Table des
mati�res - Pr�c�dente - Suivante
La fusion a lieu dans des cubilots (fours � cuve) et des fours de fusion �lectrique. Cette op�ration s'accompagne d'�missions de gaz comportant du monoxyde de carbone, de l'anhydride sulfureux, des compos�s fluor�s, des oxydes d'azote et, de fa�on temporaire au moment de la coul�e, du ph�nol, de l'ammoniac, des amines, des compos�s cyanur�s et des hydrocarbures aromatiques (traces).
Dans les fonderies, on est confront� au probl�me des d�gagements de poussi�res, notamment lors des travaux de pr�paration du sable et des noyaux pour le moulage, de la confection de ces moules et noyaux, de la coul�e, du refroidissement des pi�ces, du d�moulage et du traitement de surface des pi�ces moul�es, appel� �barbage. Moyen �prouv� pour r�duire l'�mission de poussi�res, les filtres � tissu permettent d'abaisser � moins de 10 mg/m3 la concentration en poussi�re dans les gaz sortant des installations de d�poussi�rage des postes de pr�paration du sable. La s�paration optimale des poussi�res fines au moyen de filtres � tissus peut d'ailleurs contribuer � limiter l'�mission de produits toxiques tels le nickel, au cours de l'�barbage.
Les poussi�res produites par la fusion dans les cubilots sont recueillies � l'aide de d�poussi�reurs humides ou de s�parateurs filtrants. Dans le cas des cubilots � vent froid au d�bit de fusion inf�rieur � 10 t/h, les d�poussi�reurs humides se voient de plus en plus remplacer par des filtres � tissu avec s�parateurs primaires, ce syst�me permettant de limiter � moins de 20 mg/m3 les concentrations en poussi�re restant dans les gaz trait�s. Quant � l'absorption s�che � l'aide de chaux hydrat�e, elle permet de limiter l'�mission de fluorures .
Il importe que les gaz �mis soient capt�s syst�matiquement � toutes les phases du cycle de travail, y compris lors du soufflage et de la fusion.
Sur les cubilots � vent chaud aux d�bits sup�rieurs � 10 t/h, les d�poussi�reurs humides ont pu �tre optimis�s de fa�on � limiter les concentrations en poussi�re, en combinaison avec des mesures primaires (inhibition) au niveau du four, � 20 mg/m3, m�me dans la phase de soufflage et la phase de fusion.
Les fours � induction � creuset sont employ�s de plus en plus couramment ; sur ce type de four, les gaz �mis au niveau de l'ouverture du creuset sont capt�s par un syst�me d'aspiration. Un hall de chargement ferm� contribue �galement � r�duire les �missions.
Dans le cas des fours �lectriques, qui d�gagent beaucoup moins de poussi�res que les cubilots, les quantit�s de poussi�re �mises peuvent �tre limit�s � 20 mg/m3 au moyen de s�parateurs filtrants. En raison de la forte proportion de ferrailles r�cup�r�es, m�lang�es � de l'huile, de la peinture et des mati�res plastiques, il y a �galement �mission d'acide chlorhydrique, de suie et de traces de compos�s organiques (dioxines ?). Le cas �ch�ant, il faudra avoir recours � un laveur par voie humide hautement performant.
Dans les fonderies r�alisant de petites pi�ces sur la base des proc�d�s en bo�te chaude, en bo�te froide et du proc�d� Croning, les travaux d�gagent des substances � odeur forte telles le formald�hyde, les ph�nols et l'ammoniac. Incommodants par leur odeur, ces produits pr�sentent en outre des risques pour la sant�. On soup�onne le formald�hyde et l'ammoniac en forte concentration d'avoir des effets canc�rog�nes. Il est donc indispensable de prendre des mesures pour limiter le d�gagement de telles substances. Elles peuvent consister par ex. en un lavage � contre-courant dans une solution d'acide phosphorique. Les bains de lavage sont trait�s de fa�on r�p�t�e et remis en circuit.
Les gaz d�gag�s lors de la fabrication des noyaux, m�lange des sables, s�chage et durcissage compris, comportent des compos�s organiques. Les effluents gazeux sont � �purer au moyen de laveurs par voie humide, la part des amines devant �tre ramen�e � moins de 5 mg/m3.
Le m�lange de boue et d'eau issu du d�poussi�rage humide, qui peut contenir des substances � risques telles le cadmium, le plomb et le zinc sera neutralis�. Les mati�res solides pr�cipit�es au cours de ce traitement sont extraites de l'eau par s�dimentation. L'eau de lavage est remise en circuit. Avant la mise en d�charge de ces s�diments qui sont susceptibles de contenir, outre les m�taux lourds mentionn�s ci-dessus, des ph�nols et des agglom�rants employ�s pour les sables de moulage, on v�rifiera s'il y a un risque de lessivage. Dans l'affirmative, les r�sidus en question devront subir un traitement ad�quat avant leur mise en d�charge. En modifiant quelque peu les techniques de proc�d�, il est possible de transformer en vapeur une partie du flux des eaux us�es et de fermer pratiquement le circuit des eaux us�es. Ceci permet de r�duire consid�rablement les quantit�s d'eau de lavage requises.
Les moules sont r�alis�s en sable de moulage additionn� d'env. 4 � 10 % de liant (argiles, ciment, mati�res organiques, mati�res plastiques durcissables, carbonate de sodium, verre soluble etc.). En r�gle g�n�rale, les moules ne sont utilis�s qu'une seule fois, puis bris�s. Les sables usag�s r�cup�r�s subissent un traitement qui leur permet d'�tre � nouveau m�lang�s aux sables des moules agglutin�s � l'argile.
Dans les fonderies, le niveau de puissance acoustique peut atteindre 120 dB(A). Comme sources de bruit, on citera notamment les op�rations de chargement, de m�lange, les syst�mes de d�poussi�rage, les postes d'�barbage, la pr�paration des sables, les �quipements de manutention et les ventilateurs. Pour diminuer le bruit, on aura recours � des ateliers ferm�s, � l'installation de ventilateurs dans des locaux ferm�s, ainsi qu'� des amortisseurs au droit des entr�es et sorties d'air. Les mesures d'insonorisation des machines sont particuli�rement n�cessaires dans les ateliers de moulage, de noyautage et d'�barbage, afin de diminuer les nuisances sonores aux diff�rents postes de travail. Aux postes de travail, les niveaux de bruit mesur�s pour un poste de huit heures se situent � 106 dB(A) pour le moulage, � 99 dB(A) pour la fabrication des noyaux et � 103 dB(A) pour l'�barbage. Les principales sources de bruit sont: les machines � mouler par secousses, les tamis vibrants, les transporteurs vibrants, les machines d'�barbage, les outils pneumatiques � percussion, les meuleuses, ventilateurs, compresseurs et installations de manutention.
Parmi les mesures de lutte contre le bruit sur les lieux de travail, on compte notamment l'encoffrement des machines bruyantes, leur isolation des autres zones des ateliers et la suppression des machines � conduite manuelle. Le port d'une protection auditive devrait aller de soi, mais il est indispensable aussi de contr�ler si cette pr�caution est toujours prise.
Dans les forges, les fours �mettent des effluents gazeux. Pour ma�triser ces effets, on peut employer les gaz comme combustibles. En ce qui concerne les eaux us�es et les d�chets, on appliquera aux forges la r�glementation en vigueur pour toute entreprise industrielle.
Dans un atelier de forge �quip� de 6 marteaux pilons par ex. (�nergie de percussion 6 � 13 MNm), le niveau de puissance acoustique est de 112 dB(A). Les fours, ventilateurs, etc. cr�ent d�j� une base sonore entre 90 et 100 dB(A). A cela viennent s'ajouter les bruits impulsionnels des machines de forge, les marteaux-pilons �tant plus bruyants que les presses m�caniques et hydrauliques. Il est tr�s important de respecter un �loignement jusqu'aux prochaines zones d'habitation. Cette distance devra �tre d�termin�e et prise en compte d�s le stade de planification des �tablissements, dans la mesure o� les nuisances ne peuvent �tre ramen�es � un niveau supportable par des mesures ad�quates au sein de l'entreprise. Aux postes de travail o� le forgeage se fait au moyen d'un mouton (masse tombante de 1500 kg), le niveau sonore maximal est de 120 dB(A) et il se situe � 97 dB(A) aux postes �quip� d'un marteau-pilon �lectrique (masse tombante de 275 kg). En g�n�ral, le niveau acoustique � l'int�rieur d'un atelier de forge d�passe 90 dB(A).
Parmi les moyens de lutte contre le bruit, citons la r�duction de l'�nergie li�e aux bruits solidiens par modification du d�roulement des op�rations, les mesures visant � limiter la propagation de l'�nergie due aux bruits solidiens, le capotage des ouvertures des locaux de travail, la r�duction des bruits d�s � la commande pneumatique, le montage d'amortisseurs sur les conduites de d�tente d'air et l'emploi de buses sp�ciales pour le d�calaminage. Le port de protections auditives devrait �tre obligatoire et faire l'objet de contr�les r�guliers.
Outre les �missions sonores, le forgeage s'accompagne �galement de vibrations. Pour limiter ces effets, on pr�voiera, d�s la phase de planification, des massifs de fondation appropri�s, compl�t�s par un syst�me d'isolation contre les vibrations. Dans le voisinage, les vibrations doivent rester en dessous du seuil de perception.
3. Aspects � inclure dans l'analyse et l'�valuation des effets sur l'environnement
La production de fer et d'acier comporte des activit�s polluantes appelant des mesures tr�s rigoureuses quant � la pr�vention des �missions et aux syst�mes de lutte contre la pollution de l'air. Il s'agit en premier lieu d'�purer les poussi�res contenant des substances pr�judiciables tant aux personnes qu'� l'environnement, telles le plomb, le cadmium, le mercure, l'arsenic, le thallium, au moyen de dispositifs de s�paration hautement efficaces. Il est possible aujourd'hui de d�poussi�rer non seulement les sources d'�mission primaires, par ex. les installations de frittage, mais �galement les sources secondaires telles les ateliers de coul�e � hauts fourneaux. En ce qui concerne les �missions de gaz, on veillera en particulier � limiter le monoxyde de carbone et l'anhydride sulfureux ainsi que les oxydes d'azote et les compos�s fluor�s.
Le respect des seuils d'�mission admissibles et l'efficacit� des installations d'�puration des fum�es devront �tre contr�l�s sur la base de mesures r�guli�res. On analysera �galement � intervalles r�guliers les poussi�res d�gag�es pour d�terminer la pr�sence de m�taux lourds. Au moment de la mise en service des installations, on proc�dera aux mesures n�cessaires afin de v�rifier si les valeurs pr�vues dans le cadre de l'�tude des �quipements co�ncident bien avec les valeurs effectives obtenues dans la pratique. En cas de divergences, on rectifiera les pr�visions et on prendra des mesures suppl�mentaires de r�duction des �missions.
Les standards applicables en Allemagne aux �missions et aux nuisances figurent dans les Instructions Techniques sur le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft" ainsi que dans l'ordonnance relative aux appareils de chauffe de grande capacit�. Aux Etats-Unis, les directives et standards applicables � l'industrie du fer et de l'acier ont �t� publi�es par l'Agence de Protection de l'Environnement - EPA (Environmental Protection Agency).
Les directives de l'Association des ing�nieurs allemands VDI fournissent des descriptions d�taill�es concernant la mesure des �missions et nuisances g�n�r�es. Les �quipements de mesure propos�s par les constructeurs devront faire l'objet d'un examen critique quant � leur robustesse, aux possibilit�s de d�tection des d�fauts et � la facilit� de maintenance. On veillera par ailleurs � passer des contrats d'entretien avec les fournisseurs. Des appareils de mesure � fonctionnement permanent devraient �tre mis en oeuvre pour la d�termination des teneurs en poussi�res, de l'anhydride sulfureux, des compos�s fluor�s et des oxydes d'azote (par ex. sur les installations de frittage et dans les aci�ries).
La r�utilisation de l'eau et le recours � des syst�mes ferm�s de refroidissement par eau permet de r�aliser des �conomies et d'obtenir un taux de recyclage �lev� dans les usines m�tallurgiques. Ceci n�cessite toutefois des installations efficaces de traitement de l'eau.
Les eaux us�es d�vers�es dans le milieu r�cepteur doivent r�pondre en Allemagne � certaines exigences d'ordre g�n�ral et � des exigences sp�cifiques en fonction du type d'atelier vis�. Les param�tres en question devraient �tre mesur�s au point de d�versement des eaux �pur�es dans le milieu r�cepteur. Les installations d'�puration pour effluents gazeux et eaux us�es ne peuvent remplir correctement leur fonction que si elles sont utilis�es et entretenues comme il se doit. Il est indispensable de disposer � cet effet des notices d'utilisation, de maintenance et d'entretien correspondantes.
Pratiquement tous les proc�d�s utilis�s pour la production de fer et d'acier se pr�sentent comme des sources de bruit plus ou moins intense. Si les mesures de lutte contre le bruit sont insuffisantes, la propagation des sons peut provoquer des nuisances au voisinage des usines. Pour d�terminer et appr�cier les nuisances pour le voisinage, on se r�f�rera pour l'Allemagne aux prescriptions des Instructions Techniques sur le maintien de la puret� de l'air "TA-Luft" et aux directives du VDI. Les nuisances sonores sont �valu�es par rapport � des valeurs approximatives de r�f�rence, �chelonn�es selon la nature des zones concern�es, la dur�e des nuisances subies et les p�riodes de la journ�e. Il existe �galement des directives permettant d'�valuer les effets du bruit sur les lieux de travail.
Au sein des usines sid�rurgiques, il est vivement recommand� de d�signer, comme c'est le cas en Allemagne, des d�l�gu�s aux probl�mes de l'environnement, dont les fonctions seraient ind�pendantes du domaine de la production. Ces d�l�gu�s ont pour t�che principale de veiller au d�veloppement et � la mise en oeuvre de proc�d�s r�pondant au mieux aux imp�ratifs de l'environnement. Le contr�le du respect des prescriptions l�gislatives et suj�tions administratives relatives � l'environnement fait �galement partie de leurs attributions et obligations.
Pour chaque poste de travail sp�cifique, les mesures de s�curit� du travail et les contr�les qui s'y rattachent sont � consigner dans un manuel. A ce sujet, on trouvera des indications utiles dans les prescriptions de l'association professionnelle des m�tiers de la m�tallurgie. Pour effectuer les contr�les n�cessaires, on d�signera un d�l�gu� � la s�curit�, qui sera assist� par des sp�cialistes des techniques concern�es. On pr�voiera �galement un m�decin pour le suivi m�dical des travailleurs.
4. Interactions avec d'autres domaines d'intervention
L'am�nagement d'un complexe sid�rurgique est li� � la consommation d'espace, non seulement pour l'enceinte de l'usine m�me, mais aussi pour les voies de communication qui s'y rattachent. Avant de mettre en place les installations de production, on veillera � recueillir toutes les donn�es concernant les effets des op�rations n�cessit�es par l'implantation de l'usine sur l'�quilibre naturel de la r�gion et les charges polluantes pr�existantes dans les sols, les eaux souterraines et les eaux de surface. On veillera en outre � respecter une distance suffisance jusqu'aux prochaines zones d'habitation. Pour plus de d�tails, on se reportera au dossier "Planification de la localisation des activit�s industrielles et commerciales".
Les usines m�tallurgiques se caract�risent par leur production de masse, pour laquelle elles n�cessitent de grandes quantit�s de mati�res premi�res. Parmi ces mati�res premi�res figurent notamment les minerais, le coke et la castine. La production d'1 t d'acier brut requiert normalement 450 � 500 kg de coke et de fuel, 250 kg de castine et 5 m3 d'eau.
La consommation sp�cifique totale d'�nergie d'une usine sid�rurgique int�gr�e par ex. tourne autour de 20 GJ par tonne d'acier brut. Une telle usine int�gr�e regroupe les installations de frittage, le haut fourneau, la cokerie, l'aci�rie, les trains de laminoirs et la centrale �lectrique, toutes ces activit�s �tant interd�pendantes sur le plan �nerg�tique. Le gaz de gueulard en l'occurrence est employ� dans toutes les unit�s de production. Il peut �tre enrichi de gaz de convertisseur, de gaz des fours � coke ou de gaz naturel pour augmenter son pouvoir calorifique. La centrale �lectrique assure l'approvisionnement en courant et en vapeur. En r�gle g�n�rale, les chaudi�res fonctionnent elles aussi au gaz, par ex. au gaz de gueulard. Les br�leurs sont du type polycombustibles et peuvent utiliser indiff�remment gaz de gueulard, gaz de four � coke ou fuel domestique. La propre production d'�lectricit� est compl�t�e par des pr�l�vements sur le r�seau public. Les chaudi�res de r�cup�ration dont est dot�e l'aci�rie contribuent � la production de vapeur.
Dans le cas d'une usine int�gr�e, les interactions avec d'autres domaines sont les suivantes:
- Les mati�res premi�res n�cessaires (minerais, charbon,
castine) sont produites dans le cadre d'exploitations mini�res
souterraines et � ciel ouvert (cf. dossiers "Secteur minier
- Exploitations � ciel ouvert" et "Secteur minier -
Exploitations souterraines").
- Les minerais doivent subir un traitement pr�paratoire (voir
dossier "Secteur minier - Pr�paration et transport").
- Le transport des mati�res premi�res et des produits
�labor�s suppose de bonnes voies de communication (canaux,
voies ferr�es ou routes). Pour la pr�servation de
l'environnement, les transports devraient se concentrer sur la
navigation fluviale et les chemins de fer. Dans tous les cas, il
faut pr�voir d'importantes disponibilit�s en ce qui concerne
les transports, m�me si le site de l'usine � �t� choisi pour
la proximit� des minerais, du charbon ou des centres de
consommation.
- Le coke employ� dans les hauts fourneaux est fourni par
une cokerie. Pour l'appr�ciation des effets sur l'environnement
li�s � la fabrication du coke, on se reportera au dossier
cokeries, installations de gaz�ification de charbon, production
et distribution de gaz.
- L'eau doit �tre disponible en quantit�s
suffisantes pour les circuits de refroidissement. Afin d'�viter
les r�percussions n�gatives de trop grands pr�l�vements dans
les nappes souterraines ou les eaux superficielles, les circuits
seront compl�t�s par un syst�me extensif d'�puration interne
des eaux us�es et des eaux de refroidissement. La consommation
en eau doit s'orienter d'apr�s le plan de gestion globale des
ressources en eau.
- Les effectifs d'une usine m�tallurgique �tant relativement
importants, il est possible de voir s'installer un bon nombre
d'ouvriers � proximit� de leur lieu de travail. De ce
ph�nom�ne de colonisation peuvent r�sulter des probl�mes de p�nurie
d'eau, de traitement insuffisant des eaux us�es et
l'apparition de d�charges non contr�l�es. Par ailleurs, les
�missions engendr�es par les usines peuvent alors constituer
des nuisances pour les zones d'habitation qui ont vu le
jour � proximit�.
- Les chaufourneries, les cimenteries, les usines produisant des
ferro-alliages, les installations de production d'�nergie et les
usines qui revalorisent les scories et poussi�res sont autant de
secteurs industriels travaillant en association directe ou
indirecte avec l'industrie du fer et de l'acier. Les
installations et les �tablissements mentionn�s sont
caract�ris�s par des risques consid�rables sur le plan de la
pollution atmosph�rique. Pour plus d'informations, on consultera
les dossiers relatifs � l'environnement correspondants.
- Pour les r�sidus et d�chets non valorisables issus des
proc�d�s m�tallurgiques, y compris les d�bris de d�crassage
des fours, il faudra pr�voir une d�charge, qui, dans
certains cas, sera r�serv�e uniquement � cet usage.
L'�vacuation s�lective de ces produits se fera selon des
crit�res �cologiques � d�finir (dossier "Elimination des
d�chets dangereux").
5. Appr�ciation r�capitulative de l'impact sur l'environnement
L'implantation de nouvelles usines de production de fer et d'acier sur des sites rest�s industriellement inexploit�s jusque l� s'accompagne d'une alt�ration des zones en question. Les incidences n�gatives sur l'environnement peuvent �tre limit�es si l'on opte pour des sites dont la susceptibilit� est relativement faible et qui ne sont pas d�cisifs pour le maintien de l'�quilibre naturel r�gional.
Les charges polluantes engendr�es par la production de fer et d'acier et leurs technologies connexes se pr�sentent sous la forme de d�chets, de bruit et de vibrations et affectent l'air, l'eau, les sols, la flore et la faune.
En ce qui concerne les probl�mes de poussi�re, il existe des s�parateurs hautement efficaces permettant de limiter les �missions. Il importe n�anmoins de contr�ler syst�matiquement le bon fonctionnement de ces s�parateurs au moyen d'appareils de mesure appropri�s. Une grande partie des poussi�res s�par�es pouvant �tre r�introduites dans le processus, il serait souhaitable de disposer d'installations d'�puration des gaz hautement efficaces non seulement pour des motifs �cologiques, mais aussi �conomiques. L'attention se porte �galement de plus en plus sur les sources de poussi�re diffuses, par ex. les locaux de travail. Il existe ici aussi des syst�mes de captage �prouv�s permettant d'�liminer ces poussi�res. Quoi qu'il en soit, les �missions de poussi�res restent relativement �lev�es au voisinage des complexes sid�rurgiques. Si l'�puration pouss�e des gaz r�siduaires permet de limiter les nuisances, les �missions totales de poussi�res d'une usine sid�rurgique atteignent tout de m�me 1 � 3 kg par tonne d'acier brut produit, selon le nombre d'�tages du proc�d� et l'ampleur des mesures de r�duction des poussi�res au niveau des sources diffuses. La valeur de 1 kg/t correspond au meilleur r�sultat que l'on puisse atteindre. On v�rifiera dans chaque cas particulier dans quelle mesure les charges polluantes de m�taux lourds phytotoxiques et zootoxiques - notamment le zinc, le cuivre, le chrome, le nickel et le plomb - peuvent nuire � une exploitation agricole des sols au voisinage de l'usine, compte-tenu des effets � long terme des d�p�ts r�p�t�s et de l'accumulation des m�taux dans les sols. Par le biais de la cha�ne alimentaire, les m�taux lourds pr�sents dans le sols et les plantes, et en particulier le cadmium et le mercure, peuvent avoir des r�percussions n�fastes sur la sant� des personnes consommant les produits agricoles des zones concern�es. On veillera donc � instaurer le plus t�t possible un dialogue avec les groupes de population concern�s, afin de pr�venir les conflits potentiels et �ventuellement de planifier de nouveaux emplois � titre de mesures compensatrices (voir � ce sujet le Catalogue des normes antipollution).
Les charges polluantes r�sultant d'un projet d'usine sid�rurgique se traduisent par des risques suppl�mentaires pour la sant�, par ex. pour les enfants et les femmes (notamment pendant la grossesse). Il faudra donc mettre en place des services de soins m�dicaux suffisants dans la r�gion d'intervention.
Certaines mesures de lutte contre la pollution atmosph�rique ne font en fait que d�placer les probl�mes. C'est le cas par ex. lorsque les r�sidus recueillis ne se pr�tent pas � une revalorisation. La revalorisation des poussi�res, boues et gaz et de l'�nergie que renferment ces mati�res constitue un pr�alable essentiel � la compatibilit� d'un projet avec les imp�ratifs de la pr�servation de l'environnement.
Cet objectif peut �tre atteint. Pour les mati�res d�pourvues de possibilit�s de valorisation, on choisira la technique de mise en d�charge r�pondant le mieux aux crit�res �cologiques de l'�limination des d�chets.
Bien que l'�volution des technologies de production dans la m�tallurgie ait induit des besoins �lev�s en eau, on parvient toutefois � limiter la consommation des installations gr�ce � une r�utilisation multiple - jusqu'� 80% - et des circuits de refroidissement ferm�s. Les exigences envers l'�puration des eaux us�es charg�es de m�taux lourds demandent � �tre r�vis�es � la lumi�re des r�cents d�veloppement techniques.
Gr�ce � des mesures g�n�ralis�es de lutte contre le bruit, il est possible de r�duire le niveau sonore r�gnant dans les ateliers et � proximit� des b�timents. Pour la protection des personnes r�sidant dans les environs, on pr�voiera une distance suffisante entre l'usine et les zones d'habitation du voisinage.
Sur les vieilles installations des anciens complexes sid�rurgiques, les possibilit�s de r�duction des �missions � un niveau conforme � l'�tat actuel des techniques r�sident dans une certaine modernisation �cologique. Il s'agit de remplacer les anciens convertisseurs par des convertisseurs moins polluants et par des fours �lectriques et d'introduire les techniques de la coul�e continue dans des formats proches des produits finis. Dans le domaine des techniques d'�puration des gaz r�siduaires et des effluents, l'emploi de s�parateurs multi�tag�s, de s�parateurs fins et le captage d'�missions diffuses est possible �galement sur les installations anciennes. La r�duction des nuisances imputables aux installations anciennes passe �galement par une valorisation accrue des d�chets et par la r�utilisation ou le recyclage de l'eau industrielle. Pour ce qui est de la lutte contre le bruit n�anmoins, la mise en oeuvre ult�rieure des mesures ad�quates sur des �quipements pr�existants s'av�re plus difficile � r�aliser.
Textes l�gislatifs, r�glementations
Erste Allgemeine Verwaltungsvorschrift zum Bundes-Immissionsschutzgesetz (Technische Anleitung zur Reinhaltung der Luft - (Instructions Techniques sur le maintien de la puret� de l'air) du 27/02/1986, GMBl, 1986, �dition A, p. 95.
Zweite Allgemeine Verwaltungsvorschrift zum Abfallgesetz TA-Abfall (Instructions Techniques sur la gestion des d�chets), 1�re partie: Technische Anleitung zur Lagerung, chemisch-physikalischen, biologischen Behandlung, Verbrennung und Ablagerung von besonders �berwachungsbed�rftigen Abf�llen, Gemeinsames Ministerialblatt n� 8, p. 139-214 du 12 mars 1991.
24. Allgemeine Verwaltungsvorschrift �ber Mindestanfor-derungen an das Einleiten von Abwasser in Gew�sser (Eisen- und Stahlerzeugung), GMBl, 1982, p. 297.
Deutsche Forschungsgemeinschaft: Liste maximaler Arbeitzplatzkonzentrationen (MAK-Wert-Liste), 1990, Mitteilung XXVI, Bundesarbeitsblatt 12/1990, p. 35.
DIN 4301 (avril 1981): Eisenh�ttenschlacke und Metallh�tten-schlacke im Bauwesen.
Directives de la CEE: Protection des travailleurs contre les risques acoustiques sur les lieux de travail, 12 mai 1986 - 86 188 CEE et 14 juin 1989 - 89/392/CEE.
Environmental Protection Agency (EPA): Effluent Guidelines for Iron and Steel Manufacturing (CFR 420) ; Iron and Steel Development Document (Volumens I - VIII) ; Regulations on Standards of Performance for New Stationary Sources (40 CFR 60).
Hinweise f�r das Einleiten von Abwasser in eine �ffentliche Kl�ranlage, Arbeitsblatt A115 (janvier 1983) der Abwassertechnischen Vereinigung e.V., St. Augustin.
L�rmschutz an Hochofen und Sinteranlagen, herausgegeben vom Minister f�r Arbeit, Gesundheit und Soziales des Landes Nordrhein-Westfalen, D�sseldorf, 1982.
L�rmschutz an Elektrostahlwerken, herausgegeben vom Minister f�r Arbeit, Gesundheit und Soziales des Landes Nordrhein-Westfalen, D�sseldorf, 1982.
Technische Anleitung zum Schutz gegen L�rm - TA-L�rm (Instructions Techniques sur la protection contre le bruit), (16 juillet 1968), zur Allgemeinen Verwaltungsvorschrift �ber genehmigungsbed�rftige Anlagen mach � 16 der Gewerbeordnung, �bergeleitet nach � 66 des Bundes-Immissionsschutzgesetz vom 15.03.1974, Beilage BAnz. n� 137.
Unfallverh�tungsvorschriften, Hauptverband der gewerblichen Berufsgenossenschaften, Bonn u.a. UVV-L�rm, VBG 121 du 01/01/1990.
VDI-Richtlinie 2288, fiche 1: Auswurfbegrenzung, Kupolofen-Betrieb, Septembre 1971.
VDI-Richtlinie 2288, fiche 2: Anleitung f�r Staubauswurf-messungen an Kupol�fen, ao�t 1971.
VDI-Richtlinie 3465: Auswurfbegrenzung, Stahlwerksbetrieb, Elektrolichtbogen�fen, janvier 1978.
VDI-Richtlinie 3887: Emmissionsminderung, Gie�ereien, en pr�paration.
VDI-Richtlinie 2058, fiche 1: Beurteilung von Arbeitsl�rm in der Nachbarschaft, septembre 1985.
VDI-Richtlinie 2561: Die Gesamtemission von Gesenk- und Freiformschmieden und Ma�nahmen zu ihrer Minderung (L�rm), juillet 1968.
VDI-Richtlinie 2560: Pers�nlicher Schallschutz, d�cembre 1983.
VDI-Richtlinie 3752, fiche 2: Emissionskennwerte technischer Schallquellen; Umformmaschinen, Schmiedepressen, octobre 1986.
VDI-Richtlinie 2262: Staubbek�mpfung am Arbeitsplatz, d�cembre 1973.
VDI-Richtlinie 3929: Erfassen luftfremder Stoffe (Entwurf), mars 1990.
VDI-Richtlinie 2058, fiche 3: Beurteilung von L�rm am Arbeitsplatz unter Ber�cksichtigung unterschiedlicher T�tigkeiten, avril 1981.
Verordnung �ber Arbeitsst�tten (Arbeitsst�ttenverordnung ArbSt�ttV) vom 20/03/75, BGBI, p. 729, 15: Schutz gegen L�rm.
Dreizehnte Verordnung zur Durchf�hrung des Bundes-Immissionsschutzgesetzes (Verordnung �ber Gro�feuerungsanlagen - 13. BImSchV), 22/06/83, BGBl, 1�re partie, p. 719.
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Verordnung �ber das Einsammeln und Bef�rdern sowie �ber die �berwachung von Abf�llen und Reststoffen vom
3. April 1990, BGBl I, p. 648.
Verordnung �ber gef�hrliche Stoffe (Gefahrstoffverordnung GefStoffV), 26 ao�t 1986, BGBl I, p. 1470 i.d.F. vom 23. August 1990, BGBl I, p. 790.
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