Table des mati�res - Pr�c�dente - Suivante
APPELLATIONS
Num�ro du CAS: 7726-95-6
Nom dans le registre: Brome
Nom de la substance: Brome
Synonymes, noms commerciaux: Brome
Nom(s) anglais: Bromine
Nom(s) allemand(s): Brom
Description g�n�rale: Liquide rouge-brun fonc�
d�gageant des vapeurs denses, volatile; vapeur; ou cristaux
m�talliques en dessous de -7.2�C (incolore � -252�C).
PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
Formule brute: Br2
Masse atomique relative: 159,80 g
Masse volumique: 3,12 g/cm3
Densit� de gaz: 5,5
Point d'�bullition: 58,78�C
Point de fusion: -7,2�C
Tension de vapeur: 220 hPa � 20�C; 340 hPa �
30�C; 740 hPa � 50�C
Seuil olfactif: 1 ppm dans l'air
Solubilit�: Dans l'eau 42 g/l � 0�C,
35,5 g/l � 20�C; soluble dans le benz�ne, l'essence, le
chloroforme, l'�thanol, l'�ther et l'acide sulfurique
Facteurs de conversion: 1 mg/m3 = 0,150
ml/m3
1 ml/m3 = 6,658 mg/m3
Remarques: En dehors du mercure, le brome
est le seul �l�ment qui soit liquide � temp�rature normale.
Le brome est tr�s r�actif; il r�agit de fa�on explosive
avec les gaz et vapeurs inflammables. Il attaque vivement de
nombreux compos�s organiques, et est dou� d'un pouvoir oxydant
tr�s marqu�.
ORIGINE ET UTILISATIONS
Utilisations:
Le brome est utilis� pour une tr�s large part (30%) pour la
production de 1,2-dibromo�thane, que l'on ajoute aux carburants
contenant du plomb t�tra�thyle afin d'�viter les d�p�ts de
plomb sur les soupapes des moteurs � combustion. Il est
�galement utilis� sous forme de bromure de calcium (22%) pour
le garnissage et le tubage des puits de p�trole ainsi que pour
la fabrication de pr�parations ignifuges (16%). Il sert comme
mat�riau de base pour la synth�se organique de produits
phytosanitaires, colorants, produits pharmaceutiques, produits
chimiques utilis�s dans la photographie , opacifiants.
Origine/fabrication:
Le brome est essentiellement obtenu � partir des
lessives r�siduaires de l'industrie de la potasse. Une partie
est fabriqu�e � partir de l'eau de mer. Les lessives
r�siduaires, solutions collo�dales (sols), lessives-m�res,
etc., dont la teneur en brome est sup�rieure � 1 g/l sont
trait�es � chaud pour en extraire le brome, tandis que l'eau de
mer est d�brom�e � froid. Le brome brut obtenu en phase humide
est ensuite soumis � distillation et s�chage afin d'�liminer
le chlore, l'eau r�siduaire et les impuret�s (rendement 99%).
Chiffres de production:
Production mondiale
1982 = 381.000 t (ULLMANN, 1985)
1983 = 364 200 t
1984 = 373.000 t
TOXICITE
| Homme: | LDLo 14 mg/kg, v. orale | sel. UBA, 1986 |
| LCLo 1000 ppm, inhalation (l�tal) | sel. UBA, 1986 | |
| Mammif�res: | ||
| Souris | CL50 750 ppm (9 mn), inhalation | sel. UBA, 1986 |
| Chat | LCLo 140 ppm (7 h), inhalation | sel. UBA, 1986 |
| Lapin | LCLo 180 ppm (6,5 h), inhalation | sel. UBA, 1986 |
| Organismes aquatiques: | ||
| Cyprin dor� | 20 mg/l = l�tal | sel. UBA, 1986 |
| Petits crustac�s | 10 mg/l = l�tal | sel. UBA, 1986 |
Pathologie/toxicologie:
Homme/mammif�res: Le brome sous sa forme liquide provoque des irritations et de graves br�lures des yeux, des voies respiratoires, de la peau et de l'appareil digestif. Profondes et douloureuses n�croses sur la peau et les muqueuses. En cas de fortes concentrations, oed�me de la glotte, du larynx et du poumon, pneumonie. Classe de toxicit� 2 (ROTH, 1989). Le brome sous forme de vapeurs est plus dangereux encore. Les vapeurs de brome provoquent des bronchospasmes et des pneunomies.
V�g�taux: Le brome est un oligo-�l�ment qui n'est pas nocif pour les plantes, mais dont elles peuvent se passer.
COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT
Milieu aquatique:
Le brome tend � se d�poser au fond de l'eau, mais
une partie se dilue et colore l'eau. Par la suite, des vapeurs de
brome se forment � la surface. En raison de sa forte toxicit�
et de ses propri�t�s oxydantes et caustiques, le brome
repr�sente un risque de pollution pour tous les types de milieux
aquatiques, et en particulier pour l'eau potable, les eaux de
fabrication et les eaux us�es. Des bromures se trouvent sous la
forme d'ions secondaires dans les d�riv�s potassiques et
sodiques, d'o� une augmentation directe de la teneur de brome en
cas de salinisation des eaux. Dans les r�gions c�ti�res, une
augmentation du taux de bromure dans les eaux souterraines est
li�e � l'infiltration de l'eau de mer. Cat�gorie de risque
pour l'eau: WGK 2 (ROTH, 1989). Dans l'eau, le brome fait entrave
� la croissance des algues.
Atmosph�re:
Le liquide s'�vapore rapidement et forme des vapeurs caustiques.
Les vapeurs sont plus lourdes que l'air et rasent la surface du
sol.
VALEURS LIMITES DE POLLUTION
| Milieu | Secteur | Pays/ organ. | Statut | Valeur | Cat. | Remarques | Source |
| Eau: | Eau souterr. | D | R | 0,5 �/m3 1) | Bromure, �tude | sel. LAU-BW, 1989 | |
| Eau souterr. | D | R | 2 �/m3 1) | Bromure, assain. | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Eau souterr. | NL | (L) | 2 �/m3 1) | Bromure | sel. LAU-BW, 1989 | ||
| Effluents | CH | (L) | 0,1 mg/m3 | Rejets directs | sel. DVGW, 1988 | ||
| Effluents | CH | (L) | 1-30 mg/m3 | Rejets indirects | sel. DVGW, 1988 | ||
| Sols: | D | (R) | 600 mg/kg1) SSA | sel. HOCK, 1988 | |||
| NL | R | 20 mg/kg SSA | sel. KLOKE, 1988 | ||||
| NL | R | 50 mg/kg SSA | Etude | sel. KLOKE, 1988 | |||
| NL | R | 300 mg/kg1) SSA | Assainissement | sel. KLOKE, 1988 | |||
| Air: | Amb. prof. | D | L | 0,1 ml/m3 | MAK | DFG, 1989 | |
| Amb. prof. | USA | (L) | 0,7 mg/m3 | TWA | sel. ACGIH, 1986 | ||
| Amb. prof. | USA | (L) | 2 mg/m3 | STEL | sel. UBA, 1986 | ||
| Amb. prof. | SU | (L) | 0,075 ml/m3 | PDK | sel. UBA, 1986 | ||
| Amb. prof. | SU | (L) | 1 mg/m3 | PDK | R�sorpt.cutan. | sel. KETTNER, 1979 | |
| Emission | D | L | 5 mg/m3 | flux massique3 50 g/h | sel. TA-Luft, 1986 |
Remarques:
1) Valeurs douteuses non confirm�es, � prendre
avec pr�cautions
VALEURS COMPARATIVES/DE REFERENCE
| Milieu/origine | Pays | Valeur | Source |
| Eau de mer | 0,065 kg/m3 | sel. ULLMANN, 1978 | |
| Cendres volantes de charbon | USA | 0,3-21 mg/kg | sel. HOCK, 1988 |
| V�g�taux | 15 mg/kg | sel. HOCK, 1988 |
EVALUATION ET REMARQUES
Le brome et ses d�riv�s ont une action biologique analogue � celle du chlore et de ses d�riv�s. Alors que la plupart des compos�s du brome sont plus toxiques que les d�riv�s correspondants du chlore, le chlore lui-m�me est toutefois plus dangereux que le brome du fait de sa r�activit�.
APPELLATIONS
Num�ro du CAS: 74-83-9
Nom dans le registre: Bromure de m�thyle
Nom de la substance: Bromure de m�thyle
Synonymes, noms commerciaux: Bromom�thane ,
Terabol
Nom(s) anglais: Methyl bromide
Nom(s) allemand(s): Methylbromid
Description g�n�rale: Gaz incolore dont l'odeur
ressemble � celle du chloroforme.
PROPRIETES PHYSICO-CHIMIQUES
Formule brute: CH3Br
Masse atomique relative: 94,95 g
Masse volumique: 1,73 g/cm3
liquide � 0�C
Densit� de gaz: 3,3
Point d'�bullition: 4�C
Point de fusion: -93�C
Tension de vapeur: 90 x 103 Pa �
20�C
Temp�rature d'ignition: 535�C
Limites d'explosivit�: 8,6-20 Vol.%
Solubilit�: Dans l'eau: 13,4 g/l; ais�ment
soluble dans les solvants organiques courants.
Facteurs de conversion: 1 mg/m3 =
0,253 ml/m3,1 ml/m3 = 3,946 mg/m3
ORIGINE ET UTILISATIONS
Utilisations:
Le bromure de m�thyle est un insecticide et un n�matocide
ayant des effets fongicides, acaricides, rodenticides et
herbicides. Il est utilis� pour la d�sinfection des sols, la
fumigation des graines, la protection des denr�es stock�es et
la d�sinfection des magasins de stockage et moulins (en
particulier contre les col�opt�res attaquant les c�r�ales et
les mites de la farine). Il est utilis� comme gaz pur ou
m�lang� au bioxyde de carbone ou au dibromure d'�thyl�ne.
Origine/fabrication:
Le bromure de m�thyle est fabriqu� par hydrobromation �
partir de m�thanol.
TOXICITE
| Homme: | LCLo 60.000 ppm (2h), inhalation | sel. UBA 1986 |
| TCLo 35 ppm (2h), inhalation | sel. UBA 1986 | |
| Mammif�res: | ||
| Rat | CL100 0,63 mg/l (6h), inhalation | sel. UBA 1986 |
| LCLo 3120 ppm (15 mn), inhalation | sel UBA 1986 | |
| Cobaye | LCLo 300 ppm (9h), inhalation | sel. UBA 1986 |
| Lapin | LCLo 2 mg/l (11h), inhalation | sel. UBA 1986 |
| Organismes aquatiques: | ||
| Poissons | CL50 > 1000 mg/l | sel. UBA 1986 |
Pathologie/toxicologie
Homme/mammif�res: Quand elle ne provoque pas imm�diatement une anesth�sie et un choc respiratoire, l'inhalation de fortes concentrations de bromure de m�thyle peut �tre � l'origine d'un oed�me pulmonaire se produisant apr�s une p�riode de latence de plusieurs heures, lequel est souvent suivi en l'espace de quelques jours d'une pneumonie s�v�re. Les intoxications aigu�s ou chroniques peuvent provoquer des l�sions du syst�me nerveux central. Les sympt�mes se manifestent par des maux de t�te et des naus�es, suivis par des troubles comparables � ceux provoqu�s par une alcool�mie aigu�, auxquels succ�de un �tat d'excitation, des tremblements et des spasmes g�n�ralement li�s � une paralysie des membres. Les sympt�mes se manifestant apr�s une exposition unique peuvent perdurer pendant plusieurs semaines. La peau en contact avec la substance liquide forme des cloques. Le bromure de m�thyle est facilement absorb� par la peau. Il est pr�sum� que le bromure de m�thyle a des effets canc�rog�nes.
COMPORTEMENT DANS L'ENVIRONNEMENT
Sols:
Dans les sols et dans les c�r�ales, on trouve du bromure de
m�thyle fix� inorganiquement.
Remarques:
On ne poss�de pratiquement aucune information sur le
comportement du bromure de m�thyle dans l'environnement.
VALEURS LIMITES DE POLLUTION
| Milieu | Secteur | Pays/ organ. | Statut | Valeur | Cat. | Remarques | Source |
| Air: | |||||||
| Amb.prof. | D | L | 5 ml/m3 | MAK | Risque carcinog�ne III B | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | |
| Amb.prof. | D | L | 20 mg/m3 | MAK | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | SU | (L) | 0,25 ppm | PDK | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | SU | (L) | 1 mg/m3 | PDK | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | USA | (L) | 5 ppm | TWA | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | USA | (L) | 20 mg/m3 | TWA | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | USA | (L) | 15 ppm | STEL | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 | ||
| Amb.prof. | USA | (L) | 60 mg/m3 | STEL | sel. AUER TECHNIKUM, 1988 |
EVALUATION ET REMARQUES
Le bromure de m�thyle est une substance ayant des effets insidieux. Etant donn� que le seuil olfactif se situe � un niveau nettement plus �lev� que la concentration toxique, il n'y a pas d'avertissement. Les sympt�mes apparaissent apr�s plusieurs heures de latence et perdurent pendant plusieurs semaines, m�me dans le cas d'exposition non r�p�t�e. Le bromure de m�thyle r�agit fortement et m�me explose en pr�sence de m�taux alcalins, de m�taux alcalino-terreux et de poudres de m�taux.