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Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

Contents — 13 sections
  1. Section 1
  2. Section 2
  3. PREFACE
  4. REMERCIEMENTS
  5. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  6. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  7. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  8. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  9. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  10. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  11. Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
  12. QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
  13. COUVERTURE ARRIERE
Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
(introduction...)
1.1. La demande de farine de ma�s: Caract�ristiques des produits et de la consommation
(introduction...)
1.1.1. El�ments nutritifs des farines de ma�s
1.1.2. Dur�e de conservation des farines de ma�s
1.1.3. Pr�f�rences des consommateurs, prix de d�tail et circuits de distribution
1.2. Approvisionnement en farine de ma�s: Techniques de mouture et �chelles de production
1.3. Le choix de techniques de mouture et les objectifs de d�veloppement
(introduction...)
1.3.1. Autonomie alimentaire
1.3.2. Autonomie technologique
1.3.3. Cr�ation d’emplois
1.3.4. Transport du ma�s et de la farine
1.3.5. Fabrication des machines de mouture
1.3.6. Economies de devises
1.3.7. Industrialisation des r�gions rurales
1.4. Crit�res et m�thodes d’intervention gouvernementale
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
2.1. Introduction
2.2. D�panouillage
2.3. S�chage
(introduction...)
2.3.1. D�termination de la teneur en eau
2.3.2. M�thodes de s�chage
2.4. Stockage temporaire du ma�s s�ch�
2.4.1. Teneur en eau et protection contre les moisissures
2.4.2. Protection contre les insectes
2.4.3. Protection contre les rongeurs et les oiseaux
2.4.4. Syst�mes de stockage
CHAPITRE 3. EGRENAGE
3.1. Techniques d’�grenage
3.1.1. Choix du site
3.1.2. Expos� g�n�ral des m�thodes d’�grenage
3.2. Mat�riels d’�grenage
(introduction...)
3.2.1. Outils � �grener
3.2.2. Egrenoirs � main rotatifs
3.2.3. Egreneuses � bras mont�es sur b�ti
3.2.4. Egreneuses � moteur de grande capacit�
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
(introduction...)
4.1. Pr�traitement du ma�s destin� � la mouture
4.2. Description des techniques de mouture
4.3. Moulins � eau
4.4. Moulins � meules m�talliques ou � meules de pierre et broyeurs � marteaux
4.4.1. Moulins � meules m�talliques
4.4.2. Broyeurs � marteaux
4.4.3. Moulins � meules de pierre (naturelle ou artificielle)
4.4.4. Rendements compar�s des moulins � meules et des broyeurs � marteaux
4.4.5. Maintenance des moulins et broyeurs � moteur
4.5. Appareils � cylindres
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
(introduction...)
5.1. Comp�tences requises
5.2. Besoins en infrastructure
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
6.1. Introduction
6.2. D�termination de l’�chelle et du type de production
6.3. Estimation des co�ts de production
(introduction...)
6.3.1. Amortissement des b�timents et de l’�quipement
6.3.2. Maintenance et r�paration des installations
6.3.3. Consommation d’�nergie
6.3.4. Loyer du terrain
6.3.5. Co�ts de main-d’oeuvre
6.3.6. Co�ts d’ensachage et d’emballage
6.3.7. Int�r�ts sur le fonds de roulement
6.3.8. Co�t unitaire de la farine de ma�s produite par de petits moulins
6.3.9. Co�t unitaire de production des farines converties dans des appareils � cylindres
6.4. Deux exemples d’application de la m�thode d’estimation
ANNEXES
Annexe I: Glossaire de termes techniques
Annexe II: Constructeurs et fournisseurs de mat�riels
Annexe III: Institutions de recherche, d’enseignement et de technologie s’occupant de la transformation du ma�s
Annexe IV: Bibliographie
Annexe V: Questionnaire
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
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Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
CHAPITRE 3. EGRENAGE
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

S�rie Technologie
Dossier technique n° 7

Pr�par� sous l’�gide du Bureau international du Travail et de l’Organisation des Nations Unies pour le d�veloppement industriel



Programme
mondial
de l’emploi

Bureau international du Travail
Gen�ve


Le Programme mondial de l’emploi de l’Organisation internationale du Travail a pour but d’encourager et d’aider les Etats Membres � adopter et � mettre en œuvre des politiques et des programmes d’action en vue de promouvoir le plein emploi productif et librement choisi et de lutter contre la pauvret�. Men� � l’aide d’un ensemble de moyens - recherche appliqu�e, conseils techniques, projets nationaux, �quipes r�gionales � l’œuvre en Afrique, en Am�rique latine et en Asie -, il porte en particulier sur le d�veloppement des r�gions rurales, o� vit toujours la tr�s grande majorit� des populations pauvres et sous-employ�es, et sur les probl�mes du secteur urbain non structur�, en expansion rapide.

Face � la crise �conomique et � la mont�e du ch�mage qui ont marqu� les ann�es quatre-vingt, l’OIT, dans le cadre du Programme mondial de l’emploi, a engag� un dialogue suivi avec les partenaires sociaux et avec les autres organisations internationales sur les aspects sociaux de l’ajustement, avec le souci, qui inspire une grande partie de son travail d’analyse et de conseil, d’assurer une plus grande �quit� dans les programmes d’adaptation structurelle. Les activit�s portent notamment sur l’observation de l’�volution de l’emploi et de la pauvret�, la cr�ation directe d’emplois et de sources de revenus pour les cat�gories vuln�rables, l’�tude des rapports entre les interventions macro�conomiques et les interventions micro�conomiques, l’�volution technique, les probl�mes et les politiques du march� de l’emploi.

Gr�ce � cet ensemble d’activit�s, l’OIT peut aider les Etats Membres � r�am�nager leurs politiques et leurs plans d’action en vue d’�liminer la pauvret� et de promouvoir l’emploi productif.

Cet ouvrage fait partie des �tudes et des rapports publi�s dans le cadre du Programme mondial de l’emploi.

Copyright © Organisation internationale du Travail 1990
Premi�re �dition 1990

Les publications du Bureau international du Travail jouissent de la protection du droit d’auteur en vertu du protocole n° 2, annexe � la Convention universelle pour la protection du droit d’auteur. Toutefois, de courts passages pourront �tre reproduits sans autorisation, � la condition que leur source soit d�ment mentionn�e. Toute demande d’autorisation de reproduction ou de traduction devra �tre adress�e au Service des publications (Droits et licences), Bureau international du Travail, CH-1211 Gen�ve 22, Suisse. Ces demandes seront toujours les bienvenues.

BIT
ONUDI
Production de farine de ma�s � petite �chelle
Gen�ve, Bureau international du Travail, 1990 (S�rie Technologie, dossier technique, n° 7)
/Pub PME/,/M�morandum technique/,/Ma�s/,/Traitement du grain/,/Petite industrie/,/Pays en d�veloppement/. 08.06.2
ISBN 92-2-203640-9
ISSN 0258-0462

Titre de la version originale en anglais: Small-scale maize milling
(ISBN 92-2-103640-5), Gen�ve, 1984

Donn�es de catalogage du BIT

Les d�signations utilis�es dans les publications du BIT, qui sont conformes � la pratique des Nations Unies, et la pr�sentation des donn�es qui y figurent n’impliquent de la part du Bureau international du Travail aucune prise de position quant au statut juridique de tel ou tel pays, zone ou territoire, ou de ses autorit�s, ni quant au trac� de ses fronti�res. Les articles, �tudes et autres textes sign�s n’engagent que leurs auteurs et leur publication ne signifie pas que le Bureau international du Travail souscrit aux opinions qui y sont exprim�es.

La mention ou la non-mention de telle ou telle entreprise ou de tel ou tel produit ou proc�d� commercial n’implique de la part du Bureau international du Travail aucune appr�ciation favorable ou d�favorable.

Les publications du Bureau international du Travail peuvent �tre obtenues dans les principales librairies ou aupr�s des bureaux locaux du BIT. On peut aussi se les procurer directement, de m�me qu’un catalogue ou une liste des nouvelles publications, � l’adresse suivante: Publications du BIT, Bureau international du Travail, CH-1211 Gen�ve 22, Suisse.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
CHAPITRE 3. EGRENAGE
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

PREFACE

La transformation des c�r�ales alimentaires joue un r�le �conomique majeur dans les pays en d�veloppement, pour deux raisons. En premier lieu, les c�r�ales transform�es constituent l’un des �l�ments les plus importants du r�gime alimentaire des populations � faible revenu, en particulier dans les zones urbaines, o� elles ne disposent pas de l’�quipement n�cessaire pour effectuer les op�rations de transformation des produits de l’agriculture et de l’�levage. En second lieu, le recours � des techniques appropri�es de transformation des c�r�ales peut contribuer � la r�alisation d’objectifs socio-�conomiques essentiels telles que la cr�ation d’emplois et l’�conomie des rares ressources en devises �trang�res. Il convient en cons�quence de planifier avec soin l’expansion du secteur de la transformation des c�r�ales alimentaires et d’en tirer le maximum d’avantages.

Certains pays en d�veloppement ont mis au point et diffus� des techniques de transformation des c�r�ales alimentaires pour assurer un bon �quilibre entre les petites unit�s de production qui utilisent des techniques � forte intensit� de main-d’oeuvre ou des techniques interm�diaires (par exemple les petits moulins � meules ou les broyeurs � marteaux) et les grandes unit�s qui recourent � des techniques import�es � forte intensit� de capital (par exemple les appareils de mouture). D’autres pays n’ont pas r�ussi � maintenir cet �quilibre et ont encourag� la cr�ation de grandes minoteries au d�triment des petits moulins.

Cette d�pendance � l’�gard de proc�d�s import�s peut s’expliquer, notamment, par le manque d’informations techniques et socio-�conomiques sur les possibilit�s technologiques en mati�re de transformation des c�r�ales. Ce d�faut d’informations a �t� constat� dans d’autres secteurs de la transformation des produits alimentaires, telles que les huileries, les conserveries de fruits et de l�gumes, les conserveries de poisson, etc. Les services responsables de la planification et les organismes de d�veloppement industriel favorisent souvent les techniques de production � grande �chelle, sur lesquelles ils peuvent facilement obtenir des informations aupr�s des fournisseurs d’�quipement et des bureaux d’�tudes, faute de disposer d’informations sur les techniques de production en petites unit�s, par ailleurs peu r�pandues. Cet �tat de fait a incit� le Bureau international du Travail � pr�parer, sur les technologies de transformation des produits alimentaires, une s�rie de huit dossiers techniques destin�s � �tre largement diffus�s parmi les petits producteurs comme aupr�s des services de planification et des organismes de d�veloppement industriel qui ont un r�le important � jouer dans la promotion de ces technologies. Plusieurs de ces dossiers ont �t� publi�s conjointement avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation des Nations Unies pour le d�veloppement industriel (ONUDI) ou le Programme des Nations Unies pour l’Environnement1.

1 La liste des dossiers est donn�e devant.

Consacr� � la production de farine de ma�s, ce dossier pr�sente un exemple type de choix d’une technologie dans le domaine de la transformation des produits alimentaires. Il traite de toute une s�rie de facteurs qui d�terminent le choix technologique: la valeur nutritive des diverses qualit�s de farine, l’implantation g�ographique des moulins, le transport de la c�r�ale et des produits, la dur�e de conservation des divers types de farines, les incidences sur l’emploi des diff�rentes techniques utilis�es en meunerie, l’utilisation des devises pour l’importation d’�quipement, l’organisation de la production dans les diff�rents types de moulins, les effets d’entra�nement en amont et en aval, la commercialisation des farines, la r�glementation concernant le prix de d�tail des farines, l’approvisionnement en ma�s des divers types de moulins, etc. Il faut tenir compte simultan�ment de tous ces facteurs lorsqu’on �value les incidences socio-�conomiques g�n�rales des diff�rentes technologies employ�es en meunerie.

L’importance de cette �valuation explique que le chapitre 1 soit consacr� enti�rement � l’analyse approfondie de ces facteurs ainsi qu’� l’�nonc� de directives g�n�rales sur les dispositions � prendre pour promouvoir des technologies appropri�es de meunerie. Ce chapitre pr�sente un Int�r�t particulier pour les services de planification et les organismes de d�veloppement industriel, puisqu’ils sont directement concern�s par l’�laboration et l’application des mesures en question. Bien qu’il traite exclusivement de la production de farine de ma�s, ce qui est dit vaut �galement pour d’autres types de c�r�ales.

Les autres chapitres du dossier - les chapitres 2 � 6 - ont un caract�re essentiellement technique et pr�sentent un int�r�t particulier pour les entreprises de meunerie. Ils contiennent des informations d�taill�es sur les principales op�rations de production: pr�paration du grain, �grenage, mouture.

Le dossier porte sur une gamme restreinte de produits, � savoir la farine compl�te, produite par des moulins artisanaux ou des petites unit�s de mouture, et les farines partiellement ou enti�rement d�germ�es, produites par des appareils � cylindres. Les �chelles de production envisag�es vont de 1 � 8 tonnes de ma�s par journ�e de huit heures. Il s’agit l� de volumes de production caract�ristiques des moulins artisanaux et des petites unit�s de mouture. Les informations fournies concernent surtout les techniques utilis�es dans ces moulins. Les appareils � cylindres, dont la capacit� d�passe 50 tonnes par journ�e de 24 heures, sont d�crits succintement � l’intention des entreprises qui envisageraient d’acqu�rir ce type d’�quipement, mais la description d�taill�e des grands appareils � cylindres sortirait du cadre du dossier; les lecteurs qui souhaiteraient avoir plus d’informations � ce sujet sont invit�s � s’adresser aux fabricants et aux fournisseurs dont la liste est donn�e � l’annexe II.

Le dossier ne traite pas non plus des techniques de mouture utilis�es au niveau des m�nages puisqu’il s’adresse surtout, dans le secteur de la meunerie, aux exploitants de petites installations artisanales ou semi-industrielles qui souhaitent am�liorer celles-ci ou aux personnes qui envisagent de cr�er de nouvelles unit�s de production.

Les chapitres 2 � 4 contiennent des informations et des croquis sur les machines de petite meunerie. Toutefois, ces croquis ne sont pas assez d�taill�s pour permettre � des ateliers locaux de fabriquer ce mat�riel. En outre, la plupart des machines d�crites sont prot�g�es par des brevets.

Les fabricants locaux devront donc obtenir une licence pour pouvoir, le cas �ch�ant, fabriquer ou monter certaines machines. La liste donn�e � l’annexe II n’�tant pas exhaustive, le lecteur est invit� � s’informer sur les �quipements de meunerie aupr�s du plus grand nombre possible de fabricants et de fournisseurs. Il convient de rappeler que le BIT n’entend nullement recommander le mat�riel des fabricants dont il donne les noms et que la liste figurant � l’annexe II ne proc�de aucunement d’une s�lection syst�matique.

Le chapitre 5 donne des indications g�n�rales concernant les infrastructures n�cessaires au fonctionnement de divers types de moulins (par exemple les superficies) et les qualifications requises. Le chapitre 6 propose un cadre m�thodologique pour l’estimation des co�ts unitaires de production; il devrait permettre d’�valuer les diff�rentes possibilit�s technologiques et de d�terminer celle qui est la mieux adapt�e aux conditions locales.

Un certain nombre de pays en d�veloppement fabriquent du petit mat�riel de mouture. A priori, tout pays devrait pouvoir produire rentablement son propre �quipement pour autant que le march� indig�ne soit suffisamment important. Il existe une s�rie de mod�les dont il est possible de se procurer les plans gratuitement ou � peu de frais. Le seul �l�ment qu’il faudra peut-�tre importer est le moteur (�lectrique ou diesel). La fabrication locale du mat�riel de mouture est int�ressante � la fois pour les particuliers et pour la collectivit�, car elle permet d’�pargner des devises �trang�res tout en cr�ant des emplois (voir le chapitre 1).

Ce dossier ne d�crit pas toutes les techniques de mouture qui existent. Il pr�sente plut�t un choix parmi celles qui ont �t� appliqu�es avec succ�s par des petits producteurs dans divers pays en d�veloppement. D’autres techniques, non d�crites ici, peuvent �galement �tre adapt�es aux conditions locales et exp�riment�es dans un petit nombre d’unit�s de production quant � leur efficacit� technique et � leur rentabilit� �conomique. La bibliographie qui figure � l’annexe IV donne des sources d’informations sur ces techniques.

Un questionnaire a �t� ajout� � l’intention des lecteurs qui voudraient faire part au BIT ou � l’ONUDI de leurs commentaires sur le contenu et l’utilit� du dossier; il en sera tenu compte dans la pr�paration d’autres dossiers du m�me genre.

Le dossier a �t� �labor� par J. Crabtree et G. Flynn, consultants travaillant pour le Tropical Products Institute du Royaume-Uni, et par M. Allal, fonctionnaire charg� de la s�rie des dossiers techniques au Service de la technologie et de l’emploi du BIT. La version fran�aise a �t� mise au point par Marcel Robert, consultant du BIT.

A.S. Bhalla,
Chef du Service de la technologie
et de l’emploi

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
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PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
CHAPITRE 3. EGRENAGE
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
ANNEXES
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REMERCIEMENTS

La publication de ce dossier a �t� rendue possible gr�ce au concours financier de l’Office central su�dois pour l’aide au d�veloppement international et � celui du Centre technique de coop�ration agricole et rurale (CTA) qui en a financ� l’impression. Le Bureau international du Travail et l’Organisation des Nations Unies pour le d�veloppement industriel expriment leur reconnaissance pour cette aide g�n�reuse.

Ils remercient �galement les institutions qui ont autoris� la reproduction de certaines figures ainsi que les constructeurs qui leur ont fourni une documentation technique.

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Le Centre technique de coop�ration agricole et rurale (CTA) a �t� cr�� dans le cadre de la Convention de Lom� entre les Etats membres de la Communaut� europ�enne et les Etats du groupe ACP (Afrique-Cara�bes-Pacifique).

Il a pour mission d’offrir aux pays ACP un meilleur acc�s � l’information scientifique et technique, � la recherche, � la formation et aux innovations dans les domaines du d�veloppement agricole et rural et de la vulgarisation.

A ce titre, il r�alise des �tudes, organise des rencontres de sp�cialistes, r�alise et encourage publications et traductions d’ouvrages et met � la disposition des pays ACP son service d’information.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
(introduction...)
1.1. La demande de farine de ma�s: Caract�ristiques des produits et de la consommation
(introduction...)
1.1.1. El�ments nutritifs des farines de ma�s
1.1.2. Dur�e de conservation des farines de ma�s
1.1.3. Pr�f�rences des consommateurs, prix de d�tail et circuits de distribution
1.2. Approvisionnement en farine de ma�s: Techniques de mouture et �chelles de production
1.3. Le choix de techniques de mouture et les objectifs de d�veloppement
(introduction...)
1.3.1. Autonomie alimentaire
1.3.2. Autonomie technologique
1.3.3. Cr�ation d’emplois
1.3.4. Transport du ma�s et de la farine
1.3.5. Fabrication des machines de mouture
1.3.6. Economies de devises
1.3.7. Industrialisation des r�gions rurales
1.4. Crit�res et m�thodes d’intervention gouvernementale

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS

Le choix d’une technologie pour la production de farine de ma�s constitue un exemple type de choix technologique en mati�re de transformation des produits alimentaires. Il fait intervenir une s�rie de crit�res, dont les crit�res classiques d’�valuation des options technologiques (salaires, frais d’amortissement, objectifs socio-�conomiques, etc.) ainsi que d’autres facteurs tels que le choix des produits, les frais de transport, l’approvisionnement en mati�res premi�res, etc. Il importe donc de d�crire le cadre g�n�ral du choix technologique pour faciliter l’�valuation des proc�d�s d�crits plus loin. Ce chapitre devrait pr�senter de l’int�r�t � la fois pour les services de planification et pour les producteurs, dans la mesure o� il prend en compte tant les objectifs socio-�conomiques que les facteurs qui influent sur la rentabilit� priv�e des entreprises de meunerie.

La section 1.1 analyse la demande de divers types et qualit�s de farine et contient des suggestions pour orienter cette demande. La section 1.2 �tudie la production de farine de ma�s du point de vue des appareils de meunerie existants et des �chelles de production. Quant � la section 1.3, elle fournit des informations sur les incidences socio-�conomiques des diff�rentes technologies et donne des indications g�n�rales sur les dispositions � prendre pour encourager la consommation de certains produits et promouvoir des techniques de meunerie appropri�es.

1.1. La demande de farine de ma�s: Caract�ristiques des produits et de la consommation

On trouve dans les pays en d�veloppement trois principaux types de farine de ma�s: la farine compl�te; la farine partiellement d�germ�e (dont on a retir� une partie du son et du germe), que l’on d�signe aussi sous les noms de farine blut�e, farine partiellement tamis�e ou farine “cylindr�e” (roller meal, Zambie); la farine enti�rement d�germ�e (dont on a retir� la plus grande partie du son et du germe) que l’on appelle aussi farine super fine. Chaque type de farine pr�sente des diff�rences de qualit� selon la technique de mouture adopt�e, la qualit� du grain et l’addition de diff�rentes vitamines.

La meunerie permet d’obtenir divers sous-produits: de petites quantit�s d’aliments pour la volaille (gros son), du fourrage pour le b�tail et de l’huile de ma�s par la transformation du germe �limin� du grain.

1.1.1. El�ments nutritifs des farines de ma�s

Le ma�s est un �l�ment important du r�gime alimentaire des populations des pays en d�veloppement, en particulier en Afrique et en Am�rique latine. Dans certains cas (au Malawi, par exemple), il peut repr�senter de 80 � 90 pour cent de la consommation totale en calories de la population rurale. Cependant, le ma�s manque d’un certain nombre d’�l�ments nutritifs essentiels, et un r�gime alimentaire exag�r�ment tributaire du ma�s peut entra�ner de graves maladies telle que la pellagre. Plusieurs pays ont donc �t� conduits � prendre des mesures pour enrichir les farines de ma�s destin�es � la consommation humaine (addition de diverses vitamines, de farine de soja ou de farine d’arachide, par exemple).

Etant donn� la carence du ma�s en divers �l�ments nutritifs essentiels, il est paradoxal que certains pays en d�veloppement aient permis, voire favoris�, l’adoption de proc�d�s de mouture qui r�duisent encore la teneur de la farine en ces �l�ments aussi bien que la quantit� totale de farine propre � la consommation humaine par tonne de ma�s transform�e. Les raisons en seront expos�es plus loin, et des suggestions seront faites en vue d’encourager le choix de techniques mieux adapt�es aux objectifs socio-�conomiques � atteindre. Au pr�alable, il convient d’examiner les incidences des options technologiques en meunerie sur la valeur nutritive de la farine produite.

Le tableau 1 donne les teneurs estim�es des principaux �l�ments nutritifs contenus dans les trois types de farine de ma�s consomm�es dans les pays en d�veloppement: la farine compl�te, la farine partiellement d�germ�e et la farine d�germ�e. Alors que la valeur calorique est approximativement la m�me pour ces trois types, la teneur en �l�ments nutritifs importants est g�n�ralement beaucoup plus �lev�e dans la farine compl�te que dans les autres farines. Cela est particuli�rement vrai pour le calcium, le fer, la niacine, la riboflavine et les lipides. La production des farines d�germ�es par les appareils de mouture � cylindres supprime �galement deux types importants de prot�ines (les globulines et les glut�lines), n’�pargnant que la z�ine qui est une source plus pauvre de prot�ides (Stewart, 1977). En outre, les farines d�germ�es enrichies sont, en g�n�ral, moins riches du point de vue nutritif que les farines compl�tes.

Tableau 1
Teneur en �l�ments nutritifs de diff�rents types de farine de ma�s

El�ments

Farine compl�te

Farine partiellement d�germ�e

Farine enti�rement d�germ�e

Eau (%)

12-13

12-13

12-13

Calories/100 g

353-356

360

363

Prot�ides (%)

9,3-9,5

9,3

7,9-8,4

Lipides (%)

3,8-4,5

variable (>2)

1,2-2,0

Glucides (%)

73,4

variable (>74)

78,4

Fibres (%)

1,9-3,0

0,7-1,0

0,6-0,7

Cendres (%)

1,3

n.a.

0,5

Calcium (mg/100 g)

7-17

6

5-6

Fer (mg/100 g)

2,3-4,2

1,8

1,1-1,2

Thiamine (mg/100 g)

0,3-0,45

0,35

0,14-1,18

Niacine (mg/100 g)

1,8-2,0

1,3

0,6-1,0

Riboflavine (mg/100 g)

0,11

0,09

0,08

Note: Les �carts relev�s d’une source � l’autre peuvent avoir pour origine des diff�rences dans la nature ou la qualit� de la farine.

Sources: Schlage (1968); FAO (1953); FAO (1954); FAO (1968); Uhlig et Bhat (1979)

Le tableau 2 fournit des estimations de la consommation quotidienne minimale de farine compl�te et de farine d�germ�e n�cessaire pour couvrir les besoins d’un adulte en quatre �l�ments nutritifs essentiels: le fer, la thiamine, la riboflavine et la niacine. Il ressort du tableau que, si un adulte se nourrissait exclusivement de ma�s, il devrait consommer de deux � sept fois plus de farine enti�rement d�germ�e que de farine compl�te pour que ses besoins soient satisfaits. Il est �vident que peu de personnes ont un r�gime alimentaire compos� exclusivement de ma�s, et les estimations fournies au tableau 2 ont un caract�re purement th�orique. Toutefois, comme on le montrera plus loin, la carence de la farine d�germ�e en un certain nombre d’�l�ments nutritifs essentiels pourrait affecter gravement le r�gime alimentaire des groupes de population � faible revenu dans les pays en d�veloppement.

Tableau 2
Consommation journali�re minimale de farine compl�te et de farine d�germ�e

(Quantit� de farine, �valu�e en grammes, n�cessaire pour fournir � un adulte la quantit� de fer et de trois vitamines dont il a besoin)

Type de farine

Fer

Thiamine

Riboflavine

Niacine

Farine compl�te

233

357

1 076

1 066

Farine enti�rement d�germ�e

424

2 500

4 670

2 670

Sources: FAO (1968); Harper (1974).

Les diff�rentes techniques de mouture influent �galement sur le volume de l’approvisionnement en farine pour la consommation humaine. Le taux d’extraction des farines partiellement ou enti�rement d�germ�es par tonne de ma�s transform� est beaucoup plus faible que celui de la farine compl�te. Le tableau 3 montre que, pour la farine compl�te, il se situe entre 97 et 99 pour cent, alors qu’il n’est que de 80 � 96 pour cent et de 60 � 75 pour cent, respectivement, pour les autres types de farine. Quant au pourcentage des sous-produits, il peut atteindre jusqu’� 40 pour cent dans le cas de la farine d�germ�e, alors qu’il n’exc�de g�n�ralement pas 3 pour cent pour la farine compl�te. Ces sous-produits sont utilis�s soit pour l’alimentation animale, soit pour l’extraction d’huile. La production de farine partiellement ou enti�rement d�germ�e peut donc avoir d’importantes r�percussions sur la consommation des groupes de population � faible revenu, ainsi qu’on va le voir.

En premier lieu, d’un point de vue purement quantitatif et compte tenu des taux d’extraction que l’on vient de mentionner, une bonne partie du ma�s cultiv� ne pourrait servir directement � la consommation humaine si, par exemple, on s’en servait pour produire de la farine enti�rement d�germ�e au lieu de farine compl�te. Dans le cas de la farine partiellement d�germ�e, la part correspondante serait moins �lev�e. Les taux d’extraction inf�rieurs obtenus avec les farines d�germ�es ne devraient gu�re avoir de cons�quences pour les pays dont la production de ma�s est nettement exc�dentaire (permettant ainsi, par exemple, l’exportation de ma�s-grain, l’extraction d’huile ou l’alimentation des animaux). Par contre, les pays qui ne cultivent pas suffisamment de ma�s pour satisfaire enti�rement les besoins de leur population pourraient �tre confront�s � une grave p�nurie de farine de ma�s s’ils produisaient de la farine d�germ�e plut�t que de la farine compl�te. S’ils ne compensent pas cette p�nurie en important du ma�s ou d’autres c�r�ales, les groupes de population � faible revenu devront, en l’absence d’un contr�le des prix, payer le ma�s plus cher ou r�duire leur consommation. Dans l’un et l’autre cas, ils p�tiraient de la diminution de l’offre de farine de ma�s due aux faibles taux d’extraction des moulins qui produisent de la farine d�germ�e.

Tableau 3
Taux d’extraction pour 100 kg de ma�s
(en pour-cent)

Type de farine

Farine destin�e � la consommation humaine

Sous-produits pour l’alimentation animale ou l’extraction d’huile

Farine compl�te

97-99

1-3

Farine partiellement d�germ�e

80-96

4-20

Farine enti�rement d�germ�e

60-75

25-40

Sources: Stewart (1977); Uhlig et Bhat (1979).

Par ailleurs, l’utilisation de sous-produits (son et germe) pour l’alimentation animale (b�tail et volaille, par exemple) ne compense pas enti�rement les faibles taux d’extraction de la farine enti�rement d�germ�e. Lorsque ces sous-produits sont destin�s � accro�tre la production de viande, leur valeur nutritive ne d�passe g�n�ralement pas 10 pour cent de celle du son et du germe; en d’autres termes la conversion du son et du germe en viande entra�nerait une perte de 90 pour cent de la valeur nutritive de ces deux sous-produits. En outre, il est fort peu probable que les groupes de population � faible revenu puissent se permettre d’acheter la viande ainsi produite pour am�liorer leur alimentation quotidienne.

Enfin, il convient de relever que les sous-produits de la mouture du ma�s sont commercialis�s sur place ou export�s pour l’alimentation animale et que peu de pays en d�veloppement poss�dent des installations pour l’extraction de l’huile. En tout �tat de cause, l’extraction d’huile � partir de ces sous-produits ne justifie pas la production de farine d�germ�e. Il faut tenir compte de deux facteurs importants avant de d�cider d’investir dans une usine d’extraction d’huile de ma�s et d�terminer:

1) si l’on est assur� de disposer d’une quantit� de sous-produits suffisamment importante et r�guli�re pour pouvoir exploiter de mani�re continue la capacit� de production de l’usine et, en cons�quence, pratiquer pour l’huile des prix de d�tail concurrentiels (non subventionn�s);

2) s’il ne serait pas pr�f�rable de recourir � une autre mati�re premi�re que le ma�s pour produire de l’huile, �tant donn� l’importance de cette c�r�ale pour la consommation humaine.

Il ressort, de l’analyse faite plus haut de la valeur nutritive des trois types de farine de ma�s, qu’il vaut mieux, des points de vue qualitatif et quantitatif et si l’on fait de la satisfaction des besoins essentiels des groupes de population � faible revenu un objectif important du d�veloppement, produire de la farine compl�te plut�t que de la farine d�germ�e. Toutefois, d’autres facteurs peuvent Intervenir, comme on va le voir.

1.1.2. Dur�e de conservation des farines de ma�s

La dur�e de conservation est un �l�ment important dont il faut tenir compte dans la commercialisation du ma�s. L’une des raisons que l’on invoque en faveur de la production de farine enti�rement d�germ�e (et, dans une moindre mesure, de farine partiellement d�germ�e) est que sa dur�e de conservation est sensiblement sup�rieure � celle de la farine compl�te. Aussi, lorsque la cha�ne de distribution exige une longue dur�e de conservation du produit (lorsque la farine doit �tre transport�e sur de longues distances ou lorsque les grossistes et les d�taillants doivent la stocker longtemps, par exemple), la seule solution consiste � produire de la farine d�germ�e, �tant donn� que la farine compl�te rancit rapidement en raison de sa teneur plus �lev�e en lipides (3 � 4 pour cent environ, contre 1 � 2 pour cent pour la farine d�germ�e). Cet argument ne fait toutefois pas l’unanimit� parmi les meuniers et les d�taillants de farine de ma�s des pays en d�veloppement. Nous allons examiner bri�vement divers aspects de la question.

Estimation des dur�es de conservation

La dur�e de conservation des farines de ma�s d�pend de leur teneur en lipides, du degr� d’humidit� du grain, de la pr�sence d’agents contaminants et des conditions de stockage (mat�riau de conditionnement, temp�rature et degr� hygrom�trique ambiants, notamment). L’influence de ces facteurs sur la dur�e de conservation de la farine de ma�s n’a pas encore fait l’objet d’�tudes syst�matiques, et l’on ne peut par cons�quent imputer totalement les diff�rences relev�es dans les dur�es de conservation � la teneur en lipides. Ces diff�rences peuvent sans doute s’expliquer, dans une certaine mesure, par les conditions pr�sidant � la mouture dans les appareils � cylindres produisant de la farine enti�rement d�germ�e et dans les broyeurs � marteaux ou � meules produisant de la farine compl�te (teneur en eau du ma�s, pr�sence d’agents contaminants, par exemple). Les estimations tr�s divergentes de la dur�e de conservation que l’on trouve dans diff�rentes publications peuvent s’expliquer par les variations importantes relev�es dans les facteurs mentionn�s ci-dessus, d’un pays � l’autre ou d’une unit� de transformation � l’autre. Voici quelques estimations relatives � la dur�e de conservation des farines de ma�s:

- 4-6 semaines pour la farine compl�te stock�e dans des conditions humides et chaudes, contre deux ans au maximum pour la farine enti�rement d�germ�e stock�e dans des conditions soigneusement contr�l�es (Uhlig et Bhat, 1979);

- 2-3 jours pour la farine compl�te, contre une dur�e de conservation beaucoup plus grande pour les farines d�germ�es (Stewart, 1977);

- 4-8 semaines pour la farine compl�te, contre 6 mois pour les farines d�germ�es. Toutefois, les climats humides ou chauds ne permettent d’entreposer longtemps aucune farine (PECTA, 1981).

L’�tude du PECTA (1981) contient �galement des estimations fournies par des meuniers du Kenya et de la Zambie:

- la farine d�germ�e peut �tre conserv�e jusqu’� 3 mois en atmosph�re faiblement humide, alors qu’une farine compl�te � 5 pour cent de lipides ne se conservera que 3 semaines (un meunier du Kenya);

- les caract�ristiques de stockage sont presque les m�mes pour tous les types de farine, les dur�es de conservation �tant r�duites � 2 semaines durant la saison des pluies (le directeur d’une grande minoterie de Zambie);

- il existe peu de diff�rence entre les dur�es d’entreposage de la farine d�germ�e et de la farine compl�te (un petit meunier du Kenya).

Il ressort des avis ci-dessus que la question appelle un nouvel examen de la part des sp�cialistes en technologie alimentaire des pays en d�veloppement afin de d�terminer l’ampleur et les raisons des diff�rences constat�es et de voir s’il est possible, gr�ce � de meilleures conditions de meunerie (utilisation d’un ma�s suffisamment sec, bonnes conditions de stockage, notamment), de r�duire l’�cart qui s�pare les dur�es de conservation de la farine compl�te et de la farine d�germ�e.

Int�r�t d’une augmentation de la dur�e de conservation des farines de ma�s

Si l’on est g�n�ralement d’accord pour admettre que la farine d�germ�e se conserve plus longtemps que la farine compl�te, on ne l’est plus d�s qu’il s’agit d’�valuer l’importance et la signification qui s’attachent aux diff�rences constat�es dans leurs dur�es de conservation respectives. D’aucuns avancent que les consommateurs des r�gions rurales, en particulier dans les r�gions ma�sicoles, font moudre leur ma�s au fur et � mesure de leurs besoins et ne conservent g�n�ralement pas la farine compl�te au-del� d’une semaine. On fait par ailleurs remarquer que c’est surtout dans les grandes agglom�rations urbaines que la farine doit pouvoir �tre stock�e pendant de longues p�riodes; il faut en effet constituer des stocks importants pour assurer l’approvisionnement r�gulier des d�taillants. On peut aussi avoir besoin de farine d�germ�e lorsqu’il faut ravitailler des r�gions non ma�sicoles du pays situ�es � de grandes distances.

Les arguments invoqu�s � l’appui de dur�es de conservation diff�rentes pour la farine d�germ�e et la farine compl�te devront peut-�tre �tre r�vis�s. En premier lieu, de la farine compl�te peut fort bien �tre produite par de petits moulins industriels dans des zones urbaines, pour autant qu’ils soient approvisionn�s r�guli�rement par un office national de commercialisation du ma�s, par exemple. Cette farine pourrait, ainsi, �tre produite et vendue au d�tail de mani�re � r�duire au minimum sa dur�e de stockage et � �viter son rancissement. La farine compl�te serait, dans ce cas, commercialis�e comme une denr�e alimentaire p�rissable, tout en ayant une dur�e de conservation sup�rieure � celle de la viande ou du lait, par exemple. En second lieu, rien ne s’oppose � l’implantation de moulins artisanaux ou de petits moulins industriels dans les r�gions du pays qui ne produisent pas de ma�s, pour autant que le transport du ma�s �gren� puisse �tre assur� de fa�on r�guli�re. Toutefois, il faut insister sur le fait qu’un stockage prolong� de ma�s �gren� destin� � �tre transform� par de petits moulins artisanaux ou industriels requiert un bon s�chage (la teneur en eau ne doit pas exc�der 12 � 13 pour cent), un stockage convenable et des moyens de transport ad�quats.

1.1.3. Pr�f�rences des consommateurs, prix de d�tail et circuits de distribution

Trois facteurs importants d�terminent la demande en farine, compl�te ou d�germ�e: les go�ts des consommateurs, les prix de d�tail pratiqu�s pour les diff�rents types de farine et les circuits de distribution. Nous les examinerons bri�vement sur la base des indications fournies par quelques pays en d�veloppement, plus particuli�rement en Afrique.

Pr�f�rences des consommateurs

On pr�tend que si les consommateurs des pays en d�veloppement avalent le choix, ils ach�teraient de la farine d�germ�e plut�t que de la farine compl�te, et ceci pour diverses raisons: meilleur aspect de la farine d�germ�e (plus blanche et plus fine), utilisation plus facile en cuisine (la farine compl�te cuit plus lentement et consomme donc plus d’�nergie), etc. Les consommateurs ne semblent pas se soucier, probablement par manque d’information, de la valeur nutritive inf�rieure de la farine d�germ�e. Toutefois, ces arguments ne sont pas valables dans tous les cas. Dans certains pays (en Somalie, par exemple, selon le rapport PECTA, 1981), la population urbaine pr�f�re la farine compl�te. Les grands �tablissements, tels que les h�pitaux, pr�f�rent, eux aussi, d’ordinaire, la farine compl�te, plus nutritive. Les donn�es dont on dispose � ce sujet sont cependant limit�es, et les pays en d�veloppement auraient tout int�r�t � �tudier les pr�f�rences des consommateurs pour les divers types de farine de ma�s.

Dans certaines agglom�rations urbaines (au Kenya, par exemple), la nette pr�f�rence marqu�e pour la farine d�germ�e peut s’expliquer par un certain nombre de raisons, aussi bien objectives que subjectives. Parmi les raisons objectives, on peut ranger son aspect plus engageant, ses meilleures propri�t�s de cuisson ainsi que la possibilit� de l’acheter, conditionn�e en petites quantit�s, dans les magasins d’alimentation du quartier. Du fait que la farine d�germ�e est consomm�e assez rapidement, sa dur�e de conservation apparemment plus longue ne semble pas influer sur le choix des consommateurs des villes.

Le principal facteur subjectif de cette pr�f�rence est la publicit�. Il ressort des indications recueillies dans un certain nombre de pays africains (le Kenya, par exemple) que de grandes minoteries (dont certaines sont �trang�res) consacrent un budget important � de vastes campagnes publicitaires dans les zones urbaines. C’est ainsi qu’au Kenya, les co�ts de commercialisation peuvent repr�senter un tiers des co�ts de production; on pr�tend m�me que le march� de la farine d�germ�e aurait �t� cr�� artificiellement par les grandes minoteries � cylindres (Stewart, 1977).

Prix de d�tail

Selon les donn�es dont on dispose, le prix de d�tail de la farine d�germ�e est en g�n�ral plus �lev� que celui de la farine compl�te; l’�cart varie d’un pays � l’autre et d’un march� � l’autre. Cela ne signifie nullement que le co�t r�el de production de la farine d�germ�e est n�cessairement sup�rieur � celui de la farine compl�te. Les diff�rences relev�es dans les prix de d�tail peuvent s’expliquer comme suit:

- les faibles taux d’extraction des appareils de mouture � cylindres qui produisent la farine d�germ�e (par tonne de ma�s �gren�, ils produisent moins de farine d�germ�e que de farine compl�te). Ces rendements peu �lev�s et les volumes plus importants de mati�res premi�res qui en r�sultent ne sont pas compens�s par la vente des sous-produits (germes et son), dont le prix unitaire est en g�n�ral inf�rieur � celui de la farine compl�te;

- les co�ts d’emballage �lev�s de la farine d�germ�e (en sacs de papier de 1 ou 2 kg), alors que la farine compl�te ne n�cessite que peu ou pas d’emballage. Les petits moulins � fa�on (situ�s d’ordinaire en zone rurale) n’emballent pas la farine (les clients apportant leur propres r�cipients), alors que les petits moulins industriels utilisent des emballages peu co�teux;

- les moulins � cylindres �coulent leur production par l’interm�diaire de commer�ants qui doivent ajouter leurs co�ts d’exploitation et leur marge de b�n�fice au prix des produits � la sortie du moulin;

- les co�ts �lev�s de la publicit� en faveur de la farine d�germ�e;

- les co�ts de transport li�s � la production et � la distribution de la farine d�germ�e, sup�rieurs en g�n�ral � ceux de la farine compl�te. Le ma�s et la farine d�germ�e doivent �tre transport�s le plus souvent sur de longues distances, alors que les moulins artisanaux qui produisent de la farine compl�te sont situ�s � proximit� des r�gions ma�sicoles et des consommateurs et ont, de ce fait, des co�ts de transport r�duits.

Les prix de d�tail relativement �lev�s de la farine d�germ�e en limitent la consommation � la population urbaine � revenu moyen ou �lev�. Ce n’est que dans de rares cas que les subventions gouvernementales et le contr�le des prix ont pu mettre le prix de d�tail de la farine d�germ�e � la port�e des groupes � bas revenu.

En r�gle g�n�rale, une hausse des prix de d�tail de la farine d�germ�e n’entra�ne pas d’accroissement de la demande en farine compl�te par les populations � revenu moyen ou �lev�. Elle peut, cependant, entra�ner une augmentation de la demande de riz glac� ou d’autres farines (la farine de bl�, par exemple) de qualit� �quivalente, lorsqu’il est possible de se procurer ces denr�es sur place. Par contre, la hausse des prix de d�tail de la farine compl�te entra�ne, en g�n�ral, une augmentation de la demande d’autres farines de qualit� �gale (mil et sorgho, en particulier) de la part des populations � faible revenu. Bien que l’on ne dispose pas d’indications pr�cises sur ces fluctuations de la demande, il convient d’en tenir compte chaque fois que des mesures gouvernementales peuvent conduire � une hausse du prix de d�tail de la farine d�germ�e ou � une r�duction de ses possibilit�s d’approvisionnement.

R�partition g�ographique de la demande de farine d�germ�e et de farine compl�te

Les r�gions rurales, on l’a vu, consomment presque exclusivement de la farine compl�te, surtout si elles sont ma�sicoles. Cette farine est produite soit dans le carr� familial (au moyen d’un pilon et mortier ou d’un moulin � bras), soit par des moulins � fa�on (contre paiement en nature ou en esp�ces). Le recours aux moulins � fa�on ne s’est pas encore g�n�ralis�; toutefois, un nombre croissant de femmes des r�gions rurales souhaitent abandonner le travail fastidieux de la mouture manuelle pour se consacrer � d’autres activit�s plus r�mun�ratrices.

Dans les r�gions ma�sicoles, il est peu probable que la demande de farine d�germ�e augmente sensiblement dans un avenir proche. Le prix de d�tail de la farine d�germ�e sera toujours plus �lev� que celui de la farine compl�te. Par contre, on trouvera parfois de la farine d�germ�e dans les r�gions rurales non ma�sicoles, en l’absence en particulier d’autres c�r�ales. Dans certains cas, la farine d�germ�e est offerte � des prix subventionn�s, ce qui permet aux groupes � faible revenu d’en acheter.

La situation est diff�rente dans les zones urbaines qui consomment � la fois de la farine compl�te et de la farine d�germ�e. La farine compl�te est souvent produite par de petits moulins industriels (par des broyeurs � marteaux, par exemple) qui constituent des stocks de mati�res premi�res aussi bien que de farine. Ces moulins vendent leur production directement ou par le canal de d�taillants. De leur c�t�, les zones rurales avoisinantes produisent �galement de la farine compl�te qui est mise en vente sur les march�s urbains. En g�n�ral, la farine compl�te que l’on trouve dans les agglom�rations urbaines est consomm�e par les groupes � faible revenu.

Dans la plupart des cas, la farine d�germ�e est produite par de grands appareils � cylindres situ�s en zone urbaine ou, si possible, � proximit� des r�glons ma�sicoles; elle est vendue dans les centres urbains, principalement par des commer�ants, et consomm�e par les groupes de population � revenu moyen ou �lev�. Les groupes � faible revenu consomment peu de farine d�germ�e, car son prix relativement �lev� la place dans la cat�gorie des produits de luxe.

1.2. Approvisionnement en farine de ma�s: Techniques de mouture et �chelles de production

Les pays en d�veloppement pratiquent cinq techniques de mouture:

1) la technique du mortier et du pilon, utilis�e dans les m�nages. La production horaire varie d’une personne � l’autre mais n’exc�de que rarement 5 kg/h;

2) les moulins � bras, �quip�s de disques ou de meules et utilis�s par des m�nages ou des groupes de familles. Le mat�riel existant permet d’atteindre une production comprise entre 7 et 30 kg/h. La figure 1 montre un moulin de ce type fabriqu� au Kenya;

3) les moulins � meules de pierre actionn�s par l’eau, que l’on trouve surtout dans les r�gions rurales de plusieurs pays africains. Leur production, relativement faible, se situe entre 20 et 30 kg/h selon le d�bit liquide. Ces moulins fonctionnent en g�n�ral � la demande;

4) les broyeurs � marteaux et les moulins � meules de pierre entra�n�s par un moteur diesel ou �lectrique, exploit�s � la demande ou de fa�on industrielle pour la production de farine compl�te. La capacit� nominale de ces machines varie de 100 � 1100 kg/h. Ce rythme de production ne peut toutefois �tre soutenu sur de longues p�riodes, la production effective variant d’ordinaire entre 200 et 3000 kg par journ�e de 8 h;

5) les appareils � cylindres, qui produisent des farines partiellement ou totalement d�germ�es et qui sont implant�s d’ordinaire dans les villes. Leur production va de 1 � 12 t/h selon la taille du moulin, le nombre des postes de travail et le temps consacr� � l’entretien et aux r�parations. La production effective des appareils � cylindres est en g�n�ral inf�rieure dans les pays en d�veloppement � ce qu’elle est dans les pays industrialis�s, o� le seuil de rentabilit� se situe entre 250 et 300 t/journ�e de 3 postes. Comparativement, une production de 120 � 150 t/journ�e de 3 postes est d�j� importante pour un pays en d�veloppement.

Un nombre croissant de pays en d�veloppement fabriquent des moulins � bras, des moulins � meules de pierre actionn�s par l’eau et de petits broyeurs � marteaux (c’est le cas de l’Inde, du Kenya et de la R�publique-Unie de Tanzanie, par exemple). Les appareils � cylindres sont, pour la plupart, fabriqu�s dans les pays industrialis�s, l’Inde �tant l’un des rares pays en d�veloppement qui produise de petits moulins de ce type.

Les caract�ristiques des appareils de mouture � cylindres ne diff�rent pas beaucoup d’un fabricant � l’autre; les principales diff�rences ont trait aux op�rations connexes tels que l’alimentation des machines et le conditionnement. Il semblerait, d’apr�s les �tudes de rentabilit� effectu�es au Kenya par Uhlig et Bhat (1979), que les m�thodes manuelles ou semi-automatiques d’alimentation et de conditionnement sont plus indiqu�es dans les pays en d�veloppement que les proc�d�s enti�rement automatis�s, et cela en raison des salaires relativement bas qui y sont pratiqu�s.

Pour ce qui est des broyeurs � marteaux, un certain nombre d’�tudes (Uhlig et Bhat (1979), Stewart (1977), PECTA (1981)) ont montr� que l’�quipement utilis� dans les pays en d�veloppement peut �tre am�lior� afin d’accro�tre la productivit� et de r�duire les co�ts d’entretien. C’est ainsi que ces appareils peuvent �tre �quip�s d’aimants permanents pour extraire les fragments de m�tal qui pourraient se trouver dans le grain et �viter qu’ils n’endommagent la grille. Les marteaux utilis�s dans certains broyeurs peuvent �galement �tre modifi�s pour am�liorer la qualit� de la farine et le rendement de la machine. Certains broyeurs � marteaux fabriqu�s dans les pays en d�veloppement sont �quip�s de marteaux fixes qui ne sont pas aussi efficaces que les marteaux mobiles (Kaplinsky, 1980).


Figure 1. Moulin Dunia actionn� � la main

Ce petit moulin actionn� � la main a �t� con�u en Afrique pour le broyage du ma�s et d’autres c�r�ales vivri�res. Il est fait d’�l�ments d’acier soud�s. Le couvercle ant�rieur peut �tre retir� � des fins de nettoyage et d’inspection en d�vissant trois �crous � oreilles.

Constructeur: Ndume Products Ltd (Kenya)

Source: ITDG (1985)

Le taux d’utilisation des broyeurs � marteaux et des appareils � cylindres varie d’un pays � l’autre. En g�n�ral, celui des broyeurs � marteaux est �lev�, car ils sont d’un emploi assez souple et peuvent �tre utilis�s, sous r�serve de quelques r�glages, pour la mouture d’un certain nombre d’autres c�r�ales, ce qui permet de les exploiter en dehors de la saison du ma�s. Par contre, les appareils � cylindres sont utilis�s exclusivement pour la transformation d’une seule c�r�ale (le ma�s, par exemple); ils exigent des stocks importants de mati�res premi�res pour pouvoir fonctionner de mani�re continue. L’insuffisance des stocks explique souvent le faible taux d’utilisation des appareils � cylindres; elle a, parfois, suscit� l’intervention des pouvoirs publics pour assurer un approvisionnement suffisant. Selon un rapport du PECTA (1981), le gouvernement d’un pays d’Afrique a pris des mesures pour assurer, en priorit�, l’approvisionnement en ma�s d’un moulin public � cylindres, et cela au d�triment des petits broyeurs � marteaux.

Si le taux d’utilisation des broyeurs � marteaux est relativement �lev� dans les r�glons rurales, il semblerait, par contre (PECTA, 1981), que certaines petites installations urbaines p�tissent de la concurrence des appareils � cylindres dans les r�gions o� la pr�f�rence des consommateurs va d�sormais � la farine d�germ�e. Les incidences de cette situation sur la rentabilit� des petites installations urbaines ne sont toutefois pas connues avec pr�cision.

1.3. Le choix de techniques de mouture et les objectifs de d�veloppement

Les deux sections pr�c�dentes proposaient une �valuation globale de la demande et de l’offre de diff�rents types de farine de ma�s dans les pays en d�veloppement. Les caract�ristiques actuelles de la demande et de l’offre, on l’a vu, peuvent �tre am�lior�es dans l’int�r�t des consommateurs comme dans celui des producteurs. En outre, comme n’importe quel autre secteur productif, la production de la farine de ma�s peut �tre organis�e de mani�re � contribuer � la r�alisation des objectifs socio-�conomiques nationaux. Nous tenterons, dans cette perspective, de formuler ici certains principes g�n�raux pour la recherche et l’adoption de techniques r�pondant aux objectifs de d�veloppement vis�s. Ces principes s’appliquent sp�cifiquement � la mouture du ma�s mais ils sont aussi valables, avec les adaptations n�cessaires, pour la transformation d’autres c�r�ales alimentaires.

Les objectifs de d�veloppement varient, d’un pays � l’autre, en fonction de la situation socio-�conomique. Le choix des techniques de mouture du ma�s d�pend, lui aussi, de cette situation. Les plans actuels de d�veloppement et les donn�es dont on dispose permettent n�anmoins de penser que les objectifs ci-apr�s - dans la mesure o� ils sont li�s � la production et � la consommation de farine de ma�s - sont partag�s par la majorit� des pays en d�veloppement.

1.3.1. Autonomie alimentaire

L’alimentation figure en bonne place parmi les besoins de la population. Les efforts des pays en d�veloppement visent donc tout particuli�rement � �tendre la production locale de denr�es alimentaires, en faveur avant tout des groupes de population � faible revenu. Compte tenu de leur pouvoir d’achat relativement limit�, il faudrait produire, en priorit�, des aliments bon march� � forte valeur nutritive et prendre en consid�ration les go�ts des consommateurs. Si certaines couches de la population (celles qui ont un revenu sup�rieur � la moyenne et les habitants des villes, notamment) recherchent des produits alimentaires d’un type diff�rent (de la farine d�germ�e au lieu de farine compl�te, par exemple), le gouvernement pourra satisfaire leur demande par une production locale limit�e ou par des importations. Dans le cas du ma�s, il para�t justifi� d’encourager la production et la commercialisation de la farine compl�te plut�t que celles de la farine d�germ�e, si l’on songe � la valeur nutritive plus �lev�e et au co�t plus bas de la farine compl�te. La demande de farine d�germ�e pourra �tre satisfaite par une production limit�e des moulins locaux � cylindres, pour autant que celle-ci ne compromette pas la production de farine compl�te.

1.3.2. Autonomie technologique

De nombreux pays en d�veloppement ont �galement pour objectif la recherche de leur autonomie technologique, afin de r�duire l’importation on�reuse de proc�d�s et de mat�riels et d’encourager la production sur place de biens de consommation et d’�quipement adapt�s aux besoins et aux us et coutumes locaux. Dans le cas du ma�s, l’acc�s � l’autonomie technologique passe, pour la plupart des pays en d�veloppement, par une utilisation beaucoup plus large des broyeurs � marteaux et des moulins � bras. Les appareils � cylindres doivent en effet �tre import�s dans la majorit� des cas, l’Inde �tant l’un des rares pays qui ma�trise cette technique.

1.3.3. Cr�ation d’emplois

La cr�ation d’emplois est l’un des objectifs les plus importants du d�veloppement. C’est sur lui que plusieurs pays en d�veloppement ont concentr� leurs efforts et leurs ressources, en mettant sp�cialement l’accent sur la promotion de l’emploi rural.

Dans le cas du ma�s, on peut consid�rer, dans l’optique de la cr�ation d’emplois, les �l�ments ci-apr�s:

- le nombre total des emplois directement cr��s par chaque unit� de production;

- le montant de l’investissement pour chaque emploi cr��; ce crit�re rev�t une importance primordiale pour les pays qui manquent cruellement de capitaux locaux et de devises;

- les besoins en personnel qualifi� par unit� de production; ce facteur, lui aussi, est tr�s important, vu que la p�nurie de main-d’oeuvre qualifi�e n�cessite la mise en oeuvre de programmes de formation prolong�s et dispendieux;

- les effets indirects sur l’emploi, tels que ceux li�s � la fabrication et � l’entretien du mat�riel de mouture, au transport du ma�s et de la farine, � la production d’emballages, etc.;

- les �conomies de devises;

- l’industrialisation des r�gions rurales.

Ces facteurs seront analys�s successivement en relation avec les diverses techniques de mouture du ma�s.

Nombre total des emplois directement cr��s par chaque unit� de production

Les �tudes dont on dispose ne permettent pas d’aboutir � des estimations fiables sur les incidences des diff�rentes technologies sur l’emploi. Le tableau 4 fournit des indications quant � la production par heure de travail (Stewart (1977); PECTA (1981)).

Tableau 4
Production obtenue par diff�rentes techniques de mouture (tonnes/heure de travail)

Technique

Stewart (1977)

PECTA (1981)

Moulins � actionn�s meules de pierre par l’eau

0,018


Broyeurs � marteaux

0,198 - 0,225

0,041 - 0,062

Appareils � cylindres

0,153

0,040 - 0,093

Le tableau 4 montre que la production par heure de travail des broyeurs � marteaux est, selon la source que l’on consulte, sup�rieure ou inf�rieure � celle des appareils � cylindres. La divergence entre les chiffres de Stewart et ceux du PECTA s’explique sans doute par les diff�rences dans les �chelles de production, les taux d’utilisation des installations ou leur degr� d’automatisation.

Le fait que les broyeurs � marteaux ne n�cessitent pas beaucoup plus de main-d’oeuvre que les appareils � cylindres n’est pas vraiment surprenant, et cela pour plusieurs raisons. La technologie des appareils � cylindres fait intervenir un certain nombre d’op�rations que l’on ne rencontre g�n�ralement pas dans les broyeurs � marteaux (nettoyage du grain, d�germage et conditionnement, notamment). En second lieu, les appareils � cylindres d’une certaine importance exigent un personnel d’encadrement et de maintenance beaucoup plus nombreux que les broyeurs � marteaux, surtout lorsque ceux-ci travaillent � la demande. On peut donc conclure, sur la base des informations dont on dispose, que le crit�re de l’emploi direct ne joue pas en faveur d’une technologie particuli�re de mouture, si ce n’est en faveur des moulins � meules de pierre actionn�s par l’eau dont la production horaire est particuli�rement faible (0,018 t/heure de travail). Toutefois, comme on le verra plus loin, le crit�re de l’emploi Indirect joue en faveur de l’utilisation de broyeurs � marteaux.

Montant de l’investissement pour chaque emploi cr��

Comme on peut s’y attendre, ce crit�re est largement favorable aux broyeurs � marteaux. Le tableau 5 fournit des estimations de l’investissement par travailleur requis pour un broyeur � marteaux et pour un appareil � cylindres.

Tableau 5
Investissement par travailleur

Technique

Stewart (1977)
(shillings d’Afrique orientale)

PECTA (1981)
(shillings tanzaniens)

Broyeurs � marteaux

8 350 - 12 830a

30 800 - 38 350b

Appareils � cylindres

41 380a

131 740 - 214 425c

a Avec une �quipe
b Avec deux �quipes
c Avec trois �quipes

Il ressort de ce tableau que le montant de l’investissement par travailleur est, selon la source, que l’on consulte, trois � sept fois plus important pour les appareils � cylindres que pour les broyeurs � marteaux. En outre, les estimations du tableau ne tiennent pas compte du fonds de roulement, bien plus �lev� dans le cas des appareils � cylindres.

On peut donc affirmer que la promotion des broyeurs � marteaux serait b�n�fique pour les pays en d�veloppement qui manquent de capitaux mais souhaitent encourager l’emploi.

Besoins en personnel qualifi�

La marche des broyeurs � marteaux exige beaucoup moins de personnel qualifi� que celle des appareils � cylindres. Deux � trois semaines de formation sur le tas suffisent d’ordinaire pour assimiler le fonctionnement des broyeurs, la main-d’oeuvre qualifi�e �tant essentiellement requise pour leur maintenance. Par contre, 30 � 50 pour cent des travailleurs affect�s aux appareils � cylindres sont des travailleurs qualifi�s (voir par exemple PECTA, 1981). Avec les broyeurs � marteaux, il ne devrait pas �tre n�cessaire de faire appel � du personnel �tranger, forc�ment dispendieux.

1.3.4. Transport du ma�s et de la farine

Lorsque la production se fait dans de grands appareils � cylindres, le ma�s et la farine produite doivent en g�n�ral �tre transport�s sur de longues distances. En effet, ces appareils sont souvent situ�s dans des agglom�rations urbaines o� les ressources n�cessaires (l’�nergie, par exemple) sont relativement abondantes et o� la main-d’oeuvre qualifi�e est suffisamment importante. Le ma�s provient d’ordinaire des r�gions ma�sicoles �loign�es. Par ailleurs, �tant donn� que la farine produite est commercialis�e dans les principales agglom�rations du pays, elle doit, elle aussi, �tre transport�e sur de grandes distances. Par contre, la farine compl�te de ma�s est souvent produite � proximit� des r�gions productrices, ce qui r�duit les trajets. Ainsi, le ma�s transform� dans les moulins artisanaux est souvent transport� sur de courtes distances par des personnes � pied ou par des charrettes tir�es par des animaux. Ce n’est que lorsque les broyeurs � marteaux sont situ�s dans des r�gions qui ne produisent pas de ma�s, ou encore dans des centres urbains o� ils sont exploit�s de mani�re industrielle, que de longs transports de grain s’imposent.

On pourrait �tre amen� � conclure que les emplois cr��s dans le secteur du transport seront sensiblement plus nombreux lorsque la mouture du ma�s s’effectue dans de grands appareils � cylindres plut�t que dans de petits broyeurs � marteaux. Toutefois, si l’on tient compte du prix �lev� des carburants et du mat�riel de transport (que la plupart des pays en d�veloppement devraient importer au d�triment d’autres biens essentiels), on conclura qu’il n’est pas forc�ment justifi� de penser que les transports de ma�s et de farine sont le meilleur moyen de cr�er des emplois.

1.3.5. Fabrication des machines de mouture

La grande majorit� des pays en d�veloppement ne fabriquent pas d’appareils � cylindres; les pays de petite ou moyenne importance n’en fabriqueront sans doute jamais puisque la demande est insuffisante pour justifier la cr�ation d’une unit� de production. Par contre, un nombre croissant de pays en d�veloppement fabriquent aujourd’hui des broyeurs � marteaux de divers types, et aucune raison technique ou �conomique ne s’oppose, a priori, � la production de ces machines par la plupart des pays. La production de broyeurs � marteaux devrait entra�ner la cr�ation de nombreux emplois indirects li�s � la production des pi�ces entrant dans leur construction. On ne peut en dire autant des appareils � cylindres. Il convient cependant de rappeler que les broyeurs � marteaux sont entra�n�s le plus souvent par des moteurs diesels ou �lectriques que la plupart des pays en d�veloppement sont encore contraints d’importer.

On ne dispose pas, en g�n�ral, d’estimations relatives aux emplois cr��s par la fabrication locale de broyeurs � marteaux ou de moulins � meules de pierre. Selon une �tude du PECTA (1981), 10 ouvriers peuvent produire par an jusqu’� 100 machines de ces types (fonctionnant avec des moteurs import�s); un ouvrier � plein temps peut entretenir et r�parer 30 broyeurs � marteaux. Etant donn� que l’on compte, en moyenne, un broyeur � marteaux ou un moulin � meules de pierre pour 1 000 habitants et que 10 pour cent des machines doivent �tre remplac�es chaque ann�e, leur fabrication, leur maintenance et leur r�paration pourraient �tre une source d’emplois importante.

Des effets en amont ou en aval peuvent �galement �tre g�n�rateurs d’emplois indirects (production d’emballages, commercialisation, etc.). Leurs effets sont toutefois d’importance mineure et ne devraient pas affecter v�ritablement le choix technologique.

1.3.6. Economies de devises

L’utilisation de broyeurs � marteaux ou de moulins � meules de pierre, en lieu et place d’appareils � cylindres, devrait permettre de r�aliser d’importantes �conomies de devises et pr�senter, de ce fait, un int�r�t particulier pour les pays qui connaissent des probl�mes de balance des paiements. Le tableau 12 (Chapitre 6) Indique les prix d’un grand nombre de moulins � meules de pierre ou � meules m�talliques et de broyeurs � marteaux ainsi que de quelques appareils � cylindres. Si les prix f.a.b. des machines � meules et � marteaux oscillent entre 200 et 10 000 livres (prix de 1980), selon leur capacit� de production, ceux des appareils � cylindres vont de 250 000 et 700 000 livres environ.

L’exemple ci-apr�s illustre l’�conomie de devises que l’on peut r�aliser. Supposons qu’on ait le choix entre un appareil � cylindres d’une capacit� de 120 t/jour (avec 3 �quipes) et huit broyeurs � marteaux d’une capacit� individuelle de 15 t/jour (avec 2 �quipes). Si l’on se r�f�re aux chiffres du tableau 12 (postes 31 et 34), on voit que le prix f.a.b. de l’appareil � cylindres import� du Royaume-Uni est de 400 000 livres, alors que celui de huit broyeurs � marteaux import�s du Br�sil n’est que de 6 000 livres. Si l’on produisait les broyeurs � marteaux sur place, avec de l’acier et des moteurs import�s, le co�t en devises pourrait �tre ramen� � 3 000 livres environ.

D’autres calculs du m�me genre montreraient qu’il est possible de r�aliser d’importantes �conomies de devises en choisissant des moulins � meules de pierre ou des broyeurs � marteaux plut�t que des appareils � cylindres.

1.3.7. Industrialisation des r�gions rurales

Bon nombre de pays en d�veloppement ont mis en oeuvre des programmes d’industrialisation des r�gions rurales afin d’am�liorer l’emploi et le revenu des populations de ces r�gions et de ralentir leur exode. La transformation des denr�es alimentaires et, en particulier, la mouture des c�r�ales, sont une activit� rurale essentielle qu’il Importe de pr�server; il faut donc �viter de prendre des mesures susceptibles de la d�favoriser par rapport aux industries urbaines similaires. Ainsi, le subventionnement des grands moulins � cylindres ou l’application par un gouvernement de mesures pouvant restreindre l’approvisionnement en ma�s des petites unit�s rurales (par exemple, l’affectation en priorit�, par d�cret, des quantit�s limit�es de ma�s disponibles aux appareils � cylindres) pourrait, � long terme, entra�ner l’arr�t des broyeurs � marteaux dans les r�gions rurales. Dans quelques pays (R�publique-Unie de Tanzanie et Kenya, entre autres), de petites unit�s de mouture ont d�j� cess� de fonctionner ou marchent au ralenti par suite, notamment, de la multiplication des appareils � cylindres.

1.4. Crit�res et m�thodes d’intervention gouvernementale

Il ressort de la section pr�c�dente que, d’un point de vue socio-�conomique, la production de farine compl�te par de petites unit�s pourrait �tre plus indiqu�e que celle de farine d�germ�e par de grandes installations. Toutefois, comme on l’a d�j� relev�, le choix de la technique de mouture peut varier d’un pays � l’autre en fonction du degr� de d�veloppement, des go�ts des consommateurs, de la r�partition de la population entre les r�gions rurales et les villes, etc. L’encouragement de telle ou telle technique devrait donc �tre fond� sur une �valuation pr�cise de l’offre et de la demande de farine de ma�s, compte tenu des objectifs de d�veloppement du pays. Une �tude d’ensemble du secteur qui nous int�resse pourra comporter les �l�ments suivants:

- une �tude de la demande des divers types de farine, y compris la d�termination des raisons objectives et subjectives qui peuvent expliquer la demande de certains types de farine (disponibilit�, go�ts des consommateurs, publicit�, prix, conditionnement, dur�e de conservation, etc.);

- une �tude de la production de farine de ma�s par les m�nages, les moulins artisanaux, les petits moulins industriels et les appareils � cylindres: situation g�ographique des unit�s de production, technique de mouture, �chelle de production, qualit� des produits, circuits de commercialisation, prix de gros et de d�tail, etc.;

- une analyse socio-�conomique des options techniques pour la mouture du ma�s fond�e sur les r�sultats des enqu�tes cit�es ci-dessus, compte tenu des objectifs nationaux de d�veloppement. L’analyse devrait porter sur les techniques utilis�es dans le pays comme sur les techniques am�lior�es mises au point ailleurs.

Les conclusions d’une telle �tude pourront d�boucher sur l’adoption de mesures concr�tes visant � promouvoir des techniques de mouture appropri�es. Parmi les dispositions qu’un gouvernement pourra prendre, on peut citer:

- l’�laboration et l’application de mesures visant � encourager la consommation de certains types de farine de ma�s;

- la diffusion d’informations relatives � de meilleures techniques de mouture;

- la promotion de la recherche pour l’am�lioration de la qualit� et de la dur�e de conservation de la farine compl�te, avec la mise au point de modes de conditionnement r�pondant aux exigences du march�;

- l’�laboration et l’application de mesures destin�es � maintenir l’�quilibre souhaitable entre les diff�rentes techniques en usage (types de moulins et �chelles de production), compte tenu de la structure de la consommation que le gouvernement souhaite encourager.

Les informations techniques que l’on trouvera dans les chapitres suivants devraient faciliter la r�alisation de l’�tude d’ensemble pr�conis�e et l’�laboration de mesures propres � promouvoir des proc�d�s de mouture appropri�s. Elles s’adressent aussi, bien s�r, aux exploitants de petites unit�s de mouture qui souhaitent am�liorer leurs installations et aux personnes qui envisagent de cr�er de nouvelles unit�s de production.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
2.1. Introduction
2.2. D�panouillage
2.3. S�chage
(introduction...)
2.3.1. D�termination de la teneur en eau
2.3.2. M�thodes de s�chage
2.4. Stockage temporaire du ma�s s�ch�
2.4.1. Teneur en eau et protection contre les moisissures
2.4.2. Protection contre les insectes
2.4.3. Protection contre les rongeurs et les oiseaux
2.4.4. Syst�mes de stockage

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS

2.1. Introduction

La mouture du ma�s est pr�c�d�e d’une s�rie d’op�rations qui comprennent:

- la r�colte des �pis;
- le s�chage des �pis (avant ou apr�s d�panouillage);
- le d�panouillage;
- l’�grenage;
- le stockage du grain s�ch�, le cas �ch�ant.

L’ordre de ces op�rations peut �tre modifi�. On peut, par exemple, �grener les �pis apr�s la r�colte ou le d�panouillage, puis s�cher le grain avant de le stocker. Il est Indiqu� de s�cher le ma�s avant de l’�grener lorsqu’il doit subir un stockage prolong� avant sa mouture, car les spathes prot�gent les grains contre les insectes et les brisures. Toutefois, le s�chage des �pis prend plus de temps que celui du ma�s-grain. Le choix du mode de s�chage (avant ou apr�s �grenage) d�pend donc, dans une large mesure, de l’utilisation finale du ma�s.

Les diverses op�rations qui pr�c�dent la mouture sont bri�vement abord�es dans ce chapitre, � l’exception de l’�grenage, d�crit de fa�on d�taill�e au chapitre 3. Le dossier portant essentiellement sur les techniques utilis�es par les petites unit�s de mouture, il se peut que certaines des op�rations �num�r�es ci-dessus soient absentes de ces unit�s. Ainsi, les moulins � fa�on transforment d’ordinaire les grains s�ch�s que leur apportent leurs clients et ne se livrent ni au d�panouillage, ni � l’�grenage, ni au s�chage du ma�s. Ces op�rations, par contre, seront parfois effectu�es par les petits moulins industriels situ�s dans des agglom�rations; c’est la raison pour laquelle la pr�paration du ma�s est trait�e dans ce dossier. Le stockage et le s�chage ne seront qu’�voqu�s, car un autre dossier de cette s�rie leur est consacr� (BIT, 1986).

Les petits moulins effectuent les diverses op�rations qui pr�c�dent la mouture dans l’un des ordres suivants:

- d�panouillage, s�chage, stockage des �pis, �grenage;
- d�panouillage, s�chage, �grenage, stockage du ma�s-grain;
- d�panouillage, �grenage, s�chage, stockage du ma�s-grain;
- s�chage, d�panouillage, stockage des �pis, �grenage;
- s�chage, d�panouillage, �grenage, stockage du ma�s-grain.

On donnera, selon les circonstances, la pr�f�rence � l’une ou l’autre de ces s�quences d’op�rations. Les conditions climatiques, les possibilit�s de stockage, la dur�e du stockage, le type d’�pis de ma�s (frais ou s�ch�s) disponibles, le prix, etc., d�termineront le choix de celle qui convient le mieux.

2.2. D�panouillage

Les spatches (fra�ches ou s�ch�es) qui entourent les �pis peuvent �tre enlev�es � la main ou m�caniquement. Dans ce dernier cas, le d�panouillage (que l’on appelle, parfois aussi, despathage) fait habituellement partie de l’op�ration d’�grenage, les �greneuses � moteur �tant �quip�es d’un dispositif ad hoc. Le d�panouillage m�canique ne convient g�n�ralement pas aux petits moulins, con�us pour des volumes de production trop faibles pour justifier une telle installation.

Dans le d�panouillage manuel, les �pis sont d�barass�s des spathes qui les entourent � main nue ou � l’aide d’une paumelle arm�e d’un croc, ce qui permet d’accro�tre la productivit� tout en prot�geant la main. La figure 2 montre une paumelle d’un mod�le courant. Le croc est ins�r� dans les spathes � la pointe de l’�pi, puis tir� vers le bas arrachant ainsi l’enveloppe de l’�pi. Cet instrument est particuli�rement utile pour d�panouiller les �pis s�ch�s, car les spathes sont alors plus difficiles � retirer qu’elles ne le sont sur des �pis frais.

2.3. S�chage

Il n’existe pas de m�thode universelle pour s�cher le ma�s. Le s�chage d�pend de plusieurs facteurs: volume de production, utilisation pr�vue, ressources et main-d’oeuvre disponibles, climat de la r�gion, etc. Nous exposerons succinctement les principes applicables au s�chage du ma�s et donnerons la description sommaire de quelques proc�d�s de s�chage en usage courant.

Le ma�s doit �tre bien sec pour pouvoir �tre stock�; il faut �viter en effet la germination des grains, le d�veloppement de micro-organismes et les d�pr�dations dues aux insectes. La plupart des proc�d�s de s�chage - qu’il s’agisse d’�pis ou de ma�s �gren� - sont mis en oeuvre sur le lieu de production du ma�s ou � proximit�.

Au cours du s�chage, l’eau qui s’�vapore des grains humides est rapidement absorb�e par l’air ambiant; l’�vaporation cesse d�s qu’un �tat d’�quilibre est atteint. Le terme “humidit� d’�quilibre” d�signe la teneur finale des grains en eau, dans une ambiance thermique donn�e. Le temps de s�chage d�pend de la teneur en eau des grains, de la temp�rature, de l’humidit� et de la vitesse de l’air de s�chage et, bien entendu, de la quantit� de ma�s � s�cher.

Le param�tre le plus important est la vitesse de l’air, et non sa temp�rature. Toutefois, le s�chage peut �tre acc�l�r� en �levant la temp�rature de l’air. Celle-ci ne doit pas d�passer un certain niveau, lui-m�me fonction de l’usage auquel on destine le ma�s. En meunerie, des temp�ratures sup�rieures � 60°C risquent d’alt�rer le processus de mouture et les qualit�s nutritionnelles du ma�s.

2.3.1. D�termination de la teneur en eau

Pour une bonne conservation du ma�s stock�, la teneur en eau des grains ne devrait pas d�passer 13 pour cent. Il est donc essentiel de contr�ler la teneur en eau avant de mettre fin au s�chage.

Les techniques utilis�es dans les grandes installations pour d�terminer la teneur en eau sont compliqu�es, on�reuses et inadapt�es aux besoins des installations plus petites. Les moulins artisanaux devront recourir � des m�thodes simples, visuelles ou autres, pour contr�ler le s�chage (on peut comprimer les grains avec l’ongle du pouce ou les �craser entre les dents: plus ils sont secs, plus ils offriront de r�sistance). Une autre m�thode consiste � verser une tasse de grains de ma�s dans un flacon muni d’une capsule � vis et contenant une cuill�re � caf� de sel et � secouer le m�lange deux ou trois minutes: si le sel ne s’agglutine pas et n’adh�re pas aux parois du flacon, c’est que le ma�s est suffisamment sec pour �tre stock� (O’Kelly, 1979).


Figure 2. Paumelle de d�panouillage

2.3.2. M�thodes de s�chage

Le s�chage du ma�s peut s’op�rer de trois fa�ons principales: par s�chage au soleil, par s�chage solaire ou par s�chage artificiel. Ces m�thodes peuvent aussi �tre combin�es. Le choix sera dict� par la nature du produit � s�cher (ma�s en �pis ou ma�s en grains). Les principales caract�ristiques de ces m�thodes sont r�sum�es au tableau 6.

Tableau 6
Principales caract�ristiques des m�thodes de s�chage du ma�s


S�chage au soleil

S�chage solaire

S�chage artificiel




Convection libre

Convection forc�e





Air ambiant

Air chauff�

D�bit de s�chage

Tr�s faible

Moyen

Faible

Moyen

Elev�

Investissement

Tr�s faible

Moyen

Faible

Moyen

Elev�

Qualification du personnel

Faible

Moyenne

Moyenne

Moyenne

Parfois �lev�e

Main-d’oeuvre requise

Nombreuse

Raisonnable

Nombreuse

Peu nombreuse

Peu nombreuse

Exigences techniques et de maintenance

Minimes

Mod�r�es

Peu �lev�es

Elev�es

Elev�es

Assujettissement au climat

Total

Important

Nul

Faible

Nul

Assujettissement � un combustible

Nul

Nul

Total

Nul

Total

Assujettissement � une source ext�rieure d’�nergie (�lectricit�)

Nul

Total

Nul

Total

Total

Contr�le du s�chage

Nul

Mod�r�

Faible

Elev�

Elev�

Sensibilit� aux d�gradations (grains)

Mod�r�e

Faible

Elev�e

Faible

Faible

Protection contre l’infestation par des insectes ou des microbes

Faible

Mod�r�e

Mod�r�e

Mod�r�e

Elev�e

Les �pis de ma�s, d�panouill�s ou non, sont souvent s�ch�s dans des cribs �troits dont les parois � claire-voie permettent la libre circulation de l’air. Quand le climat est propice et que la circulation de l’air est suffisante, les �pis peuvent atteindre un degr� de dessiccation convenable sans se couvrir de moisissures et sans �tre infest�s par les insectes. On utilise aussi ces cribs pour stocker temporairement des �pis secs.

Les �pis de ma�s non d�panouill�s sont souvent li�s par leurs soies en petites gerbes qui sont suspendues � des arbres ou aux poutres ext�rieures des habitations. On peut aussi utiliser des r�teliers de bambou constitu�s de tiges horizontales fix�es � des tiges inclin�es (figure 3). Les �pis sont suspendus aux tiges horizontales par leurs soies. Pour parer aux averses, un deuxi�me r�telier, l�g�rement plus grand que le premier et recouvert d’une feuille de poly�thyl�ne, peut �tre plac� par-dessus (figure 4).

Le ma�s en grains, �gren� imm�diatement apr�s la r�colte, peut aussi �tre �tal� sur le sol et s�ch� au soleil. On peut acc�l�rer le s�chage en disposant sur le sol une feuille de poly�thyl�ne noir (figure 5). Une corde ou une tige de bambou est tendue entre deux pieux fich�s dans le sol. Les grains de ma�s sont �parpill�s sur le poly�thyl�ne, � l’exception de deux plages laiss�es d�gag�es aux extr�mit�s de la feuille. En cas d’averse, ces extr�mit�s pourront �tre ramen�es sur la corde et former une couverture au-dessus du ma�s. Il faut, dans ce mode de s�chage, remuer fr�quemment les grains pour �viter leur surchauffe.

S�chage solaire

On a souvent recours � des s�choirs solaires pour s�cher le ma�s en grains (Soza, 1979), sp�cialement dans les r�gions o� la p�riode de r�colte est suivie de fortes pluies. Ce type de s�choir permet de s�cher rapidement le ma�s avec un ensoleillement m�me limit�.

La figure 6 illustre un mod�le de s�choir solaire de grande capacit� qui comporte trois �l�ments essentiels:

- un capteur solaire pour le chauffage de l’air de s�chage;
- un lit de s�chage � l’abri du soleil;
- une soufflante assurant la circulation de l’air chaud.

A l’origine, ce s�choir avait �t� con�u pour r�duire les temps de s�chage du ma�s en grains stock� en cellules de type conventionnel. Le toit et la paroi de la cellule expos�e au soleil sont transform�s en capteur solaire en les enduisant d’une couche de peinture noire destin�e � intensifier l’absorption du rayonnement solaire. On am�nage un conduit pour la circulation de l’air en disposant des panneaux de bois sous le toit et � l’int�rieur de la paroi expos�e au soleil. La chaleur absorb�e par la surface noire est transmise par conduction � l’air qui traverse le conduit, �levant ainsi sa temp�rature. Un ventilateur plac� � la base du conduit aspire l’air chaud et le dirige vers le lit de s�chage. Apr�s avoir travers� la masse des grains, l’air s’�chappe par une chemin�e.

Plusieurs mod�les de s�choir solaire ont �t� mis au point pour le s�chage du ma�s et d’autres c�r�ales; on trouvera la description d�taill�e de certains d’entre eux dans une publication de Lindblad et Druben (1977).


Figure 3. R�telier �l�mentaire pour le s�chage au soleil d’�pis de ma�s non d�panouill�s


Figure 4. R�telier de s�chage sous toit de protection amovible


Figure 5. M�thode am�lior�e de s�chage au soleil du ma�s �gren�

Source: O’Kelly (1979)


Figure 6. S�choir solaire � convection forc�e

Source: Buelow (1961)

S�chage artificiel

Bien que l’on ait fr�quemment recours � l’�nergie solaire pour s�cher le ma�s (en �pis ou en grains), des conditions climatiques d�favorables emp�chent souvent de r�aliser une dessiccation suffisante pour que le ma�s puisse �tre stock� dans de bonnes conditions. On est ainsi amen� � le s�cher artificiellement, avec ou sans source compl�mentaire de chaleur.

De grands efforts ont �t� d�ploy�s pour mettre au point des s�choirs simples � l’intention des petits cultivateurs en �conomie de subsistance. La figure 7 repr�sente l’un de ces s�choirs construit � partir de mat�riaux faciles � obtenir. L’installation se compose essentiellement d’une construction cylindrique en argile � paroi �paisse, surmont�e d’un toit de chaume. Un plancher en argile, situ� � mi-hauteur et reposant sur des piliers �galement en argile, sert d’�changeur de chaleur et de support � la masse � s�cher. Sous cet �changeur de chaleur se trouve le foyer o� l’on br�le du bois ou des d�chets organiques. De petits orifices de fum�e, pratiqu�s dans le foyer, peuvent �tre ferm�s lorsqu’on veut ralentir la combustion. Les prises d’air am�nag�es � la base de la chambre de s�chage permettent d’amener l’air dans le s�choir et de le chauffer au contact de l’�changeur de chaleur. L’air traverse la masse de ma�s avant de s’�chapper par la couverture de chaume.

Il existe, � c�t� des installations � convection libre (dite aussi “naturelle”), des s�choirs � convection forc�e faisant appel ou non � une source de chaleur compl�mentaire. Le ventilateur qui les �quipe peut �tre entra�n� par un moteur �lectrique, diesel ou � essence ou par toute autre source d’�nergie rotative. Le ma�s �gren� peut �tre s�ch� selon un proc�d� semblable � celui qui est illustr� par la figure 8. De l’air chaud, fourni par un ventilateur et une source de chaleur ext�rieure, est insuffl� par une gaine souple sous un caillebotis de s�chage sur lequel on a d�pos� une couche de ma�s en vrac d’une �paisseur de 1,8 m environ. Le ma�s est entour� de sacs remplis de grains, dispos�s tout autour du caillebotis � 1,2 m environ de distance de celui-ci. Si la teneur en eau du ma�s est sup�rieure � 20 pour cent, les sacs seront dispos�s sur deux rang�es et empil�s sur une hauteur ne d�passant pas cinq couches. Le nombre des couches peut �tre augment� lorsque la teneur en eau est inf�rieure � 20 pour cent (figure 9). Le proc�d� peut �galement �tre utilis� pour s�cher du ma�s-grain en sacs remplis au maximum aux trois quarts. Ces s�choirs �tant expos�s, il faut les abriter de la pluie, le cas �ch�ant, au moyen d’une grande b�che imperm�able.

2.4. Stockage temporaire du ma�s s�ch�

2.4.1. Teneur en eau et protection contre les moisissures

Pour r�duire au minimum les d�gradations par moisissure, la teneur en eau du ma�s �gren� ne devrait pas d�passer 13 � 13,5 pour cent (par rapport � la mati�re humide) lorsque la c�r�ale est stock�e en sacs, ou 12 � 12,5 pour cent lorsqu’elle est stock�e en vrac dans des cellules ou des silos. En r�gle g�n�rale, plus le grain est sec et moins il risque de s’alt�rer. Toutefois, les grains contenant moins de 12 pour cent d’eau se brisent plus facilement au cours de leur manutention et exigent un traitement sp�cial avant leur mouture. Le ma�s en grains peut �tre stock�, � l’abri des moisissures, dans des cribs � claire-voie, m�me si sa teneur en eau d�passe 13,5 pour cent. Quant au ma�s en �pi, il peut �tre stock� dans les cribs alors qu’il est encore tr�s humide; il s�chera � l’air spontan�ment. Dans les climats humides, on utilisera des cribs plus �troits.


Figure 7. S�choir � foyer Source: O’Kelly (1979)


Figure 8. S�chage, sur caillebotis ventil�, de ma�s �gren� en vrac

Source: R.A. Lister Farm Equipment Ltd. (Royaume-Uni)


Figure 9. S�chage de ma�s en sacs sur caillebotis ventil�

Source: R.A. Lister Farm Equipment Ltd. (Royaume-Uni)

2.4.2. Protection contre les insectes

Le ma�s en grains, sec, propre, exempt de toute alt�ration patente et non infest� par les insectes au moment de sa r�ception, ne risque normalement pas d’�tre s�rieusement infest� par la suite, pour autant qu’on ne le stocke pas plus de trois � quatre mois. Lorsque les grains sont fortement endommag�s ou qu’ils sont bris�s, ils sont plus vuln�rables aux attaques d’insectes et aux moisissures; les vari�t�s � haut rendement sont d’ordinaire plus expos�es � ces attaques que les vari�t�s classiques. Si, au d�part, le pourcentage des grains contamin�s est de l’ordre de un pour cent, il atteindra probablement 20 pour cent au moins apr�s trois ou quatre mois de stockage � 20-25°C, ce qui repr�sente une perte de 2 � 3 pour cent du poids sec. Aux temp�ratures de stockage plus �lev�es (jusqu’� 30°C environ), la perte sera sup�rieure, pouvant atteindre plus du double � une temp�rature moyenne de 30°C.

Il faut d�sinfecter les grains manifestement infest�s en proc�dant � leur fumigation au moyen d’un insecticide gazeux agr�� (l’hydrog�ne phosphor� ou le bromure de m�thyle, par exemple, qui sont agr��s � cette fin par la plupart des pays), ou en pulv�risant sur les grains un liquide insecticide agr��. Lorsqu’on ne dispose pas d’un produit de pulv�risation appropri� ou lorsque celui-ci ne convient pas au syst�me de manutention appliqu�, on peut incorporer au ma�s, par voie m�canique, une poudre convenablement dilu�e. En g�n�ral, il est pr�f�rable de recourir � la pulv�risation dans le cas des grains en vrac, car on peut proc�der � cette op�ration en un point appropri� de la cha�ne de transport. Quant au ma�s �gren� et ensach�, il est souvent plus facile de le traiter en m�langeant une poudre aux grains, � la pelle et par lots de 10 � 20 sacs.

2.4.3. Protection contre les rongeurs et les oiseaux

Une bonne protection contre les oiseaux et les rongeurs exige que l’on veille scrupuleusement � l’hygi�ne des lieux et � l’entretien de grillages efficaces destin�s � emp�cher l’acc�s des pr�dateurs. Il est parfois n�cessaire de prendre des mesures suppl�mentaires pour �liminer les rongeurs. La m�thode la plus r�pandue consiste � poser des app�ts empoisonn�s contenant des rodenticides anticoagulants. Il n’est pas recommand� d’utiliser des app�ts empoisonn�s ou d’autres techniques pour �loigner les oiseaux, ces mesures �tant inutiles lorsque les entrep�ts sont bien prot�g�s.

2.4.4. Syst�mes de stockage

Les figures 10 et 11 illustrent des modes de stockage courants et les dispositions � prendre pour les rendre efficaces. Quelle que soit la m�thode adopt�e, il faut veiller scrupuleusement au bon �tat des magasins, � la propret� des stocks et de leurs abords; 11 faut �galement contr�ler la qualit� des produits � stocker au moment de leur r�ception.

Les m�thodes d�crites dans cette section ne sont que quelques-uns des modes connus de stockage des c�r�ales � petite �chelle. On trouvera des informations d�taill�es sur d’autres m�thodes dans le dossier technique du BIT consacr� au stockage du grain (1986) et dans une publication de Lindblad et Druben (1977).

Cribs pour le stockage du ma�s en �pis

La figure 10 repr�sente un crib destin� au stockage d’�pis de ma�s humides. Ses parois sont faites de treillis m�tallique ou de tout autre mat�riau convenable (claie � grosses mailles, etc.); elles doivent permettre � l’air un passage aussi ais� qu’� travers les �pis eux-m�mes. L’air s�che les �pis lentement mais s�rement, qu’ils soient d�panouill�s ou non. Lorsque le climat est habituellement sec apr�s la r�colte, on peut donner aux cribs une largeur d’au moins 2 m. Dans les r�gions humides, par contre, leur largeur ne devrait pas d�passer 1 m, voire 60 cm.


Figure 10. Crib de stockage du ma�s en �pis

Le ma�s sera prot�g� de la pluie par un toit aussi imperm�able que possible. Le fait que la masse des �pis soit mouill�e lat�ralement de temps � autre ne retarde pas beaucoup le s�chage, � moins que le mouillage ne soit particuli�rement intense et prolong�. Il est donc inutile, d’ordinaire, de faire trop d�border le toit; cela pourrait m�me r�duire le temps de s�chage.

Les poteaux et leurs fissures seront, en cas de besoin, Impr�gn�s d’un insecticide � action persistante pour pr�venir les attaques des termites. On �loignera les rats en disposant le plancher du crib � 1 m au moins du sol. On peut �galement garnir les poteaux de collerettes de protection en t�le pour emp�cher les rats de p�n�trer dans les cribs. Ces collerettes devraient avoir une avanc�e d’au moins 25 cm.

Si les oiseaux posent v�ritablement un probl�me, on pr�voira une protection suppl�mentaire en installant un grillage � mailles de 2 cm ou moins.

Pour limiter l’infestation par les insectes, le crib et le sol sous-jacent seront soumis � un nettoyage pr�alable approfondi. Tous les restes de ma�s que l’on ne peut utiliser imm�diatement seront br�l�s. On pulv�risera sur les cribs, apr�s nettoyage, un insecticide de contact � action semi-persistante et de type agr��. Si les �pis de ma�s doivent �tre stock�s pendant plus de 3 � 4 mois, il faut les traiter, couche par couche, au fur et � mesure que l’on remplit les cribs, en pulv�risant un liquide ou en r�pandant une poudre de protection agr��e � cette fin. On peut aussi, et c’est m�me plus efficace, �grener les �pis d�s qu’ils sont secs (teneur en eau, 13 pour cent) et incorporer aux grains, par m�lange, le produit de protection; cela permet une application efficace de la plupart des insecticides � des concentrations bien inf�rieures.

Stockage en magasin du ma�s sec en sacs

Les principales caract�ristiques d’une pile de sacs bien con�ue sont illustr�es par la figure 11. On peut constituer soit une tr�s grande pile de sacs, soit plusieurs petites piles. La capacit� de stockage est plus grande avec une seule pile; toutefois, cette m�thode complique la lutte contre les parasites et en r�duit l’efficacit�.

Un magasin couvert peut �tre efficacement prot�g� contre les rongeurs et les oiseaux. Des murs lisses permettront d’�carter les rongeurs et de prendre au pi�ge ou d’empoisonner ceux d’entre eux qui auraient franchi une porte ouverte. Si un magasin n’a pas de mur, il peut �tre n�cessaire de munir son p�rim�tre d’un grillage.

On am�nagera un passage autour de chaque pile de sacs et pr�voira un acc�s � son sommet (si n�cessaire par une �chelle); c’est indispensable pour permettre l’inspection des piles et la lutte contre les parasites.

La pile sera isol�e du sol par des palettes ou des b�tons dispos�s � intervalles r�guliers. Cette mesure, qui peut para�tre inutile lorsque le sol est � l’abri de l’humidit�, prot�ge le ma�s en cas d’inondation peu importante.

Les sacs seront empil�s r�guli�rement et cal�s les uns contre les autres, en croisant les couches comme l’indique le sch�ma de la figure 11. L’empilage devrait �tre serr� si les grains sont bien secs. Un empilage bien fait permet de superposer 30 � 40 couches de sacs, pour autant que le magasin ait une hauteur suffisante.

Figure 11. Stockage en magasin du ma�s �gren� en sacs


a) Plan sch�matique d’un magasin


b) Pile de sacs

Lors d’une fumigation, on recouvrira les piles d’une housse �tanche aux gaz que l’on fixera au sol par des cha�nes ou par de petits sacs de sable. Apr�s fumigation, on peut pulv�riser sur chaque couche de sacs, au fur et � mesure de l’�dification de la pile, un insecticide de contact agr�� � action semi-persistante. Par la suite, une nouvelle pulv�risation des surfaces expos�es prolongera sensiblement la dur�e de la protection, sans toutefois la rendre permanente. Le traitement des seules surfaces expos�es (“pulv�risation de surface”), sans pulv�risation pr�alable de chaque couche, constitue le plus souvent une perte de temps et d’argent. On peut aussi laisser en place les housses de protection apr�s la fumigation et prot�ger ainsi les sacs contre les insectes. Avec cette m�thode, le traitement peut se limiter � la pulv�risation d’un insecticide liquide ou au poudrage d’un insecticide au ras du sol. On assure ainsi une protection excellente et durable, pour autant que les grains restent secs et frais (c’est-�-dire sans que la temp�rature ne d�passe sensiblement la temp�rature moyenne ambiante). Il faut toutefois �tre circonspect dans les r�gions de haute altitude o� les fluctuations quotidiennes de temp�rature peuvent �tre relativement importantes. Il est indispensable, en tout �tat de cause, de bien g�rer les magasins et de contr�ler r�guli�rement le bon �tat des housses. Il est bon, �galement, de surveiller la temp�rature afin de d�celer sans tarder toute infestation pouvant r�sulter, par exemple, d’une fumigation mal conduite ou d’une housse d�chir�e. L’utilisation de housses translucides, l�g�res, en poly�thyl�ne, comme couverture permanente lors des op�rations de fumigation, est d’ordinaire moins co�teuse et plus efficace que d’autres m�thodes; on peut en effet, dans une certaine mesure, voir � travers ces housses. Il est cependant recommand� de pr�voir un contr�le � distance de la temp�rature des piles en deux ou trois points de chacune d’elles.

On peut �galement, dans un magasin o� la ventilation est contr�l�e, prot�ger efficacement de grandes piles de sacs apr�s fumigation en traitant r�guli�rement le milieu ambiant aux insecticides. Ceux-ci seront appliqu�s assez souvent et au moment opportun. Il est indiqu� de proc�der � un traitement quotidien, de pr�f�rence au cr�puscule. Cette m�thode est particuli�rement int�ressante lorsqu’on utilise un insecticide tel que le dichlorvos. Les autres m�thodes que l’on pr�conise g�n�ralement (celles en particulier qui mettent en oeuvre des pyr�thro�des naturels ou synth�tiques) sont consid�r�es d’ordinaire comme �tant plut�t co�teuses pour des applications Journali�res. Une derni�re possibilit�, dans le cas des magasins que l’on peut rendre pratiquement �tanches aux gaz et qui sont prot�g�s en tout temps contre la p�n�tration d’insectes, consiste � proc�der � une fumigation int�grale. Cette m�thode assure une protection durable mais n�cessite une gestion des magasins et des op�rations de stockage extr�mement difficile � r�aliser lorsqu’on proc�de � des entr�es et des sorties de grain fr�quentes.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 3. EGRENAGE
3.1. Techniques d’�grenage
3.1.1. Choix du site
3.1.2. Expos� g�n�ral des m�thodes d’�grenage
3.2. Mat�riels d’�grenage
(introduction...)
3.2.1. Outils � �grener
3.2.2. Egrenoirs � main rotatifs
3.2.3. Egreneuses � bras mont�es sur b�ti
3.2.4. Egreneuses � moteur de grande capacit�

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 3. EGRENAGE

3.1. Techniques d’�grenage

3.1.1. Choix du site

Du point de vue purement �conomique, l’�grenage du ma�s devrait s’effectuer dans la zone ma�sincole ou � proximit� de celle-ci, soit au cours de la r�colte (au moyen par exemple d’une r�colteuse-�greneuse), soit dans une unit� de production proche. En effet, il existe une telle diff�rence de poids et de volume entre les �pis de ma�s non �gren�s et le ma�s en grains que l’�grenage du ma�s loin du point de r�colte accro�t consid�rablement les co�ts de transport. Il arrive n�anmoins, dans bien des cas, que le ma�s soit �gren� en dehors de la r�gion de culture. Ainsi, un grand moulin, situ� dans un centre urbain, pr�f�rera utiliser ses propres machines d’�grenage pour obtenir des grains de qualit� uniforme (teneur en eau appropri�e, absence de moisissures, d’agents contaminants, de mat�riaux pierreux, etc.) et disposer en tout temps de stocks suffisants.

Selon les circonstances, et ind�pendamment des consid�rations qui pr�c�dent, le ma�s peut �tre �gren�:

- dans les m�nages, manuellement;
- dans les moulins � fa�on;
- dans les petits moulins industriels;
- dans les grandes installations � cylindres;
- sur le terrain, en cours de r�colte.

Puisque le dossier porte essentiellement sur les m�thodes adapt�es aux petites unit�s de mouture, ce chapitre fera une large place aux techniques d’�grenage qui conviennent particuli�rement aux moulins � fa�on et aux petits moulins industriels. Il contient aussi, cependant, quelques informations sur les outils d’�grenage utilis�s dans les m�nages, afin d’encourager les artisans locaux � promouvoir leur emploi par les m�nages ruraux.

3.1.2. Expos� g�n�ral des m�thodes d’�grenage

Les m�thodes d’�grenage du ma�s font appel aux mat�riels suivants:

- outils � �grener, de divers mod�les et � d�bit variable;

- �grenoirs � main rotatifs;

- �greneuses � bras mont�es sur b�ti;

- petites �greneuses � moteur ou grandes �greneuses � bras dot�es de dispositifs de nettoyage et de calibrage; et

- �greneuses � moteur de grande capacit� dot�es de dispositifs d’alimentation, de nettoyage, de s�paration et d’ensachage.

Certaines �greneuses utilis�es avec les grands appareils � cylindres comportent un ensemble de d�panouillage; ce sont les r�colteuses-d�panouilleuses. Les machines d’�grenage dont il est question ci-dessus ont une capacit� de production horaire allant de 15 kg � plus de 4 tonnes (grandes �greneuses).

Incidences de la teneur en eau

Il est extr�mement difficile d’�grener des �pis de ma�s lorsque leur teneur en eau d�passe 25 pour cent; entre 17 et 25 pour cent, l’�grenage se fait mal. A ces teneurs �lev�es, en effet, les grains subissent d’importantes d�gradations m�caniques, l’�grenage est moins efficace et la consommation d’�nergie plus �lev�e. En g�n�ral, l’�grenage est le plus efficace lorsque les grains ont �t� convenablement s�ch�s (teneur en eau inf�rieure � 13 - 14 pour cent). Signalons � ce propos que les machines combin�es (r�colteuses-�greneuses) qui �gr�nent les �pis sur place apr�s les avoir cueillis et avant qu’ils ne soient suffisamment secs peuvent endommager jusqu’� 20 pour cent des grains (Waelti et Buckle, 1967).

Dommages provoqu�s par l’�grenage

Le ma�s, m�me s’il a �t� convenablement s�ch�, peut subir malgr� tout des d�gradations en cours d’�grenage (une partie des grains peut �tre �rafl�e ou bris�e). Ces d�gradations sont sans grande importance lorsque le ma�s est trait� peu de temps apr�s avoir �t� �gren� (pour �tre moulu ou cuit, par exemple). Si le ma�s en grains, par contre, doit �tre stock� pendant un certain temps, il pourra s’infester de parasites secondaires ou �tre envahi par des champignons qui se progageront sous la surface bless�e des grains. Ces alt�rations pourront se produire m�me si le grain est suffisamment sec et stock� dans de bonnes conditions.

L’�tendue des dommages subis lors de l’�grenage d�pend de la technique adopt�e, de l’habilet� de l’op�rateur et de la qualit� du ma�s. En g�n�ral, les m�thodes manuelles - � l’exception du raclage et du battage - et les petites �greneuses � moteur endommagent moins le grain que les �greneuses plus puissantes. Il faut relever que de nombreux exploitants n’utilisent pas leurs petites �greneuses de mani�re rationnelle et endommagent ainsi une part non n�gligeable de leur production. La raison de cet �tat de choses est la suivante: plusieurs mod�les d’�grenoirs rotatifs � manivelle sont dot�s d’un ressort r�glable qui permet d’accro�tre la pression exerc�e sur les �pis pour faciliter l’�grenage. La plupart des exploitants ne veulent pas perdre le ma�s non �gren�, mais comme ils ne veulent pas non plus faire l’effort de le r�cup�rer � la main, il r�glent le ressort de mani�re � assurer un �grenage int�gral. La forte pression ainsi exerc�e sur les grains endommage gravement leur surface et entra�ne des pertes importantes en cas de stockage ult�rieur prolong�.

Facteurs d�terminant le choix de la m�thode d’�grenage

Selon l’�chelle de la production, la quantit� requise de ma�s-grain peut �tre obtenue avec une ou plusieurs �greneuses. La technique d’�grenage la plus indiqu�e est celle qui r�duit au minimum le co�t unitaire de la production par kg ou par tonne pour un taux de pertes donn�, une qualit� de ma�s �gren�e d�termin�e (absence de sable, de mat�riaux pierreux et de parasites morts, par exemple) et une certaine qualit� de la mati�re premi�re (teneur en eau, taille et qualit� des �pis, souplesse relative de l’albumen des graines, etc.).

Lorsqu’on compare deux m�thodes d’�grenage, il faut tenir compte de toutes les op�rations annexes. Certaines machines assurent la totalit� de ces op�rations, d’autres une partie seulement; d’autres enfin n’effectuent que l’�grenage. Il faut donc tenir compte, dans toute �tude comparative, des co�ts entra�n�s par les op�rations annexes suivantes:

- d�panouillage;
- nettoyage;
- criblage;
- ensachage ou emballage, le cas �ch�ant.

Pour une qualit� donn�e de ma�s, le co�t de l’�grenage doit donc prendre en consid�ration:

- le co�t du d�panouillage;
- les co�ts du nettoyage et du criblage;
- le co�t de l’ensachage;
- les pertes provoqu�es par la pr�sence de grains ab�m�s si le ma�s �gren� doit �tre stock� (le prix de vente du ma�s-grain en mauvais �tat est inf�rieur � celui du ma�s sain).

Le chapitre 6 fournit des indications pour l’�valuation de ces co�ts et le choix de la m�thode la plus appropri�e.

Ce choix tiendra compte des variables ci-apr�s:

i) volume total de ma�s � traiter;
ii) dur�e effective de la campagne d’�grenage et de la journ�e de travail;
iii) capacit� effective de production des mat�riels � disposition;
iv) productivit� (main-d’oeuvre et mat�riel);
v) co�t des intrants: salaires, installations, mat�riel, taux d’int�r�t, �nergie, etc.

Les variables i) et ii) d�terminent le volume journalier minimal de ma�s � traiter. Plus la campagne d’�grenage est longue et plus la capacit� de stockage est �lev�e, plus ce volume sera faible.

Les variables iii) et iv) d�terminent le nombre d’�greneuses de tel ou tel type n�cessaire pour assurer la production journali�re minimale, compte tenu du fait que certaines machines ne permettent pas d’effectuer les op�rations annexes. Enfin, une fois connus le mat�riel n�cessaire et les besoins correspondants en main-d’oeuvre, en infrastructure et en �nergie, les variables v) d�termineront le co�t unitaire de production pour chaque m�thode d’�grenage.

Il convient de relever que le d�bit du mat�riel d’�grenage peut �tre affect� par:

- la qualification de la main-d’oeuvre et l’organisation des op�rations dans leur ensemble;
- la teneur en eau du ma�s cueilli;
- la taille et la qualit� des �pis;
- la n�cessit� de proc�der ou non � un d�panouillage pr�alable;
- le rythme de l’approvisionnement en �pis.

La capacit� effective sera souvent inf�rieure � la capacit� calcul�e, la diff�rence �tant g�n�ralement plus grande pour les �greneuses de grande capacit� que pour les petites, ce qui s’explique notamment par le fait que l’entretien et la r�paration des premi�res sont plus compliqu�s et plus longs que ceux des secondes, des machines manuelles en particulier.

3.2. Mat�riels d’�grenage

Il existe plusieurs types de mat�riel d’�grenage, suivant les �chelles et les conditions de production (utilisation par les m�nages, par de petits exploitants agricoles (en copropri�t�), location � la journ�e par des cultivateurs ind�pendants, moulins � fa�on, moulins industriels, etc.). Les cultivateurs utilisent souvent de petits �grenoirs rotatifs � manivelle; il s’agit d’un �quipement simple, efficace, peu co�teux et relativement durable, construit dans de nombreux pays en d�veloppement ou industrialis�s. A priori, n’importe quel pays en d�veloppement devrait pouvoir fabriquer ce type de machine. On trouve divers mod�les, compos�s d’un petit nombre de pi�ces de fonte. Un disque arm� de dents arrache les grains des �pis press�s contre lui par une plaque mobile � ressort de pression. Les �grenoirs ont des capacit�s de production variables, mais leur d�bit atteint le double au moins de celui des meilleurs outils tenus � la main, soit 100 kg de grain � l’heure environ.

Les �greneuses mont�es sur b�ti sont plus volumineuses; elles ont un d�bit sup�rieur et sont d’un emploi plus commode, mais leur prix est plus �lev�. Elles sont souvent �quip�es de dispositifs de nettoyage et de s�paration. Le calibre relativement important des grains de ma�s favorise l’utilisation de ventilateurs, pour souffler les poussi�res et les particules l�g�res, et de cribles simples � mouvement alternatif, pour �liminer le sable, les rafles et les grains bris�s ou trop petits. Selon le type d’�greneuse sur b�ti et le nombre d’op�rateurs, le d�bit peut �tre quatre fois sup�rieur � celui des petits �grenoirs rotatifs, et cela gr�ce � l’utilisation de paliers antifriction et d’un m�canisme d’entra�nement permettant d’atteindre une vitesse de fonctionnement �lev�e et r�guli�re. Le principe de l’�grenage est analogue � celui appliqu� dans les machines plus petites. L’une des principales diff�rences tient au fait que l’alimentation est assur�e non par une plaque de pression, mais par un tambour � rotation lente. La conception de la taille des �greneuses de grande capacit� permettent l’utilisation de petits moteurs, �lectriques ou � essence, notamment. Ces machines conviennent aux petits moulins industriels.

Les grandes installations d’�grenage enti�rement m�canis�es, d’un d�bit horaire de plusieurs tonnes, sont entra�n�es d’ordinaire par des moteurs diesels ou �lectriques. Un grand nombre de constructeurs offrent diff�rents mod�les commercialis�s par des concessionnaires de mat�riel agricole. Bien qu’il n’existe pas de mod�le standard, la plupart des �greneuses fonctionnent � peu pr�s selon le m�me principe. On a le choix entre un grand nombre de mod�les. Les �greneuses install�es en usine sont fixes et poss�dent un dispositif de manutention et d’alimentation appropri�. On trouve �galement des installations mobiles mont�es sur roues ou sur tracteur. Leur d�bit �lev� requiert l’utilisation d’un �l�vateur pour l’alimentation en �pis et d’un dispositif d’ensachage. La plupart des �greneuses comportent un tambour arm� de doigts, mont� sur un axe horizontal, qui tourne � 700 - 1 000 tours par minute. Ce tambour est entour� d’une t�le perfor�e dont les trous ont � peu pr�s la taille des grains et qui retient les �pis. Une chicane ralentit l’amen�e des �pis et maintient une pression optimale pour l’�grenage. Un ventilateur puissant expulse les rafles et les gros d�bris; un second ventilateur, plus petit, est souvent plac� � la sortie des grains pour souffler les poussi�res et les fines particules. Ces �greneuses permettent d’atteindre un d�bit horaire moyen de l’ordre de 900 kg par kW install�.

Le d�panouillage des �pis peut s’effectuer � l’aide d’une table sp�ciale mont�e � l’int�rieur de l’�greneuse. L’op�ration est habituellement r�alis�e par des paires de rouleaux tournant l’un contre l’autre en sens inverse et munis d’asp�rit�s qui arrachent les spathes et les soles. Il faut compter, dans ce cas, avec une certaine baisse du rendement d’�grenage. On fera bien de consulter les constructeurs sur la possibilit� de combiner les deux op�rations.

La dur�e de service des divers �l�ments de ces machines peut �tre consid�rable, aucune pi�ce ne subissant d’usure ou de frottement. Les stocks de pi�ces d�tach�es (roulements, �l�ments de tambour et vis) seront donc peu importants. Il est toutefois impossible de chiffrer la dur�e de service moyenne, car les constructeurs utilisent diff�rents mat�riaux. Le fonctionnement de ces machines ne n�cessite pas de main-d’oeuvre qualifi�e, puisqu’il suffit en g�n�ral de charger manuellement les �pis et de retirer le grain et les rafles; leur d�bit d�pend dans une large mesure de l’effectif des travailleurs qui leur sont affect�s (sp�cialement dans le cas des petites unit�s � chargement manuel).

3.2.1. Outils � �grener

Un certain nombre d’outils ont �t� mis au point pour am�liorer le rendement, combattre la monotonie du travail et �viter autant que possible les l�sions aux doigts. Ils permettent d’�grener de 8 � 15 kg de ma�s par heure. La figure 12 montre plusieurs outils de construction r�cente. Le tableau 7 renseigne � leur sujet (sources, mat�riaux constitutifs, degr� de qualification exig� par leur fabrication, co�t de fabrication, d�bit horaire). Tous ces outils peuvent �tre fabriqu�s localement avec des mat�riaux import�s ou disponibles sur place.

3.2.2. Egrenoirs � main rotatifs

Ces �grenoirs conviennent tout particuli�rement � la production � petite �chelle. Ils permettent d’atteindre un d�bit satisfaisant et sont d’ordinaire tr�s robustes. Leur fonctionnement est relativement simple, encore que le grain puisse �tre endommag� si l’appareil est mal r�gl�. La rotation de la manivelle force les �pis contre un disque arm� de crocs qui d�tache les grains. Les mod�les existants permettent de s�parer les rafles du grain, pour autant qu’on ait fix� l’appareil et am�nag� un dispositif pour recueillir les grains. Les mod�les des divers fabricants diff�rent par leur finition ext�rieure, le mat�riau dont ils sont faits et son �paisseur ainsi que leur degr� de pr�cision, ce qui explique que leur d�bit horaire puisse aller de 14 � 100 kg. Il est pr�f�rable de fabriquer ces �grenoirs en m�tal; toutefois, de bons artisans locaux pourront r�aliser des appareils similaires en bois.

Les pays industrialis�s produisent une vaste gamme d’�grenoirs � main rotatifs. Certains de ces appareils peuvent �tre adapt�s � la taille des �pis et �tre mont�s sur les b�tis de mod�les divers. Les figures 13 � 18 en donnent une br�ve description. Le lecteur pourra obtenir des informations compl�mentaires en s’adressant aux constructeurs cit�s � l’annexe II.

3.2.3. Egreneuses � bras mont�es sur b�ti

Ces �greneuses sont relativement performantes. Leur prix est sensiblement plus �lev� que celui des �grenoirs � main rotatifs, mais elles ont une capacit� de production tr�s sup�rieure et sont plus maniables. Le proc�d� de r�cup�ration du grain est le m�me, avec quelques modifications cependant permettant d’atteindre un d�bit sup�rieur (adjonction d’un volant, de rouleaux d’amenage des �pis, etc.). Ces machines comportent toutes un crible de nettoyage du grain ou un tarare � ventilateur; les rafles et le grain sont s�par�s de mani�re efficace. Le d�bit horaire varie de 40 kg (avec un seul travailleur) � 300 kg (avec un petit moteur et deux op�rateurs). Les mod�les diff�rent d’un constructeur � l’autre.

Ces machines conviennent plus particuli�rement aux petits moulins industriels. Les figures 19 � 21 pr�sentent deux types d’�greneuses mont�es sur b�ti.

3.2.4. Egreneuses � moteur de grande capacit�

Nous avons d�j� eu l’occasion de parler dans ce chapitre des �greneuses � moteur de grande capacit�. Nous n’en traiterons pas en d�tail, ces machines n’�tant g�n�ralement pas adapt�es � l’�grenage � petite �chelle. Les figures 22 � 25 en pr�sentent certains mod�les, fabriqu�s dans des pays en d�veloppement ou des pays industrialis�s.

Figure 12. Outils � �grener


Mod�le en m�tal soud�


Mod�le TPI en bois ouvr�


Mod�le Morogoro en planches


Egrenoir en tube de CPV


Mod�le Decker

Tableau 7
Caract�ristiques de quelques outils � �grener

Mod�le

Source

Description

Mat�riau constitutif

Qualification exig�e du constructeur

Co�t (fabrication locale)

D�bit horaire (kg)

Decker

Decker Manufacturing Co.
P.O. Box 368
Keokuk, IA 52632
USA

voir fig. 12




15

Morogoro

Prof. A.S. Ramo,
Universit� de
Dar-es-Salaam,
R�publique-Unie
de Tanzanie
(Appropriate Technology,
vol. 2, n°1, mai 1975)

voir fig. 12

Bois de sciage

Relativement �lev�e

Elev�

13

Ceneema

Bloc-notes du monde
rural, n° 13, juin 1977
B.P. 790, Yaound�,
Cameroun

voir fig. 12

M�tal soud�

Relativement �lev�e

Moyen

10

TPI

Rural technology guide,
n° 1, 1977 (Tropical
Products Institute,
Londres)

voir fig. 12

Bois ouvr�

Peu �lev�e

Peu �lev�

10

Tube de CPV

Dr. D.J. Hilton,
Universit� de Nairobi
(Appropriate Technology,
vol. 3, n° 2, ao�t 1976)

voir fig. 12

Tube de chlorure de polyvinyle coll�

Peu �lev�e

Peu �lev�

8

SATA

Swiss Association for
Technical Assistance,
P.O. Box 113, Katmandou,
N�pal

analogue � l’appareil Decker

T�le pli�e

Relativement �lev�e

Moyen

15


Figure 13. Egrenoir � main

Poids: 7 kg
D�bit horaire: 30-100 kg
Fabriqu� par:
Rajan Universal Exports Pvt Ltd
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 14. Egrenoir � main

Corps et plateau de fonte. Manivelle en acier � poign�e de bois. Plateau mobile avec ressort de pression auto-r�glable suivant la grosseur des �pis.

Poids: 6 kg

Plaque de fixation perc�e de 4 trous

D�bit horaire: jusqu’� 500 �pis

Fabriqu� par:
Renson Landrecies S.a.r.l.
(France)


Figure 15. Egrenoir � main

Ce petit appareil peut �tre fix� � une caisse en bois. Les �pis sont introduits dans un entonnoir et �gren�s au contact d’un disque rotatif.

Fabriqu� par:
Dandekar Brothers (Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 16. Egrenoir � main sur b�ti

Le plateau est press� par un ressort r�glable contre un disque arm� de crocs qui s�pare le grain des rafles.

D�bit horaire: 30-35 kg

Poids: 7 kg

Fabriqu� par:
Allied Trading Company (Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 17. Egrenoir � main

Ce petit �grenoir � main peut �tre fix� sur le bord du r�cipient destin� � recevoir le grain, les rafles �tant rejet�es � l’ext�rieur. La pression peut �tre adapt�e � la grosseur des �pis.

Fabriqu� par:
Brown and Clapperton Ltd.,
(Malawi)

Source: Commonwealth Secretariat
(1981)


Figure 18. Egrenoir � main “Atlas”

L’appareil peut �tre fix� � une caisse en bois en serrant les �crous � oreilles de ses deux brides. Les �pis d�panouill�s sont introduits dans l’entonnoir de la machine et �gren�s au contact d’un disque de 20 cm de diam�tre. Le ma�s-grain tombe dans la caisse, tandis que les rafles sont retenues et finalement rejet�es par la machine. La pression du ressort peut �tre adapt�e � la grosseur des �pis.

D�bit horaire maximal: 120 kg
Poids: 7 kg

Construit par:
R. Hunt and Co. Ltd.
(Royaume-Uni)

Source: ITDG (1985)


Figure 19. �greneuse � p�dalier “ABMS/8” mont�e sur socle

Les �pis d�panouill�s sont introduits � la main dans les deux orifices d’une tr�mie et �gren�s par passage entre deux meules m�talliques. La machine n’est pas �quip�e d’une grille, mais un tarare � ventilateur rejette les d�bris l�gers. Cette �greneuse est actionn�e par un p�dalier (figure) mais peut aussi �tre entra�n�e par un moteur � essence ou un petit moteur �lectrique de 0,4 kW environ. Son d�bit horaire peut atteindre 800 kg.

Construit par:
Alvan Blanch Development Co. Ltd
(Royaume-Uni)

Source: ITDG (1985)


Figure 20. �greneuse � bras mont�e sur b�ti

Cette �greneuse, mont�e sur b�ti, existe en deux mod�les: le petit, manuel, d’un d�bit horaire de 80-100 kg, est actionn� par une manivelle; le grand, qui peut �tre entra�n� par manivelle ou par moteur, a des d�bits horaires maximaux de 150-200 kg (mod�le � bras) et de 300 kg (mod�le � moteur), respectivement.

Construit par:
SISMAR
(S�n�gal)

Source: ITDG (1985)


Figure 21. Egreneuse sur b�ti (� bras et � moteur)

Poids: 70 kg
D�bits horaires:
� bras: 100 - 120 kg
� moteur: 200 - 300 kg

Puissance requise: 0,75 kW

Construit par:
Cossul & Co. Pvt. Ltd.
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 22. Egreneuse � moteur

D�bit horaire: 1 500 kg

La machine s�pare les poussi�res et les glumes du grain.

Puissance requise: 3,8 kW

Construit par:
Dandekar Brothers
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 23. Egreneuse � ma�s �quip�e d’un tarare

La machine est �quip�e d’un tarare � ventilateur

D�bit horaire: 1 500 - 1 800 kg

Puissance requise: 3,8 kW

Construit par:
Allied Trading Company
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 24. Egreneuse � ma�s “Sherpur” de grande capacit�

Poids total: 200 kg

D�bit horaire: 1500 - 2500 kg

Puissance requise: 3,8 kW (diesel ou �lectrique)

Construit par:
Union Forgings
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 25. Egreneuse � moteur “Bamba 7” de grande capacit�

Puissance requise: 4 kW (moteur �lectrique)
7,2 kW (moteur diesel ou � essence;
prise de force)
Vitesse des batteurs: 800 t/mn
D�bit horaire: 1 500-2 000 kg (ma�s)
Poids: 200-450 kg (selon �quipement)
Autres c�r�ales: mil, sorgho, ni�b�, soja,
riz et bl� (adaptation du diam�tre des trous)

Construit par: Ets J. Bourgoin (France)

L’�greneuse “Bamba 7” polyc�r�ales � battes amovibles et contre-�greneurs interchangeables comprend un ensemble de 4 toiles �pointeuses, une goulotte d’alimentation des �pis, un ventilateur de nettoyage, un syst�me vibrant d’�jection des d�chets avec r�cup�ration des grains, une vis lat�rale d’�vacuation des grains propres et un aspirateur de poussi�res �purant l’air autour du poste de travail. Le grain peut soit �tre recueilli dans des sacs pos�s � terre (gr�ce � une vis courte et 2 bouches d’ensachage), soit �tre d�vers� directement dans une remorque (gr�ce � une vis longue).

Il existe, outre un mod�le fixe sur b�ti, un mod�le mont� sur essieu escamotable avec barre d’attelage permettant la traction par v�hicule ou animaux. Cette machine peut aussi �tre port�e sur tracteur gr�ce � un attelage 3 points universel. Elle peut �tre coupl�e � la prise de force d’un tracteur.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
(introduction...)
4.1. Pr�traitement du ma�s destin� � la mouture
4.2. Description des techniques de mouture
4.3. Moulins � eau
4.4. Moulins � meules m�talliques ou � meules de pierre et broyeurs � marteaux
4.4.1. Moulins � meules m�talliques
4.4.2. Broyeurs � marteaux
4.4.3. Moulins � meules de pierre (naturelle ou artificielle)
4.4.4. Rendements compar�s des moulins � meules et des broyeurs � marteaux
4.4.5. Maintenance des moulins et broyeurs � moteur
4.5. Appareils � cylindres

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS

Il existe de nombreuses techniques de mouture suivant les �chelles de production et les types et qualit�s de farine de ma�s que l’on veut obtenir. Les installations les plus modestes sont destin�es aux m�nages (mortiers et pilons, petits moulins � bras), alors que les plus Importantes utilisent en g�n�ral des appareils � cylindres. Pour les �chelles de production interm�diaires, on se sert de moulins � meules de pierre ou � meules m�talliques ou encore de broyeurs � marteaux. Ce dossier portant essentiellement sur la production � petite �chelle, nous insisterons sur ces derni�res techniques et ne donnerons qu’un bref aper�u de la technologie des appareils � cylindres. Nous n’examinerons pas non plus les m�thodes de mouture utilis�es dans les foyers; en effet, dans les r�gions rurales, les femmes s’adressent de plus en plus � des moulins � fa�on ou communautaires pour se consacrer � des activit�s plus productives.

4.1. Pr�traitement du ma�s destin� � la mouture

En g�n�ral, le ma�s non trait�, �gren� et s�ch� est simplement transform� en semoule ou en farine pour la pr�paration de produits traditionnels. Certains de ceux-ci exigent toutefois un traitement pr�alable du ma�s.

En Am�rique centrale et en Am�rique du Sud, le ma�s sert souvent, dans les m�nages comme dans le commerce, � la pr�paration de galettes sans levain, les “tortillas”. Avant la mouture, le grain est bouilli pendant 15 � 20 minutes dans une solution alcaline d’hydroxyde de sodium et de calcium; cette m�thode de cuisson alcaline du grain de ma�s entier s’appelle la nixtamalisation. Ce traitement d�tache le son et l’opercule terminal que l’on peut facilement �liminer, en m�me temps que tout exc�s alcalin, par simple lavage. A ce stade, le grain l�g�rement ramolli peut �tre moulu � l’�tat humide dans un moulin m�canique � meules m�talliques pour obtenir de la p�te � tortillas (“masa”). Lorsqu’on d�sire des tortillas fra�ches, la “masa” est form�e et culte sur place. Oh peut aussi, apr�s avoir proc�d� au m�me traitement alcalin et � un rin�age, faire s�cher le grain l�g�rement ramolli dans un four � p�trole ou �lectrique, le moudre dans un broyeur � marteaux, le conditionner et le commercialiser sous forme de farine instantan�e pour tortillas. Ce pr�traitement conf�re au produit final un go�t caract�ristique tr�s appr�ci� et augmente la valeur nutritive du ma�s.

Les grains de ma�s peuvent aussi �tre l�g�rement grill�s avant d’�tre moulus. En Am�rique centrale, une boisson ou un brouet local particuli�rement appr�ci� - le pinol ou pinolillo - est un m�lange de farine compl�te de ma�s grill� (moulue dans un broyeur � marteaux), de f�ves de cacao grill�es et d’autres c�r�ales et d’�pices telles que la muscade et la cannelle. Le grillage du ma�s en renforce l’ar�me et le rend plus digestible, gr�ce � la g�latinisation de l’amidon. On retarde �galement, de cette mani�re, le processus de rancissement, en rendant inactifs les enzymes de la farine. La dur�e de conservation du produit s’en trouve prolong�e.

4.2. Description des techniques de mouture

Il existe deux techniques principales de mouture: dans l’une, le grain est moulu directement sans avoir subi de traitement pr�alable; dans l’autre, on le soumet � certains traitements avant la mouture. La premi�re m�thode donne la farine compl�te, qui contient le son et le germe, alors que la seconde permet d’obtenir toute une gamme de produits, y compris des farines partiellement ou totalement d�germ�es.

La production de farine compl�te est r�alis�e selon le premier proc�d� dans trois types de moulins ou de broyeurs: des moulins � meules m�talliques, des moulins � meules de pierre et des broyeurs � marteaux. La production de ces moulins varie de 25 kg/h pour les moulins � meules � plus de 10 000 kg/h pour certains broyeurs � marteaux de grande capacit�. Les principales caract�ristiques techniques de ces trois types de moulins ressortent du tableau 8. Ils peuvent tous �tre entra�n�s par l’�nergie hydraulique ou par des moteurs diesels ou �lectriques entre autres.

Tableau 8
Donn�es techniques relatives � quelques types de moulins et broyeurs


Type de machine

Caract�ristiques

Moulins � meules m�talliques

Broyeurs � marteaux

Moulins � meules de pierre

Vitesse de rotation (tours/mn)

600

Jusqu’� 3 600

600-800

Puissance du moteur �lectrique (kW)

0,4-4

2-150

0,4-15

Diam�tre des meules (cm)

25

-

20-56 (v)*
61-71 (h)*

D�bit horaire moyen par kW (kg)

67

74

80 (v)*
87-107 (h)*

D�bit horaire moyen (kg)

27-270

148-11 100

32-1 200 (v)*
35-1 600 (h)*

v*: Meules verticales
h*: Meules horizontales

Certains moulins � meules m�talliques de faible capacit� peuvent avoir recours � l’�nergie animale ou �olienne. Certaines machines peuvent �tre coupl�es � la prise de force d’un tracteur. La farine compl�te peut �tre tamis�e pour en �liminer les gros morceaux de son et de germe. Ces machines peuvent �tre dot�es de dispositifs pour le nettoyage du grain et son tamisage. Les moulins � eau sont, pour la plupart, des moulins artisanaux, alors que les autres moulins ou broyeurs � moteur peuvent, selon leur lieu d’installation et leur �chelle de production, �tre soit des moulins artisanaux, soit des moulins industriels.

Le choix du type de moulin est d�termin�, d’ordinaire, par les pr�f�rences locales, l’�chelle de production envisag�e et le type de produit. Les moulins � meules m�talliques sont extr�mement r�pandus dans certaines r�gions d’Afrique occidentale (au Cameroun, au Ghana, au Nig�ria et en Sierra Leone, par exemple), alors que les broyeurs � marteaux sont couramment utilis�s en Afrique orientale (Kenya, Malawi, R�publique-Unie de Tanzanie). Les moulins � meules de pierre pour la mouture s�che du ma�s pr�dominent en Am�rique centrale et en Am�rique du Sud, dans le sous-continent indien, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Les broyeurs � marteaux sont surtout utilis�s pour la production d’aliments moulus destin�s aux animaux, notamment en Afrique occidentale, en Indon�sie et en Am�rique centrale.

La seconde technique de mouture est utilis�e avec les appareils � cylindres, o� le ma�s subit une s�rie de pr�traitements (nettoyage, conditionnement, d�germage, blutage, r�duction, etc). Ces moulins produisent un certain nombre de produits destin�s � diverses pr�parations alimentaires. La composition de quelques-uns de ces produits et les rendements correspondants des op�rations de mouture sont indiqu�s au tableau 9. L’�ventail des produits varie g�n�ralement, d’un moulin � l’autre, en fonction des besoins du march�. Le taux d’extraction des produits transform�s secs est de l’ordre de 80 pour cent. En g�n�ral, la plus grande partie de la production est compos�e de grits d�graiss�s ou de farines de premi�re qualit� d�lipid�es ayant une teneur en mati�res grasses inf�rieure � 1 pour cent, tandis qu’une petite partie est constitu�e par des farines de moindre qualit� ayant une teneur en mati�res grasses comprise entre 1 et 2 pour cent, les sous-produits (le germe et le son) constituant les 20 pour cent restants. Le germe est trait� d’ordinaire pour obtenir de l’huile, alors que le son est utilis� pour l’alimentation animale.

La capacit� de production des appareils � cylindres modernes varie entre 48 et 300 tonnes de ma�s par 24 h (soit 2000 � 12500 kg/h). On trouve cependant quelques installations plus petites dont la production se limite � 7-9 tonnes de ma�s par 24 h (soit 300 - 400 kg/h). Le Central Food Technological Research Institute, en Inde (voir l’annexe III), a r�cemment mis au point un petit appareil � cylindres qui est livr� cl�s en mains pour la production d’un petit nombre de produits d�riv�s du ma�s, en particulier dans les r�gions rurales. Les plans d�taill�s de cet appareil peuvent �tre obtenus, pour une somme modique, aupr�s de cette institution.

Les sections qui suivent fournissent des informations techniques sur les moulins � meules de pierre ou � meules m�talliques et sur les broyeurs � marteaux. Les appareils � cylindres ne seront qu’�voqu�s, car ils n’entrent pas dans le cadre de ce dossier.

4.3. Moulins � eau

Les moulins � eau sont essentiellement des moulins � meules de pierre entra�n�es par le courant. Une section distincte (4.4.3) sera consacr�e aux moulins � meules de pierre fonctionnant au moyen de moteurs diesels ou �lectriques.

Les moulins � eau de type classique comportent deux meules horizontales, plates, circulaires, situ�es l’une au-dessus de l’autre sur un axe commun. Ils sont couramment utilis�s sur les hauts plateaux d’Afrique orientale, dans l’Himalaya et dans les Andes qui comptent beaucoup de torrents rapides. La figure 26 pr�sente la coupe transversale d’un moulin � meules actionn� � l’eau.

Tableau 9
Produits d�riv�s du ma�s d�germ� Rendement et composition (valeurs courantes)

Produits d�germ�s*

Rendement de mouture
(pour cent)

Plage habituelle des particules (mm)

Humidit�

Lipide

Fibres

Cendres

Prot�ines




------------------ (pour cent) ------------------

Grits en flocons

12

3,4-5,8

14

0,7

0,4

0,4

8,4

Gruau grossier

15

1,4-2,0

13

0,7

0,5

0,4

8,4

Gruau moyen

23

0,65-1,4

13

0,8

0,5

0,5

8,0

Semoules

3

0,30-0,65

12

1,2

0,5

0,6

7,6

Farines

4

moins de 0,2

12

2,0

0,7

0,7

6,6

* Obtenus par des proc�d�s fournissant une s�rie de produits. Le rendement et la composition des produits d�pendent des sp�cifications fix�es dans chaque cas.

Le courant (d�bit minimal �gal � 500 l/s environ) fait tourner une roue � aubes en bois qui entra�ne la meule sup�rieure par l’interm�diaire d’un arbre vertical en bols; cette meule tourne � une vitesse d’environ 120 t/mn sur la meule inf�rieure qui est fixe (James, 1982; Temple, 1974; Ndambuki, 1981) (figure 27). Le grain est distribu� par une tr�mie d’alimentation (dont l’orifice de sortie a un diam�tre de 15 cm environ) au centre de la meule sup�rieure dont la rotation l’entra�ne vers la p�riph�rie pendant la mouture. Des rainures taill�es dans les meules favorisent le mouvement du grain; leur profondeur d�cro�t progressivement du centre vers la p�riph�rie, le ma�s �tant ainsi moulu en granules de plus en plus fins. La mouture est recueillie dans une rigole externe. L’�cartement des meules peut �tre r�gl� au moyen d’un simple coin, ce qui modifie la pression de mouture et permet d’obtenir des farines de textures diverses.

Les moulins � eau courants, �quip�s de meules de 75 cm de diam�tre environ, produisent de 25 � 50 kg de farine par heure, selon le degr� de finesse d�sir� et la vitesse de rotation des meules, elle-m�me fonction du d�bit liquide.

Les moulins � eau peuvent �tre construits par les artisans locaux � partir de mat�riaux trouv�s sur place. Quant aux meules elles-m�mes, elles peuvent �tre soit fabriqu�es et taill�es sur place, soit import�es.


Figure 26. Coupe verticale d’un moulin � eau


Figure 27. D�tails de la tr�mie d’alimentation en grain

Source: Temple (1974)

4.4. Moulins � meules m�talliques ou � meules de pierre et broyeurs � marteaux

4.4.1. Moulins � meules m�talliques

Dans les moulins � meules m�talliques (que l’on d�signe, parfois aussi, sous les noms de moulins � disques ou moulins � plateaux), la mouture est r�alis�e par deux disques m�talliques parall�les log�s � l’int�rieur d’un carter (figure 28). La machine elle-m�me est mont�e sur un b�ti (acier sp�cial, fonte aci�r�e, etc.) ou sur un socle. L’un des disques est fixe, l’autre �tant entra�n� par une courroie reli�e � un moteur �lectrique (0,4 -4 kW) ou � un moteur diesel (11 - 19 kW). Il existe aussi des mod�les qui peuvent �tre branch�s sur la prise de force d’un tracteur.

Le disque mobile tourne � une vitesse de l’ordre de 600 t/mn. Le grain sortant d’une tr�mie est amen� par une vis sans fin dans l’intervalle qui s�pare les deux meules; l’�cartement de celles-ci peut �tre modifi� selon la finesse de mouture d�sir�e. Les meules portent des rainures destin�es � faciliter le cisaillement et l’�crasement des grains. On peut utiliser des meules ayant des reliefs vari�s et produire ainsi des farines de diff�rentes textures. La production horaire des moulins � meules m�talliques d�pend de la finesse de mouture d�sir�e, de la vari�t� du grain et de sa teneur en humidit�. Les moulins �lectriques ont un d�bit horaire de 67 kg par kW environ. Ainsi, un moulin �quip� d’un moteur �lectrique de 4 kW peut moudre approximativement 270 kg de grain par heure. Dans certaines r�gions d’Am�rique centrale et d’Afrique occidentale (par exemple au Nig�ria), les moulins � meules m�talliques sont utilis�s pour le broyage humide du ma�s. Dans ce cas, les constructeurs recommandent d’ordinaire des meules � cannelures plus fines que celles qui sont utilis�es pour le broyage � sec.

Quelques pays en d�veloppement fabriquent des moulins � meules m�talliques �quip�s de moteurs import�s, alors que d’autres importent des moulins compl�tement �quip�s. Les figures 29 � 32 illustrent quatre mod�les construits dans des pays en d�veloppement ou des pays industrialis�s.

4.4.2. Broyeurs � marteaux

Les broyeurs � marteaux utilis�s dans les pays en d�veloppement pour la mouture s�che du ma�s-grain sont souvent import�s d’Europe ou des Etats-Unis. A l’heure actuelle, cependant, un nombre grandissant de ces pays se sont mis � construire des broyeurs de qualit� g�n�ralement satisfaisante.

Mod�les et capacit�s de production varient selon les constructeurs. Ces broyeurs sont g�n�ralement en fonte; leur arbre, horizontal, est entra�n� par une source d’�nergie ext�rieure, moteur �lectrique ou diesel, g�n�ralement. Certains mod�les peuvent aussi �tre coupl�s � la prise de force d’un tracteur. La puissance des moteurs �lectriques varie entre 2 et 150 kW, selon la taille et le mod�le de broyeur.

Un ou plusieurs rotors mont�s sur l’arbre moteur et �quip�s de marteaux tournent � l’int�rieur d’un carter (figure 33); la vitesse de rotation peut atteindre 3 600 t/mn. Les marteaux sont soit fixes (en fonte), soit articul�s (acier chrom� � 1 pour cent); leur nombre est compris entre 1 et 32.


Figure 28. Coupe verticale sch�matique d’un moulin � meules m�talliques


Figure 29. Moulin � meules m�talliques r�versibles “CLB”

Diam�tre des meules: 260 mm
Vitesse de rotation: 500-1000 t/mn
Puissance requise: 2,6-5,2 kW
(selon vitesse)
D�bit horaire: 60-200 kg
Poids: 150 kg (sans moteur)

Construit par:
Etablissements Champenois
(France)


Figure 30. Moulin � meules m�talliques “Amuda”

Un m�canisme � ressort assure le d�brayage des meules si une mati�re dure p�n�tre dans la machine. Le dispositif d’alimentation � secousses est r�glable.
La machine convient � diff�rentes c�r�ales.
Son d�bit horaire peut atteindre 180 kg de produit sec avec un moteur de 3-3,7 kW

Construit par:
Rajan Universal Exports Pvt. Ltd.
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 31. Moulin � meules m�talliques “Premier 127” sur socle

D�bit horaire maximal: 100 kg

Puissance requise: 0,7 - 1,5 kW
(moteur �lectrique ou � essence)

Construit par:
R. Hunt and Co. Ltd.
(Royaume-Uni)

Source: ITDG (1985)


Figure 32. Moulin � meules m�talliques “Diamant S-10”

Poids: 105 - 340 kg

D�bit horaire: 300 - 1 100 kg

Puissance requise: 3,7 - 11 kW

Construit par:
ABC Hansen A/S
(Danemark)

Source: ITDG (1985)


Figure 33. Sch�ma d’un broyeur � marteaux

Une grille semi-circulaire est dispos�e � la partie inf�rieure de la chambre de broyage. Le ma�s doit �tre broy� assez fin pour que la mouture puisse passer � travers la grille; il existe diff�rentes grilles pour les diverses sortes de farines. L’alimentation est assur�e par une tr�mie plac�e au-dessus de la chambre de broyage.

Dans les broyeurs � marteaux, les grains sont �cras�s lorsqu’ils frappent les marteaux, la grille m�tallique et le carter de la chambre de broyage, alors que, dans les moulins � meules, les grains sont cisaill�s. L’impact des grains les uns contre les autres contribue � leur fragmentation. La mouture reste dans la chambre de broyage jusqu’� ce qu’elle soit assez fine pour traverser la grille.

Le d�bit varie selon la puissance du moteur, la dimension des trous de la grille, la teneur en eau du ma�s et la vari�t� de ma�s � laquelle on a affaire. A titre d’indication, le d�bit horaire par kW est de l’ordre de 74 kg pour du ma�s contenant 16 pour cent d’eau et avec une grille � trous de 3 mm de diam�tre. Dans les mod�les plus puissants (plus de 5 kW), la reprise du produit broy� se fait par un ventilateur qui assure �galement son refroidissement et celui du broyeur. Dans les mod�les plus petits (puissance inf�rieure � 5 kW), le produit est extrait par gravit� � la base du broyeur.

Les figures 34 � 37 repr�sentent divers broyeurs � marteaux.

4.4.3. Moulins � meules de pierre (naturelle ou artificielle)

Dans les moulins � meules de pierre de type classique, le ma�s en grains est d�vers� dans une tr�mie tronconique ou pyramidale d’o� il est admis dans la chambre de broyage par un clapet. Dans certains mod�les, un dispositif � secousses et une grille retiennent les grosses impuret�s. La mouture des grains se fait par cisaillement entre deux meules � surface plate, de m�me diam�tre et de m�me nature. L’une des meules est fix�e � la paroi de la chambre de broyage, l’autre �tant solidaire d’un arbre entra�n� par une source d’�nergie ext�rieure (moteur �lectrique ou diesel ou prise de force d’un tracteur). La figure 38 repr�sente la section d’un moulin � axe horizontal.

Le ma�s sortant de la tr�mie passe par un trou am�nag� au centre de la meule fixe et p�n�tre dans l’interstice qui s�pare les deux meules. Les grains sont broy�s par le frottement de la meule rotative contre la meule fixe et chass�s vers la p�riph�rie. Les meules peuvent avoir un axe de rotation vertical ou horizontal. Le type vertical, illustr� � la figure 38, est le plus courant.

Selon la puissance de la machine, les meules sont en pierre naturelle (gr�s, silex) ou artificielle (�meri, corindon, carbure de silicium, bak�lite vitrifi�e, etc.).


Figure 34. Broyeur � marteaux “Kusinja”

Broyeur con�u pour �tre entra�n� par un moteur diesel d’une puissance de 7-15 kW. Son d�bit est fonction de la puissance du moteur; 11 peut atteindre 150 kg/h avec un moteur de 7 kW et 400 kg/h avec un moteur de 15 kW.

Construit par:
Brown and Clapperton Ltd.
(Malawi)

Source: Commonwealth Secretariat (1981)


Figure 35. Broyeur � marteaux “Atom”

Petit broyeur con�u pour �tre entra�n� par un moteur de 3,7 � 5,2 kW. Il est �quip� de marteaux r�versibles, de grilles et de paliers herm�tiques. Son d�bit horaire moyen est de 180 kg.

Construit par:
Brown and Clapperton Ltd.
(Malawi)

Source: Commonwealth Secretariat (1981)


Figure 36. Broyeur � marteaux “Manik”

Ce broyeur, sp�cialement adapt� � la mouture, existe en quatre mod�les. Ses marteaux sont r�versibles et peuvent �tre utilis�s sur leurs quatre faces avant d’�tre chang�s. Une soufflante propulse la semoule ou la farine dans un cyclone muni d’une tr�mie d’ensachage

D�bit horaire: 90-1 100 kg
Puissance requise: 6 - 45 kW

Construit par:
Manik Engineers
(R�publique-Unie de Tanzanie)

Source: ITDG (1985)


Figure 37. Broyeur � marteaux “Ndume”

Il existe trois mod�les de ce broyeur, sp�cialement con�u pour la mouture du ma�s. Les marteaux sont r�versibles. Une soufflante mont�e � la sortie de la chambre de mouture achemine le produit vers la tr�mie d’un cyclone. Le mod�le ND20, le moins puissant, peut �tre entra�n� par un moteur de 9-19 kW. Le mod�le ND30 a un d�bit deux fois sup�rieur; il est �quip� d’une grille sp�ciale qui renvoie au broyeur, pour y �tre broy�es une nouvelle fois, les particules trop grossi�res. Il peut �tre entra�n� par un moteur de 12 kW. Le mod�le GM40 est sp�cialement con�u pour �tre accoupl� � la prise de force d’un tracteur.

D�bits horaires: 200 - 950 kg

Construit par:
Ndume Products Ltd.
(Kenya)

Source: ITDG (1985)


Figure 38. Coupe verticale, sch�matique, d’un moulin � meules de pierre, � moteur et � axe horizontal

Le diam�tre des meules est variable; il d�pend des mod�les et de leur importance. En raison de leur poids et de la difficult� � les caler en position verticale, les meules verticales ont un diam�tre inf�rieur (20 -56 cm) � celui des meules horizontales (61 - 71 cm). On trouve cependant, chez certains fabricants, des meules verticales de 71 et 81 cm de diam�tre et des meules horizontales de 30 et 41 cm. Dans les moulins � meules horizontales, les grains sont chass�s vers la p�riph�rie par la force centrifuge, alors que la pesanteur acc�l�re leur chute dans les moulins � meules verticales.

La puissance des moteurs �lectriques des moulins � meules de pierre varie de 0,4 � 15 kW, selon le d�bit du moulin et le diam�tre des meules. La puissance d�termine la vitesse de rotation des meules, comprise entre 600 et 800 t/mn; les meules plus petites tournent plus vite que les plus grandes. Pour un moulin � meules de pierre horizontales de type courant, la vitesse maximale de rotation ne d�passe pas 400 - 500 t/mn avec des meules d’un diam�tre sup�rieur � 61 cm.

Le d�bit de mouture est fonction de la puissance du moteur, de la vitesse de rotation et du diam�tre des meules, de la vari�t� de ma�s et du degr� de finesse d�sir�. Le d�bit horaire moyen d’un moulin � meules verticales est de 80 kg/kW, alors qu’il peut atteindre 107 kg/kW pour des meules horizontales de grand diam�tre. Les d�bits horaires moyens des moulins � meules de pierre s’�chelonnent donc de 33 � 1 600 kg selon la puissance du moteur, le diam�tre et la position (verticale ou horizontale) des meules, le type de ma�s et la finesse d�sir�e.

Les meules peuvent �tre fabriqu�es en:

- pierre naturelle;

- particules d’abrasif naturel agglom�r�es par du ciment ou un autre mat�riau appropri�. D’autres composants, tels que l’�meri, le corindon, le gr�s ou le silex, peuvent �tre ajout�s � la masse;

- abrasif artificiel (carbure de silicium ou corindon artificiel ou m�lange de ces deux mat�riaux agglom�r�s par un ciment d’oxychlorure de magn�sium). Le carbure de silicium vitrifi� ou qui a subi un traitement thermique aura une dur�e de vie accrue.

Les meules sont entour�es d’ordinaire d’un carter m�tallique. Elles sont stri�es pour faciliter le cisaillement des grains et leur migration vers la p�riph�rie des meules.

Le carter de la plupart des moulins � meules de pierre est en fonte; certains mod�les ont encore un encoffrement de bois.

De nombreux pays en d�veloppement fabriquent des moulins � meules de pierre pour l’usage local ou l’exportation vers des pays voisins; les moteurs, par contre, sont souvent import�s.

Les figures 39 � 43 pr�sentent divers types de moulins � meules de pierre fabriqu�s dans des pays industrialis�s ou des pays en d�veloppement.

4.4.4. Rendements compar�s des moulins � meules et des broyeurs � marteaux

Il ressort des donn�es qui pr�c�dent que les broyeurs � marteaux sont les mieux adapt�s aux moutures fines. Les moulins � meules m�talliques consomment en g�n�ral davantage d’�nergie que les broyeurs � marteaux lorsqu’on veut obtenir une mouture fine, en particulier lorsque les grains de ma�s ont une forte teneur initiale en eau.


Figure 39. Moulin � meules de pierre “Junior” � axe horizontal

Diam�tre des meules (�meri-corindon): 200 mm
Vitesse de rotation: 450 t/mn
D�bit horaire: 100-200 kg
Puissance requise: 0,75 - 1,5 kW

Construit par:
Etablissements A. Gaubert
(France)


Figure 40. Moulin � meules de pierre naturelle “DS”

Diam�tre des meules: 400 mm
D�bit horaire: 230 - 270 kg
Puissance requise: 4,5 - 5,2 kW

Construit par:
Dandekar Brothers
(Inde)

Source: ITDG (1985)


Figure 41. Moulin � meules de pierre “Le Moderne”

Moulin �quip� de meules de 300 mm de diam�tre en carbure de silicium agglom�r� et d’un r�glage par vis de la finesse de mouture.

D�bit horaire: 100 - 350 kg

Puissance requise: 2,6 - 3,7 kW

Construit par:
Renson Landrecies S.a.r.l.
(France)

Source: ITDG (1985)


Figure 42. Moulin � meules “Reixit”

Moulin � meules verticales en corindon vitrifi� d’un diam�tre compris entre 250 et 300 mm.
Vitesse de rotation: 700-800 t/mn
Distribution � secoueur r�glable par levier.
Volant de r�glage de la finesse de mouture.
Le mod�le illustr� (Mll V) comprend un adaptateur pour prise de force.

D�bits horaires: 150-300 kg (selon mod�le)
Puissance requise: 2,2 - 3,7 kW

Construit par:
Etablissements Tixier Fr�res
(France)


Figure 43. Moulin “Diamant” � meules de pierre verticales

Diam�tre des meules: 300, 400 ou 500 mm (selon mod�le)
Vitesse de rotation: 525-750 t/mn
Puissance requise: 1,5 - 11 kW
D�bit horaire: 100 - 700 kg
Poids (avec moteur �lectrique): 170 - 450 kg

Construit par:
ABC Hansen A/S
(Danemark)

L’exploitation des moulins � meules m�talliques semble donc devoir �tre plus on�reuse. Pour am�liorer le rendement des moulins � meules m�talliques, on peut piler ou aplatir le grain avant la mouture; cette op�ration est superflue avec les broyeurs � marteaux.

Les broyeurs � marteaux de grande capacit� sont �quip�s de soufflantes qui refroidissent les pi�ces de la machine et la mouture produite. Ces �quipements n’existent en g�n�ral ni dans les moulins � meules m�talliques, ni dans les moulins � meules de pierre. Toutefois, comme une �l�vation de la temp�rature du ma�s moulu peut r�duire sa valeur nutritive et sa dur�e de conservation, les constructeurs de meules recommandent de ne pas d�passer la vitesse optimale de rotation de plus de 25 pour cent.

4.4.5. Maintenance des moulins et broyeurs � moteur

Un entretien r�gulier s’impose si l’on veut que ces machines conservent un bon rendement. Toutes les pi�ces mobiles, en particulier, seront p�riodiquement lubrifi�es (chaque semaine, par exemple).

Nombre de meules et de marteaux sont r�versibles et peuvent �tre utilis�s un certain temps avant de devoir �tre aff�t�s, retaill�s ou remplac�s, selon les cas. En g�n�ral, les marteaux doivent �tre aff�t�s chaque semaine et les meules m�talliques, toutes les trois � quatre semaines. En cas d’usure excessive, on peut rendre � certains marteaux en acier leur forme initiale en les rechargeant par soudage. Si l’on utilise un mat�riau appropri�, l’extr�mit� recharg�e peut �tre plus r�sistante et par cons�quent plus durable que la pi�ce d’origine. Les pierres naturelles, quant � elles, s’usent plus rapidement que les pierres artificielles et doivent �tre retourn�es ou remplac�es plus r�guli�rement; elles sont cependant moins co�teuses � l’achat. Il convient de souligner que la dur�e de vie des organes de broyage (marteaux ou meules) peut �tre prolong�e si l’on �limine les corps �trangers d’origine min�rale (les fragments de pierre et de m�tal et le sable, par exemple) avant de proc�der � la mouture du grain.

4.5. Appareils � cylindres

Les appareils � cylindres ont, par rapport aux moulins et aux broyeurs que l’on vient de d�crire dans les sections pr�c�dentes, une production sup�rieure (exception faite des petits appareils � cylindres fabriqu�s en Inde). La gamme de leurs moutures est aussi plus �tendue. Comme on l’a mentionn� au chapitre 1, la dur�e de conservation des farines qu’ils produisent est beaucoup plus longue que celle des farines sortant des moulins traditionnels, puisque les premi�res sont d�germ�es.

La figure 44 repr�sente, sch�matiquement, la coupe d’un appareil moderne � quatre cylindres.

La figure 45, quant � elle, expose la s�quence des op�rations dans une installation de mouture � cylindres. Ces op�rations sont les suivantes:

- nettoyage;
- conditionnement par mouillage;
- d�corticage, d�germage;
- calibrage et aspiration;
- broyage;
- blutage, purification et aspiration; et
- ensachage.

Elles sont d�crites succinctement ci-dessous.


Figure 44. Coupe verticale, sch�matique, d’un appareil moderne � quatre cylindres

Un dispositif sensible, situ� � l’int�rieur de la cloche transparente qui surmonte la machine, commande automatiquement la vanne d’admission au passage du produit. Les cylindres de mouture, cannel�s ou lisses, sont en fonte sp�ciale. Ils sont �quip�s de racloirs � couteaux et de brosses autor�glables. Leur refroidissement par l’eau facilite le blutage qui suit. L’emploi de dispositifs pneumatiques pour l’alimentation de la machine et pour l’embrayage et le d�brayage des cylindres permet d’�liminer tous les composants �lectriques et d’�carter ainsi tout risque d’explosion.

Sources: B�hler (Suisse), OCRIM (Italie)


Figure 45. S�quence des op�rations dans une installation de mouture � cylindres

Nettoyage

Cette op�ration a pour but de s�parer du ma�s, par criblage et aspiration, les corps �trangers d’origine v�g�tale, animale ou min�rale. Un aimant incorpor� dans le crible assure la s�paration magn�tique des fragments m�talliques. Un dispositif d’�pierrage (humide ou sec) est offert en option par certains constructeurs.

Conditionnement par mouillage

Le ma�s doit �tre ensuite conditionn� avant de subir un d�germage. Le conditionnement a pour but:

- de d�sagr�ger les grains;
- d’humidifier le germe en vue de le rendre plus r�sistant et plus facile � s�parer;
- de d�sagr�ger le son de mani�re � ce qu’il soit plus facile � s�parer;
- d’humidifier l’albumen avant broyage, afin d’obtenir le maximum de grits et le minimum de farine.

En g�n�ral, le conditionnement est r�alis� dans un m�langeur-transporteur par apport de vapeur ou d’eau chaude, afin de donner au grain une teneur en eau de 14 � 22 pour cent environ. La teneur en eau de l’albumen n’augmente que l�g�rement, car le grain ne reste que peu de temps dans le d�germeur. On peut �galement tremper le grain dans de l’eau froide; cette pratique est fr�quente dans les pays en d�veloppement o� la mise en place et l’exploitation d’installations de production de vapeur co�tent cher. Si l’on veut obtenir une teneur en eau constante de 15 pour cent environ, la dur�e de trempage peut atteindre 16 h. Le ma�s subit ensuite un second trempage de 10 � 20 minutes pour lui ajouter 1 � 2 pour cent d’eau, ce qui augmente la r�sistance du son et du germe. On peut aussi, avant de passer au second trempage, tremper le ma�s pendant 4 � 5 h pour que sa teneur en eau se stabilise autour de 16 pour cent.

D�germage

Le d�germage, qui inclut le d�corticage, est l’une des op�rations cl�s de la mouture dans les appareils � cylindres. Il se fait en g�n�ral par attrition. Le son est enlev� par frottage, le germe d�tach� ou excis� et le grain cass� en deux ou plusieurs morceaux lors de son passage dans le d�germeur. On obtient ainsi deux groupes distincts de mati�res: des particules plus grosses, principalement des morceaux d’albumen, et des particules plus fines (farine, son et germe).

Il peut �tre n�cessaire, lorsque le grain a �t� conditionn� � la vapeur ou � l’eau chaude, de s�cher les particules avant de poursuivre. Lorsque le ma�s a �t� trait� � l’eau froide, sa teneur en eau est inf�rieure et le produit peut �tre transform� d�s sa sortie du d�germeur. Les petites usines, d’une capacit� de 2 t/h, par exemple, peuvent pratiquer le d�germage sec. Tout en permettant la production �conomique d’une vaste gamme de grits et de farines, le d�germage sec permet �galement de s�parer le germe et le son du ma�s. Il offre un certain nombre d’avantages (consommation d’�nergie, entretien et conditionnement r�duits). En outre, il ne requiert aucune infrastructure pour la production de vapeur et le s�chage des produits finis. Toutefois, il peut �tre n�cessaire de conditionner les grains entiers pour porter leur teneur en eau � 15 pour cent environ et �viter ainsi une cassure de l’albumen pendant la transformation ainsi qu’une production de grits fins.

Autres op�rations

Quelle que soit la m�thode de d�germage adopt�e, l’albumen, le son et le germe sont ensuite blut�s, aspir�s et tri�s afin de retirer le son (qui entre dans la pr�paration de produits alimentaires pour animaux), le germe (dont on extrait de l’huile) et les fragments d’albumen (qui seront broy�s).

L’albumen est broy� dans un convertisseur � cylindres; on obtient ainsi des farines d�germ�es de premi�re qualit�. Les restes de germe ou de son adh�rant � l’albumen sont aspir�s lors du passage au convertisseur. Par blutage et purification, les fragments d’albumen d�germ�s et moulus sont tri�s en divers produits pour r�pondre aux go�ts des consommateurs locaux. Selon la m�thode de d�germage adopt�e, il peut �tre n�cessaire de s�cher les produits finis pour que leur teneur en eau (12-14 pour cent, en g�n�ral) favorise une bonne conservation.

Ensachage

C’est au stade de l’ensachage que les appareils � cylindres offrent une plus grande souplesse lorsqu’il s’agit de choisir entre un proc�d� manuel ou un proc�d� m�canis�. Le degr� de m�canisation d�pend du produit � ensacher, de la dimension des sacs et du co�t des intrants (mat�riel et main-d’oeuvre) (Uhlig et Bhat, 1979),

On a le choix entre trois proc�d�s: manuel, semi-automatique et automatique. Ces proc�d�s peuvent �tre utilis�s indiff�remment par les grands et les petits moulins. Toutefois, les d�penses en �quipement et en personnel seront �tudi�es avec soin en fonction de la quantit� de produit � ensacher. Les ensacheuses enti�rement automatiques fonctionnent au-dessous de leur capacit�, m�me dans les grands moulins.

Ces trois proc�d�s d’ensachage sont bri�vement d�crits ci-dessous:

Ensachage manuel

L’ensachage manuel comprend la pes�e du produit, l’ouverture du sac et son remplissage, le tassement du contenu, la mise en forme et la fermeture du sac; chacune de ces op�rations requiert un travailleur. Les d�penses d’�quipement se limitent � l’achat de si�ges pour les ensacheurs, d’une table de travail, de chariots pour le transport du produit des tr�mies � l’aire d’ensachage, de balances de type simple et de pelles. Si l’�quipement est peu dispendieux, les co�ts de main-d’oeuvre, par contre, sont relativement �lev�s.

Ensachage automatique

Les op�rations r�alis�es sur une cha�ne d’ensachage enti�rement automatique sont les m�mes que celles que l’on vient de d�crire pour le proc�d� manuel. Le mat�riel n’exige aucune intervention humaine. Les besoins directs en main-d’oeuvre se limitent, dans ce cas, � un surveillant par poste de travail.

Ensachage semi-automatique

Dans ce proc�d�, les sacs sont mis en place � la main sous la goulotte de remplissage au lieu d’�tre pr�sent�s et retir�s automatiquement comme dans le proc�d� pr�c�dent. Les besoins de main-d’oeuvre sont d’environ deux travailleurs par poste. Toutes les autres op�rations se d�roulent de la m�me mani�re que dans l’ensachage enti�rement automatique.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
(introduction...)
5.1. Comp�tences requises
5.2. Besoins en infrastructure

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE

Une bonne organisation de la production et une infrastructure convenable sont essentielles � l’exploitation rationnelle des moulins industriels qui, outre la transformation des grains, doivent assurer le stockage des mati�res premi�res et de la production, l’ensachage des farines, etc. Selon les circonstances, les moulins industriels de faible ou moyenne importance proc�dent �galement � l’�grenage et au nettoyage du ma�s ainsi qu’� un blutage partiel de la farine compl�te afin d’en �liminer les particules de son et de germe de gros calibre.

Les conditions ci-dessus rev�tent une importance beaucoup plus grande pour les moulins � cylindres, qui exigent par ailleurs un management efficace des installations. Pour ce qu’est des moulins � fa�on, qui ne font que transformer le ma�s-grain apport� par leurs clients, ils peuvent se contenter d’une infrastructure et d’une gestion moins �tudi�es.

Conform�ment � l’objectif du dossier, ce chapitre traitera surtout de l’organisation de la production, des besoins en infrastructure et en personnel d’encadrement des moulins � fa�on et des petits moulins Industriels.

5.1. Comp�tences requises

L’exploitation des installations de mouture appelle des comp�tences qu’il est possible d’acqu�rir assez rapidement gr�ce, par exemple, � une formation sur le tas. Il suffit que l’exploitant sache adapter ses installations � la production de divers types de farines et � la transformation de diverses cat�gories de grains. Par contre, la maintenance et la r�paration de l’�quipement exigent de bonnes connaissances en m�canique et, dans certains cas, des notions d’�lectricit�. Le remplacement des pi�ces d�fectueuses, la remise en �tat des marteaux et des meules, l’entretien des moteurs �lectriques, diesels ou � essence, en particulier, n�cessitent une main-d’oeuvre qualifi�e. Enfin, la recherche d’un rendement accru peut amener l’exploitant � concevoir et � fabriquer des dispositifs accessoires simples.

Pour assurer ces travaux de maintenance et de r�paration et mettre au point d’�ventuels perfectionnements, il faut un personnel form� dans des �coles techniques ou des centres de formation. Il pourra �tre n�cessaire de leur donner une formation compl�mentaire dans d’autres moulins.

Les exploitants de moulins artisanaux doivent assurer eux-m�mes tous les travaux de maintenance et de r�paration; le recours � une main-d’oeuvre ext�rieure serait en effet trop dispendieux. Par contre, les exploitants des moulins industriels pourront avoir int�r�t � s’assurer le concours � temps complet d’un agent qualifi�, surtout s’ils ont eux-m�mes la charge de la gestion et de la marche du moulin et s’occupent �galement de l’achat du grain et de la commercialisation des produits.

5.2. Besoins en infrastructure

L’infrastructure requise d�pend du type et de la capacit� de production du moulin ainsi que de la n�cessit� d’assurer le stockage des mati�res premi�res ou de la production ou des deux. Il importe �galement de savoir si le moulin proc�de ou non � des op�rations de pr�mouture (�grenage, nettoyage, etc.) ou de postmouture (blutage, ensachage, etc.).

Selon le type de moteur adopt�, les moulins auront besoin d’une ligne d’alimentation �lectrique, de d�p�ts d’essence ou de gasoil, etc. Dans les r�gions o� l’alimentation en �lectricit� n’est pas fiable, les exploitants auront int�r�t � utiliser des moteurs � essence ou des moteurs diesels pour �viter des arr�ts de production qui peuvent co�ter cher. Si l’�lectricit� est nettement moins ch�re que les autres sources d’�nergie, ils devraient �tudier la possibilit� d’installer un g�n�rateur pour suppl�er aux coupures �ventuelles de courant.

Les locaux qui abritent les installations de transformation du ma�s et les magasins devraient �tre bien ventil�s, en raison de l’importante quantit� de poussi�res produites par les op�rations. Un �clairage convenable sera pr�vu lorsque le moulin fonctionne avec deux �quipes.

La toiture sera faite d’un mat�riau appropri� afin d’�viter que le ma�s et les farines soient endommag�s par la pluie. Le sol sera de pr�f�rence ciment� afin de r�duire au minimum les risques de contamination des produits par du sable ou de la terre et de faciliter le nettoyage du sol.

Superficie et volume n�cessaires

L’espace exig� par les diff�rents types de moulins et pour diverses �chelles de production est fonction de la nature des op�rations (�grenage, mouture, blutage, ensachage, etc.), de la n�cessit� de stocker les mati�res premi�res et la production, de la source d’�nergie adopt�e, etc. Il faut donc disposer au pr�alable de donn�es pr�cises sur le type et les caract�ristiques des machines � installer.

En raison de la diversit� des circonstances, nous nous bornerons � des indications de caract�re g�n�ral applicables � des moulins de type classique dont la production varie de 1 � 8 t par journ�e de travail de 8 h. Le tableau 10 indique la surface � pr�voir au sol pour chaque op�ration, local de stockage, bureaux et mat�riel, � l’exclusion des op�rations pr�c�dant ou suivant imm�diatement la transformation (�grenage, s�chage, blutage); si l’on veut effectuer tout ou partie de ces op�rations, il faudra pr�voir une surface additionnelle correspondante.

On d�terminera le volume des magasins sur la base de 2 m3 par tonne de grain en sacs et de 1 m3 par tonne de farine. Le grain stock� en vrac requiert moins d’espace (environ 1,5 - 1,7 m3/tonne). On estime avoir besoin d’une r�serve de grain et de farine pour 6 jours, mais ce chiffre varie �videmment selon les circonstances.

La figure 46 illustre la disposition type d’un moulin � meules de pierre horizontales fonctionnant � l’�lectricit� et ayant une capacit� de production de 2 t de ma�s par poste de 8 h (moulin n°2 du tableau 10). Il s’agit d’un moulin � fa�on ne comportant aucune aire de stockage, les clients apportant leur grain et repartant avec la farine compl�te.

La figure 47 repr�sente le plan de situation d’une installation similaire fonctionnant � la fois comme petit moulin industriel et comme moulin � fa�on (moulin n°3 du tableau 10). Dans ce cas, la surface totale au sol est sup�rieure, car on a alors besoin d’une aire de stockage pour le grain et pour la farine.

La figure 48 montre la disposition type d’un broyeur � marteaux fonctionnant � l’�lectricit�, d’une capacit� de production de 4 t par poste de 8 h (moulin n°5 du tableau 10). Ce type d’installation n�cessite des magasins suffisamment importants pour le grain et pour la farine, ainsi qu’une aire d’ensachage et des bureaux. Un broyeur de m�me capacit�, mais entra�n� par un moteur diesel, exige une surface au sol additionnelle pour le moteur et pour la citerne de gasoil (voir la figure 49).

Le plan type des autres installations envisag�es dans le tableau 10 est similaire aux am�nagements illustr�s par les figures 46 � 49.

Les moulins modernes � cylindres exigent une infrastructure plus importante. La disposition rationnelle des installations rev�t une importance primordiale pour l’utilisation optimale de l’espace disponible. On trouvera � la figure 50 le plan g�n�ral d’un moulin � cylindres � trois �tages d’un d�bit horaire de 2 000 kg; le grain passe d’un �tage � l’autre par gravit�. On peut aussi envisager un b�timent d’un seul �tage ayant une surface au sol plus grande, mais sa hauteur doit �tre suffisante pour que l’on puisse faire remonter les produits � chaque stade du cycle des op�rations.


Figure 46. Petit moulin �lectrique � meules de pierre horizontales (marche � fa�on, 2 t de grain/poste de 8 h)

Echelle: 1 cm = 0,5 m
Superficie totale: 7,5 m2


Figure 47. Petit moulin �lectrique � meules de pierre horizontales (exploitation industrielle, 2 t de grain/poste de 8 h)

Echelle: 1 cm = 0,5 m
Superficie totale: 20 m2


Figure 48. Broyeur � marteaux �lectrique (Exploitation industrielle, 4 t de grain/poste de 8 h)

Echelle: 1 cm = 0,5 m
Superficie totale: 42 m2


Figure 49. Broyeur � marteaux � moteur diesel (Exploitation industrielle, 4 t de grain/poste de 8 h)

Echelle: 1 cm = 0,5 m
Superficie totale: 56 m2

Tableau 10
Surface au sol pr�conis�e pour diff�rents types de petits moulins

Moulin n°

1

2

3

4

5

6

Type de moulin/broyeur*

M

P

P

B

B

B

Capacit� de production (t/8h)

1

2

2

4

4

8


Surface au sol (m2)

1. Moulin/broyeur �lectrique

1

1,5

1,5

4

4

9

2. Alimentation en grain

1

1,5

1,5

2

2

4

3. Ensachage

1

1

2

2

4

6

4. Stockage du grain en sacs

-

-

6

-

12

24

5. Stockage de la farine en sacs

-

-

3

-

6

12

6. Aire de travail (y compris la maintenance)

2

2,5

2,5

4

7

7

7. Pi�ces de rechange

1

1

1

1

1

2

8. Bureau

-

-

2,5

-

6

6

9. Moteur diesel

-

-

-

10

10

12

10. Citerne de gasoil

-

-

-

4

4

4

11. Total moteur �lectrique

6

7,5

20

13

42

70

12. Total moteur diesel

-

-

-

27

56

86

* M = Moulins � meules m�talliques
P = Moulins � meules de pierre horizontales
B = Broyeurs � marteaux

Figure 50. Plans de situation d’un moulin � cylindres de trois �tages (Exploitation industrielle, 2 t de grain/h)


Rez-de-chauss�e


Premier �tage


Deuxi�me �tage

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
6.1. Introduction
6.2. D�termination de l’�chelle et du type de production
6.3. Estimation des co�ts de production
(introduction...)
6.3.1. Amortissement des b�timents et de l’�quipement
6.3.2. Maintenance et r�paration des installations
6.3.3. Consommation d’�nergie
6.3.4. Loyer du terrain
6.3.5. Co�ts de main-d’oeuvre
6.3.6. Co�ts d’ensachage et d’emballage
6.3.7. Int�r�ts sur le fonds de roulement
6.3.8. Co�t unitaire de la farine de ma�s produite par de petits moulins
6.3.9. Co�t unitaire de production des farines converties dans des appareils � cylindres
6.4. Deux exemples d’application de la m�thode d’estimation

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION

6.1. Introduction

Les entrepreneurs qui souhaitent mettre sur pied une installation de production de farines de ma�s n’ont, en g�n�ral, pas beaucoup de choix en ce qui concerne leur �chelle de production. Celle-ci aura �t� d�termin�e par le capital dont ils disposent et par la demande du march�. C’est en fonction de ces deux facteurs que leur choix se portera sur un moulin � fa�on, sur un petit moulin industriel, sur un broyeur � marteaux ou sur un appareil � cylindres de moyenne ou grande capacit�. Toutefois, dans une fourchette donn�e, l’investisseur peut choisir entre divers types de moulins (petits moulins � meules m�talliques ou � meules de pierre ou petits broyeurs � marteaux, par exemple). Il voudra par ailleurs �tudier la rentabilit� de certaines op�rations pr�c�dant ou suivant la mouture (�grenage, blutage, ensachage, etc.). En fonction de l’�chelle de production fix�e, il pourra ainsi estimer les d�penses et les recettes correspondant � chaque variante afin de trouver la solution la plus rentable. Le but de ce chapitre est de proposer une m�thodologie relativement simple pour l’�tude des incidences �conomiques de diverses techniques de production de farines de ma�s, m�thodologie qui s’applique surtout aux petites installations artisanales ou industrielles. Les personnes qui d�sirent investir dans un grand moulin � marteaux ou � cylindres devraient s’adresser � un bureau d’�tudes qualifi� afin d’obtenir une estimation fiable de la rentabilit� de l’op�ration.

6.2. D�termination de l’�chelle et du type de production

Pour d�terminer l’�chelle de production, il faut, en premier lieu, identifier le march� � approvisionner. Pour les petits moulins d’une capacit� de production de 1 � 8 t/jour, le march� potentiel pourra �tre un village ou un groupe de villages, une circonscription ou une r�gion du pays. La r�gion constitue probablement le march� le plus grand pour des moulins d’une capacit� de 8 t/jour. A l’�chelle du pays, la production est en g�n�ral l’affaire des grands moulins.

Le march� une fois d�limit�, il convient d’estimer le volume de ma�s � traiter pour l’approvisionner; on �tudiera donc les informations dont on dispose sur la consommation de farine de ma�s. A d�faut d’informations suffisantes, on proc�dera � une �tude de march� afin d’�viter une sous-utilisation du moulin si la demande a �t� surestim�e. On tiendra compte des sources d’approvisionnement existantes, telles que les moulins locaux d�j� install�s ou les fournisseurs des zones ou des r�gions voisines. L’investisseur peut ainsi calculer sa part potentielle du march�.

Il s’agit alors de d�terminer s’il sera possible de trouver le ma�s n�cessaire. Dans les pays en d�veloppement, beaucoup de petits moulins ont �t� contraints de fermer ou de travailler � une fraction seulement de leur capacit� faute d’un approvisionnement suffisant. Il faut aussi tenir compte de la concurrence des autres moulins locaux comme de celle des grands moulins situ�s dans les zones urbaines. En outre, dans certains pays, le gouvernement peut donner la priorit� aux grands �tablissements, pour l’approvisionnement en ma�s, notamment lorsqu’ils appartiennent � l’Etat. Ainsi, un moulin peut se voir contraint d’adopter une �chelle de production inf�rieure � celle qui correspondrait � la demande estim�e, par suite d’un approvisionnement en ma�s insuffisant.

Une fois le volume de la production annuelle de farine de ma�s d�termin�, il faut estimer la capacit� de production du moulin. Celle-ci est fonction des pointes de production lorsque, faute de moyens suffisants de stockage du ma�s ou � cause des fluctuations de la demande, il n’est pas possible de maintenir une production constante toute l’ann�e. Il peut arriver ainsi qu’un moulin � fa�on ait � traiter une grande quantit� de ma�s en un temps relativement court apr�s la r�colte, puis des volumes inf�rieurs par la suite. Un moulin industriel ayant une capacit� de stockage limit�e pourra se trouver dans la m�me situation. Un moulin polyc�r�ales, c’est-�-dire con�u pour traiter diverses c�r�ales moissonn�es � diff�rentes p�riodes de l’ann�e, pourra en revanche maintenir une production constante tout au long de l’ann�e.

Il faut �galement d�cider si l’on effectuera ou non certaines op�rations connexes (�grenage, conditionnement, blutage, etc.). Cette d�cision sera fond�e principalement sur la demande du march� - qui d�termine le type et la qualit� des farines � produire et les conditions de commercialisation - et sur la nature du ma�s re�u (en �pis ou �gren�). La capacit� des �quipements additionnels doit �videmment correspondre � celle de l’installation de mouture.

6.3. Estimation des co�ts de production

Une fois d�termin�es la production annuelle de farines et la capacit� des divers �quipements, il reste � estimer le co�t unitaire de production de chacun des proc�d�s de transformation correspondant � l’�chelle de production choisie. Le futur exploitant, on l’a vu, peut choisir entre diff�rents types de moulins et adopter celui qui correspond au co�t de production le plus bas tout en r�pondant aux conditions locales. C’est ainsi qu’il peut �tre pr�f�rable de choisir un moteur diesel plut�t qu’un moteur �lectrique lorsque l’alimentation en courant est irr�guli�re, m�me Si le co�t de production avec moteur diesel est plus �lev�.

Dans l’estimation du co�t unitaire de production, les �l�ments suivants sont � prendre en consid�ration:

- amortissement des b�timents et de l’�quipement;
- maintenance et r�paration des installations;
- consommation d’�nergie;
- loyer du terrain;
- r�mun�ration de la main-d’oeuvre;
- int�r�ts sur le fonds de roulement (dans le cas des moulins industriels); et
- co�t de l’ensachage ou de l’emballage (dans le cas de moulins industriels).

Chacun de ces �l�ments peut �tre d�termin� comme suit.

6.3.1. Amortissement des b�timents et de l’�quipement

Le montant de l’amortissement annuel d�pend des prix d’achat, des taux d’int�r�t pratiqu�s et des dur�es de vie respectives des b�timents et de l’�quipement. Il sera d’autant plus �lev� que les taux d’int�r�t seront plus hauts et que les dur�es de vie des b�timents et de l’�quipement seront plus courtes.

Supposons que le prix d’achat Z d’un mat�riel soit de 10 000 francs, que le taux d’int�r�t i en vigueur soit de 15 pour cent et que la dur�e d’utilisation de ce mat�riel soit de 10 ans. On peut d�terminer le montant de l’amortissement annuel en se reportant au tableau 11 qui donne la valeur actuelle du facteur d’annuit� F pour divers taux d’int�r�t (5 � 40 pour cent) et pour des dur�es allant de 1 � 25 ans. Pour un taux d’int�r�t de 15 pour cent et une dur�e de 10 ans, ce facteur est �gal � 5,019. Le montant de l’amortissement annuel s’obtient en divisant le prix d’achat par le facteur en question.1 Dans notre cas, on trouve:


1 On peut montrer que:


o� i repr�sente le taux d’int�r�t appliqu� et n la dur�e de vie respective des b�timents et du mat�riel en ann�es. Si l’on veut obtenir une estimation plus pr�cise du co�t d’amortissement annuel en tenant compte de la valeur r�siduelle des b�timents et du mat�riel, on appliquera l’�quation suivante:


o� Z, F, i et n sont d�finis comme ci-dessus et o� S est la valeur r�siduelle des b�timents et du mat�riel, respectivement.

La valeur Z des b�timents et du mat�riel peut �tre �valu�e comme suit:

Co�t des b�timents: On demandera un devis aux entreprises de construction locales sur la base des plans �tablis et des sp�cifications retenues (mat�riaux, etc.). Les co�ts de construction varieront notablement selon les normes adopt�es. On peut construire des b�timents relativement peu co�teux, mais des b�timents fond�s sur des normes plus �lev�es pourront co�ter jusqu’� 8 fois plus.

Co�t du mat�riel: Le co�t du mat�riel - qu’il soit import� ou achet� sur place - comprend les frais du transport et d’assurance. Le tableau 12 fournit des donn�es sur les co�ts de diverses installations de mouture dont les d�bits horaires sont compris entre 25 kg (moulin � meules de pierre verticales) et 10 000 kg (appareil � cylindres); les prix f.a.b. et c.a.f. sont �galement indiqu�s dans ce tableau. Quant au tableau 13, il fournit des indications sur les co�ts de diverses �greneuses d’un d�bit horaire allant de 100 kg (�greneuse manuelle) � 4 000 kg (�greneuse � moteur).

Les estimations relatives aux installations d’�grenage et de mouture pourront, selon les cas, �tre inf�rieures ou sup�rieures aux prix de commande; cela tient au pays d’origine du mat�riel, au type de transport utilis�, � la situation g�ographique du pays importateur, etc. Le futur exploitant aura donc int�r�t � obtenir des devis pr�cis aupr�s d’importateurs locaux ou de fournisseurs �trangers (l’annexe II contient une liste de constructeurs). Le co�t du mat�riel produit localement pourra ais�ment �tre obtenu aupr�s des constructeurs.

Tableau 11
Table d’actualisation: valeur actuelle, au taux d’int�r�t (i), de la somme de (n) annuit�s d’un franc payables en fin d’ann�e

Nombre d’ann�es (n)

Taux d’int�r�t (i)


5%

6%

8%

10%

12%.

14%

15%

16%

18%

20%

22%

24%

25%

26%

28%

30%

35%

40%

1

0,952

0,943

0,926

0,909

0,893

0,877

0,870

0,862

0,847

0,833

0,820

0,806

0,800

0,794

0,781

0,769

0,741

0,714

2

1,859

1,833

1,783

1,736

1,690

1,647

1,626

1,605

1,566

1,528

1,492

1,457

1,440

1,424

1,392

1,361

1,289

1,224

3

2,723

2,673

2,577

2,487

2,402

2,322

2,283

2,246

2,174

2,106

2,042

1,981

1,952

1,923

1,868

1,816

1,696

1,589

4

3,546

3,465

3,312

3,170

3,037

2,914

2,855

2,798

2,690

2,589

2,494

2,404

2,362

2,320

2,241

2,166

1,997

1,849

5

4,330

4,212

3,993

3,791

3,605

3,433

3,352

3,274

3,127

2,991

2,864

2,745

2,689

2,635

2,532

2,436

2,220

2,035

6

5,076

4,917

4,623

4,355

4,111

3,889

3,784

3,685

3,498

3,326

3,167

3,020

2,951

2,885

2,759

2,643

2,385

2,168

7

5,786

5,582

5,206

4,868

4,564

4,288

4,160

4,039

3,812

3,605

3,416

3,242

3,161

3,083

2,937

2,802

2,508

2,263

8

6,463

6,210

5,747

5,335

4,968

4,639

4,487

4,344

4,078

3,837

3,619

3,421

3,329

3,241

3,076

2,925

2,598

2,331

9

7,108

6,802

6,247

5,759

5,328

4,946

4,772

4,607

4,303

4,031

3,786

3,566

3,463

3,366

3,184

3,019

2,665

2,379

10

7,722

7,360

6,710

6,145

5,650

5,216

5,019

4,833

4,494

4,192

3,923

3,682

3,571

3,465

3,269

3,092

2,715

2,414

11

8,306

7,887

7,139

6,495

5,938

5,453

5,234

5,029

4,656

4,327

4,035

3,776

3,656

3,544

3,335

3,147

2,752

2,438

12

8,863

8,384

7,536

6,814

6,194

5,660

5,421

5,197

4,793

4,439

4,127

3,851

3,725

3,606

3,387

3,190

2,779

2,456

13

9,394

8,853

7,904

7,103

6,424

5,842

5,583

5,342

4,910

4,533

4,203

3,912

3,780

3,656

3,427

3,223

2,799

2,468

14

9,899

9,295

8,244

7,367

6,628

6,002

5,724

5,468

5,008

4,611

4,265

3,962

3,824

3,695

3,459

3,249

2,814

2,477

15

10,380

9,712

8,559

7,606

6,811

6,142

5,847

5,575

5,092

4,675

4,315

4,001

3,859

3,726

3,483

3,268

2,825

2,484

16

10,838

10,106

8,851

7,824

6,974

6,265

5,954

5,669

5,162

4,730

4,357

4,033

3,887

3,751

3,503

3,283

2,834

2,489

17

11,274

10,477

9,122

8,022

7,120

6,373

6,047

5,749

5,222

4,775

4,391

4,059

3,910

3,771

3,518

3,295

2,840

2,492

18

11,690

10,828

9,372

8,201

7,250

6,467

6,128

5,818

5,273

4,812

4,419

4,080

3,928

3,786

3,529

3,304

2,844

2,494

19

12,085

11,158

9,604

8,365

7,366

6,550

6,198

5,877

5,316

4,844

4,442

4,097

3,942

3,799

3,539

3,311

2,848

2,496

20

12,462

11,470

9,818

8,514

7,469

6,623

6,259

5,929

5,353

4,870

4,460

4,110

3,954

3,808

3,546

3,316

2,850

2,497

21

12,821

11,764

10,017

8,649

7,562

6,687

6,312

5,973

5,384

4,891

4,476

4,121

3,963

3,816

3,551

3,320

2,852

2,498

22

13,163

12,042

10,201

8,772

7,645

6,743

6,359

6,011

5,410

4,909

4,488

4,130

3,970

3,822

3,556

3,323

2,853

2,498

23

13,489

12,303

10,371

8,883

7,718

6,792

6,399

6,044

5,432

4,925

4,499

4,137

3,976

3,827

3,559

3,325

2,854

2,499

24

13,799

12,550

10,529

8,985

7,784

6,835

6,434

6,073

5,451

4,937

4,507

4,143

3,981

3,831

3,562

3,327

2,855

2,499

25

14,094

12,783

10,675

9,077

7,843

6,873

6,464

6,097

5,467

4,948

4,514

4,147

3,985

3,834

3,564

3,329

2,856

2,499

Tableau 12: Co�ts indicatifs de divers mat�riels de mouture livr�s sur place (fin 1980) (Source: Constructeurs et estimations des auteurs)

Type de moulin ou de broyeur

D�bit horaire (kg)

Moteur (kW)

Pays d’origine

Prix f.a.b.

Prix c.a.f. et transport int�rieur





(livres sterling)

1. Pierre (vertic.)

25

0,5

Belgique

383

420

2. Pierre (vertic.)

35

0,7

Belgique

401

440

3. Meules m�talliques

45

0.7

Royaume-Uni

200

220

4. Pierre (vertic.)

50

0,7

Belgique

466

510

5. Marteaux

85

4,0

Royaume-Uni

2 040

2 250

6. Meules m�talliques

125

2,0

Royaume-Uni

217

240

7. Pierre (horiz.)

150

3,0

France

770

850

8. Meules m�talliques

150

3,5

Inde

900

1 000

9. Marteaux

160

7,5

Royaume-Uni

1 826

2 000

10. Meules m�talliques

180

3,5

Royaume-Uni

207

230

11. Marteaux

180

7,5

Royaume-Uni

3 150

3 500

12. Pierre (vertic.)

200

2,0

Danemark

277

300

13. Pierre (vertic.)

240

2,0

RFA

624

690

14. Pierre (horiz.)

250

5,0

France

1 000

1 100

15. Meules m�talliques

250

5,0

Inde

1 000

1 100

16. Meules m�talliques

270

5,0

Royaume-Uni

260

290

17. Marteaux

300

5,5

Royaume-Uni

1 124

1 250

18. Meules m�talliques

300

3,0

France

205

225

19. Pierre (vertic.)

310

3,0

RFA

654

720

20. Marteaux

320

15,0

Royaume-Uni

3 387

3 725

21. Meules m�talliques

340

5,5

Royaume-Uni

520

570

22. Pierre (vertic.)

350

3,0

France

470

520

23. Pierre (vertic.)

410

5,0

RFA

970

1 100

24. Marteaux

500

5,5

Br�sil

430

475

25. Marteaux

570

7,5

Royaume-Uni

1 276

1 400

26. Pierre (horiz.)

600

7,5

Danemark

447

490

27. Marteaux

680

30,0

Royaume-Uni

6 400

7 000

28. Pierre (horiz.)

700

9,0

Danemark

603

660

29. Pierre (vertic.)

750

5,5

France

604

660

30. Pierre (vertic.)

950

15,0

Danemark

683

750

31. Marteaux

1 000

11,0

Br�sil

750

825

32. Marteaux

1 260

56,0

Royaume-Uni

10 400

11 450

33. Cylindres

2 000

110,0

Royaume-Uni

250 000

275 000

34. Cylindres

5 000

300,0

Royaume-Uni

400 000

440 000

35. Cylindres

10 000

485,0

Royaume-Uni

700 000

770 000

Tableau 13 Co�ts indicatifs de diverses �greneuses a ma�s livr�es sur place (mi-1981)

D�bit horaire (kg)

Entra�nement

Puissance (kW)

Pays d’origine

Prix f.a.b.

Prix c.a.f. et transport int�rieur





(livres sterling)

100

Manuel

-

Royaume-Uni

26

30

150

Manuel

-

RFA

35

40

350

P�dale

-

Japon

243

270

500

Manuel

-

Royaume-Uni

125

140

600

Moteur

1,5

RFA

906

1 000

750

Moteur

0,3

Royaume-Uni

174

190

1 125

Moteur

1,5

Japon

580

640

1 300

P�dale

-

Royaume-Uni

180

200

2 500

Moteur

4,5

Royaume-Uni

180

200

3 000

Moteur

7,5

Royaume-Uni

453

500

2 600

Moteur

5,5

Br�sil

1 250

1 400

4 000

Moteur

7,5

Royaume-Uni

2 950

3 200

Source: Constructeurs et estimations des auteurs.

L’entrepreneur fera bien de demander aussi un devis pour les mat�riels accessoires (pesage, nettoyage, aspiration, calibrage, blutage, s�chage, ensachage, g�n�rateurs �lectriques, etc.), pour autant que ceux-ci ne soient pas d�j� compris dans l’offre de base.

La dur�e de vie des mat�riels pourra �tre indiqu�e par les constructeurs; elle peut d�passer 50 ans si le mat�riel est utilis�, entretenu et r�par� comme il convient.

6.3.2. Maintenance et r�paration des installations

Les co�ts de maintenance et de r�paration incluent le co�t de la main-d’oeuvre et celui des pi�ces d�tach�es. Si ces travaux sont effectu�s par l’exploitant ou par son personnel, leur co�t viendra s’ajouter aux co�ts de main-d’oeuvre (voir la section 6.3.5 ci-apr�s). Par contre, s’il est n�cessaire de faire r�guli�rement appel � des sp�cialistes ext�rieurs, l’entrepreneur demandera un devis lui permettant d’�valuer le co�t annuel de leurs interventions.

Le co�t des pi�ces d�tach�es d�pend du taux annuel d’utilisation de chaque mat�riel, de la qualit� du ma�s trait� et des soins apport�s � la maintenance. En r�gle g�n�rale, le co�t annuel des pi�ces d�tach�es peut �tre estim� � 10 pour cent du co�t du mat�riel correspondant.

6.3.3. Consommation d’�nergie

Les machines peuvent �tre entra�n�es par des moteurs �lectriques, diesels ou � essence. Pour chacune de ces sources d’�nergie, la consommation peut �tre estim�e comme suit:

Moteurs �lectriques

Le co�t annuel global de la consommation de courant, E, s’obtiendra, en premi�re approximation, par la formule:

E = He·Pe·Ae + Be

He = nombre (estim�) d’heures par an durant lesquelles les moteurs fonctionneront;
Pe = somme des puissances nominales des moteurs �lectriques, en kW,
Ae = prix du kWh (en cas de branchement sur le r�seau),
Be = charges annuelles (abonnement, location, etc.).

Si l’on voulait avoir une estimation plus pr�cise de la consommation annuelle de courant, il faudrait multiplier la puissance de chaque moteur (exprim�e en kW) par le nombre pr�sum� de ses heures d’utilisation, faire la somme des produits ainsi obtenus et multiplier cette somme par le prix d’achat du kWh (toujours en cas d’alimentation par le r�seau).

La valeur r�elle de H sera en g�n�ral inf�rieure � la valeur estim�e, en raison notamment de l’arr�t des machines pour leur maintenance r�guli�re.

Moteurs � combustion interne

Le co�t annuel global des carburants (essence, gasoil), C, est donn� par la formule:

C = HC · LC · DC

HC = nombre estim� d’heures de fonctionnement par an,
LC = consommation horaire en litres,
DC = prix du litre d’essence ou de gasoil.

Les co�ts �nerg�tiques seront estim�s pour chaque mat�riel m�canis� (moulins, broyeurs, s�parateurs, s�choirs, etc.). Les tableaux 12 et 13 donnent la puissance en kW requise pour l’entra�nement de diff�rents mat�riels. (La puissance d’un moteur exprim�e en CV (chevaux-vapeur) est �gale � la puissance en kW multipli�e par 1,341.)

6.3.4. Loyer du terrain

Si le terrain n’appartient pas � l’exploitant, celui-ci devra ajouter, aux autres co�ts, le loyer annuel du terrain. Ce co�t pourra �tre estim� sur la base de la superficie au sol (voir le chapitre 5) et des loyers pratiqu�s pour des terrains similaires.

6.3.5. Co�ts de main-d’oeuvre

Les co�ts annuels de main-d’oeuvre sont fonction du type et de la capacit� de production des installations (moulin artisanal, moulin industriel, moulin � cylindres) ainsi que du nombre d’op�rations connexes r�alis�es (stockage, �grenage, blutage, ensachage, etc.). Un petit moulin � fa�on pourra fort bien �tre exploit� par son propri�taire, seul ou avec l’aide �ventuelle d’un assistant. Par contre, les moulins industriels de petite ou moyenne capacit� n�cessiteront l’emploi d’un responsable � plein temps ou � temps partiel (dans la plupart des cas, l’exploitant lui-m�me), d’un travailleur qualifi� � temps partiel ou � plein temps pour assurer le fonctionnement des installations et leur maintenance (l’exploitant peut aussi s’en charger) et d’un certain nombre de manoeuvres pour la manutention du grain et des farines, l’ensachage et le nettoyage. Le nombre de manoeuvres n�cessaire pour la manutention du grain et des farines sera plus �lev� si la production doit �tre stock�e. Le cas �ch�ant, il faudra �galement employer du personnel pour transf�rer le grain des camions aux magasins et de ceux-ci au moulin. Les produits finis seront transport�s du moulin aux magasins, puis aux camions. Ainsi, le ma�s (sous forme de grain ou de farine) devra �tre transport� quatre fois. Le nombre de manoeuvres, T, requis pour les t�ches ci-dessus est �gal �:


m = quantit� de ma�s (en tonnes) transform�e par jour, et
p = productivit� de la main-d’oeuvre (tonnes/jour).

La valeur de (p) est fonction de la productivit� des travailleurs locaux, de la distance entre les camions et les magasins et des temps morts entre les d�chargements successifs. Ces facteurs varient consid�rablement d’un moulin � l’autre, et il n’est pas possible de ce fait de fournir une estimation de p. L’exploitant devra l’�valuer lui-m�me sur la base des informations dont il dispose.

Il sera parfois n�cessaire d’engager de la main-d’oeuvre pour l’�grenage des �pis et la mise en sacs des produits. Le nombre de travailleurs non qualifi�s exig� par ces op�rations est fonction de la capacit� du moulin; un ou deux manoeuvres suffiront dans le cas d’un moulin industriel de petite ou moyenne capacit�.

Le nombre de travailleurs non qualifi�s peut varier pendant l’ann�e selon la capacit� de stockage du moulin. Il faut tenir compte, dans l’estimation des besoins en main-d’oeuvre, d’une �ventuelle fermeture du moulin pendant certaines p�riodes.

Le co�t annuel global de la main-d’oeuvre (ouvriers et personnel d’encadrement et de gestion), S, est donn� par la formule:

S = Tt · Jt · St + 12 Tp · Sp + 12 M

Tt = nombre de travailleurs temporaires, non qualifi�s, n�cessaires chaque jour pour le transport du grain et de la farine, l’ensachage et le nettoyage,

Jt = nombre de jours durant lesquels on a recours � une main-d’oeuvre temporaire non qualifi�e,

St = salaire journalier de la main-d’oeuvre temporaire non qualifi�e,

Tp = nombre de travailleurs qualifi�s et permanents r�mun�r�s au mois,

Sp = salaire mensuel de la main-d’oeuvre qualifi�e, et

M = salaire mensuel du responsable du moulin.

Il conviendra �videmment de tenir compte des situations suivantes:

- pas de co�ts de transport du grain et de la farine (dans le cas des moulins artisanaux);

- pas de co�ts d’ensachage ou d’emballage;

- pas de co�ts de main-d’oeuvre qualifi�e, si le travail est effectu� par l’exploitant lui-m�me.

Le salaire du responsable devrait �tre au moins �gal � celui qu’il obtiendrait pour un emploi �quivalent dans une autre entreprise. Les salaires mensuels ou horaires des travailleurs qualifi�s et des manoeuvres seront ceux en vigueur dans la r�gion.

6.3.6. Co�ts d’ensachage et d’emballage

La farine de ma�s peut �tre mise dans des sacs de jute de 50 kg ou dans des sacs plus petits (5 kg ou plus), suivant les conditions locales de vente. La farine peut �galement �tre commercialis�e en sachets de papier de 1 kg portant les informations appropri�es (marque, poids net, nom du moulin, etc.). Les sacs de jute et les sachets de papier seront en g�n�ral command�s � des fabricants locaux. Les co�ts annuels � prendre en compte correspondront � la valeur des commandes annuelles de sacs et de sachets de papier n�cessaires pour la production annuelle du moulin.

6.3.7. Int�r�ts sur le fonds de roulement

Les moulins industriels devront parfois stocker un volume de grain correspondant � une production de trois mois si l’approvisionnement en ma�s est irr�gulier tout au long de l’ann�e. Ils pourront aussi �tre oblig�s de stocker de la farine et d’accepter des retards dans les r�glements de leurs livraisons. Il pourra donc se faire que la production d’un ou deux mois doive �tre stock�e ou vendue � cr�dit, parfois les deux � la fois. Un fonds de roulement est donc indispensable pour couvrir le co�t d’un volume de grain �quivalant � quatre ou cinq mois de fonctionnement (grain et farine) ainsi que les co�ts de la main-d’oeuvre, de l’�nergie et de l’amortissement du mat�riel correspondant � la transformation de la farine stock�e. Ce fonds de roulement pouvant �tre consid�r� comme improductif, les int�r�ts annuels sur ce capital constituent un autre �l�ment � ajouter aux autres postes.

6.3.8. Co�t unitaire de la farine de ma�s produite par de petits moulins

L’estimation du co�t unitaire de production de la farine de ma�s est la derni�re op�ration � r�aliser dans l’�tude des diverses options technologiques de transformation du ma�s. Le co�t unitaire de production est �gal � la somme des divers co�ts annuels dont il est question dans les paragraphes 6.3.1 � 6.3.7, divis�e par la production annuelle de farine de ma�s. La technique de transformation la plus appropri�e sera celle dont le co�t unitaire de production est le plus faible. Le choix des mat�riels et de l’�chelle de production devrait donc correspondre � la technique dont le co�t est le moins �lev�.

Dans le cas des moulins artisanaux, la technique de transformation la plus appropri�e sera celle pour laquelle la somme des amortissements (b�timents et mat�riels) et des co�ts �nerg�tiques par tonne de production est la plus faible, �tant donn� que les intrants de main-d’oeuvre sont les m�mes pour toutes les techniques (exploitant aid�, dans certains cas, par un assistant).

Dans le cas des moulins industriels, il faut tenir compte, pour l’�valuation des diverses options technologiques, de la demande pour diverses qualit�s de farines. On peut, par exemple, commercialiser soit de la farine compl�te non trait�e, soit de la farine partiellement d�germ�e (c’est-�-dire de la farine dont on a retir� une partie du germe et du son). Dans ce dernier cas, on peut �quiper le moulin d’une installation de d�germage. Lorsqu’on compare les co�ts de production de la farine compl�te et de la farine partiellement d�germ�e, il faudra donc tenir compte des diff�rences de co�t des mat�riels et des prix de d�tail des produits (farine compl�te et farine partiellement d�germ�e) et sous-produits (son et germe). Dans ce cas, le choix de la technique implique � la fois un choix de mat�riel et un choix de produit.

6.3.9. Co�t unitaire de production des farines converties dans des appareils � cylindres

La d�composition des co�ts aff�rents � un moulin � cylindres est beaucoup plus complexe que dans le cas des petits moulins. Ce dossier traitant essentiellement de ceux-ci, nous ne proc�derons pas � une analyse d�taill�e de la structure des co�ts des moulins � cylindres.

Les principaux postes � prendre en consid�ration dans l’estimation du co�t d’un moulin � cylindres concernent le ma�s brut, le stockage des mati�res premi�res et des farines, l’ensachage, la main-d’oeuvre, la gestion, le transport, les assurances et les imp�ts. D’autres �l�ments d�terminants du co�t en question sont li�s � la zone d’implantation, au fonds de roulement immobilis� par le stockage du ma�s brut, � l’utilisation de la capacit� de production et � la dur�e de la campagne. Selon Uhlig et Bhat (1979), le ma�s brut entre pour “plus de 80 pour cent dans les co�ts nets globaux, avec une marge de 10 pour cent”, sur la base des prix alors en vigueur au Kenya. Ce chiffre donne une tr�s bonne id�e, bien qu’approximative, de l’estimation des co�ts unitaires. Il suffit de conna�tre le prix local du ma�s brut pour estimer les co�ts unitaires de production. Si l’on veut avoir une estimation plus pr�cise, dans le cas par exemple o� les co�ts estim�s sont proches des prix de vente au d�tail, il faut obtenir des informations plus compl�tes sur le volume et le prix des intrants.

Le co�t des mat�riaux d’ensachage et d’emballage suit, en importance, celui du ma�s brut. Il repr�sente 6 � 9 pour cent du co�t unitaire global, selon que ces op�rations se font manuellement ou qu’elles sont m�canis�es. Ce co�t peut �tre l�g�rement inf�rieur lorsqu’on utilise des sacs ou des sachets plus grands (par exemple des sacs de 50 kg, au lieu de 25 kg).

Les co�ts de la main-d’oeuvre et de la gestion viennent au troisi�me rang; ils repr�sentent moins de 5 pour cent des co�ts unitaires, tombant m�me � 2 pour cent dans les entreprises fortement m�canis�es. Les d�penses de gestion en constituent une part importante; pour les plus petits moulins � cylindres (2 t/h), elles repr�sentent 48 pour cent environ des co�ts totaux de main-d’oeuvre et de gestion. Ce pourcentage d�cro�t au fur et � mesure que l’�chelle de production augmente, sans toutefois descendre g�n�ralement au-dessous de 32 pour cent.

Les autres postes sont beaucoup moins importants que ceux dont il vient d’�tre question. Les co�ts d’assurance et de maintenance repr�sentent approximativement 4 pour cent des co�ts unitaires globaux.

6.4. Deux exemples d’application de la m�thode d’estimation

L’application de la m�thode expos�e dans la section pr�c�dente peut �tre illustr�e par deux exemples: un moulin � fa�on ayant une production de 1 t/jour et un petit moulin industriel ayant une production de 8 t/jour. Le premier est �quip� d’un moulin � meules m�talliques entra�n� par un moteur �lectrique de 2 kW (il s’agit du moulin n° 6 dans le tableau 12), alors que le second utilise un broyeur � marteaux actionn� par un moteur �lectrique de 11 kW (broyeur n° 32). Les deux moulins produisent de la farine compl�te.

Le tableau 14 r�capitule les diff�rents postes estim�s sur une base annuelle en partant des hypoth�ses ci-apr�s:

a) Moulin artisanal (r�gion rurale)

- production: 1 t/jour,
- rythme de production: 8 h/jour, 300 jours/an,
- prix du ma�s: US$150 par tonne de grain,
- prix du moulin � meules m�talliques (livr� sur place): US$500,
- co�t des b�timents: US$300,
- main-d’oeuvre: exploitant et assistant,
- co�t de l’�nergie: US$0,10/kWh,
- consommation d’�nergie: 2 400 kWh/an,
- pi�ces d�tach�es: US$50/an (10 pour cent du co�t des mat�riels),
- loyer du terrain: US$300/an,
- dur�e de vie utile des b�timents et des mat�riels: 25 ans,
- taux d’int�r�t: 15 pour cent,
- fonds de roulement: n�ant,
- b�n�fice annuel du moulin: US$5 000,
- salaire mensuel de l’assistant: US$150.

b) Moulin Industriel (zone urbaine)

- production: 8 t/jour,

- rythme de production: 8 h/jour, 300 jours/an,

- prix du ma�s: US$150 par tonne de grain,

- prix du broyeur � marteaux: US$1 200,

- co�t des b�timents: US$4 000,

- main-d’oeuvre: exploitant et 4 ouvriers non qualifi�s,

- co�t de l’�nergie: US$0,10/kWh,

- consommation d’�nergie: 26 400 kWh/an,

- pi�ces d�tach�es: US$120/an,

- loyer du terrain: US$1 200/an,

- dur�e de vie utile des b�timents et des mat�riels: 25 ans,

- taux d’int�r�t: 15 pour cent,

- fonds de roulement: volume de ma�s-grain �quivalant � 1-3 mois de fonctionnement (200-600 t),

- b�n�fice annuel du moulin: US$12 000,

- salaire mensuel de la main-d’oeuvre non qualifi�e: US$200.

On supposera que la maintenance des installations est assur�e dans l’un et l’autre cas, par l’exploitant. Pour simplifier, on ne tiendra pas compte non plus des co�ts d’ensachage ou d’emballage, et cela bien que le moulin industriel soit tr�s probablement amen� � les prendre en consid�ration.

Le tableau 15 indique les co�ts unitaires de production des deux moulins ainsi que le prix de gros minimal acceptable. On voit, par ces exemples, que le co�t unitaire de production du moulin industriel est sensiblement inf�rieur � celui du moulin artisanal, et cela bien que le moulin industriel doive stocker du ma�s en vue d’�viter des ruptures d’alimentation. Lorsque le moulin industriel n’est pas dans l’obligation de constituer un stock de grain, son co�t unitaire de production tombe � US$11 par tonne, au lieu de US$13 ou US$17. On peut �galement relever que les co�ts unitaires de production varient entre 7,98 et 14,30 pour cent des prix de gros; ces pourcentages sont sensiblement inf�rieurs au chiffre de 20 pour cent environ qui caract�rise les grands moulins � cylindres. Il serait toutefois erron� de comparer les moulins � cylindres aux petits moulins artisanaux ou industriels, �tant donn� que les types de produits sont tr�s diff�rents dans les deux cas.

Il serait erron� de conclure de ce qui pr�c�de que les co�ts unitaires de production des moulins industriels seront inf�rieurs dans tous les cas � ceux des moulins artisanaux. Les co�ts calcul�s sont bas�s en effet sur de nombreuses hypoth�ses dont plusieurs risquent de se r�v�ler infond�es. Les futurs exploitants devront par cons�quent proc�der � leur propre �valuation en se basant sur des estimations pr�cises des divers postes de d�penses.

Tableau 14
Co�ts annuels d’exploitation d’un moulin artisanal et d’un moulin industriel


Moulin artisanal

Moulin industriel


(en dollars des Etats-Unis)

Main-d’oeuvre

1 800

9 600

B�n�fice

5 000

12 000

Amortissement des b�timents et des mat�riels1

124

805

Consommation d’�nergie

240

2 640

Pi�ces d�tach�es

50

120

Loyer du terrain

300

1 200

Int�r�ts sur le capital de roulement2

-

4 500;13 500

Co�t annuel total

7 514

30 865;39 865

1 Le facteur F est �gal � 6,464 (voir le tableau 11).

2 Evalu�s sur la base d’un mois et de trois mois de stocks de grain, respectivement (pour le moulin industriel uniquement).


Tableau 15
Co�ts de production unitaires pour un moulin artisanal et un moulin industriel


Moulin artisanal

Moulin industriel

Co�t annuel total2 (US$)

7 514

30 865;39 865

Production annuelle (t)

300

2 400

Co�t unitaire de production (US$)

25

13;17

Prix de gros minimal de la farine (US$/t)

175

163;167

Co�t de production (en pour cent du prix de gros)

14,30

7,98;10,18

2 Evalu�s sur la base d’un mois et de trois mois de stocks de grain, respectivement (pour le moulin industriel uniquement).

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
ANNEXES
Annexe I: Glossaire de termes techniques
Annexe II: Constructeurs et fournisseurs de mat�riels
Annexe III: Institutions de recherche, d’enseignement et de technologie s’occupant de la transformation du ma�s
Annexe IV: Bibliographie
Annexe V: Questionnaire

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)

ANNEXES

Annexe I: Glossaire de termes techniques

Acide nicotinique

Synonyme de niacine (vitamine PP)



Albumen

Tissu de r�serve, particuli�rement riche en amidon, entourant et nourrissant la plantule



Alcalin

Qui a les propri�t�s d’une base (potentiel d’hydrog�ne - pH - sup�rieur � 7)



Aspiration

Extraction de particules de petit calibre par succion (vide partiel)



Balle

Enveloppe des graines de c�r�ales



Blutage

S�paration du son et de la farine par passage au travers d’un tamis ou blutoir



c.a.f.

Co�t assurance fret (prix d’une marchandise � la fronti�re, quand on ajoute � son prix toutes les charges suppl�mentaires de transport et d’assurance)



Calibrage

Classement selon la grosseur (calibre)



Conditionnement

Op�ration d�terminant la teneur en eau d’une substance pour la placer dans les conditions de traitement les plus favorables. Dans le cas du ma�s, il s’agit d’un mouillage suivi d’un s�chage



Convection

Mouvement ascendant d’une masse d’air d� � son r�chauffement par une source de chaleur ou � un �cart de temp�rature



Corindon

Mati�re granulaire (alumine), naturelle ou artificielle, utilis�e comme abrasif



Cyclone

Appareil de forme tronconique, � axe vertical, servant � d�barrasser un courant d’air des particules qu’il transporte. Celles-ci se s�parent suivant leur densit� et sont collect�es � la partie inf�rieure de l’appareil



D�corticage

Op�ration consistant � �liminer la couche p�riph�rique du grain et aussi du germe



D�germage

Op�ration consistant � enlever le germe de la graine



D�panouillage

Op�ration consistant a d�barrasser les �pis de ma�s (panouilles) des spathes qui les entourent



D�pouillage

Synonyme de d�panouillage



Despathage

Synonyme de d�panouillage



Egrenage

Op�ration consistant � d�garnir un �pi de ses grains



Embryon

Synonyme de germe



Endosperme

Synonyme d’albumen



f.a.b.

Franco � bord (valeur d’une marchandise � la fronti�re, � l’exclusion des frais de transport et d’assurance)



Farine

Poudre obtenue par une mouture fine



Farine compl�te

Farine non d�germ�e



Fumigation

Application des vapeurs d’une substance chimique (fumigant) pour d�sinfecter un local ou exterminer des esp�ces animales nuisibles (rongeurs, insectes)



Gemmule

Bourgeon de l’embryon



Germe

Partie de la semence, riche en mati�res grasses, qui se d�veloppe pour former la plante



Germination

D�but de la croissance du germe d’une semence



Globulines

Prot�ines de poids mol�culaire �lev�, g�n�ralement insolubles dans l’eau

Glume

Enveloppe des fleurs, puis des graines, de gramin�es



Glut�lines

Nom g�n�rique d’holoprot�ides insolubles dans l’eau et l’�thanol, solubles dans les bases et les acides dilu�s



Gluten

Mati�re visqueuse de nature protidique qui subsiste apr�s �limination de l’amidon des farines de c�r�ales



Grits (gritz)

Partie externe des grains de ma�s, tr�s riche en amidon, utilis�e notamment en brasserie



Gruau

Partie du grain la plus dure et la plus riche en gluten, s�par�e des farines et des issues par des blutages et des sassages r�p�t�s



Holoprot�ines

Groupe de prot�ines dont les constituants sont exclusivement des acides amin�s



Inflorescence

Groupement des fleurs d’une plante



Intrants (inputs)

El�ments n�cessaires � la production



Issues

Produits autres que la farine obtenus au cours de la mouture: sons, remoulages, farines basses, etc. Ce sont essentiellement les enveloppes des grains.



Lipide

Corps gras



Ma�s

Gramin�e � racines fibreuses, � tige droite et � larges feuilles lanc�ol�es, dont les fruits sont des grains durs de la grosseur d’un pois serr�s et align�s sur un gros �pi



Ma�serie

Etablissement o� l’on traite le ma�s



Moisissures

Nom commun donn� aux champignons de petite taille qui vivent sur les produits agricoles et les aliments et leur font subir des alt�rations chimiques



Mouture

Op�ration de meunerie consistant � r�duire en farine des grains de c�r�ales. Produit r�sultant de cette op�ration



Niacine

Vitamine PP



Ni�b�

L�gumineuse � petites graines, cultiv�e surtout en zone aride



Nixtamal

Ma�s-grain ayant subi une nixtamalisation



Nixtamalisation

M�thode de cuisson des grains de ma�s entiers dans une solution alcaline d’hydroxydes de sodium et de calcium



Panouille, panouil, panouillon

Epi de ma�s recouvert de ses spathes



Pellagre

Maladie due � une d�ficience alimentaire en vitamine PP, caract�ris�e surtout par des l�sions ecz�mateuses de la peau des parties d�couvertes (mains, face), l’inflammation des muqueuses de la bouche, des troubles digestifs et nerveux



P�ricarpe

Membrane mince enveloppant la graine des fruits



Plansichter

Appareil comprenant plusieurs compartiments dont chacun contient 10-12 tamis plans secou�s par un excentrique. Une fois s�par�s, les diff�rents produits sortent par de petites manches souples mont�es sur l’appareil



Poudrage

Application d’un insecticide pulv�rulent sur les produits � conserver



Prot�ines

Famille des protides constitu�e par des macromol�cules



Protides

Compos�s organiques pr�sents dans toutes les cellules vivantes. Ce sont soit des acides amin�s, soit des macromol�cules form�es d’une union d’acides amin�s



Pulv�risation

Application, sur les produits � conserver, d’un insecticide liquide sous forme de fines gouttelettes



Radicule

Partie inf�rieure de l’axe de l’embryon qui, en se d�veloppant, forme la racine du v�g�tal



Rafle

Axe �pais et spongieux de l’�pi de ma�s, sur lequel sont fix�s les grains



Riboflavine

Vitamine B2, pr�sente dans les c�r�ales, les l�gumes, etc.



Sassage

Passage des semoules au sas, pour les purifier et les classer par ordre de densit�



Semoule

Farine granul�e, plus ou moins grossi�re



Soies

Faisceau de styles filiformes, appartenant � la floraison femelle, qui recueille les grains de pollen issus des fleurs m�les et port�s par le vent



Son

R�sidu de la mouture des c�r�ales provenant du p�ricarpe des grains



Spathe

Grande bract�e (feuille) enveloppant et prot�geant les �pis de ma�s



Thiamine

Vitamine B1, � action antib�rib�rique



Z�ine

Prot�ine du groupe des prolamines, extraite des grains de ma�s

Annexe II: Constructeurs et fournisseurs de mat�riels

Les mat�riels construits ou fournis par les entreprises mentionn�es ci-dessous sont identifi�s comme suit:

PD: Paumelles de d�panouillage
OE: Outils � �grener
ER: Egrenoirs � main rotatifs
EB: Egreneuses sur b�ti
EM: Egreneuses � moteur
MM: Moulins � meules m�talliques
BM: Broyeurs � marteaux
MP: Moulins � meules de pierre (naturelle ou artificielle)
AC: Appareils � cylindres
VS: Ventilateurs de s�chage au sol
SS: S�choirs de cellules et silos
SL: S�choirs � lots successifs (discontinus, statiques)
SC: S�choirs de type continu ou � recirculation

Constructeurs/fournisseurs

Mat�riels



R�publique f�d�rale d’Allemagne




Heger Maschinenfabrik GmbH
26, Zaberstrasse
7033 Herrenberg 1

BM, MP, AC



Belgique




Ateliers Albert et Cie SA
2, rue Riverre
5750 Floreffe (Namur)

BM



Ets. D.D.D.-Pr�sident
487, chauss�e de Dikkebus
8904 Ypres

BM, MP



Br�sil




Irm�os Nogueira SA
781, Rua XV de Novembro
13970-1 Itapira
S�o Paulo

EM, BM



Laredo Models SA
Rua 1 de Agosto
11-67 CEP
17100 Bauru (SP)

EM, BM



Chine




China National Agricultural
Import and Export Corporation
26, South Yeutan Street
Beijing

ER, BM, AC



C�te-d’Ivoire




SACM
16, rue des Foreurs
B.P. 19
Abidjan 04

MM, BM, MP



Danemark




ABC Hansen A/S
Kirkegade 1
P.O. Box 73
8900 Randers

MM, MP



Etats-Unis




C.S. Bell Co.
170 West Davis Street
Box 291
Tilfin, OH 44883

ER, MM, BM



Decker Manufacturing Co.
P.O. Box 368
312 Blondeau
Keokuk, IA 51632

OE



Mast Harness Shop
Rt. 1, Box 228
Hazleton, IA 50641

PD



Swanson Machine Co.
20-26 East Columbia Avenue
Champaign, IL 61820

EM



France




Ets. J. Bourgoin SA
B.P. 17
61, avenue Georges-Cl�menceau
85110 Chatonnay

EM



Ets. Champenois SA
Chamouilley
52170 Chevillon

ER, EB, MM, BM



Soci�t� COMIA-FAO SA
B.P. 91
27, boulevard de Chateaubriant
35502 Vitr� Cedex

EM, BM, SS, SC



Electra
Poudenas
47170 M�zin

ER, EM, MM, BM



Ets. Gaubert SA
2, rue de la Gare
B.P. 24
16700 Ruffec

ER, MM, MP



Genelec
Rue du Nizerand
69400 Villefranche-sur-Sa�ne

BM



Law Agro-Industrie
5, avenue du G�n�ral-de-Gaulle
B.P. 72
60304 Senlis Cedex

BM, AC, SC



Ets. Guy Moulis
20, avenue des Pyr�n�es
81360 Montredon-Labessonnie

BM, MP



Promill
B.P. 109
28104 Dreux

BM



Renson Landrecies Sarl
37, route d’Happegarbes
B.P. 12
59550 Landrecies

ER, EB, MM, BM, MP



SECA
Le Mottier
38260 La C�te-St. Andr�

ER, EM, MM, BM, MP



Ets. Tixier Fr�res
18120 Lury-sur-Arnon

BM, MP



Inde




Allied Trading Co.
Railway Road
Ambala City 134 002 (Hariana)

ER, EM



Cossul & Co. Pvt. Ltd.
123/367 Industrial Area
Fazalgunj
Kanpur (Uttar Pradesh)

ER, EB, EM



Dandekar Brothers
Shivaji Nagar
Sangli 416 416 (Maharastra)

ER, EM, MP



International Manufacturing Co.
Hospital Road
Jagraon
Ludhiana (Panjab)

EM



Kisan Krishi Yantra Udyog
64 Moti Bhawan
Collectorganj
Kanpur 208 001 (Uttar Pradesh)

BM, MP



Rajan Universal Exports (Mfrs.)
P.O. Box 250
Madras 600 001 (Tamilnadu)

ER, EM, MM, MP



Rajasthan State Agro Industries Co.
Virat Bhawan, Prithviraj Marg
C-Scheme
Jaipur 302 001 (Rajasthan)

ER



Union Forgings
Focal Point
Sherpur
Ludhiana (Panjab)

EB, EM



Italie




OCRIM SpA
Via Massarotti 76
B.P. 155
26100 Cremona

BM, AC



Japon




CECOCO
P.O. Box 8
Ibaraki City
Osaka 567

ER, EB, MM



Kenya




Ndume Products Ltd.
P.O. Box 62
Gilgil

ER, BM



Malawi




Brown & Clapperton Ltd.
Metal Products Division
P.O. Box 1582
Blantyre

ER, MM



Philippines




Alpha Machinery & Engineering Corp.
P.O. Box 579
MCC Makati
Metro Manila D 708

BM



Royaume-Uni




Alvan Blanch Development Co. Ltd.
Chelworth
Malmesbury, Wiltshire SN16 9SG

ER, EB, EM, MM, BM, MP,
VS, SS, SL, SC



Bentall Simplex Ltd.
Normanby Park Industrial State
Scunthorpe, South Humberside

MM, MP, VS, SS, SC



Christy & Norris Ltd.
Kings Road
Chelmsford, Essex CM1 1SA

BM



Kamas Machinery Ltd.
110 Hunslet Lane
Leeds, Yorkshire LS10 1ES

SC



Export Ltd.
Quarry Road
Chipping Sodbury
Bristol BS17 6AX

MM, BM, SS, SC



R.A. Lister Farm Equipment Ltd.
Gosditch Street
Cirencester, Gloucestershire GL7 2AG

VS, SS



Scotmec Ltd.
42-44 Waggon Road
Ayr (Ecosse)

BM



Overseas Development Natural
Resources Institute (NRI)
Central Avenue, Chatham Maritime
Chatham, Kent ME 4TB




S�n�gal




SISMAR
20, rue du Dr Th�ze
B.P. 3214
Dakar

EB, EM, MM, BM



Suisse




B�hler Fr�res SA
9240 Uzwil

AC, SC



R�publique-Unie de Tanzanie




Manik Engineers
P.O. Box 1274
Arusha

BM



Ubungo Farm Implements Ltd.
P.O. Box 20126
Dar-es-Salaam

ER

Annexe III: Institutions de recherche, d’enseignement et de technologie s’occupant de la transformation du ma�s

Br�sil

Funda��o Centro Tecnol�gico de Minas Gerais
2000, Avenida Jos� C�ndido da Silveira
Horto 30000
P.O. Box 2306
Belo Horizonte (Minas Gerais)

Canada

Canadian Hunger Foundation
75 Sparks Street
Ottawa, Ontario K1P 5A5

Equateur

Centro de Desarrollo Industrial de Ecuador
Guayaquil

Etats-Unis

Volunteers in Technical Assistance (VITA)
Suite 200
1815 North Lynn Street
Arlington, VA 22209

Ethiopie

International Livestock Centre for Africa
Addis-Abeba

France

Alternatives technologiques et recherches sur les
industries agricoles et alimentaires (ALTERSIAL)
ENSIAA
1, avenue des Olympiades
91305 Massy

Centre d’�tudes et d’exp�rimentation
du machinisme agricole (CEEMAT/CIRAD)
Domaine de la Valette
34100 Montpellier

Groupe de recherche et d’�changes
technologiques (GRET)
213, rue Lafayette
75010 Paris

Institut de recherches agronomiques
tropicales et des cultures vivri�res (IRAT)
45 bis, avenue de la Belle Gabrielle
94736 Nogent-sur-Marne Cedex

Inde

Central Food Technological Research Institute
Chelluvamba Mansion
Mysore 570 013

Indian Grain Storage Institute
Department of Food
Ministry of Agriculture
Meerut Road
P.O. Box 10
Napur, Dist. Ghaziabad (Uttar Pradesh)

Indian Agricultural Research Institute
Library Avenue
New Delhi 110 012

Jama�que

Caribbean Food and Nutrition Institute
P.O. Box 140
Kingston 7

Mexique

International Maize and Wheat Improvement
Centre
Apartado 6-641
Mexico 06600

Nig�ria

International Institute of Tropical
Agriculture (IITA)
Oyo Road
POB 5320
Ibadan

Pakistan

IRRI-PAK Agricultural Machinery Program
P.O. Box 1237
Islamabad

Pakistan Agricultural Research Council
P.O. Box 1031
Islamabad

Pays-Bas

Technische Hogeschool
2, Den Dolech
Postbus 513
5600 MB Eindhoven

Royaume-Uni

Intermediate Technology Development
Group (ITDG)
103-105 Southampton Row
Londres WC1B 4HH

Overseas Development Natural
Resources Institute (NRI)
Central Avenue, Chatham Maritime
Chatham, Kent ME 4TB

Tha�lande

Asian Institute of Technology
P.O. Box 2754
Bangkok

Thailand Institute for Scientific and
Technological Research
196 Phahonyothin Road
Bangkhen
Bangkok 10900

Trinit�-et-Tobago

Ministry of Agriculture, Lands and Fisheries
Port of Spain

Za�re

CEDECO
B.P. 70
Kimpese

Zambie

Northern Technical College
Ndola

Annexe IV: Bibliographie

Ajayi, O.A.: Grinding in hammer mills, Report of the National College of Agricultural Engineering (Silsoe, Royaume-Uni, NCAE, 1980).

Beaty, H.H.; Shore, G.C.: Drying shelled corn, Circular No. 916, Cooperative Extension Service (Urbana, Illinois, University of Illinois, College of Agriculture, 1965).

Berger, J.: Maize production and the maturing of maize (Gen�ve, Centre d’�tudes de l’azote, 1962).

BIT: Le stockage du grain, S�rie Technologie, Dossier technique n°11 (Gen�ve, 1986).

Brekke, O.L.: “Corn dry milling: Pre-tempering low-moisture corn”, Cereal Chemistry, vol. 15 (1986), n°44, pp. 521-531.

Brekke, O.L.: “Corn dry milling: Cold tempering and de-germination of corn of various initial moisture contents”, Cereal Chemistry, vol. 5 (1969), n°46, pp. 545-549.

Brekke, O.L.: “Dry milling artificially-dried corn: Roller milling of de-germinator stock at various moistures”, Cereal Science Today, vol. 2 (1970), n°15, pp. 37-42.

Brekke, O.L.: “Dry milling of opaque - 2(high-lysine) corn”, Cereal Chemistry, vol. 5 (1971), n°48, pp. 499-511.

Bressani, R.; Castillo, S.V.; Guzman, M.A.: “Corn flours: The nutritional evaluation of processed whole corn flours”. Journal of Agricultural Food Chemistry, vol. 4 (1962), n°10, pp. 308-312.

Bricas, N.: Innovation et adaptation de technologies pour l’industrialisation des pays africains - Les industries agro-alimentaires; Le cas de la transformation du ma�s, du mil et du sorgho, m�moire pr�sent� � l’Ecole nationale sup�rieure des industries agricoles et alimentaires (Massy, France, mai 1982).

Brooker, D.B.; Bakker-Arkema, F.W.; Hall, C.W.: Drying of cereal grains (Westport, Connecticut, Avi Publishing, 1974).

Buelow, F.H.: Drying crops with solar heated air, Proceedings of a United Nations Conference on New Sources of Energy held in Rome in 1961 (Rome, FAO, 1961).

Centre d’�tudes et d’exp�rimentation du machinisme agricole et tropical (CEEMAT): Conservation des grains en r�gions chaudes, collection “Techniques rurales en Afrique”, (Paris, Minist�re de la coop�ration et du d�veloppement, 2e �dition, 1988.

Chambers: A dictionary of science and technology (Edimbourg, Ecosse, W. & R. Chambers Ltd., 1974).

Christensen, C.M.; Kaufmann, H.H.: Grain storage; The role of fungi in quality loss (Minneapolis, Minnesota, University of Minnesota Press, 1969).

Christian Council of Tanzania: Manually-operated grinding mills: An evaluation (Dar-es-Salaam, Department for Development Services, 1980).

Clarke, B.: A survey of cereal grinding in Africa, Report No. 190326 (Silsoe, Royaume-Uni, National College of Agricultural Engineering, 1980).

Commonwealth Secretariat: Guide to technology transfer in East, Central and Southern Africa (Londres, Commonwealth Secretariat, 1981).

FAO: Maize and maize diets: A nutritional survey, Nutritional Studies No. 9 (Rome, 1953).

FAO: Food composition tables - Mineral and vitamins for international use, Nutritional Studies No. 11 (Rome, 1954).

FAO: Food composition tables for use in Africa (Rome, 1968).

FAO: Annuaire de la production 1979 (Rome, 1979).

FAO: Processing and storage of foodgrains by rural families (Rome, 1979).

Fran�ois, M.: Du grain � la farine, collection “Le point sur les technologies” (Paris, Groupe de recherche et d’�changes technologiques, 1988).

Gerstenkorn, P.; Swingelberg: “Maize conditions and milling”, M�hle und Mischfuttertechnik, vol. 6 (1975), n°112, pp. 66-70.

Groupe de recherche et d’�changes technologiques (GRET): Fichier technique du d�veloppement, fascicule n°29 (Paris, 1983).

Harper, M.: Working paper 174 (Nairobi, Institute for Development Studies, Nairobi University, 1974).

Inglett, G.E.: Corn: Culture, processing, products (Westport, Connecticut, Avi Publishers, 1970).

Intermediate Technology Development Group (ITDG): Tools for agriculture - A buyers’ guide to appropriate equipment, compiled by Patrick Mulvany (Londres, Intermediate Technology Publications Ltd., 3e �dition, 1985).

James, A.W.: Communication personnelle, 1982.

Kaplinsky, R.: “A country case study: Food processing in Kenya”, dans l’ouvrage publi� sous la direction de Baron, C.G.: Technology, employment and basic needs in food processing in developing countries (Oxford, Pergamon Press, 1980).

Kent, N.L.: Technology of cereals (Londres, Pergamon Press, 1966).

Kent-Jones, D.W.; Amos, A.J.: Modern cereal chemistry (Londres, Food Trade Press, 6e �dition, 1967).

Lindblad, C.; Druben, L.: Small farm grain storage (Arlington, Virginia, VITA, 1977).

Muchnik, J.: Alternatives pour la transformation du ma�s, collection “Technologies et d�veloppement” (ALTERSIAL, Massy, France, 1980).

Ndambuki, W.W.: “Meet Kenya’s very own energy pioneer”, Daily Nation (Nairobi), 30 oct. 1981.

O’Kelly, E.: “Traitement et stockage des c�r�ales vivri�res par les m�nages ruraux”. Bulletin des services agricoles (Rome), n°53, 1979.

Olatunji, O.; Edwards, C.; Koleoso, O.A.: “Processing of maize and sorghum in Nigeria for human consumption”. Journal of Food Technology, vol. 1 (1980), n°15, pp. 85-92.

Programme de l’emploi et des comp�tences techniques pour l’Afrique (PECTA): Appropriate technologies in cereal milling and fruit processing industries - A comparative sub-regional study of four East African countries (Kenya, Somalia, Tanzania and Zambia) (Addis-Abeba, BIT, 1981).

Programme de l’emploi et des comp�tences techniques pour l’Afrique (PECTA): Technologies appropri�es dans les industries de transformation alimentaire et de conservation de fruits dans quatre pays de la CEAO: Haute-Volta, Mali, Niger, S�n�gal (Addis-Abeba, BIT, 1982).

Rouanet, G.: Le ma�s, collection “Le technicien d’agriculture tropicale” (Paris, Maisonneuve et Larose, 1984).

Schlage, C.: Polished versus whole maize: Some nutritional and economic implications of the traditional processing of maize in North Eastern Nigeria, Research Report No. 2 (Dar-es-Salaam, Bureau of Resource Assessment and Land Use Planning, 1968).

Schoonhoven, A.V.; Horber, E.; Mills, R.B.: “Conditions modifying expression of resistance in maize kernels to the maize weevil”, Environmental Entomoly, 1976, n°5.

Soza, R.F.; Willena, D.: Solar grain dryers, Paper presented at the 25th Annual Meeting of the Central American Cooperative Programme for the Improvement of Food Cultivation held in Tegucicalpa, Honduras, in 1979. (Tegucicalpa, PCCMCA, 1979).

Stewart, F.: “The choice of technique: Maize grinding in Kenya”, dans Technology and underdevelopment (Londres, Macmillan, 1977).

Temple, M.: “Nepalese water mill”, Appropriate Technology (Londres), vol. 1 (1974), n°3, p. 15.

Tropical Products Institute: A wooden hand-held maize sheller (Londres, TPI, 1977).

Uhlig, S.J.; Bhat, B.A.: The choice of technique in maize milling (Edimbourg, Ecosse, Scottish Academic Press, 1979).

Vojnovich, C.; Pfeifer, V.F.; Griffin, E.L.: “Reducing microbial populations in dry milled corn products”, Cereal Science Today, vol. 12 (1978), n°15, pp. 401-407.

Waelti, H.; Buckle, W.F.: “Factors affecting corn kernel damage in combine cylinders”, Transactions of the American Society of Agricultural Engineers, 1967.

Walker, D.J.: Report of the Swaziland rural grain storage project, 1972-1975 (Mbadane, Ministry of Agriculture, 1975).

Wells, G.H.: “The dry side of corn milling”, Cereal Foods World, vol. 8 (1979), n°24, pp. 333-340.

Zambia Industrial and Mining Corporation Ltd.: Maize meal, maize milling: A national problem (Lusaka, 1978).

Annexe V: Questionnaire

1.

Nom et pr�nom:

...............................................................................



2.

Adresse:

...............................................................................
...............................................................................
...............................................................................
...............................................................................



3.

Profession: (pri�re de cocher la case correspondante):






Responsable d’une installation de production de farine de ma�s



........................................................................................................

/__/


Dans l’affirmative, indiquez le volume de production et pr�cisez
la nature de vos fonctions ...............................................................
.........................................................................................................






Fonctionnaire d’un organisme d’Etat ...............................................

/__/


Dans l’affirmative, pr�cisez vos fonctions ......................................
.........................................................................................................






Collaborateur d’une institution financi�re ........................................

/__/


Dans l’affirmative, indiquez vos fonctions ......................................
.........................................................................................................






Membre d’une universit� ou d’un centre de recherche ....................

/__/


Dans l’affirmative, indiquez le nom de l’universit� ou du centre
et pr�cisez vos fonctions ................................................................
.........................................................................................................
.........................................................................................................






Collaborateur d’une institution technologique ..................................

/__/


Dans l’affirmative, indiquez le nom de l’institution et pr�cisez
vos fonctions ...................................................................................
.........................................................................................................
.........................................................................................................






Collaborateur d’une institution de formation ...................................

/__/


Dans l’affirmative, indiquez le nom de l’institution et pr�cisez la
nature de vos fonctions ...................................................................
.........................................................................................................
.........................................................................................................






Autre (pri�re d� pr�ciser) ................................................................
.........................................................................................................
.........................................................................................................

/__/




4.

Comment avez-vous obtenu un exemplaire de ce dossier technique?



L’avez-vous re�u gratuitement ou l’avez-vous achet�?
.........................................................................................................
.........................................................................................................





5.

Ce dossier vous a-t-il aid� � (pri�re de cocher la case correspondante):






Prendre connaissance de techniques de production de farine de ma�s que vous ne connaissiez pas encore

/__/





Trouver les noms et adresses de constructeurs et de fournisseurs de mat�riels

/__/





Estimer les co�ts unitaires de production pour diff�rentes �chelles de production et divers proc�d�s

/__/





Passer commande de mat�riel � des fins de fabrication sur place

/__/





Am�liorer vos techniques de production

/__/





R�duire vos frais d’exploitation

/__/





Am�liorer la qualit� de vos produits

/__/





D�terminer l’�chelle de production d’une nouvelle installation et choisir le proc�d� qui convient

/__/





Si vous appartenez � un organisme d’Etat, �laborer de nouvelles dispositions ou de nouvelles politiques pour l’industrie consid�r�e

/__/





Si vous faites partie d’une institution financi�re, �tudier une demande de pr�t visant la cr�ation d’une installation de production de farine de ma�s

/__/





Si vous appartenez � une institution de formation, enrichir votre mat�riel didactique

/__/





Si vous �tes un expert international, mieux conseiller vos homologues sur les techniques de production � mettre en oeuvre

/__/




6.

Ce dossier vous semble-t-il suffisamment d�taill� en ce qui concerne:

Oui

Non






- la description des aspects techniques

/__/

/__/






- la liste des constructeurs et fournisseurs de mat�riels

/__/

/__/






- les m�thodes d’estimation des co�ts de production

/__/

/__/






- l’�valuation de l’impact socio-�conomique

/__/

/__/






- les r�f�rences bibliographiques

/__/

/__/






Si certaines de vos r�ponses sont n�gatives, veuillez en indiquer les raisons ci-dessous ou sur une feuille s�par�e:


........................................................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................



7.

Comment ce dossier pourrait-il �tre am�lior� dans l’�ventualit� d’une nouvelle �dition?
........................................................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................
........................................................................................................................



8.

Veuillez adresser ce questionnaire, d�ment rempli, �:




Service de la technologie et de l’emploi
Bureau international du Travail

CH-1211 Gen�ve 22 (Suisse)


9.

Si vous souhaitez obtenir des informations compl�mentaires sur certaines des questions trait�es dans ce dossier, le BIT et l’ONUDI s’efforceront de vous les fournir.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
CHAPITRE 3. EGRENAGE
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT

Technologie du travail de la corne
Description des techniques de travail de la corne et du mode de fabrication d’une s�rie d’objets utilitaires ou d�coratifs en corne. Donn�es pour le calcul des prix de revient.

ISBN 92-2-205358-3

15 fr. suisses


Pr�cis de dessin technique � l’usage des formateurs d’artisans
Le d�veloppement de l’artisanat exige une am�lioration des outillages, des �quipements et des m�thodes de production. Mais il exige aussi l’acquisition d’un «langage»: le dessin technique, sans lequel il est exclu d’�tablir des normes de qualit� et d’aborder la production en petite s�rie. Fond� sur une p�dagogie originale d�j� exp�riment�e avec succ�s, cet ouvrage est � la fois un manuel � l’usage des formateurs et un aide-m�moire o� les artisans trouveront tous les renseignements dont ils pourront avoir besoin durant leur apprentissage du dessin technique et dans leur vie professionnelle.

ISBN 92-2-205686-8

15 fr. suisses


Le s�chage solaire. M�thodes pratiques de conservation des aliments
Description de plusieurs mod�les de s�choirs et pr�sentation d�taill�e de proc�d�s simples de s�chage et de conditionnement du poisson, des l�gumes, des fruits et des c�r�ales. Expos� des principes et des m�thodes de l’action de vulgarisation.

ISBN 92-2-205357-5

20 fr. suisses


S�rie Technologie
Les dossiers techniques publi�s dans cette s�rie s’adressent aux petites entreprises, aux services de planification et de promotion de la petite industrie comme aux organismes de coop�ration technique. Leur but est de faire conna�tre des techniques de production � petite �chelle particuli�rement adapt�es aux conditions socio-�conomiques qui se rencontrent dans les pays en d�veloppement. Plusieurs des volumes publi�s en anglais doivent �tre traduits en fran�ais.

ISSN 0258-0462



N° 3: Small-scale processing of fish
Traitement du poisson. Pr�paration, conservation, conditionnement de poisson sal�, s�ch�, fum�, bouilli ou ferment�. Evaluation �conomique des diff�rentes m�thodes de pr�paration. Mesures de protection de l’environnement.

ISBN 92-2-103205-1

17,50 fr. suisses


N° 5: Small-scale oil extraction from groundnuts and copra
Production d’huile d’arachides et d’huile de coprah.

ISBN 92-2-103503-4

17,50 fr. suisses


N° 9: Small-scale processing of pork

N° 10: Small-scale processing of beef
Fabrication de produits carn�s, porc et bœuf. Description des proc�d�s de production de divers produits. Approvisionnement en viande, installations et mat�riel, fabrication, conditionnement. Evaluation socio-�conomique des diff�rentes options techniques. Mesures de protection de l’environnement.

ISBN 92-2-100542-9

20 fr. suisses

ISBN 92-2-105050-5

20 fr. suisses


N° 11: Le stockage du grain
Description des techniques de stockage au niveau villageois et au niveau communautaire. Caract�ristiques des grains et facteurs de d�gradation. Moyens de stockage traditionnels, utilisation de structures nouvelles. Calcul des co�ts de stockage.

ISBN 92-2-205415-6

20 fr. suisses


N° 13: Conservation des l�gumes � petite �chelle

N° 14: Conservation des fruits � petite �chelle
Description d’une s�rie de techniques de conservation - par s�chage, par le sel, par le vinaigre, par fermentation, par appertisation pour les l�gumes; par s�chage, par le sucre, par la chaleur, par le sel et le vinaigre, par la fermentation pour les fruits - pour une production artisanale ou semi-industrielle. R�gles d’hygi�ne et de protection de l’environnement � observer. Evaluation des co�ts de production. Etude d’une petite unit� de transformation.

ISBN 92-2-206402-X

20 fr. suisses

ISBN 92-2-206403-8

27,50 fr. suisses


N° 15: Fabrication artisanale d’outils manuels pour l’agriculture
Description des techniques de fabrication de dix-sept mod�les d’outils, � l’unit� ou en petites s�ries. D�termination des co�ts de production avec fiches de calcul du prix de revient.

ISBN 92-2-206404-6

27,50 fr. suisses

Les prix peuvent �tre modifi�s sans pr�avis.

Production de Farine de Ma�s � Petite �chelle (CTA - ILO - WEP, 1990, 140 p.)
(introduction...)
PREFACE
REMERCIEMENTS
CHAPITRE 1. LES ELEMENTS DU CHOIX TECHNOLOGIQUE DANS LA PRODUCTION DE FARINE DE MAIS
CHAPITRE 2. PREPARATION DU MAIS
CHAPITRE 3. EGRENAGE
CHAPITRE 4. TECHNIQUES DE MOUTURE DU MAIS
CHAPITRE 5. ORGANISATION DE LA PRODUCTION ET INFRASTRUCTURE NECESSAIRE
CHAPITRE 6. METHODOLOGIE D’ESTIMATION DES COUTS DE PRODUCTION
ANNEXES
QUELQUES PUBLICATIONS DU BIT
COUVERTURE ARRIERE

COUVERTURE ARRIERE

Production de farine de ma�s � petite �chelle

Les c�r�ales constituent l’un des principaux �l�ments du r�gime alimentaire des populations � faible revenu. Souvent r�alis�e dans de grandes installations � forte intensit� de capital, leur transformation peut l’�tre tout aussi bien dans de petites unit�s, � l’aide de techniques � forte intensit� de travail qui permettent de cr�er des emplois, d’�conomiser des devises et de promouvoir l’industrialisation des zones rurales. Ces techniques, dans ce domaine comme dans d’autres, sont toutefois mal connues. C’est la raison qui a conduit le BIT � publier une s�rie de dossiers d’information sur le sujet.

Consacr� � la production de farine de ma�s, celui-ci expose les donn�es du choix de la technologie au regard des objectifs du d�veloppement. Il d�crit de fa�on d�taill�e la technologie de production � petite �chelle pour des installations artisanales ou semi-industrielles - pr�paration du ma�s, �grenage, mouture - et pr�sente un tableau tr�s complet du petit mat�riel de meunerie: moulins � meules m�talliques, broyeurs � marteaux, moulins � meules de pierre. Le dossier �nonce les principes d’organisation de la production et pr�sente une m�thode d’estimation des co�ts. Les annexes contiennent un glossaire de termes techniques, une liste de constructeurs et de fournisseurs de mat�riel et une liste d’institutions de recherche, d’enseignement et de technologie.

Ce dossier a �t� pr�pare sous l’�gide du Bureau international du Travail et de l’Organisation des Nations Unies pour le d�veloppement industriel. La s�rie Technologie, dans laquelle il est publi�, a pour but de faire conna�tre diff�rentes techniques de production � �chelle restreinte et d’aider les petites entreprises, les services de planification et de promotion de la petite industrie comme les organismes de coop�ration � choisir les solutions les mieux adapt�es aux conditions socio-�conomiques qui se rencontrent dans les pays en d�veloppement.

ISBN 92 2 203640-9

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