Table des mati�res
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En mars 1976, la Commission nationale de l'agriculture �tablit que l'Inde devrait produire plus de 200 millions de tonnes de c�r�ales alimentaires d'ici a l'an 2000. Cela supposait qu'a cette date 14 millions de tonnes d'engrais de plus seraient utilis�es chaque ann�e. La structure de cette utilisation en 1976 faisait appara�tre une concentration de points de vente au d�tail sur le parcours des chemins de fer. Le commerce y �tait tres prospere. Une mission conjointe FAO/Gouvernement indien fut organis�e afin de donner des conseils sur les moyens d'�largir la zone desservie par des r�seaux de distributeurs d'engrais efficaces.
En Inde, les frais de transport �tant normalis�s et les prix contr�l�s, grossistes et d�taillants se partageaient un b�n�fice net d'environ 30 cents par sac d'ur�e. Pour pouvoir subsister avec la seule vente des engrais, un d�taillant devait avoir un d�bit annuel d'environ 300 tonnes, alors que 150 tonnes suffisaient s'il faisait aussi le commerce des semences, des pesticides et d'autres facteurs de production. Dans une r�gion irrigu�e par canaux, ou se pratiquait plus d'une r�colte par an, 1 000 hectares pouvaient faire vivre un d�taillant, alors que dans les r�gions non irrigu�es, les activit�s commerciales, pour etre viables, devaient couvrir 2 000 hectares.
La mission approuva la politique alors appliqu�e par le gouvernement, qui �tait d'encourager le d�veloppement de circuits paralleles de distribution de maniere que tous les agriculteurs puissent choisir entre deux d�taillants, l'un officiel et l'autre priv�.
Les dispositifs a cette fin �taient les suivants:
Dans certaines spheres, on souhaitait prot�ger les coop�ratives contre la concurrence � d�loyale �. Or, faire jouer la concurrence pour �tendre et maintenir les ventes d'engrais allait dans l'int�ret de l'agriculteur comme dans celui du pays tout entier. L'octroi par les banques coop�ratives de cr�dit en nature garantissait aux coop�ratives un volume minimal de transactions.
Les exploitants qui, pour une raison ou une autre, n'�taient pas satisfaits des services rendus par la coop�rative, devaient pouvoir recourir a un autre circuit de cr�dit et d'approvisionnement.
Mesures propres a am�liorer la viabilit� des services commerciaux locaux. Elles comprenaient entre autres:
Figure 7.4 Circuits de commercialisation des engrais: Inde, 1980.
Ce programme a �t� propos� aux fins d'application par le gouvernement central et les gouvernements des Etats, ainsi que par les fabricants nationaux d'engrais; il devait etre appuy� par un pret de la Banque mondiale, a l'�tude en 1980.
Au Kenya, les petits agriculteurs sont devenus les principaux fournisseurs de c�r�ales et de diverses cultures de rente. Quatre-vingt-dix pour cent de la production de mais proviennent de leurs exploitations, tandis que 115 000 d'entre eux produisent 28 000 tonnes de th� industriel sur des exploitations de 0,30 hectare en moyenne. Leur approvisionnement en engrais est d�sormais une priorit�.
Le secteur k�nyen de la petite agriculture comprend quelque 1,7 million d'exploitants dont la moiti� ne cultivent pas plus d'un hectare. Selon une enquete aupres d'un million et demi de ces petits agriculteurs, seulement 332 000 d'entre eux utiliseraient des engrais, le reste, soit plus d'un million, n'en employant pas, tandis que 103 000 d�penseraient un minimum de 30 dollars U.S. a ce titre, c'est-adire qu'ils en acheteraient au moins deux sacs, 100 000 autres n'en acheteraient qu'un sac et le troisieme tiers consommerait, en valeur, une quantit� correspondant a moins d'un sac. Les deux grands obstacles a l'usage plus intensif des engrais �taient le faible revenu de cette cat�gorie d'agriculteurs et la baisse du rapport valeur/cout de leurs principales cultures. Il fallait 2,4 tonnes de mais pour couvrir le cout d'une tonne d'engrais en 1977, 3 tonnes en 1981 et 2,7 tonnes en 1982. Le meme rapport pour le caf� et le sucre a �volu� encore plus d�favorablement (de 0,4 a 1,2 et de 12,8 a 19,6 respectivement).
En ce qui concerne le mais hybride, l'exp�rience a montr� que, faute de quantit�s suffisantes de pluie en temps opportun, ses rendements peuvent etre tres faibles, meme si on le fertilise. Le surcro�t d'investissements dans les engrais augmente le risque financier en cas de mauvaise r�colte, risque que nombre de petits exploitants h�sitent a prendre. Dans les r�gions ou les pluies sont peu abondantes et variables, on pense que ces derniers recourraient davantage aux engrais si l'on y d�veloppait des vari�t�s de mais du type traditionnel a meilleur rendement.
Structure de la commercialisation. Autrefois, la distribution des engrais au Kenya �tait aux mains des agents des soci�t�s europ�ennes BASF et Windmill. Vers la fin des ann�es 70, on a mis en place un systeme de licences d'importation pour favoriser un certain nombre d'entreprises nationales. C'est alors que fut cr��e la F�d�ration nationale des coop�ratives du Kenya (KNFC) pour approvisionner les groupements de coop�ratives et les associations du secteur primaire.
En 1981 cependant, trois des principaux grossistes s'�taient retir�s du commerce des engrais. Au lieu de distribuer la marchandise, la KNFC se mit a la r�ceptionner. Faute de fonds de roulement et de cr�dits, l'usine de m�lange de Mea, a Nakuru, tournait a la moiti� de sa capacit�, ce qui laissait a l'Association des agriculteurs k�nyens (KFA) le soin de traiter le gros des transactions. Les autres grossistes importaient surtout a l'aide des cr�dits que leur valaient d'avantageux contrats avec de gros acheteurs et n'avaient pour ainsi dire ni cha�nes d'entrep�ts ni succursales.
La disparition de ces entreprises tiendrait principalement aux causes ciapres:
Le probleme qui se posait au gouvernement �tait de veiller a ce que les petits exploitants soient bien desservis.
Commerce de d�tail. Le systeme de licences suivait la politique qui consistait a favoriser les grossistes disposant de r�seaux de distribution en zones rurales. En 1977/78, la KFA avait d�nombr� 2 954 de ces agents, qui op�raient dans les petits centres commerciaux de campagne et sur les march�s �tablis le long des routes. Ceux-ci n�anmoins ne commercialisaient que sur une petite �chelle (une vingtaine de sacs par an) et ne d�tenaient pas de stocks en dehors de la campagne de vente principale, car cela leur posait des problemes de transport et d'argent. Pour b�n�ficier des rabais sur le volume et des services que leur consentait le grossiste, ils devaient prendre toute la cargaison d'un camion a la fois. Des quantit�s inf�rieures �taient transport�es par des jeeps ou des v�hicules analogues destin�s avant tout a des passagers. Le prix du transport, de la succursale du grossiste au local du stockiste, repr�sentait parfois jusqu'a 70 pour cent de la marge du d�taillant. Ce n'�tait pas pour rien que le stockiste le plus prospere poss�dait son propre camion 3 tonnes, qu'il �tait d'ailleurs sur le point de remplacer par un 7 tonnes. Pour satisfaire le besoin �vident d'un service public de transport a bas prix dans les zones rurales, on recommanda de mettre sur pied un systeme de transporteurs publics aux itin�raires r�guliers entre les petites villes et les villages �loign�s.
Pour bien remplir leur fonction, ces stockistes ruraux avaient besoin d'une formation initiale et de stages de perfectionnement, de la visite p�riodique de conseillers pour leur faire conna�tre les dernieres nouveaut�s, ainsi que les facilit�s de cr�dit que leur grossiste ou une banque particuliere qu'il leur sugg�rait pourrait leur conc�der. Il fallait aussi qu'il leur reste une marge qui en vaille la peine. La structure de la distribution des engrais au Kenya est illustr�e sch�matiquement a la figure 7.5.
Pour op�rer en parallele avec ce r�seau, il �tait possible, par l'interm�diaire de leur office de commercialisation, d'amplifier le circuit d'approvisionnement en engrais qu'utilisaient des producteurs sp�cialis�s dans la pratique de certaines cultures. Ce systeme allie les avantages de l'achat en vrac a ceux de la revente aux petits exploitants moyennant cr�dit garanti par la remise a l'office de commercialisation des recettes d�coulant de la vente de la r�colte. Un cultivateur de th� s'engageant a livrer sa production a l'office responsable de cette denr�e pouvait tres bien obtenir, par l'entremise de ce dernier, l'engrais n�cessaire non seulement a ses th�iers, mais aussi a ses autres cultures vivrieres. L'ensemble de son cr�dit serait pay� par le produit des ventes de son th�.
Figure 7.5 Circuits de commercialisation des engrais: Kenya, 1982.
Pour les petits producteurs de mais, on pouvait essayer un systeme de remboursement en nature. Ce systeme s'av�ra tres utile en R�publique de Cor�e et a Taiwan, lorsque l'on commen�a a introduire l'engrais chez les petits agriculteurs. Ceux-ci avaient droit a un sac d'engrais a condition qu'ils s'engagent a livrer un sac et demi de mais apres la r�colte; cette formule offrait un autre avantage en ce sens qu'elle garantissait a l'int�ress� d'obtenir le prix fort pour son mais. Des semences de mais hybride pourraient etre fournies au meme titre. Cela vaudrait la peine d'etre essay� au Kenya, en passant par certaines coop�ratives qui achetent pour le compte de l'office de commercialisation des produits agricoles.
En 1978, les gouvernements d'un certain nombre de pays des Caraibes ont revu leur systeme d'approvisionnement en engrais, afin de d�terminer s'il leur serait possible d'en r�duire les couts pour l'agriculteur, moyennant l'exploitation de nouvelles sources et le renforcement de la distribution locale. Les engrais venaient traditionnellement d'Europe. Des usines de m�lange avaient �t� construites dans quelques-uns des grands pays des Caraibes. Ces usines pourraient-elles desservir aussi les petites �les?
Bien qu'il lui en cout�t 58 a 60 dollars U.S. par tonne en fret maritime, la Barbade pr�f�rait les engrais compos�s provenant d'Europe parce qu'elle pouvait compter sur leur qualit� et leur approvisionnement r�gulier. Au Guyana, la distribution �tait surtout assur�e par Guysuco, soci�t� sucriere d'Etat, et par l'Office du riz, qui achetaient leurs engrais par voie d'appels d'offres locaux et internationaux. Leur utilisation �tait frein�e parce qu'ils faisaient souvent d�faut en raison de retards dans les commandes et de p�nuries de devises. La principale source d'approvisionnement a la Jamaique �tait une usine de m�lange exploit�e par une soci�t� transnationale exp�riment�e. L'Association des producteurs de canne a sucre, peu satisfaite de ces m�langes, pr�f�rait payer 16 dollars U.S. de plus la tonne pour des engrais compos�s import�s. La distribution a la Jamaique passait surtout par ce genre d'association de producteurs. A la Trinit�-et-Tobago, la plantation nationalis�e de Caroni, principal utilisateur, se ravitaillait directement aupres d'une usine de m�lange associ�e a la fabrique de sulfate d'ammoniaque et d'ur�e, aliment�e par le gaz naturel extrait au large des c�tes. Dans les �les Windward, l'Association des producteurs de bananes op�rait sur la base d'appels d'offres. Les stocks �taient achemin�s tous les mois du Royaume-Uni par les bateaux qui venaient charger les bananes. La soci�t� agricole nationale qui g�rait toutes les plantations de canne a sucre de Saint-Kitts-et-Nevis �tait parvenue a r�duire le cout de ses engrais de 50 dollars U.S. par tonne en important d'Europe un m�lange au lieu de produits compos�s.
Pour am�liorer le systeme d'approvisionnement, trois solutions �taient possibles:
Avec la premiere solution, il s'agissait de savoir si elle serait assez avantageuse pour compenser l'abandon des circuits d'approvisionnement en place; il fallait aussi r�duire le nombre de formulations command�es et le cout du transbordement entre les �les.
Avec la deuxieme solution, l'avantage �tait que l'on pouvait se procurer chaque ingr�dient la ou il coutait le moins cher et �viter les frais d'ensachage lorsque les agriculteurs �taient en mesure de prendre livraison de la marchandise en vrac. L'inconv�nient en l'occurrence �tait que les composants des engrais risquaient de se fractionner pendant le transport et l'�pandage, et d'absorber l'humidit�.
La troisieme solution consistait a �tablir sur place une fabrique d'engrais compos�s sous forme de granul�s, qui fournirait le type de fertilisant le mieux adapt� aux conditions climatiques. Les compos�s en granul�s se stockent bien et sont faciles a manipuler et a �pandre. Les sources de gaz naturel bon march� n�cessaires pour alimenter une telle installation �taient disponibles a la Trinit�-etTobago. Cependant, pour couvrir les d�penses d'investissement, il fallait pouvoir vendre 200 000 tonnes de granul�s par an. On pouvait recourir au m�canisme du march� commun des Caraibes pour donner la priorit� a l'usine parmi les Etats membres, mais pour etre rentable celle-ci devrait sans doute �couler une partie de sa production ailleurs.
Politique d'�galisation des prix. On a reconnu, en Inde par exemple, que si l'on voulait poursuivre la politique d'�galisation des couts de transport pour la distribution des engrais, il ne faudrait pas se borner a l'appliquer au point de d�part, mais l'�tendre aussi aux districts administratifs. Les pouvoirs locaux contr�leraient la r�ception des approvisionnements dans ces zones, ce qui acc�l�rerait la mise en place de r�seaux de d�taillants dans l'int�rieur. Il s'agit la du r�glage de pr�cision d'un systeme qui, dans son ensemble, est contestable. Il peut etre bon, au d�but de l'utilisation des engrais, d'�galiser les couts de transport dans des pays tels que l'Inde et le Nig�ria ou il faut les acheminer sur de tres grandes distances, car, faute de le faire, les agriculteurs �loign�s des centres d'importation ou de fabrication nationale risquent de ne jamais conna�tre les avantages d'un certain type de fertilisation. Toutefois, avec une telle politique, les exploitants se trouvant a proximit� de ces sources d'approvisionnement paient beaucoup plus cher que le cout r�el du transport, de sorte que l'usage des engrais est bien moins �conomique pour eux qu'il ne devrait l'etre normalement. En proc�dant ainsi, le gouvernement d�courage le recours aux engrais la ou leur transport coute peu et l'encourage la ou il est on�reux. Par ailleurs, l'acheminement de ces produits mobilise bien plus les moyens de transport que ne le ferait un autre systeme.
Disponibilit� des approvisionnements. Stocker des engrais de fa�on que les agriculteurs puissent en acheter quand ils le souhaitent suppose des prix plus �lev�s. En Inde, les d�taillants organis�s en coop�ratives ou a titre priv� essaient de vendre jusqu'au dernier sac des que le camion de livraison arrive au village, tandis que les importateurs de la Barbade �coulent les engrais sur le quai meme ou ils sont d�charg�s du navire. Ces m�thodes ont du bon parce qu'elles �pargnent les d�penses de manutention et le financement de l'entreposage, mais elles peuvent jouer contre le fermier qui veut acheter avant ou apres et risque de ne rien trouver. Si la pression sur les services de transport en p�riode de pointe se traduit par des goulets d'�tranglement, des retards et une majoration des couts de transport, leur efficacit� semblera moins �vidente.
Des incitations financieres sont n�cessaires a tous les maillons de la cha�ne pour que grossistes, d�taillants et agriculteurs prennent livraison des engrais a l'avance. Les rabais consentis doivent etre suffisants pour couvrir le financement de l'achat ainsi que les frais d'entreposage et de manutention.
Marges du d�taillant. Dans beaucoup de pays ou les systemes de fixation des prix des engrais relevent de l'Etat, les gouvernements sont enclins a ne laisser qu'une faible marge au d�taillant. Les engrais sont consid�r�s comme un produit standard qui n'engage aucune activit� promotionnelle de vente. Le d�taillant est en contact direct avec le consommateur, tandis que le promoteur, l'agronome rattach� a la banque et le fonctionnaire charg� de la vulgarisation ne font que passer. Vu ses liens psychologiques et sociaux avec la communaut�, il y a tout avantage a motiver le d�taillant pour qu'il devienne un vendeur dynamique. Il doit pouvoir donner des conseils sur l'utilisation et l'application de l'engrais et se substituer aux preteurs institutionnels en accordant a ses clients les cr�dits dont ils ont besoin. D'ou la n�cessit� d'une politique officielle qui vise a aider le d�taillant moyennant encouragements, formation et cr�dit. Dans l'imm�diat, cela suppose qu'il b�n�ficiera d'une marge plus importante. A long terme, il pourra �ventuellement approvisionner ses clients et leur dispenser des services techniques et du cr�dit avec une moindre marge par tonne vendue, parce que son d�bit se sera accru et parce que ses acheteurs r�guliers d'engrais lui auront offert d'autres d�bouch�s.
Contr�le de la qualit�. Un agriculteur ne peut pas juger de la qualit� d'un engrais d'apres son aspect. Pour cela il doit se baser sur des renseignements donn�s par le fabricant et le distributeur. Les sacs d'engrais doivent donc porter les indications suivantes:
Pour pr�server la qualit� des engrais, l'emballage doit respecter certaines regles. La l�gislation en matiere de qualit� et d'emballage n'est op�rante que dans la mesure ou on peut la faire respecter. Il faut donc nommer des inspecteurs qualifi�s et leur conf�rer les pouvoirs n�cessaires pour contr�ler les stocks d'engrais mis en vente.
Il faut �galement se garder d'un exces de contr�le. Les reglements en matiere de qualit� ne doivent pas d�boucher sur un systeme d'homologation et de licences compliqu� et restrictif au point de d�courager les petits n�gociants de se lancer dans le commerce des engrais.
Fixation des prix. Un rapport favorable est indispensable entre le cout de l'engrais pour l'agriculteur et le prix per�u pour ses principales cultures pour lesquelles il s'en sert. C'est sur ce principe que reposaient les systemes de troc riz contre engrais pratiqu�s dans certains pays d'Asie pour favoriser la fertilisation de cette importante culture vivriere. Les proportions fix�es pour ce troc �taient telles que l'application d'un engrais sp�cifique quelconque rapportait toujours plus, sur le plan financier, que la quantit� de riz demand�e en �change.
Formation. Une des responsabilit�s majeures du gouvernement est de veiller a ce qu'il existe de bonnes installations et a ce qu'elles soient convenablement utilis�es pour former les diverses cat�gories de personnel charg�es de distribuer les engrais. Les directeurs des soci�t�s de distribution doivent avoir une bonne connaissance des problemes de gestion commerciale et d'�conomie agricole et il faut leur inculquer en plus des notions sur l'utilisation des engrais. Les autres cat�gories de personnel n'ont pas besoin d'une formation particuliere, mais il serait bon que soient organis�s a leur intention, tout comme a celle des employ�s du commerce de d�tail et des vulgarisateurs, des stages de perfectionnement p�riodiques adapt�s a leur niveau, et de pr�f�rence dans la zone ou ils sont appel�s a travailler.
Coordination. Il faut en meme temps qu'on diffuse des informations sur les engrais et qu'on s'assure que les agriculteurs ont les moyens de les acheter. Cela exige une coordination �troite de la vulgarisation, du cr�dit et de la distribution. Pour �viter des retards dans l'obtention des engrais en vue d'une deuxieme r�colte, le mieux est de pr�voir le cr�dit pour toute la campagne agricole
Concurrence. Dans certains pays en d�veloppement, les pouvoirs publics tendent a favoriser les services officiels et a ne pas suffisamment encourager l'expansion des circuits priv�s op�rant en concurrence. Les services officiels continuent a distribuer les engrais, meme apres avoir exerc� longuement leur r�le de vulgarisateurs. Il faut �galement d�velopper les services de cr�dit de maniere qu'ils profitent aux systemes concurrentiels, car c'est le meilleur moyen de promouvoir l'utilisation des engrais.
R�f�rences
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