqu�es sont celles du PCP.
Num�ro du CAS: 87-86-5
Nom dans le registre: Pentachloroph�nol
Nom de la substance: Pentachloroph�nol
Synonymes, noms commerciaux: PCP,
2,3,4,5,6-Pentachloroph�nol , Dowicide G, Dowicide 7,
Penta, Santophen 20, Pentacon, Penchlorol, Pentakil, Sontobrite,
Weedone
Nom(s) anglais: Pentachlorphenol
Nom(s) allemand(s): Pentachlorophenol
Description g�n�rale: Solide incolore ayant une odeur
forte
PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
Formule brute: C6Cl5OH
Masse atomique relative: 266,35 g
Masse volumique: 1,978 g/cm3
Point d'�bullition: 300�C (d�composition)
Point de fusion: 190�C
Tension de vapeur: 23 x 10-3 Pa
Solubilit�: Dans l'eau: 20 mg/l ; soluble dans
l'alcool, l'�ther, l'ac�tone, le benz�ne.
Facteurs de conversion: 1 ppm = 11,1 mg/m3
1 mg/m3 = 0,09 ppm
ORIGINE ET UTILISATIONS
Utilisations:
En raison de leurs propri�t�s anti-microbiennes � large
spectre, les chloroph�nols ont �t� utilis�s comme agents de
pr�servation pour le bois, les peintures, les fibres
v�g�tales et le cuir, de m�me que comme d�sinfectant. Les
chloroph�nols sont en outre utilis�s comme herbicides,
fongicides et insecticides, de m�me que comme produit
interm�diaire dans la production de produits pharmaceutiques et
de colorants.
Origine/fabrication:
La plupart des chloroph�nols rev�tant une importance
�conomique sont obtenus par chloration directe de ph�nol �
l'aide de gaz chlor�. Dans le produit technique, on retrouve des
impuret�s, d'autres isom�res de chloroph�nol ou des
chloroph�nols comportant plus ou moins de chlore. Les
chloroph�nols lourds sont contamin�s avant tout par des
ph�noxyph�nols polychlor�s, des chlorodibenzoparadioxines et
des chlorodibenzofurannes. Les �missions proviennent avant tout
de la fabrication,du stockage, du transport et des applications
des chloroph�nols.
Chiffres de production:
Production mondiale (sauf ex-COMECON et Chine) 100.000 t/a
Chloroph�nols lourds (4-5 atomes de chlore) 35-40.000 t/a
Chloroph�nols l�gers (1-3 atomes de chlore) 60.000 t/a
(chiffres extraits de ULLMANN 1985)
TOXICITE
| Homme: | DL 50-500 mg/kg, v. orale (estimation) | |
| Mammif�res: | ||
| Rat | DL50 670 mg/kg, v. orale (2-chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 950 mg/kg, v. percutan�e (2- chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 570 mg/kg, v. orale (3- chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 1030 mg/kg, percutan�e (3- chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 261 mg/kg, v. orale (4- chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 1390 mg/kg, percutan� (4- chloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 580 mg/kg, v. orale (2,4-dichloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 1730 mg/kg, percutan�e (2,4-dichloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 820 mg/kg, v. orale (2,4,5-trichloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 2260 mg/kg, percutan� (2,4,5-trichloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 1620 mg/kg, v. orale (2,4,5-trichloroph�nol, sel sodium) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 820 mg/kg, v. orale (2,4,6-trichloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 140 mg/kg, v. orale (2,3,4,6-t�trachloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 210 mg/kg, v. percutan�e (2,3,4,6-t�trachloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 50 mg/kg, v. orale (pentachloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 100 mg/kg, v. percutan�e (pentachloroph�nol) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 210 mg/kg, v. orale (pentachloroph�nol, sel sodium) | sel. ULLMANN 1986 |
| Rat | DL50 72 mg/kg, percutan�e (pentachloroph�nol, sel de sodium) | sel. ULLMANN 1986 |
| Organismes aquatiques: | ||
| Orphie | CL50 0,60 mg/l (96 h), pentachloroph�nol | sel. RIPPEN 1990 |
| Truite arc-en-ciel | CL50 0,12-0,26 mg/l (96 h), pentachloroph�nol | sel. RIPPEN 1990 |
| Daphnie | CL50 0,33-0,41 mg/l (96 h), pentachloroph�nol | sel. RIPPEN 1990 |
| Bact�ries (div.) | NOEC 12,3 mg/l (30 mn), croissance | sel. RIPPEN 1990 |
| Algues | CE50 10-7000 �g/l (96h), croissance, pentachloroph�nol | sel. RIPPEN 1990 |
Pathologie/toxicologie
Homme/mammif�res: Les chloroph�nols peuvent
�tre absorb�s par les poumons, l'appareil digestif et la peau.
Pr�s de 80% des chloroph�nols sont �limin�s par les reins
sans avoir subi aucune transformation.
La toxicit� des chloroph�nols d�pend du degr� de chloration,
de la position des atomes de chlore, ainsi que de la puret� de
l'�chantillon. Les chloroph�nols provoquent des
irritations des yeux et de l'appareil respiratoire. Les doses
toxiques de chloroph�nols provoquent des convulsions, des
difficult�s respiratoires, le coma et finalement la mort. Apr�s
des administrations r�p�t�es, les doses toxiques peuvent finir
par porter atteinte aux organes internes (en particulier au foie)
et � la moelle osseuse.
Les exp�riences sur des animaux ont montr� que les pentachloroph�nols avaient des effets toxiques sur les embryons (effet l�tal � des concentrations plus �lev�es). Le produit technique PCP a probablement des effets carcinog�nes dus avant tout � la contamination. Des effets mutag�nes ne peuvent pas �tre exclus.
COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT
Milieu aquatique :
Dans le milieu aquatique, les chloroph�nols peuvent se
dissoudre en substances libres ou complexes, ou peuvent �tre
absorb�s sur des mati�res en suspension. Leur �limination
s'op�re principalement par voie de biod�gradation, celle-ci
pouvant �tre rapide en pr�sence de micro-organismes adapt�s.
Toutefois, la biod�gradation du PCP est nettement plus difficile
que celle d'autres chloroph�nols. Les chloroph�nols sont
�galement �limin�s de l'eau par photod�composition et
volatilisation. Enfin, l'adsorption de chloroph�nol sur des
mati�res en suspension influe sur les quantit�s de
chloroph�nols se trouvant dans l'eau: alors que les
chloroph�nols l�gers sont difficilement fix�s, le PCP a une
capacit� de fixation tr�s importante.
Atmosph�re:
Du fait de sa volatilit�, le PCP migre dans l'atmosph�re. La
volatilit� s'accro�t consid�rablement lorsque la temp�rature
augmente mais d�pend �galement d'additifs �ventuels et, par
exemple, de la nature du bois trait�. Le bois de feu trait� au
PCP lib�re des dibenzodioxines et dibenzofurannes polychlor�s
(PCDD/F).
Sols:
La persistance des chloroph�nols dans les sols d�pend de
leur propri�t� d'adsorption et de d�sorption. Seule
l'adsorption de PCP a fait l'objet d'�tudes plus approfondies.
Le PCP est tr�s fortement fix� sur les particules de sol et
n'est pas facilement lessiv� par la pluie. Outre cette
adsorption et d�sorption, les voies d'infiltration rapide
peuvent jouer un r�le important dans le transport de PCP dans
les sols. Il est peu probable que le PCP soit d�grad� lorsqu'il
atteint la nappe phr�atique. Depuis 1984, il est, en Allemagne,
interdit de stocker les d�chets provenant de la fabrication de
PCP sur des d�charges ouvertes, ceci afin d'�viter
l'infiltration d'eau contamin�e par des PCP.
D�gradation, produits de d�composition, demi-vie:
Le PCP libre ou le PCP dissout dans l'eau est min�ralis� en
l'espace de quelques jours lorsqu'il est expos� � la lumi�re
du soleil (cette min�ralisation est encore plus rapide pour le
PCP adsorb� sur des substances solides). Une telle d�gradation
ne s'effectue pas si le PCP a atteint les couches les plus
profondes du sol ou les eaux souterraines. La d�gradation dans
l'eau d�pend toujours du pH et de la temp�rature. Elle est
sujette � de fortes fluctuations (par exemple: demi-vie � un pH
de 5,1 = 328 h, � un pH 6 = 3 120 h -dans
les deux cas � 30�C). Bien que le PCP puisse �tre d�grad�
par des micro-organismes dans certaines conditions, la substance
doit �tre consid�r�e comme difficilement biod�gradable. De la
quinone se forme au cours de la d�gradation et le processus peut
impliquer une min�ralisation compl�te.
Cha�ne alimentaire:
La bioaccumulation dans l'�cosyst�me aquatique n'est pas
influenc�e seulement par le type d'�cosyst�me concern� mais
d�pend �galement dans une large mesure du biotope de m�me que
de la dur�e, de l'intensit� et de l'exposition. L'�limination
d�pend �galement de types/organes sp�cifiques avec des
demi-vies atteignant entre 7 heures et 7 jours. La question de
savoir si le PCP �tait absorb� directement � partir de l'eau
par les poissons et les autres organismes aquatiques ou si la
cha�ne alimentaire �tait impliqu�e a donn� lieu � des
conclusions contradictoires. Les plantes peuvent accumuler
le PCP stock� dans le sol pendant plusieurs saisons de
v�g�tation.
VALEURS LIMITES DE POLLUTION
| Milieu | Secteur | Pays/ organ. | Statut | Valeur | Cat. | Remarques | Source |
| Eau : | Eau pot. | D | L | 0,1 �g/l | sel. DVGW, 1988 | ||
| Eau pot. | CE | L | 0,1 �g/l | sel. CE, 1980 | |||
| Eau sout. | D(HH) | R | 0,3 �g/l | Substance indiv.1) | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Eau sout. | D(HH) | R | 1,5 �g/l | Substance indiv.2) | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Eau sout. | D(HH) | R | 0,5 �g/l | Groupe de subst.1) | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Eau sout. | D(HH) | R | 2 �g/l | Groupe de subst.2) | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Eau sout. | NL | R | 0,25 �g/l | Monochloroph�nol (total) R�f�rence |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | L | 100 �g/l | Monochloroph�nol (total) Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | R | 0,08 �g/l | Dichloroph�nol (total) R�f�rence |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | L | 30 �g/l | Dichloroph�nol (total) Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | R | 0,025 �g/l | Trichloroph�nol (total) R�f�rence |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | L | 10 �g/l | Trichloroph�nol (total) Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | R | 0,01 �g/l | Tetrachloroph�nol (total) R�f�rence |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | L | 10 �g/l | Tetrachloroph�nol (total) Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | R | 0,02 �g/l | Pentachloroph�nol
(total) R�f�rence |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau sout. | NL | L | 3 �g/l | Pentachloroph�nol
(total) Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| Eau surf. | D | R | 1 �g/l | Substance indiv.3) | sel. LAU-BW5), 1989 | ||
| Eau surf. | D | R | 5 �g/l | Substance indiv.3) | sel. LAU-BW6), 1989 | ||
| Eau surf. | D | R | 2 �g/l | Groupe de subst.4) | sel. LAU-BW5), 1989 | ||
| Eau surf. | D | R | 10 �g/l | Groupe de subst.4) | sel. LAU-BW6), 1989 | ||
| Sols: | NL | L | 10 mg/kg SSA | Groupe de subst., Intervention | sel. TERRA TECH 6/94 | ||
| NL | L | 5 mg/kg | Pentachloroph�nol , Intervention |
sel. TERRA TECH 6/94 | |||
| Air: | Amb.prof. | D | L | 0,5 mg/m3 | MAK | sel. DFG, 1989 | |
| Amb.prof. | SU | (L) | 0,1 mg/m3 | PDK | sel. DVGW, 1988 | ||
| Amb.prof. | USA | (L) | 0,5 mg/m3 | TWA | sel. DVGW, 1988 |
Remarques:
1) La qualit� des eaux souterraines devrait faire
l'objet d'�tudes approfondies
2) Des mesures d'assainissement devraient �tre prises
3) Pour le traitement de l'eau potable avec des
proc�d�s naturels
4) Pour le traitement de l'eau potable avec des
proc�d�s chimiques et physiques
5) Recherches plus approfondies n�cessaires
6) Des mesures d'assainissement sont n�cessaires
En Su�de, l'utilisation de tous les chloroph�nols est interdite
depuis 1978.
EVALUATION ET REMARQUES
L'utilisation des chloroph�nols doit �tre �vit�e dans la mesure du possible en raison de la forte toxicit� de ces derniers pour les organismes aquatiques. La production d'eau potable par chloration d'eau de rivi�re est probl�matique car elle peut donner lieu � la formation de chloroph�nols d'odeur et de go�t tr�s �cres. Le PCP technique contient des impuret�s d'autres chloroph�nols et de substances aromatiques, de m�me que des traces de dibenzo-p-dioxines et dibenzofurannes polychlor�s (PCDD/F); il repr�sente la principale source d'�mission de ces substances dans l'environnement. La toxicit� du PCP peut en partie �tre attribu�e � de telles impuret�s.
Voir �galement les fiches d'information consacr�es aux 'ph�nols'.