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Sous la direction de Jean-Fran�ois Rozis (GERES)
Techniques, proc�d�s, �quipements
Guide technique
Collection Le point sur
GRET · MINIST�RE DE LA COOP�RATION · CTA
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La collection « Le point sur »
Cette collection est copubli�e par le minist�re fran�ais de la Coop�ration et le GRET (Groupe de recherche et d'�changes technologiques), association priv�e � but non lucratif.
Les titres publi�s dans cette collection sont principalement destin�s aux techniciens et d�cideurs, mais peuvent �tre utiles aux scientifiques, professeurs et �tudiants. Ils sont r�dig�s et con�us de la fa�on suivante:
- l'essentiel du contenu est accessible � des personnes n'ayant pas suivi d'�tudes sup�rieures ou scientifiques;- les technologies sont situ�es dans le contexte �conomique, social et culturel dans lequel elles peuvent contribuer au d�veloppement;
- le lecteur trouve en annexe d'abondants renseignements pour l'aider dans sa recherche d'informations (bibliographies, adresses de centres de recherche, de sp�cialistes, de constructeurs...).
Soucieux d'�largir la diffusion et le rayonnement de cette collection, les �diteurs sont ouverts � toutes suggestions et collaborations.
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Ouvrages parus dans la collection « Le point sur »
· Du grain � la farine (1988, 140 FF)· Les �oliennes de pompage (1989, 100 FF)
· Danger, termites ! Pr�server les constructions des d�g�ts des termites. (1990, 100 FF)
· L'irrigation villageoise. G�rer les petits p�rim�tres irrigu�s au Sahel. ( 1992, 170 FF)
· Produire du savon. Technique de production � l'�chelle artisanale et micro-industrielle. (1992, 80 FF)
· Diagnostic rapide pour le d�veloppement agricole (1993, 95 FF)
· Conserver et transformer le poisson (1993, 130 FF)
· La culture des champignons (1993, 130 FF)
· Jardins des villes, jardins des champs. Mara�chage en Afrique de l'Ouest, du diagnostic � l'intervention. (1994, 190 FF)'
· Transformer les fruits tropicaux (1995, 140 FF)
· Guide d'aide � la d�cision en agroforesterie (1995, Tome 1: 125 FF - Tome 2, Fiches techniques: 125 FF)
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REMERCIEMENTS
Cet ouvrage a �t� r�dig� par Jean-Fran�ois Rozis, GERES (Groupe �nergies Renouvelables et Environnement) avec l'appui d'Alain Guinebault (GERES), auteur de la premi�re �dition (« Le point sur le s�chage solaire », �ditions du GRET, 1986) dont certaines parties sont conserv�es.
Ce travail a �t� rendu possible gr�ce au concours de:
- la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), Italie;- le minist�re de la Coop�ration et du D�veloppement des Pays-Bas;
- le CTA (Centre technique de coop�ration agricole et rurale), Pays-Bas.
Nous remercions pour leurs diff�rentes contributions:
- la cellule S�chage ABAC-GERES, Burkina Faso;- l'AFDI (Association fran�aise pour le d�veloppement international), France;
- ITDG (Intermediate Technology Development Group), Royaume Uni;
- SOLAGRO, France;
- l'Universit� d'Hohenheim, Allemagne;
- Fabrice Thuillier, GEFOSAT, France;
- CEAS (Centre �cologique Albert Schweitzer), Suisse;
- Kate Sebag et Adam Brett, Tropical Wholefoods, Royaume Uni;
- Raymond Cartier, France;
- Philippe Dudez, GRET (Groupe de recherche et d'�changes technologiques), France.
Et tout particuli�rement le reste de l'�quipe du GERES: Nicolas C�brian (contribution r�dactionnelle), C�dric Comte (r�alisation des sch�mas) et �lisabeth Aillaud (saisie informatique du texte).
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Avant propos
Tout comme l'�dition de 1986, ce livre s'adresse d'abord aux techniciens ou ing�nieurs qui sont confront�s � des choix techniques et op�rationnels dans le domaine du s�chage des produits alimentaires. Il peut aussi int�resser les responsables de projets qui cherchent � d�velopper des activit�s de s�chage.
Il s'agit avant tout d'un ouvrage technique. Il s'adresse, � l'exception de la premi�re partie plus g�n�rale, � un public disposant d'un bagage scientifique de base. Le lecteur non scientifique d�sireux de disposer des informations essentielles sur le s�chage des produits alimentaires s'orientera avec profit vers l'ouvrage de vulgarisation compl�mentaire: « Le s�chage solaire des produits mara�chers et fruitiers », �dit� dans la collection Guides pratiques aux �ditions du GRET.
La technique du s�chage des produits alimentaires, pr�sent�e en d�tail dans cet ouvrage, ne s'entend cependant pas au sens le plus �troit du terme. Tout au contraire, la technique est appr�hend�e ici non pas comme une fin en soi, mais:
- comme un moyen de r�pondre � des objectifs clairement d�finis (quel projet souhaite-t-on ?);- comme un outil dont la d�finition doit d�pendre des param�tres de son environnement (savoir-faire, disponibilit� locale en mat�riaux, contraintes d'approvisionnement en produit frais...);
- comme un investissement qui doit rapporter plus que ce qu'il ne co�te, au sens large (c'est-�-dire sur la base de co�ts et d'avantages qui ne sont pas que mon�taires);
- comme un choix qui doit �tre meilleur que d'autres options envisageables (le s�chage n'est pas une panac�e, et encore moins un type de s�choir particulier. Ils ne doivent �tre envisag�s que si ils correspondent bien au choix optimal).
Cet ouvrage a beaucoup emprunt� � l'ancienne �dition de 1986. Il en diff�re n�anmoins sur plusieurs points:
- les r�ussites enregistr�es ces dix derni�res ann�es la conduite de projets de s�chage ont pu �tre « capitalis�es ». Il existe maintenant de nombreux types de s�choirs bien �prouv�s qui peuvent �tre soumis � l'appr�ciation du lecteur;- une place plus grande a �t� donn�e aux conditions de r�ussite des projets de s�chage, en particulier sur les plans de leur ad�quation aux contextes locaux et de leur int�r�t socio-�conomique;
- une place particuli�re a �t� r�serv�e aux grands s�choirs utilis�s pour des productions commerciales, principalement vers les march�s des pays du Nord;
- un effort a �t� fourni pour rendre la lecture de cette ouvrage accessible au plus grand nombre.
L'information contenue dans ce document est forc�ment incompl�te. Il est en effet difficile de rassembler toute l'information disponible sur le sujet. Nous sommes cependant convaincus de l'importance d'en faciliter une meilleure circulation, ne serait-ce que pour limiter les trop nombreux �cueils recens�s en ce domaine.
Nous vous convions donc � participer � cet effort de communication et � nous faire part de vos exp�riences, de vos suggestions, de vos critiques pour nous permettre d'apporter des r�ponses plus pertinentes dans une �dition ult�rieure.
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Introduction
La conservation des produits alimentaires constitue un enjeu primordial dans les pays o� la production agricole est concentr�e sur quelques p�riodes de r�colte. Il faut pouvoir « r�partir » cette offre alimentaire dans le temps.
Le s�chage des produits alimentaires est la plus ancienne et la plus r�pandue des m�thodes employ�es pour les conserver. Il demeure pour cela l'une des options les moins on�reuses. Ce proc�d� trouve de nos jours, dans les pays en d�veloppement, une forme de « second souffle », pour plusieurs raisons:
· Le s�chage traditionnel (exposition au soleil sans �quipement pour am�liorer le s�chage) peut maintenant �tre rendu plus efficace, au moyen de quelques am�liorations relativement simples et peu co�teuses. Ces gains d'efficacit� jouent � plusieurs niveaux:- le temps de conservation du produit peut �tre prolong�;- la qualit� nutritionnelle de l'aliment s�ch� peut �tre nettement am�lior�e (de m�me pour le go�t);
- le produit s�ch� de fa�on artisanale, mais avec des m�thodes am�lior�es, est plus facile � commercialiser. Les femmes, qui g�rent habituellement les op�rations de s�chage traditionnel, sont les premi�res b�n�ficiaires des revenus d'appoint ainsi g�n�r�s.
· De nombreux efforts ont �t� fournis pour d�velopper des techniques de s�chage plus performantes que le s�chage traditionnel, et toujours � co�t mod�r�, surtout ces deux derni�res d�cennies. On peut en particulier maintenant, avec des s�choirs de type artisanal ou semi-industriel, offrir des produits s�ch�s de qualit�, susceptibles d'int�resser:
- le march� international;- les march�s urbains nationaux en pleine expansion.
· Les producteurs nationaux ont souvent r�pondu � l'expansion de la demande des march�s urbains nationaux en produits frais. Mais un manque de r�gulation dans les �quilibres entre cette offre et cette demande, conduit de fa�on chronique � des invendus de production. � d�faut de pouvoir �tre stock�s sur le moyen terme, ces invendus se transforment rapidement en « pertes agricoles ». Le s�chage est un moyen de diff�rer la vente de ces produits dans le temps.
· Le d�veloppement de l'�conomie de march� dans les campagnes se fait toujours essentiellement dans les zones qui ont acc�s au march� (urbain et/ou international). En effet, au del� d'un certain co�t de transport jusqu'� ces march�s, il existe peu d'opportunit�s de vente de agricoles � bon prix. Les produits s�ch�s disposent � ce titre de deux avantages:
- ce sont des produits � « haute valeur ajout�e » par kilogramme, si bien que le co�t du transport est peu influent sur le prix de vente;- ce sont des produits d�riv�s de produits frais qui ne souffrent g�n�ralement pas comme eux des mauvaises conditions de transport (qui peuvent entra�ner de s�v�res pertes par d�gradation du produit).
� ce double titre, la promotion du s�chage solaire peut devenir, sous certaines conditions, un outil du d�veloppement �conomique dans les zones les plus recul�es.
Le pr�sent document vise � faire le point sur les, diff�rentes �tapes de r�flexion n�cessaires au montage d'un projet de s�chage solaire, qu'il s'agisse:
- d'un projet d'am�lioration d'une unit� de s�chage existante;- d'un projet de cr�ation d'une telle unit�;
- d'un projet d'expansion d'une activit� de s�chage;
- d'un programme de diffusion ou de promotion des s�choirs pour aliments.
Le pr�sent document traite essentiellement du s�chage par arriv�e d'air sur le produit � s�cher, car c'est la technique la plus simple et la plus efficace pour les gammes de production envisag�s ici (traditionnel � semi-industriel). Par ailleurs, et sans pour autant n�gliger les autres sources d'�nergie, l'accent est mis sur le s�chage solaire. C'est la source d'�nergie la moins co�teuse et la plus facile � mettre en place.
Le plan retenu d�rive de deux pr�occupations:
- proposer ces �tapes de r�flexion de fa�on progressive et dans leur ordre chronologique;- faire en sorte que le lecteur technicien qui ne dispose pas d'un bagage scientifique approfondi puisse n�anmoins b�n�ficier des informations essentielles et ne pas �tre « arr�t� » en cours de lecture par des notions trop abstraites.
La premi�re partie traite ainsi des aspects li�s � l'environnement d'un projet de s�chage. Cet environnement induira la d�finition du projet bien plus que l'inverse:
- quel est l'int�r�t du s�chage ?- quelles sont les contraintes, physiques, �conomiques ou socioculturelles, qui peuvent influer sur la nature d'un projet de s�chage ?
- quels sont les objectifs assign�s au projet ?
La deuxi�me partie pr�sente les principaux �l�ments n�cessaires d'une part � une bonne compr�hension des m�canismes physiques, chimiques et biologiques qui interviennent au cours du s�chage mais aussi � l'amont et � l'aval de celui-ci, et d'autre part � une bonne formulation des choix �conomiques � op�rer. Elle se d�compose en cinq chapitres:
- le chapitre IV, qui expose les ph�nom�nes biochimiques susceptibles d'induire une d�gradation du produit frais, l'impact s�chage sur ces ph�nom�nes, et la fa�on dont l'air circulant sur le produit peut entra�ner ce s�chage;- le chapitre V, qui explique, au prix parfois de quelques simplifications, les principaux m�canismes physiques sur lesquels s'appuie le dimensionnement d'un s�choir adapt� aux besoins de l'utilisateur;
- le chapitre VI, qui pr�sente les types de s�choir parmi les plus r�pandus et/ou les mieux �prouv�s par l'exp�rience de ces dix derni�res ann�es;
- le chapitre VII, qui pr�cise les termes de l'organisation d'une activit� de s�chage, qui ne se limite pas au strict fonctionnement technique du s�choir (importance des activit�s � l'amont et � l'aval du s�chage, organisation du travail, organisation des locaux, respect des contraintes socioculturelles et/ou techniques qui p�sent sur l'activit�...);
- le chapitre VIII enfin, dans lequel sont pr�cis�es les r�gles qui permettent de comparer les co�ts et les avantages (non obligatoirement tous mon�taires) de toutes les options techniquement identifi�es auparavant.
La troisi�me partie s'adresse � un public plus « averti », soit parce qu'il dispose d'une formation scientifique suffisante pour comprendre des informations plus abstraites (chapitre IX), soit parce qu'en tant que praticien du s�chage, il s'int�resse tout particuli�rement aux instruments et protocoles de mesure associ�s � l'activit� de s�chage (chapitre X).
Le chapitre XI sera l'occasion de mettre en pratique les informations th�oriques pr�sent�es, au moyen de quelques exemples de calculs de dimensionnement technique comment�s.
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S�cher des Produits Alimentaires. Techniques, Proc�d�s, �quipements. (GRET, 1995)
Premi�re partie: L'environnement d'une activit� de s�chage
Chapitre I: L'�volution des pratiques de s�chage
L'int�r�t du s�chage des produits alimentaires
UNE TECHNIQUE ANCESTRALE BIEN IMPLANT�E DANS LES PAYS DU SUD
La technique du s�chage des denr�es alimentaires est la plus r�pandue et la plus ancienne des m�thodes de conservation des produits p�rissables . Son usage est commun�ment partag� de par le monde pour la conservation des c�r�ales et l�gumineuses.
Pour les autres produits (viande, poisson, l�gumes, fruits), la diff�rence de contexte socio-�conomique a permis, dans les pays industrialis�s, l'�mergence de nouveaux modes de conservation avec notamment la mise en place de cha�nes du froid, relay�e par l'implantation g�n�ralis�e de r�frig�rateurs et de cong�lateurs chez le consommateur.
Le producteur (transformateur) des pays du Sud, afin de conserver sa production non vendue ou non consomm�e en frais, doit pouvoir disposer d' une technique performante, facilement ma�trisable et peu co�teuse au regard de sa capacit� d'investissement. Le s�chage traditionnel, dit � l'air libre, reste une solution �conomiquement apte � r�pondre � ses attentes. Il pr�sente toutefois des inconv�nients importants, d'o� l'int�r�t des techniques et pratiques am�lior�es.
EN QUOI CONSISTE LE S�CHAGE ?
Il s'agit, pour r�duire fortement les r�actions diverses participant � la d�composition de l'aliment, d' extraire une part importante de l'eau contenue dans le produit. Cette eau est �limin�e par �vaporation dans l'air environnant. Pour cela, il faut fournir de l'�nergie (�nergie d'activation) et, gr�ce � cette �nergie, faire en sorte que cette eau migre au sein du produit, se transforme, en surface, en vapeur d'eau et soit entra�n�e par l'air ext�rieur.
O� trouver cette �nergie? Suivant les conditions climatiques locales, il est fait appel soit au soleil et/ou au vent chaud, soit � la chaleur d'un foyer � combustion.
Bien s�cher, c'est pouvoir ma�triser trois param�tres fondamentaux:
- l'�nergie thermique apport�e qui chauffe le produit et provoque la migration de l'eau vers la surface et sa transformation en vapeur d'eau;- la capacit� de l'air environnant (appel� aussi air d'entra�nement) � absorber la vapeur d'eau d�gag�e par le produit. Cette capacit� d�pend du pourcentage de vapeur d'eau d�j� contenue dans l'air avant son arriv�e dans le s�choir et de la temp�rature � laquelle il a �t� port�;
- la vitesse de cet air au niveau du produit qui, surtout en d�but de s�chage, doit �tre �lev�e (jusqu'� une certaine limite) de mani�re � acc�l�rer l'entra�nement de la vapeur d'eau.
Il faut pouvoir s�cher suffisamment rapidement (pour �viter le pourrissement du produit) mais pas trop vite (une cro�te risque alors de se former en surface) ni � trop haute temp�rature (le produit se d�nature, noircit).
Il faut aussi, pour bien conduire l'op�ration de s�chage, prendre en compte les caract�ristiques du produit frais (on ne s�che: pas un poisson gras comme un l�gume-feuille), se demander quelles doivent �tre celles du produit final (texture, couleur, go�t sp�cifique).
Bien ma�triser un processus de s�chage, c'est aussi contr�ler la qualit� des produits frais et sec, � l'amont et � l'aval du s�chage lui-m�me (approvisionnement en produits frais, tri de ces produits, parage, pr�traitements, stockage aval, contr�le du produit sec, �ventuelle incorporation d'agents de saveur et de conservation, conditionnement, stockage amont, �ventuellement cha�ne de distribution...).
PRINCIPAUX ENJEUX LI�S AU S�CHAGE
Les processus de conservation qui r�sultent des pratiques traditionnelles de s�chage sont sophistiqu�s. Il faut absolument se garder de minimiser des savoir-faire et des techniques qui ont su s'adapter et tirer parti des contraintes du milieu. Il est toutefois toujours possible d'am�liorer les pratiques et les outils du s�chage pour mieux s'adapter aux nouvelles exigences de qualit� du produit final.
Les limites du s�chage traditionnel � l'air libre
La forte implantation du s�chage traditionnel � l'air libre repose sur:
- la bonne ma�trise locale de cette technique;- l'absence d'outillages, d'�quipements on�reux;
- le faible co�t final et la bonne acceptation du produit s�ch� obtenu.
Mais en contrepartie le s�chage traditionnel pr�sente des inconv�nients:
- la forte d�pendance vis-�-vis des conditions climatiques. S�cher un produit en saison s�che (air sec et chaud, fort rayonnement solaire) donne de bons r�sultats. Mais d�s l'arriv�e de la saison des pluies, ou lors d'une d�gradation momentan�e des conditions climatiques, le s�chage � l'air libre s'av�re inop�rant et les pertes sont importantes;- la faible qualit� nutritionnelle et microbiologique du produit s�ch�, ainsi que ses caract�ristiques parfois m�diocres de go�t, d'aspect, voire d'odeur. Les effets cumul�s d'une exposition directe au soleil (perte en vitamines, brunissement), d'activit�s enzymatiques (d�structuration du produit) et du d�veloppement microbien (risque de pr�sence d'�l�ments pathog�nes) donnent un produit de pi�tre qualit�. Il est d'ailleurs g�n�ralement consomm� en sauce (tomate, oignon, chou, l�gumes-feuilles...), pour le go�t qu'il apporte. Le plus souvent, le produit n'est pas suffisamment valoris� pour pouvoir atteindre de nouveaux march�s (milieu urbain, export) et sa dur�e de conservation ne permet pas la constitution de stocks assurant une s�curit� alimentaire en p�riode creuse;
- la mauvaise protection face aux nuisibles. Le s�chage � l'air libre sans syst�me de protection efficace expose le produit � toutes sortes d'attaques ext�rieures (pr�l�vements par les rongeurs, infestation par les insectes, etc.);
- l'importance du temps que n�cessite cette pratique. Les personnes charg�es du s�chage emploient une grande partie de leur temps en pr�paration, manipulation, protection contre les nuisibles...
Les cons�quences sont multiples:
- dur�e de conservation r�duite et pertes importantes;- manque d'un moyen de conservation fiable et de circuits de distribution appropri�s;
- risques de d�ficit en produits vitamin�s particuli�rement chez les enfants, notamment en p�riode de culture uniquement.
Des enjeux nouveaux, li�s � l'apparition de nouveaux march�s
Des �tudes de march� r�centes, notamment en Europe, ont mis en �vidence une demande importante en produits tropicaux s�ch�s (fruits, condiments).
L'approche de ces march�s porteurs suppose tout � la fois des qualit�s de produits r�pondant � des normes tr�s rigoureuses et des niveaux d'approvisionnement tels que cela n�cessiterait la mise en place, dans les pays du Sud, d'unit�s de s�chage semi-industrielles. Les enjeux sont multiples: cr�ation d'emplois, apport de devises, valorisation de produits dont la production locale est parfois exc�dentaire (mangue par exemple). Il ne faut toutefois pas se cacher que l'acc�s � ces march�s demeure difficile.
Le d�veloppement acc�l�r� de l'urbanisation dans les pays du Sud a par ailleurs modifi� consid�rablement les termes de la demande de produits alimentaires, en particulier:
- la demande pour les produits vitamin�s ou prot�ines a fortement augment�, du fait de l'apparition de nouveaux cr�neaux de consommation et de l'apparition de nouvelles couches sociales;- pour les m�mes raisons, il y a une demande pour une diversit� dans l'alimentation.
Le produit sec peut r�pondre en partie � de telles attentes.
Par ailleurs, le d�veloppement parfois spectaculaire de la demande urbaine en produits p�rissables tels que les fruits et les l�gumes frais modifie aussi les modalit�s de leur production, qui a sensiblement augment� en volume dans de nombreux pays. Mais, du fait des difficult�s de r�guler l'�quilibre de l'offre et de la demande de tels produits, ils sont souvent surabondants en p�riode de pleine r�colte. Le s�chage peut �tre un moyen efficace de mieux r�partir dans le temps leur offre.
Quelques enseignements et �l�ments de m�thode tir�s des exp�riences pass�es
Face � ces enjeux et en r�ponse � de multiples sollicitations de la part des partenaires locaux (groupements villageois, associations locales, structures de recherche, organismes internationaux, pouvoirs publics, promoteurs...), de nombreux programmes de promotion de pratiques de s�chage am�lior�es ont �t� lanc�s, avec des r�sultats in�gaux.
De ces exp�riences l'on peut tirer quelques enseignements, cerner les �cueils � �viter, dresser une m�thodologie d'action et dessiner les voies d'une recherche-action en la mati�re.
SE GARDER DES APPROCHES TROP TECHNICISTES
Combien de s�choirs tous plus ing�nieux les uns que les autres sont en train de finir paisiblement leurs jours dans un coin d'atelier, sur le terrain vague d'un groupement villageois. Le mythe de l'intervention technologique a conduit � une s�rie d'�checs. C'est ainsi qu'ont �t� con�us et r�alis�s des objets de laboratoire, lesquels se sont vite av�r�s incompatibles avec le contexte d'application.
Il y a encore un travail de conception et de mise au point d'outils de s�chage � faire, mais � condition de respecter une m�thodologie de recherche interactive et des cahiers des charges qui mettent au moins au m�me niveau, les aspects culturels, sociaux, �conomiques et les performances techniques (rendement thermique de s�chage), surtout pour un s�choir � usage domestique.
Parmi les multiples prototypes, il y en a peu qui puissent servir de r�f�rence pour une action de diffusion de s�choirs.
Dans un rapport sur les s�choirs solaires diffus�s au Sahel (1) en 1988, seuls trois s�choirs de petite taille ont �t� retenus pour faire l'objet d'une diffusion massive pour le s�chage domestique. Force est de constater qu'en 1995, la liste ne s'est pas beaucoup allong�e.
(1) CEAO/CILSS/CRES, Madibo Diko, 1988. objectifs pr�cis �tablis au cas par cas. Prenons l'exemple d'un s�choir familial destin� � une zone rurale d'un pays en d�veloppement. Ce s�choir devra �tre:
On peut avancer plusieurs raisons � cette succession d'�checs:
· am�liorer l'outil ne r�sout pas tous les
probl�mes, il faut pr�voir des mesures d'accompagnement.
Face � des pertes
de produits apr�s r�colte, � des probl�mes de qualit� ou de d�bouch�s pour des
produits secs, les personnes concern�es pensent souvent qu'un outil plus
perfectionn� permettra de tout r�soudre. Mais un outil ne repr�sente une
solution que si sa diffusion est correctement faite, ce qui signifie, pour un
nouveau s�choir:
- former les fabricants, contr�ler l'homog�n�it� et la qualit� de sa fabrication, assurer un r�seau de maintenance;- pr�voir le cas �ch�ant, des syst�mes de cr�dit adapt�s, pour faciliter les investissements;
- former les utilisateurs.
· les approches produit/consommateur/march� ont �t� trop n�glig�es. Il faut adapter les produits aux diff�rentes cat�gories de consommateurs, �laborer des guides de recettes, am�liorer le conditionnement des nouveaux produits pour une meilleure pr�sentation/conservation, assurer leur promotion;
· les r�seaux d'information, bases de donn�es ouvertes au plus grand nombre font d�faut. Un organisme ou un consultant abordant pour la premi�re fois la probl�matique du s�chage a tendance � raisonner de la mani�re suivante: si la pratique du s�chage n'est pas suffisamment utilis�e ou performante, il faut inventer un nouveau s�choir. Et l'on est reparti dans une s�rie d'exp�rimentations d�j� faites par ailleurs, ce qui �quivaut � une perte de temps lorsque cela n'aboutit pas directement � une impasse technologique;
· les �l�ments devant servir � la d�finition d'un s�choir ne sont pas tous pris en compte. La mise au point d'un s�choir ne doit pas servir � mettre en valeur la ma�trise technique de son inventeur mais r�pondre au mieux � des
- individuel;- adapt� et appr�ci� par les femmes, qui en sont les principales utilisatrices (formes, dimensions, maniabilit�, simplicit� d'utilisation...);
- fiable et r�sistant;
- d'entretien faible ou nul;
- reproductible en mat�riaux locaux;
- utilisable pour des produits diff�rents;
- abordable pour une famille rurale...
Chaque facteur a son importance. Il n'y aura pas d'appropriation d'un s�choir, m�me peu co�teux, s'il faut changer r�guli�rement sa couverture plastique, si un coup de vent le renverse et le d�t�riore.
La conception et la mise au point d'un s�choir ne constituent qu'une partie d'un programme de promotion du s�chage. Pour apporter des r�ponses satisfaisantes, il faut �tre innovant et � l'�coute des diff�rents acteurs (ce qui va souvent de pair) sur chaque volet du programme.
BIEN D�FINIR LES GRANDS OBJECTIFS
Avant toute chose, il est n�cessaire de savoir quels sont les objectifs vis�s, et donc les pratiques concern�es, car cela conditionnera la conception du s�choir, s'il y a lieu, et les diverses mesures d'accompagnement pour l'am�lioration des pratiques.
S�cher pour vendre ou pour consommer la production
Avant de conclure sur l'opportunit� d'une am�lioration ou d'une introduction d'outils de s�chage, il faut se poser la question suivante: l'objectif est-il d'accro�tre la vente de produits secs, voire d'introduire une nouvelle activit� �conomique ou surtout de limiter les pertes apr�s une r�colte destin�e � l'autoconsommation et donc, �ventuellement, vendre quelques exc�dents de produits secs?
Dans le premier cas, l'outil doit �tre con�u, en r�ponse aux besoins du producteur-commer�ant comme un outil de production permettant d'assurer la satisfaction du consommateur. Dans le second cas, il s'agit de penser un outil en r�ponse aux besoins du producteur-consommateur qui cherche � limiter les pertes en s�chant les produits frais non consomm�s non vendus. Il faut alors raisonner en termes de services rendus et non en termes strictement commerciaux. On ne demande pas � son r�frig�rateur de procurer des revenus.
Un syst�me pour conserver ou pour raffiner le produit
On verra par la suite que l'on ne con�oit pas n�cessairement un s�choir destin� � am�liorer la conservation pour des besoins domestiques comme un s�choir a finalit� commerciale. Ce dernier doit permettre d'obtenir des produits de qualit� sup�rieure, raffin�s, par rapport � ceux s�ch�s traditionnellement:
- un syst�me de conservation � usage domestique sera certainement plus rustique, son r�le sera d'amener le produit � un taux d'humidit� relativement bas avec une bonne qualit�, l'aspect final (brunissement, cro�tage, h�t�rog�n�it�...) ayant moins d'importance et le co�t du s�choir �tant d�terminant;- un syst�me visant � raffiner un produit destin� � la vente n�cessitera un contr�le plus fin des divers param�tres de: s�chage. Il devra permettre de d�finir l'allure id�ale permettant d'obtenir un produit qui soit non seulement stabilis� mais qui, de plus, pr�sente des caract�ristiques (go�t, ar�me, couleur, texture, forme...) propres � satisfaire la client�le vis�e. Le co�t du s�choir est de moindre importance (un s�choir plus performant, �ventuellement plus cher, permettra de vendre un produit de meilleure qualit�, donc plus cher).
Un usage domestique, artisanal ou semi-industriel
Une conception appropri�e du s�choir est aussi fonction du type d'utilisateur (culture, habitudes, sexe, connaissances techniques, mode d'organisation...):
- pour un usage domestique, les notions de facilit� d'emploi, d'entretien, de poids, d'esth�tique vont �tre mises en avant, le s�choir �tant le plus souvent utilis� par les femmes;- dans un contexte artisanal, semi-industriel, ce sont les questions de quantit� et de qualit� des produits s�ch�s qui priment. Les utilisateurs devront alors apprendre � utiliser et � g�rer ce s�choir au m�me titre que pour n'importe quelle autre activit� �conomique.
BIEN CONNA�TRE LES CONDITIONS DE PRODUCTION AGRICOLE
Il est particuli�rement important de bien conna�tre les conditions de production (organisation du travail, p�riodes de r�colte, rendements, etc.) ainsi que les qualit�s et quantit�s produites.
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Programme de s�chage de mangues au S�n�gal Cette action, men�e par l'AFDI, avait pour but de permettre, par la diffusion de petits s�choirs solaires performants, de valoriser la mangue, afin de la vendre au niveau national, voire � l'�tranger. Le « s�choir cadre », adapt� aux mat�riaux disponibles localement, a �t� s�lectionn� et diffus� aupr�s de groupements villageois. Une �tude de la production de mangues a �tabli que celle-ci s'�tale d'avril � septembre, avec une pointe en juin-juillet, mois pendant lesquels se posent les probl�mes d'�coulement qui ont motiv� le projet de s�chage. Les vari�t�s que l'on rencontre le plus fr�quemment sont les vari�t�s locales: Sierra Leone, tendouk, diourou et papaye (fin mai � mi-juin); pesso (mi-juin � mi-juillet). Moins fr�quentes mais en tr�s forte progression, les vari�t�s am�lior�es keitt et kent sont plus tardives mi-juillet). et fin septembre). L'ensoleillement journalier moyen est maximum en mars, avril et mai (9,5 � 10 h par jour). Il diminue en juin (7 h par jour). C'est en juillet, ao�t et septembre qu'il est le plus faible (5,5 h en juillet/septembre et 4,7 h en ao�t). Ainsi, l'ensoleillement est suffisant pour permettre le s�chage solaire des mangues en une journ�e durant les mois de mai, juin et jusqu'� mi-juillet). Apr�s cette date, le couvert nuageux et l'installation progressive des pluies rendent le s�chage solaire plus difficile. Nombre de jours de pluie mensuel moyen � Ziguinchor
(observation de 1931 � 1960) |
|
Mois |
mai |
juin |
juillet |
ao�t |
septemb. |
octobre |
nov. |
|
Jours de pluie |
1,5 |
10,5 |
21,1 |
25,4 |
21,4 |
11,2 |
1,7 |
|
Avec les techniciens de l'AFDI on peut donc conclure que les
conditions climatiques limitent le s�chage solaire des mangues � celui des
vari�t�s locales. La p�riode favorable s'�tend de mi-mai � mi-juillet). Les
mangues greff�es tardives, qui fournissent un produit s�ch� de qualit�
sup�rieure, sont m�res � une �poque o� le s�chage solaire est difficile. Les
alternatives suivantes ont donc �t� propos�es en conclusion de l'�tude: Pour
rentabiliser au maximum les s�choirs, il faut s�cher d'autres produits en
plus de la mangue. Pour profiter au mieux du march� existant, il faut
conserver les mangues greff�es tardives par d'autres moyens que le s�chage
solaire (sirops, jus, confitures, marmelade, pur�es...). |
BIEN CONNA�TRE LES MODES DE CONSOMMATION ET LES MARCH�S
Lorsqu'il s'agit de d�velopper une fili�re �conomique, les r�gles fondamentales sont:
- d'adapter le produit au go�t du consommateur;- d'obtenir un co�t de production compatible le prix auquel le produit pourra �tre vendu;
- de promouvoir le produit;
- d'assurer sa distribution.
Pour les produits s�ch�s des pays en d�veloppement, on peut distinguer trois grands types de march�s:
- le march� local sur lequel s'�coulent les produits s�ch�s traditionnellement, souvent caract�ris�s par leur courte dur�e de conservation et leurs faibles qualit�s de go�t et d'aspect, mais vendus � un prix tr�s bas;- le march� urbain national pour lequel le produit doit �tre mieux pr�sent� et avoir des qualit�s finales acceptables pour une client�le plus exigeante, mais pr�te � payer plus cher pour ce type de produit;
- le march� hors du pays producteur et vers les pays du Nord pour lequel le produit doit �tre homog�ne et respecter des normes qualitatives tr�s rigoureuses. On distingue alors une grande vari�t� de modes de commercialisation (en tant que produit fini ou interm�diaire, int�gr� ou non � d'autres aliments, visant une client�le bien d�finie...). On sait qu'atteindre ces march�s se r�v�le tr�s difficile..
D�FINIR UNE STRAT�GIE DE DIFFUSION IDES S�CHOIRS
Il ne suffit pas de disposer d'un mod�le adapt� aux besoins et ayant fait ses preuves pour le voir s'autodiffuser rapidement. Tout outil technologique, aussi simple soit-il, demande que des actions d'encadrement soient mises en uvre pour accompagner sa diffusion et permettre une modification p�renne des pratiques.
Pour d�passer le stade du prototype ou de la dizaine d'exemplaires, c'est une d�marche indispensable.
Les voies actuelles de la recherche
Depuis une trentaine d'ann�es, de multiples travaux ont �t� men�s dans les diff�rents domaines techniques de la pratique du s�chage:
- mise au point de s�choirs;- traitement des produits;
- d�termination d'allures de s�chage;
- m�thodes de conditionnement...
En ce qui concerne la mise au point des s�choirs, il reste encore des am�liorations et des adaptations � faire (utilisation de sels dessinateurs, am�lioration des couvertures transparentes � co�t faible, stockage thermique...). Comme on l'a vu pr�c�demment, il faut, afin d'apporter la meilleure r�ponse possible, opter syst�matiquement pour une recherche interactive impliquant les personnes concern�es. Les m�thodologies de recherche dans ce domaine ont �volu� (association aux recherches de socio-�conomistes...).
Le d�veloppement de la pratique du s�chage se fera aussi gr�ce � la r�alisation de transferts scientifiques en direction des universit�s des pays en d�veloppement. L� aussi, une nette �volution se dessine: de la recherche fondamentale sans grand rapport avec les besoins du pays, on s'oriente vers une recherche plus appliqu�e. La promotion du s�chage am�lior� dans les pays du Sud passe par un soutien des organismes de recherche locaux, en leur fournissant le mat�riel ad�quat (boucle de s�chage...) pour apporter les informations adapt�es aux contextes: d�termination des allures de s�chage «id�ales » pour les produits locaux, conditionnements sp�cifiques...
Chapitre II: La fili�re de s�chage. Du produit frais � la consommation du produit s�ch�
D�finir une fili�re de s�chage
On d�signe par fili�re l'ensemble du parcours suivi par un produit, de sa production � sa consommation, en passant par sa transformation et sa commercialisation, et ce pour une utilisation donn�e. La fili�re diff�re si le produit est consomm� frais directement apr�s r�colte, ou s'il subit une transformation pour une conservation de plus ou moins longue dur�e (pasteurisation, d�shydratation, transformation en jus, confiture, etc.), s'il est destin� � l'alimentation humaine ou animale, etc.
On parle de fili�re de s�chage lorsque le principal proc�d� de conservation utilis� est le s�chage.
DESCRIPTION D'UNE FILI�RE DE S�CHAGE
Pour un m�me produit, il y a plusieurs fili�res de transformation possibles. Il conviendra en premier lieu d'op�rer un choix entre les diff�rentes possibilit�s existantes, le s�chage am�lior� en est une parmi beaucoup d'autres. En s'en tenant au s�chage, il existe, ensuite, diverses qualit�s de produit. � chaque qualit� correspond une gamme de client�le, un mode de consommation, un r�seau de distribution, un mode de commercialisation, etc.
L'analyse du « cahier des charges » du projet envisag� ( cf. chapitre III) permettra de pr�ciser la fili�re requise. Il est donc important de bien appr�hender les composantes d'une fili�re de s�chage. Pour en faire une premi�re description, il faut consid�rer le produit et les diff�rentes �tapes qu'il va devoir franchir avec tous les �l�ments de contexte.
Le produit
Quatre sortes d'informations doivent �tre prises en compte pour d�terminer la qualit� qu'il est possible et souhaitable d'atteindre:
- donn�es relatives � la production agricole. Pour chaque produit et chaque vari�t�, on doit conna�tre les p�riodes de culture/r�colte ainsi que les quantit�s disponibles au niveau local, dans les zones voire les pays environnants. On �tablit ainsi un calendrier de r�colte;- donn�es relatives � la nature du produit et � son comportement au s�chage. Chaque produit a ses propres caract�ristiques (teneur en eau initiale, �tat de maturation, texture, comportement au s�chage, fragilit� par rapport aux attaques ext�rieures, pH...). De la nature du produit d�pendra le choix du mod�le de s�choir adapt� � son traitement, le processus de s�chage � suivre, les additifs �ventuels � utiliser pour une meilleure conservation, ainsi que le mode de conditionnement le plus appropri�;
- informations relatives au contexte �conomique. Le s�chage est particuli�rement int�ressant si l'on peut disposer de grandes quantit�s de produits frais, � bas prix. Qu'il s'agisse de rentabiliser son s�choir (vente diff�r�e) ou d'assurer sa s�curit� alimentaire (consommation diff�r�e), il est important de conna�tre le prix de vente du produit frais, les quantit�s en vente, les vari�t�s disponibles, la situation du march�, etc.;
- informations relatives au contexte sociologique. Il s'agit ici de consid�rer le degr� d'acceptation d'un produit alimentaire dans une soci�t� donn�e. Celui-ci est souvent li� � l'anciennet� de son implantation. L'approche est diff�rente s'il s'agit d'un produit traditionnellement cultiv� et ou s'il s'agit d'un produit nouveau (produit mara�cher en zone sah�lienne, par exemple) pour lequel les habitudes culinaires sont en cours d'assimilation ou subissent une modification.
La pratique du s�chage
La « fili�re s�chage » fait appel au s�chage comme proc�d� de transformation. Celui-ci se d�compose en plusieurs phases comprenant, outre le s�chage proprement dit, la pr�paration, le pr�traitement et le conditionnement du produit. Ces diff�rentes �tapes sont bri�vement d�crites ci-apr�s. Elles seront pr�sent�es plus en d�tail dans la partie suivante.
LA PR�PARATION DES PRODUITS AVANT S�CHAGE
Le lavage permet d'enlever les souillures et une grande partie des micro-organismes superficiels. L'eau doit �tre propre et assainie, sans quoi le r�sultat sera l'inverse de celui escompt�.
Le triage permet de s�lectionner les produits en bon �tat et pas trop m�rs, qui supporteront l'attente d'�tre en phase avanc�e du s�chage pour n'�tre plus alors susceptibles de se d�grader.
Le d�coupage en d�s, tranches, lamelles ou filets facilite le s�chage. Pour les produits �pais, cette op�ration est indispensable sinon le s�chage se fait trop lentement et l'inhibition des micro-organismes risque d'�tre incompl�te.
Le pr�traitement a pour but d'am�liorer la conservation, le go�t ou l'apparence du produit. Il permet en particulier d'adapter les produits � la demande. Il se pratique de diff�rentes mani�res (le blanchiment, la sulfuration, le sucrage, le salage, le fumage, etc.). Elles sont abord�es au chapitre VII.
LA CONDUITE DU S�CHAGE
Le s�chage augmente la dur�e de conservation du produit mais modifie sa qualit�: aspects, texture, go�t, composition nutritionnelle. L'appr�ciation de la qualit� des produits d�pend fortement des habitudes alimentaires des consommateurs. Telle caract�ristique pourra �tre rejet�e ici et au contraire appr�ci�e l�.
Les crit�res � retenir sont fonction de la nature m�me du produit et de l'usage qui doit en �tre fait: pour les fruits s�ch�s, par exemple, il s'agira surtout de la teneur en vitamines et de l'aspect, pour le cacao de l'ar�me...
Les d�gradations du produit sont principalement li�es � la dur�e et � la temp�rature de s�chage. Pour chaque produit, on peut d�finir une temp�rature maximale admissible (Tm) qu'il est recommand� de ne pas d�passer. Les « coups de chaleur » brefs, pratiquement in�vitables en s�chage solaire, sont cependant tol�rables.
Une temp�rature �lev�e pendant un certain temps entra�ne en particulier deux r�actions qui seront pr�cis�es au chapitre IV (le brunissement non enzymatique et le cro�tage), qui entra�nent une d�gradation de la qualit� du produit, et pour la deuxi�me peut emp�cher le s�chage de se poursuivre correctement.
Les autres modifications peuvent concerner la perte d'ar�mes, la destruction de vitamines ou la d�naturation des prot�ines...
CONDITIONNEMENT ET STOCKAGE APR�S LE S�CHAGE
Le conditionnement doit bien s�r �tre r�alise le plus rapidement possible de mani�re � limiter les contaminations (poussi�re, microbes...). Il est effectu� d�s que les produits sortant du s�choir sont refroidis.
Outre l'incitation � la vente et l'information du consommateur (quantit�, date de fabrication, etc.), l'emballage du produit doit permettre de remplir deux fonctions essentielles:
- prot�ger le produit contre les souillures (microbes, insectes, poussi�res...), contre la vapeur d'eau, la lumi�re, contre l'oxyg�ne pour les produits gras, et contre les d�t�riorations. physiques;- faciliter la manutention, pour le transport et le stockage du produit.
Le choix des mat�riaux utilis�s pour le conditionnement d�pend:
- de la nature de l'aliment;- des conditions de stockage et de manutention (temp�rature, humidit�, risques de d�t�rioration physique...);
- des propri�t�s protectrices des mat�riaux;
- de sa facilit� d'emploi;
- de sa disponibilit� et de son co�t sur les march�s locaux.
Des conseils pour la consommation des produits secs
L�GUMES ET C�R�ALES
Trempage
On recouvre d'eau froide et on laisse tremper pour que le produit reprenne l'eau perdue lors du s�chage. Un trempage d'une demi-heure � deux heures donne un produit acceptable. Un trempage de deux � six heures donne un produit plus tendre. On rajoute de l'eau au fur et � mesure que celle-ci est absorb�e par le produit, de fa�on � ce que celui-ci ne soit jamais � l'air libre.
Cuisson
On cuit les produits dans l'eau de trempage car celle-ci contient les sels min�raux utiles � l'organisme humain. On ajoute de l'eau au fur et � mesure de la cuisson. On peut faire cuire les tomates, choux et l�gumes verts s�ch�s sans trempage pr�alable. La cuisson est arr�t�e lorsqu'ils sont tendres.
Assaisonnement
Au cours du s�chage, les l�gumes perdent beaucoup de leur saveur. Il est recommand� de les relever avec de l'ail, oignon et autres herbes.
FRUITS
Les fruits secs peuvent �tre consomm�s tels quels ou cuits (un trempage pr�alable est possible). Habituellement, on rajoute 1/4 de tasse de sucre par tasse de fruit sec. Le sucre doit �tre rajout� en fin de cuisson pour qu'il n'emp�che pas la r�absorption de l'eau par le fruit. Quelques grains de sel aident � retrouver la douceur du fruit. On peut ajouter du jus de citron, orange ou pamplemousse: cela augmente la saveur et permet d'ajouter de la vitamine C.
Fiches produits
Chaque produit r�agit diff�remment au s�chage. Il existe, de ce point de vue, plusieurs grandes familles, fonction des caract�ristiques intrins�ques des produits consid�r�s (forme, capillarit�, homog�n�it�, teneur en sucre, en sels min�raux, �tat de maturit�...). En leur sein, les diverses vari�t�s pr�sentent elles-m�mes des diff�rences de comportement au s�chage.
Les fiches fournissent des informations de base concernant le traitement � appliquer aux produits les plus couramment s�ch�s:
- la pr�paration avant s�chage;- les caract�ristiques du processus de s�chage (les humidit�s sont donn�es en base humide);
- l'utilisation du produit s�ch�.
Liste des fiches produits
Viande
PoissonBl�, ma�s, mil et sorgho
Abricot et p�che
Banane
Mangue et papayeChou
Gombo
Haricot vert
Oignon
Piment et poivron
Pomme de terre
Tomate
Carotte
|
NOM DU PRODUIT |
|
VIANDE |
|
S�CHAGE |
|
Assez d�licat |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
|
GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- sel facultatif |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. D�coupage de la viande au choix:- en morceaux cubiques de 2 � 3 cm de c�t�
- en lani�res fines rie 1 � 1,5 cm d'�paisseur2. Mettre directement dans le s�choir, un pr�traitement pr�alable est possible:
- fumage et/ou salage
- trempage pendant 1 minute dans une solution saline satur�e � �bullition
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
75 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
30 % |
|
Temp�rature maximale |
50 � 60°C |
|
CONSERVATION |
Quelques mois |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Nettoyer la viande avec de l'eau si n�cessaire.- Laisser tremper � froid ou � chaud.
- Laisser mijoter. La viande peut �tre dor�e � la po�le auparavant.
OBSERVATIONS
1. La viande est un produit assez difficile � s�cher car elle est facilement alt�rable par les micro-organismes.2. �viter les viandes jeunes qui donnent un produit s�ch� de qualit� m�diocre. Les viandes vieilles sont plus dures apr�s s�chage et plus faciles � conserver.
3. Pr�f�rer des viandes maigres et enlever la graisse quand c'est possible afin de limiter le rancissement de la viande apr�s s�chage.
4. Le choix du salage, du fumage d�pend fortement des go�ts et des habitudes culinaires des consommateurs.
|
NOM DU PRODUIT |
POISSON |
|
S�CHAGE |
D�licat |
|
SOURCES INFORMATIONS |
GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- sel facultatif |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. �vidage du poisson2. Lavage
3. D�coupage en fonction de la grosseur du poisson:
- en dessous de 500 g. le poisson peut �tre laiss� entier surtout s'il est maigre- au-del�, on le coupe une ou plusieurs fois dans le sens de la longueur
4. Mettre directement dans le s�choir, un pr�traitement pr�alable est possible:
- fumage et/ou salage
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
75 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
25-30 % |
|
Temp�rature maximale |
55°C |
|
Rapport de s�chage |
1/3 ou 1/4 |
|
Crit�re de fin de s�chage |
Les morceaux de poisson ne doivent pas se plier facilement |
|
CONSERVATION |
Quelques mois |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Nettoyer le poisson � l'eau chaude.- Laisser mijoter. Le poisson peut �tre frit � la po�le auparavant.
OBSERVATIONS
1. Le poisson est un produit tr�s difficile � s�cher car il est tr�s alt�rable: c'est un produit tr�s favorable au d�veloppement des microbes, qui a tendance � rancir facilement.2. Les poissons gras sont moins aptes au s�chage car ils rancissent tr�s vite.
3. Le choix du salage, du fumage ou du sucrage d�pend fortement des go�ts et des habitudes culinaires des consommateurs.
4. En g�n�ral, la fermentation est recherch�e pour le go�t particulier qu'elle procure.
|
NOM DU PRODUIT |
BL�, MA�S, MIL et SORGHO |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
GERES, GRET |
PARAM�TRES DE S�CHAGE
| |
Bl� |
Ma�s |
Mil et sorgho |
|
Teneur en eau initiale |
20 % |
35 % |
21 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
16 % |
13-15 % |
14 % |
|
Temp�rature maximale |
45°C |
60°C pour la germination |
60°C |
OBSERVATIONS
- Laisser refroidir avant stockage.- Ne pas stocker avant s�chage.
|
NOM DU PRODUIT |
ABRICOT et PECHE |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
GERES |
|
Ingr�dients |
- bicarbonate de potassium facultatif |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. �pluchage2. D�noyautage
3. D�coupage au choix:
- coup� en deux- tranches de moins de 1 cm d'�paisseur
- quartiers
4. Mettre directement dans le s�choir, un pr�traitement pr�alable est possible
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
85 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
15 � 18 % |
|
Temp�rature maximale |
65°C |
|
Rapport de s�chage |
1/5 � 1/4 |
|
Crit�re de fin de s�chage |
Produit flexible et coriace |
|
CONSERVATION |
1 � 2 ans maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Utiliser tel quel en produit de bouche.- Utiliser apr�s trempage pour faire des p�tisseries.
OBSERVATIONS
- Un pr�traitement au bicarbonate de potassium est conseill� (7 % pendant 180 secondes) pour l'abricot.
|
NOM DU PRODUIT |
BANANE |
|
S�CHAGE |
D�licat |
|
SOURCES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- sucre conseill� |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. �pluchage
3. D�coupage en rondelle
4. Pr�traitement avant s�chage conseill�. Au choix:
- trempage 5 heures dans de l'eau additionn�e de jus de citron (jus d'un citron/ litre d'eau)- trempage 5 heures dans une solution sucr�e (700 g/litre d'eau) et contenant du jus de citron (jus d'un citron/litre d'eau)
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
70 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
15 % |
|
Temp�rature maximale |
70°C |
|
Rapport de s�chage |
1/10 pour s�chage sans trempage pr�alable |
| |
1/5 pour s�chage avec trempage pr�alable |
|
CONSERVATION |
1 an |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Utiliser tel quel comme produit de grignotage.- Utiliser apr�s un trempage de 30 mn comme garniture de p�tisseries.
OBSERVATIONS
1. Le trempage pr�alable est recommand� car le s�chage de la banane est difficile � r�ussir: le produit brunit tr�s facilement.2. Le trempage pr�alable dans la solution sucr�e am�liore le go�t qui se rapproche de la banane fra�che, et facilite la conservation.
3. Le jus de citron peut �tre remplac� par une solution de m�tabisulfite � raison de 3 g de m�tabisulfite par litre d'eau utilis�.
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NOM DU PRODUIT |
MANGUE et PAPAYE |
|
S�CHAGE |
Assez facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- sucre facultatif |
| |
- jus de citron |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. �pluchage
3. D�coupage au choix
- lamelles de 1,5 cm d'�paisseur- d�s
4. Mettre directement dans le s�choir, un pr�traitement pr�alable est facultatif
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
80-85 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
12 � 15 % |
|
Temp�rature maximale |
70°C, 55°C en derni�re phase de s�chage |
|
Rapport de s�chage |
1/10 pour s�chage sans trempage pr�alable |
|
Crit�re de fin de s�chage |
Consistance �lastique, couleur brun dor� |
|
CONSERVATION |
1 � 2 ans |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Utiliser tel quel comme produit de grignotage.- Utiliser apr�s un trempage de 30 mn comme garniture de p�tisseries.
OBSERVATIONS
1. La mangue et la papaye sont des fruits sujets au cro�tage et au bruissement.2. Pr�traitements possibles: trempage pendant 30 mn dans une solution de m�tabisulfite de sodium � 3 g/litre d'eau; trempage pendant 5 heures dans une solution de sucre (700 g/litre d'eau) et de jus de citron (I citron press� par litre d'eau).
3. Le pr�traitement au m�tabisulfite permet de limiter le brunissement de la mangue et le risque de d�veloppement microbien.
4. Le choix du trempage dans une solution de sucre est une affaire de go�t mais il est recommand� pour la papaye car il en augmente la dur�e de conservation.
|
NOM DU PRODUIT |
CHOU |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage (�carter les feuilles ab�m�es et le cur)2. D�coupage au choix:
- feuilles: s�chage plus rapide si on enl�ve la nervure- principale (cette nervure s�che difficilement et est souvent noire. Les feuilles se pr�sentent alors moins joliment dans les plats)
- quartiers: m�thode bien adapt�e aux habitudes culinaires mais le s�chage est long et il est difficile d'�valuer si le cur du quartier est bien sec (risques microbiens)
- tranches fines (4 mm d'�paisseur): s�che vite et bien, bonne pr�sentation
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
80 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
4 % |
|
Temp�rature maximale |
55°C |
|
Rapport de s�chage |
1/18 |
|
Crit�re de fin de s�chage |
Dur et cassant; la couleur est tr�s proche du produit frais en
s�chage indirect |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Trempage n�cessaire dans de l'eau chaude pendant 30 mn avant utilisation.
OBSERVATIONS
1. Les rondelles peuvent �tre blanchies avant le s�chage:- laisser 3 minutes dans de l'eau bouillante ou 5 minutes � la vapeur. Attention � ne pas blanchir trop longtemps: les choux risqueraient de cuire et de fermenter- il est possible �galement d'ajouter du bicarbonate � l'eau bouillante � raison de 10 g par litre d'eau
2. Paradoxalement, le blanchiment donne une couleur plus fonc�e au chou s�ch�.
3. Le blanchiment acc�l�re le s�chage. Il est toutefois � d�conseiller dans le cas d'un s�chage lent car le chou blanchi risque de fermenter.
|
NOM DU PRODUIT |
GOMBO |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. Tri
3. D�coupage en rondelles de 1 cm d'�paisseur, en tranches ou entier pour les petits sp�cimens
4. Mettre directement dans le s�choir
|
Teneur en eau initiale |
87 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
4 � 5 % |
|
Temp�rature maximale |
66°C |
|
Rapport de s�chage |
1/10 pour s�chage sans trempage pr�alable |
|
CONSERVATION |
12 mois maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Le trempage avant utilisation n'est pas n�cessaire.- � utiliser directement ou l�g�rement pli�.
- Temps de cuisson: 30 mn.
OBSERVATIONS
1. Choisir des gombos frais bien verts afin d'obtenir un bel aspect.2. Le blanchiment � la vapeur est possible mais il n'est pas recommand� car le s�chage direct est satisfaisant. Le blanchiment donne une couleur plus fonc�e au gombo s�ch�.
3. Le gombo sec peut �tre r�duit en poudre.
|
NOM DU PRODUIT |
HARICOT VERT |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- bicarbonate facultatif |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. �queutage (�ter les fils)
3. D�coupage facultatif: morceaux de 2 cm de longueur
4. Mettre directement dans le s�choir, un pr�traitement est facultatif: -
- blanchiment: 3 mn dans de l'eau bouillante. L'eau peut �tre additionn�e de bicarbonate (10 g de bicarbonate/litre d'eau)- trempage pendant 1 mn dans une solution de m�tabisulfite (12 g/litre d'eau)
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
70 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
5 % |
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Temp�rature maximale |
70°C |
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Rapport de s�chage |
1/8 pour s�chage sans trempage pr�alable |
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Crit�re de fin de s�chage |
produit cassant et fonc� |
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CONSERVATION |
12 mois maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Avant utilisation, faire tremper les haricots 30 mn dans de l'eau chaude.- Temps de cuisson: 30 mn environ.
OBSERVATIONS
- Le blanchiment et le trempage sont facultatifs. Ils permettent de r�duire la dur�e de s�chage et de mieux conserver la couleur du produit.
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NOM DU PRODUIT |
OIGNON |
|
S�CHAGE |
Facile |
|
SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
| |
- sel facultatif |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. �pluchage2. Lavage
3. D�coupage au choix:
- rondelles (s�chage rapide et forme adapt�e � l'utilisation courante)- lamelles (s�chage moins rapide) e moins rapide)
- pil� avec du sel (s�chage lent, conservation moindre mais conservation du go�t de l'oignon: utilisation en sauces)
4. Mettre directement dans le s�choir, un trempage pr�alable dans de l'eau sal�e est possible
PARAM�TRES DE S�CHAGE
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Teneur en eau initiale |
80 % |
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Teneur en eau finale recommand�e |
4 % |
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Temp�rature maximale |
55°C |
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Rapport de s�chage |
1/10 pour s�chage sans trempage pr�alable |
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1/8 pour s�chage avec trempage pr�alable |
|
CONSERVATION |
12 mois maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Le trempage n'est pas n�cessaire avant utilisation.- Utiliser directement, piler ou faire mariner.
OBSERVATIONS
1. Les rondelles peuvent �tre mises � tremper avant le s�chage: pr�parer l'eau de trempage en ajoutant 50 g de sel par litre d'eau, laisser tremper l'oignon d�coup� pendant 10 mn. Le trempage dans l'eau sal�e � temp�rature ambiante r�duit la dur�e de s�chage et permet une meilleure conservation de la couleur de l'oignon.2. L'oignon pil�, mis en petites boulettes et s�ch�, conserve tr�s bien son ar�me.
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NOM DU PRODUIT |
PIMENT et POIVRON |
|
S�CHAGE |
Facile |
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SOURCES DES INFORMATIONS |
CILSS * |
* ALEWTINA BA Valkova, DOUMBIA Bakary (chercheurs � la section de Recherches fruiti�res et mara�ch�res au minist�re de l'Agriculture du Mali, « Comment conserver et transformer les fruits et l�gumes au Sahel. Guide technique. », CILSS, Institut du Sahel, Programme Resadoc, Bamako (Mali), 1991, 24 p.
|
Ingr�dients |
- eau |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. D�coupage au choix (retirer les p�pins):
- rondelles- lamelles de 1 cm de largeur
Le piment peut �tre s�ch� entier. Le poivron entier peut �tre blanchi pendant 2-3 minutes dans de l'eau bouillante puis ouvert et �tal� tel quel sur la claie de s�chage.
3. Mettre directement dans le s�choir.
PARAM�TRES DE S�CHAGE
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Teneur en eau initiale |
85 % |
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Teneur en eau finale recommand�e |
5 % |
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Temp�rature maximale |
65 � 70°C |
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Rapport de s�chage |
1/11 � 1/14 |
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Crit�re de fin de s�chage |
Produit cassant pour les poivrons |
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CONSERVATION |
12 mois minimum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Pas de trempage n�cessaire avant utilisation.- Utiliser tel quel ou plier.
OBSERVATIONS
- Le piment ou le poivron peuvent �tre r�duit en poudre apr�s s�chage.
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NOM DU PRODUIT |
POMME DE TERRE |
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S�CHAGE |
Assez d�licat |
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SOURCES DES INFORMATIONS |
IBE * |
* « Utilisation des s�choirs solaires », IBE, Ouagadougou, 1987.
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Ingr�dients |
- eau |
| |
- sel |
| |
- m�tabisulfite |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. Pelage
3. D�coupage
- en rondelles fines de 3 � 5 d'�paisseur- en forme de frites
4. Pr�traitement conseill�, au choix:
- blanchir 9 mn dans une eau bouillante sal�e- blanchiment pendant 5 mn dans de l'eau bouillante puis trempage pendant 1 mn dans une solution de m�tabisulfite � 8 g/litre d'eau
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
75 % |
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Teneur en eau finale recommand�e |
13 % |
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Temp�rature maximale |
70°C |
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Rapport de s�chage |
1/7 |
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Crit�re de fin de s�chage |
Produit croustillant et cassant |
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CONSERVATION |
4 � 6 mois |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Faire tremper avant utilisation.- On peut faire revenir les pommes de terre et/ou les cuire.
OBSERVATIONS
- Le s�chage peut se faire sans pr�traitement mais les pommes de terre noircissent.
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NOM DU PRODUIT |
TOMATE |
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S�CHAGE |
D�licat |
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SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
|
Ingr�dients |
- eau |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. D�coupage de 1 cm d'�paisseur, au choix:
- rondelles- lamelles
3. Mettre directement dans le s�choir
PARAM�TRES DE S�CHAGE
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Teneur en eau initiale |
95 % |
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Teneur en eau finale recommand�e |
10 % |
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Temp�rature maximale |
65°C |
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Rapport de s�chage |
1/10 |
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Crit�re de fin de s�chage |
Consistance du cuir |
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CONSERVATION |
12 mois maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Pas de trempage n�cessaire avant utilisation de la tomate s�ch�e.- La tomate peut �tre broy�e avant utilisation.
OBSERVATIONS
1. Les tomates ne supportent pas un temps de s�chage trop long (3 jours). Au-del�, elles brunissent. Des moisissures peuvent �galement �tre source d'alt�rations.2. La tomate une fois s�ch�e peut �tre r�duite en poudre.
3. � partir du produit s�ch� � 40 %, il est possible de conserver facilement la tomate sous forme de concentr� sal� � 10 %.
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NOM DU PRODUIT |
CAROTTE |
|
S�CHAGE |
Facile |
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SOURCES DES INFORMATIONS |
CIEPAC, ENDA, ABAC-GERES |
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Ingr�dients |
- eau |
| |
- m�tabisulfite |
LES �TAPES DE PR�PARATION CONSEILL�ES
1. Lavage2. �pluchage
3. D�coupage au choix:
- d�s (1 � 2 cm)- rondelles
- lamelles de 2 cm d'�paisseur
4 Un pr�traitement est recommand� avant le s�chage
- blanchiment � la vapeur pendant 8 mn des carottes d�coup�es- trempage pendant 1 mn des morceaux dans une solution de m�tabisulfite (12 g/litre d'eau)
PARAM�TRES DE S�CHAGE
|
Teneur en eau initiale |
75 % |
|
Teneur en eau finale recommand�e |
5 % |
|
Temp�rature maximale |
75°C |
|
Rapport de s�chage |
1/10 pour s�chage sans trempage pr�alable |
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Crit�re de fin de s�chage |
Produit cassant et croustillant |
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CONSERVATION |
12 mois maximum |
CONSEILS POUR LA CONSOMMATION
- Avant utilisation, un trempage de 30 mn dans de l'eau chaude est n�cessaire.
OBSERVATIONS
1. Par s�chage sans pr�traitement, le produit devient p�le: il se forme une l�g�re cro�te blanche. Le blanchiment ou le trempage sont donc recommand�s malgr� le surplus de travail qu'ils occasionnent.2. Le blanchiment ou le trempage pr�serve la couleur des carottes. La conservation est am�lior�e.
Chapitre III: Avant tout' bien d�finir le projet
Pr�sentation des diff�rents syst�mes de s�chage
Il existe quatre grands syst�mes de s�chage:
- le s�chage tout solaire � convention naturelle;- le s�chage tout solaire � convention forc�e;
- le s�chage tout combustible fossile;
- le s�chage hybride solaire/autre �nergie.
LE S�CHAGE TOUT SOLAIRE � CONVECTION NATURELLE
On entend par s�chage tout solaire un syst�me ne faisant appel qu'� l'usage de l'�nergie solaire pour extraire l'eau du produit. Dans cette famille, on trouve:
- le s�chage traditionnel � l'air libre (sans �quipement);- les s�choirs solaires directs (les rayons solaires frappent directement les produits � s�cher, apr�s avoir travers� une couverture transparente);
- les s�choirs solaires indirects (un air chaud est envoy� sur le produit, qui n'est pas expos� au soleil);
- les s�choirs solaires mixtes (combinaison des deux syst�mes pr�c�dents; la chambre de s�chage permet aussi une exposition directe du produit au soleil).
Dans le s�chage � l'air libre, on se contente simplement de poser le produit � s�cher au soleil. Le rayonnement solaire augmente la temp�rature du produit. Les mouvements de l'air et le vent enl�vent l'eau du produit affluant � sa surface. On l'appelle s�chage au soleil.
Dans le s�chage solaire direct, le produit est plac� sous une couverture transparente (vitre, feuille de plastique). Le processus est identique au cas pr�c�dent: mais l'air et le produit sont plus chauds du fait de l'effet de serre (« pi�geage » de la chaleur du soleil), et des faibles mouvements de l'air dans l'enceinte de s�chage. Si ces mouvements sont trop faibles, il n'y a pas s�chage car l'eau n'est pas �vacu�e: il y a cuisson. Ceci arrive souvent avec les s�choirs mal con�us o� on privil�gie la temp�rature sans favoriser les mouvements d'air.
Dans le s�chage solaire indirect, l'air est chauff� par un capteur, qui peut �tre distinct de l'enceinte de s�chage. Le produit reste � l'ombre, isol� du rayonnement solaire. Il n'est donc pas r�chauff� par le soleil. Le s�chage se produit par �change d'eau avec l'air chaud. Cf. le sch�ma page ci-contre.
LE S�CHAGE TOUT SOLAIRE � CONVECTION FORC�E
Ce syst�me permet d'acc�l�rer l'extraction de la vapeur d'eau. L'�nergie solaire fournit l'�nergie thermique de s�chage; une source d'�nergie m�canique est utilis�e pour actionner un ventilateur destin� � propulser l'air d'entra�nement. On peut utiliser soit un moteur � combustion soit un moteur �lectrique.
LES S�CHOIRS TOUT COMBUSTIBLE FOSSILE
L'�nergie solaire n'est plus utilis�e, m�me en appoint; un combustible fournit seul l'�nergie thermique n�cessaire au chauffage de l'air.
Seul le gaz (butane, propane...), convenablement br�l�, peut �tre utilis� directement pour r�chauffer l'air d'entra�nement. Pour les autres combustibles (bois, r�sidus agricoles, biogaz, fuel, charbon minier...), un �changeur de chaleur gaz de combustion/air d'entra�nement doit �tre utilis�.
LE S�CHAGE HYBRIDE SOLAIRE/AUTRE �NERGIE
Il ne faut pas confondre un s�choir hybride combinant deux types d'�nergie (hybride solaire/autre �nergie) avec un proc�d� de s�chage combinant un s�choir tout solaire et un s�choir tout combustible.
Dans le cas d'un syst�me de s�chage hybride, l'�nergie solaire est combin�e avec une autre source d'�nergie pour pallier aux variations de l'ensoleillement (p�riode nocturne, m�t�orologie d�favorable...). On peut aussi concevoir un s�choir avec un syst�me de r�cup�ration d'�nergie:
Un syst�me de s�chage hybride
- utilis�s dans des unit�s industrielles, des r�seaux de chaleur permettent une r�cup�ration de l'�nergie de la vapeur d'eau produite dans les cuves de traitements thermiques. D'aubes types d'�changeurs peuvent �tre utilis�s (air/eau...);- les s�choirs avec syst�me de recyclage de l'air permettent, gr�ce au recyclage d'une partie de l'air apr�s s�chage, de contr�ler le taux d'humidit� dans le s�choir et/ou de r�cup�rer la chaleur d�j� fournie en premier passage.
L'utilisation de ces diff�rents syst�mes est pr�sent�e et illustr�e dans la deuxi�me partie.
�tablir le cahier des charges � partir d'une analyse d�taill�e de la fili�re
L'objectif est d'avoir, dans un contexte donn�, une fili�re de s�chage op�rationnelle. Une analyse d�taill�e de la fili�re va permettre de dresser le cahier des charges du futur s�choir.
C'est la premi�re �tape d'un montage de projet de s�chage, qui permet de mieux d�finir ce qu'on en attend exactement.
Il est n�cessaire d'appr�hender tout l'environnement du syst�me de s�chage.
Cette pr�sentation va nous servir de fil conducteur pour l'analyse de la fili�re. Cette derni�re est scind�e en trois grandes parties. On distingue l'aval de la fili�re, l'amont de la fili�re et, au coeur de la fili�re, tout ce qui a brait au fonctionnement m�me du syst�me: la question de l'�nergie, celle de la construction, celle de l'utilisation et, enfin, tout ce qui concerne le milieu ext�rieur. Chacune des composantes de la fili�re doit faire l'objet d'une �tude pouss�e.
Syst�me de s�chage
L'AMONT
Conna�tre la fili�re amont c'est conna�tre les caract�ristiques du ou des produits mais aussi tout ce qui a trait «i la production, jusqu'au moment o� le produit parvient sur le lieu de s�chage.
Les conditions de production
On peut s'apercevoir qu'une am�lioration du produit s�ch� fini passe par une modification du proc�d� de production. En pisciculture par exemple, un probl�me d'alimentation des poissons peut �tre � l'origine du fait que les produits sont trop gras et donc difficiles � s�cher.
Il est important de bien conna�tre la population productrice (�tude socio-�conomique) et les moyens culturaux utilis�s pour savoir dans quelle mesure on peut intervenir � ce niveau (meilleure qualit�, �talement de la production...).
Les conditions de r�colte et d'approvisionnement
Les informations � r�unir sont les suivantes:- p�riodes de r�colte;- dur�e, rythme et conditions d'approvisionnement;
- possibilit�s de stockage avant s�chage.
D�terminantes pour ce qui est de l'�tat du produit (maturit�, fra�cheur...), de ces informations d�pendent aussi le choix du s�choir (possibilit� d'utiliser l'�nergie solaire, capacit�...), son utilisation (rythme de s�chage ou d�bit-produit...), sa rentabilit� dans un contexte commercial (dur�e et rendement de son utilisation par campagne de s�chage).
Le produit
Pour chaque produit, il faut r�unir toutes les informations utiles � la conduite du s�chage, et notamment son comportement hygroscopique (1) ainsi que son humidit� initiale. Quelques points de variation de ce taux d'humidit� ont une grande incidence sur la dur�e de s�chage n�cessaire. Il faut proc�der � une analyse sur un �chantillon repr�sentatif du produit. Les principaux crit�res sont:
(1)Comportement hygroscopique: �volution du degr� d'humidit� par adsorbtion-r�sorbtion, en r�action au milieu ambiant (degr� d'humidit� de l'air) et/ou du traitement subi.
- humidit� initiale;- forme/dimension;
- degr� de maturit�;
- composition biochimique.
UTILISATION
Pour l'implantation d'un nouveau s�choir, la premi�re question � se poser est de savoir si le co�t total du s�choir est en accord avec l'usage qu'on veut en faire.
De fa�on g�n�rale, on ne dispose de l'information sur les co�ts du s�chage qu'en fin de proc�dure d'identification technique du projet. On peut cependant s'en faire une premi�re id�e, et v�rifier par une �valuation �conomique sommaire que le projet pr�sente bien plus d'avantages que d� co�ts (cf. chapitre VIII pour l'�valuation �conomique d'un projet), et dans un rapport plus favorable que pour d'autres fili�res envisageables.
Les avantages et les co�ts � prendre en compte ne sont pas toujours mon�taires. Dans le cas d'un s�choir � usage domestique par exemple, les avantages � consid�rer sont principalement li�s aux services rendus et non aux recettes de commercialisation. Des crit�res non mon�taires peuvent compter du point de vue de l'utilisateur. Ils vont conditionner l'acceptation du s�choir et donc le succ�s du transfert technologique.
Un s�choir domestique destin� � une femme, par exemple, devra r�pondre � des imp�ratifs diff�rents de ceux auxquels devra r�pondre un s�choir destin� � un groupement de mara�chers.
Chaque groupe social aura ses propres exigences sur divers points:
- la technologie � laquelle il est fait appel ne doit pas �tre un obstacle � l'utilisation ni poser des probl�mes de maintenance. Il convient de consulter les futurs utilisateurs et de pr�voir des formations � l'utilisation;- la solidit�/durabilit�, crit�re de premi�re importance, d�pend du choix des mat�riaux, question qui ne peut �tre isol�e d'autres consid�rations (co�t, disponibilit�, performance �nerg�tique). Il convient de veiller particuli�rement � la robustesse des parties mobiles (ouverture/fermeture du couvercle...). La prise en compte de cet imp�ratif peut conduire parfois � �carter, pour le capteur, le verre (fragilit�, co�t) et les plastiques de mauvaise qualit� (certains vieillissent rapidement);
- l'entretien/maintenance (nettoyage des surfaces de s�chage, protection contre l'humidit�...) ne doit pas �tre trop long, trop malais�, etc. Son co�t est donc � prendre en compte dans les calculs �conomiques � la fois sur le plan des amortissements pour renouvellement/r�parations et sur le plan du co�t de la main d'uvre;
- le temps requis par l'activit�, ce temps qu'il faut pour faire fonctionner le s�choir ne doit pas exc�der le temps dont dispose l'utilisateur pour cette t�che. Dans un contexte commercial, la charge correspondante au temps consacr� au chargement, � la surveillance et � l'entretien du s�choir sera � int�grer dans le calcul des co�ts;
- la facilit� de transport du s�choir, parce que, dans certains cas, le terrain affect� au s�chage n'est pas r�serv� � cet usage et aussi pour pouvoir, le cas �ch�ant, mettre le s�choir � l'abri de bourrasques, poussi�res, fortes pluies, pr�sence d'animaux... Il est recommand� de se pr�occuper de savoir si le s�choir aura � �tre transport� ou non et d'en tenir compte (poids, dimensions);
- l'esth�tique, il peut �tre important de consid�rer l'aspect du s�choir et sa bonne int�gration dans son environnement imm�diat (formes architecturales, ustensiles de cuisine...).
L'AVAL
On entend par aval de la fili�re toutes les �tapes suivies par le produit, de la sortie du s�choir jusqu'au consommateur.
L'objectif �tant de satisfaire un besoin, il faut s'attacher � bien le d�finir. L'analyse de l'aval est tout particuli�rement importante lorsqu'il s'agit de mettre en place une unit� � but commercial. Les r�ponses � la question: quelles sont les attentes du consommateur? conditionneront tout le reste. Si l'utilisateur du s�choir est aussi le consommateur (autoconsommation), ce sont ses go�ts et attentes qu'il faut prendre en compte.
Il y a quatre �l�ments � consid�rer:
- le produit (son utilisation, ses qualit�s nutritionnelles, microbiennes, son aspect, son go�t, la gamme, la marque, le type de conditionnement, les quantit�s...);- le prix de vente aux consommateurs (prix r�el de produits concurrents, prix de vente acceptable pour un produit nouveau appel� aussi « prix psychologique »);
- le r�seau de distribution (quantit�s concern�es, transport, interm�diaires, sites de mise en vente, organismes de contr�le...);
- la promotion du produit (les aspects valoris�s ou � valoriser, la campagne publicitaire, le « packaging » c'est-�-dire l'emballage, l'habillage du produit tels que con�us pour attirer le client...).
Seule une �tude de march� permet de cerner les attentes du consommateur de ces diff�rents points de vue. Elle comportera:
- une �tude socio-�conomique des consommateurs;- une enqu�te pour d�terminer le « prix psychologique » (appel�e test d'acceptabilit� si le produit final est utilis� pour la mener), qui est le prix que le consommateur est pr�t � payer pour disposer du produit;
- un test de march� sur un �chantillon de la population vis�e (fiche d'appr�ciation, suivi des ventes).
Les informations recueillies vont indiquer comment et o� intervenir.
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Exemple d'une enqu�te-test sur la mangue s�ch�e men�e aupr�s de consommateurs fran�ais au Burkina Faso Informations g�n�rales · Date et lieu de la d�gustation: Qualit�s du produit · Pouvez-vous donner votre avis sur chacun des crit�res suivants en y associant un qualificatif?- le go�t (exotique, fruit�, fade, acide...) Perspectives · Pensez-vous acheter ce produit? · Avez-vous d'autres remarques? |
�NERGIE DISPONIBLE
Une source �nerg�tique est n�cessaire pour chauffer l'air d'entra�nement. On d�termine au pr�alable la puissance de chauffe n�cessaire puis, en fonction de la disponibilit� et du co�t des �quipements rapport� au kWh, � d�terminer quelle sera la ou les sources d'�nergie les mieux adapt�es.
Disponibilit�
Pour chaque type de combustible, il s'agit de conna�tre les conditions d'approvisionnement et de stockage. De mauvaises conditions d'approvisionnement n�cessitent une importante capacit� de stockage alourdissant les co�ts d'investissement. L'annexe 4 propose une m�thode simplifi�e d'analyse de la disponibilit� en �nergie solaire sur le site de s�chage.
Pour faire face � un probl�me de disponibilit�, on peut envisager de combiner deux ou plusieurs sources �nerg�tiques (cas des s�choirs hybrides).
Dans un contexte artisanal (semi-industriel), le choix du syst�me est conditionn� par la disponibilit� en �lectricit� qui seule permet l'utilisation d'un ventilateur puissant et performant pour des d�bits d'air �lev�s. L'exp�rience acquise dans la mise au point de s�choirs de grande capacit� montre en effet que l'usage de l'�lectricit� est incontournable pour l'entra�nement forc� de l'air. Si l'on s'en tient � l'�nergie solaire, m�me avec des syst�mes imposants (hautes chemin�es solaires par exemple, ci exp�rience ONUDI/ITA au S�n�gal), il est difficile d'atteindre une vitesse de ventilation �lev�e. Avec des combustibles fossiles et des temp�ratures de gaz de combustion �lev�es, une construction judicieuse de la chambre de s�chage permet des vitesses d'�coulement acceptables (proches de 2 m/s).
�valuation des besoins et de la rentabilit�
Selon le syst�me choisi pour le chauffage de l'air d'entra�nement, les rendements �nerg�tiques varient. Selon les conditions de s�chage (vitesse et humidit� de l'air chaud...), il faudra d�terminer les quantit�s de combustibles n�cessaires, rapport�es � une quantit� de mati�re � s�cher donn�e.
C'est en th�orie lors du dimensionnement technique du projet que cette donn�e peut �tre �tablie (cf. chapitre V). Il est toutefois utile de s'en faire une premi�re id�e pour mener une �valuation �conomique sommaire en d�but de processus de montage du projet, de fa�on � mieux orienter les r�flexions par la suite.
CONSTRUCTION-MAINTENANCE
Il faut aussi se demander si les moyens d'assurer, localement, la r�alisation et la maintenance du s�choir existent. Cette consid�ration peut s'av�rer d�terminante dans le choix d'un syst�me de s�chage (cas d'une autoconstruction en zone rurale en particulier).
Les principaux crit�res sont:
- la disponibilit�, les co�ts et les facilit�s d'approvisionnement en mat�riaux entrant dans la construction du s�choir;- la ma�trise technique des constructeurs;
- les co�ts li�s au transport du s�choir jusqu'� son lieu d'utilisation.
Des mesures d'accompagnement (formation des artisans, am�lioration de l'outillage) peuvent s'av�rer n�cessaires. Il est aussi possible que certains �l�ments techniques ne soient pas disponibles ou ne puissent �tre r�alis�s sur place (ventilateur, �changeur de chaleur...). Dans un programme de diffusion de s�choirs, il est important de veiller � la proximit� constructeur/utilisateur. Enfin, si l'utilisateur ne peut assurer la maintenance ou la r�paration de certaines pi�ces, il faudra se pr�occuper de savoir si le constructeur peut assurer un service apr�s vente.
LE MILIEU EXT�RIEUR
Les performances du s�choir d�pendront en partie de son environnement physique imm�diat.
Humidit� relative de l'air
Le pouvoir �vaporatoire de l'air d�pend de l'humidit� ambiante. C'est un �l�ment essentiel � consid�rer pour op�rer des choix concernant le s�choir et la source d'�nergie qui le fera fonctionner. En effet, plus l'humidit� de l'air est
�lev�e plus il faudra �lever la temp�rature (dans la limite du maximum acceptable pour le produit) pour atteindre un pouvoir �vaporatoire satisfaisant.
Dans certains cas, l'�nergie ne saurait suffire, m�me avec un bon ensoleillement, du fait d'une trop forte humidit� de l'air (cas de la saison des pluies en zone tropicale, cas de la zone �quatoriale). Un syst�me mixte (solaire/�nergie fossile) ou seulement � �nergie fossile devra �tre pr�f�r�.
Vent et intemp�ries, poussi�re et insectes
Le vent peut �tre un facteur favorable ou d�favorable au bon fonctionnement du s�choir. Orient� dans le sens de la circulation de l'air dans le s�choir, en convention naturelle, il exerce une pression suppl�mentaire en compl�ment � la pression motrice de l'air chaud, qui provoque son mouvement. Mais cet effet b�n�fique peut �tre contrecarr� par le refroidissement occasionn� sur la caisse de s�chage. D'autre part, dans le cas d'un chauffage par combustion, il faudra veiller � assurer la protection de la flamme tout en conservant un bon m�lange air/combustible. Dans la majorit� des cas, on a int�r�t � positionner le s�choir dans un endroit abrit� des effets du vent.
Tout particuli�rement pour un s�choir de grande dimension, il faut pr�voir une protection efficace contre les intemp�ries, contre la pluie en premier lieu (couverture �tanche, traitement des supports, coffrage contre l'humidit�...).
La pr�sence d'insectes nuisibles ou de poussi�res obligera � une protection des ouvertures de circulation de l'air (chicanes pour la poussi�re, moustiquaires...).
Une m�thode pour appr�cier un syst�me de s�chage
Au moment de la d�finition du projet et avant de proc�der � une �tude technico-�conomique plus pouss�e, il est possible d'�valuer la pertinence du syst�me envisag�. Il s'agit, � l'aide de la liste de questions (cf. encadr� ci-contre), de d�finir les crit�res auxquels le syst�me devra r�pondre et, dans un deuxi�me temps, de comparer les diff�rentes solutions possibles, au regard de ces crit�res. Chaque syst�me peut, par exemple, �tre not� en fonction de sa capacit� � r�pondre aux exigences qui auront �t� d�finies (le syst�me obtenant la plus haute note sera retenu):
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R�capitulatif des principales questions � se poser lors de la d�finition du projet A-1: Quelles sont les attentes du consommateur (go�t, aspect et qualit� micro-biologique du produit s�ch�) et les normes de qualit� du pays de commercialisation, quelles en sont les cons�quences en termes de fili�re? A-2: Le syst�me de s�chage sera-t-il, si n�cessaire, suffisamment polyvalent pour pouvoir traiter toute la gamme des produits � s�cher (diff�rents produits, diff�rentes vari�t�s, diff�rentes qualit�s...)? A-3: Les capacit�s du syst�me choisi permettront-elles de r�pondre aux besoins du march� tels que pr�alablement d�finis (quantit�s et qualit�s commercialisables, et � quel prix)? B-1: Le prix du s�choir sera-t-il acceptable par l'utilisateur, compte tenu du temps de retour sur l'investissement, des capacit�s d'emprunts de l'acheteur et des autres �l�ments � prendre en consid�ration, hors logique commerciale? B-2: Le s�choir satisfait-il aux autres attentes de l'utilisateur (technologie, solidit�/durabilit�, entretien/maintenance, transportabilit�, disponibilit� de la main d'uvre, esth�tique)? C-1: Le syst�me de s�chage est-il adapt� au(x) produit(s) � s�cher, � leurs caract�ristiques (comportement hygroscopique, humidit� initiale...)? C-2: Une modification des modes de production pour une meilleure adaptation du produit au processus de s�chage sera-t-elle n�cessaire au fonctionnement du syst�me, est-ce envisageable? C-3: La capacit�, le temps de s�chage et le rythme d'utilisation du s�choir sont-ils adapt�s aux rythmes d'approvisionnement? D-1: � quelle source d'�nergie vaut-il mieux que le syst�me fasse appel compte tenu des besoins et de la situation locale (co�t, disponibilit�, souplesse d'utilisation, performance); l'�lectricit� est-elle disponible? E-1: Peut-on construire le s�choir localement � un co�t et avec une qualit� acceptables, en tenant compte de la disponibilit� en mat�riaux, de la ma�trise technologique et du surco�t li� au transport �ventuel du s�choir? E-2: La maintenance peut-elle �tre, en cas de besoin, assur�e par les constructeurs? F-1: Quels sont les imp�ratifs pos�s par l'humidit� de l'air ambiant (degr� hygrom�trique), le syst�me envisag� permet-il d'y r�pondre? F-2: Quelles protections faut-il pr�voir contre les effets du
vent, les intemp�ries, la poussi�re et les insectes, est-ce faisable et �
quelles conditions |
0 = le syst�me envisag� ne satisfait pas cette exigence;1 = le syst�me envisag� r�pond plut�t � cette exigence;
2 = le syst�me envisag� r�pond tout � fait � cette exigence.
Remarques:
Les exigences auxquelles le syst�me doit r�pondre ou se soumettre doivent �tre hi�rarchis�es. Certaines conditions doivent obligatoirement �tre remplies (0 �liminatoire). L'amont et l'aval, le milieu ext�rieur et l'�nergie disponible seront d�terminants, l'utilisation et la construction peuvent plus facilement faire l'objet d'adaptations. Ainsi, pour une fili�re commerciale, les attentes du consommateur sont � prendre comme premier crit�re. Autre exemple, on a pu constater que, dans le contexte d'une diffusion en milieu rural, en zone sah�lienne, d'un s�choir solaire domestique, les s�choirs les plus performants (rendement �nerg�tique et de s�chage) sont d�lass�s au profit de s�choirs moins performants mais fonctionnels et surtout beaucoup plus adapt�s au milieu d'accueil (cas typique du s�choir coquillage).
Les situations peuvent �voluer (formation des constructeurs, programme d'�lectrification en cours, co�t des mat�riaux variable...). Il faut donc conna�tre les marges d'�volution possibles, et consid�rer l'adaptabilit� du syst�me aux situations � venir ainsi que les actions � envisager (programme d'encadrement, innovation) pour accompagner une meilleure int�gration d'un s�choir.
On peut parfois arriver � la conclusion qu'il y a plus � gagner � am�liorer des techniques et pratiques simples (meilleure exposition � l'air chaud, meilleure protection par rapport aux nuisibles, usage de pr�traitement, meilleur conditionnement...) qu'� adopter un syst�me de s�chage plus sophistiqu�.
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S�cher des Produits Alimentaires. Techniques, Proc�d�s, �quipements. (GRET, 1995)
Deuxi�me partie: Notions de base sur le s�chage des produits alimentaires
Introduction
Le cahier des charges du syst�me de s�chage pour la fili�re envisag�e, abord� en fin de premi�re partie, permet d'op�rer une pr�s�lection des types de s�choir � retenir. Il permet en effet d'�carter de l'analyse ceux qui ne r�pondent pas correctement aux attentes du projet. L'�laboration du cahier des charges constitue une phase importante dans la conception du projet, car elle clarifie les objectifs vis�s.
Il faut cependant encore pr�ciser quel type de s�choir devra finalement �tre retenu, et ses caract�ristiques pr�cises (dimensions, mat�riaux...).
Ce choix d�pend de deux familles de crit�res:
- des crit�res d'ordre technique: le s�choir doit satisfaire aux exigences requises pour un s�chage adapt� au produit trait�, aux quantit�s � traiter, et au terrain (en particulier l'ensoleillement, le degr� hygrom�trique de l'air...);- des crit�res d'ordre �conomique: le s�choir doit satisfaire, et mieux que d'autres s�choirs envisageables sut le plan technique, les exigences �conomiques de l'activit� (rentabilit� financi�re en premier lieu, mais aussi souvent sur un plan �quivalent qualit� du produit et r�gularit� de la production).
Ces �l�ments du choix sont pr�sent�s ici de fa�on relativement lin�aire. Les �l�ments techniques qui permettent de pr�ciser les options envisageables sont expos�s en chapitre V, apr�s une pr�sentation des notions de base sur les m�canismes physico-chimiques qui interviennent dans le s�chage (chapitre IV). Le chapitre VI pr�sente pour sa part les caract�ristiques des principaux types de s�choirs actuellement bien �prouv�s dans les pays en d�veloppement.
Les r�ponses apport�es aux exigences techniques et une bonne connaissance des modalit�s de la production (organisation du travail, activit�s en amont et en aval du s�chage...), abord�es au chapitre VII, sont les param�tres sur lesquels on peut asseoir une analyse �conomique, dont les principes sont expos�s au chapitre VIII.
Pr�cisons enfin que cette partie a �t� r�dig�e dans le souci de la rendre accessible au plus grand nombre. Les principes physiques qui interviennent dans le s�chage, ainsi que les calculs th�oriques de dimensionnement de certaines grandeurs, sont relativement complexes. Ils ne sont trait�s dans cette partie que de fa�on simplifi�e.
Certaines informations doivent de ce fait �tre consid�r�es avec prudence, en particulier au chapitre V. Elles correspondent en effet parfois � des « raccourcis » qui permettront au lecteur de se faire une id�e des ordres de grandeur du dimensionnement d'un projet de s�chage, sans avoir � passer par des formulations trop complexes, mais ne peuvent en aucun cas s'y substituer. L'expos� d�taill� de ces formulations est propos� en troisi�me partie.
Chapitre IV: Les grands principes du s�chage
S�cher un produit consiste � �liminer une grande partie de l'eau qu'il contient de fa�on � permettre sa bonne conservation. Il existe plusieurs proc�d�s pour �liminer celte eau. Le proc�d� le plus ais� � mettre en uvre dans les PED, et pr�sent� dans cet ouvrage, repose sur l'entra�nement de l'eau en surface du produit par l'air environnant (vent, convention libre ou forc�e par ventilateur) r�chauff� au pr�alable. Le produit sec doit avoir une teneur en eau finale suffisamment faible de fa�on � ce que les micro-organismes, moisissures, levures et bact�ries, ne puissent pas se d�velopper.
Le premier paragraphe pr�cise les alt�rations majeures qui interviennent lors d'une d�gradation d'un produit alimentaire. Cela permet de bien pr�ciser les raisons pour lesquelles le s�chage pr�sente un « caract�re conservateur », et d'introduire la notion de traitements compl�mentaires, �ventuellement n�cessaires, abord�s plus en d�tail au chapitre VII.
Les quatre paragraphes suivants traitent le cas du s�chage par l'air environnant lorsque le produit n'est pas lui-m�me �chauff� par une autre source de chaleur, comme c'est le cas pour le s�chage solaire direct. Dans ce dernier cas, les grands principes d�crits restent valables; mais certaines particularit�s sont pr�cis�es en paragraphe 6. Le dernier paragraphe enfin expose les crit�res qui permettent de d�finir la fin d'un cycle de s�chage. Un r�sum� des points qui conditionnent fortement la pratique du s�chage termine ce chapitre.
Principes du comportement des produits alimentaires
Les produits destin�s � l'alimentation humaine pr�sentent une grande diversit� dans leur forme, leur taille, leur homog�n�it� et leur composition biochimique. Ces caract�ristiques conditionnent l'�volution du produit et donc induisent des contraintes dans les possibilit�s et le choix de traitements de conservation.
COMPOSITION BIOCHIMIQUE DES ALIMENTS
Tout compos� biologique est constitu� de mol�cules et d'assemblages mol�culaires pouvant �tre regroup�s en plusieurs familles. Ce sont:
- l'eau;- les lipides (ex: huiles, graisses...);
- les prot�ines;
- les glucides (ou sucres);
- les �l�ments min�raux et les vitamines.
Toute diff�rence de composition entra�ne une �volution diff�rente du produit.
La table de la page suivante indique la composition moyenne de quelques produits repr�sentatifs. On peut voir sur cette table que la composition des produits v�g�taux (fruits et l�gumes) diff�re tr�s sensiblement de celle des produits carn�s (viandes et poissons): teneur en eau et en glucides plus �lev�e, teneur en prot�ines et en lipides plus faible. C'est pourquoi on distingue ces deux groupes d'aliments. Le comportement des produits v�g�taux est tr�s diff�rent de celui des produits carn�s.
On s'aper�oit aussi que dans ces deux grands groupes, certains produits diff�rent nettement.
|
Aliment |
% eau |
% prot�ines |
% lipides |
% glucides |
%min�raux |
|
L�gumes frais | | | |
| |
Tomate |
93 |
1 |
0,3 |
4,6 |
0,6 |
|
Haricot vert |
89 |
2,4 |
0,2 |
8,4 |
0,5 |
|
Fruits frais |
| | | | |
Orange |
87 |
1 |
0,2 |
9,8 | |
|
Mangue |
81 |
0,4 |
0,1 |
17,5 | |
|
Banane |
75 |
1,4 |
0,5 |
20 | |
|
Chata�gne 52 |
4 |
2,6 | |
42 |
|
|
Viandes mi-grasses | | | |
| |
Boeuf, mouton |
60 |
17 |
20 |
0,5 |
1,3 |
|
Porc |
55 |
16 |
25 |
0,5 |
1,2 |
|
Viandes maigres | | | |
| |
Cheval |
75 |
21 |
2 |
1 |
1 |
|
Poulet |
70 |
21 |
8 |
- |
1,4 |
|
Poisson maigre (colin) |
80 |
17 |
2* |
- |
1,6 |
|
Poisson gras (thon) |
60 |
26 |
31* |
- |
1,6 |
* Taux �lev� de lipides tr�s fortement oxydables (= lipides insatur�s).
Source: C. Alais. G. Linden, « Biochimie alimentaire », �d. Masson, 1991.
Ainsi les fruits ont une teneur en eau plus faible que celle des l�gumes mais contiennent beaucoup plus de glucides.
De m�me la chair de poisson se diff�rencie des viandes par un taux �lev� de lipides qui s'oxydent tr�s facilement, etc.
Les cons�quences de ces diff�rences de composition sont abord�es ci-apr�s.
ALT�RATION DU PRODUIT
Le maintien de l'int�grit� des tissus, leur fonctionnement n�cessitent de l'�nergie. La mort de l'animal ou la « r�colte » du v�g�tal vont emp�cher les apports d'�nergie. On assiste alors � une modification de leur physiologie qui provoque une d�g�n�rescence des tissus. Ainsi vont appara�tre les premiers probl�mes de conservation.
D'autres ph�nom�nes interviennent �galement. Certains apparaissent spontan�ment, suite aux modifications physiologiques des tissus et sont par la suite favoris�s ou d�favoris�s en fonction des traitements et des conditions de stockage du produit.
C'est le cas:
- des alt�rations microbiennes;- des r�actions d'oxydation des lipides;
- des r�actions de brunissement enzymatique.
D'autres ph�nom�nes, comme le brunissement non enzymatique abord� plus loin, sont essentiellement dus aux traitements thermiques subis par les aliments.
Avant d'aborder plus en d�tail les probl�mes sp�cifiques au s�chage, il est important d'avoir une connaissance globale de ces ph�nom�nes car ils entrent �galement en jeu dans le choix de traitements d'appoint adapt�s � la nature de l'aliment.
�volution physiologique
L'ampleur et la rapidit� des modifications physiologiques du produit apr�s la r�colte du v�g�tal ou la mort de l'animal sont fonctions de chaque type d'aliment. La d�g�n�rescence entra�ne une perte de la valeur alimentaire du produit (crit�res de go�t [organoleptiques], hygi�niques, nutritifs et d'aptitude aux traitements technologiques...).
Comportement physiologique des v�g�taux apr�s r�colte
Apr�s « r�colte », le v�g�tal ne va plus recevoir ni eau ni nutriments et la photosynth�se s'arr�te. On assiste � une diminution de sa masse, � une production de chaleur et � la lib�ration d'eau � la surface du produit. Le produit a tendance � se fl�trir et offre un terrain favorable aux prolif�rations microbiennes. L'intensit� du ph�nom�ne est lice � l'activit� m�tabolique du v�g�tal: elle est limit�e dans le cas des v�g�taux en �tat de dormance (graines, tubercules, pommes, agrumes...) qui peuvent donc se conserver assez longtemps. En revanche, cette activit� est tr�s �lev�e pour la plupart des fruits et l�gumes qui, sans traitement, vont s'alt�rer assez vite.
Comportement physiologique des produits animaux: viandes et poissons
Les modifications physiologiques les plus importantes atteignent surtout les muscles. � la mort de l'animal, l'arr�t de la circulation sanguine va priver le muscle d'un apport en oxyg�ne et en mol�cules �nerg�tiques. Dans un premier temps, le muscle va mobiliser ses substances de r�serve. Avec l'�puisement des r�serves �nerg�tiques, les fibres musculaires sont dans l'incapacit� de se relaxer: le muscle va se durcir. Sa qualit� diminue. On peut limiter ce ph�nom�ne en maintenant le produit carn� entre 15 et 20°C.
Toutefois, apr�s plusieurs jours, selon les conditions ambiantes, le produit carn� perd de sa rigidit� et s'attendrit: cette �tape est favorable au d�veloppement microbien et aux r�actions biochimiques d'alt�ration.
Cas particulier du poisson: � cause de la composition et de la structure particuli�re du muscle de poisson, la rigidit� puis l'attendrissement interviennent plus rapidement que dans le cas des viandes. Le poisson est ainsi rapidement expos� aux r�actions d'alt�ration et au d�veloppement microbien. C'est l'un des produits animaux les plus difficiles � conserver.
Alt�rations microbiennes
Les alt�rations microbiennes sont sans doute le facteur le plus limitant de la conservation des aliments. Elles modifient le go�t et les caract�ristiques hygi�niques de l'aliment. On distingue trois grands groupes de micro-organismes:
- les bact�ries;- les levures;
- les moisissures.
Ces micro-organismes sont naturellement pr�sents sur les aliments mais peuvent �tre �galement apport�s par des agents ext�rieurs (vent, sol, eau, insectes, manipulations de l'homme...).
Si les levures et les moisissures sont essentiellement responsables d'alt�rations du go�t du produit, beaucoup de bact�ries peuvent �tre extr�mement nocives pour l'homme, voire mortelles. L'ampleur des alt�rations ou de la nocivit� de l'aliment d�pend en grande partie du nombre de microbes qu'il contient. Or la population microbienne cro�t extr�mement vite. Quand les conditions sont favorables, 100 bact�ries peuvent donner naissance � 3 millions de bact�ries en moins d'une demi-journ�e!
D'une mani�re g�n�rale, les milieux les plus favorables au d�veloppement microbien sont constitu�s par des milieux liquides ou � forte humidit�, riches en sucres, maintenus � des temp�ratures comprises entre 20 et 50°C. On comprend d�s lors, compte tenu de l'effet de l'humidit�, l'int�r�t du s�chage pour la conservation des aliments.
Les micro-organismes peuvent �tre partiellement d�truits:
- par des agents chimiques sp�cifiques;- par la chaleur, par des temp�ratures de produit sup�rieures � 65°C: pour un temps donn� de maintien � temp�rature, plus la temp�rature sera haute, plus le taux de destruction sera �lev�.
Pour une temp�rature donn�e, plus le temps de maintien � temp�rature sera important, plus le taux de destruction sera �lev�.
La croissance microbienne est d'autant plus limit�e que:
- la pr�sence d'eau non li�e fortement au produit (et donc susceptible d'�tre facilement utilis�e par la population microbienne) est faible dans ce produit;- la temp�rature du produit est basse.
Remarques:
1. Le dernier point n'est pas en contradiction avec le fait que de hautes temp�ratures permettent d'�liminer les microbes: pour des gammes de temp�rature inf�rieures � 50-60°C, plus la temp�rature est �lev�e, plus les microbes sont actifs. En revanche, une temp�rature plus �lev�e les d�truit.2. Le premier facteur de limitation de la croissance microbienne mentionn� ci-dessus fait appel � la notion d'activit� de l'eau, plus ou moins li�e au produit. Ce terme sera d�fini plus en d�tail par la suite. Nous conservons pour la suite de cette section l'id�e que l'activit� de l'eau dans un produit mesure le degr� de libert� de mouvement de l'eau dans le produit. Elle est �gale � 1 lorsque l'eau est totalement libre dans le produit, comme de l'eau liquide ordinaire, et tr�s faible lorsqu'elle est « accroch�e » � la mati�re s�che du produit par de tr�s fortes liaisons �lectrochimiques.
Evolutions biochimiques
Il existe trois grands types de r�actions biochimiques:
Oxydation et d�gradation des lipides
Les lipides vont s'oxyder, donnant un mauvais go�t de rance et abaissant la qualit� nutritionnelle de l'aliment. Ce ph�nom�ne est influenc� par divers facteurs:
- le degr� d'instauration des lipides: plus les lipides sont insatur�s plus l'aptitude � l'oxydation est forte;- la temp�rature: plus la temp�rature du produit est basse, plus l'oxydation est favoris�e;
- l'oxyg�ne, la lumi�re, le sel, le sang et certains m�taux (fer, cuivre...) favorisent le rancissement;
- l'activit� de l'eau dans le produit influence l'oxydation des lipides qui est minimale quand cette activit� est comprise entre 0,2 et 0,4 (pour la commodit� de l'expos�, la d�finition de l'activit� de l'eau a �t� report�e � la section suivante);
- les prot�ines, les phosphates ou certains compos�s chimiques ont une action antioxydante vis-�-vis des lipides.
Le bruissement enzymatique
Caract�ris� par l'apparition de pigments bruns du fait de r�actions enzymatiques, il n'intervient cependant que pour les produits v�g�taux. Parfois recherch� (dattes...), il est en g�n�ral ind�sirable � cause de la couleur qu'il donne au produit.
Il est favoris� par l'oxyg�ne, par un pH compris entre 5 et 7 et par les manipulations qui blessent le produit (chocs, �pluchage, parage...). Il est limit� par les faibles teneurs en eau dans le produit, les traitement thermiques � temp�rature de produit sup�rieure � 65°C (blanchiment, pasteurisation...), les pH bas et par l'acide ascorbique.
Les r�actions de Maillard (ou bruissement non enzymatique)
Ces r�actions, encore appel�es brunissement non enzymatique, interviennent essentiellement sous l'action de traitements thermiques. Elles sont caract�ris�es par l'apparition de pigments bruns ou noirs et par des modifications du go�t et de l'odeur de l'aliment.
Elles sont par exemple en partie responsables de la transformation du sucre en caramel, de la cro�te dor�e du pain, de la couleur, du go�t, de la saveur des pommes frites ou des viandes r�ties...
Elles peuvent cependant aussi modifier le go�t d'un aliment jusqu'� le rendre inconsommable. Selon les aliments et les habitudes culinaires d'une population, elles peuvent donc �tre recherch�es ou non.
En g�n�ral, elles constituent plut�t un facteur limitant pour la conservation des aliments d�shydrat�s. Elles abaissent �galement leur valeur nutritionnelle.
Il est � noter que ces r�actions se d�roulent en deux phases principales:
- une phase pendant laquelle il y a production et accumulation de compos�s r�actifs;- une phase de brunissement sous l'action de ces compos�s accumul�s.
Vitesse de brunissement non enzymatique en fonction du pH
Vitesse relative (d�t�rioration des aliments croissance microbienne)
Le brunissement non enzymatique se produit en g�n�ral lors du traitement thermique, de mani�re plus ou moins rapide (quelques minutes � plusieurs heures) selon la s�v�rit� du traitement. Toutefois, � cause de la possibilit� d'accumulation de compos�s r�actifs, un brunissement non enzymatique peut se r�v�ler et s'intensifier au fil des jours et des mois qui suivent le traitement, alors qu'il n'�tait pas visible tout de suite apr�s.
Les r�actions de Maillard sont favoris�es par:
- les glucides (sucres) et les prot�ines;- pour une dur�e de traitement donn�e, plus la temp�rature du produit est �lev�e, plus ces r�actions sont importantes. Pour une temp�rature de produit donn�e, plus le temps de traitement est grand, plus les r�actions de Maillard seront favoris�es; le seuil de temp�rature � partir duquel la vitesse de ces r�actions s'acc�l�re est de l'ordre de 50-60°C;
- l'activit� de l'eau (entre 0,5 et 0,7) et le pH (entre 1 et 7);
- certains m�taux (fer et cuivre...);
- l'acide ascorbique et autres acides organiques.
L'anhydride sulfureux est le seul inhibiteur (1) efficace.
(1)Inhibiteur: substance permettant de bloquer ou de ralentir une r�action chimique.
L'eau dans le produit
D�TERMINER LA QUANTIT� D'EAU � �VACUER
On fait pour cela appel � une grandeur physique, la teneur en eau, appel�e aussi degr� d'humidit�. C'est un param�tre fondamental du s�chage. Il s'agit du rapport entre la masse d'eau dans le produit et la masse totale de ce produit, qui est la somme de la masse d'eau et de la masse de mati�re s�che qu'il contient.
Remarque:
Il ne faut pas confondre la mati�re s�che, qui est ce qui reste lorsque le produit a perdu la totalit� de son eau (obtenue par un long s�jour en �tuve) et le produit sec, qui est le produit final apr�s s�chage et qui contient encore un peu d'eau.
La quantit� d'eau � �vacuer du produit peut �tre d�termin�e � partir:
- de la quantit� de produit que l'on d�sire s�cher;- de la teneur en eau initiale, avant le s�chage (c'est une caract�ristique du produit, indiqu�e sur les « fiches produit ». � titre indicatif, elle est de 95 % pour la tomate et de 20 % pour le bl�);
- de la teneur en eau finale. Cette derni�re est une norme technique, en grande partie caract�ristique du produit. Elle pr�cise le niveau d'humidit� du produit consid�r� � atteindre pour garantir sa conservation sur une longue p�riode. Elle est elle aussi indiqu�e sur les « fiches produit », pour des conditions standard de stockage. � titre indicatif, elle est de l'ordre de 10 % pour la tomate et de 16 % pour le bl�.
Remarque:
La teneur en eau finale recommand�e d�pend cependant aussi des conditions de stockage. En particulier, il peut �tre souhaitable de proc�der � un s�chage plus s�v�re que celui qui est recommand� sur les « fiches produit », dans le cas d'un stockage en air relativement humide. Il sera en effet alors parfois n�cessaire de pr�voir une �ventuelle r�-humidification du produit, du fait de cette humidit� de l'air ambiant, lors du stockage sur une longue p�riode.
� titre d'exemple de calcul, cherchons � d�terminer la quantit� d'eau � extraire de 20 kg de bananes, d�j� �pluch�es et pr�par�es, pour un s�chage efficace. Selon les donn�es de la « fiche produit » de la banane en page 45, la teneur en eau initiale de ce produit est de 72 %, et la teneur en eau finale recommand�e est de 15 %. On proc�de d�s lors comme suit.
Le poids de mati�re s�che contenue dans les 20 kg de banane est de: (1 -0,72) x 20 = 5,6 kg, et le poids de l'eau contenue dans les m�mes 20 kg de banane fra�che est de: 0,72 x 20 = 14,4 kg. La mati�re s�che n'�tant pas �limin�e lors du s�chage, il en reste toujours 5,6 kg en fin de s�chage. Cette mati�re s�che doit repr�senter 100 % - 15 % de la masse de banane s�ch�e, si on veut respecter les recommandations de la « fiche produit ». Le poids de banane s�ch�e obtenue est donc de: 5,6/(1 - 0,15) = 6,6 kg et le poids de l'eau restant dans ce produit s�ch� est de: 6,6 - 5,6 = 1 kg.
On peut ainsi facilement calculer deux grandeurs importantes dans un m�me temps:
- la quantit� de produit �labor� qui sera obtenu � partir d'une quantit� donn�e de mati�re premi�re pr�par�e (ici 6,6 kg de banane s�che pour 20 kg de banane �pluch�e et pr�par�e). Ce calcul ne suffit cependant pas pour calculer l'approvisionnement n�cessaire en mati�re premi�re: il faut encore �valuer les pertes et d�chets issus du tri et de la pr�paration du produit, ou utiliser les rapports produit sec/produit frais fournis dans les «fiches produit »;- la quantit� totale d'eau � extraire de cette mati�re premi�re pour obtenir le produit final d�sir� (on a dans le cas pr�c�dent 14,4 kg d'eau dans la banane s�che, et il doit en rester 1 kg � la fin du s�chage, soit 13,4 kg � enlever)
La premi�re donn�e est utile pour calculer la rentabilit� �conomique de l'op�ration, pour estimer le rapport « mati�re �labor�e/mati�re premi�re ». La deuxi�me donn�e est d'importance premi�re pour le dimensionnement du s�choir, puisqu'elle conditionne fortement les param�tres du s�chage (temp�rature et d�bit de l'air, dur�e du s�chage).
De fa�on g�n�rale, la quantit� d'eau � �vacuer d'une quantit� donn�e de produit est d'autant plus grande:
- que cette mati�re premi�re est en quantit� importante: les deux quantit�s sont proportionnelles;- que le degr� d'humidit� initial du produit est �lev�: pour un m�me degr� d'humidit� final de 15 %, il faudra enlever deux fois moins d'eau dans un produit � teneur initiale de 75 % plut�t que de 85 %, et trois fois moins pour un produit � teneur initiale de 65 %;
- que le degr� d'humidit� final requis est faible.
NOTION DE DISPONIBILIT� DE L'EAU
L'eau contenue dans un produit animal ou v�g�tal est plus ou moins «disponible ». Cette « disponibilit� » varie pour un m�me produit en fonction de sa teneur en eau. Toutes les parties d'un m�me produit n'ont pas le m�me comportement vis-�-vis de l'eau. Un fruit m�r ne se comporte pas comme un fruit vert. Cela varie aussi d'un produit � l'autre, suivant sa composition biochimique: certaines structures ou mol�cules retiennent l'eau plus que d'autres. Cette « disponibilit� » apparente est quantifi�e par une grandeur physique: l'activit� de l'eau du produit. Celle-ci se d�finit par rapport � un �tat de r�f�rence qui est celui de l'eau pure, pour laquelle l'activit� est �gale � 1.
L'activit� de l'eau d'un produit est toujours inf�rieure ou �gale � 1. Lorsque l'eau contenue dans un produit a une activit� proche de 1, elle s'�vapore comme de l'eau pure � l'air libre. Par analogie, on dit que ce produit contient de l'eau libre. C'est le cas de produits organiques tr�s hydrat�s. Lorsque l'activit� de l'eau d'un produit est inf�rieure � 1, cela signifie que les constituants du produit fixent partiellement l'eau et diminuent ainsi sa capacit� � se vaporiser. On parle alors d'eau lice, plus ou moins fix�e au produit par absorption.
Un produit alimentaire contient en g�n�ral dans le m�me temps plusieurs sortes d'eau: de l'eau libre, des eaux faiblement li�es et des eaux fortement li�es, ces derni�res �tant retenues aux mol�cules de mati�re s�che par des forces relativement importantes. Le graphique ci-dessous en fournit une illustration dans le cas d'un ma�s.
Diff�rents types d'eau pour du mais � 15°C (d'apr�s Rodriguez)
Les proportions d'eau plus ou moins adsorb�e d�pendent de chaque produit. Pour les produits les plus hydrat�s tels la plupart des fruits et l�gumes, une partie importante de l'eau sera sous forme d'eau libre, en surface du produit ou dans des « poches », et de l'eau faiblement adsorb�e, retenue par capillarit� dans les tissus du produit. Pour les produits les plus secs, et selon leur texture et leur composition chimique, une part plus importante de l'eau sera fortement adsorb�e par le produit (cas de la plupart des c�r�ales).
Un produit qui ne contiendrait que de l'eau dite « du premier type », tr�s fortement li�e au produit par des forces �lectrochimiques (liaisons de Van Der Waals) serait tr�s fortement prot�g� des risques de d�gradation: l'eau est si fortement li�e � la mati�re s�che que les microbes ne peuvent en disposer pour leur d�veloppement. D'autre part, cette eau a perdu une part de ses caract�ristiques physico-chimiques, car elle partage partiellement ses �lectrons avec la mati�re s�che.
POUR �VAPORER L'EAU IL FAUT DE L'�NIERGIE
L'eau existe sous diff�rentes formes: solide, liquide, gazeuse. La transformation d'une forme en une autre, encore appel�e changement d'�tat, absorbe ou fournit de l'�nergie suivant le cas.
Dans l'eau liquide, les mol�cules sont li�es entre elles par des forces qui les emp�chent de se s�parer. Lorsqu'on chauffe l'eau, mais que l'apport de chaleur reste mod�r�, les mol�cules s'agitent de plus en plus, mais ces forces ne sont pas rompues. Lorsque l'eau s'�vapore, ces forces sont rompues et les mol�cules se s�parent. Pour rompre ces forces, il faut fournir un apport cons�quent de chaleur, c'est-�-dire d'�nergie.
Lors du s�chage, l'eau libre se comporte comme de l'eau pure: il suffit pour la vaporiser de relativement peu d'�nergie (de l'ordre de 2 400 KJ/kg d'eau libre). En revanche, lorsque l'eau contenue dans un produit a une activit� nettement inf�rieure � 1, c'est-�-dire lorsqu'il s'agit d'eau li�e, des forces la maintiennent davantage au produit. L'�vaporation de cette eau est de ce fait plus difficile et demande plus d'�nergie.
Au cours du s�chage, c'est d'abord l'eau libre qui va �tre �vapor�e, puis l'eau de plus en plus li�e. La quantit� d'�nergie n�cessaire pour vaporiser la m�me quantit� d'eau augmente donc au cours du s�chage. Le dernier gramme d'eau �vapor�e co�te beaucoup plus d'�nergie que le premier.
Ceci est un point important pour comprendre que le s�chage n'est pas une op�ration homog�ne dans le temps, mais doit plut�t �tre consid�r� comme une succession de phases assez diff�rentes, sur lesquelles il sera n�cessaire de revenir apr�s avoir pr�cis� la fa�on dont se font les �changes d'eau entre le produit et l'air.
L'eau dans l'air
LE POUVOIR �VAPORATOIRE DE L'AIR
Dans le s�chage par entra�nement, l'air est avant tout charg� d'�vacuer la vapeur d'eau en surface du produit. L'�vaporation de cette eau a n�cessit� de la chaleur provenant uniquement de l'air, au dessus du produit (cas du s�chage indirect), ou provenant, en suppl�ment, du rayonnement solaire frappant le produit (cas du s�chage direct).
L'air � l'�tat naturel contient de l'eau sous forme de vapeur invisible. Cette quantit� d'eau est variable (selon le climat local, les mouvements d'air dans l'atmosph�re, la pr�sence de grands lacs, de nuages...). Sa capacit� maximale � absorber de l'eau est par contre totalement d�termin�e par sa temp�rature et la pression. Par exemple, 1 m³ d'air, � la pression atmosph�rique, et � 26°C, ne peut contenir plus de 24,5 g de vapeur d'eau. Au-del�, la vapeur d'eau se condense en fines gouttelettes: c'est le brouillard. On dit alors que l'air est � saturation d'eau.
On d�finit par « pouvoir �vaporatoire » de l'air sa capacit� � absorber de l'eau plac�e � son contact, mesur�e en grammes d'eau suppl�mentaires qu'il peut absorber, par m�tre cube d'air, jusqu'� atteindre la saturation d'eau.
Deux param�tres sont introduits pour quantifier les proportions entre l'air sec et la vapeur d'eau contenue dans cet air:
- l'humidit� absolue (teneur en eau), qui s'exprime en grammes d'eau par kg d'air sec. Par exemple si elle est de x = 10 g/kg d'air sec, dans 1,01 kg d'air on a 1 kg d'air sec et 10 g de vapeur d'eau.- l'humidit� relative (degr� qui s'exprime en pour cent (%). Cette valeur pr�cise le niveau d'humidit� absolue de l'air par rapport au niveau d'humidit� absolue maximal qu'il pourrait avoir, compte tenu de la temp�rature de l'air et de la pression. Elle permet donc de conna�tre le niveau de saturation de l'air en eau.
Pour une humidit� relative de l'air de 100 %, celui-ci ne peut plus absorber d'eau sans que celle-ci ne se condense en bu�e ou gouttelettes. Son pouvoir �vaporatoire est alors nul. Plus le degr� d'humidit� relative de l'air s'�loigne de cette valeur, plus l'air dispose d'une capacit� d'absorption de nouvelles quantit�s d'eau, et plus son pouvoir �vaporatoire est fort.
Lorsque l'air est r�chauff�, son humidit� relative diminue (bien que son humidit� absolue reste la m�me). Son pouvoir �vaporatoire augmente donc. On comprend d�s lors l'int�r�t de r�chauffer l'air qui sera utilis� pour le s�chage.
Le tableau ci-contre fournit les ordres de grandeur du pouvoir �vaporatoire de l'air pour diff�rents niveaux de sa temp�rature et de son degr� d'humidit� relative (d° hygrom�trique) qui se pr�sentent pour l'air ambiant. Les pouvoirs �vaporatoires d'airs port�s � plus haute temp�rature sont pr�cis�s au chapitre suivant.
La capacit� de l'air � enlever l'eau du produit se d�termine normalement de fa�on plus complexe, sur la base de la lecture du « diagramme de l'air humide ». Ces �l�ments seront abord�s en troisi�me partie, plus th�orique.
Le pouvoir �vaporatoire, tel que d�fini ci-dessus, permet de pr�ciser la vitesse de s�chage dans les premi�res phases de l'op�ration. L'air en sortie du s�choir peut en effet �tre relativement proche de son niveau de saturation en eau tant qu'il y a de l'eau libre dans le produit, ce qui est le cas au d�but du s�chage. De la sorte, et pour ce d�but de s�chage, le pouvoir �vaporatoire exprime, en premi�re approximation, la quantit� d'eau extraite du produit par nombre de m�tres cubes d'air ayant travers� le s�choir. Pour affiner cette approximation, il faut par la suite tenir compte de ce que l'air ne sortirait du s�choir � saturation que si:
- les �changes d'eau � la surface air/produit �taient parfaits, ce qui n'est pas le cas dans la r�alit�;- tout l'air passait un temps suffisant au contact direct du produit pour se charger totalement en eau, ce qui n'est pas non plus le cas (de l'air passe pr�s des parois et relativement loin du produit et n'a pas le temps, lors de sa progression dans le s�choir, d'accumuler toute l'eau dont il peut se charger).
Pouvoir �vaporatoire de l'air en grammes d'eau par m�tre cube d'air
Froid et sec: la Sib�rie Chaud et sec: le Sahara
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Humidit� relative |
Temp�rature de l'air en °C | |||||||
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10 |
15 |
20 |
25 |
30 |
35 |
40 |
45 |
|
10 | | |
| | |
8,2 |
9,2 |
9,9 |
|
20 | | |
| |
6 |
7,3 |
8 |
8,6 |
|
30 | | |
|
5 |
5,6 |
6,2 |
6,6 |
6,9 |
|
40 |
2,7 |
3,2 |
3,7 |
4,2 |
4,6 |
5,1 |
5,5 |
6,1 |
|
50 |
2,2 |
2,6 |
3 |
3,4 |
3,7 |
3,9 |
4,1 | |
|
60 |
1,8 |
2,1 |
2,3 |
2,6 |
2,9 |
3,1 | | |
|
70 |
1,3 |
1,5 |
1,7 |
2,1 |
2,1 | | |
|
|
80 |
0,9 |
1 |
1,1 |
1,2 | | |
| |
|
90 |
0,5 |
0,5 |
0,7 | | |
| | |
Froid et humide: l'Irlande
Chaud et humide: Amazonie
(d'apr�s « Le s�chage solaire des plantes aromatiques et m�dicinales », SOLAGRO, GEFOSAT, ARCHIMED, 1989)
L'approximation premi�re ne fournit donc ici qu'un ordre de grandeur par exc�s de la capacit� de l'air � enlever l'eau du produit. Cette surestimation peut �tre de l'ordre de 10 (contact air/produit tr�s efficace et peu d'air « inutile », mal focalis� sur le produit dans le s�choir) � 50 %.
Comme il a d�j� �t� mentionn�, le s�chage se produit d'autre part en plusieurs phases, et les « r�gles du jeu » sont plus difficilement calculables lorsqu'il n'y a pas d'eau libre ou tr�s peu li�e dans le produit.
Les trois phases de s�chage
Quel que soit le mode de s�chage solaire (naturel, direct ou indirect), les produits agro-alimentaires subissent trois p�riodes de s�chage de dur�e variable suivant les caract�ristiques de l'a* et du produit. La vitesse de s�chage, exprim�e en kg d'eau extrait par heure, la temp�rature du produit et l'humidit� de l'air �voluent dans le temps de fa�on tr�s distincte selon ces phases.
P�RIODE DE MISE EN TEMP�RATURE DU PRODUIT (PHASE I)
La premi�re phase (vitesse de s�chage croissante) est courte, �ventuellement inexistante, et correspond � la mont�e en temp�rature du produit jusqu'� atteindre une temp�rature d'�quilibre, lorsque le produit re�oit autant de chaleur de l'air qu'il doit en fournir � l'eau lors de sa vaporisation. Cette temp�rature d'�quilibre ne s'atteint pas tout de suite, puisque le produit avait au d�part du s�chage une temp�rature plus basse, et qu'il existe une inertie thermique. La vitesse de s�chage sera croissante puisque l'�change d'eau entre le produit et l'air sera d'autant plus efficace que le produit sera r�chauff�.
P�RIODE DE VITESSE DE S�CHAGE CONSTANTE (PHASE II)
La deuxi�me phase, � vitesse constante, correspond � l'�vaporation de l'eau libre (activit� de l'eau = 1) en surface du produit, sans cesse renouvel�e par de l'eau venant de l'int�rieur du produit (en partie similaire au ph�nom�ne de transpiration). La temp�rature du produit reste constante.
Du point de vue de l'�volution des temp�ratures, on peut comparer les phases I et II aux phases du chauffage d'une casserole d'eau: la temp�rature de l'eau monte dans un premier temps puis se stabilise lorsque l'eau bout (� 100°C sous pression atmosph�rique). Il est important de noter que l'analogie s'arr�te l� et qu'il ne faut pas confondre la vaporisation et l'�bullition. Ce n'est pas en effet, dans le cas du s�chage, une �bullition de l'eau � l'int�rieur du produit qui provoque sa vaporisation. C'est plut�t un jeu « subtil » de lutte d'influence entre le produit et l'air dans l'attraction de cette eau. 100°C n'est pas une temp�rature de s�chage recommand�e!
En phase II, la vitesse de s�chage est constante tant que les caract�ristiques de l'air et sa vitesse de passage sur le produit sont constantes. Cette vitesse de s�chage peut �tre acc�l�r�e soit en r�chauffant davantage l'air avant son arriv�e sur le produit (ce qui provoque une augmentation du pouvoir �vaporatoire de l'air), soit en augmentant la vitesse de circulation de l'air au niveau du produit (ce qui augmente le d�bit d'air, donc la quantit� d'air susceptible d'emporter avec lui de l'eau du produit en un temps donn�).
Remarque:
Le choix d'augmenter ou non la vitesse de s�chage d�pendra:
· du rythme de production n�cessaire pour rentabiliser l'activit�;· du co�t des options d'acc�l�ration de la vitesse de s�chage;
Le choix d'augmenter cette vitesse par augmentation de la temp�rature de l'air ou par augmentation de son d�bit d�pendra, entre autres choses:
- des co�ts relatifs de chaque option. Par exemple: augmenter la surface de captage de l'�nergie solaire ou introduire une source suppl�mentaire de r�chauffement de l'air (gaz) pour la premi�re option, et choisir un ventilateur plus puissant ou une chemin�e solaire plus haute pour augmenter le d�bit d'air pour la deuxi�me;- des contraintes associ�es � chaque produit, qui conditionnent la gamme de temp�ratures de s�chage admissibles (sans risque d'alt�ration du produit).
Pr�cisons que ces deux options sont li�es. On peut augmenter la temp�rature de l'air en diminuant le d�bit d'air. L'air restera alors plus longtemps en phase de r�chauffement avant d'arriver sur le produit. Mais la vitesse de s�chage n'augmentera pas pour autant. Au contraire, elle diminuera: l'impact de la diminution du d�bit d'air sera plus fort que l'impact du r�chauffement de l'air. Dans le m�me ordre d'id�e, une augmentation du d�bit d'air sans modification de l'apport d'�nergie pour le chauffage de l'air conduit � une diminution de temp�rature (L'air restera moins longtemps en phase de r�chauffement), qui affectera l'efficacit� de cette option.
· des risques de d�gradation du produit encourus (cf. paragraphe suivant «Actions du s�chage sur la qualit� du produit alimentaire »).
Toutefois, la phase II est une phase qui pr�sente un risque de d�gradation sp�cifique du produit: le cro�tage.
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Le cro�tage: un probl�me sp�cifique du s�chage � �viter absolument Ce ph�nom�ne est sp�cifique � la phase II du s�chage apr�s extraction de l'eau libre du produit. Origine et manifestation: Le cro�tage est d� � la capacit� limit�e de diffusion de l'eau dans le produit. Si la capacit� �vaporatoire: de l'air est tr�s forte, l'eau va s'�vaporer plus vite � la surface du produit qu'� l'int�rieur: la surface deviendra dure et s�che. Elle emp�chera la diffusion ult�rieure de l'eau contenue dans le produit. Le comportement du produit au s�chage sera alors similaire � celui qu'il a normalement en phase finale, pr�sent�e ci-dessous, sans pour autant que l'humidit� du produit diminue. Dans certaines conditions, le cro�tage peut survenir tr�s rapidement, en quelques minutes. Or, c'est un ph�nom�ne qu'il faut � tout prix chercher � �viter car il a une grande incidence sur les alt�rations du produit (voir ci-dessous). Facteurs favorables au cro�tage: Le risque de cro�tage est d'autant plus grand que l'humidit� de l'air au niveau du produit est faible, que la vitesse de circulation de l'air sur le produit est �lev�e et que le produit est �pais. Pr�vention et r�sorption du cro�tage: Dans le cas de s�choirs artisanaux, le suivi de l'humidit� en sortie de s�choir permet de limiter les risques de cro�tage. D'une mani�re g�n�rale, d�s que l'humidit� relative de l'air en sortie descend en dessous de 60 % en phase Il, il y a risque de cro�tage. Toutefois, cette valeur est � d�terminer pour chaque type de s�choir et de produit. Le suivi de la temp�rature du produit � l'aide d'une sonde de contact (cf. troisi�me partie, chapitre X) permet d'affiner la connaissance du comportement du produit pour un type de s�choir donn�. Un l�ger cro�tage peut souvent �tre r�sorb� en interrompant le
processus de s�chage avant qu'il ne soit irr�versible, pour laisser le temps �
l'eau contenue � l'int�rieur du produit de r�humidifier la surface. On peut
�galement disposer le produit quelques heures dans une atmosph�re � forte
humidit� relative (90-95 %). |
P�RIODE DE RALENTISSEMENT DU S�CHAGE (PHASE III)
La troisi�me phase (ralentissement de la vitesse de s�chage) correspond � l'�vaporation de l'eau li�e. L'eau libre, qui migrait de l'int�rieur vers l'ext�rieur du produit pour �tre alors transform�e en vapeur d'eau, a compl�tement disparu en fin de phase II. Ne reste plus dans le produit que l'eau li�e, plus « accroch�e » au produit. L'eau ne s'�vapore plus � la surface du produit mais � l'int�rieur de celui-ci. Un front d'�vaporation s'enfonce vers le cur du produit. La vapeur d'eau est ensuite �vacu�e en surface par l'air. Plus le front s'�loigne de la surface ext�rieure du produit, plus le transfert d'eau est difficile.
Par ailleurs, l'eau faiblement li�e au produit, et donc la plus facile � extraire, s'�vapore le plus vite. Au cours de cette phase de s�chage, l'eau � �liminer du produit est de plus en plus li�e, et de plus en plus difficile � �vaporer.
Un troisi�me facteur intervient parfois pour expliquer le ralentissement de la vitesse de s�chage � mesure que l'on approche de la fin de l'op�ration. Les corps solubles, transport�s en surface par le mouvement de l'eau, obstruent les pores du produit et il se forme parfois une cro�te � sa surface, qui g�ne le transfert de l'eau vers l'air ext�rieur.
Dans cette phase, et si d�bit d'air et temp�rature d'arriv�e de l'air restent les m�mes qu'auparavant, la temp�rature du produit augmente et tend � devenir �gale � la temp�rature d'arriv�e de l'air. En effet, l'air fournit un flux de chaleur constant au produit, alors que l'effet refroidissant de l'�vaporation de l'eau contenue dans le produit s'estompe (du fait d'une moindre vitesse de cette �vaporation). Si on poursuivait le s�chage jusque � disparition compl�te de l'eau dans le produit, celui-ci n'aurait plus de source de refroidissement (la vaporisation de son eau), et sa temp�rature deviendrait celle de son milieu ambiant, c'est-�-dire la temp�rature de l'air d'arriv�e. Elle peut alors d�passer largement la temp�rature admissible du produit au-del� de laquelle se produisent des alt�rations profondes de sa qualit�. Il faut donc imp�rativement contr�ler cette augmentation de temp�rature pour ne pas d�passer la temp�rature maximale admissible par le produit, afin d'�viter la d�gradation du produit.
Lors de cette phase, une temp�rature de l'air chaud l�g�rement inf�rieure de quelques degr�s � cette temp�rature maximale permet de garantir cette s�curit� tout en optimisant la vitesse d'�vaporation.
Remarquons enfin que la d�termination de la vitesse de s�chage ne peut plus se faire sur les m�mes bases qu'en phases I et II (multiplication du d�bit d'air par la diff�rence de taux d'humidit� relative entre un air satur� d'eau et l'air � l'arriv�e sur le produit). En effet, du fait des difficult�s rencontr�es dans l'extraction l'eau li�e, l'air de sortie du s�choir n'est plus charg�e d'eau � sa pleine capacit� (saturation).
ALLURES DE S�CHAGE
Selon les produits, d'importantes variations peuvent exister dans les dur�es respectives de ces trois phases. Dans le cas des produits � particules ou � feuilles, la phase I est quasiment inexistante. La phase Il n'existe pas toujours. Enfin, la phase III peut �tre divis�e en plusieurs p�riodes.
Les �volutions en cours de s�chage de param�tres tels que la masse d'eau dans le produit, sa temp�rature ou la vitesse du s�chage, sont propres � chaque produit. Elles sont d�termin�es exp�rimentalement en laboratoire, en s�chage continu, et sont repr�sent�es sous forme de courbes appel�es allures de s�chage. Les trois courbes pr�sent�es ci-contre fournissent un exemple type d'allures de s�chage.
INFLUENCE DE LA TAILLE ET DE LA DISPOSITION DU PRODUIT LORS DES TROIS PHASES
En r�gle g�n�rale, quelle que soit la phase de s�chage, on a int�r�t � augmenter la surface d'�change air/produit (petits morceaux, �talement sans que les morceaux se touchent, couches minces...). Ceci pr�sente plusieurs avantages qui seront pr�cis�s par la suite, au chapitre V][I. Ne sont pr�sent�s ici que les avantages qui ont trait aux m�canismes d�crits dans les trois phases du s�chage:
- une telle mesure permet de diminuer la dur�e de la premi�re phase: plus les morceaux sont petits et en couche mince, plus le produit atteindra rapidement la temp�rature � partir de laquelle le s�chage est efficace (moindre inertie thermique);- en deuxi�me phase, l'�vaporation s'effectue en surface du produit, et est d'autant plus rapide que la somme des surfaces de contact entre l'air et le produit est �lev�e et que l'air peut acc�der facilement � toutes ces surfaces. D'autre part, le risque de cro�tage du produit, �voqu� plus haut, est nettement amoindri lorsque les morceaux de produit sont de petite taille;
- en troisi�me phase, l'�limination de l'eau en profondeur dans le produit sera d'autant plus facile que le front d'�vaporation reste proche de la surface (donc que les morceaux sont de taille r�duite).
�volution dans le temps de la masse d'eau (m, en kg) contenue dans une couche mince.
�volution dans le temps de la vitesse de s�chage (V) d'une couche mince (en kg d'eau par heure).
�volution dans le temps de la temp�rature T du produit � s�cher.
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PHASE I |
PHASE II |
PHASE III |
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La chaleur de l'air sert surtout � chauffer le produit (T
augmente). L'�vaporation augmente progressivement. |
Le produit est chaud et c�de son eau libre � vitesse constante. Le
refroidissement du produit par la vaporisation de son eau compense exactement la
chaleur qu'il re�oit de l'air: la temp�rature du produit reste constante. |
Toute l'eau libre est �vapor�e. L'extraction de l'eau est plus
difficile et la vitesse du s�chage diminue. Le rythme de vaporisation de l'eau
n'est plus suffisant pour compenser, par refroidissement, l'apport de chaleur
par l'air: la temp�rature du produit augmente. |
De telles mesures sont cependant parfois difficiles � prendre. C'est le cas pour le s�chage des c�r�ales, qui sont trait�es en couche �paisse. Les produits s�ch�s en couche �paisse ont en effet un comportement complexe. Si on d�compose la couche �paisse en une succession de couches minces, on constate que seule la couche d'entr�e a le comportement d'une couche mince (vitesse de s�chage constante, puis ralentissement).
En effet, l'air se charge d'humidit� et se refroidit au fur et � mesure qu'il traverse la couche �paisse. Quand la couche d'entr�e amorce sa phase de ralentissement, l'air qui la traverse en sort moins satur� d'eau. Alors commence le s�chage � vitesse constante de la couche suivante. Ainsi progresse peu � peu le front de s�chage, de l'entr�e vers la sortie. L'application de la th�orie suppose donc de d�composer la couche �paisse en une succession de couches minces. D'o� des calculs complexes, qu'il faut valider par l'exp�rimentation.
Une autre cons�quence directe de la sp�cificit� du s�chage en couche �paisse est que l'air de s�chage ne doit pas �tre port� � une temp�rature sup�rieure � la temp�rature maximale admissible par le produit: les premi�res couches du produit sont tr�s vite en phase III du s�chage.
Actions du s�chage sur la qualit� du produit alimentaire
L'effet du s�chage sur la qualit� du produit alimentaire est abord�e successivement sous deux angles: l'�volution de sa population microbienne, et l'�volution de ses caract�ristiques gustatives et nutritionnelles.
ACTION DU S�CHAGE SUR LES MICRO-ORGANISMES
Les traitements de conservation sont d'autant plus difficiles que la population microbienne est �lev�e. Si certains traitements peuvent permettre de r�duire cette population, ils ne peuvent en aucun cas atteindre la st�rilit� totale.
En revanche, tous les traitements de conservation doivent emp�cher le d�veloppement des micro-organismes avant qu'ils ne soient trop nombreux.
Parmi les traitements qui stabilisent la population microbienne, on peut citer des traitements chimiques (acidification, salaison, sucrage, inhibiteurs chimiques...) et des traitements physiques (froid, st�rilisation, d�shydratation...).
Les conditions les plus propices au d�veloppement des micro-organismes se situent aux fortes activit�s de l'eau du produit (0,8) et dans une gamme de temp�rature comprise entre 20 et 50°C.
Pour la conduite du s�chage, il faut:
· �viter que l'air de sortie du s�choir soit trop humide (80-95 %) car cela indique qu'une partie au moins du produit se situe dans une atmosph�re humide propice au d�veloppement microbien: le produit ne doit pas rester plus d'une demi-journ�e en d�but de s�chage � de tels taux d'humidit� relative de l'air;· essayer d'arriver rapidement � de faibles activit�s de l'eau dans le produit; cependant, il existe deux obstacles majeurs � une telle conduite.
- Il peut se produire un cro�tage du produit aux allures de s�chage rapide: la surface sera dure et s�che. Elle emp�chera la diffusion de l'eau contenue � l'int�rieur du produit. L'int�rieur de l'aliment restera donc � de fortes teneurs en eau et ne sera pas stable microbiologiquement.- Un s�chage rapide est en g�n�ral li� � des temp�ratures de l'air assez �lev�es (jusqu'� 70-80°C). Cela peut entra�ner en phases II et III des modifications du go�t ind�sirables. Ce risque est amplifi� par le ph�nom�ne de cro�tage s'il survient (cuisson, r�actions de brunissement).
Remarque:
Pour des raisons techniques ou �conomiques, il peut �tre int�ressant:
· d'effectuer un pr�s�chage rapide permettant de stabiliser le produit quelques jours puis, ult�rieurement, un s�chage compl�mentaire pouvant �tre plus lent et permettant de descendre � de tr�s faibles teneurs en eau;· d'effectuer un cycle de s�chage complexe quand le s�choir est r�gulable.
Exemples: En phases I et II, s�chage rapide � temp�rature �lev�e � condition que:
- la temp�rature du produit reste inf�rieure � la temp�rature maximale admissible par le produit (on pr�conise une temp�rature d'arriv�e de l'air de 10° sup�rieure � cette temp�rature maximale);- l'humidit� relative de l'air apr�s passage sur le produit reste comprise entre 60 et 80 % pour �viter le cro�tage d'un c�t� et le d�veloppement microbien de l'autre.
En phase III, s�chage � temp�rature r�duite pour que la temp�rature du produit reste inf�rieure � la temp�rature critique de brunissement non enzymatique.
Dans des conditions particuli�rement d�favorables (conditions climatiques d�favorables, produit particuli�rement alt�rable, mauvaises conditions de stockage, etc.) il est recommand� d'utiliser un traitement anti-microbien d'appoint sp�cifique (pr�cis� au chapitre VII).
Les produits qui doivent �tre le plus surveill�s sont les viandes et surtout les poissons � cause du terrain favorable qu'ils offrent au d�veloppement des microbes pathog�nes (entra�nant des maladies).
ACTION DU S�CHAGE SUR LES TRANSFORMATIONS DU GOUT DU PRODUIT
Ces transformations sont in�vitables mais selon la composition de l'aliment et les param�tres du s�chage, certaines r�actions vont �tre favoris�es tandis que d'autres vont �tre limit�es. L'essentiel est de savoir quelles r�actions vont constituer le facteur pr�dominant d'alt�ration afin de mieux cibler les caract�ristiques que doit avoir le traitement de conservation.
Les r�actions d'oxydation des lipides
Au point de vue de la conduite du s�chage, elles seront limit�es par un s�chage:
- � haute temp�rature (le cro�tage et le risque de brunissement non enzymatique �tant des facteurs limitants);- men� � l'abri de la lumi�re (le s�chage solaire direct est donc � �viter pour les produits les plus sujets � ces r�actions);
- conduit � des activit�s de l'eau dans le produit entre 0,2 et 0,5.
Parmi les produits pour lesquels ces r�actions peuvent �tre un facteur limitant, on peut citer:
- les produits � forte teneur en lipides et surtout en lipides insatur�s (viande de porc, de volaille, poissons - surtout les poissons gras -, pommes de terre...);
- les produits pr�sentant une grande surface d'�change par rapport � leur volume, � condition que la teneur en lipide soit suffisamment �lev�e: produits poreux, farine de poisson.... En effet, quand l'eau s'�vapore, elle va faciliter le contact et la diffusion de l'oxyg�ne dans l'aliment et donc le rancissement.
Ces r�actions peuvent �tre limit�es par des pr�traitements employant des antioxydants et par un conditionnement adapt� (cf. chapitre VII).
Le bruissement enzymatique
Le s�chage men� jusqu'� des activit�s de l'eau inf�rieures � 0,4 va limiter l'action des enzymes. Cependant, ce bruissement peut intervenir tr�s rapidement (quelques dizaines de minutes pour certains produits). C'est pourquoi un pr�traitement permettant de stopper ces r�actions d�s le d�but du proc�d� de conservation est souvent souhaitable (ex: blanchiment).
Les produits concern�s sont essentiellement des fruits (bananes, abricots, pommes...) et quelques l�gumes (pommes de terre...).
Les r�actions de Maillard (ou r�actions non enzymatiques)
Les produits les plus concern�s par les r�actions de Maillard sont les fruits et les produits carn�s. Elles seront d'autant plus favoris�es que le produit est acide, riche en acide ascorbique (vitamine C), en glucides et en prot�ines.
Ces r�actions seront d'autant plus limit�es que le s�chage permettra d'abaisser rapidement l'activit� de l'eau, en dessous de 0,5 dans la mesure du possible, et que la temp�rature du produit reste inf�rieure � la temp�rature «critique » de 50-55°C. Cette temp�rature est � pr�ciser et � adapter en fonction du produit.
Un s�chage � basse temp�rature ne limite pas forc�ment le brunissement non enzymatique car le temps de s�chage est en g�n�ral plus �lev�. Le produit reste plus longtemps � des niveaux d'humidit� favorisant � la fois les r�actions de Maillard et le d�veloppement microbien. De plus, l'oxydation des lipides (du fait d'un s�chage � basse temp�rature) peut �galement �tre un facteur limitant.
Un s�chage rapide � haute temp�rature reste donc pr�f�rable tant que la temp�rature du produit reste inf�rieure � la temp�rature « critique ».
Rappelons que le brunissement non enzymatique peut se r�v�ler au cours du stockage sur un produit apparemment « sain » juste apr�s s�chage. Pour les fruits, l'emploi d'anhydride sulfureux avant ou apr�s s�chage peut s'av�rer int�ressant pour ralentir ces r�actions.
Autres cons�quences du s�chage
On peut citer:
- une perte assez limit�e des compos�s aromatiques;- une modification de la pigmentation et de la texture du produit;
- une perte en vitamines notamment en vitamines A et C, limit�e par un s�chage indirect;
- une conservation de la quantit� de sels min�raux.
Le cas du s�chage solaire direct
Les �l�ments de la th�orie du s�chage solaire indirect pr�sent�s plus haut sont valables pour le s�chage solaire direct ou pour le s�chage au soleil, avec quelques modifications.
En effet, le produit est alors chauff� non seulement par l'air, mais aussi directement par le soleil. On applique donc la th�orie pr�c�dente, mais en consid�rant une temp�rature fictive, r�sultat de l'�chauffement du produit. Cette temp�rature fictive est difficile � calculer.
Sa d�termination repose sur la connaissance de trois param�tres:
- le flux solaire arrivant sur le produit;- la surface de produit expos�e;
- le coefficient d'absorption du flux solaire par le produit; il d�pend de l'�tat de surface du produit (couleur, lisse ou rugueux) et du comportement de cette surface aux diff�rentes longueurs d'onde du rayonnement solaire. Il semble que l'absorption du rayonnement soit plus forte en fin de s�chage, ce qui renforce la contrainte de la temp�rature maximale admissible par le produit en phase III, puisque c'est encore un facteur qui tend � augmenter la temp�rature du produit.
Dans la pratique, on la d�duit des observations. Le pouvoir s�chant de l'air est donc plus fort dans le cas du s�chage solaire direct que dans le cas du s�chage solaire indirect. Le s�chage est alors plus rapide, ce qui peut pr�senter des avantages. Cependant, le s�chage solaire direct pr�sente aussi des risques, que l'on peut �viter en prenant certaines pr�cautions:
|
Risques |
Pr�cautions |
|
- Le produit peut �tre d�grad� en phase III du s�chage, par un
�chauffement excessif. |
- En fin de s�chage, couvrir partiellement le produit o� le
capteur quand le soleil est au plus haut. |
Jusqu'o� mener le s�chage?
Le s�chage d'un produit doit �tre men� jusqu'� obtention de la teneur en eau recommand�e pour son stockage sur le long terme. Il existe plusieurs m�thodes envisageables pour savoir quand ce stade est atteint.
· Analyse de la teneur en eau d'�chantillons du produit. C'est la m�thode la plus fastidieuse. Elle consiste � retenir quelques produits t�moins dans chaque lot de s�chage et analyser leur teneur en eau r�guli�rement en cours du s�chage.Cette d�marche peut �tre n�cessaire pour analyser le comportement d'un s�choir pilote, mais n'est pas compatible ni avec les attentes des petits producteurs, ni avec les contraintes de production des plus gros.
· Suivi de l'�volution du degr� d'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir. La teneur en eau du produit et l'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir sont li�es par des relations qui sont pr�cis�es en troisi�me partie. Pendant la phase II, l'humidit� relative de l'air dans le s�choir doit �tre assez �lev�e (environ sup�rieure � 60 %). Quand on approche de la phase III, l'humidit� relative va avoir tendance � chuter. La mesure de l'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir peut donc fournir des indications sur le degr� de s�chage obtenu.
· Suivi de l'�volution du poids du produit. On a montr� dans le premier paragraphe comment le poids du produit et sa teneur en eau sont li�s. Une m�thode simple consiste donc � relever le poids d'un �chantillon de produit avant s�chage et � effectuer des pes�es r�guli�res de cet �chantillon vers la fin de la phase II de s�chage. On stoppera le s�chage lorsque le poids du produit sera en correspondance avec la teneur en eau finale recommand�e.
· Analyse des caract�ristiques externes du produit. Les caract�ristiques ext�rieures de certains produits d�pendent fortement de leur teneur en eau. Il suffit alors de proc�der dans un premier temps � l'analyse de produits s�ch�s disposant de la teneur en eau recherch�e, et observer les caract�ristiques de ces produits. On pourra par la suite, sans avoir � r�aliser de mesures, arr�ter le s�chage lorsque le produit aura ces m�mes caract�ristiques. Ce crit�re peut �tre, par exemple: on peut arr�ter le s�chage lorsque le produit a une consistance �lastique, est souple, de couleur brun dor�, et que les morceaux ne se collent pas ensemble (cas �tabli pour une vari�t� de mangue). Par mesure de prudence, il convient cependant de r�aliser de temps en temps une analyse pour surveiller la teneur en eau des produits finis.
· Pour les petites productions et pour des s�choirs � comportement relativement stable, on pourra parfois se contenter de se rappeler la dur�e de s�chage n�cessaire dans les conditions d'ensoleillement et d'humidit� de l'air pr�sentes, sur la base d'une exp�rience accumul�e suffisante.
En r�sum�
Les principaux �l�ments th�oriques mentionn�s qui conditionnent la pratique du s�chage sont les suivants:
· La pr�sence d'eau dans un produit alimentaire est l'un des principaux facteurs de sa d�gradation potentielle, par multiplication des micro-organismes. De fa�on � disposer de produits s�ch�s de bonne tenue dans le temps, il est n�cessaire d'abaisser la teneur en eau jusqu'� un niveau caract�ristique, en premier lieu, du produit lui-m�me, et dont la valeur standard est fournie dans les « fiches produits ».· L'abaissement de la teneur en eau doit �tre d'autant plus �lev�e que l'on envisage de stocker le produit dans une atmosph�re humide ou chaude (chez le producteur, le commer�ant ou le consommateur).
· La teneur en eau initiale du produit �tant elle-m�me une caract�ristique du produit, il est facile de d�terminer la quantit� d'eau que l'on doit extraire � partir de:
- la quantit� totale de produit que l'on envisage de traiter par cycle de s�chage;- la teneur en eau initiale du produit;
- sa teneur en eau finale recommand�e.
· L'eau est associ�e au produit de diff�rentes fa�ons. Une partie de cette eau n'est pas v�ritablement retenue par lui et se comporte comme de l'eau ordinaire (eau libre). Elle s'�vapore de ce fait relativement facilement au contact de l'air ext�rieur, tant que ce dernier peut accro�tre sa teneur en humidit�.
· L'�vaporation de cette eau libre est suffisamment facile pour que l'air qui circule dans le s�choir ai tendance � se charger du maximum d'eau qu'il peut contenir. Cette quantit� maximale d�pend directement des param�tres de temp�rature et de l'air. On peut donc d�terminer, en premi�re approximation, les relations qui existent entre d�bit d'air, temp�rature de l'air, degr� hygrom�trique et vitesse de s�chage, du moins tant qu'il reste de l'eau libre dans le produit (la vitesse de s�chage est alors donn�e, en premi�re approximation, par le d�bit d'air que multiplie son pouvoir �vaporatoire). Dans deuxi�me temps, il faut tenir compte de ce que les �changes de masse et de chaleur ne sont pas parfaits. La premi�re estimation n'est de ce fait qu'une estimation par exc�s de cette vitesse. Mais cette surestimation peut parfois atteindre 50 %.
· Lorsque toute l'eau libre, qui est la plus rapide � s'�vacuer du produit, a disparu, le s�chage devient plus difficile car l'eau qui reste dans le produit lui est attach� par des forces qu'il faut vaincre. Cette derni�re phase du s�chage est � contr�ler tout particuli�rement, car le produit a tendance � s'�chauffer. Si sa temp�rature d�passe un maximum admissible, pr�cis� sur les « fiches produit », la d�gradation de la qualit� du produit devient tr�s probable. Il ne faut cependant pas chercher � diminuer trop la temp�rature de s�chage dans cette phase. Le s�chage est en effet d'autant plus efficace que la temp�rature de l'air est �lev�e.
· Ce contr�le de la temp�rature en fin de s�chage doit �tre particuli�rement prononc� dans le cas d'un s�chage solaire direct, car le produit s'�chauffe du fait de son contact avec l'air chaud, mais aussi du fait de son r�chauffement direct par le soleil.
· Le s�chage est, pour chacune de ses phases, d'autant plus efficace que le produit est d�coup� en petits morceaux, �tal� sans que les morceaux se touchent et en couches minces.
· La fin du s�chage peut se d�terminer par plusieurs m�thodes, mais est dict�e en premier lieu par l'obtention de la teneur finale en eau du produit recommand�e pour sa conservation sur le long terme.
Chapitre V: El�ments pour le dimensionnement des s�choirs
Avertissement
La conception et le dimensionnement d'un s�choir sont des probl�mes d�licats. D'une part les �l�ments th�oriques � prendre en compte sont parfois complexes, d'autre part ils n'apportent pas toutes les r�ponses, pour plusieurs raisons:
- certains m�canismes, comme l'efficacit� du transfert de masse et de chaleur entre le produit et l'air, l'efficacit� d'un capteur solaire, ou les r�sistances au passage de l'air, sont connus dans leur principes, mais difficiles � transcrire avec pr�cision dans la pratique;- il existe de nombreuses vari�t�s de chaque produit. Chacune peut r�agir diff�remment des autres dans le processus de s�chage. Et on ne peut pas, en l'�tat actuel des connaissances, d�livrer une fiche technique pour chacune d'elles;
- le mode op�ratoire du s�choir d�pendra d'habitudes et d'attentes socioculturelles diverses. Ce mode op�ratoire doit �tre int�gr� dans la conception du s�choir lui-m�me;
- la conception du s�choir repose aussi sur des crit�res autres que techniques. Il y a bien entendu les crit�res d'ordre �conomique (abord�s au chapitre VIII). Mais d'autres interviennent, comme la disponibilit� locale en mat�riaux pour l'�laboration du s�choir ou pour sa maintenance, et le savoir-faire des artisans.
On peut donc difficilement proposer des r�gles pr�cises de dimensionnement de s�choir qui permettraient de r�pondre � une demande particuli�re dans un environnement sp�cifique.
Cela �tant dit, il faut consid�rer que, pour la gamme de s�choirs abord�e dans ce document (s�choirs au plus semi-industriels), peu d'entre eux co�tent plus de 3000 FF. C'est le prix d'une journ�e de travail d'un expert expatri�...
Les options envisageables pour faciliter la diffusion des s�choirs en pays en d�veloppement sont de ce fait limit�es. On pourrait:
- d�velopper des « s�choirs types », sur le principe du « cl� en main », sur la base de mod�les �prouv�s dans des conditions donn�es d'environnement et d'utilisation. Mais on contraint alors le futur utilisateur � se restreindre au type et � la gamme de production et au contexte pour lesquels ils ont �t� d�clar�s fiables. Compte tenu du faible nombre de s�choirs types et de la faible variation dans l'usage de chacun d'eux, cela limite les choix. Les principaux s�choirs qui r�pondent � des exigences de fiabilit� sont expos�s au chapitre VI;- former des experts qualifi�s locaux, dont on peut penser qu'ils co�teront moins cher qu'un expatri�. C'est l'un des objectifs de ce document d'y contribuer. Il faudra cependant attendre encore quelques ann�es pour qu'ils soient en nombre suffisant, et qu'un march� du s�choir se d�veloppe suffisamment pour que leurs bureaux d'�tudes soient rentables;
- attendre encore quelques ann�es que la gamme de s�choirs �prouv�s soit plus �tendue et/ou que l'on soit en mesure de sugg�rer leurs modifications envisageables pour r�pondre � tel ou tel besoin dans tel ou tel environnement;
- utiliser quelques principes physiques simples pour dimensionner soi-m�me un s�choir, ou modifier soi-m�me les dimensions de s�choirs existants, au risque probable d'obtenir un s�choir inadapt�, non fonctionnel, irr�alisable ou trop co�teux.
Le choix de cette derni�re option n'appartient ni � l'auteur, ni � l'�diteur de cet ouvrage, mais au concepteur qui accepte les risques encourus d'obtenir un s�choir qui ne fonctionne pas, ou plus souvent d'avoir par la suite � consacrer du temps � tester lui-m�me et am�liorer au fur et � mesure le s�choir ou son mode d'utilisation.
L'objectif de ce chapitre est d'apporter le maximum de pr�cisions sur les relations qui interviennent dans le dimensionnement, sans pour autant proposer des indications chiffr�es sur les redimensionnements envisageables de tel ou tel type de s�choir existant. Ces relations sont le plus souvent pr�sent�es de fa�on simplifi�e, pour �tre accessibles au plus grand nombre, et n'indiquent que des ordres de grandeur. Les aspects les plus complexes, dont la compr�hension reste n�cessaire pour une bonne ma�trise des proc�dures de dimensionnement, sont abord�s dans la troisi�me partie.
Ce chapitre a aussi pour objectif de compl�ter les �l�ments de compr�hension du s�chage qui ont �t� d�velopp�s au chapitre IV, en se concentrant maintenant sur le s�choir lui-m�me.
Les principaux �l�ments requis pour l'analyse sont:
- le rythme de la production de produit sec que l'on envisage;- le temps que le produit frais peut passer sans se d�grader, en stockage amont et dans le s�choir, tant que son humidit� n'est pas encore assez r�duite;
- le rythme d'enl�vement de l'eau du produit, qui r�sulte de ces contraintes et des caract�ristiques du produit;
- la temp�rature de l'air envisag�e pour le s�chage;
- le d�bit d'air circulant dans le �choir;
- la vitesse de l'air que cela suppose;
- la puissance du ventilateur requis, le cas �ch�ant, pour fournir cette vitesse � l'air;
- la puissance thermique n�cessaire pour extraire l'eau du produit au rythme envisag�;
- le dimensionnement des capteurs qui transmettent la puissance solaire � l'air;
- la puissance thermique d'une source d'�nergie compl�mentaire, le cas �ch�ant.
Dans la pratique des calculs de dimensionnement technique, de nombreuses �tapes se r�alisent conjointement. La temp�rature d'arriv�e de l'air sur le produit et le d�bit de l'air dans le s�choir, par exemple, sont li�s par des relations qui emp�chent de les traiter s�par�ment. La pr�sentation est ici relativement lin�aire, mais les �ventuels n�cessaires « allers-retours » seront pr�cis�s en temps voulu.
Les questions � se poser lors du dimensionnement technique d'un projet, 24 au total, sont pr�sent�es sur deux sections:
- Rythme de production, temp�rature de s�chage, d�bit d'air et �nergie requise;- Production de l'�nergie requise.
Rythme de production, temp�rature de s�chage, d�bit d'air et �nergie requise
1. Quel produit veut-on s�cher, quels sont les objectifs?
Ce point n'est rappel� ici que pour m�moire: la r�ponse a �t� apport�e d�s le d�but de la proc�dure, lors de l'�laboration du cahier des charges du projet.
2. Quelle quantit� de produit frais le s�choir doit-il pouvoir traiter en moyenne par jour?
Cela d�pend des circonstances. Si la personne qui s'engage dans une activit� de s�chage alimente son unit� � partir de sa propre production, et n'envisage pas d'acheter le produit frais � d'autres producteurs parce que cela lui reviendrait trop cher, il doit se poser deux premi�res questions:
- quelles sont les p�riodes de l'ann�e o� le produit est disponible, et en quelles quantit�s?- doit-on chercher � s�cher toute la production qui ne peut pas �tre vendue en frais � un bon prix?
Des �l�ments m�thodologiques pour r�pondre � ces questions sont pr�cis�s par la suite. Dans le cas d'un entrepreneur qui pr�voit d'acheter au moins une partie des produits frais, le probl�me du dimensionnement est pos� en termes similaires, mais plus complexes. Cela est discut� plus loin.
Le calendrier de r�colte
Un calendrier de r�colte/approvisionnement pr�visionnel pour la campagne de s�chage de r�f�rence va permettre une premi�re estimation de la capacit� de production du s�choir � retenir.
C'est un tableau pr�visionnel de r�colte par esp�ce (produit) et pour une �chelle de temps pr�d�finie (hebdomadaire, tous les dix jours, tous les mois...).
Le d�bit de r�colte/production journali�re va varier durant la saison et passer par un ou plusieurs maxima. Deux options peuvent alors �tre envisag�es:
- traiter la totalit� de la r�colte de produit frais; il faudra alors retenir un s�choir capable d'absorber ces « pics de r�colte », ce qui impose de caler son rythme de production sur le d�bit de produit frais en p�riode de pointe;- ne traiter qu'une partie du produit frais; on peut alors retenir un s�choir de capacit� de production adapt� au d�bit journalier moyen de produit frais (par exemple).
L'int�r�t relatif de ces options extr�mes d�pend des circonstances.
Si les « pics de r�colte » sont nombreux et/ou de dur�e importante et/ou si le produit est bien valoris� par le s�chage, la premi�re option est souhaitable pour ne pas perdre des opportunit�s de vente. Si par contre il n'y a qu'un pic de r�colte de dur�e modeste (une semaine par exemple) et dont l'amplitude d�passe largement le niveau moyen de la production sur les autres moments de la p�riode de r�colte, la deuxi�me option devient pr�f�rable. Il est en effet difficile d'amortir un investissement important s'il n'est utilis� � capacit� normale qu'une semaine par an.
Si le produit envisag� peut �tre stock� avant le s�chage sans risque de d�gradation pendant un temps suffisant, on pourra davantage �taler dans le temps les pics d'approvisionnement du s�choir en produits frais. On aura de m�me, de toutes fa�ons, int�r�t � r�partir les r�coltes dans le temps, en �talant les semis et/ou en adoptant plusieurs vari�t�s, voire plusieurs produits ayant des p�riodes de maturit� diff�rentes.
Le rapport de parage
Pour transformer le calendrier des r�coltes en calendrier des approvisionnements du s�choir en produit frais, il faut aussi conna�tre les rapports de « parage » entre le produit frais r�colt� et le produit frais pr�t � s�cher. Il s'agit de conna�tre les pertes par pr�l�vement de la peau, du noyau, des os, des mati�res grasses, des ar�tes... et par d�coupage (en filets, d�s, lamelles, rondelles...) suivant le produit � s�cher.
Exemple:
Calendrier pr�visionnel d'approvisionnement en mangues (objectif de production: 4,7 tonnes de mangues s�ch�es)
|
Mois |
avril |
mai |
juin |
juillet |
ao�t |
sept. |
oct. |
Total |
|
Am�lie (T) |
3,2 |
10,5 |
5,8 | | |
| |
19,5 |
|
Kent (T) | |
2,3 |
7 |
9 |
2,3 | | |
20,6 |
|
Brooks (T) |
| | |
3,8 |
10,5 |
12,8 |
3 |
30,1 |
|
Total mati�re premi�re |
3,2 |
12,8 |
12,8 |
12,8 |
12,8 |
12,8 |
3 |
70,2 |
|
Pulpe enclay�e (T) |
1,3 |
5,1 |
5,1 |
5,1 |
5,1 |
5,1 |
1,2 |
28,1 |
|
Eau enlev�e (T) |
1,1 |
4,3 |
4,3 |
4,3 |
4,3 |
4,3 |
1,0 |
23,4 |
|
Mangue s�ch�e produite |
0,9 |
0,9 |
0,9 |
0,9 |
0,9 |
0,9 |
2,7 |
4,7 |
Le cas d'un s�chage de produits frais achet�s � d'autres producteurs
Si l'entrepreneur qui �labore un projet de s�chage pr�voit d'acheter au moins une partie de la mati�re premi�re aupr�s d'autres producteurs, les termes du probl�mes sont modifi�s dans deux directions oppos�es:
- il n'y a plus de limite a priori � son approvisionnement en produit frais, tant qu'il consent � en payer le prix;- la contrainte forte est par contre ce co�t de l'approvisionnement.
Il devra par exemple analyser:
- les capacit�s de la zone dans laquelle il se situe � satisfaire les objectifs de production de produit sec qu'il envisage;- les p�riodes de l'ann�e o� le produit frais devient trop cher pour son activit�;
- les co�ts du transport (et sa faisabilit�) de la mati�re premi�re s'il la fait venir d'autres zones de production.
Certains de ces �l�ments seront repris au chapitre VIII, sur l'�valuation �conomique des projets, avec les probl�mes de localisation d'une activit� de s�chage.
Autres d�terminants du rythme de la production de produits secs
En premier lieu, l'argument les avantages comparatifs d'une vente du produit frais plut�t que du produit sec n'intervient pas que pour l'entrepreneur d�crit ci-dessus. Il intervient aussi pour l'agriculteur qui envisage de se lancer dans le s�chage � vocation commerciale. Il devra toujours se demander s'il est plus rentable de vendre le produit frais ou de le s�cher. Si c'est le cas � certaines p�riodes de l'ann�e, cela peut modifier l'estimation du rythme de production de produit sec, puisqu'alors la mati�re premi�re sera disponible en quantit� plus r�duite.
D'autre part, le s�chage peut �tre tributaire des conditions climatiques (cas du s�chage solaire notamment). Il faut donc pr�voir que le rythme de s�chage sera plus faible � certaines p�riodes, du fait d'une moindre performance du s�choir lorsque l'air est plus humide ou lorsque l'ensoleillement est moindre. Si la d�gradation des conditions climatiques se produit lors de p�riodes de pics de r�colte du produit frais, il faudra �ventuellement soit pr�voir un surdimensionnement du s�choir, soit une possibilit� d'�nergie d'appoint.
Enfin, il faut aussi tenir compte des possibilit�s d'�volution de l'unit� de s�chage. Il peut par exemple �tre int�ressant de pouvoir augmenter la production de l'unit� apr�s une premi�re p�riode d'essai, sans avoir � investir dans un nouveau s�choir mieux adapt� aux nouveaux objectifs.
En r�sum�, il est plut�t conseill� de surdimensionner au d�but la capacit� de s�chage pour faire face aux pointes de production, � des conditions climatiques d�favorables, et se conserver une marge de manuvre pour une �ventuelle expansion de l'activit� � l'avenir.
3. De quel temps d'attente dispose-t-on avant un s�chage suffisant pour �viter que le produit frais ne commence � se d�grader?
Le rythme de production d'une unit� de s�chage est donn� par la division de la quantit� de produit frais trait� � chaque cycle de s�chage par la dur�e de ce cycle (incluant le temps de chargement et de d�chargement du s�choir, ainsi que les « temps morts »). On peut donc fournir le m�me rythme de diff�rentes mani�res (dur�e de cycle plus courte et moins de produit trait� � chaque cycle, ou dur�e de cycle plus longue et plus de produit trait� � chaque cycle). Pour de nombreux produits alimentaires, une contrainte forte p�se sur la dur�e du cycle de s�chage: le s�chage doit �tre suffisamment rapide pour que le produit atteigne vite un �tat d'humidit� o� il est pr�serv� des risques de d�gradation. � titre indicatif, on consid�re que la dur�e de s�chage de la tomate ne doit pas d�passer trois jours. C'est parmi les l�gumes le plus difficile maintenir longtemps avant un s�chage suffisant (risques de moisissure). Parmi les fruits, les plus sensibles de ceux qui sont usuellement s�ch�s sont la mangue et l'abricot. Les viandes, mais surtout les poissons, sont particuli�rement sensibles � des dur�es trop longue d'attente.
La dur�e pendant laquelle le produit reste sujet au d�veloppement microbien n'est pas le seul param�tre qui influe sur le risque de d�gradation du produit avant son s�chage total. Cela est aussi fonction de:
- la temp�rature du produit pendant le s�chage (le d�veloppement microbien est le plus intense pour les temp�ratures comprises entre 30°C et 55°C. Au-del� de 65°C, le risque est limit�);- l'activit� de l'eau du produit: le risque de: d�gradation est tr�s �lev� pour les produits pr�sentant une activit� de l'eau de plus de 0,9; il est fort de 0,9 � 0,75, limit� entre 0,75 et 0,6, et pratiquement inexistant en dessous de 0,6;
- la vari�t� du produit consid�r�;
- la population microbienne initiale;
- la qualit� du parage;
- etc.
Remarque:
� dur�e identique, le temps pass� dans le s�choir compte beaucoup plus que le temps pass� en stockage amont: les microbes se d�veloppent beaucoup plus facilement aux temp�ratures �lev�es (du moins, tant que l'on n'atteint pas une temp�rature de « st�rilisation thermique » qui les tue).
4. Quelle quantit� d'eau doit-on enlever du produit?
La question de la quantit� d'eau � extraire selon les produits a d�j� �t� abord�e au chapitre pr�c�dent. La m�thode de calcul est reprise ici sous une forme plus math�matique.
La masse d'eau � extraire correspond � ce qu'il faut retirer du produit pour le faire passer d'une teneur en eau initiale donn�e, caract�ristique du produit frais et indiqu�e sur les « fiches produit », � une teneur en eau finale donn�e, fournie par une norme technique assurant la conservation du produit consid�r�, elle aussi fournie dans les « fiches produit ». La relation qui s'�tablit entre ces termes s'�crit:
(en kg d'eau par kg de produit
frais � s�cher)
avec:
- m i: teneur en eau initiale du produit frais (en %);- m f: teneur en eau finale du produit s�ch� (en %);
- M e: quantit� d'eau � extraire du produit (en kg);
- M i quantit� � s�cher de produit frais apr�s parage (en kg), le parage �tant l'op�ration initiale de retrait de la peau et des d�chets du produit frais.
Remarque:
La teneur en eau, ou degr� d'humidit�, du produit d�finie ici est appel�e teneur en eau en base humide, car elle est le rapport de la masse d'eau contenue dans le produit sur la masse totale du produit (masse de sa mati�re s�che et de son eau). On utilise parfois dans les calculs une teneur en eau dite « en base s�che », qui est le rapport de la masse d'eau sur la seule masse s�che du produit. La conversion entre ces deux teneurs, en base humide et en base s�che, est rapide:
et
avec:
- m: teneur en eau en base humide (la plus courante, utilis�e ici);
-X: teneur en eau en base s�che.
5. Quelle doit-�tre la dur�e du s�chage?
Elle d�pend de plusieurs facteurs:
- le premier facteur, et sans doute le plus d�terminant, est le rythme de la production de mati�re s�che, d�termin� au point 2. Le rythme de la production s'exprime comme la quantit� de produit frais � traiter � chaque cycle de s�chage divis�e par la dur�e de ce cycle. Il doit correspondre � la capacit� de production envisag�e, � un �ventuel loger surdimensionnement pr�s. Pour chaque grand type de s�choir, la quantit� de produit frais trait�e par cycle s'inscrit dans une gamme pr�cise (par exemple, la charge d'une claie, la charge d'un chariot ou de deux chariots selon le type de s�choir). Il devient d�s lors facile d'estimer la dur�e de s�chage qui correspond aux objectifs de production;- le deuxi�me facteur est la contrainte d'une dur�e suffisamment faible pour �viter les risques de d�gradation du produit, avant qu'il n'atteigne un degr� suffisant de s�chage pour le pr�server du d�veloppement microbien (dur�e maximale abord�e au point 3.) ci-dessus;
- le troisi�me facteur est une contrainte oppos�e sur la vitesse d'enl�vement de l'eau, qui ne doit pas �tre trop rapide si on veut �viter les probl�mes de cro�tage, ph�nom�ne qui intervient lorsque l'eau quitte trop rapidement l'int�rieur du produit. Cette contrainte n'est n�anmoins pas vraiment d�terminante pour la dur�e du s�chage: pour une m�me vitesse d'enl�vement d'eau, le risque de cro�tage sera bien moindre si le s�chage se produit avec un air plus humide mais � d�bit plus �lev�, plut�t qu'avec un air tr�s sec et � d�bit faible. La mangue est un fruit qui pr�sente des risques �lev�s de cro�tage au s�chage. La dur�e minimale de s�chage sans risque de cro�tage obtenue sur s�choir � gaz type tunnel pour ce produit est de l'ordre d'une quinzaine d'heures.
Pour les deux derniers points, la recherche exp�rimentale permet d'�tablir des allures de s�chage pour atteindre en un temps minimum un produit s�ch� aux qualit�s pr�d�finies (humidit� finale, qualit�s de go�t et d'apparence, caract�ristiques microbiologiques).
Dans la pratique, on retiendra plut�t les �l�ments suivants:
- la dur�e doit �tre, pour chaque type de s�choir envisageable dans l'�tude de dimensionnement, d�termin�e en fonction du rythme de production envisag� et de la capacit� de chargement de ce type de s�choir en produits frais;- si cette dur�e est trop �lev�e, par rapport � la dur�e maximale admissible d'attente d'un s�chage suffisant, il faudra pr�voir soit un s�choir de moindre capacit� dans la gamme envisag�e, mais dimensionn� pour s�cher plus rapidement (si une telle modulation est possible), soit un pr�traitement de conservation plus s�v�re, soit une modification des objectifs de production, soit un abandon de ce type de s�choir pour la suite de l'�tude technique;
- le risque de cro�tage peut �tre �limin� par d'autres moyens (d�bit d'air plus �lev� avec un air plus humide, obtenu soit en humidifiant la chambre de s�chage dans des proportions raisonnables, soit par un recyclage de l'air de sortie, plus humide mais non totalement satur� d'eau).
6. Quelle est la vitesse d'enl�vement de l'eau du produit?
On peut, sur la base des donn�es des points 4. et 5., faire une estimation de la vitesse d'enl�vement de l'eau du produit:
en kg d'eau enlev�e par heure,
avec:
- V em: vitesse d'enl�vement de l'eau (en kg/h);- M e: masse d'eau � extraire (en kg);
- T s: dur�e id�ale du s�chage pour le produit consid�r� (en heures).
Remarque: La vitesse d'enl�vement V em est indic�e « m », car il s'agit d'une vitesse moyenne sur la totalit� du s�chage. On a vu au chapitre pr�c�dent que le s�chage s'effectue en plusieurs phases distinctes. En particulier, l'enl�vement de l'eau est beaucoup plus difficile en phase finale du s�chage (phase III), car l'eau restante dans le produit en est plus solidaire, et donc la vitesse d'enl�vement de l'eau plus faible. Une lecture plus d�taill�e des courbes d'allure de s�chage doit permettre de mieux pr�ciser les teneurs en eau � chaque d�but et fin d'une phase de s�chage, ainsi que leurs dur�es respectives. On peut alors calculer sur cette base des vitesses moyennes d'enl�vement de l'eau pour chacune des phases, et affiner ainsi les calculs.
7. Quelle doit �tre la temp�rature de l'air � son arriv�e sur le produit?
� titre de rappel d'�l�ments du chapitre pr�c�dent: le passage de l'air sur le produit provoque d'autant plus d'�vaporation que l'air a �t� au pr�alable r�chauff�. La temp�rature de l'air � l'arriv�e sur le produit � s�cher doit �tre:
- la plus �lev�e possible, pour garantir un s�chage rapide en phases I et II, o� le produit est encore « fragile », et pour le rendre efficace en phase III, o� l'autre facteur d'enl�vement d'eau, le d�bit d'air, est peu influent;- telle que la temp�rature du produit ne d�passe pas sa temp�rature maximale admissible, fournie sur les « fiches produit ».
La temp�rature du produit est peu �loign�e de la temp�rature de l'air � l'arriv�e sur le produit en phase III du s�chage, car alors il y a peu d'�vaporation pour contribuer � son refroidissement. En phases I et II par contre, elle sera moins �lev�e pour la raison inverse, sauf �ventuellement dans le cas o� le produit est expos� directement aux rayons du soleil (cas du s�chage solaire direct) et o� le d�bit d'air est faible, car alors le produit s'�chauffe aussi du fait de cette source de chaleur.
De fa�on g�n�rale, et � d�faut de disposer des courbes d'allure de s�chage du produit consid�r�, on recommandera de retenir une temp�rature de l'air � l'arriv�e sur le produit de 10°C au dessus de la temp�rature maximale admissible par le produit lors des phases I et II, et l�g�rement inf�rieure � cette temp�rature maximale pour la phase III.
8. Quel est le pouvoir �vaporatoire de l'air ?
� titre de rappel d'�l�ments du chapitre pr�c�dent: le pouvoir �vaporatoire de l'air, qui mesure la quantit� maximale d'eau que peut emporter un m�tre cube d'air lors de son contact avec un produit humide, d�pend:
- de la densit� de vapeur d'eau d�j� contenue dans l'air ambiant, avant son entr�e dans le s�choir;- des conditions de pression (ici: pression atmosph�rique, dont les fluctuations sont d'effet totalement n�gligeable);
- de la temp�rature � laquelle est port� l'air.
Sa valeur, pour un taux d'humidit� relative donn� et une temp�rature donn�e de l'air, peut �tre fournie en premi�re approximation par le tableau 3 ci-contre. Pour les temp�ratures et degr�s d'humidit� interm�diaires, il faudra soit proc�der � des interpolations des donn�es de ce tableau, soit adopter l'approche plus complexe d'une lecture du diagramme enthalpique de l'air humide, pr�sent�e en troisi�me partie, chapitre IX.
Rappel: Lorsqu'on porte l'air d'une temp�rature donn�e � une autre plus �lev�e par apport de chaleur, comme c'est le cas pour le s�chage, l'humidit� absolue de l'air ne change pas (l'air contient toujours la m�me quantit� de vapeur d'eau). En revanche, son humidit� relative n'est pas la m�me; elle est plus faible. L'humidit� relative de l'air qui arrive sur le produit apr�s avoir �t� r�chauff� n'est donc pas l'humidit� relative de: l'air ext�rieur.
Tableau 1: Teneur en eau de l'air (ou humidit� absolue), en fonction de sa temp�rature et de son humidit� relative (en grammes d'eau par kg d'air sec)
|
Humidit� |
Temp�rature de l'air en °C | |||||||
|
relative en % |
20 |
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
|
10 |
1,0 |
2,5 |
4,5 |
8,0 |
12,5 |
20,0 |
32,0 |
48,0 |
|
20 |
2,5 |
4,5 |
8,5 |
15,5 |
27,0 |
42,5 |
63,5 |
100,0 |
|
40 |
5,5 |
9,5 |
18,0 |
31,5 |
53,0 |
88,5 | | |
|
60 |
8,5 |
16,5 |
30,0 |
50,5 |
83,0 | | |
|
|
80 |
12,0 |
22,5 |
40,0 |
68,5 |
118,0 | |
| |
Tableau 2: Teneur en eau maximale (d saturation) d'un air, en fonction de sa temp�rature initiale et de son humidit� relative initiale, lorsqu'il se charge d'eau sans apport ni perte d'�nergie ext�rieure (en grammes d'eau par kg d'air sec)
|
Humidit� |
Temp�rature de l'air en °C | |||||||
|
relative en % |
20 |
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
|
10 |
5,5 |
9,5 |
13,5 |
18,5 |
25,0 |
34,5 |
48,0 |
67,0 |
|
20 |
6,5 |
11,0 |
16,5 |
24,5 |
37,5 |
54,0 |
75,0 |
116,0 |
|
40 |
9,0 |
15,0 |
23,0 |
37,0 |
61,0 |
97,0 | | |
|
60 |
11,0 |
19,5 |
33,0 |
54,0 |
88,0 | | |
|
|
80 |
13,0 |
23,0 |
42,0 |
71,0 |
120,0 | |
| |
Tableau 3: Pouvoir �vaporatoire de l'air, en fonction de sa temp�rature et de son humidit� relative (en grammes d'eau par kg d'air sec): diff�rence « Tableau 2 - Tableau 1 »
|
Humidit� |
Temp�rature de l'air en °C | |||||||
|
relative en % |
20 |
30 |
40 |
50 |
60 |
70 |
80 |
90 |
| |
4,5 |
7,0 |
9,0 |
10,5 |
12,5 |
14,5 |
16,0 |
19,0 |
|
20 |
4,0 |
5,5 |
8,0 |
9,0 |
10,5 |
11,5 |
12,0 |
16,0 |
|
40 |
3,5 |
4,5 |
5,0 |
5,5 |
8,0 |
8,5 | | |
|
60 |
2,5 |
3,0 |
3,0 |
3,5 |
5,0 | | |
|
|
80 |
1,0 |
1,5 |
2,0 |
2,0 |
2,5 | | |
|
9. Quelle quantit� d'eau du produit peut-on retirer avec un m�tre cube d'air?
Le cas simple
� titre de rappel, si l'�change de vapeur d'eau entre le produit et l'air �tait parfait et concernait la totalit� de l'air circulant dans le s�choir, l'air pourrait se charger d'autant d'eau qu'il peut en contenir tant que subsiste de l'eau libre dans le produit, c'est-�-dire lors des phases I et II.
La quantit� d'eau du produit que peut retirer un m�tre cube d'air serait, dans un cas parfait, relativement facile � calculer. Elle correspondrait exactement au pouvoir �vaporatoire d'un m�tre cube d'air, dont les donn�es sont fournies au point 8. (au coefficient de masse volumique pr�s pour la conversion kg/m³).
Les probl�mes
Le calcul de la quantit� d'eau que l'on peut extraire du produit par m�tre cube d'air utilis� lors du s�chage est en fait plus complexe pour trois raisons.
a) Il existe en fait un continuum entre l'eau libre et l'eau fortement lice dans le produit. L'eau du produit en phase II est partiellement li�e au produit, ne serait-ce que par les tensions de capillarit�, et ne se comporte donc pas comme une eau totalement libre (et de moins en moins � mesure que le s�chage progresse). M�me si l'�change d'eau entre l'air et le produit �tait parfait, l'air ne peut pas se charger d'autant d'eau qu'il le pourrait en passant au-dessus d'un r�cipient rempli d'eau (totalement libre donc), et l'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir ne peut donc jamais atteindre 100 %.b) � mesure que l'on entre dans la phase III du s�chage, l'eau restante dans le produit lui en est de plus en plus solidaire. L'activit� de l'eau d�cro�t peu � peu. Or, l'activit� de l'eau dans le produit d�termine les r�gles de l'�quilibre de l'eau entre le produit et l'air: plus l'activit� de l'eau est faible, plus le produit offre une r�sistance � ce que l'air s'« empare » de cette eau, et moins l'air peut en emporter. De ce fait, plus le s�chage progresse, moins l'air sort du s�choir charg� d'eau. � l'extr�me, si on poussait le s�chage au point qu'il n'existe quasiment plus d'eau dans le produit, l'air ne sortirait pas du s�choir avec plus d'eau au m�tre cube qu'en y entrant.
c) Par ailleurs, les �changes d'eau entre le produit et l'air pr�sent�s aux points a) et b) sont des principes de base qu'il faut moduler au regard de plusieurs consid�rations:
- l'isolation thermique n'est jamais parfaite entre le s�choir et l'ext�rieur, de ce fait l'air se refroidit avant d'arriver sur le produit (donc dispose d'un moindre pouvoir �vaporatoire);- il y a des pertes d'�nergie du fait des frottements de l'air dans le s�choir, d'autant plus �lev�es que la vitesse d'�coulement de l'air est grande (on verra plus loin que les « pertes de charge » sont proportionnelles au carr� de cette vitesse);
- l'�quilibre de la vapeur d'eau entre le produit et l'air n'a pas le temps de se r�aliser totalement. Plus la vitesse de circulation de l'air est importante, moins c'est le cas puisque cela limite le temps de contact de l'air avec le produit. Il faudrait en effet d'une part laisser � l'eau du produit du temps pour migrer correctement de l'int�rieur vers l'ext�rieur du produit. Il faudrait d'autre part laisser � l'air le temps de r�colter l'eau arriv�e en surface du produit. Il faudrait enfin laisser � l'air qui ne passe pas � proximit� imm�diate du produit le temps de se charger de l'eau dont l'air plus proche s'est charg�, permettant � ce dernier de se recharger de nouveau, etc.
Pour r�soudre le probl�me, on adopte une approximation pour traiter les points a) et b), et une approche plus empirique pour traiter le point c).
Premier niveau d'approximation
De fa�on � traiter le probl�me de la diminution de l'activit� de l'eau dans le produit � mesure que le s�chage progresse, qui influe sur l'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir, on proc�dera en premi�re approximation comme suit:
- l'air sort � un niveau proche de la saturation en d�but de s�chage;- l'air sort en phase finale du s�chage avec une humidit� relative qui est celle qui correspond � l'�quilibre air/produit lorsque l'eau de ce dernier a atteint un niveau d'activit� qui le rend propre � la conservation. Cette humidit� relative se lit sur le diagramme de sorption-d�sorption du produit, qui sera pr�sent� dans la troisi�me partie, chapitre IX;
- on consid�re � titre d'approximation que l'humidit� relative de l'air de sortie du s�choir est, en moyenne sur la dur�e du s�chage, la moyenne de ces deux humidit�s relatives extr�mes, soit:
avec:
- H rm: humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, en moyenne sur la dur�e totale du s�chage (en %);- H rs humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, � la fin du s�chage (param�tre fourni sur les courbes de sorption-d�sorption);
- 100: humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, en d�but de s�chage (saturation d'eau: 100 % d'humidit� relative).
On peut, connaissant ainsi la valeur de l'humidit� relative en sortie de s�choir, en moyenne pendant le s�chage (H rm), d�terminer l'humidit� absolue x m (ou teneur en eau moyenne) � laquelle elle correspond, compte tenu de la temp�rature moyenne de l'air en sortie de s�choir, � partir du tableau 1 de la page 121. Si l'�change d'eau entre l'air et le produit �tait parfait lors du s�chage, la quantit� d'eau enlev�e en moyenne pendant le s�chage par un m�tre cube d'air pourrait s'�crire:
rair · (x m - x a), exprim�e en grammes d'eau par m�tre cube d'air ayant circul� dans le s�choir, avec:
-rair masse volumique de l'air sec: 1,2 kg/m 3;- x m: teneur en eau de l'air en sortie de s�choir, en moyenne sur la dur�e du s�chage, en gramme par kilogramme d'air sec;
- x a: teneur en eau de l'air, � l'entr�e du s�choir, en grammes par kilogramme d'air sec.
Second niveau d'approximation
Si on ne dispose pas de la courbe de sorption-d�sorption du produit pour d�terminer le niveau de l'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir en fin de s�chage (H rs), on pourra dans la majorit� des cas faire l'approximation suivante.
En fin de s�chage, l'eau r�siduelle dans le produit est une eau tr�s fortement li�e au produit, et un m�tre cube d'air circulant dans le s�choir ne peut emporter que tr�s peu d'air. Donc, si on fait l'approximation qu'un m�tre cube d'air peut emporter l'�quivalent du pouvoir �vaporatoire de l'air, rapport�e au m�tre cube d'air, en d�but de s�chage, et quasiment 0 en fin de s�chage, on peut exprimer en approximation plus sommaire encore que la premi�re, que si les �changes d'eau entre l'air et le produit �taient parfaits, un m�tre cube d'air emporterait en moyenne: 1/2 x r air x e air avec:
- r air: masse volumique de l'air sec (1,2 kg/m 3 en premi�re approximation aux temp�ratures usuelles de s�chage);- e air: pouvoir �vaporatoire de l'air de s�chage (en gramme par kg d'air sec), obtenu par interpolation des donn�es du tableau 3 de la page 121.
Cette approximation n'est valable que pour les produits tr�s secs en fin de s�chage.
L'approche empirique
Les �changes d'eau entre l'air et le produit dans le s�choir n'�tant pas parfaits, on introduit un coefficient correcteur appel� rendement de s�chage.
Ce rendement not� s d�pend de nombreux facteurs �voqu�s ci-dessus (point c). Il d�pend donc de ces faits:
- de la nature du produit;- de son humidit� relative (et donc du degr� de s�chage atteint);
- du s�choir envisag� lui-m�me.
� titre indicatif, les « fiches s�choirs » pr�sent�es dans le chapitre VI exposent l'ordre de grandeur du rendement de s�chage de chaque grand type de s�choir, pour un cycle complet de s�chage dans ses conditions usuelles d'utilisation.
La formulation
En s'en tenant � la premi�re approximation, la quantit� d'eau que peut extraire un m�tre cube d'air, en moyenne sur la dur�e du s�chage, s'�crira:
avec:
- q se: quantit� d'eau extraite en moyenne par un m�tre cube d'air (g/m 3);- r air: masse volumique de l'air sec: 1,2 kg/m 3;
- x m: teneur en eau de l'air en sortie de s�choir, en moyenne sur la dur�e du s�chage, en gramme par kilogramme d'air sec (d�termin�e ci-dessus);
- x a: teneur en eau de l'air, � l'entr�e du s�choir, en grammes par kilogramme d'air sec;
- h s: rendement de s�chage.
Le calcul d�taill� par phases
Le rendement d�pend de l'activit� de l'eau dans le produit, diff�rente � chaque �tape du s�chage, et dont d�pend aussi le degr� d'humidit� relative de l'air en sortie de s�choir.
La connaissance pr�cise de l'allure de s�chage conseill�e pour le type de produit � s�cher permettrait de d�terminer la proportion d'eau � extraire pour chaque phase, donc de conna�tre de mani�re plus pr�cise le fonctionnement du s�choir. Cependant, les allures de s�chage sont encore mal connues pour la plupart des produits tropicaux.
10. Quel d�bit d'air doit-on avoir dans le s�choir?
Le d�bit d'air moyen dans le s�choir doit �tre tel qu'il permet l'�vacuation de l'eau du produit � la vitesse moyenne V em �valu�e au point 6.
Cette vitesse d'�vacuation est d'autre part d�termin�e par le produit « d�bit d'air x eau enlev�e en moyenne par m�tre cube d'air ». En reprenant la formulation du point 9., on a:
d'o�:
avec:
- D s: d�bit d'air recherch� (en m 3/h);- V em: vitesse d'enl�vement de l'eau (en kg/h);
- M e: masse d'eau � extraire (en kg);
- T s: dur�e id�ale du s�chage pour le produit consid�r� (en heures);
- r air: masse volumique de l'air sec: 1,2 kg/m 3;
- x m: teneur en eau de l'air en sortie de s�choir, en moyenne sur la dur�e du s�chage, en gramme par kilogramme d'air sec;
- x a: teneur en eau de l'air, � l'entr�e du s�choir, en grammes par kilogramme d'air sec;
- h s: rendement de s�chage.
11. Ce d�bit peut-il �tre fourni sans �quipement annexe (chemin�e solaire, ventilateur)?
On consid�re que, de fa�on g�n�rale, si le d�bit d'air n�cessaire est inf�rieur � 20 m 3/h, le s�chage pourra �tre assur� de fa�on naturelle, par les mouvements de convention de l'air chaud. Les mouvements de convention sont cependant alors tr�s complexes et d�pendent de nombreux param�tres. Il n'est de ce fait souvent pas possible de savoir exactement quel sera le d�bit de l'air dans le s�choir sans une exp�rimentation.
On peut seulement dire que le d�bit sera d'autant plus grand:
- qu'est grande la hauteur qui s�pare l'entr�e d'air de la sortie d'air;- qu'est importante la diff�rence de temp�rature entre l'air qui entre et l'air qui sort;
- qu'est faible la vitesse de l'air au niveau des entr�es et sorties et du produit. En effet, plus cette vitesse est faible, moins les frottements sont importants: on peut diminuer la vitesse, et donc les frottements, sans diminution du d�bit, en dimensionnant largement les entr�es et sorties (syst�me de « venturi »). On ne surdimensionnera pas cependant la chambre de s�chage elle-m�me, sinon une partie importante de l'air passera trop loin de la zone d'�change d'eau avec le produit pour s'en charger efficacement.
Compte tenu des incertitudes, il se peut que la dur�e de s�chage devienne trop importante. Il peut alors �tre souhaitable de mieux garantir une circulation de l'air ad�quate en l'assistant.
On peut l'aider soit en accentuant les causes de la convention naturelle (une diff�rence de temp�rature de l'air entre deux points), soit en « for�ant » la circulation de l'air par un moyen m�canique. On parle ainsi de convention naturelle pour des syst�mes tels que le syst�me « sans rien » (ci-dessus) ou la chemin�e solaire, et de convention forc�e dans les autres cas (ventilateurs). Le choix d�pend du compromis �labor� entre le co�t de ces �quipements et un rythme de s�chage plus �lev�.
Au-del� du seuil critique de d�bit d'air de 20 m 3/h, potentiellement accessible en convention naturelle, il faudra de toutes fa�ons envisager d'aider l'air � circuler dans le s�choir par de tels �quipements p�riph�riques.
12. Une chemin�e solaire est-elle appropri�e?
Pour un d�bit d'air n�cessaire situ� entre 20 et 60 m 3/h, une chemin�e solaire peut fournir l'aide n�cessaire pour la circulation de l'air. Le mode de dimensionnement d'une chemin�e solaire requiert des calculs complexes qui ne seront pr�cis�s qu'en troisi�me partie.
Le principe d'une chemin�e solaire est relativement simple. Elle est comme une chemin�e ordinaire, mais constitu�e d'un mat�riau qui capte la chaleur fournie directement par le soleil et en transmet une partie � l'air. L'air qui est en haut de la chemin�e, et qui a re�u de la chaleur suppl�mentaire, est donc plus chaud que l'air situ� � l'entr�e de cette chemin�e. Selon les principes de base de la thermodynamique et le principe d'Archim�de, l'air situ� en haut est moins dense que l'air situ� en bas, et l'air subi dans la chemin�e une pouss�e vers le haut, du fait d'une pression diff�rentielle sur l'air (« terme moteur »).
Cette pression (ou « terme moteur ») est donn�e par:
(en Pascal (Pa))
avec:
- Dmc: diff�rentiel de pression entre le bas et le haut de la chemin�e en Pa;- r 1 est la masse volumique de l'air en bas de la chemin�e (kg/m 3);
- r 2 est la masse volumique de l'air en haut de la chemin�e (kg/m 3);
- H est la hauteur de la chemin�e (m);
- g est l'acc�l�ration de la pesanteur (» 10 m/s 2).
En premi�re approximation, le rapport p1/p2 des masses volumiques de l'air est donn� par le rapport « temp�rature de sortie/temp�rature d'entr�e », si les temp�ratures sont exprim�es en degr�s Kelvin (t degr�s Celcius = 273 + t degr�s Kelvin).
Pr�cisons que, contrairement aux chemin�es ordinaires qui sont droites, une chemin�e solaire fonctionne mieux si elle est pench�e, de fa�on � pr�senter le maximum de surface d'exposition aux rayons du soleil. Le calcul de l'angle d'inclinaison optimal de la chemin�e sera pr�cis� dans la troisi�me partie XXX.
Malgr� les multiples efforts de recherche, les chemin�es solaires se sont r�v�l�es peu adapt�es � l'extraction de l'air de s�chage. Elles n�cessitent des dimensions cons�quentes pour �tre efficientes. L'efficacit� des syst�mes de convection naturelle est en effet limit�e par la limite de vitesse impos�e par les r�sistances � l'�coulement de l'air, appel�es pertes de charges, dans les diff�rents �l�ments du s�choir. Ces pertes de charge sont pr�sent�es par la suite.
13. � partir de quand doit-on envisager d'installer un ventilateur?
Au del� d'un d�bit d'air de 60 m3/h, un ventilateur s'impose. En de�� de cette valeur, cela d�pendra du compromis entre le co�t des options (convention naturelle, chemin�e solaire ou ventilateur), le rythme de production recherch� et sa r�gularit� (le ventilateur �tant la seule option qui garantisse un d�bit d'air donn� quelles que soient les circonstances).
14. Quelle sont les composantes du dimensionnement du ventilateur � installer?
Les deux composantes essentielles du dimensionnement d'un ventilateur sont:
- le d�bit d'air recherch�;- les frottements divers de l'air, qui freinent le mouvement, appel�s « pertes de charge ».
Dans le cas purement imaginaire o� les mol�cules d'air ne subiraient aucun frottement, ni � l'amont ni � l'aval du ventilateur, la puissance de celui-ci pourrait n'�tre que celle n�cessaire pour fournir � chaque mol�cule son �nergie cin�tique (1/2 mV 2).
L'�nergie cin�tique de l'air ne repr�sente en fait qu'une tr�s faible partie de l'�nergie qu'il faut fournir. L'essentiel est constitu� de l'�nergie perdue dans les frottements:
- le frottement des particules d'air contre les autres particules d'air, d'autant plus important que l'�coulement de l'air est « turbulent », c'est-�-dire que les diff�rentes mol�cules n'ont pas des trajets parall�les les uns aux autres (et donc risquent plus de se « choquer »);- le frottement des particules d'air sur la surface du produit � s�cher;
- le frottement des particules d'air le long des parois du s�choir.
C'est de loin le premier type de frottement qui est le plus important. Mais il est pour beaucoup occasionn� par les d�formations des trajets de l'air lorsque celui-ci contourne un objet (le produit, les parois du s�choir et des claies, la grille du ventilateur...), qui provoquent les « turbulences » dans l'�coulement de l'air. Ces pertes de charge sont d'autant plus fortes que la vitesse d'�coulement de l'air est importante. Elles sont, en premi�re approximation, proportionnelles au carr� de cette vitesse.
15. Comment calculer les pertes de charge?
Le cas du s�chage en couche mince
Les pertes de charge sont malheureusement tr�s difficiles � calculer dans ce cas. Elles sont certes proportionnelles au carr� de la vitesse de l'air, mais dans quelles proportions?
Dans le cas du s�chage en couche mince (produit �tal� sur une claie), le produit ne cr�e qu'une partie des pertes de charge, et c'est l'ensemble produit-claies-s�choir et ses interf�rences avec les flux d'air qu'il faut analyser. Pour les s�choirs de type artisanal ou semi-industriel, on ne pourra pas pousser l'�tude au point de sophistication requis (calculs de l'�coulement par �l�ments finis...). On devra le plus souvent se contenter des indications des constructeurs pour les grands types de s�choirs existants.
Le cas du s�chage en couche �paisse
Paradoxalement, c'est dans le cas du s�chage en couche �paisse (produit en vrac), comme pour les c�r�ales, f�ves, etc., que le calcul est le plus simple. Les pertes de charge lors du passage de l'air dans le produit repr�sentent en effet alors l'essentiel des frottements de l'air.
Elles peuvent �tre d�s lors estim�es lorsque l'on conna�t la r�sistance qu'oppose un m�tre d'�paisseur du produit au passage de l'air pour une vitesse d'�coulement donn�e.
La perte de charge dans le produit s'�crit dans ce cas:
en Pa
avec:
- r a masse volumique de l'air (Pa = 1,2 kg/m 3);- w: r�sistance � l'air du produit (en m);
- d: �paisseur de la couche (en m);
- V p: vitesse de l'air � travers le produit (en m/s).
La r�sistance � l'air du produit est un param�tre propre au produit, donn�e ci-dessous pour les principaux produits s�ch�s couramment en couche �paisse. Elle d�pend essentiellement de quatre facteurs:
- la forme du produit;- ses caract�ristiques de surface (rugueux, lisse...);
- le volume de vides dans un m�tre cube de produit en vrac;
- le volume moyen de ces vides.
R�sistance (w) par un produit en vrac au passage de l'air (en m-1)
|
Riz paddy |
60 000 |
|
Ma�s en grain |
33 000 |
|
F�ves de cacao humide |
60 000 |
|
F�ves de cacao s�che |
27 000 |
|
Arachides |
10 000 |
|
Arachides en coques |
2 500 |
|
�pis de mais |
1 500 |
Dans la pratique du s�chage en couche �paisse, il faut une vitesse de l'air de l'ordre de 0,1 m/s pour que l'�change air/produit soit correct. Pour obtenir cette vitesse, la surface de l'entr�e d'air du bac de s�chage (S bc) et l'�paisseur de la couche (d) doivent �tre:
,
(d en m)
o�:
- m i est la masse de produit � s�cher (en kg);- r p est la densit� du produit � s�cher (en kg/m 3);
- V p est la vitesse de l'air � travers le produit (fix�e � 0,1 m/s
- D s est le d�bit souhait� (en m 3/h) d�j� calcul�;
- 3600: conversion heures/secondes.
16. Quelle doit-�tre la puissance du ventilateur?
La puissance fournie par le ventilateur doit �tre le produit du d�bit de l'air par les pertes de charge. La puissance �lectrique du ventilateur n�cessaire est cette puissance, � un coefficient de rendement du ventilateur pr�s:
, en W
avec:
- D s d�bit recherch� en m 3/h;
- DP t: pertes de charge totale en Pascals;
- h vent: rendement du ventilateur (d'apr�s indications du fournisseur);
- 3600: conversion heures/secondes.
Sachant que les pertes de charge (DP t) sont, pour un s�choir donn�, fonctions du carr� de la vitesse de l'air, donc du d�bit, la puissance �lectrique est proportionnelle au d�bit � la puissance trois. Ainsi, chaque fois que le d�bit double, la consommation �lectrique est multipli�e par huit!
17. Quelle doit-�tre la vitesse de rotation du ventilateur?
Vitesse de rotation du ventilateur
On peut tracer la courbe des pertes de charges du s�choir en fonction du d�bit (courbe en gras sur le tableau). Les constructeurs de ventilateurs fournissent parfois les courbes de fonctionnement de leurs ventilateurs pour diff�rentes vitesses de rotation. Chacune de ces courbes donne, pour chaque d�bit, la valeur des pertes de charges auxquelles peut s'opposer le ventilateur.
Dans l'exemple fourni sur le graphique ci-dessus, on veut assurer un d�bit D s en s'opposant � des pertes de charges DP t, on voit que le ventilateur dispose d'une puissance suffisante et que sa vitesse nominale sera de 1000 t/mn.
18. Comment limiter les pertes de charge?
Il faut veiller � limiter le plus possible les pertes de charge (les frottements de l'air) dans le s�choir:
- en convention naturelle, pour rendre cette convention la plus facile possible;- en convention forc�e, pour limiter le co�t de l'investissement dans un ventilateur puissant et les co�ts de l'�lectricit�.
Les actions envisageables pour limiter les pertes de charge ont cependant toutes un co�t, et c'est en d�finitive lors de l'�valuation �conomique des int�r�ts respectifs des diff�rentes options que l'on pourra d�terminer s'il vaut mieux investir dans des mesures de r�duction de pertes de charge, dans une chemin�e solaire plus importante, un ventilateur plus puissant, etc.
Hormis la vitesse de l'�coulement de l'air (qui est en partie impos�e par les choix de production), les pertes de charge d�pendent du choix du type de ventilateur, de l'installation d'�l�ments tels qu'un diffuseur, de l'architecture du s�choir et de la nature de l'absorbeur de chaleur.
Crit�res de choix d'un ventilateur
Cf. sch�ma page suivante.
Remarque: Au-dessus de 3 kW de puissance, l'alimentation �lectrique doit �tre triphas�e.
Ventilateur axial
Le lignes de flux sont rejet�es sur les parois du conduit. Il y a beaucoup de turbulences.
Ventilateur centrifuge
Les lignes de flux redeviennent rapidement parall�les � la conduite.
|
Ventilateur axial |
Ventilateur centrifuge |
|
Avantages | |
|
- co�t moins �lev� |
- moins de bruit |
|
Caract�ristiques | |
|
- aliment� uniquement en courant alternatif |
- d�bits de 500 � 50 000 m 3/h |
Dans les deux cas, il est conseill� de s�parer le moteur du flux d'air (transmission par courroie).
Un diffuseur en aval du ventilateur permet parfois d'utiliser un ventilateur plus petit
L'air qui traverse le ventilateur a une vitesse �lev�e � sa sortie. En revanche, l'air qui se situe juste � l'arri�re du ventilateur, mais au dessus, en dessous ou sur le c�t�, ne l'a pas travers� et circule � vitesse r�duite. Il se cr�e de nombreux frottements entre ces deux airs de vitesses distinctes, ainsi que des turbulences, qui peuvent entra�ner des pertes de charge �lev�es. Un diffuseur (ou divergent) tel celui repr�sent� ci-dessous et plac� � l'aval du ventilateur permet d'�viter les frictions entre l'air de sortie du ventilateur et l'air avoisinant en cr�ant une s�paration physique entre eux.
Le diam�tre du ventilateur �tant D, la longueur L du divergent doit �tre au moins �gale � 1,5. D et l'angle de paroi du divergent doit �tre compris entre 7 et 15°.
Le divergent permet de plus une meilleure homog�n�isation du flux d'air qui est turbulent en sortie de ventilateur.
Proportions � donner � un divergent pour ventilateur
L'architecture du s�choir
De nombreuses pertes de charge ne peuvent �tre �vit�es, en particulier celles qui sont induites par la pr�sence du produit sur le chemin de l'air (ou alors on remet en cause l'int�r�t du s�chage). En revanche, la forme du s�choir peut �tre �tudi�e de fa�on � pr�senter des profils a�rodynamiques dans le sens de l'�coulement de l'air.
Pour les gammes de s�chage envisag�es, il faut cependant r�aliser que la construction d'un s�choir disposant de formes complexes pour bien �pouser le mouvement de l'air peut revenir cher. Le choix ne pourra donc �tre fait qu'au terme d'une �valuation �conomique de l'int�r�t de cet effort, et d'une analyse des capacit�s locales de construction et/ou r�paration d'un tel s�choir. Dans la pratique, on se contentera surtout d'�viter les cheminements de l'air trop tortueux, sauf s'ils sont pr�vus pour am�liorer l'efficacit� du s�chage: par exemple, un syst�me de chicanes pour focaliser l'arriv�e d'air sur le produit provoque des pertes de charge suppl�mentaires, mais permet d'am�liorer la qualit� de l'�change d'eau entre le produit et l'air (donc le rendement du syst�me).
Parmi les pertes de charge importantes � contr�ler, se trouvent celles occasionn�es par le grillage de protection sur la prise d'air ext�rieure � l'amont du ventilateur. Ce grillage est imp�ratif pour �viter l'introduction de corps �trangers dans le s�choir (insectes, feuilles, brindilles...), mais ne devra pas �tre d'un maillage trop fin. Les trous de ce maillage devront avoir une superficie d'au moins 5 mm 2 � 1 cm 2, selon l'importance du d�bit d'air.
La nature de l'absorbeur de chaleur
L'absorbeur de chaleur sera abord� plus loin. C'est un mat�riau inclus dans le capteur solaire, dont la fonction est d'absorber la chaleur �mise par le soleil, afin de la restituer � l'air et ainsi de le r�chauffer.
Il existe plusieurs sortes de capteurs. Le graphique en page ci-contre pr�sente les pertes de charge en fonction du d�bit d'air pour deux capteurs: un capteur � absorbeur poreux (l'air passe � travers un mat�riau poreux chauff� par le soleil au sein du capteur) et un capteur � absorbeur lisse (l'air circule au-dessus du mat�riau absorbeur).
La conclusion � tirer de ce graphe quant � l'emploi d'un absorbeur poreux ou d'un absorbeur lisse n'est cependant pas imm�diate. Parce que l'air passe dans de multiples pores du premier, l'�change de chaleur entre l'absorbeur et l'air est plus efficace que dans l'autre cas (pour un m�me d�bit d'air): l'absorbeur est mieux refroidi par l'air � qui il transmet sa chaleur, et les fuites thermiques sont donc moindres, d'o� un meilleur rendement du s�chage. Le choix final passe donc par un compromis qui d�pend pour une grande part du d�bit envisag�.
Un absorbeur poreux s'oppose plus au passage de l'air qu'un absorbeur lisse
19. Quelle est l'�nergie requise par la seule �vaporation de l'eau?
Avant d'atteindre la chambre de s�chage, l'air doit �tre �lev� � la temp�rature maximale admissible par le produit. L'�nergie n�cessaire � l'�l�vation de temp�rature d'un kilogramme de l'air utilis� est d�termin�e par la diff�rence d'�nergie contenue dans un kilogramme d'air entre l'�tat final et l'�tat initial. Les �nergies contenues dans l'air � ces deux �tapes sont appel�es enthalpies de l'air. En fonction du d�bit, on peut alors d�terminer la puissance n�cessaire pour atteindre ce niveau de temp�rature.
avec:
- D s: d�bit d'air (en m 3/heure);- h s et h a: �nergie contenue dans l'air � l'entr�e et en sortie du s�choir (en kJ/kg d'air sec);
- P n: puissance n�cessaire pour le s�chage (en kW);
- r air = 1,2 kg/m 3: masse volumique de l'air;
- 3600: conversion heures/secondes.
Approximation
La d�termination des enthalpies de l'air, en entr�e et en sortie du s�choir, s'effectue par la lecture du diagramme humide de l'air, qui est expos� dans la troisi�me partie. Elle fait appel � des notions et d�finitions trop complexes pour appara�tre ici.
On peut cependant proposer une premi�re approximation de la diff�rence d'�nergie de l'air entre l'entr�e et la sortie, en supposant que les pertes thermiques sont minimes. Cette diff�rence d'�nergie correspond alors � l'�nergie qu'il a �t� n�cessaire de fournir pour porter l'air d'une temp�rature initiale (temp�rature ext�rieure g�n�ralement, sauf dans le cas d'un recyclage d'air) � la temp�rature de s�chage.
On �crira alors la puissance n�cessaire de la fa�on suivante:
avec:
- P n' puissance n�cessaire en premi�re approximation;- Cr air: chaleur massique de l'air (en J/kg/°C);
- T 2: temp�rature de s�chage (� l'arriv�e sur le produit) (en °C);
- T 1: temp�rature de l'air utilis� pour le s�chage, avant son chauffage (en °C);
- D s: d�bit d'air (en m 3/h).
La chaleur massique de l'air, � pression atmosph�rique, �volue peu en fonction de la temp�rature (du moins pour les gammes de temp�rature envisag�es).
On retiendra: Cr air: 1030 J/kg/°C.
On peut affiner cette estimation en �valuant la chaleur n�cessaire pour porter l'eau contenue dans l'air de la temp�rature de d�part � la temp�rature de s�chage. Mais dans la majorit� des cas, elle est n�gligeable ou faible (sauf cas d'un air recycl�): l'air ext�rieur a tr�s rarement une teneur en eau sup�rieure � 40 grammes par kilogramme (valeur obtenue � 100 % d'humidit� relative et temp�rature de 35°C). � titre indicatif, la chaleur massique de l'eau est approximativement de 4 200 J/kg/°C sur la plage de temp�ratures envisag�es. Dans le cas extr�me d'une teneur en eau de 40 g/kg d'air sec, l'erreur sur la premi�re estimation est donc de 17 %.
On cherchera surtout � am�liorer cette approximation de la puissance n�cessaire par une �valuation des pertes de chaleur de l'air par les parois du s�choir.
L'�nergie n�cessaire est pour sa part:
- P n: puissance n�cessaire en kW;- t s dur�e du s�chage en heure;
- E n: �nergie n�cessaire en kWh.
20. Quelle �nergie doit-on fournir � l'air?
Mais toute l'�nergie fournie � l'air d'entra�nement ne sert pas uniquement � s�cher le produit. Une partie est dissip�e sous forme de pertes thermiques (dans les parois du capteur, de la chambre de combustion, dans l'�changeur thermique s'il existe....). On introduit la notion de rendement thermique ( h therm) qui est li� � la diff�rence de temp�rature et au d�bit souhait�s.
en kWh
Seule l'exp�rimentation peut donner des informations pr�cises sur ce rendement.
Production de l'�nergie requise
PRINCIPE DU CAPTEUR SOLAIRE � AIR
Les s�choirs solaires peuvent avoir des formes tr�s diverses, les �l�ments de captation du rayonnement solaire aussi.
En s�chage solaire, on utilise le plus souvent, pour des raisons de co�t et de mise en uvre, des capteurs « � air », ce qui signifie que c'est l'air qui transporte la chaleur du capteur vers le produit � s�cher.
Un capteur � a* associe en g�n�ral un absorbeur et une couverture transparente.
L'absorbeur doit convertir en chaleur la plus grande partie possible du rayonnement solaire, en r�fl�chir vers l'avant ou en transmettre vers l'arri�re le moins possible. En pratique, un corps m�tallique recouvert de peinture noire convient tr�s bien.
La couverture a pour r�le de canaliser sur l'absorbeur l'air qui entre froid dans le capteur et doit en sortir chaud. Elle doit aussi prot�ger l'absorbeur et servir d'isolant thermique.
Elle joue enfin un r�le d'effet de serre: l'�nergie r��mise par l'absorbeur est partiellement conserv�e dans le capteur du fait de la couverture. Cela tient aux propri�t�s de certains mat�riaux utilis�s en couverture d'�tre transparents � la lumi�re visible mais opaques aux infrarouges. L'�nergie qui entre sous forme de lumi�re visible est donc plus ou moins « pi�g�e » une fois qu'elle a �t� transform�e en chaleur (rayonnement infrarouge). Ci sch�mas page ci-contre.
LA COUVERTURE PI�GE LE RAYONNEMENT
Le mat�riau de couverture id�al doit:
- �tre transparent au rayonnement;- absorber ou r�fl�chir les infrarouges;
- isoler l'air chaud du capteur de l'air ambiant;
S�choirs et capteurs peuvent ne faire qu'un
S�choirs et capteurs peuvent �tre s�par�s mais dans la m�me enceinte
S�choirs et capteurs peuvent �tre s�par�s
Exemple de bilan pour un capteur � effet de serre
- �tre durable;- �tre solide;
- supporter la chaleur;
- �tre bon march�.
Aucun produit ne r�unit toutes ces qualit�s. Il faut faire des choix en privil�giant certains crit�res, en fonction de la situation et des buts de l'op�ration.
· La transparence:
les verres et mati�res
plastiques transmettent 80 � 90 % du rayonnement tant que l'angle d'incidence de
celui-ci est inf�rieur � 45-50°. Au-del�, le taux de transmission d�cro�t
tr�s vite. Certaines mati�res plastiques jaunissent ou blanchissent � l'usage:
leur transparence diminue.
· L'absorption - r�flexion des infrarouges: le verre est le mat�riau le plus efficace de ce point de vue. Il absorbe 82 % des infrarouges et n'en r�fl�chit de 18 %, n'en transmettant quasiment aucun. Les plastiques ont des comportements tr�s divers: le poly�thyl�ne de 0,15 mm d'�paisseur laisse passer 73 % des infrarouges, tandis que l'ac�tate de 0,10 mm n'en laisse passer que 20 %. Les autres films plastiques se situent entre ces deux extr�mes.
· L'isolation: elle a, en ce qui concerne le s�chage solaire, peu d'importance. Les mesures susceptibles de l'am�liorer ne sont pas justifi�es �conomiquement. Il faut surtout placer le capteur � l'abri du vent.
· La durabilit�: le verre est le mat�riau le moins sensible au vieillissement. Parmi les plastiques, les plus r�sistants sont les acryliques (Plexiglas).
· La r�sistance m�canique: le verre, fragile sous sa forme ordinaire, est plus r�sistant lorsqu'il a �t� tremp� (verre S�curit). Les films plastiques sont sensibles aux d�chirures (le Tevlar et le Mylar moins que les autres). Leur fragilit� peut �tre r�duite si on les colle sur un grillage textile ou autre. Le polycarbonate est particuli�rement r�sistant aux chocs. Les stratifi�s polyester ont une tenue m�canique excellente. Les mat�riaux alv�olaires sont tr�s rigides dans le sens des alv�oles.
· La r�sistance � la chaleur: tous les mat�riaux se dilatent � la chaleur. Il faut donc pr�voir du jeu dans le montage, sp�cialement pour le verre (sinon il cassera). La plupart des films plastiques s'affaisse rapidement. Le polycarbonate alv�olaire en revanche a une excellente tenue thermique.
· Le prix de revient: il faut l'�valuer par rapport � la durabilit� du produit: un film bon march� qu'on doit remplacer chaque saison revient tr�s cher.
La tableau ci-contre pr�sente les principales caract�ristiques de quelques mat�riaux.
Propri�t�s des diff�rentes couvertures transparentes
|
Mat�riau |
Verre ordinaire |
Verre tremp� |
Verre arm� |
Polyester arm� de fibre de verre |
Policarbonate double paroi |
Polypropyl�ne double paroi |
Polym�tacrylate double paroi (acrylique) |
Poly�thyl�ne |
|
Transmission rayonnement solaire sous incidence normale % |
86/91 |
86 (4 mm) |
72 |
83 |
80 |
65 |
83 |
85 (75) |
|
Transmission rayonnement thermique % |
3 |
3 |
3 |
6 |
6 |
»10 |
6 |
70 (30) |
|
Transparent (P) Translucide (L) |
P |
P |
P |
L |
L |
L |
L |
L |
|
�paisseurs standard disponibles |
3 � 6 mm |
4 � 8 mm |
6 mm |
1 mm |
4 � 16 mm |
4 mm |
8 � 16 mm |
0,1 � 0.3 mm |
|
Temp�rature maximale d'utilisation |
200°C |
200°C |
200°C |
70°C |
100°C+ |
»60°C |
90°C |
60°C |
|
R�sistance au fa |
bonne |
bonne |
bonne |
mauvaise |
moyenne |
mauvaise |
mauvaise |
tr�s mauvaise |
|
Poids kg/m 2 |
(e = 4 mm) 11 |
(e = 4 mm) 11 |
(e = 6 mm) 6 |
(e = 1 mm) 1,5 |
(e = 6 mm) 1,2 |
(e = 4 mm) 0,7 |
(e = 16 mm) 5 |
(e = 1 mm) 0,17 |
|
Long�vit� (dur�e au-del� ans de laquelle transmission rayonnement
solaire = 90% de la valeur initiale) |
100 ans + |
100 ans + |
7-10 ans |
6 ans |
»2 ans |
15 ans+ |
1 � 3 ans |
|
|
R�gle de pose |
masticage |
masticage |
masticage |
agrafage |
profil sp�cial ou |
profil sp�cial ou |
profil sp�cial ou mastic+baguettes |
agrafe |
|
Outils |
diamant, martelette, couteau � mastic |
diamant, martelette, couteau � mastic |
diamant, martelette, couteau � mastic |
agrafage clouage |
scie |
scie, mastic + baguettes |
scie, mastic + baguettes |
ciseaux agrafeuse |
|
Co�t(2) |
* |
** |
** |
* |
* |
** |
** |
0 |
(1) Les valeurs entre parenth�ses correspondent au poly�thyl�ne trait� UV, d'apr�s B. Yanda.
(2) Bon march�: 0; moyennement cher: *; co�teux: **.
L'ABSORBEUR CAPTE LA CHALEUR ET R�CHAUFFE L'AIR
Son r�le est d'absorber la plus grande partie possible du rayonnement solaire. Un absorbeur est donc d'autant meilleur que son taux d'absorption est �lev�. Il devra toujours �tre peint en noir ou fonc�. La peinture (choisie mate de fa�on � r�fl�chir le moins possible les rayons du soleil) doit r�sister � la chaleur pour ne pas contaminer les aliments en se d�composant, ni en alt�rer le go�t. L'absorbeur doit aussi communiquer sa chaleur � l'air qui circule dans le capteur.
En r�gle g�n�rale, l'efficacit� du capteur solaire sera d'autant meilleure que:
- la surface de contact entre l'air et l'absorbeur est importante (surface globale, mais aussi �tat de surface: un corps rugueux offre davantage de surface de contact qu'un corps lisse pour une m�me taille);- la vitesse de l'air est importante, pour deux raisons: (a) il se cr�e alors des turbulences dans la zone d'�change de chaleur entre l'absorbeur et l'air, et davantage de mol�cules d'air peuvent rentrer en contact avec lui et (b) l'absorbeur est davantage refroidi par l'air, ce qui diminue d'autant les pertes thermiques par diffusion de la chaleur de l'absorbeur � travers l'isolant (qui ne l'est jamais totalement) ou le cadre du capteur.
D'un autre c�t�, ces param�tres tendent � augmenter les pertes de charge dans le syst�me, qui sont d'autant plus �lev�es que l'�coulement de l'air se fait avec des turbulences (augmentation des frottements air/air) et que la vitesse est rapide (frottements proportionnels au carr� de la vitesse).
On a d�j� �voqu� (section pr�c�dente, point 18.) les avantages et inconv�nients des absorbeurs poreux par rapport aux absorbeurs lisses. Le choix de l'absorbeur (poreux ou lisse) n'est pas imm�diat.
Dans la pratique, et sauf pour des vitesses de l'air particuli�rement �lev�es, l'absorbeur poreux est celui qui permet d'utiliser le ventilateur le moins puissant pour une m�me performance au s�chage: les pertes de charge sont plus �lev�es, mais le s�chage peut se faire � moindre d�bit d'air, compte tenu d'une meilleure efficacit� de l'�change de chaleur entre l'absorbeur et l'air. Cela dit, si l'efficacit� des absorbeurs poreux est ind�niable quand la circulation de l'air est forc�e par un ventilateur, ce n'est pas le cas en circulation naturelle pour deux raisons:
- le d�bit et la vitesse de l'air sont plus faibles, de sorte que les �changes de chaleur avec un absorbeur lisse sont eux aussi efficaces;- les pertes de charge dans l'absorbeur poreux emp�chent les mouvements de convection de l'air de se produire de fa�on optimale.
L'efficacit� d'un capteur d�pend beaucoup de son orientation et de son inclinaison. L'id�al serait qu'il soit toujours perpendiculaire aux rayons du soleil, ce qui supposerait un capteur orientable. Les capteurs �tant le plus souvent fixes, on cherchera � orienter et incliner le plan du capteur de fa�on � ce qu'il soit perpendiculaire aux rayons du soleil de midi pour la p�riode de s�chage. On trouvera en bibliographie les sources pour une m�thode de choix de l'orientation (MM. Vauchon et Puiggali, Universit� de Bordeaux I).
Mentionnons qu'une autre condition essentielle de l'efficacit� des capteurs est l'homog�n�it� des flux d'air dans l'absorbeur, pour �viter les passages pr�f�rentiels d'air. L'int�r�t d'un absorbeur poreux est en effet de multiplier les probabilit�s que chaque mol�cule d'air rentre en contact avec lui, ce qui ne sera pas le cas si se pr�sente une br�che par laquelle l'air s'engouffre sans avoir le temps de prendre la chaleur de l'absorbeur.
L'ISOLATION LIMITE LES PERTES
L'isolation est destin�e � limiter les pertes de chaleur par les c�t�s et l'arri�re de l'absorbeur. Elle n'est pas toujours n�cessaire en pays chaud (en zone tr�s chaude, au sol tr�s sec et sableux par exemple). Si elle est n�cessaire, on a int�r�t � utiliser ce qui est disponible localement: polystyr�ne de r�cup�ration, journaux, cartons, sable, etc.
Mais ces mat�riaux doivent toujours �tre secs pour conserver tout leur pouvoir isolant et �viter les dommages � la structure. Ils doivent �tre soit chang�s r�guli�rement, soit pouvoir �tre nettoy�s, pour des raisons sanitaires �videntes. Le polystyr�ne est � ce titre un mat�riau avantageux.
Placer une feuille m�tallique r�fl�chissante entre absorbeur et isolant diminue les pertes. Il faut enfin �viter tout « pont thermique »: il suffit qu'un mat�riau de petite taille mais dans lequel la chaleur se diffuse rapidement soit en contact avec l'absorbeur pour que l'isolation soit mauvaise (discontinuit�s dans l'isolation, par exemple vis m�talliques).
L'assemblage des diff�rentes parties du capteur doit se faire en respectant les valeurs de la deuxi�me figure page suivante. La distance couverture-absorbeur doit �tre de 3 � 4 cm pour minimiser le transfert de chaleur de l'absorbeur vers la couverture. La valeur de l'intervalle caisson/isolant-absorbeur d�pend du type de s�choir. Quand le capteur est s�par� de l'enceinte de s�chage, il doit �tre de 5 � 15 cm pour favoriser un bon �change absorbeur-air tout en limitant les pertes de charges. Une vitesse minimale de 3 m/s est alors requise, ce qui suppose l'emploi d'une chemin�e solaire ou plut�t d'un ventilateur.
�quivalences en pouvoir d'isolation thermique des principaux mat�riaux utilis�s
�l�ments du dimensionnement des capteurs 1
Lorsque le capteur et l'enceinte ne font qu'un, la surface de s�chage impose la distance caisson-absorbeur.
�l�ments du dimensionnement des capteurs 2
Lorsque le capteur est s�par� de l'enceinte de s�chage, il faut respecter les valeurs ci-dessus.
LA COURBE DE RENDEMENT D'UN CAPTEUR
Pour �valuer l'efficacit� d'un capteur � collecter l'�nergie solaire, � la transformer en chaleur apr�s absorption et � chauffer l'air le traversant, on d�finit le rendement thermique d'un capteur selon le m�me principe que pour le s�choir entier comme suit:
avec G N: �clairement global re�u par m�tre carr� de capteur (W/m 2).
La puissance thermique utile totale du capteur est celle qui a permis de transmettre � l'air sa chaleur pour passer de la temp�rature T 1 � l'entr�e du capteur � la temp�rature T 2 en sortie de capteur. On retrouve donc une expression similaire � celle d�j� utilis�e ci-dessus lors de l'approximation de la variation d'enthalpie de l'air dans le s�choir:
avec:
- E u: puissance thermique utile par m 2 de capteur (en W/m 2);- Cr air: chaleur massique de l'air (en J/kg/°C);
- T 2: temp�rature de s�chage (� l'arriv�e sur le produit) (en °C);
- T 1: temp�rature de l'air utilis� pour le s�chage, avant son chauffage (en °C);
- D s: d�bit d'air (en m 3/h);
- A: superficie totale de captage des rayons solaires (en m 2).
On rappelle: Cr air = 1030 J/kg/°C, peu d�pendant de la temp�rature pour la gamme envisag�e pour le s�chage.
Le rendement du capteur ainsi exprim� est peu diff�rent du rendement thermique du s�choir complet. La seule diff�rence est que le rendement du s�choir doit int�grer les pertes thermiques � l'int�rieur de la chambre de s�chage, et les pertes dues aux interactions entre le produit � s�cher et l'air.
Le rendement d'un capteur d�pend de ses caract�ristiques intrins�ques, mais aussi du d�bit de l'air. Une courbe importante est la courbe de rendement du capteur en fonction du d�bit, rapport� au m�tre carr� de capteur. Cette courbe est d�finie pour un capteur donn�; le graphe ci-dessous en fournit un exemple.
Le rendement d'un capteur augmente d'abord tr�s fortement avec le d�bit, puis beaucoup moins vite
La lecture de ce type de courbe fournit plusieurs indications.
· Pour un type de capteur donn�, et connaissant le d�bit d'air souhait� pour le s�chage, on a tout int�r�t � choisir la surface de capteur qui offre un bon rendement, c'est-�-dire de l'ordre ou au-del� de 20 m 3/h/m2 pour le type de capteur consid�r� ci-dessus. Si on envisage de fournir un d�bit d'air de 90 m 3/h dans la chambre de s�chage, il faudra retenir au maximum une surface de captage des rayons solaires de 6 m 2.· Pour ce type de capteur et pour la gamme des d�bits d'air rapport�s au m 2 de capteur de plus de 20 m 3/h/m2, le rendement thermique du capteur est quasiment constant. De la sorte, d�bit d'air rapport� au m�tre carr� de capteur et gain de temp�rature de l'air dans le capteur sont alors intimement li�s. Dans ce cas, le d�bit d'air que multiplie le gain de temp�rature reste en effet relativement constant, pour une irradiation solaire donn�e. Cela s'explique par le fait que le capteur fonctionne alors � son r�gime nominal, et que l'�nergie fournie � l'air est totalement proportionnel a l'irradiation solaire. Soit le syst�me porte moins d'air � une temp�rature plus �lev�e, soit il porte plus d'air � une temp�rature moins �lev�e, par unit� de temps. Cette remarque est importante � deux titres.
· Elle permet de simplifier les calculs de dimensionnent en consid�rant un rendement du capteur constant dans sa plage d'utilisation « efficace » (ici 50%).
· Elle permet de r�aliser que la manipulation d'un param�tre du s�chage peut entra�ner des effets parfois inattendus. Par exemple, il se peut que l'utilisateur d'un s�choir s'aper�oive que le s�chage se produit trop rapidement, ou � temp�rature trop forte. Si, pour limiter le rythme du s�chage, il diminue le d�bit d'air (« moins j'envoie d'air chaud, moins je provoque d'�vaporation »), mais que ce d�bit reste sup�rieur � 20 m3/h/m2 pour le s�choir envisag� ici, il risque d'obtenir les r�sultats inverses de ceux qu'il escomptait. Le rendement thermique du capteur sera en effet le m�me que pr�c�demment, donc l'apport de chaleur pour le s�chage sera le m�me, et la temp�rature aura augment�, et non diminu�. Cette augmentation de la temp�rature sera vite pr�judiciable au produit, puisque le s�chage doit se faire � une temp�rature proche de la temp�rature maximale admissible. En revanche, si l'utilisateur r�duit le d�bit d'air � des proportions telles que, rapport� au m�tre carr� de captage, celui-ci ne repr�sente plus que 5 m 3/h/m2, alors il obtiendra l'effet escompt� d'une r�duction du rythme de s�chage, du fait d'une forte baisse dans le rendement du capteur, donc de l'�nergie fournie pour le s�chage pour un niveau donn� de l'ensoleillement.
�L�MENTS DE DIMENSIONNEMENT
Reprenons les questions associ�es au probl�me du dimensionnement du s�choir.
21. Le s�chage peut-il �tre r�alis� directement par la seule exposition du produit au soleil?
Pour les puissances n�cessaires au s�chage sup�rieures � 0,3 ou 0,7 kW par m�tre carr� de claie (selon la zone consid�r�e, et son ensoleillement en particulier), le s�chage direct par les seuls rayons du soleil ne suffira pas. Il faudra alors envisager un syst�me de capteurs solaires � air, voire un syst�me d'�chauffement de l'air � l'aide d'un combustible fossile. C'est pour le moment dans le cadre d'un s�choir solaire fonctionnant uniquement avec un capteur solaire que nous nous pla�ons.
On supposera, suite aux d�veloppements de la partie pr�c�dente « La courbe de rendement d'un capteur », que le capteur du s�choir solaire sera dimensionn� de telle fa�on que son rendement soit optimal (surface de captage telle que le d�bit d'air souhait� rapport� � la surface de captage soit sup�rieur � 20 m 3/h/m2 pour le type de capteur envisag� dans l'exemple ci-dessus).
22. Quelle est la surface de captation n�cessaire?
La surface de captation n�cessaire pour obtenir la puissance n�cessaire au s�chage qui a �t� expos�e au point 19. de la section pr�c�dente, est donn�e par:
avec:
- A: surface de capteur (en m 2);- P n: puissance n�cessaire au s�chage (en kW);
- G n: puissance de rayonnement disponible (en kW/m 2);
- h c: rendement du capteur solaire, pouvant varier de 0,4 � 0,6 selon le capteur, si on admet qu'on l'utilise � sa capacit� nominale (sinon moins).
23. Quelle �l�vation de temp�rature permet la surface de captation A?
C'est l� une question annexe, dans la mesure o�, en th�orie, les calculs pr�c�dents ont conduit � d�terminer la surface du capteur pr�cis�ment pour une temp�rature de s�chage optimale (de l'ordre de la temp�rature maximale admissible, avec une marge de s�curit� suppl�mentaire en phase III du s�chage).
On en fournit la r�ponse pour deux raisons:
- dans les cas simples, la totalit� du calcul du dimensionnement ne sera pas effectu�e;- l'ensoleillement �volue dans le temps, et le s�choir n'est g�n�ralement pas �« g�om�trie variable »: il ne peut pas s'adapter aux fluctuations climatiques. Conna�tre les relations entre la temp�rature de s�chage, la temp�rature de l'air ambiant, le d�bit d'air, la surface de captage et le niveau d'ensoleillement permet ainsi de mieux savoir comment r�agir � de telles fluctuations.
Il suffit de reprendre la formule du rendement thermique du capteur indiqu�e ci-dessus d'une part, et de la puissance utile d'autre part.
On obtient:
avec:
- Cr air: chaleur massique de l'air (en J/kg/°C) = 1030 J/kg/°C;- T 2: temp�rature de s�chage (� l'arriv�e sur le produit) (en °C);
- T 1: temp�rature de l'air utilis� pour le s�chage, avant son chauffage (en °C);
- D s: d�bit d'air (en m 3/h);
- A: superficie totale de captage des rayons solaires (en m 2);
- h capt: rendement thermique du capteur;
- G n: irradiation solaire moyenne (en W/m).
Une telle expression peut �tre utile pour contr�ler rapidement si la temp�rature de s�chage sera bien ou non de l'ordre de la temp�rature maximale admissible. On pourra, selon les cas, augmenter le d�bit d'air pour diminuer la temp�rature, ou le diminuer dans le cas contraire (rappel pour ces cas contraires: diminution de d�bit dans des proportions telles que le capteur reste dans sa plage de fonctionnement nominal, sinon la temp�rature peut au contraire chuter, du fait d'une forte baisse du rendement du capteur). Une autre mesure pour limiter la temp�rature (par exemple dans les p�riodes de trop fort ensoleillement) peut �tre de couvrir une partie des capteurs dans une proportion proche de celle du « surensoleillement » �pisodique.
24. Comment aborder le cas des s�choirs hybrides?
Nous avons vu que dans certaines conditions (mauvaises conditions climatiques, capacit� et rythme de s�chage �lev�s...), il est n�cessaire de faire appel � une source �nerg�tique compl�mentaire � l'�nergie solaire. Ces s�choirs sont d�nomm�s s�choirs hybrides.
La puissance totale est alors:
, avec:
- P u: puissance du syst�me d'appoint (chaudi�re, fourneau, �changeur �lectrique) en kW;- h a: rendement global du syst�me d'appoint incluant le rendement de la production de chaleur (chaudi�re) et le rendement de transfert de la chaleur � l'air (�changeur).
L'�nergie d'appoint requise pour l'op�ration de s�chage est:
(en kWh) o� t s est
le temps de s�chage (en h).
Si l'appoint est �lectrique, on peut calculer directement le co�t en �nergie d'une op�ration de s�chage. Si l'appoint est un combustible, la masse de combustible n�cessaire (en kg) est donn�e par:
(m en kg, E a en kWh)
o� PCI = Pouvoir calorifique inf�rieur du combustible (en kWh/kg).
Le graphique ci-dessous pr�cise les �quivalences de pouvoirs calorifiques pour les diff�rents combustibles envisageables.
Les �quivalences th�oriques de pouvoirs calorifiques inf�rieurs � pression et temp�rature ambiante
(Source: Ren� Mass� « Le butane et le k�ros�ne en chiffres », �d. GRET, Paris, 1990)
On tiendra compte des remarques suivantes:
- le PCI ou propane est de 12,7 kWh/kg;- les rendements de combustion de ces diff�rentes sources d'�nergie varient, pour des installations artisanales ou semi-industrielles de 50 % (pour les combustibles solides) � 80 % (pour les combustibles liquides).
R�capitulatif de la m�thode de dimensionnement
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Donn�es de base |
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Produits: |
- humidit� initiale-finale |
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Air ambiant: |
- temp�rature s�che et humide |
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Conditions de s�chage impos�es par la fili�re amont et aval.
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- masse de produits � s�cher |
R�capitulatif de la m�thode de dimensionnement
Chapitre: exemples de s�choirs types
La technologie du s�chage am�lior� appliqu� aux produits alimentaires est relativement r�cente dans de nombreux pays en d�veloppement. Le d�veloppement d'un s�choir n�cessite de nombreux efforts:
- adaptation aux caract�ristiques climatiques locales;- adaptation, dans la mesure du possible, aux mat�riaux locaux;
- adaptation aux comp�tences locales dans la fabrication des s�choirs;
- adaptation aux produits trait�s;
- adaptation aux besoins (quantit�, apparence du produit...);
- adaptation aux exigences de l'utilisateur du s�choir;
- etc.
Les s�choirs qui sont ici pr�sent�s ont fait l'objet de nombreux tests pour les rendre adapt�s � des situations relativement pr�cises, mais qu'on rencontre suffisamment souvent qu'ils soient aptes � assurer une large diffusion � l'avenir.
Contenu des « fiches s�choirs »
Plusieurs types de s�choirs sont pr�sent�s: � convection directe ou indirecte, � convection forc�e. Trois mod�les tout fossile � gaz sont pr�sent�s parce qu'ils permettent la r�alisation de produits s�ch�s de qualit�, m�me pendant la saison humide.
L'�volution actuelle des s�choirs artisanaux tend vers des processus mixtes (pr�-s�chage rapide en s�choir tout fossile, finition en s�chage solaire am�lior�) ou vers des s�choirs hybrides solaire/tout fossile. Alors qu'en Europe des syst�mes performants de s�choirs hybrides (solaire/gaz notamment) sont fonctionnels, peu de r�alisations sont encore op�rationnelles en PED mis � part quelques prototypes. Pourtant, cette conception mixte se justifie �conomiquement avec des temps de retour sur l'investissement normaux (5 � 10 ans) pour une unit� artisanale visant un produit de qualit�.
Parmi les s�choirs pr�sent�s, on peut aussi faire la distinction entre s�choir � une seule fourn�e (syst�me « batch »), semi-continu (les fourn�es se suivent, on peut enfourner des produits humides en remplacement de certaines claies o� les produits sont suffisamment secs). Les syst�mes continus (tapis roulant...) sont essentiellement des applications industrielles ne se justifiant que sur des tonnages cons�quents.
Les fiches comprennent une partie descriptive o� le lecteur trouvera les �l�ments essentiels pour cerner l'usage du s�choir (fonctionnement, caract�ristiques, dur�e de vie, historique, r�f�rences) et une partie donnant des �l�ments de performance de s�chage en vue d'une comparaison avec d'autres syst�mes.
Ces fiches ont pour but de donner au concepteur les informations basiques n�cessaires � son �tape d'analyse et de s�lection du s�choir convenant � son cas. Elles ne suffisent en aucun cas pour r�aliser le mod�le pr�sent�. Pour chacun, des plans pr�cis et des guides de fabrication sont disponibles aupr�s des organismes mentionn�s en r�f�rence dont les adresses figurent en annexe 7. Les param�tres techniques mentionn�s dans ces fiches sont d�finis ci-dessous.
Consommation sp�cifique du s�choir (C s en kWh/kg d'eau extrait)
Dans la conception d'un s�choir polyvalent (plusieurs types de produits � s�cher), on a coutume d'utiliser la quantit� d'eau � extraire par p�riode de temps donn�.
Pour conna�tre la facture �nerg�tique, la connaissance de la « consommation sp�cifique » donne la quantit� d'�nergie � fournir associ�e � cette quantit� d'eau � extraire. Cette valeur est bien s�r une valeur moyenne sur la dur�e de l'op�ration de s�chage et sur une campagne de s�chage o� les conditions climatiques et les caract�ristiques du produit varient. En particulier, l'�nergie � fournir par kilogramme d'eau � extraire est plus �lev�e en phase III du s�chage.
N.B. Pour les s�choirs � convection forc�e, on tient compte de l'�nergie �lectrique consomm�e par le ventilateur dans l'expression de la consommation sp�cifique.
Rendement �nerg�tique global (REG en %)
Il est d�fini comme le rapport entre l'�nergie n�cessaire � la vaporisation de l'eau libre, appel�e chaleur latente de vaporisation de l'eau, et la consommation sp�cifique d�finie pr�c�demment.
Lv = 0,65 kWh/kg eau (� 60°C, � la pression atmosph�rique).
Dans une phase exp�rimentale, on ne peut se contenter de ce terme global. Il est n�cessaire de travailler sur les caract�ristiques de l'air � l'entr�e et en sortie. On calcule alors la diff�rence d'enthalpies pour conna�tre l'�nergie ayant particip� au s�chage du produit (cf. troisi�me partie). On peut ainsi d�finir l'efficacit� du s�chage s�par�ment du rendement d'�chauffement de l'air d'entra�nement.
Liste des neuf s�choirs pr�sent�s
· Fiche A
S�chage traditionnel am�lior�
· Fiche B S�choir cadre NRI/Tropical Wholefood
· Fiche C S�choir coquillage GERES/GRET
· Fiche D S�choir banco CEAS/ATESTA
· Fiche E S�choir solaire tunnel type Hohenheim
· Fiche F S�choir toiture � craies GERES (1)
· Fiche G S�choir gaz type armoire CEAS
· Fiche H S�choir semi-continu ITDG
· Fiche I S�choir tunnel � gaz type Cartier (2)
(1)
Ce mod�le a �t� retenu, bien qu'il ne
soit pas destin� au s�chage de produits alimentaires, pour son principe tr�s
fonctionnel �prouv� en Europe et pouvant s'adapter � des syst�mes mixtes.
(2)Ce mod�le a �t� mis en place au Burkina Faso pour le s�chage des mangues sans traitement (sec et mi-cuit) d'apr�s le savoir technologique d�velopp� pour le s�chage du pruneau en France.
Les « fiches s�choirs »
FICHE A: S�chage traditionnel am�lior�
Il nous a paru int�ressant, compte tenu de l'importance de l'activit� concern�e, de pr�senter une fiche g�n�rale sur l'am�lioration des pratiques traditionnelles sans la mise en place d'un outil technologique.
Cette am�lioration r�side en trois points:
1. La pr�paration et le traitement des produits � s�cher pour limiter les pertes.2. Une meilleure exposition du produit � l'air chaud ou au soleil et une meilleure protection vis-�-vis des agents ext�rieurs (insectes, rongeurs...).
3. Un conditionnement/stockage permettant une conservation plus longue.
1. Les pr�-traitements, qui permettent d'�viter et de repousser toute contamination du produit et d'am�liorer le s�chage, sont abord�s dans le d�tail au chapitre suivant.2. Beaucoup de pratiques persistent consistant � �taler directement le produit � s�cher sur la terre battue, le sable, la paille. Des syst�mes simples permettent d'�loigner le produit de ces sources d'infestation.
3. Le conditionnement, ainsi que les conditions de stockage, seront abord�s au chapitre suivant, et ont une port�e g�n�rale quel que soit le type de s�choir utilis�.
Des crit�res de fin de s�chage simples doivent �tre �tablis dans le cas du s�chage traditionnel am�lior�, car il est difficilement envisageable de proc�der � des tests compliqu�s pour ce type de s�chage. On pourra opter pour un crit�re de caract�ristiques ext�rieures du produit (c): fin du chapitre IV).
FICHE B: S�choir cadre NRI
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: NRI-Tropical Wholefood |
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HISTORIQUE |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Le s�choir est compos� d'un cadre en bois dur recouvert d'une toile plastique transparente en poly�thyl�ne. La base du cadre est compos�e de b�tons de papyrus recouverts d'une toile en poly�thyl�ne noir. L'ensemble du cadre repose � 1 m du sol, sur quatre pieds en bois tendre. Les dimensions du cadre (L x 1 x h) sont de 4,3 x 1,5 x 0,75 m. Le cadre peut contenir deux �tages de six claies soit une surface de s�chage de 10 m 2. Syst�me d'a�ration: Deux ouvertures de 20 x 400 cm sont m�nag�es sur la base et le haut du cadre. Elles sont recouvertes d'une moustiquaire en nylon pour prot�ger le produit de l'attaque des insectes. L'air frais rentre par le bas. L'air chaud et humide sort par le haut. Capacit�: 2 � 3,5 kg de produit frais/m 2 de claie soit 20 � 35 kg de produit frais par s�choir Approvisionnement du s�choir: Par fourn�e. Deux battants situ�s sur un des grands c�t�s du cadre permettent d'introduire les claies dans le s�choir. Mat�riaux: Bois dur et bois tendre, toile plastique en
poly�thyl�ne transparent, toile en poly�thyl�ne noir. tamis en nylon pour les
claies et les entr�es et sorties d'air. |
S�choir cadre NRI
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R�ALISATION: facile. Utilise des mat�riaux disponibles
localement. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Ouganda |
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Pays: Ouganda |
Saison s�che |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) 20/30 |
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Ensoleillement journalier (kWh/m2) |
4 � 6 |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
35/80 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
Gain de 15°C/35 � 45 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
2,1 environ |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
30 |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
36 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg) |
20 � 35 |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · R�alisation simple. Facteurs d�favorables · Entretien de la couverture plastique peut poser des probl�mes de co�t et de disponibilit� dans certaines r�gions. |
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SYNTH�SE · S�choir solaire direct � vocation artisanale. Convection naturelle. Param�tres de s�chage peu r�glables. |
FICHE C: S�choir coquillage GERES/GRET
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USAGE: domestique |
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R�F�RENCES: GRET, GERES |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: S�n�gal, Burkina Faso, Mali
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Il est compos� de deux c�nes m�talliques reli�s par une charni�re. Il est con�u pour prot�ger les aliments des insectes et de la poussi�re. Diam�tre: 70, 90 et 110 cm selon les mod�les. Surface de s�chage: 0,5; 1,4 ou 2,2 m 2. Syst�me d'a�ration: La circulation d'air par convection naturelle est faible (quelques m 3/h). Cela contribue � la mont�e en temp�rature de l'air et � l'efficacit� du s�choir en fin de s�chage. Capacit�: Environ 5 kg de produit frais/m 2 de claie en saison s�che soit 2,5 � 10 kg de produit frais selon les mod�les de s�choir. La capacit� de chargement est r�duite par ciel couvert. Chargement: Op�ration discontinue ou semi-continue (claie de finition dans le bas du s�choir). Mat�riaux: T�le 10/10, fers de 6 et 8 mm de diam�tre et corni�res, claie avec tamis en fibre de verre, grillage galvanis� maille fine, peinture noire mate, antirouille. S�choir coquillage GERES/GRET |
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R�ALISATION: Le s�choir coquillage est r�alisable � partir de mat�riaux disponibles localement. Toutefois une attention particuli�re doit �tre port�e au respect pr�cis des plans par les artisans afin de conserver des performances du s�choir. DUR�E DE VIE: Mat�riel robuste: la dur�e de vie est estim�e � dix ans. L'entretien du s�choir est tr�s limit�: il est li� au renouvellement du tamis des claies et de la peinture noire des t�les (doit r�sister aux UV, couche antirouille recommand�e). COUT DE FABRICATION: de 130 � 440 FF selon la capacit�. COUT D'ENTRETIEN: 30 FF par an environ. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Burkina Faso Utilisateurs: familles, coop�ratives, groupements de femmes. Produits s�ch�s: fruits (mangues), l�gumes (tomates, oignons, gombo, l�gumes feuilles), produits c�r�aliers (fonio, farine), viandes, poissons. Destination: autoconsommation et vente locale. P�riode d'utilisation: p�riode de production couvrant la
saison s�che: de d�cembre � juin. Utilisation du s�choir en fin de saison
pluvieuse pour le s�chage des feuilles et du gombo: de septembre � octobre. |
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Saison s�che | |
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Pays: Burkina Faso. Produit: mangue. |
Ciel clair |
Ciel nuageux |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) |
25/33 | |
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Ensoleillement journalier (kWh/m 2) |
6,0 |
4,0 |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
15/50 |
40/80 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
Gain de 10 � 20°C | |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
1,5 | |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
40 | |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
36 |
60 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg) |
10 |
10 |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · R�alisable a partir de mat�riaux disponibles localement. Facteurs d�favorables · L'efficacit� du s�chage est fortement li�e a la qualit� de fabrication et au respect des plans du s�choir: une formation et un suivi temporaire des artisans est souhaitable. SYNTHESE · ma�trisable S�choir solaire indirect a vocation domestique. Convection naturelle. Param�tres de s�chage peu r�gulables. Un de mieux adapt�s actuellement au s�chage des aliments en zone sah�lienne. |
FICHE D: S�choir banco CEAS/ATESTA
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: CEAS, ATESTA |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: Burkina Faso |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Il est constitu� d'un b�ti en briques de terre stabilis�e appel�e banco (6,2 x 2,5 m), de 5 arceaux de bois qui surmontent le b�ti, d'une couverture en film transparent (14 x 3,4 m) fix�e sur les arceaux, de 8 claies de 1,5 m 2 chacune dispos�e � environ 1 m du sol sur un m�me plan horizontal. La hauteur du s�choir est variable dans le sens de la longueur: 1,90 m pour la plus petite hauteur (avant du s�choir) et 2,40 m pour la plus grande (arri�re du s�choir). Syst�me d'a�ration: · Air frais: 4 entr�es par l'avant et 4 entr�es sur les faces lat�rales. Elles sont prot�g�es par une grilla en acier galvanis� (maillage fin). · Air humide: une sortie sur l'arri�re du s�choir, a 2 m du sol environ. D�bit d'air non ajustage d�pendant des conditions climatiques sur le site: entre 100 et 140 m 3/h environ. Capacit�: 10 kg de produit frais/m 2 de claie soit 120 kg de produit frais par s�choir. Chargement du s�choir: A partir des faces lat�rales du s�choir. Op�ration discontinue. Mat�riaux: Banco, ciment, acier galvanis�, claies en bois,
cardes nylon, tamis en nylon de type moustiquaire. |
S�choir banco CEAS/ATESTA
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R�ALISATION: construit avec des mat�riaux locaux. Couverture plastique de pr�f�rence import�e (dure trois fois plus longtemps que celles fabriqu�es dans le pays). DUR�E DE VIE : plusieurs ann�es. Renouvellement de la couverture plastique tous les deux ou trois ans. Le tamis en nylon des claies constitue �galement une pi�ce d'usure. COUT DE FABRICATION : 6 400 FF environ. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Burkina Faso. Utilisateurs: coop�ratives, groupements de femmes., « priv�s ». Produits s�ch�s: mangues. Destination: exportation en Europe, vente locale. P�riode d'utilisation: p�riode de production couvrant la saison s�che (mars-avril) et le d�but de la saison humide (mai-juin). Mode d'utilisation: le chargement du s�choir se fait en
discontinu. Comme le produit est destin� � l'exportation, un pr�traitement au
soufre est effectu� essentiellement pour �viter le brunissement et le
d�veloppement de moisissures sur le produit. |
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Pays: Burkina Faso. |
Saison s�che |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) |
25/40 |
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Ensoleillement journalier (kWh/m2) |
6,0 |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
15/70 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
Gain de 10 � 20°C |
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Consommation sp�cifique du s�choir (Cs) (kWh/kg d'eau extrait)
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2,1 |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
30 |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
36 � 60 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg) |
120 |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · R�alisable avec des mat�riaux locaux. Facteurs d�favorables · Entretien de la couverture plastique peut poser des probl�mes de co�t et de disponibilit� dans certaines r�gions. |
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SYNTH�SE · S�choir solaire direct � vocation artisanale. Convection naturelle. Param�tres de s�chage peu r�gulables. |
FICHE E: S�choir solaire tunnel type Hohenheim
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USAGE: domestique |
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R�F�RENCES: Universit� de Hohenheim |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: Europe, Afrique, Asie |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Une rigole de 10 cm de profondeur est m�nag�e dans la face sup�rieure d'une dalle horizontale en b�ton arm� (L*1: 30 x 1,9 m). La dalle est recouverte d'une couche de li�ge de 20 mm. Sur le li�ge, il a une autre couche de b�ton de 10 mm. La rigole est surmont�e d'une couverture plastique. On peut distinguer deux parties distinctes: la zone de chauffe (10 m), en avant de laquelle est plac� un ventilateur et l� zone de s�chage proprement dite (20 m). Syst�me d'a�ration: Ventilateur radial (70 W max., 1400 tr/mn). D�bit d'air ajustable (0-1 360 m 3/h). - Air frais aspir�, filtr� et refoul� vers la zone de chauffe puis de s�chage par le ventilateur. L'air circule en dessous et au-dessus du produit. Zone de chauffe: La rigole est peinte en noir et surmont�e d'une feuille de poly�thyl�ne (�paisseur = 0,2 mm) fix�e � la dalle gr�ce � un profil� de serrage. Surface utile de capteur: 18,6 m 2. Zone de s�chage: Sur la rigole, des baguettes de 20 x 20 mm permettent de disposer un grillage m�tallique couvert d'une moustiquaire en nylon. La rigole est surmont�e d'une couverture plastique poly�thyl�ne de 0,2 mm fix�e d'un c�t� � la dalle gr�ce � un profil� de serrage, de l'autre c�t� � un tube d'enroulement avec manivelle. Surface utile de s�chage: 40 m 2. - Capacit�: 15 � 20 kg de produit frais/m 2 soit 600 � 800 kg au total. Mat�riaux: B�ton, acier (fer en T, fer corni�re, tiges...),
t�le galvanis�e, bois, li�ge, film plastique en poly�thyl�ne, tamis en nylon.
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S�choir solaire tunnel type Hohenheim
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R�ALISATION: n�cessite le travail de trois artisans pendant vingt jours. Ventilateur import�. DUR�E DE VIE: estim�e � plus de dix ans pour le b�ti, � deux ou trois ans pour la couverture plastique. COUT DE FABRICATION: 12 000 FF environ. COUT D'ENTRETIEN: 80 FF/an. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Maroc. |
CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES (suite)
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Pays: Maroc |
Abricots |
Raisins |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) |
15/38 |
10/38 |
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Ensoleillement journalier (kWh/m 2) |
7,7 |
4,2 |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
25/80 |
24/100 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
65 |
60 |
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D�bit d'air du ventilateur (m 3/h) |
1 050 |
900 |
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Puissance du ventilateur: consommation moyenne (kW) |
0,04 |
0,04 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
1,8 |
1,8 |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
35 |
35 |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
48 |
150 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg) |
600 |
800 |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · R�alisable en grande partie avec des mat�riaux disponibles localement.. Co�t limit� de fabrication et d'entretien. Faible consommation �lectrique du ventilateur. Facteurs d�favorables · Entretien de la couverture peut poser des probl�mes de co�t et de disponibilit� dans certaines r�gions. |
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SYNTH�SE · S�choir artisanal. Convection forc�e. Param�tres de s�chage partiellement r�gulables. |
FICHE F: S�choir toiture � cries GERES
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: GERES |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: Mali |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Le s�choir solaire comporte: Une zone de chauffe constitu�e d'une toiture solaire � air adapt�e au b�timent existant. Elle est compos�e, depuis la face ext�rieure du toit: d'un absorbeur en t�le galvanis� ondul�e, d'une couche d'air circulant (8 cm d'�paisseur), d'une t�le ondul�e galvanis�e, isol�e en sous-face par de la mousse ph�nolique (2 cm d'�paisseur). La surface de captation est de 85 m 2. Une chambre de s�chage constitu�e en t�le 10/10, recouverte d'un isolant en plaque d'�paisseur 2 cm. 6 chariots comportant 20 claies de s�chage peuvent y �tre introduits ce qui repr�sente une surface de s�chage de 60 m 2. Dimensions int�rieures L*1*h: 1,95 x 1,65 x 2,90 m. Capacit� journali�re: 5,5 kg de craie humide/m 2 de claie soit 330 kg au total. Un syst�me d'a�ration par ventilation forc�e: Aspiration de l'air humide du s�choir par un ventilateur double d�bit pilot� manuellement (3 kW max., 4 000 ou 8 000 m 3/h) et situ� � l'ext�rieur. Vitesse de circulation d'air: 1 m/s � l'entr�e du s�choir,
6 m/s � la sortie. |
S�choir toiture � cries GERES
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R�ALISATION: n�cessite les comp�tences d'une entreprise locale exp�riment�e dans la r�alisation de toitures m�talliques. DUR�E DE VIE: le s�choir est toujours en service. COUT DE FABRICATION: en 1987: 120 000 FF environ, dont 95
000 FF de mat�riaux et travaux locaux (capteur toiture � 80 FF/m 2)
et 21 000 F d'�quipements import�s (ventilateur, isolation thermique). |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Utilisateurs: Union malienne des aveugles. Remarque: le faible rendement �nerg�tique global peu �lev�
s'explique par le choix d'un capteur toiture rustique et bon march�. Le
rendement d'un tel capteur est environ 30 % moins �lev� que celui de
capteur-toitures performants. La l�gitimit� d'un tel choix est �conomique et
pratique: co�t trois � quatre fois plus faible, entretien limit�. |
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Pays: Mali. |
Produit: craie |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) |
[17-26] [32-40] |
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Ensoleillement journalier (kWh/m 2) |
[5-6] |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
[12-60] [40-90] |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
[50-60] |
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D�bit d'air du ventilateur (m3/h) |
8 000 |
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Puissance du ventilateur (consommation moyenne) (kW) |
2,2 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
3* |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
20 |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
9 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg) |
330 |
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* dont 4 % environ en �lectricit�. |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · Entretien limit� et co�t de fabrication pouvant �tre amorti en un an. Facteurs d�favorables · R�alisation pouvant s'av�rer d�licate. |
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SYNTH�SE · S�choir solaire � vocation artisanale. Convection forc�e. R�gulation partielle des param�tres de s�chage. |
FICHE G: S�choir gaz type armoire CEAS
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: CEAS |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: Burkina Faso |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Le s�choir est constitu� par un b�ti en briques (dimensions L*1*h: 2,3 x 1,1 x 2,2); deux cellules de s�chage concomitantes, pourvues chacune d'une entr�e d'air, d'un br�leur et d'une gaine de s�chage recevant 10 claies de 0,7 m 2 chacune. Syst�me de chauffe: Br�leur domestique � rampe. Syst�me d'a�ration: Entr�e d'air par le bas, � l'avant du s�choir. D�bit d'air ajustable: 250 m 3/h maximal. Capacit�: 6,5 kg de produits frais/m 2 de claie soit 46 kg de produits frais par cellule. Chargement du s�choir: Frontal, apr�s ouverture de la porte
d'acc�s � la gaine de s�chage. Mat�riaux: Banco, acier, claie en bois avec tamis en corde
ou de type moustiquaire. |
S�choir gaz type armoire CEAS
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R�ALISATION: peut facilement �tre construit en fonction de la disponibilit� locale des mat�riaux. DUR�E DE VIE: inconnue mais mat�riel solide. La moustiquaire des claies doit �tre chang�e tous les ans environ. COUT DE FABRICATION: 4 000 FF environ. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Burkina Faso. Utilisateurs: coop�ratives, groupements de femmes, << priv�s ». Produits s�ch�s: fruits (surtout des mangues), l�gumes (oignons, gombo). Destination: exportation en Europe, vente locale. P�riode d'utilisation: p�riode de production couvrant la saison s�che (d�cembre-avril) et le d�but de la saison humide (mai-septembre). Mode d'utilisation: le chargement du s�choir se fait en
discontinu. Comme le produit est destin� � l'exportation, un pr�traitement au
soufre est effectu� essentiellement pour �viter le brunissement et le
d�veloppement de moisissures sur le produit. |
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Produit: mangues |
Saison humide |
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Temp�ratures: minima/maxima, moyenne (°C) |
[24-28] [31-39] |
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Humidit� relative: minima/maxima, moyenne (%) |
[32-60] [60-95] |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
60 � 65 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
1,8 � 2,2 |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
30 a 35 |
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Dur�e d'un cycle de s�chage (h) |
18 |
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D�bit de produit frais par cycle (kg/cycle) |
46 x 2 cellules |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · Facilement r�alisable, utilise des mat�riaux locaux. Facteurs d�favorables · Existence de passages pr�f�rentiels d'air sur les c�t�s de la cellule de s�chage entra�nant une h�t�rog�n�it� de s�chage. |
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SYNTH�SE · S�choir � gaz � vocation artisanale. Convection naturelle. R�gulation possible des param�tres de s�chage (r�glage de l'entr�e d'air, du d�bit de gaz). |
FICHE H: S�choir semi-continu ITDG
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: ITDG |
HISTORIQUE
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Zone d'implantation: Am�rique latine (P�rou, Colombie,
Cuba...), Asie (Inde, Bangladesh...) |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Le s�choir est compos�: - d'une cellule de s�chage en acier non oxydable (dimensions L*1*h = 140 x 120 x 220 cm) recevant 15 claies de 0,8 m 2 chacune. Elle est con�ue de mani�re � pouvoir charger et retirer les claies en semi-continu; Syst�me de chauffe: Br�leur au gaz ou au fioul de puissance maximale 60 kW. L'air frais est chauff� par l'interm�diaire d'un �changeur de chaleur dans le cas d'un chauffage au fioul. Syst�me d'a�ration: Entr�e d'air chaud par le bas, � l'arri�re de la cellule. D�bit d'air fix� � 2 800 m 3/h. Capacit�: 3,75 kg de produit frais/m 2 de claie soit 45 kg de produit frais par cellule. Approvisionnement du s�choir: Frontal. Une par une, les claies sont introduites par le haut de la cellule de s�chage et retir�es par le bas apr�s s�chage. Op�ration semi-continue: une claie toutes les 12 minutes environ. Mat�riaux: Plaques et barres d'acier galvanis�, bois dur et
bois tendre, claies en bois dur avec tamis en nylon (mailles fines). |
S�choir semi-continu ITDG
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R�ALISATION: d�licate, r�alisable en partie selon la disponibilit� des mat�riaux et le savoir-faire technique local. DUR�E DE VIE: inconnue mais mat�riel solide. La moustiquaire des claies doit �tre chang�e tous les ans environ. CO�T DE FABRICATION: 30 000 FF environ. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Guatemala. |
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Produit: plantes aromatiques/ m�dicinales | |
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Temp�rature moyenne (°C) |
18 |
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Humidit� relative moyenne (%) |
60 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
50-55 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
> 2,4 * |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
26 |
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Temps de passage moyen du produit (h) |
3 � 4 |
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D�bit moyen de produit frais par heure (kg/h) |
20 |
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* Consommation du ventilateur inconnue. |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · R�gulation de la temp�rature de s�chage au niveau du br�leur: permet de s�cher en saison humide et d'adapter la temp�rature de chauffe au produit s�ch�. Facteurs d�favorables · Construction plus difficile que la plupart des s�choirs fonctionnant en discontinu. |
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SYNTH�SE · S�choir � gaz � vocation artisanale. Convection forc�e. R�gulation des param�tres de s�chage. |
FICHE 1: S�choir tunnel � gaz type Cartier
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USAGE: artisanal |
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R�F�RENCES: GERES |
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HISTORIQUE Zone d'implantation: Europe, Turquie, Afrique |
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CARACT�RISTIQUES DU S�CHOIR Description g�n�rale: Le s�choir est compos�: - d'un b�ti en briques cuites (L *1* h: 4,6 x 2,2 x 2 m). Les briques du toit sont soutenues par des barres m�talliques en T de 5 x 2,4 cm; Syst�me de chauffe: Un br�leur torche (puissance moyenne: 40 kW) incorpor� dans un foyer avec pare-flamme. Syst�me d'a�ration: Il est constitu� de: - 1 moteur �lectrique (220 V, triphas�); Syst�me de contr�le et de r�gulation: Le s�choir est con�u de mani�re � assurer la s�curit� de l'installation (contr�le de flamme, protection �lectrique, etc.) et la r�gulation des param�tres de s�chage (r�gulation automatique de la temp�rature, contr�le de l'humidit� dans le s�choir). Capacit�: 1 � 2 chariots de 32 claies chacun. 8 kg de produit frais/m 2 de claie soit 130 kg de produits frais par chariot. Approvisionnement du s�choir: Par fourn�e ou en semi-continu. Mat�riaux: B�ti et portes: briques cuites, ciment, fers en
T, t�les plates de 2 mm d'�paisseur, fers carr�s de 3 cm de c�t�, isolant.
Chariots: roulettes folles, fers corni�re et fers plats de 2 cm. Claies: bois
dur pour le cadre, moustiquaire nylon ou en acier non oxydable pour le tamis
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S�choir tunnel � gaz type Cartier
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R�ALISATION: assez facile. Un respect scrupuleux des plans par un ma�on comp�tent est indispensable. Syst�me de ventilation et de chauffe en g�n�ral import�s. DUR�E DE VIE: plusieurs dizaines d'ann�es pour le b�ti, les syst�mes de chauffe et de ventilation. Le tamis des claies repr�sente le mat�riel d'usure. COUT DE FABRICATION: 65 000 FF dont 38 000 FF de mat�riel
import�. |
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CONDITIONS D'UTILISATION ET PERFORMANCES Pays: Burkina Faso. Utilisateurs: coop�rative. Produits s�ch�s: mangue, papaye, banane. Destination: march� national et exportation en Europe. P�riode d'utilisation: d'avril � octobre pour les mangues. Mode d'utilisation: par fourn�e. Aucun pr�traitement n'est
actuellement employ� lors du s�chage des mangues. |
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Produit: mangues | |
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Temp�rature moyenne (°C) |
25-34 |
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Humidit� relative moyenne (%) |
60-98 |
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Temp�rature dans le s�choir (°C) |
50-70 |
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Consommation sp�cifique du s�choir (C s) (kWh/kg d'eau
extrait) |
1,5 * |
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Rendement �nerg�tique global (REG) (%) |
40 |
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Temps de passage moyen du produit (h) |
18 |
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D�bit moyen de produit frais par heure (kg/h) |
8 |
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* Dont 0,25 kWh/kg d'eau extrait dus � la consommation du
ventilateur. |
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CAPACIT� DE DIFFUSION Facteurs favorables · Entretien limit�. Dur�e de vie de plusieurs dizaines d'ann�es. Facteurs d�favorables · Investissement de d�part important. |
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SYNTH�SE · S�choir � gaz � vocation artisanale. Convection forc�e. R�gulation des param�tres de s�chage. |
Chapitre VII: Conduire une activit� de s�chage
Les chapitres pr�c�dents nous ont permis de cerner les diff�rents �l�ments techniques � prendre en compte pour la mise en place d'une activit� de s�chage qu'elle soit de dimension domestique, artisanale ou semi-industrielle.
Apr�s ces �tapes de diagnostic pour choisir et dimensionner l'outil de s�chage, il reste � concevoir et � dimensionner les �quipements annexes ainsi que les locaux en correspondance. Des r�gles d'hygi�ne, de fonctionnalit�, de situation g�ographique sont alors � prendre en compte. Il faut aussi s'attacher � g�rer correctement une unit� de s�chage pour assurer la p�rennit� de la nouvelle structure avec les emplois ainsi g�n�r�s. Ces �l�ments vont intervenir dans le calcul de la rentabilit� �conomique de l'activit�, et doivent donc �tre appr�hend�s au pr�alable
Nous allons donc aborder maintenant les aspects relatifs � la conduite d'une unit� de s�chage.
Pour une activit� domestique destin�e essentiellement � l'autoconsommation et au march� de proximit�, le probl�me sera surtout de bien s'organiser pour parvenir � s�cher le stock des produits frais suivant les imp�ratifs journaliers (exc�dents non vendus en frais au march�, produits r�cemment r�colt�s...). Il s'agira aussi d'am�liorer la qualit� du produit (propret�, qualit� nutritionnelle, conservation...).
Pour une unit� artisanale ou semi-industrielle, il faut optimiser la fonctionnalit� du syst�me, c'est-�-dire adapter l'organisation des b�timents, le rythme du travail, le respect des d�lais, des quantit�s et de la qualit� en accord avec l'attente du march� potentiel (respect des commandes, maximisation de la productivit�...). Les recommandations de ce chapitre s'adresse particuli�rement � ce niveau d'activit�. Elles ont �t� distingu�es en deux parties: concevoir et dimensionner les infrastructures d'une unit� de s�chage, et g�rer les diff�rentes �tapes de production et de commercialisation.
La d�finition pr�alable de l'outil de s�chage et de la fili�re de transformation dans lequel il s'inscrit sous-entend la connaissance du processus (proc�d�) de s�chage en soi. Mais ce n'est pas la seule �tape du processus complet. Quel que soit le produit et le type de s�choir envisag�s, il faudra toujours concevoir et g�rer les �tapes amont (avant s�chage) et les �tapes aval (apr�s s�chage).
�tapes amont
LE TRI DES PRODUITS FRAIS
Cette op�ration constitue la premi�re intervention au sein de l'unit� apr�s l'arriv�e de la mati�re premi�re. Elle peut se d�composer en deux �tapes:
- la premi�re � l'arriv�e de la mati�re premi�re et avant le stockage initial, en fonction de diff�rents crit�res (vari�t�s, calibres, degr� de maturit�...);- la deuxi�me au moment du d� stockage qui �carte les produits inexploitables pour la transformation, souvent � cause du pourrissement.
Pour les niveaux de production envisag�s (artisanal � semi-industriel), cette op�ration est essentiellement manuelle. Le poste de travail correspondant reste donc une activit� humaine qui demande une formation pr�cise en rapport au cahier des charges du produit, et une rigueur constante. Une erreur de tri se r�percute sur chaque �tape ult�rieure avec une baisse de qualit� et une perte de temps. En particulier, un produit alt�r� et soumis au pourrissement peut contaminer ses voisins, lors du stockage avant s�chage, et �ventuellement pendant et apr�s le s�chage.
Des crit�res simples de d�termination de l'�tat de fra�cheur seront adopt�s.
LE LAVAGE DES PRODUITS
Le lavage est n�cessaire, quel que soit le produit � s�cher, afin de garantir une hygi�ne constante pour limiter tout d�veloppement de micro-organismes. Une eau de lavage chlor�e (dosage � 100 ppm) est pr�conis�e avec un trempage de quelques minutes suivi d'un rin�age � l'eau propre.
LA PR�PARATION DES PRODUITS
Suivant le produit � traiter, il existe une grande diversit� de pr�parations. Elles sont souvent rattach�es aux usages et go�ts locaux. Un compromis est � rechercher entre la pr�sentation finale et la facilit� de s�chage (�paisseur minimale, grande surface expos�e � l'air d'entra�nement, simplicit� de disposition dans la chambre de s�chage...).
Au cours de cette op�ration, trois facteurs sont � prendre en compte:
- l'hygi�ne;- le taux de d�chets;
- l'homog�n�it� de la pr�paration.
Le produit �tant mis � nu, d�barrass� g�n�ralement de sa peau protectrice, il est alors tr�s sensible � l'alt�ration microbienne.
Outre la propret� des outils et supports mis en uvre, la rapidit� et la pr�cision sont de rigueur afin de limiter les risques de perte par d�gradation du produit, soit parce que le temps d'attente avant l'enclayage aura �t� trop long, soit parce que le produit n'aura pas �t� suffisamment nettoy� (restes de peau, de salet�s...), soit parce que l'eau utilis�e �tait elle-m�me infest�e.
Le responsable a le choix entre un fort recours � la main-d'uvre pour limiter les charges d'investissement et la comp�tence des employ�s requise, ou le recours � une unit� de parage tr�s m�canis�e pour accro�tre la productivit� de l'op�ration. Le deuxi�me choix est rarement opportun dans les pays en d�veloppement compte tenu d'un co�t salarial r�duit et du fait que, pour certains produits tropicaux, il n'existe pas encore d'outillage de parage (d�coupe) automatis�.
N�anmoins, le personnel charg� de la pr�paration devra disposer d'outillage simple, robuste et adapt�:
- couteaux aiguis�s et adapt�s � �ter la peau (type �conome, Gaudillet), en acier inoxydable;- tambours rotatifs de pelage pour produits non meurtrissables (pommes de terre, carottes...);
- instruments de d�coupe (tranchoirs, fils � d�couper, tamis...).
LE PR�TRAITEMENT DU PRODUIT � S�CHER
Le pr�traitement repr�sente un int�r�t notable, m�me pour des activit�s de s�chage traditionnel de taille modeste, et m�rite qu'on lui consacre une place importante. Il permet de modifier la structure du produit en vue de faciliter le s�chage, d'�viter la contamination microbienne avant et en premi�re (voire deuxi�me) phase de s�chage (forte activit� de l'eau), de limiter les r�actions biochimiques ult�rieures.
Le cahier des charges du produit fini imposera le type de pr�-traitement. Bien s�r, s'il s'agit d'aborder le march� avec un label « produit �cologique », tout pr�traitement sera limit� � l'usage de produits naturels (vinaigre, jus de citron, blanchiment � l'eau simple, salage, sucrage...). Ces produits �tant g�n�ralement moins efficaces que les produits chimiques, il faudra alors �tre d'autant plus vigilant sur l'hygi�ne et la rapidit� de s�chage. Apr�s une phase d'exp�rimentation, cette �tape permet de proposer une gamme vari�e de produits et d'affiner les param�tres du s�chage. Comme le s�chage lui-m�me, elle apporte une r�ponse pour am�liorer la conservation et la qualit� finale du produit fini.
G�n�ralit�s
On n'abordera ici que les pr�traitements ayant pour but la conservation du produit, soit en augmentant sa dur�e de conservation, soit en limitant la dur�e du s�chage. Le tableau de la page suivante en donne un aper�u.
Les compos�s de nature chimique peuvent �tre utilis�s par fumigation, saupoudrage, trempage en solution plus ou moins concentr�e. Chaque proc�d� a ses avantages et ses inconv�nients:
- le saupoudrage, bien que tr�s facile � r�aliser, est, si possible, � �viter: il n�cessite de plus grandes quantit�s de compos�s pour un r�sultat au mieux �quivalent;- le trempage de l'aliment dans une solution dilu�e en additif permet de contr�ler la quantit� de compos� qui se d�pose sur le produit. Il permet �galement une adsorption homog�ne de l'additif donc une plus grande efficacit� de ce dernier. Cependant, cette m�thode n�cessite une eau propre et une connaissance de la cin�tique d'adsorption du compos� sur l'aliment concern�;
- la fumigation est facile � r�aliser mais elle peut poser des probl�mes de dosage de la quantit� d'additif � utiliser et des probl�mes d'adsorption homog�ne du compos� sur l'aliment.
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PROC�D� ET COMPOS� |
D�veloppement microbien |
Oxydation des lipides |
R�actions de Maillard |
Brunissement enzymatique |
Diminution de l'Aw |
Autres effets |
Produits concern�s |
|
Blanchiment |
--- (B. L, M)* |
| | | |
s�chage ult�rieur plus rapide |
l�gumes sauf oignons et ail |
|
Fumage |
-- (B. L, M) |
-- | | |
| |
produits cam�s |
|
Fermentation |
-- (1) (B. L, M) |
-- | | |
|
produits carn�s |
|
|
NaCl (salage) |
-- (B. L, M) |
+ | |
- |
+++ |
risque de r�humidification du produit |
produits carn�s (2) |
|
Sucrage |
--- (4) (B, L, M) |
|
+++ | |
+++ |
risque de r�humidification du produit |
fruits |
|
SO2 et sulfite |
-- (B. M) |
-- |
-- |
- |
+ | |
fruits/l�gumes |
|
Phosphates |
-- |
--- | |
- |
+ |
augmente la tendret� |
viandes |
|
Acide ac�tique (vinaigre) |
--- (B. L) |
|
+ |
- |
+ |
diminue le pH |
produits carn�s |
|
Acide propinique |
---(M) | |
+ |
- |
+ |
diminue le pH |
fruits/l�gumes |
|
Acide sorbique |
---(B. L) |
|
+ |
- |
+ |
diminue le pH |
produits carn�s/fruits |
|
Acide citrique |
- |
- |
+ | | |
diminue le pH |
viandes rouges/ |
| |
en synergie |
en synergie |
+ |
--- |
+ | |
fruits/l�gumes |
|
Acide ascorbique |
---(M, L) |
- |
+ |
--- |
+ |
diminue le pH |
|
- limite faiblement
-- limite
--- limite fortement
+ favorise faiblement
++ favorise
+++ favorise fortement
M = moisissures
L = levures
B = bact�ries
(1) La fermentation favorise le d�veloppement d'esp�ces microbiennes utiles et limite le d�veloppement des esp�ces ind�sirables.
(2) Pour le salage des produits carn�s sensibles � l'oxydation des lipides, utiliser un sel le plus pur possible (NaCl), et �viter le gros sel marin.
(3) Le brunissement enzymatique des fruits est limit� par trempage dans un bain d'eau l�g�rement sal�e.
(4) Le sucrage limite le d�veloppement microbien en abaissant l'activit� de l'eau du produit. Il faut pour cela utiliser des doses suffisamment �lev�es de sucre sous peine de favoriser au contraire le d�veloppement des micro-organismes (voir paragraphe � cet effet).
Le choix du conservateur doit donc �tre fonction:
- de chaque aliment et des alt�rations qui vont �tre susceptibles de limiter sa conservation. va pas utiliser d'antioxydant pour s�cher des haricots verts car l'oxydation des lipides n'est pas un facteur limitant pour la conservation de ce produit;- des conditions de stockage et de la dur�e de conservation d�sir�e;
- de son efficacit�;
- de sa facilit� d'emploi dans un contexte socio-�conomique donn�;
- de sa toxicit� (1).
(1)Certains compos�s ou pr�traitements d'emploi d�licat et pouvant menacer directement la sant� humaine ont volontairement �t� omis (nitrates, antioxydants de synth�se...).
Parfois, certains conservateurs peuvent avoir une action compl�mentaire ou synergique. Dans tous les cas, pour chaque conservateur et pour chaque produit, il est n�cessaire de conna�tre avec pr�cision le contexte et les limites d'emploi du conservateur (consulter les normes officielles).
Quelques pr�traitements couramment employ�s
Le blanchiment
Le blanchiment ou pr�cuisson (surtout pour les l�gumes et les viandes) permet d'attendrir les produits, d'en fixer les couleurs, d'�liminer les gaz intercellulaires responsables de r�actions d'oxydation et de d�truire les enzymes pouvant provoquer des d�t�riorations. Le blanchiment � l'eau bouillante, plus simple, est pr�f�rable au blanchiment � la vapeur. L'incorporation future ou simultan�e d'additifs est favoris�e. Ainsi l'eau peut �tre additionn�e de soufre sous forme de sel de m�tabisulfite de potassium (5 g/l) ou d'acide citrique (3 g/l).
La sulfuration
Elle est utilis�e pour les fruits et l�gumes. Elle est surtout employ�e pour favoriser la conservation de la couleur du produit en limitant le brunissement. Elle a �galement une action anti-microbienne. Apr�s s�chage, la teneur en soufre r�siduelle dans le produit ne doit pas d�passer 1000 ppm (en partie par million soit 1 g/kg de produit sec). Le soufrage peut se faire soit par fumigation, soit par trempage.
· Le soufrage fumigation:
Le principe consiste � br�ler du soufre solide (en poudre) dont les fum�es vont impr�gner la surface des produits � s�cher. Pour cela, on dispose les produits frais d�coup�s dans une enceinte (soufroir) qui doit �tre herm�tique, une fois la combustion entam�e. En moyenne, un dosage de 5 � 6 g de SO 2/kg de produit frais permet une impr�gnation de 700 � 900 ppm de soufre par kg de produit sec en 2/3 heures.
Pour chaque cycle, il faut doser pr�cis�ment la quantit� de soufre en fonction de la masse de produits frais et du type de produit. Le dosage approximatif et syst�matique � la petite cuill�re souvent pr�conis� pour sa simplicit� est � proscrire.
La fumigation a pour principal inconv�nient de ne pas donner une impr�gnation homog�ne du soufre sur le produit. Elle a toutefois l'avantage d'�tre facile � mettre en uvre, de se faire par voie s�che pour un co�t relativement faible.
· Le soufrage par trempage au m�tabisulfite:
Le trempage des produits en solution � base de soufre est une alternative � la m�thode pr�c�dente. Il s'agit de tremper un lot de produits pendant 10 � 30 minutes dans une solution aqueuse concentr�e en m�tabisulfite de potassium ou de sodium de 3 � 9 g/l (1g/l de K 2S2O5 �quivaut � 500 ppm SO 2 1 g/l de Na 2S2O5 �quivaut � 660 ppm de SO 2)
Cette m�thode permet une grande souplesse d'utilisation en faisant varier les ratios concentration/temps d'immersion et volume de solution/masse de produit frais. Elle a l'avantage d'une impr�gnation homog�ne.
L'immersion en solution peut para�tre paradoxale avant le s�chage des produits, mais elle permet de travailler en semi-continu avec la cha�ne de d�coupe, ce qui �vite l'attente � l'air libre. L'ajout d'acide citrique � 3 g/l (1 gr �quivalent � 20 ml de jus de citron) a un effet synergique avec le m�tabisulfite. Pour �viter la fuite de substances du produit, on peut ajouter du sucre ou du sel � la solution.
Le sucrage par trempage
Pour les fruits, il existe une technique qui consiste � tremper les produits dans une solution fortement concentr�e en sucre. La diff�rence de concentration entre les deux milieux provoque une migration de l'eau vers la phase la plus concentr�e, en l'occurrence du produit vers l'eau sucr�e. On obtient ainsi une d�shydratation du produit accompagn�e d'un sucrage. Ainsi la pomme tremp�e pendant 6 heures � 50°C dans une solution sucr�e (60 g de sucre/100 g de solution) permet:
- d'enlever 40 g d'eau par 100 g de produit frais;- de sucrer le produit � raison de 10 g de sucre en plus par 100 g de produit frais.
Ce proc�d� est tr�s utilis� en Asie du Sud-Est pour les fruits semi-confits mais il n�cessite un blanchiment pr�alable. En Afrique, plusieurs contraintes limitent l'utilisation de ce proc�d� � l'�chelle artisanale. Le co�t du sucre est parfois �lev� et oblige � un recyclage des sirops dont la gestion est souvent difficile (stockage au froid, inversion du saccharose).
Le salage pour les viandes et les poissons
Il emp�che, par diminution de l'activit� de l'eau du produit, la prolif�ration microbienne. Deux m�thodes de salage sont possibles: en saumure ou � sec.
· Le salage en saumure:
Le produit est plong� dans l'eau sal�e (environ 100 g de sel/litre) pendant une dur�e de plusieurs jours qui d�pend du produit.
· Le salage � sec:
Le produit est frott� et recouvert de sel. Il est ainsi prot�g� de l'air ambiant par une enveloppe. L'action du sel est plus lente qu'en saumure car il n'agit qu'apr�s dissolution dans l'eau exsud�e par le produit. Avant le s�chage, il faut retirer l'exc�s de sel.
Le fumage pour les viandes et les poissons
Il permet un s�chage par entra�nement et une action sp�cifique de la fum�e par la production de compos�s antiseptiques, d'ar�mes et de couleurs particuliers. Le fumage peut se faire � chaud ou � froid.
· Le fumage � chaud:
Temp�rature des fum�es: entre 60 et 100° C. Dans ces conditions, les produits subissent �galement une cuisson. Ce proc�d� relativement violent provoque une certaine d�naturation des prot�ines et la destruction de quelques vitamines.
· Le fumage � froid:
Temp�rature des fum�es: inf�rieure � 30°('. La perte en eau est moins importante que dans le cas du fumage � chaud et la conservation des produits ne d�passe pas une semaine. Ce proc�d� �vite le cro�tage et permet une bonne p�n�tration de la fum�e dans les produits.
Le fumage � froid
Les op�rations de fumage, pratiqu�es de mani�re traditionnelle, n�cessitent un contr�le fr�quent de la fum�e. De plus, les consommations de bois sont tr�s importantes, ce qui contribue � la d�t�rioration du potentiel forestier, ph�nom�ne d'autant plus grave que de nombreuses r�gions sont d�j� touch�es par la crise du bois de feu.
LES CLAIES
Le s�chage � entra�nement par air chaud n�cessite de disposer les fruits et l�gumes pr�ts � s�cher sur des claies introduites dans le s�choir. La configuration des claies est fonction du dimensionnement du s�choir (notamment par rapport � la vitesse de l'air).
Un dimensionnement de l'ordre de 0,8 m 2 par claie est recommand� pour une meilleure homog�n�it� du s�chage. En tout �tat de cause, les claies ne devront pas d�passer 1,5 m 2 pour des questions de manipulation et de durabilit�. Si le support couramment utilis� est en bois, il doit �tre de bonne qualit� et trait� pour �viter son gauchissement (d�formation) en milieu humide. La propret� des claies est un facteur d'hygi�ne et l'emploi d'une toile amovible permet un nettoyage fr�quent sans alt�rer le support. Pour le s�chage ventil� de plantes ou de feuilles, on utilise des caissons o� la hauteur de produit est fonction du d�bit d'air.
Passons maintenant aux op�rations en « aval », apr�s le s�chage.
�tapes aval
LE TRI APR�S S�CHAGE
Le tri apr�s s�chage constitue la derni�re s�lection avant le conditionnement et la consommation. En fonction du cahier des charges visuelles impos� au produit (forme, texture, couleur), certains produits hors normes vont �tre �vacu�s. Comme les unit�s de s�chage en r�gions chaudes (autres qu'industrielles) n'ont g�n�ralement pas les moyens de contr�ler en laboratoire la qualit� du produit, notamment bact�riologique, la responsabilit� de retirer les produits douteux revient au personnel affect�. En effet, si le s�chage n'a pas �t� totalement homog�ne (c'est rarement le cas), certains produits plus humides et infest�s peuvent contaminer les autres ult�rieurement.
LE STOCKAGE AVAL
Dernier maillon de la cha�ne au sein de l'unit�, une bonne conservation du produit sec passe par un stockage dans un endroit propre � l'abri de l'humidit� et de la lumi�re. Compte tenu des conditions difficiles en r�gions chaudes et humides, il faut tenir compte, lors d'un entreposage prolong�, d'une possible r�-humidification. D'un point de vue formel, ce ph�nom�ne doit �tre �tudi� � partir des conditions hygrom�triques pr�vues lors du stockage et de la courbe de sorption du produit. La teneur en eau finale du produit apr�s s�chage fournit la valeur d'activit� de l'eau du produit � respecter. � cette valeur correspond un degr� d'hygrom�trie de l'air en �quilibre avec le produit. Si elle est maintenue au-del� de cette consigne, il y aura r�-humidification du produit. Dans la pratique, et � d�faut de pouvoir proc�der � de telles analyses, on cherchera �:
- augmenter l�g�rement les exigences de s�chage, de fa�on � mieux se pr�munir de risques de r�-humidification pr�judiciables;- am�liorer les conditions de stockage, notamment par un emplacement ad�quat dans les b�timents (cf. plus loin);
- porter sur l'emballage du produit les instructions de stockage que doivent respecter les consommateurs;
- apporter un soin particulier au conditionnement du produit (protection contre l'air ambiant).
Un produit correctement entrepos� doit conserver une bonne tenue de ses qualit�s visuelles, odorantes et gustatives. Il n'existe pas de normes relatives � la dur�e limite de conservation. En r�gle g�n�rale, le produit doit pouvoir se conserver un an.
LE CONDITIONNEMENT
Pour la plupart des produits secs, notamment fruits et l�gumes, le conditionnement en vrac, dans de grands r�cipients, ne doit �tre que temporaire (quelques heures) en attendant un emballage adapt�.
Le probl�me de la reprise en eau lors du stockage est fonction de la perm�abilit� du contenant. Le sachet plastique reste le mode de conditionnement le plus utilis�. Celui en poly�thyl�ne de 50 � 100 microns a l'avantage d'�tre souvent fabriqu� localement, ce qui facilite son approvisionnement. Il n'a cependant pas les qualit�s de protection contre l'air et l'eau qu'offre le sachet en polypropyl�ne, qu'il faut importer.
Le choix du mat�riau utilis� pour le conditionnement d�pend dans la pratique:
- de la nature de l'aliment;- des conditions de stockage et de manutention (temp�rature, humidit�, d�t�riorations physiques possibles...);
- des propri�t�s protectrices du mat�riau;
- de sa facilit� d'emploi;
- de sa disponibilit� et de son co�t sur les march�s locaux.
Protection offerte par divers mat�riaux d'emballage convenablement ferm�s
| |
Protection des aliments contre... | |||||||
|
Type d'emballage |
Perforation �crasement |
Lumi�re |
Air |
Humidit� |
Odeur |
Insectes |
Rongeurs |
Micro-organismes |
|
Bo�tes |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
|
Verre (bouteille) Bocal |
E-M |
E (verre color�) |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
|
Papier Sac |
F |
M |
F |
M |
F |
F |
F |
M |
|
Sachet |
F |
M |
F |
F |
F |
F |
F |
F |
|
Carton |
M |
E |
F |
F |
F |
F |
F |
M |
|
Bois (caisse) |
E |
E |
F |
F |
F |
F |
F |
M |
|
Poterie |
E-M |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
E |
|
Papier d'aluminium |
F |
E |
E |
E |
E |
M |
F |
M |
|
Films plastiques |
F |
F |
E |
E-M |
E-M |
F |
F |
M |
|
Bac de plastique |
F |
M |
E |
E |
E |
M |
F |
M |
E = Protection �lev�e
M = Protection moyenne
F = Protection faible
Source: « Conditionnement. Manuel de technologies du cycle alimentaire n° 7. », UNIFEM, New York 1993, 52 p.
La mise uvre: conditionnement/stockage
Enlever les produits des plateaux et les mettre dans un grand r�cipient tr�s propre. On recouvre ensuite ce r�cipient d'un morceau de tissu propre ou d'un filet prot�geant les produits des poussi�res et insectes. On remue les produits deux � trois fois par jour. On les laisse huit � dix jours dans le r�cipient.
On introduit les produits dans les r�cipients dans lesquels ils sont stock�s. Ces r�cipients doivent �tre enti�rement secs. Il faut aussi prot�ger les produits des insectes et de la salet�.
Les r�cipients usuels sont: le pot en pierre; le pot d'argile ou m�tallique, gourde s�che, sac en papier ou tissu; des bocaux en verre, une bo�te m�tallique avec couvercle �tanche bien ajust�.
Scellage des r�cipients: une fois le couvercle fix�, on l'entoure d'un �pais anneau de tissu (2,5 cm) que l'on a baign� dans de la parafine ou de la cire d'abeille. On enroule l'anneau pendant que la parafine est chaude, en s'assurant que tout l'espace entre le r�cipient et le couvercle est rempli.
Si on a mis les produits s�ch�s dans des sacs en papier ou en tissu, on met ces sacs dans un plus grand r�cipient. On scelle le grand r�cipient, une fois qu'il est rempli de sacs.
Le graphe de la page ci-contre r�sume ces diff�rentes composantes amont et aval d'une activit� de s�chage.
Diff�rentes composantes amont et aval d'une activit� de s�chage
Ce rapide aper�u va nous permettre de pr�senter la conception d'une unit� artisanale ou semi-industrielle:
- organisation et dimensionnement des locaux;- choix du site.
L'organisation et le dimensionnement des locaux
L'organisation des locaux de l'unit� constitue un probl�me � consid�rer d�s l'�tude pr�alable de faisabilit� d'une activit� de s�chage. Cela conditionne la qualit� du produit et la performance de l'unit�. Les objectifs � retenir dans la conception d'une activit� sont les suivants:
- hygi�ne du travail (limitation des risques de contamination du produit);- fonctionnalit� (facteur de productivit� et de qualit�).
La r�partition d'une unit� en trois zones: la conception d'un b�timent de s�chage doit, quelle que soit sa taille, pouvoir se dissocier en trois zones pour r�pondre aux diff�rents �tats du produit trait�:
- une zone de travail de la mati�re premi�re;- une zone de s�chage qui contient le s�choir et des « espaces tampon »;
- une zone de travail de la mati�re s�che.
Cette r�partition a l'avantage de pouvoir cloisonner physiquement les zones pour y appliquer des r�gles de travail sp�cifiques en fonction de l'�tape de l'�laboration du produit.
Le sch�ma de principe pr�sent� page suivante est un exemple de b�timent au Burkina Faso qui illustre bien ce concept et permet de pr�ciser chaque zone sp�cifique.
Plan type d'une unit� artisanale
LA ZONE DE TRAVAIL DE LA MATI�RE PREMI�RE DITE « ZONE HUMIDE »
Cette zone est la premi�re et certainement la plus importante de l'unit�. Elle regroupe les op�rations multiples en amont du s�chage qui concernent le produit � l'�tat frais (facteur d'hygi�ne pr�pond�rant).
Selon les types et les quantit�s de produit, le stockage, le tri amont et le lavage peuvent se faire � l'ext�rieur (cas d�crit dans l'exemple). Le stockage devra n�anmoins �tre fait sous un appentis s'il y a des risques de pluie.
Le produit arrive ensuite dans la premi�re pi�ce pour �tre pr�par� au s�chage (�pluchage, evisc�rage...). La vuln�rabilit� du produit � ce stade oblige � la plus grande rigueur dans la conception des locaux:
- pr�voir une protection face au milieu ext�rieur, source de contamination microbienne en limitant et prot�geant les ouvertures (contre les insectes, les animaux, la poussi�re...);- pr�voir une �vacuation facile des d�chets vers l'ext�rieur par une trappe pr�vue uniquement � cet effet;
- pr�voir que le nettoyage des sols et des murs doit �tre facile, parce que fr�quent: surface enduite contre la poussi�re, inclinaison du sol pour un nettoyage � grande eau.
La surface de cette pi�ce qui accueille le personnel et le mat�riel de pr�paration doit �tre pr�cis�ment calcul� en fonction:
- de l'organisation de ce poste (quantit� de produit, dur�e quotidienne de traitement);- de la productivit� du personnel qui, avec le point pr�c�dent, d�termine le nombre de postes de travail;
- du besoin d'espace pour bien isoler la mati�re fra�che et les d�chets courants;
- de la place prise par le mat�riel (tamis, tables et chaises).
Pour une entreprise de petite taille, cette pi�ce pourra contenir si besoin les op�rations de pr�traitement, qui mobilisent une surface suppl�mentaire.
LA ZONE DE S�CHAGE QUI CONTIENT LE S�CHOIR
Le produit trait� en zone humide est maintenant pr�t pour le s�chage. Il faut pour cela « enclayer » le produit (le disposer dans le s�choir). Il est pr�f�rable de ne pas r�aliser cette op�ration dans la zone humide pour limiter � la fois les risques de contamination (hygi�ne) et d'encombrement g�nant pour la circulation (fonctionnalit�).
La zone de s�chage commence donc par un espace tampon, antichambre du s�choir, la salle d'enclayage. Rappelons que les s�choirs doivent �tre install�s � l'abri du vent.
La conception de la zone de s�chage est tributaire du type de s�choir pr�vu. Entre autres, il faut tenir compte:
- de la disposition des entr�es/sorties « air » du s�choir dans le b�timent pour faciliter l'arriv�e d'air frais et �viter l'�vacuation d'air humide dans la zone de s�chage et les risques de condensation de la vapeur d'eau;- de la disponibilit� de l'�nergie de chauffage de l'air, qui, dans le cas d'�nergies fossiles comme le gaz, le bois, le fuel doit �tre stock�e � proximit� et facile � acheminer;
- du nombre d'entre/sortie « produit » dans le s�choir. La solution est d'avoir une sortie du produit sec diff�rente de l'entr�e du produit humide pour une meilleure distinction spatiale des zones, qui facilite l'am�nagement des locaux;
- de l'espace n�cessaire de circulation autour du s�choir fonction de la dimension des claies voire des chariots mobiles (dimension des portes, angles morts);
- de l'isolation des murs du s�choir, notamment ceux qui donnent sur l'ext�rieur (contre l'humidit�).
Remarque: Dans le cas de l'installation d'un s�choir solaire avec rayonnement direct, le s�choir est construit � l'ext�rieur, ind�pendant du b�timent. Cette configuration pose le probl�me du contact de la mati�re fra�chement �pluch�e avec l'air ambiant ext�rieur au moment o� elle est la plus sensible aux risques microbiologiques. Il convient de prendre le maximum de pr�cautions pour diminuer les risques (distances courtes, surface au sol propre, abri voire tunnel de passage).
Dans notre exemple, le s�choir est � l'int�rieur du b�timent. L'acc�s est alors direct � partir de la pi�ce d'enclayage, qui permet le cas �ch�ant d'entreposer chariot et claies.
LA ZONE DE TRAVAIL DE LA MATI�RE S�CHE DITE « ZONE S�CHE »
Une fois sec et stabilis�, le produit doit pouvoir �tre d�clay� rapidement. Afin de respecter le parcours « physiologique » du produit, il convient de ne pas utiliser la m�me pi�ce que pour l'enclayage. Par cons�quent, la zone s�che commence par une pi�ce tampon similaire � celle avant l'entr�e en s�choir. Ce sera le lieu pour r�aliser un premier tri aval.
Au-del�, la salle de conditionnement est la derni�re pi�ce o� le produit sera travaill� avec si n�cessaire une transformation secondaire (broyage...) pour r�pondre au cahier des charges du client. La conception de cette pi�ce est semblable � celle de pr�paration dans la zone humide, hormis la contrainte de nettoyage � grande eau.
Une fois emball�, le produit doit �tre stock� jusqu'� l'exp�dition. Cette op�ration doit r�pondre � des exigences qui se traduisent dans la conception de la pi�ce de stockage. Le produit sec peut �tre stock� plus de six mois dans ce m�me endroit. Il convient de conserver cette pi�ce propre (protection de l'ext�rieur) et la moins sensible possible au variations climatiques saisonni�res (pi�ce � l'abri du rayonnement solaire et de l'humidit�, forte inertie thermique: murs �pais, �ventuellement isol�s, non orient�s au soleil si possible). Le projet de b�timent, ou sa localisation dans un b�timent d�j� existant, devra tenir compte de ces contraintes.
PI�CES ANNEXES ET R�GLES G�N�RALES
En plus des pi�ces dites « techniques », l'am�nagement du b�timent peut comprendre, selon la taille de l'unit�:
- un local pour le personnel;- un bureau pour la direction de l'unit�.
Le premier permet aux ouvriers de se pr�parer aux activit�s de l'unit�, le second est n�cessaire pour une gestion ordonn�e des activit�s de l'unit�.
Parmi les commodit�s � prendre en compte d�s la conception de l'unit�, les �clairages, la ventilation et les arriv�es de l'eau dans chaque pi�ce doivent �tre correctement dimensionn�s et situ�s dans un souci de confort de travail et d'hygi�ne.
ENVIRONNEMENT DU B�TIMENT
Dans notre exemple, une partie des activit�s se d�roule � l'ext�rieur, comme le stockage amont, le tri amont ou le lavage de la mati�re premi�re. Pour chacune de ces op�rations, au m�me titre que celles � l'int�rieur, leur emplacement devra �tre con�u en fonction de plusieurs niveaux de contraintes:
- dimensionnement de l'espace n�cessaire;- protection minimum du milieu ext�rieur;
- respect de la r�partition en trois zones.
Par exemple: l'am�nagement de l'aire de stockage se fera avec le souci d'une bonne conservation du produit pendant l'entreposage avec si n�cessaire la construction d'un hangar et de bacs pour une r�partition selon le degr� de maturit�.
L'acc�s imm�diat au b�timent est aussi un �l�ment � prendre en compte dans la gestion d'une unit�.
Par exemple: chemin impraticable en saison des pluies, voie unique d'entr�e/sortie sont des exemples de probl�mes qui peuvent entraver la bonne marche de l'unit� s'ils ne sont pas int�gr�s avant le d�marrage de l'activit�.
Enfin, et m�me si cela peut para�tre �vident, rappelons que les b�timents doivent �tre �loign�s de tous lieux de contamination microbienne (latrines, points d'eau stagnante, lieux de stockage des d�chets...).
L'ex�cution de toutes ces recommandations peut para�tre fastidieuse et surtout on�reuse lorsque l'on sait que le niveau d'am�nagement d'une unit� d�pend g�n�ralement des moyens financiers mobilisables par le promoteur aupr�s d'une banque, sous forme de cr�dit. Mais, � l'�chelle artisanale ou semi-industrielle, cette approche trouve sa justification pour deux raisons majeures:
- la dur�e de vie d'un b�timent est suffisamment longue pour amortir l'investissement initial sur une longue p�riode;- la charge financi�re d'amortissement des investissements p�riph�riques du s�choir (b�timent, outillage...) est souvent tr�s faible par rapport aux charges variables annuelles d'exploitation. Les efforts consentis ne repr�sentent qu'une faible part dans le r�sultat d'exploitation. Ne pas les consentir peut �tre une erreur de gestion. Ce sera le cas si, du fait de locaux trop petits ou d'outils inadapt�s au rythme de production, la productivit� du travail, la productivit� du s�choir et la qualit� du produit final s'en ressentent. Si les investissements p�riph�riques d'une unit� de s�chage repr�sentent 10 % des charges annuelles de l'exploitation, il suffit qu'une r�duction de 50 % de l'investissement consenti sur ce poste entra�ne un surco�t de plus de 5 % sur l'ensemble de l'activit� pour que ce soit l� un mauvais choix
L'organisation du travail dans une unit� de s�chage
Les facteurs susceptibles de contrarier les objectifs « qualit� » et « rentabilit� » d'une activit� de s�chage sont nombreux. Il peut s'agir de conditions climatiques, mais aussi de facteurs li�s � la gestion des ressources humaines.
Pour faire face aux facteurs impond�rables, le promoteur d'une activit� de s�chage doit pouvoir analyser le fonctionnement de cette activit�. D�s le d�marrage de son unit�, des m�thodes de suivi de: gestion propre � chaque phase de l'op�ration sont n�cessaires.
LA PLANIFICATION DE L'APPROVISIONNEMENT EN MATI�RE PREMI�RE
Cette �tape va conditionner syst�matiquement la suite des op�rations. Un retard impr�vu de l'arrivage en mati�re premi�re et la plupart de l'activit� est bloqu�e. Une mauvaise qualit� de cette mati�re premi�re se r�percute directement sur la qualit� du produit fini et sur la rentabilit� de l'unit� (baisse de la demande).
La difficult� � ce niveau r�side dans la capacit� � planifier l'approvisionnement. Au niveau domestique, le choix est souvent guid� par l'utilisation des surplus de production invendus, ou l'achat en petite quantit� de produits frais au cours le plus bas. L'approvisionnement peut donc �tre relativement al�atoire.
� l'�chelle artisanale ou industrielle par contre, il faut �laborer une v�ritable strat�gie d'approvisionnement en mati�re premi�re. L'objectif d'obtenir la mati�re premi�re au prix le plus bas n'est pas suffisant, il faut plut�t raisonner en terme de co�t global d'un approvisionnement en temps opportun en mati�re premi�re, et int�grer cette donn�e dans le calcul du prix de revient final. Cette approche permet d'int�grer le co�t du transport et le surco�t des pertes en amont et de remarquer que cette �tape peut repr�senter entre 15 et 20 % des charges dans une unit� semi-industrielle. � ce stade, il faut pouvoir distinguer deux cas, pour un m�me niveau de production:
- un approvisionnement peu fr�quent, mais en grosses quantit�s. Lorsque l'unit� de s�chage est �loign�e des lieux de r�colte, il est parfois n�cessaire de faire venir la mati�re premi�re par camion de tonnage cons�quent plut�t que de proc�der � de multiples voyages avec � chaque fois des quantit�s r�duites transport�es. L'�conomie sur les co�ts de transport alors r�alis�e peut �tre importante. Cela pr�suppose cependant des capacit�s de stockage suffisantes en amont du s�chage, un tri « amont » relativement s�v�re et une capacit� de s�chage de l'unit� ad�quate pour traiter la totalit� du chargement re�u avant sa d�gradation;- un approvisionnement plus fr�quent. Il convient lorsque la mati�re premi�re disponible est proche. La s�lection n'en est que plus facile, mais le co�t est souvent �lev�: mobilisation d'un responsable en permanence pour des transports r�p�t�s.
Par ailleurs, l'�loignement n'est pas le seul facteur qui joue sur la qualit� du produit. L'exp�rience a prouv� qu'il valait mieux un transport de 300 km sur une route goudronn�e de bonne qualit� avec un v�hicule disposant de bons amortisseurs que 30 km sur un chemin chaoteux, provoquant une d�gradation tr�s rapide du produit frais malmen� par le transport.
LE STOCKAGE/D�STOCKAGE DE LA MATI�RE PREMI�RE
Avec l'entassement des produits, le probl�me se pose souvent d'une maturation incontr�l�e en cours de stockage, qui peut aller jusqu'au pourrissement.
La gestion quotidienne du stock de mati�re premi�re est un facteur pr�pond�rant dans la r�ussite d'une activit� de s�chage. Outre la s�lection, chaque jour, des produits � pr�parer, le suivi quantitatif du stock � l'aide d'une simple fiche d'entr�e/sortie permet la planification de l'approvisionnement. Apr�s quelques temps, et l'exp�rience aidant, cela permet de calculer avec justesse les quantit�s n�cessaires afin d'�viter les ruptures de stocks tout en limitant les pertes (surplus, d�chets).
LA PR�PARATION DU PRODUIT
� ce stade, il faut pouvoir suivre l'�volution du produit au cours de la pr�paration (taux de d�chets) et l'organisation du travail (nombre d'ouvriers, temps de travail par op�ration unitaire).
LE CHARGEMENT DU S�CHOIR
C'est l'occasion de peser les quantit�s de mati�re � s�cher par claie ou par charriot, afin de respecter les charges nominales de produits qui conditionnent les performances du s�choir.
Que ce soit des claies, un tapis roulant ou des caissons (pour les plantes), la qualit� du s�chage va d�pendre de la densit� de chargement du produit dans le s�choir. En s�chage par lots, une surcharge des claies (� titre indicatif: sup�rieure � 10 kg/m 2 pour les fruits et l�gumes) peut perturber le s�chage (modification des vitesses d'air, saturation en humidit�) jusqu'� provoquer l'apparition de moisissures.
Pour chaque produit, il est n�cessaire de d�terminer la densit� optimale de chargement qui devra �tre respect�e pour chaque cycle de s�chage. Par exemple, dans le cas d'un s�chage par claies, une pes�e syst�matique du produit frais � d�poser par claie devra �tre effectu�e.
MA�TRISE DU S�CHAGE
Au stade artisanal ou semi-industriel, obtenir un produit fini conforme au cahier des charges (qualit�, homog�n�it�, prix de revient) n�cessite la ma�trise de tous les param�tres du s�chage.
Cette ma�trise du s�chage est fonction de l'outil de production mais aussi de la conduite par l'op�rateur. La diversit� des s�choirs pr�sent�s au chapitre pr�c�dent illustre la difficult� � �tablir des r�gl�s g�n�rales. � chaque s�choir correspond un mode d'intervention. Selon le degr� de technicit� du s�choir, l'utilisateur pourra agir sur certains des param�tres physiques qui influencent le s�chage: Temp�rature de s�chage (Ts), Humidit� Relative de l'air (HRs), D�bit d'air (Da).
Dans le cas du s�chage naturel voire du s�chage solaire am�lior� (direct ou indirect), la ma�trise du s�chage reste tr�s limit�. Le flux et l'�chauffement de l'air sont directement fonctions du rayonnement solaire, ce qui laisse peu de place � la r�gulation par l'utilisateur. Ce type de s�chage est donc � r�server plut�t aux activit�s domestiques mettant en jeu de faibles quantit�s sans autres contraintes.
Au stade artisanal ou semi-industriel, l'utilisation d'un syst�me de s�chage aussi simple (et peu co�teux) que les pr�c�dents se justifie rarement face aux risques encourus sur le produit fini (probl�me de qualit� et d'homog�n�it�, qui peuvent nuire � l'image de la soci�t� aupr�s de ses clients). Il sera rappel� au prochain chapitre que:
- le s�choir le moins cher n'est pas obligatoirement le plus rentable pour une entreprise;- le s�choir le plus rentable sur le plan strictement financier n'est pas obligatoirement le plus recommand� s'il ne permet pas une bonne qualit� homog�ne du produit, et une production r�guli�re (ou du moins en temps voulu par le client).
Au-del� de la conception du s�choir et des caract�ristiques du produit, il est n�cessaire d'acqu�rir l'exp�rience qui donne le savoir-faire. De nombreux facteurs influent sur le r�sultat final parmi lesquels:
LA TEMP�RATURE DE CONSIGNE DE S�CHAGE (TC)
Elle est �tablie pour chaque produit, en fonction de la phase de s�chage et de la temp�rature maximale admissible par le produit (cf. chapitre V). Cette temp�rature ne doit pas �tre d�pass�e au risque de provoquer une d�gradation de la qualit� du produit (br�lures, brunissement, cro�tage...).
C'est pourquoi un s�chage de qualit� ne peut se ma�triser qu'avec un contr�le assidu de la valeur de la temp�rature de s�chage pendant le cycle de d�shydratation.
Le type de thermom�tre et sa position par rapport au flux d'air d�termine la repr�sentativit� de la valeur mesur�e. Pour cela, on emploiera plut�t des thermom�tres - type sonde - (thermocouple ou � r�sistance au platine) et la prise de temp�rature se fera g�n�ralement, juste avant l'arriv�e sur la premi�re claie. Les protocoles et appareils de mesure seront expos�s dans le d�tail en troisi�me partie.
LA PERMUTATION DES CLAIES
Au cours du s�chage, l'air se charge en humidit� au fur et � mesure qu'il traverse des produits. Il est donc logique qu'au cours d'un m�me cycle, les produits les « premiers servis » en air sec, c'est-�-dire les plus proches de l'arriv�e d'air chaud, s�chent plus vite que les derniers. Dans les s�choirs de type « Batch » (s�chage statique par opposition au syst�me semi-continu ou continu), pour rem�dier � l'h�t�rog�n�it� de ce type de s�chage, l'utilisateur est oblig� de permuter r�guli�rement les claies.
En moyenne, sur un s�choir armoire, il faut une permutation de haut en bas, toutes les 3 � 4 h pour un cycle de 24 � 36 h. Le syst�me de chicanes permet de travailler par �tage (lot de 3 � 4 claies quasi homog�nes), mais l'exp�rience a prouv� qu'il fallait tout de m�me num�roter les claies pour ne pas s'y perdre. Pour un s�choir tunnel � chariot utilis� en batch, la contrainte est moins lourde puisqu'il faut permuter les chariots seulement une fois en cours de s�chage, vers la fin de la phase II.
LE TAUX DE S�CHAGE
La valeur finale de la teneur en eau du produit est importante, car elle caract�rise le degr� de s�chage (tr�s sec, sec, humidit� interm�diaire). Arr�ter le s�chage au moment voulu permet d'�viter le sur s�chage qui d�grade le produit (durcissement) ainsi que le gaspillage d'�nergie et de temps.
Il n'existe pas de syst�me de mesure en continu de cette teneur en eau. En unit� artisanale, une m�thode exp�rimentale consiste � pr�parer et isoler quelques �chantillons (3 minimum) calibr�s (masses de produit connu). Dispos�s correctement dans le s�choir, ils serviront en fin de s�chage de lots «t�moin ». On pourra calculer la teneur en eau du produit � chaque pes�e de ces �chantillons (au moment des permutations par exemple).
En effet, connaissant la teneur en eau et le poids initiaux de l'�chantillon, on en d�duit la teneur finale (calcul expos� sur un exemple au chapitre IV, et rappel� au chapitre V sous forme math�matique). Lorsque les lots sont homog�nes, les pes�es pr�cises et un carnet de relev� mis � jour, on obtient un r�sultat satisfaisant. (cf. chapitre X).
LE CONTR�LE DE LA TEMP�RATURE DE SORTIE ET LA R�GULATION DU D�BIT D'ENTR�E
Au fur et � mesure de l'op�ration de s�chage, l'air de sortie devient de moins en moins satur� en vapeur d'eau. Ceci abaisse le rendement �nerg�tique. Il est alors possible d'opter pour un syst�me � recyclage d'air o� une partie de l'air humide de sortie est conserv�e afin d'utiliser au mieux l'�nergie fournie � l'air pour le s�chage. En effet, m�me si cet air est plus charg� d'eau que l'air ext�rieur (s'�tant charg� de l'eau du produit), il peut disposer d'un meilleur pouvoir �vaporatoire puisqu'il a, lui, �t� d�j� r�chauff�.
Sans un tel syst�me il faudra veiller, lorsque c'est possible, � moduler le couple d�bit d'air/puissance de chauffe au fur et � mesure du s�chage (en fonction du degr� d'humidit� du produit).
Dans un s�choir armoire � gaz, cette r�gulation manuelle permet une diminution de 20 % de la consommation de gaz pour atteindre en moyenne 2,5 kwh/kg d'eau extrait. Ces efforts ne permettent pas d'emp�cher un rendement tr�s mauvais, lorsqu'il faut enlever les derniers grammes d'eau, pour lesquels on met en jeu environ 10 kwh/kg d'eau!
TRI/CONDITIONNEMENT
Il est utile � ce stade de mesurer le taux de produits hors normes, qui ne peuvent �tre commercialis�s selon le cahier des charges clients. Si ce taux reste important (soit � titre indicatif: 10 % par rapport � la sortie s�choir) apr�s la phase d'exp�rimentation, il faudra rechercher la cause entre l'outil de s�chage, la mati�re premi�re et la conduite des activit�s.
S'il faut modifier le syst�me, il est toujours utile de proc�der � une �valuation �conomique sommaire des diff�rentes options qui se pr�sentent.
On peut avoir, par exemple, � choisir entre:
- acheter une mati�re premi�re plus ch�re, mais de meilleure qualit� ou plus apte au s�chage;- consacrer davantage d'attention (donc de main-d'uvre) au tri en amont du s�chage;
- investir dans une am�lioration du s�choir;
- se contenter d'�liminer les produits hors normes lors d'un tri plus prononc� en aval du s�chage;
- conserver le syst�me et son mode de fonctionnement en l'�tat et accepter de vendre moins cher un produit final de moindre qualit�;
- etc.
STOCKAGE AVAL
Le suivi des stocks de produits finis est pr�pond�rante dans la gestion de l'activit�. � ce stade, il est m�me recommande de faire un suivi dans le temps de la qualit� des produits par lot (cycle de s�chage...) de fa�on � d�celer d'�ventuels d�fauts et en rechercher les causes.
Chapitre VIII: El�ments d'�valuation �conomique des projets
L'int�r�t de l'�valuation �conomique
Afin de r�aliser le choix d�finitif, apr�s examen et dimensionnement du s�choir, il faut se donner des r�gles d'�valuation �conomique pour r�aliser le meilleur choix. Cela permet d'une part de v�rifier que le projet techniquement identifi� r�pond bien aux exigences �conomiques que l'on s'est fix�, d'autre part de v�rifier que ce projet est bien le plus int�ressant parmi toutes les options de s�chage qui satisfont aux crit�res techniques et aux objectifs de production.
Ces exigences seront diff�rentes selon les objectifs poursuivis.
LE CAS DU S�CHAGE POUR LA CONSERVATION SANS OBJECTIF DE VENTE MARQU�
S'il s'agit essentiellement d'assurer une meilleure conservation des aliments produits localement, sans objectif particulier de les vendre, il faudra veiller � ce que le projet final satisfasse bien, et mieux que d'autres, les attentes de l'utilisateur en termes de services rendus par le s�choir. On comparera en particulier les co�ts de chaque option et leurs avantages respectifs.
Les co�ts et avantages � consid�rer ne se limitent pas aux seuls aspects mon�taires. C'est du reste ce qui distingue une analyse �conomique d'une analyse purement financi�re. Certains co�ts peuvent �tre non mon�taires, comme ce peut �tre le cas du travail pour le s�chage, si cette activit� ne rentre pas en concurrence avec une autre activit� r�mun�r�e. Dans le cas du s�chage pour l'autoconsommation, la plupart des avantages envisageables seront non mon�taires:
- am�lioration de la dur�e de vie du produit alimentaire;- am�lioration de sa qualit� (par rapport � un s�chage traditionnel par exemple);
- am�lioration de ses caract�ristiques hygi�niques;
- moindre temps consacr� � cette activit� qu'avec d'autres syst�mes de s�chage;
- esth�tique et fonctionnalit� particuli�res de tel ou tel s�choir.
Un crit�re d'ordre financier pourra �tre inclu � l'analyse, si l'utilisateur pr�voit d'utiliser occasionnellement ce s�choir pour commercialiser de petites quantit�s de produit s�ch� sur les march�s.
Dans un tel cas d'usage non commercial d'un s�choir, et sauf si le s�choir est fourni gracieusement par un donateur qui ne veut « payer » que pour des types bien d�finis (par lui) de services rendus par le s�choir, ce sera � l'utilisateur de se prononcer sur la fa�on de comparer les diff�rentes options techniques envisageables au regard de crit�res multiples et souvent non quantifiables.
CAS DU S�CHAGE POUR UNE PRODUCTION DE TYPE COMMERCIAL
Si l'objectif principal assign� au projet est la production d'aliments s�ch�s pour un march�, les r�gles de la comparaison seront modifi�es au profit de crit�res essentiels dans ce cas, tels que la rentabilit� strictement financi�re de l'op�ration. L'�valuation �conomique devra n�anmoins toujours inclure des crit�res qui ne sont qu'indirectement financ�s ou pas du tout.
· La r�gularit� de l'approvisionnement et l'homog�n�it� de la qualit� du produit �labor� sont des crit�res qui ne sont pas directement mon�taires, mais peuvent le devenir bien vite... si du fait de manque de r�gularit� dans la qualit� ou dans la fourniture du produit au client, celui-ci r�duit ses commandes. Un tel crit�re peut conduire � choisir finalement un s�choir qui, bien que moins rentable qu'un autre pour un m�me niveau de production, respecte mieux les contraintes impos�es par la client�le.· L'incertitude sur les performances du s�choir est aussi un crit�re important. Un tel crit�re peut conduire � l'abandon d'une option de construire un s�choir nouveau, adapt� aux conditions sp�cifiques d'usage envisag�, et estim� plus performant que d'autres � cet �gard, pour un s�choir peut-�tre moins performant, peut-�tre moins rentable, mais d�j� �prouv� de longue date, et dont on canna�t avec plus de certitude le comportement dans la r�alit�.
· L'incertitude sur les param�tres du calcul de la rentabilit� financi�re peut aussi influencer fortement le choix final. Il peut exister une forte incertitude sur le prix de la mati�re premi�re (N'y a-t-il pas de risques de mauvaise r�colte pour les ann�es � venir, ou d'augmentation de la demande qui risqueraient de rendre plus difficile l'approvisionnement � des prix relativement bas � l'avenir?), ou sur le prix de vente du produit final (Est-on garanti de pouvoir �couler la production au prix que l'on a estim�? Quel est le rythme de d�veloppement de la concurrence?). La prise en consid�ration d'un tel crit�re peut induire un choix a priori « sous-optimal » de s�choir: moindre niveau d'investissement pour limiter les risques, ou moindre niveau de production initiale, de fa�on � «voir venir ».
· L'adaptabilit� du s�choir aux contraintes locales, de fabrication, d'utilisation, d'entretien, a �t� abord�e lors de l'�laboration du cahier des charges, mais elle doit �tre reconsid�r�e plus en d�tail au moment du choix final du type de s�choir � implanter, lorsque les param�tres pr�cis du choix technique sont disponibles.
· Lorsque la personne qui envisage de monter ou d'agrandir une unit� de s�chage a d'autres activit� (par exemple la production agricole), elle devra par ailleurs �valuer si le surplus de travail sur le s�chage posera un probl�me de concurrence entre les diverses activit�s qu'elle exerce. Cette concurrence s'exprimera, selon les circonstances, soit en termes d'incompatibilit�s dans l'emploi du temps, soit en termes de manque � gagner � se consacrer plus � une activit� qui, pour les moments requis, rapporte moins qu'une autre. Dans tous les cas, cela peut induire des modifications dans le choix du projet.
Doit-on attendre la fin d'une proc�dure de choix pour proc�der � une analyse �conomique?
UNE �VALUATION �CONOMIQUE APPROFONDIE NE PEUT SE FAIRE QU'EN CONNAISSANCE DES PARAM�TRES ESTIM�S EN AMONT DANS LA PROC�DURE
Une �valuation �conomique doit toujours clore la conception d'un projet de s�chage. C'est une r�gle d'or, m�me si pour les investissements les plus modestes et les probl�mes les plus simples elle ne doit pas obligatoirement �tre tr�s sophistiqu�e. Elle devra �tre men�e pour s'assurer que le projet est:
- int�ressant sur le plan �conomique (un exemple d'une telle �valuation est pr�sent� dans la section suivante);- plus int�ressant que d'autres projets envisageables sur le plan technique (un exemple de comparaison �conomique entre deux options est pr�sent� dans la section suivante).
L'�valuation �conomique approfondie prend place en fin de processus. Ce n'est que lorque les param�tres du syst�me de s�chage sont identifi�s (caract�ristiques physiques, organisation de l'activit� clans son ensemble...) que l'on peut v�ritablement estimer les param�tres qui doivent �tre pris en compte dans l'analyse �conomique (co�t du s�choir, main-d'uvre, approvisionnement...), et donc faire cette analyse.
Cela dit, cela ne doit pas cantonner l'analyse �conomique � la fin du processus, pour au moins deux raisons.
La premi�re est que les r�sultats de l'analyse �conomique peuvent conduire � r�examiner les objectifs et les choix techniques. Il se peut que l'analyse �conomique montre que les solutions envisag�es ne sont pas si int�ressantes qu'elles pouvaient le para�tre. Il peut �tre alors n�cessaire de revenir (presque) au point de d�part du processus, en formulant autrement le projet. Ce nouveau projet passera � son tour par une phase de dimensionnement physique et de r�flexion sur l'organisation de l'activit�, et sera � nouveau « test� » par l'�valuation �conomique. C'est un processus it�ratif.
La deuxi�me raison, pour ne pas fixer de fa�on trop rigide la position de l'�valuation �conomique en fin de conception du projet, est qu'il est fortement recommand� d'en effectuer une premi�re, sommaire, au d�but du processus (en m�me temps que l'�laboration du cahier des charges).
Cette �valuation �conomique sommaire, et son int�r�t, sont pr�cis�s dans le paragraphe ci-dessous.
L'�VALUATION �CONOMIQUE SOMMAIRE EN D�BUT DU PROCESSUS DE MONTAGE D'UN PROJET
�viter de se lancer dans une �tude technico-�conomique d�taill�e si quelques consid�rations simples permettent de conclure � un manque d'int�r�t du projet
La d�finition compl�te d'un projet de s�chage n�cessite, on l'a vu tout au long de cette premi�re partie, un effort important de r�flexion pour r�pondre � de multiples questions:
- quel produit?- quel volume de production?
- selon quel �ch�ancier?
- quel s�choir?
- quelle unit� de s�chage?
- quel mode d'organisation de l'activit�?
- etc.
Cet effort de r�flexion ne sera engag� que si l'on a a priori l'id�e que le projet envisag� peut pr�senter un int�r�t �conomique au sens large. Une �valuation �conomique simplifi�e et sommaire peut aider � se faire une id�e � ce sujet.
Un exemple d'�valuation �conomique sommaire peut �tre le suivant: un entrepreneur, qui n'est pas producteur lui-m�me, envisage d'implanter une unit� de s�chage dans une zone de production du produit envisag�.
Les param�tres dont il dispose avant une �tude plus d�taill�e sont les suivants:
- la mati�re premi�re s'ach�te entre 50 et 75 FCFA/kg (1);- il faut 10 � 15 kg de mati�re fra�che pour produire 1 kg de produit sec;
- le prix de vente du produit s�ch� se situe entre 1 750 et 2 500 FCFA/kg.
(1)100 FCFA = 1 franc fran�ais = 0,2 dollar am�ricain (ao�t 1995).
Dans le cas le plus favorable qui se pr�sente � lui, le produit est vendu � 2 500 FCFA/kg, la mati�re premi�re achet�e � 50 FCFA/kg, et le rendement du s�choir est de 10 kg de produit frais pour 1 kg de produit s�ch�. La diff�rence entre prix de vente et prix d'achat, rapport�s au kilogramme de produit �labor�, est donc de: 2 500 - 10.50 = 2 000 FCFA/kg. Dans le cas le plus d�favorable par contre, elle n'est que de: 1750 - 15.75 = 675 FCFA/kg
Ce que sugg�rent ces donn�es, c'est que si les co�ts unitaires du s�chage, hors l'achat de la mati�re premi�re, reviennent � plus de 675 FCFA/kg, il existe un risque que l'op�ration ne soit pas rentable. L'�valuation �conomique sommaire en d�but de montage du projet permet ainsi, m�me si elle doit �tre remise en cause par la suite, de savoir � l'avance s'il est n�cessaire d'engager une analyse technico-�conomique pouss�e. Dans le cas pr�sent, et compte tenu des gammes de co�ts du s�chage, il est l�gitime de poursuivre l'analyse: de nombreux s�choirs offrent la possibilit� de s�cher � un co�t unitaire moindre que cette limite, pour un volume de production suffisant, du moins.
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Exemple d'�valuation �conomique pr�alable sur un cas concret Au Niger, l'oignon s�ch� traditionnellement, le gabou, s'ach�te � 100 FCFA/kg. L'oignon obtenu par la technique du s�chage solaire, de meilleure qualit�, doit �tre vendu � 400 FCFA/kg pour que l'activit� soit rentable. Apr�s une mini-�tude sur les march�s locaux, le « consommateur moyen » s'estime pr�t � acheter l'oignon solaire, mais � 200 FCFA/kg seulement. Il y a donc en premi�re analyse incompatibilit� entre le prix de revient et le prix que l'acheteur est pr�t � payer. Avant d'abandonner le projet, il faudra tout de m�me �valuer les
impacts d'une campagne de promotion du produit nouveau, et regarder s'il
n'existe pas une client�le «ais�e » qui acceptera de payer un prix
plus �lev� pour b�n�ficier de la meilleure qualit� du produit. Il faudra de plus
une fili�re ad�quate pour acc�der � cette client�le (vente dans les magasins
d'alimentation par exemple, plut�t que vente dans la rue ou sur un march� de
quartier). |
Quelques estimations rapides permettent d'orienter d�s le d�but l'analyse technico-�conomique vers les solutions les plus adapt�es
Des �valuations �conomiques sommaires peuvent �tre r�alis�es pour apporter des �l�ments de r�ponse � d'autres questions que celle de savoir si le projet sera rentable. On peut par exemple s'interroger sur le degr� de qualit� du produit qu'il faut atteindre, qui d�terminera partiellement le choix du s�choir. De fa�on � illustrer ce propos, reprenons le cas d'�cole pr�c�dent et supposons que deux techniques de s�chage ont �t� identifi�es, permettant de mieux pr�ciser les co�ts unitaires et les prix de vente probables:
- une premi�re technique, relativement traditionnelle, permet d'obtenir un produit s�ch� de qualit� modeste au co�t unitaire d'�laboration estim�, avant une analyse plus pr�cise, entre 400 � 500 FCFA par kg de produit s�ch�; le prix de vente d'un tel produit a �t� estim� entre 1 750 et 1 900 FCFA/kg;- une deuxi�me technique, plus �labor�e, permet de toucher une client�le plus exigente avec un produit de meilleur qualit�, mais pour un co�t unitaire d'�laboration plus �lev�, �valu� a priori entre 600 et 700 FCFA/kg Le prix de vente probable est par contre situ� dans une fourchette plus �lev�e que pr�c�demment: 2 400 � 2 500 FCFA/kg.
Pour un rendement de 1/13e et un prix de la mati�re premi�re de 60 FCFA/kg (hypoth�ses moyennes compte tenu des fourchettes d'estimation), le b�n�fice unitaire pour la premi�re technique est dans le meilleur des cas de:
1 900 -13.60 - 400 = 720 FCFA/kg. Le b�n�fice unitaire pour la deuxi�me option est dans le pire des cas de: 2400 - 13.60 - 700 = 920 FCFA/kg. Cette �valuation rapide permet � l'entrepreneur de savoir, malgr� l'incertitude de d�part sur les donn�es exactes du probl�me, que c'est davantage vers un s�chage de bonne qualit� qu'il devra s'orienter, et donc diriger les analyses technico-�conomiques dans ce sens.
Cf. l'encadr� de la page suivante.
Premi�res « analyses de sensibilit� »
Dans les premi�res �tapes d'une analyse de projet, les incertitudes sont encore grandes. Certaines pourront �tre lev�es au cours de l'�tude, d'autres non. Par exemple, l'incertitude climatique ne peut pas �tre contr�l�e. Des analyses rapides de sensibilit� visent � fournir des ordres de grandeur de l'effet des incertitudes de telle ou telle variable sur les r�sultats �conomiques du projet. Elles peuvent de ce fait �tre tr�s utiles d�s le d�but de l'�tude, pour permettre de mieux identifier les param�tres les plus importants pour la r�ussite �conomique du projet.
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Exemple d'un tel type d'�valuation �conomique sommaire sur un cas concret: Dans la zone Ouest-sah�lienne, les mangues arrivent � maturit� d'avril � septembre. La saison des pluies d�bute � la mi-juillet et le s�chage solaire devient alors difficile. Il n'est donc possible que d'avril � mi-juillet, ce qui laisse peu de temps pour assurer le volume de production n�cessaire pour rentabiliser l'investissement, d'au moins 30 000 FCFA pour le seul s�choir. Cette �valuation �conomique sommaire permet d'orienter les �tudes technico-�conomiques: - soit vers un s�choir plus cher, mais polyvalent, qui permettra de s�cher d'autres produits le reste de l'ann�e (bananes, ananas, l�gumes...); Le choix final d�pendra de nombreux autres facteurs, en
particulier le volume de la production envisag�e, dont d�pendra en partie la
possibilit� de recourir � un investissement important. Sur le projet AFDI-AJAC
au S�n�gal par exemple, c'est vers la premi�re solution que l'on s'est orient�.
Dans le cas d'un projet � Orodara au Burkina Faso, qui sera d�crit par la suite,
c'est vers la deuxi�me. |
Ce propos est illustr� ici en reprenant l'exemple pr�c�dent. On se place dans une hypoth�se m�diane: tous les param�tres du probl�me sont suppos�s se situer au milieu de leurs positions extr�mes, a l'exception du param�tre sur lequel porte l'analyse de sensibilit�. Consid�rons le probl�me de la sensibilit� du b�n�fice unitaire du s�chage � une fluctuation de prix de la mati�re premi�re. Pour cela, on se place dans l'hypoth�se o�:
- le rendement du s�chage s'�tablit � 12,5 kg de mati�re fra�che pour 1 kg de produit sec (moyenne des extr�mes estim�s: rapports de 1 � 10 et de 1 � 15);- le prix de vente du produit est de 2 450 FCFA/kg (hypoth�se moyenne entre 2 400 et 2 500 FCFA/kg si on consid�re que l'entrepreneur a d�j� fait le choix d'une option technique visant � une bonne qualit� du produit final, tel que motiv� par les r�sultats pr�sent�s ci-dessus);
- le co�t unitaire de l'�laboration du produit final est de 650 FCFA/kg (moyenne sur la fourchette de co�ts estim�s pour la deuxi�me option technique de s�chage: 600 et 700 FCFA par kg de produit �labor�).
L'analyse sommaire de la sensibilit� de l'activit� aux fluctuations du prix des mati�res premi�res est d�s lors simple.
Le b�n�fice par kilogramme de produit s�ch� est de 2 450 - 12,5.50 - 650 = 1 175 FCFA/kg si le prix de la mati�re premi�re est � 50 FCFA/kg.
Il est de 2 450 - 12,5.75 - 650 = 862,5 FCFA/kg.
La diff�rence de b�n�fice reste acceptable. Cela sugg�re que le projet en cours de conception a des chances de r�sister � des fluctuations des prix de la mati�re premi�re, du moins dans la fourchette estim�e. L'exemple pr�sent� plus loin pour une comparaison �conomique de projets, et tir� d'un cas concret, montre qu'un projet peut �tre parfois beaucoup plus sensible � de telles fluctuations.
L'AFFINEMENT DES ESTIMATIONS � MESURE QUE PROGRESSE L'ANALYSE
En d�but d'analyse, les estimations sont naturellement impr�cises. Les conclusions qui pourront en �tre d�gag�es n'auront d'int�r�t que si elles sont vraiment pertinentes:
- une activit� ne pourra �tre v�ritablement consid�r�e comme a priori rentable que si elle l'est dans le pire des cas envisageables;- un choix de s�choir ne pourra �tre v�ritablement consid�r� comme a priori meilleur que d'autres que si c'est le cas dans la situation la plus d�favorable pour lui, relativement aux autres.
Ces incertitudes ne seront probablement plus du m�me ordre de grandeur � un stade plus avanc� de la r�flexion sur le projet.
· On aura alors mieux �valu� le prix d'achat de la mati�re premi�re:- apr�s une analyse plus approfondie des prix de cette mati�re premi�re aux diff�rentes p�riodes de l'ann�e;- apr�s une analyse comparative des opportunit�s de s'approvisionner � partir de productions locales ou de faire transporter le produit frais depuis d'autres zones (suppos�es moins ch�res), ou de modifier la localisation de l'unit� pour se rapprocher de ces derni�res zones;
- apr�s avoir �ventuellement analys� l'opportunit� de passer des contrats d'approvisionnement avec les producteurs locaux (par exemple: achat garanti � 60 FCFA/kg sur toute 1 ann�e, mais avec obligation pour le fournisseur de d�livrer la mati�re premi�re m�me aux p�riodes o� les commer�ants lui proposent un prix plus �lev�).
· On aura mieux �valu� le rendement de s�chage lorsque l'on disposera d'une id�e plus pr�cise du type de s�choir � envisager.
· On aura mieux �valu� le prix de vente du produit final, apr�s:
- une �tude de march� plus approfondie permettant d'�valuer le prix que le consommateur serait pr�t � payer pour l'acqu�rir;- une analyse du co�t de l'« acc�s » � cette client�le (transport du produit fini, �ventuelle campagne de promotion, qui prend en charge et � quel co�t la commercialisation?...);
- une analyse comparative de l'int�r�t qu'il y a � produire un produit de haute qualit� (donc � prix de vente potentiellement �lev�) ou de qualit� plus modeste, sachant que les co�ts unitaires de l'�laboration seront plus �lev�s dans le premier cas.
L'�valuation �conomique « approfondie »
LES PRINCIPAUX PARAM�TRES DE L'�VALUATION
Les diff�rentes �tapes pr�alables � une �valuation �conomique d�taill�e ont permis de d�finir les nombreux param�tres qui lui sont n�cessaires. L'�valuation est r�sum�e ici � l'analyse de la rentabilit� financi�re par commodit� pour le lecteur.
Au terme de l'�laboration du cahier des charges, d'un dimensionnement technique du s�choir et d'une analyse des investissements et activit�s en amont et en aval du s�chage � r�aliser, on dispose, en th�orie, des donn�es list�es ci-dessous.
Pour le s�choir choisi
- sa consommation �nerg�tique par kg de produit s�ch�;- son co�t initial;
- les frais d'entretien par kg de produit s�ch�;
- le temps de l'amortissement souhait� de cet investissement (g�n�ralement 5 � 10 ans pour des investissements lourds, 3 � 6 mois pour de petits �quipements), et les charges du cr�dit.
Pour le produit
- le prix d'achat du kilogramme de produit frais;- le rendement du s�chage, en termes de kilogrammes de produit frais n�cessaires pour produire un kilogramme de produit sec (en tenant compte du tri, des pertes, de la pr�paration, de la perte de poids due � l'�vaporation de l'eau...);
- le prix de vente du kilogramme de produit s�ch�;
- les divers co�ts annexes (intrants, emballages) rapport�s au kg de produit s�ch�.
Les �quipements annexes
Le co�t est g�n�ralement constitu� ici par l'amortissement et les charges du cr�dit du b�timent et de ses infrastructures. Il est aussi compos� de l'amortissement de l'ensemble de l'outillage qui dure plus longtemps qu'une ann�e, et le cas �ch�ant du co�t des informations (expertise technique, enqu�tes de march�s...). Les co�ts sur ce poste seront ventil�s entre les « frais annexes » pour le petit mat�riel et l'amortissement des �quipements lourds.
La masse salariale
Il s'agira de d�finir le co�t de chaque poste rapport� au kg de produit s�ch�. On pourra noter un surco�t li� � un s�choir n�cessitant plus de manipulation ou une sp�cialisation de la main d'uvre.
Les frais annexes
- frais de gestion courante (hors remboursement du cr�dit, d�j� comptabilis� plus haut);- frais de commercialisation;
- imp�ts, taxes diverses.
LES PRINCIPAUX INDICATEURS FINANCIERS UTILIS�S
Les outils financiers les plus �labor�s, tels le b�n�fice actualis� ou le taux de rentabilit� interne ne sont pas pr�sent�s ici: l'usage de tels instruments de mesure des performances �conomiques ne se justifie, et ne s'impose, que pour des unit�s de s�chage de taille cons�quente. Dans ce cas, de bonnes comp�tences en gestion seront de toutes fa�ons requises.
Les indicateurs pr�sent�s sont les outils simplifi�s les plus courants � l'�chelle artisanale ou semi-industrielle.
Le b�n�fice, qu'il soit rapport� � l'activit� annuelle ou rapport� au kilogramme de produit s�ch�, s'�crit comme la diff�rence des recettes et des co�ts annuels, rapport�s ou non � ce kilogramme de produit final:
B�n�fice = Recettes - Co�ts, soit:
B�n�fice = Recettes - (Co�t annexe + Co�t �nergie + Co�t amortissement + Co�t cr�dit + Co�t salaires + Co�t mati�res premi�res et intrants )
Le co�t d'un investissement, rapport� � l'ann�e, comprend le co�t de l'amortissement et le co�t du cr�dit.
Le co�t d'amortissement se calcule, de fa�on simplifi�e, en divisant l'investissement initial par le nombre d'ann�es de vie de l'�quipement concern� (le b�timent, le s�choir...). Il mesure la somme qu'il faut « mettre de c�t� »chaque ann�e pour assurer un renouvellement de l'�quipement au terme de sa vie, ou la somme qu'il faut d�bourser chaque ann�e pour rembourser le principal du capital emprunt�.
Les �quipements n'ayant pas tous la m�me dur�e de vie, il faut faire les calculs pour chaque gamme d'investissement (investissements � 3 ans, � 5 ans, � 10 ans...). Le co�t total de l'amortissement est la somme des co�ts d'amortissement de chaque �quipement sp�cifique.
Le co�t du cr�dit est soit un co�t r�el, un co�t d'opportunit�. Si l'entrepreneur a fait un emprunt pour monter son unit� de s�chage, c'est un co�t r�el, le versement des annuit�s au taux d'int�r�t fix�. Si l'entrepreneur a utilis� des fonds propres, il lui faudra �valuer, le cas �ch�ant, ce que cet argent lui aurait rapport� s'il avait �t� utilis� d'une autre fa�on (placement financier par exemple). Il arrive que ce co�t du cr�dit soit port� directement dans les « frais annexes ». Dans le cas d'une �valuation �conomique visant � comparer des projets, il est pr�f�rable de la consid�rer s�par�ment, de fa�on � bien faire ressortir ce qui constitue les co�ts de l'investissement lui-m�me.
Il faut enfin pr�ciser qu'une partie des co�ts annexes d�pendent du b�n�fice lui-m�me (imp�t sur le b�n�fice par exemple). Selon les cas � traiter, deux b�n�fices peuvent �tre calcul�s pour des usages et significations diff�rents: un b�n�fice avant imputation des taxes et imp�ts, et un b�n�fice apr�s.
Le prix de revient est le co�t de production du kilogramme de produit sec. Il ne permet pas de d�terminer le prix de vente de ce produit, qui d�pend en premier lieu des d�cisions des consommateurs. Il permet par contre de conna�tre le prix de vente minimal en dessous duquel le produit sera vendu � perte.
Le temps de retour d'un investissement est, en premi�re approximation, le nombre d'ann�es n�cessaires � un remboursement int�gral de l'investissement. Soit, de fa�on simplifi�e:
Temps de retour = Total investissement / (B�n�fice annuel net total + Co�t d'amortissement annuel total)
Le calcul du temps de retour est surtout utile lorsque l'on n'envisage pas d'amortir l'investissement sur toute sa dur�e de vie. Compte tenu des co�ts �lev�s de l'emprunt dans certains pays en d�veloppement, il peut en effet �tre pr�f�rable de faire un emprunt au plus court terme possible. Le temps de retour fournit alors une indication sur la dur�e minimale de l'emprunt � contracter. Cette derni�re devra cependant �tre plus grande:
- pour se pr�munir des risques de non-paiement dans les temps, si la rentabilit� de l'activit� n'a pas �t� in fine celle escompt�e;- pour disposer de marges de tr�sorerie suffisantes;
- pour d�gager un revenu mon�taire d�s le d�but de l'activit� (pour une dur�e de cr�dit �gale au temps de retour, tout le b�n�fice sera consacr� au remboursement du cr�dit dans les premiers temps).
EXEMPLES D'�VALUATION �CONOMIQUE SUR DES CAS CONCRETS
Les deux exemples fournis dans ce paragraphe illustrent le calcul du b�n�fice d'un projet de s�chage, et son usage. Ils sont tous deux extraits de cas concrets d'entreprises au Burkina Faso. Dans le premier cas, l'�valuation a pour but de v�rifier l'int�r�t �conomique d'une am�lioration pr�cise des conditions de production, et ne comporte donc pas de « variantes techniques ». Dans le deuxi�me cas, l'objectif est non seulement de v�rifier la rentabilit� financi�re, mais aussi de d�terminer laquelle de deux options techniquement envisageables est la plus pertinente sur le plan financier.
Le budget pr�visionnel de l'entreprise artisanale de Koalba au Burkina Faso
L'unit� de Koalba est une entreprise familiale qui s'est engag�e dans l'activit� de s�chage des mangues en 1993 avec l'appui du CEAS (2). Koalba a export� un peu moins d'une tonne en 1993 et 2,8 tonnes en 1994. Cette exp�rience encourageante pousse aujourd'hui Koalba � envisager une am�lioration de son unit�. En effet, des probl�mes se posent au niveau de l'hygi�ne des locaux de pr�paration et de l'insuffisance des �quipements. Apr�s avoir trouv� des solutions techniques, l'entreprise dresse un budget pr�visionnel pour v�rifier la validit� du projet. Le plan de production pr�voit une augmentation de 10 � 12 tonnes � partir de la troisi�me ann�e ce qui explique l'accroissement des recettes mais aussi des charges proportionnelles (cf. le tableau de la page ci-contre).
(2)Ci adresse en annexe.
L'unit� de Koalba vend en Europe les mangues de premier choix � un prix de 4 000 FCFA/kg Le deuxi�me choix est commercialis� localement � un prix de 2 000 FCFA. L'emballage est diff�rent suivant la destination du produit. � l'exportation les sachets ont une plus grande c contenance et sont de meilleure qualit� que ceux destin�s au march� local. ]Leur co�t est donc plus �lev� (70 FCFA contre 40 FCFA), mais cela est largement compens� par la diff�rence de prix de vente.
Koalba adh�re au Cercle des s�cheurs. Cette structure regroupe l'ensemble des unit�s de s�chage et assure l'approvisionnement et la commercialisation des produits. Le co�t de l'adh�sion s'�l�ve � 240 FCFA/kg de produit s�ch�.
|
En milliers de FCFA |
Ann�e I |
Ann�e II |
Ann�e III |
|
Recettes |
38 880 |
38 880 |
46 656 |
|
Exportation |
34 560 |
34 560 |
41 472 |
|
Vente int�rieure |
4 320 |
4 320 |
5 184 |
|
Charges |
31011 |
30 862 |
35 542 |
|
Mangues |
8 100 |
8 100 |
9 720 |
|
Emballage export� |
2 764 |
2 764 |
3 317 |
|
Emballage vente int. |
540 |
540 |
648 |
|
Soufre |
324 |
324 |
388 |
|
Gaz |
2 268 |
2 268 |
2 721 |
|
Main d'uvre |
2 330 |
2 330 |
2 330 |
|
Divers et impr�vu |
1 080 |
1 080 |
1 296 |
|
Entretien |
432 |
432 |
518 |
|
Frais CDS |
2 592 |
2 592 |
3 1 10 |
|
Transport en Europe |
8 640 |
8 640 |
10 368 |
|
Amortissement cr�dit |
1 493 |
1 493 |
1 493 |
|
Frais financiers |
447 |
298 |
149 |
|
B�n�fice |
7 868 |
8 017 |
11 113 |
Enfin, le cr�dit contract� pour l'achat des s�choirs, du mat�riel et l'am�nagement du b�timent d'un montant de 4 479 000 FCFA sera rembours� sur trois ans avec un taux de 10 %. Les annuit�s comprennent le remboursement du capital constant sur les trois ans (1 493 000 FCFA) et les int�r�ts d�gressifs que l'on retrouve dans le compte frais financier du budget pr�visionnel.
(D'apr�s Charles Yvan Tougouma, coordinateur du Cercle des s�cheurs, Burkina Faso).
Le cas d'une comparaison de deux options techniques pour deux rythmes de production envisag�s
Le deuxi�me exemple est extrait d'une �tude comparative entre deux s�choirs gaz pour �tablir un comparatif �conomique entre les diff�rentes versions. Les co�ts sont actualis�s � l'ann�e 1995.
Ces s�choirs sont le s�choir gaz CEAS et le s�choir tunnel type Cartier. L'entreprise concern�e est situ�e � Orodara, toujours au Burkina Faso.
Hypoth�ses de base
On se place dans le cadre de la production de mangue s�ch�e � Orodara (Burkina Faso) et destin�e au march� national. Nous allons r�aliser une simulation �conomique � partir de deux hypoth�ses de production: 5 et 10 tonnes/an de mangue s�ch�e.
Hypoth�ses technico-�conomiques concernant les deux s�choirs
· Hypoth�ses communes aux deux s�choirs:- le rendement de s�chage de la mangue est de l'ordre de 15: il faut approximativement 15 kg de mati�re premi�re � maturit� pour obtenir 1 kg de mangue s�ch�e;- la mati�re premi�re est achet�e 15 FCFA/kg;
- la mangue s�ch�e est revendue � 2 500 FCFA/kg;
- les deux types de s�choir fonctionnent par cycles de 18 heures, 20 jours par mois pendant 6 mois (p�riode de maturit� de la mangue locale);
- on suppose qu'ils produisent le m�me taux de d�chets (13 % de la production);
- on suppose �galement qu'ils n�cessitent le m�me nombre d'employ�s:
8 ouvriers + 2 cadres dans le cas de l'option 5 T/an,12 ouvriers + 2 cadres pour l'option 10 T/an.
· Hypoth�ses sp�cifiques au s�choir gaz CEAS:
- consommation de gaz: 0,6 kg de gaz/kg de mangue s�ch�e/cellule de s�chage;- capacit� de production: environ 9 kg de mangue s�ch�e/cycle de s�chage/cellule;
- co�t d'une cellule �quip�e: 400 000 FCFA;
- option 5 T/an: 5 cellules n�cessaires soit un co�t de 2 000 000 FCFA;
- option 10 T/an: 10 cellules n�cessaires soit un co�t de 4 000 000 FCFA;
- dur�e d'amortissement: 5 ans.
· Hypoth�ses sp�cifiques au s�choir tunnel type Cartier:
- consommation de gaz: 0,45 kg de gaz/kg de mangue s�ch�e/cellule de s�chage;- capacit� variable de production de la m�me cellule: jusqu'� 90 kg de mangue s�ch�e/cycle de s�chage/cellule;
- co�t d'une cellule �quip�e: 6 500 000 FCFA;
- dur�e d'amortissement: 10 ans.
�valuation �conomique des deux s�choirs
Les r�sultats de cette simulation sont pr�sent�s de fa�on simplifi�e dans les tableaux suivants. Nous retiendrons deux param�tres essentiels:
- le temps de retour de l'investissement;- le b�n�fice pr�visionnel cumul� apr�s dix ans d'exploitation.
· Option 5 T/an:
Charges:
| |
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier | ||
| |
Quantit� |
Charges annuelles d'exploitation (FCFA) |
Quantit� |
Charges annuelles d'exploitation (FCFA) |
|
Intrants, dont: |
|
2 518 750 |
|
2 518 750 |
|
Mati�re premi�re |
86 250 kg |
1 293 750 |
86 250 kg |
1 293 750 |
|
Utilit�s, dont: |
|
1 070 000 |
|
1 005 000 |
|
Gaz |
3 450 kg |
1 035 000 |
2 588 kg |
776 250 |
|
Electricit� du ventilateur |
0 kWh |
0 |
1 944 kWh |
194 400 |
|
Personnel |
10 p/mois |
1 185000 |
10 p/mois |
1 185000 |
| |
* 6 mois |
|
* 6 mois |
|
|
Frais g�n�raux |
|
720 000 | |
720 000 |
|
Total charges |
|
5 493 750 |
|
5 428 750 |
Investissements:
|
|
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier | ||||
| |
Quantit� |
Co�t total (FCFA) |
Temps d'amortissement |
Quantit� |
Co�t total(FCFA) |
Temps d'amortissement |
|
B�timent de s�chage |
80 m 2 |
450 000 |
10 ans |
80 m 2 |
450 000 |
10 ans |
|
S�choir |
5 |
2 000 000 |
5 ans |
1 |
6 500 000 |
10 ans |
|
�quipements annexes, petit mat�riel et instrumentation |
|
1 186 000 |
2 � 5 ans selon le mat�riel | |
1 186 000 |
2 � 5 ans selon le mat�riel |
|
Total des investissements (FCFA) | |
9 636 000 |
| |
12 136 000 |
|
Bilan:
| |
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier |
|
Temps de retour de l'investissement |
3 ans |
4 ans |
|
B�n�fice cumul� apr�s dix ans d'exploitation |
12 316 000 FCFA |
10 891 000 FCFA |
· Option 10 T/an:
Charges:
| |
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier | ||
| |
Quantit� |
Charges annuelles (FCFA) |
Quantit� |
Charges annuelles (FCFA) |
|
Intrants dont: |
|
5 037 500 |
|
5 037 500 |
|
Mati�re premi�re |
172 500 kg |
2 587 500 |
172 500 kg |
2 587 500 |
|
Utilit�s dont: |
|
2 105 000 |
|
1 781 000 |
|
Gaz |
6 900 kg |
2 070 000 |
5 176 kg |
1 552 000 |
|
�lectricit� du ventilateur |
0 kWh |
0 |
1 944 kWh |
194 400 |
|
Personnel |
15 p/mois |
1 665 000 |
15 p/mois |
1 665 000 |
| |
* 6 mois |
|
* 6 mois |
|
|
Frais g�n�raux |
|
720 000 | |
720 000 |
|
Total charges |
|
9 527 500 |
|
9 203 500 |
Investissements:
|
|
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier | ||||
| |
Quantit� |
Co�t total (FCFA) |
Temps d'amortissement |
Quantit� |
Co�t total (FCFA) |
Temps d'amortissement |
|
B�timent de s�chage |
50 m 2 |
450 000 |
10 ans |
80 m 2 |
4 450 000 |
10 ans |
|
S�choir |
5 |
4 000 000 |
5 ans |
1 |
6 500 000 |
10 ans |
|
�quipements annexes petit mat�riel et instrumentation |
|
1 186 000 |
2 � 5 ans selon le mat�riel | |
1 186 000 |
2 � 5 ans selon le mat�riel |
|
Total des investissements (FCFA) | |
9 636 000 |
| |
12 136 000 |
|
Bilan:
| |
S�choir gaz CEAS |
S�choir tunnel type Cartier |
|
Temps de retour de l'investissement |
2 ans |
2 ans |
|
B�n�fice cumul� apr�s dix ans d'exploitation |
40 790 000 FCFA |
44 446 000 FCFA |
Commentaires
· Les charges:
Pour chacune des options de production - 5 T ou 10 T -, les charges en intrants, personnel et frais g�n�raux sont les m�mes pour les deux s�choirs. Les diff�rences entre les deux s�choirs pour le total des charges s'expliquent donc par le poste �nergie. Toutefois, malgr� une consommation sp�cifique de gaz plus faible pour le s�choir tunnel, l'�cart dans le, co�t des charges �nerg�tiques est r�duit par le co�t �lev� du kWh �lectrique n�cessaire pour le fonctionnement de son ventilateur.
· Les investissements:
De m�me, du fait des hypoth�ses pr�c�demment formul�es, les diff�rences entre les deux s�choirs concernant le montant des investissements s'expliquent uniquement par le type de s�choir choisi. Le s�choir tunnel n'est en effet pas modulable comme le s�choir CEAS.
On s'aper�oit alors que l'option de production 5 T/an est particuli�rement d�favorable au s�choir tunnel: le co�t du s�choir tunnel, dimensionn� pour une production de 10 T/an, devient trop important lorsque rapport� � une production de seulement 5 T/an. En revanche, dans le cas, de l'option de production 10 T/an, l'�cart de rentabilit� entre les deux types de s�choirs devient insignifiant.
On retiendra que plus un s�choir est utilis� au maximum de sa capacit�, plus il devient int�ressant en termes �conomiques.
· Synth�se:
Pour les deux types de s�choir, on s'aper�oit qu'une production seulement deux fois plus �lev�e permet de diminuer le temps de retour des investissements, et peut permettre d'obtenir un b�n�fice cumul� quatre fois plus important apr�s dix ans d'exploitation.
· Une option de production 5 T/an destin�e au march� local est d�savantageuse pour le s�choir tunnel: celui-ci est surdimensionn�, n�cessite un investissement beaucoup plus �lev� pour obtenir un b�n�fice cumul� apr�s dix ans d'exploitation un peu plus faible que le s�choir gaz CEAS.Dans le cas de l'option de production 5 T/an, le choix se porterait sur le s�choir gaz CEAS.
· L'option 10 T/an devient par contre favorable au s�choir tunnel: m�me temps de rentabilisation de l'investissement, b�n�fice cumul� apr�s dix ans d'exploitation un peu plus �lev�e.
Dans le cas de l'option 10 T/an, le choix peut se porter sur l'un ou l'autre des s�choirs.
· Dans un contexte diff�rent - exemple: prise en compte de la qualit� du produit pour la d�termination du prix de vente, prix du gaz plus �lev�, production � l'export -, le choix pourrait se porter sur le s�choir tunnel, m�me dans le cas d'une hypoth�se de production de 5 T/an. Le m�me type de raisonnement peut �tre tenu entre les s�choirs solaires et les s�choirs gaz.
Il n'existe pas de s�choirs sur lequel le choix puisse s'effectuer de mani�re syst�matique.
Conclusion
Le choix d'un s�choir ne peut �tre fait a priori uniquement sur la base des performances �nerg�tiques et sur le co�t d'investissement. Il faut �galement tenir compte des param�tres cl�s d�terminant ce choix: contexte g�oclimatique et socio-�conomique du pays et perspectives d'�volution de ces param�tres.
Enfin, il est absolument n�cessaire d'utiliser un s�choir au maximum de ses capacit�s et, chaque fois que cela est possible, de maximiser la production.
Remarques compl�mentaires sur ce cas d'�valuation
· Dans cet exemple, le b�timent est le m�me pour les deux r�gimes de production simul�s (5 et 10 tonnes par an). On part ici du principe que, quel que soit le choix de rythme de production, l'entrepreneur restera dans ses locaux. Un local de 80 m 2 peut cependant ne pas �tre tr�s bien adapt� � une production de 10 tonnes par an (une surface de 180 m 2 est conseill�e). Il peut donc �tre utile pour l'entrepreneur de poursuivre la simulation en estimant les pertes de productivit� de l'unit� qui r�sulteront de locaux trop exigus. Si les pertes estim�es apparaissent plus �lev�es que le surco�t d'un amortissement de locaux plus grands, il peut �tre int�ressant pour lui d'envisager un d�m�nagement pour r�aliser dans de bonnes conditions mat�rielles et �conomiques une production de 10 tonnes par an de produit sec.· Le calcul de la rentabilit� d�pend de l'estimation que l'on se fait de la dur�e de vie des �quipements lourds. Elle doit donc �tre estim�e avec le maximum de pr�cision. Il faut aussi toujours s'assurer que la comparaison de deux options n'ayant pas la m�me dur�e de vie n'est pas trop fortement biais�e en utilisant des instruments financiers simplifi�s. En toute rigueur, seul un b�n�fice actualis� (non pr�sent� ici) permet de comparer correctement des projets de dur�e de vie diff�rente.
· Le prix de la mati�re premi�re n'est parfois pas un param�tre d�terminant de la rentabilit� d'un projet. Dans le cas pr�sent, ce n'est pas le cas. Une analyse de sensibilit� montre en particulier qu'il suffit que le prix de la mangue fra�che passe de 15 � 30 FCFA/kg pour que le projet cesse d'�tre rentable, pour les deux options techniques et les deux rythmes de production. L'entrepreneur � Orodara dispose d'une situation avantageuse, car il se situe dans une zone o� la mangue est abondante, et �loign�e des march�s, de sorte qu'il peut s'approvisionner � tr�s bon march� en mangues fra�ches. Mais il faut garder en m�moire que le prix au producteur de la mangue fra�che peut aller jusqu'� 200 FCFA/kg dans certaines zones (pour un prix de vente sur le march� de l'ordre de 400 FCFA/kg De tels �carts sugg�rent que l'entreprise n'est peut-�tre pas bien prot�g�e des fluctuations du prix de la mati�re premi�re, et qu'il lui faudra peut-�tre � l'avenir se reconvertir dans le s�chage d'autres produits.
LE CAS PARTICULIER DU S�CHEUR-AGRICULTEUR
Les performances �conomiques d'une unit� de s�chage peuvent, on vient de le voir, �tre tr�s sensibles au co�t de l'approvisionnement de la mati�re premi�re. Dans le cas d'une personne r�alisant des activit�s de s�chage � but commercial, mais �tant par ailleurs producteur du produit frais envisag�, la question se pose de savoir quel est ce co�t. Doit-on le consid�rer comme nul, appliquer le prix au producteur moyen sur la zone...? Cela d�pendra fortement des circonstances.
· Si cette personne dispose d'une production propre suffisante pour approvisionner le s�choir, plusieurs cas se pr�sentent:- s'il peut vendre la totalit� de ses surplus en frais, il devra porter leur prix de vente comme co�t de la mati�re premi�re pour le s�chage (c'est un « co�t d'opportunit� »);- s'il dispose de surplus qu'il ne peut pas vendre en frais, par exemple parce qu'il est trop �loign� des march�s ou que la route est impraticable en cette p�riode, et si ce surplus n'a pas �t� produit intentionnellement (il est li� aux al�as climatiques, mais le producteur n'a pas cherch� au d�part � disposer d'un surplus), il pourra consid�rer dans son �valuation �conomique que le co�t de la mati�re premi�re est nul, aux co�ts de r�colte pr�s;
- s'il dispose de surplus qu'il ne peut pas vendre en frais et qu'il a intentionnellement cultiv�s pour l'approvisionnement de son s�choir, il devra retenir le co�t de production agricole de ces surplus comme co�t de l'approvisionnement en mati�re premi�re. Ce co�t n'est pas obligatoirement mon�taire, si par exemple le surplus de travail que cela occasionne ne repr�sente pas une perte mon�taire du fait d'une concurrence avec d'autres activit�s �conomiques. Mais cela repr�sentera quand m�me un co�t (le travail suppl�mentaire, au moins).
· Si cette personne ne produit pas, et n'a pas l'intention de produire � l'avenir lui-m�me la totalit� de la mati�re premi�re dont il a besoin pour le s�chage, il devra consid�rer comme co�t de l'approvisionnement compl�mentaire le prix consenti par les autres producteurs de la zone, ou le prix additionn� des co�ts de transport de produits frais qu'il fait acheminer depuis d'autres zones. Le co�t de la part de l'approvisionnement qu'il assure lui-m�me est d�fini par les r�gles pr�c�dentes.
Remarque:
Les surplus occasionnels « non intentionnels » dont peut b�n�ficier un producteur agricole-s�cheur ne repr�sentent d'ordinaire qu'un faible volume: de 10 % � 30 % de sa production pour l'autoconsommation. Ils pourront �tre beaucoup plus �lev�s lors d'ann�es particuli�rement favorables sur le plan climatique, et nuls les mauvaises ann�es.
Ce surplus moyen (10 � 30 %) provient de ce qu'un producteur qui ne veut assurer que son autoconsommation cultive cependant g�n�ralement un peu plus que ce dont il a besoin pour l'alimentation de sa famille, de fa�on � se pr�munir des fluctuations de rendements et pertes agricoles, associ�es notamment aux al�as climatiques. Ce comportement face au risque est, en r�gle g�n�rale, d'autant plus marqu� que les al�as sont importants et que l'agriculteur dispose de faibles r�serves financi�res. Une part importante des pertes apr�s r�colte s'explique ainsi: le producteur ne peut �valuer qu'� l'�tape ultime de sa production agricole si l'ann�e a �t� bonne ou non. S'il n'envisage aucun usage pour les surplus d'une ann�e, et que personne ne s'en porte acqu�reur, il ne les r�coltera probablement m�me pas.
O� implanter une unit� de s�chage?
Pour les unit�s de s�chage de taille cons�quente (plus de 10 tonnes par an de produit s�ch�, � titre indicatif), il faudra toujours se poser la question de savoir o� implanter l'activit�. Les co�ts et la possibilit� du transport sont en effet des donn�es qui influent parfois tr�s fortement sur la rentabilit� �conomique de l'activit�.
Cette question de la localisation re�oit ici une place relativement importante pour cette raison, mais aussi pour une autre: le s�chage n'est pas seulement un moyen de conserver plus longtemps un produit alimentaire. C'est aussi, sous certaines conditions expos�es par la suite, un moyen d'obtenir un produit commercialisable dont les caract�ristiques rendent son prix de vente peu sensible � l'�loignement des march�s. Le s�chage peut alors constituer une source de revenus mon�taires dans des zones o� la commercialisation de produits frais est quasiment impossible, du fait des co�ts de transport et des risques de d�gradation lors du trajet qui p�sent sur ces derniers.
La promotion de ce type de projets peut ainsi constituer un volet important du d�veloppement �conomique des r�gions les plus marginales, parce que les plus �loign�es des centres de l'activit� �conomique.
LES PARAM�TRES DU PROBL�ME
Le choix de localisation va d�terminer les besoins de transport, � l'amont de la cha�ne premi�re), et � l'aval (produit �labor�).
Doit-on se localiser plut�t � proximit� des zones de production du produit frais ou � proximit� du march�? Et dans le premier cas, dans une zone de production cons�quente o� l'approvisionnement est garanti, ou une zone de moindre importance, mais o� les prix du produit frais sont moins �lev�s?
Plusieurs aspects sont � analyser conjointement.
Le co�t �conomique de l'acheminement des mati�res premi�res depuis des zones �loign�es de l'unit� de s�chage
Le premier �l�ment � consid�rer est le tarif du transport. Le tarif � la tonne-kilom�tre (tonne de produit transport�e, rapport�e au kilom�tre roul�) �volue en Afrique de l'Ouest de 30 FCFA/tonne-kilom�tre pour une route goudronn�e bien entretenue � 150 FCFA/tonne-kilom�tre pour une piste de mauvaise qualit� (en ordres de grandeur, pour un produit moyen et en francs CFA d'avant la d�valuation). Pour des pistes rurales de bonne tenue ou des routes goudronn�es mal entretenues, l'ordre de grandeur est de 60 FCFA/tonne-kilom�tre. Pour des produits tels que les fruits et l�gumes, ces ordres de grandeur doivent �tre augment�s de 30 % � 50 % (conditionnement et remplissage dans le camion plus difficiles). Cela signifie que transporter un kilogramme de tomates sur 300 kilom�tres par une route de qualit� moyenne revient approximativement � 25 FCFA. � titre de comparaison, on se rappellera que dans le cas pr�c�dent, une augmentation de 15 FCFA par kilogramme de mangues fra�ches pouvait r�duire � n�ant la marge b�n�ficiaire de l'entreprise d'Orodara au Burkina Faso.
Le deuxi�me �l�ment des co�ts d'acheminement de la mati�re premi�re, et qui peut avoir plus d'implications sur les r�sultats �conomiques de l'entreprise, est la d�gradation du produit au cours du transport. Si les routes sont particuli�rement cahoteuses, il peut suffire d'un trajet de quelques dizaines de kilom�tres pour rendre le produit frais, malmen�, impropre � sa conservation, quel que soit l'efficacit� de son s�chage par la suite. Le co�t �conomique de l'approvisionnement est alors beaucoup plus �lev�, puisqu'au co�t du transport lui-m�me s'ajoute le co�t d'achat d'une mati�re premi�re qui sera �limin�e en grande partie au premier tri.
Le troisi�me �l�ment � consid�rer dans l'�valuation des co�ts de cet acheminement est la dur�e du transport. Si les conditions de circulation sont difficiles, deux � trois jours, voire plus, peuvent devenir n�cessaires pour acheminer le produit frais jusqu'� l'unit� depuis des zones de production distantes de seulement une centaine de kilom�tres. Si on ajoute � cette dur�e la dur�e du stockage amont, avant que la totalit� du chargement du camion puisse �tre trait�e et le temps pass� par le produit dans le s�choir avant qu'il ne soit « hors de danger », il peut s'�tre �coul� plus d'une semaine. Le produit sera alors sans doute impropre � la conservation.
La s�curit� de l'approvisionnement
Une unit� de s�chage doit fonctionner au maximum de ses capacit�s si on veut pouvoir amortir convenablement ses frais fixes. L'approvisionnement doit donc �tre r�gulier, ou le stock de mati�re premi�re suffisant pour assurer une relative autonomie. Dans le cas du s�chage de produits fiais qui se d�gradent rapidement (c'est g�n�ralement le cas), ce stock ne peut malheureusement pas �tre tr�s �lev�, le produit devant �tre au plus vite s�ch�. La r�gularit� des livraisons de mati�re premi�re doit donc �tre, � une ou deux journ�es pr�s, parfaite. C'est parfois loin d'�tre possible en p�riode de relative impraticabilit� des pistes, en saison des pluies dans de nombreux pays.
Le co�t de l'acheminement du produit �labor� jusqu'aux march�s
· Le co�t du transport s'applique aussi bien aux intrants qu'au produit final.· Le produit �labor� est beaucoup moins sensible aux chocs subis lors du trajet que ne l'est le produit frais. Il faudra toutefois s'assurer qu'il en est de m�me pour le conditionnement du produit, ce qui peut-�tre un �l�ment important lorsque l'on vise une client�le haut de gamme. Le produit peut par ailleurs s'alt�rer du fait de dommages non m�caniques induits par le transport, par exemple s'il a �t� tremp� accidentellement au cours du trajet.
· Il n'existe que peu de risques de d�gradation du produit s�ch� du fait d'une trop longue dur�e de transport, except� du fait d'une exposition prolong�e aux intemp�ries ou du fait de la poussi�re du voyage (ce qui peut �tre ais�ment contr�l� par un bon conditionnement du produit et une bonne protection du chargement).
La r�gularit� de l'exp�dition du produit �labor� vers les march�s
Certaines fili�res de commercialisation, la fili�re d'exportation en particulier, sont tr�s exigeantes quant au respect des d�lais de livraison du produit fini. Un retard de livraison du fait de mauvaises conditions de circulation peut nuire � l'image de l'entreprise.
La proximit� de services annexes
� l'exception de la mati�re premi�re, il existe peu d'intrants de production de l'activit� de s�chage qui exigent un approvisionnement r�gulier tout au long de l'ann�e (la majeure partie des produits de traitement peuvent �tre stock�s sur de longues p�riodes).
Il peut en revanche s'av�rer utile de disposer � proximit� de l'unit� de services annexes, tel un artisan capable de r�parer rapidement un d�g�t occasionn� sur le s�choir, un garagiste pour l'entretien-r�paration des moyens de transport, ou parfois simplement un t�l�phone qui fonctionne...
La mobilit� du s�choir
Dans certains cas, le probl�me ne sera pas de choisir la bonne localisation d'une nouvelle unit� de s�chage, mais d'�valuer l'opportunit� de modifier la localisation d'une unit� pr�existante. Ce peut �tre le cas si, par exemple, l'entrepreneur s'aper�oit, l'exp�rience aidant, que la localisation de l'unit� n'est finalement pas la meilleure. Ce peut �tre aussi le cas si l'entrepreneur, apr�s une p�riode de « mont�e en puissance » de son activit� de s�chage, entreprend d'augmenter son volume de production et que cela n'est plus compatible avec, par exemple, le volume de la mati�re premi�re disponible localement.
� moins de d�cider d'abandonner purement et simplement le s�choir actuel et d'en construire un nouveau sur le nouveau site envisag�, il faudra se poser la question de savoir si le s�choir, ou du moins ses parties les plus co�teuses, peut �tre transport�.
Les motivations de l'entrepreneur � changer de localisation ou des personnes appel�es � suivre l'unit� dans le cas de son implantation dans une autre zone
Quand bien m�me l'analyse montrerait l'int�r�t de localiser le s�choir dans une zone qui n'est pas la zone de r�sidence de l'entrepreneur, celui-ci peut avoir de multiples et bonnes raisons de s'en tenir � une localisation de l'unit� sur son lieu actuel de r�sidence:
- le s�chage peut n'�tre qu'une des activit�s de cette personne;- il peut y avoir un attachement � un lieu, � des personnes, ou une simple r�ticence � la migration;
- etc.
Dans la mesure o� l'appr�ciation de ces derniers �l�ments appartient en propre � la personne concern�e, il ne sera pr�sent� ici que les arguments qui permettent de mieux pr�ciser les choix de localisation � faire, ind�pendamment de l'aptitude � la mobilit� des personnes.
LES �L�MENTS DU CHOIX
Le simple �nonc�, non exhaustif, des param�tres qui peuvent intervenir dans un choix de localisation, sugg�re la complexit� du probl�me, et la n�cessit� d'y r�pondre avec des nuances. La diversit� des situations qui se pr�sentent en zone rurale dans les pays en d�veloppement est telle qu'il n'est pas possible de fournir une r�ponse adapt�e � chaque cas pr�cis avant de le conna�tre dans le d�tail. Il est cependant utile de pr�senter ici quelques arguments relativement th�oriques. Ils serviront de support � la r�flexion plut�t que de r�ponse toute faite. De fa�on � contourner la difficult� qui consiste � traiter tous les cas concrets qui peuvent se pr�senter, ce paragraphe sera centr� sur des « cas d'�cole » purement fictifs, mais o� l'int�ress� pourra retrouver certaines caract�ristiques du probl�me auquel il est confront�.
Pour l'instant, on n'a besoin que d'une donn�e: le rendement du produit au s�chage est de 15 kilogrammes de produit frais pour produire un kilogramme de produit sec.
Premier cas d'�cole
Je me situe dans un « pays imaginaire » repr�sent� sur le sch�ma ci-dessous o� il y a:
- un march� (une ville, un port � l'exportation...) o� sont tous les clients du produit sec;- une zone de production du produit frais appel�e « zone A », situ�e � 300 kilom�tres du march�, et reli�e par une route goudronn�e de bonne qualit� � celui-ci;
- une autre zone de production du produit frais appel�e « zone B », est situ�e � 100 kilom�tres du march� et reli� � celui-ci par une piste de mauvaise qualit�.
On consid�re d'autre part que le prix au producteur du produit frais est le m�me dans les deux zones, et que le produit ne peut �tre cultiv� que dans ces deux zones.
Premier cas d'�cole
En supposant que les co�ts du transport sont ceux que l'on observe en moyenne en Afrique de l'Ouest, on cherche � savoir o� implanter l'unit� de s�chage: dans la zone A, dans la zone B. ou � proximit� imm�diate du march�?
Il suffit pour cela de faire le calcul de la somme des co�ts du transport du produit frais et du produit sec rapport�s � un kilogramme de produit fini dans les trois cas de localisation.
Pour une localisation en zone A, le produit frais est disponible � co�t de transport nul; le co�t de transport total est donc celui du produit fini jusqu'au march�: 300 km x 0,025 FCFA/km, soit 7,5 FCFA par kilogramme de produit sec. Il en est de m�me pour une localisation dans la zone B. mais le co�t de transport doit tenir compte des tarifs plus �lev�s sur une piste de mauvaise qualit�, soit: 100 km x 0,150 FCFA/km = 15 FCFA/kg de produit sec.
Pour une localisation en proximit� du march�, le transport du produit fini est n�gligeable, mais il faut faire venir la mati�re premi�re depuis la zone A (plus proche sur le plan des co�ts de transport, bien que plus �loign�e g�ographiquement). Pour produire un kilogramme de produit fini, il faut 15 kilogrammes de produit frais. Le co�t du transport est donc de: (15 x 300 km) x 0,025 FCFA/km = 112,5 FCFA par kilogramme de produit sec.
On peut tirer deux remarques de ce cas d'�cole:
- la distance g�ographique n'est pas le seul param�tre qui intervienne dans les co�ts du transport. La qualit� des infrastructures de transport importe tout autant. Ici, l'option « localisation en zone B » induit des co�ts de transport deux fois plus �lev�s que pour la zone A, alors que cette zone est trois fois plus proche du march�;- l'option d'une localisation � proximit� du march� ne se justifie pas dans ce cas d'�cole: cela co�te quinze fois plus cher en co�ts de transport par rapport � une localisation en A, sans compter les risques de d�gradation du produit frais transport� sur 300 kilom�tres.
Deuxi�me cas d'�cole
On suppose maintenant qu'il existe une troisi�me zone de production, appel�e « zone C », en proximit� du march�.
On suppose de nouveau que le prix au producteur pour le produit frais est le m�me dans les trois zones. La r�ponse est alors imm�diate: c'est � proximit� du march�, en zone C, qu'il faut s'implanter (co�ts de transport n�gligeables pour le produit frais comme pour le produit sec).
Troisi�me cas d'�cole
Conservons le cas des trois zones A, B et C. Supposons maintenant que les prix au producteur du produit frais sur les trois zones sont d�termin�s par des r�gles de march� simplifi�es o�:
- il existe un prix de march� en C du produit frais de 50 FCFA/kg;- les marges de la commercialisation sont de 15 FCFA/kg;
- les prix propos�s aux producteurs par les commer�ants dans les trois zones sont �gaux au prix de march�, diminu� des marges de commercialisation et des co�ts de transport du produit frais de chaque zone jusqu'au march�.
Quelle est alors la localisation la plus rentable?
Il suffit dans ce cas de calculer la somme du co�t de l'achat de la mati�re premi�re dans chacune des trois zones, et le co�t de transport du produit fini depuis ces trois zones.
Le prix du produit frais en A est calcul� par: prix d'achat - marges de commercialisation - co�ts de transport, soit: 50 - 15 - (300 x 0,025) = 27,5 FCFA par kilogramme de produit frais.
Son prix en zone B est de: 50 - 15 - (100 x 0,15) = 20,0 FCFA par kilogramme de produit frais.
Son prix en zone C est de: 50 - 15 = 35,0 FCFA par kilogramme de produit frais.
Il faut 15 kilogrammes de produit frais pour produire un kilogramme de produit sec. Le co�t total de l'approvisionnement en produits frais et d'�coulement du produit fini est donc de:
- 300. 0,025 + 15 x 27,5 = 420 FCFA par kilogramme de produit sec pour l'option « zone A »;- 100. 0,150 + 15 x 20,0 = 315 FCFA par kilogramme de produit sec pour l'option « zone B »;
- 0. 0 + 15 x 3 5,0 = 525 FCFA par kilogramme de produit sec pour l'option « zone C ».
Dans ce cas d'�cole, c'est en zone B. la plus �loign�e du march� du point de vue des co�ts de transport, que la localisation de l'unit� de s�chage est la plus int�ressante sur le plan �conomique. Cela s'explique par le fait que, dans le cas trait�, c'est la zone o� le s�chage entre le moins en concurrence avec la vente de produit frais.
Le rapport avec la r�alit�
Les donn�es des deuxi�me et troisi�me cas d'�cole, pour extr�mes qu'elles puissent param�tre les unes par rapport aux autres en ce qui concerne la «g�ographie des prix », n'en ont pas moins leur �quivalent dans la r�alit�. Dans un contexte national de surproduction de produits mara�chers, c'est le cas au Burkina Faso en ce moment, le prix des produits mara�chers est au plus bas pendant les p�riodes de r�colte. Le d�s�quilibre entre offre et demande est � ce moment tel que les prix au producteur sont tr�s faibles, m�me dans les zones les plus proches des villes. Les unit�s de s�chage se d�veloppent donc assez naturellement plut�t � proximit� des march�s, puisque les inconv�nients sont r�duits et les avantages nombreux (en particulier, pr�sence � proximit� d'une production suffisante pour garantir l'approvisionnement du s�choir, proximit� des services annexes et du march�). Mais il faut tout de m�me, dans ce cas pr�cis, conserver � l'esprit qu'il peut ne s'agir que d'une situation temporaire.
Dans d'autres pays o� la production de produits mara�chers pour le march� est stabilis�e de longue date (cas du nord Nigeria dans la zone sah�lienne par exemple), la r�alit� se rapprochera bien plus des hypoth�ses du troisi�me cas d'�cole. Ce dernier n'est en effet pas si �loign� de la r�alit� que la simplicit� de ses hypoth�ses semble le sugg�rer. L'exemple de la formation dans l'espace des prix du mil au Mali, fourni ci-dessous, en est une illustration.
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Formation spatiale des prix d'un produit alimentaire Le cas du mil au Mali Les diff�rences de prix du mil sur les march�s du Mali sont
relativement spectaculaires. En consid�rant les donn�es hebdomadaires des prix
de march� du mil, mises en moyennes corrig�es des variations saisonni�res sur la
p�riode d�but 1991- d�but 1995, on s'aper�oit que le prix du mil est de 45
FCFA/kg sur les march�s ruraux de l'Ouest du Mali, qui est la principale zone de
surplus de cette c�r�ale dominante au Mali, atteint 55 FCFA/kg sur le march� de
San, 60 FCFA/kg sur le march� de S�gou, et 75 FCFA/kg sur le march� de Bamako. �
l'exception d'une marge suppl�mentaire de 5 FCFA/kg sur le march� de Bamako, ces
diff�rences de prix moyens sur les march�s s'expliquent totalement par les
diff�rences de co�t de transport jusqu'� Bamako, capitale du pays et principal
march� final pour le mil. |
Dans le cas d'un produit alimentaire et d'un pays pour lesquels les offres, demandes et prix sont relativement stabilis�s, il appara�t a priori pr�f�rable d'implanter les unit�s de s�chage au-del� de la zone o� cette activit� entre en concurrence avec la commercialisation de produits frais. Un certain nombre d'�l�ments doivent �tre pris en compte pour moduler cette premi�re appr�ciation:
- un entrepreneur dynamique n'aura peut-�tre pas envie de s'installer dans une zone tr�s recul�e (le choix lui appartient);- le manque de proximit� de services annexes peut devenir une contrainte majeure pour le bon fonctionnement de l'unit�;
- le volume de production de surplus alimentaires n'est pas �lev� dans les zones �loign�es des consommateurs de ces surplus (les march�s urbains ou � l'exportation); peut alors se poser un probl�me d'approvisionnement en quantit�s suffisantes de mati�re premi�re pour le s�chage. L'entrepreneur sera alors peut-�tre amen� � proposer dans cette zone des prix d'achat du produit frais incitatifs pour augmenter la production de la zone (tout d�pend ici de la taille de l'unit� qu'il a envisag�, de savoir si les agriculteurs de la zone ne produisaient pas de surplus auparavant uniquement parce qu'il n'y avait pas de demande, etc.).
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S�cher des Produits Alimentaires. Techniques, Proc�d�s, �quipements. (GRET, 1995)
Troisi�me partie: Quelques notions approfondies sur le s�chage
Chapitre IX: �l�ments d'approfondissement de la th�orie du s�chage
Ce chapitre se compose d'informations qui, pour la plupart, ont �t� soit fournies de fa�on simplifi�e dans la partie pr�c�dente, soit seulement �voqu�es.
Elles ont �t� regroup�es en quatre sections:
- lectures du diagramme enthalpique de l'air humide;- lectures des courbes de sorption-d�sorption;
- utilisation conjointe des courbes de sorption-d�sorption et du diagramme de l'air humide pour la d�termination de la fin du s�chage et de l'enl�vement moyen de l'eau au cours, de ce s�chage;
- compl�ments sur l'�nergie solaire.
Lectures du diagramme enthalpique de l'air humide
Le diagramme enthalpique de l'air est un abaque compos� de plusieurs familles de courbes qui permettent de relier entre elles les principales variables caract�ristiques de l'air humide: sa temp�rature humide, sa temp�rature s�che, son degr� d'humidit� relative, son degr� d'humidit� absolue, sa teneur en eau maximale, son pouvoir �vaporatoire et son enthalpie. Il faut dans un premier temps rappeler la d�finition de chacune de ces grandeurs.
RAPPEL DES D�FINITIONS
On d�finit par « pouvoir �vaporatoire » de l'air sa capacit� � absorber de l'eau plac�e � son contact, mesur�e en grammes d'eau suppl�mentaires qu'il peut absorber, par m�tre cube d'air, jusqu'� atteindre la saturation d'eau.
Deux param�tres sont introduits pour quantifier les proportions entre l'air sec et la vapeur d'eau contenue dans l'air:
- l'humidit� absolue (teneur en eau), qui s'exprime en grammes d'eau par kg d'air sec. Par exemple si x = 10 g/kg d'air sec, dans 1,01 kg d'air on a 1 kg d'air sec et 10 g de vapeur d'eau;- l'humidit� relative (degr� hygrom�trique), qui s'exprime en pourcentage. Cette valeur pr�cise le niveau d'humidit� absolue de l'air par rapport au niveau d'humidit� absolue maximal qu'il pourrait avoir, compte tenu de la temp�rature de l'air et de la pression. Elle permet donc de conna�tre le niveau de saturation de l'air en eau.
Pour �valuer le pouvoir �vaporatoire d'une quantit� d'air donn�, il faut en conna�tre son degr� hygrom�trique (H R). On utilise alors la notion de temp�rature humide (T h)
La temp�rature du m�lange air sec + vapeur d'eau se mesure avec un thermom�tre usuel (par exemple � alcool jusqu'� 50°C, � mercure jusqu'� 300°C). On l'appelle aussi temp�rature s�che.
Si l'on fait circuler cet air au-dessus d'eau libre suffisamment lentement, il s'�tablit un �quilibre �nerg�tique dans les transferts de chaleur et de mati�re entre l'air et cette eau libre.
L'air, lorsqu'il est plus chaud que l'eau, apporte l'�nergie n�cessaire � l'�vaporation de l'eau libre (en surface) et la vapeur d'eau ainsi form�e se m�lange � l'air. L'�nergie fournie � l'eau par l'air est ainsi r�cup�r�e par celui-ci sous forme d'�nergie contenue dans la vapeur d'eau (appel�e chaleur latente).
� la surface de l'eau, l'air atteint une temp�rature d'�quilibre appel�e temp�rature de thermom�tre humide de l'air. L'air est alors satur� de vapeur d'eau (humidit� relative H R= 100 %), il n'y a plus d'�vaporation, l'air ne se refroidit plus.
� chaque degr� d'humidit� relative de l'air correspond donc une temp�rature limite de refroidissement de l'air au contact de l'eau appel�e temp�rature humide.
La temp�rature s�che
La temp�rature s�che se mesure avec un thermom�tre. Ici, T = 25°C.
La temp�rature humide se mesure avec un thermom�tre dont l'ampoule est entour�e d'une m�che humide. Les lacets de chaussures en coton font d'excellentes m�ches. Il faut que la vitesse de l'air autour du thermom�tre soit d'au moins 2 m/s pour que la mesure soit juste.
L'�nergie contenue dans l'air est d�nomm�e enthalpie. Une op�ration de s�chage o� il y a conservation du niveau �nerg�tique de l'air est appel�e isenthalpique (du grec « iso » signifiant pareil). De m�me, une transformation des caract�ristiques de l'air dans laquelle la temp�rature est rest�e constante s'appelle une transformation isotherme.
RELATIONS ENTRE CES VARIABLES: LE DIAGRAMME DE L'AIR HUMIDE
En toute rigueur, les relations qui s'�tablissent entre ces variables d�pendent de la pression. Toutefois, dans le cadre des transformations envisag�es ici, la pression peut �tre envisag�e comme constante (pression atmosph�rique, de fluctuations n�gligeables).
Il existe des expressions math�matiques reliant temp�rature s�che (T), temp�rature humide (T h), humidit� relative (H R) et humidit� absolue (x). Pour plus de facilit�, on utilise le diagramme de l'air humide qui permet, connaissant deux de ces valeurs, de conna�tre les deux autres.
Le diagramme ci-dessous fournit une repr�sentation simplifi�e du diagramme de l'air humide, pr�sent� plus en d�tail sur la page suivante.
Repr�sentation simplifi�e du diagramme do l'air humide
Comment lit-on ce diagramme?
Prenons le cas, port� sur le graphique ci-dessus, d'un air dont la temp�rature s�che est de 25°C, et dont on cherche � conna�tre l'humidit� relative. La mesure de la temp�rature humide de cet air et la lecture du diagramme de l'air humide permettent d'obtenir le r�sultat. Supposons que la mesure de la temp�rature humide de l'air fournisse la valeur de 15°C (cas repr�sent� sur le diagramme). En portant cet air au contact d'eau libre, il subit une �volution (1) vers (2) de type isenthalpique (m�me enthalpie de l'air) jusqu'� atteindre une humidit� relative de 100 %. Sa temp�rature est alors, par d�finition, la temp�rature humide de l'air, soit 15°C. Ce point d'arriv�e (2) peut donc �tre repr�sent� sur le diagramme, � l'intersection de la droite de m�me temp�rature de l'air de 15°C (droite de transformation isotherme) et de la courbe de l'air port� � saturation d'eau (HRs = 100 %). Le point (2) est donc d�termin�. � partir de ce point, et puisque l'on sait que la transformation a �t� isenthalpique (sans apport ni retrait d'�nergie de l'air), on remonte par la droite isenthalpique jusqu'� l'intersection avec l'isotherme � la temp�rature T(1) = 25°C. La position du point (1) est alors connue. On trouve ainsi l'humidit� relative de l'air recherch�e H R(1), soit 30 % dans le cas pr�sent.
Diagramme enthalpique de l'air humide
Le diagramme humide nous donne aussi les humidit�s absolues pour chaque �tat (1) et (2): respectivement 6 et 11 grammes d'eau par kilogramme d'air sec dans le cas pr�sent.
Remarque: On peut aussi utiliser la table psychrom�trique (cf. annexe 6) qui nous donnent directement H R en fonction de la temp�rature s�che et de la temp�rature humide.
SUIVI DU PROCESSUS DE S�CHAGE SUR LE DIAGRAMME DE L'AIR HUMIDE. DE LA TH�ORIE AU CAS R�EL.
La th�orie
Supposons que l'on utilise pour le s�chage de l'air ext�rieur, situ� au point A0 sur le diagramme de l'air repr�sent� ci-dessous. Ce point caract�ristique de l'air est repr�sent� par ses param�tres de d�part: sa temp�rature s�che (T0) et sa teneur en eau initiale, ou degr� d'humidit� absolue (x0).
Lors de son passage par le capteur solaire, ou toute autre source de chaleur, cet air s'�chauffe sans modification de son humidit� absolue (il n'a pas encore atteint le produit et contient donc toujours la m�me quantit� d'eau par kilogramme d'air sec). Juste avant son passage sur le produit, il est caract�ris� par le point A1 (m�me teneur en eau x0, temp�rature s�che port�e � T1).
Quand il se trouve en contact avec un produit humide, l'air se charge de son eau jusqu'� �tre satur� de vapeur et lui c�de de sa chaleur: la temp�rature de l'air diminue. Dans l'enceinte de s�chage opaque, il n'y a pas d'apport d'�nergie. L'�change s'effectue � �nergie (ou enthalpie) constante: la position de l'air sur le diagramme de l'air humide �volue de la position A1 � la position A2, c'est-�-dire:
- selon une transformation isenthalpique le long d'une droite de m�me enthalpie de l'air (droite isenthalpique);- jusqu'au contact de la courbe d'humidit� relative de 100 %, l'air ayant atteint la saturation.
Le s�chage isenthalpique
- A0 est le point coordonn�e (T0' x0) repr�sentant l'air � l'entr�e du capteur.- A1 est le point des coordonn�es T 1 et x 0 repr�sentant l'air � la sortie du capteur ou � l'entr�e de l'enceinte de s�chage. Son humidit� absolue est la m�me que pr�c�demment.
- A2 repr�sente l'air � la sortie de l'enceinte. Satur� (HR = 100 %) il a absorb� de la vapeur (x 2 -x 0) et perdu de la chaleur (diff�rence de temp�rature: T 1 -T 2).
Le s�chage r�el
En r�alit�, rappelons que le s�chage ne se produit pas exactement de cette fa�on. En effet:
· l'humidit� relative de l'air � la sortie du
s�choir est toujours inf�rieure � 100
%, et cela pour trois raisons:
- l'humidit� de l'air ne peut �tre sup�rieure a l'humidit� relative d'�quilibre du produit; celle-ci variant au cours du s�chage, l'humidit� de l'air varie �galement, de pr�s de 100 % au d�but jusqu'� l'humidit� relative d'�quilibre correspondant � la teneur en eau du produit sec en fin de s�chage;- l'air pas n�cessairement le temps de se charger de toute la vapeur qu'il pourrait emporter;
- l'efficacit� de l'�change air/produit n'est pas parfaite.
· le s�chage ne se fait pas de mani�re parfaitement isenthalpique, c'est-�-dire sans perte de chaleur. Les pertes de chaleur par les parois du s�choir et le comportement variable du produit provoquent une perte d'enthalpie. Entre l'entr�e et la sortie, le point A d�fini par ses param�tres de temp�rature s�che et d'humidit� absolue ne suit pas parfaitement une droite isenthalpe.
Le plus souvent, � la sortie du s�choir, l'air n'est pas satur�. Il lui reste un pouvoir �vaporatoire qui n'a pas �t� utilis�.
Le s�chage r�el
- A3 repr�sente sur ce graphique la position finale qu'atteindrait l'air apr�s son passage sur le produit si le s�chage se produisait bien sans perte d'�nergie (isenthalpique), mais en consid�rant qu'on ne peut atteindre un degr� d'humidit� relative de 100 % (on atteint 80 % sur cet exemple).- A4 repr�sente la position atteinte dans la r�alit�, en tenant compte du surcro�t des pertes d'�nergie qui font que la transformation n'est pas parfaitement isenthalpique.
LECTURES D'ENTHALPIES
L'�valuation des enthalpies de l'air (l'�nergie de l'air) entre l'entr�e et la sortie du s�choir fournit de nombreuses informations. Cela permet en effet d'appr�cier le rendement de s�chage, qui est le rapport entre l'�nergie pour la vaporisation de l'eau et l'�nergie qui a �t� fournie au syst�me, dont on rappelle la formulation:
(en %)
avec:
- D s: d�bit d'air (en m 3/h);- h a: enthalpie de l'air � l'entr�e du s�choir (en kJ/kg a.s.);
- h f: enthalpie de l'air � la sortie du s�choir (en kJ/kg a.s.);
- P: puissance fournie au syst�me (en W).
L'�valuation des enthalpies est possible � partir des mesures de temp�ratures s�ches et humides en entr�e et sortie du s�choir. On a vu pr�c�demment que ces donn�es permettent de « positionner » le point caract�ristique de l'air �tudi� sur le diagramme de l'air humide. On d�termine alors les enthalpies d'entr�e et sortie en identifiant les courbes isenthalpes qui passent par les deux points caract�ristiques de l'air � l'entr�e et � la sortie.
Remarque 1:
L'�valuation de ces enthalpies permet d'autre part de mieux s�parer le rendement thermique entre ses deux composantes principales:
- le rendement du capteur solaire seul, qui re�oit la chaleur du soleil et fournit de la chaleur � l'air;- l'efficacit� du passage de l'air chaud sur le produit pour provoquer son s�chage.
Il est en effet possible d'�valuer la diff�rence d'enthalpie de l'air dans le « cas id�al », et de la comparer � la diff�rence d'enthalpie effectivement mesur�e. On a alors une mesure des pertes d'efficacit� du passage de l'air pour le s�chage du produit, � partir de la diff�rence entre l'�nergie que devrait contenir l'air en fin de s�chage si la transformation avait �t� parfaitement isenthalpique, et celle effectivement mesur�e: c'est la diff�rence d'enthalpie en sortie de s�choir entre le « cas id�al » et le cas r�el. La derni�re est �valu�e selon la m�thode d�crite ci-dessus. La premi�re s'�value rapidement, comme montr� sur l'exemple d'utilisation du diagramme ci-dessous.
Il pr�sente l'�volution id�ale d'un air, initialement � 30°C et de degr� d'humidit� relative 60 %, port� � 60°C. En reprenant les d�veloppements du paragraphe pr�c�dent, le point d'arriv�e se situe sur la courbe d'enthalpie � 26 Kcal/kg d'air sec.
Lecture de l'enthalpie de l'air ambiant et de l'air chauff� sur le diagramme de l'air humide
Remarque 2:
Les enthalpies sont parfois fournies en kcal/kg a.s. Elles doivent �tre converties en kJ/kg a.s. pour �tre utilis�es dans les formules de calcul qui sont exprim�es dans le syst�me d'unit� international (1 kcal = 4,18 kJ).
Lecture de courbes de sorption-d�sorption
NOTION DE COURBE DE SORPTION-D�SORPTION
Lorsqu'on place un produit humide dans une bo�te d'air sec non satur�, referm�e herm�tiquement par la suite, ce dernier absorbe sous forme de vapeur une partie de l'eau du produit et celui-ci s�che. Au bout d'un moment, il n'y a plus d'�change d'eau: on dit qu'on a atteint l'�tat d'�quilibre.
A l'�tat d'�quilibre, il y a �galit� entre l'humidit� relative de l'air et l'activit� de l'eau du produit. On l'appelle « humidit� relative d'�quilibre ». Elle est not�e « j » et exprim�e en %.
Pour une temp�rature donn�e, elle correspond � une teneur en eau pr�cise du produit. Si on porte sur un graphique les diff�rentes humidit� relatives d'�quilibre et les diff�rentes teneurs en eau correspondantes du produit, on obtient une courbe.
La courbe obtenue lorsque le produit humide est plac� dans un air sec (et donc perd son eau) est appel�e courbe de d�sorption. Elle rend compte du comportement du produit lors du s�chage.
La courbe obtenue lorsque le produit sec est plac� dans un air humide et qu'il gagne de l'eau est appel�e courbe d'absorption ou de sorption. Elle est aussi utile puisqu'elle rend compte du comportement du produit lors du stockage. En fait, ces deux courbes sont tr�s proches l'une de l'autre et on utilise en pratique une courbe moyenne appel�e courbe de sorption-d�sorption.
Une telle courbe n'est valable que pour une temp�rature donn�e. Ces courbes peuvent �tre trac�es pour une teneur en eau rapport�e � la masse humide (not�e mc) ou pour une teneur en eau rapport�e � la masse s�che (not�e X).
Les courbes de sorption-d�sorption sont utilis�es pour la conduite du s�chage. Les conditions du stockage (temp�rature et humidit� de l'air) fixent la teneur en eau du produit qu'il est n�cessaire d'atteindre mais inutile de d�passer pour permettre un stockage sans d�gradation du produit.
� titre indicatif, et pour une bonne partie des produits aptes au s�chage, la teneur en eau qu'il est n�cessaire d'atteindre correspond � une activit� de l'eau dans le produit de l'ordre de 0,6. Cette valeur ne s'applique cependant pas � tous les produits.
On peut �galement conna�tre, suivant le mode et le lieu de stockage, la temp�rature de l'air ambiant. On consid�re alors que la temp�rature du produit lui sera �gale. Si, pour le produit consid�r�, l'humidit� relative de l'air doit rester inf�rieure � 65 % (limite pour le d�veloppement des micro-organismes: moisissures, levures et bact�ries), on d�termine � l'aide de la courbe la teneur en eau finale du produit � atteindre pour que, � la temp�rature de stockage, l'humidit� relative d'�quilibre, et donc l'humidit� relative de l'air, ne d�passe pas 65 %. Les valeurs de teneur en eau finale fournies dans les fiches produits correspondent � des humidit�s relatives d'�quilibre variant de 20 � 50 % selon le type de produit et sa temp�rature.
Si l'humidit� de l'air de stockage est sup�rieure � 65 % (par exemple en saison humide en pays �quatoriaux), il faut envisager de stocker les produits dans des r�cipients �tanches � l'a* pour �viter des pertes et d�gradations.
Remarque:
� titre de rappel: � m�me taux d'humidit� relative, la conservation du produit sera d'autant plus longue que la temp�rature sera plus basse (moindre d�veloppement de la population microbienne).
Les courbes de sorption-d�sorption
La courbe de sorption repr�sente le comportement du produit s'humidifiant.
La courbe de d�sorption repr�sente le comportement du produit se s�chant.
Utilisation conjointe des courbes de sorption-d�sorption et du diagramme de l'air pour �valuer la fin du s�chage et le pouvoir s�chant moyen de l'eau
ESTIMATION DE LA FIN DU PROCESSUS DE S�CHAGE
Consid�rons le cas d'un produit dont la teneur en eau en base humide (masse d'eau/masse totale du produit) doit �tre de 15 % pour que sa conservation soit possible. On envisage un s�chage � 60°C. Comment d�terminer le moment o� cette teneur en eau a �t� atteinte sans avoir � faire r�guli�rement des mesures de poids ou de teneur en eau du produit? On peut obtenir l'information � partir de mesures de temp�ratures s�che et humide de l'air en sortie de s�choir, qui indiquent l'humidit� relative de cet air, et donc l'activit� de l'eau du produit.
On proc�de comme suit:
· On convertit la teneur en eau en base humide de 15 % en teneur en eau en base s�che en utilisant la formule pr�sent�e au chapitre V:x = 100.m/(100 - m), soit ici:x = 100.15/(100 - 15) = 17,5 %.
· On prend la courbe de d�sorption du produit consid�r� pour la temp�rature de 60°C pr�sent�e ci-dessous (rappel: ces courbes d�pendent de la temp�rature). On y lit l'humidit� relative d'�quilibre de l'air avec le produit pour la teneur en eau en base s�che calcul�e, soit ici 70 % (cf. sch�mas page ci-contre).
· On dispose maintenant d'une information mesurable pour arr�ter le s�chage en temps voulu: les mesures de temp�rature humide et de temp�rature de l'air en sortie de s�choir, qui permettent de d�terminer l'humidit� relative de l'air (ci ci-dessus), et on arr�te le s�chage lorsque cette derni�re est de 70 %.
Les courbes de sorption et d�sorption de la muscade � 25 et 45°C
Si la temp�rature pr�vue pour le stockage est de 25°C, il faudra s�cher le produit jusqu'� une teneur en eau finale minimale (correspondant � Aw < 0,7) de 10%.
Si on estime que le stockage se fera dans une ambiance � faible humidit� relative (par exemple 50 %), il faudra alors s�cher le produit jusqu'� X = 8%.
Si par contre le stockage se fait � 45°C, la teneur X minimale sera de 9 %.
ACTIVITE DE L'EAU OU HUMIDITE RELATIVE D'EQUILIBRE DE L'AIR (HRS)
Courbe type de d�sorption 60°C
ESTIMATION DU POUVOIR S�CHANT DE L'AIR EN MOYENNE PENDANT LA DUR�E DU S�CHAGE
Rappel
L'activit� de l'eau dans le produit �volue lors du s�chage. Si elle �tait constamment �gale � 1, et en supposant parfaits les �changes de masse et de chaleur entre l'air et le produit, le pouvoir �vaporatoire de l'eau fournirait la mesure de l'eau qu'un kilogramme d'air peut emporter. Ce n'est pas le cas. En faisant abstraction des pertes thermiques (qui sont int�gr�es dans le rendement thermique), il est n�cessaire de d�finir le pouvoir s�chant de l'air, qui est toujours inf�rieur � son pouvoir �vaporatoire puisque l'air ne sort jamais du s�choir � saturation d'eau. Pour corriger ce « probl�me », on retient une humidit� relative de l'air de sortie du s�choir « moyenne » donn�e par:
avec:
- H rm: humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, en moyenne sur la dur�e totale du s�chage (en %);- H rs: humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, � la fin du s�chage;
- 100: humidit� relative de l'air � la sortie du s�choir, en d�but de s�chage (saturation d'eau: 100 % d'humidit� relative).
Calcul sur l'exemple pr�c�dent
En reprenant l'exemple trait� plus haut, et en supposant que l'air �tait � 30°C et le degr� d'humidit� relative de 60 % � l'entr�e du s�choir, on a H rm = (100 + 70)/2 = 85 %.
Le degr� d'humidit� absolue de l'air � l'entr�e du s�choir est lu sur le diagramme de l'air humide pour une humidit� relative de 60 % et une temp�rature de 30°C, soit: 16,5 g/kg d'air sec.
Le degr� d'humidit� absolue de l'air en sortie du s�choir, et en moyenne sur la dur�e du s�chage, est lu sur ce m�me diagramme, selon la m�thode adopt�e pr�c�demment, et pour une humidit� relative moyenne de 85 %, soit 28 g/kg d'air sec. Un m�tre cube d'air enl�ve donc en moyenne: 1,2 x (28 - 16,5) = 13,8 grammes d'eau/m 3. Le pouvoir s�chant de l'air utilis� est alors de l'ordre de 14 grammes d'eau/m 3, en moyenne sur la dur�e du s�chage.
Compl�ments sur l'�nergie solaire
NOTIONS G�N�RALES
Le soleil �met une puissance d'environ 380 milliards de milliards de m�gawatts (1) sous forme de rayonnement �lectromagn�tique. La terre intercepte 170 milliards de Mw de cette source d'�nergie.
(1) 1 m�gawatt (MW) = 1 000 kw.
Un rayonnement �lectromagn�tique est �mis par tout corps charg� d'une certaine quantit� de chaleur. Ce rayonnement se caract�rise par deux grandeurs:
- sa longueur d'onde, not�e « l » et exprim�e en microns (1 m m = 1 milli�me de mm = 10-3 mm = 10 -6 m);- son flux ou puissance, not� « f » et exprim� en watts (w).
Ce sont surtout les rayonnements dont la longueur d'onde est comprise entre 0,8 et 200 mm qui transf�rent de la chaleur. On les appelle infrarouges.
La longueur d'onde du rayonnement �mis par un corps est directement fonction de sa temp�rature. La puissance du rayonnement d�pend de l'�tat de surface, la couleur, la composition de ce corps.
Afin de classer les corps, on d�finit un corps id�al, fournissant le rayonnement le plus puissant dans des conditions de temp�ratures donn�es: le corps noir. Le corps noir a les propri�t�s suivantes:
- il absorbe tous les rayonnements qu'il re�oit;- la puissance qu'il rayonne est directement proportionnelle � sa temp�rature de surface et est identique dans toutes les directions.
Ainsi, le soleil se comporte comme un corps noir avec une temp�rature de surface de 5 500° C.
Compl�ments sur l'�nergie solaire
COMMENT SE COMPORTE UN CORPS EXPOS� � UN RAYONNEMENT
Lorsqu'un corps re�oit un rayonnement, il en absorbe une partie, en r�fl�chit une autre, en transmet une troisi�me.
Les corps transparents transmettent le rayonnement sans modification essentielle de sa direction, alors que les corps translucides diffusent le rayonnement.
Le coefficient (ou taux) de transmission du rayonnement varie avec l'angle d'incidence du rayonnement. Pour le verre, il baisse fortement quand l'angle d'incidence d�passe 50°.
L'absorption s'accompagne d'une conversion d'�nergie dans le corps r�cepteur. Par exemple, un corps peut recevoir de l'�nergie sous forme de lumi�re visible, la convertir en chaleur et la rayonner sous forme d'infrarouges, invisibles.
La r�flexion peut �tre sp�culaire, c'est-�-dire dans une direction pr�cise (cas des m�taux � surface polie...), ou diffuse, sans direction privil�gi�e. L'�volution des surfaces au cours du vieillissement tend � les rapprocher de la r�flexion diffuse.
Le taux d'�mission, ou �missivit�, d'un corps repr�sente sa propension � rayonner l'�nergie qu'il contient sous forme de chaleur. Il est not� « e ». Pour le corps noir, e = 1 (maximum).
Comportement g�n�ral d'un corps recevant un rayonnement
a+r+i=1 Pour le corps noir. a=1. r=i=0
Diff�rents modes de transmission du rayonnement
Variation du taux de transmission par le verre, en fonction de l'angle d'incidence
Diff�rents modes de r�flexion du rayonnement
CORPS GRIS, CORPS S�LECTIFS, CORPS CHAUDS, CORPS FROIDS
Aucun corps dans la nature ne se comporte exactement comme un corps noir. En fait, on distingue essentiellement les corps «< gris » et les corps « s�lectifs ».
Le corps gris n'absorbe qu'une partie du rayonnement. Mais leur taux d'absorption est le m�me pour toute longueur d'onde. Inversement, ils �mettent moins de rayonnement que le corps noir � la m�me temp�rature, mais ils le font �galement dans toutes les longueurs d'onde.
Au contraire, les corps s�lectifs ne r�agissent pas de la m�me fa�on aux diff�rentes longueurs d'onde.
Cependant pour tout corps, le taux d'absorption dans une longueur d'onde donn�e est �gal au taux d'�mission dans la m�me longueur d'onde. Cela permet de distinguer les corps s�lectifs « chauds » des corps s�lectifs « froids »:
- les corps « chauds » absorbent beaucoup le rayonnement solaire et donc s'�chauffent fortement; par contre, ils rayonnent peu dans l'infrarouge et ne peuvent donc perdre leur chaleur de cette fa�on; ils la perdent plus facilement par contact avec l'air et sont donc tout indiqu�s pour r�chauffer celui-ci: on les utilise comme absorbes dans les capteurs solaires;- les corps « froids » absorbent peu le rayonnement solaire et s'�chauffent donc peu; ils perdent facilement leur chaleur sous forme d'infrarouge; ils restent frais et refroidissent l'air � leur contact; on les utilise donc en climatisation naturelle (peinture blanche, chaux, pl�tre, etc.)
Corps chauds et corps froids
L'acier galvanis� absorbe 64% du rayonnement solaire (a=0,64) et le transforme en chaleur.
L'acier �met alors dans l'infrarouge mais il ne rayonne que 25 % de sa chaleur.
Donc l'acier galvanis� plac� au soleil accumule de la chaleur. Sa temp�rature augmente. On dit que c'est un corps chaud.
Le pl�tre n'absorbe que 7 % du rayonnement solaire (a=0,07) mais rayonne 91% (e=0,91)de la chaleur qu'il contient donc il reste froid plac� au soleil. On dit que c'est un corps froid.
Le comportement particulier du verre
Le verre laisse passer la lumi�re solaire mais absorbe les infrarouges. Il pemet de r�aliser l'effet de serre.
LA R�CEPTION DU RAYONNEMENT SOLAIRE PAR UNE SURFACE AU NIVEAU DU GLOBE TERRESTRE
Le rayonnement solaire � la limite de l'atmosph�re terrestre peut �tre consid�r� comme constant tout au long de l'ann�e compte tenu de la pr�cision recherch�e dans les calculs de dimensionnement. On d�finit alors l'intensit� de ce rayonnement par la constante solaire. Il s'agit d'une puissance par unit� de surface �gale � 1367 W/m 2.
L'atmosph�re terrestre compos�e de diff�rents types de gaz, de gouttes d'eau, de particules solides en suspension n'autorise pas la totalit� du rayonnement solaire � atteindre le sol. Une partie est r��mise vers l'espace. Au cours de sa travers�e dans l'atmosph�re, des ph�nom�nes d'absorption, de r�flexion et de diffusion se conjuguent. Le rayonnement global re�u au niveau du sol par m 2 a donc �t� att�nu�. D'autre part, on r�alise une distinction au point de vue qualitatif en s�parant le rayonnement global en rayonnement direct et en rayonnement diffus.
Le rayonnement direct est celui qui parvient directement sur une surface au sol sans avoir �t� ni r�fl�chi, ni diffus�.
Le rayonnement diffus regroupe tout rayonnement autre que le direct, re�u par une surface au sol apr�s avoir �t� r��mis par un corps interm�diaire dans l'atmosph�re. Ces corps (mol�cules d'air, a�rosols, poussi�res, gaz, vapeur d'eau) peuvent soit absorber compl�tement le rayonnement solaire, soit en absorber une partie et en r�fl�chir une autre. Tous ces ph�nom�nes participent � la diffusion du rayonnement solaire. Celui-ci n'a pas, contrairement au rayonnement direct, de direction privil�gi�e. On le note D (en Wh/m 2).
L'�clairement global (G) est donn� par la formule: G = I. sin h + D, avec I (irradiation), G. D en Wh/m 2, et h: angle que fait le soleil avec l'horizontale.
R�partition de l'�nergie au niveau de la couche atmosph�rique (trait fin) et au niveau de la surface terrestre (trait �pais) suivant les diff�rentes longueurs d'onde
CALCUL DE LA QUANTIT� D'�NERGIE SOLAIRE DISPONIBLE SUR UNE SURFACE QUELCONQUE
Le calcul th�orique pr�cis de l'�nergie solaire re�ue au niveau d'une surface quelconque est en fait tr�s complexe car il prend en compte une multitude de facteurs:
- composition de l'atmosph�re (pr�sence de nuages, particules en suspension);- �paisseur de l'atmosph�re � traverser (altitude du lieu, angle de travers�e de l'atmosph�re suivant l'heure et le jour de l'ann�e);
- angle d'incidence que fait la normale � la surface avec le rayonnement direct (plus cet angle est important, c'est-�-dire plus les rayons sont inclin�s par rapport � la perpendiculaire � la surface r�ceptrice, plus l'intensit� du rayonnement re�u sera faible);
- alb�do du relief environnant: on appelle alb�do le pouvoir de r�flexion que poss�de le relief environnant la surface r�ceptrice. Une partie du rayonnement global frappant le relief environnant est renvoy� proportionnellement � son alb�do vers la surface r�ceptrice;
- masques �ventuels (tout obstacle entre la source radiante, le soleil et la surface r�ceptrice).
Pour dimensionner la surface de captation d'un s�choir solaire, on r�alise les calculs pour un jour clair de la saison de s�chage (indication maximale). Pour plus de pr�cision, on choisit une journ�e repr�sentative de ciel clair pour chaque mois de la saison de s�chage.
Quantit� d'�nergie solaire disponible sur une surface quelconque
Concernant le sch�ma de la page pr�c�dente:
D Rayonnement direct en saison s�che, entre 25° Nord et 25° Sud.X Rayonnement direct en saison des pluies entre 15° Nord et 15° Sud (il n'y a pas de donn�es exploitables pour la saison des pluies entre 25° N et 25° S).
· Rayonnement diffus en toute saison, entre 25° Nord et 25° Sud.
Pour des cas particuliers:
- en bordure de mer, retirer 10 %;- par brume, retirer 45 % (pour h = 90 %).
Ces r�sultats proviennent des travaux de M. de Brichambaut (cf. Bibliographie).
Exemple:
Latitude 10°, saison s�che, h= 60°,I = 960 W/m 2, D = 105 W/m 2, sin h = 0,87.
G=I.sin h+D, donc G=937W/m 2.
L'id�al est de poss�der des donn�es r�elles provenant de stations m�t�orologiques. Ce sont des donn�es statistiques �tablies en faisant la moyenne des observations pass�es. L'irradiation est donn�e pour un jour-type du mois ou de l'ann�e. Les valeurs r�ellement observ�es varient autour de cette moyenne. Ces donn�es sont disponibles pour tous les grands centres urbains des pays concern�s par le s�chage solaire. N�anmoins, si pour la zone �tudi�e, elles ne sont pas disponibles, on aura recours � des m�thodes de calculs.
Elles permettront de calculer:
- les �nergies maximales mensuelles journali�res (ciel clair). Elles d�pendent de la latitude, de l'altitude du lieu consid�r� ainsi que du facteur de trouble atmosph�rique;- les �nergies moyennes mensuelles journali�res. Elles d�pendent en outre de la fraction d'insolation du lieu consid�r� (rapport entre la dur�e r�elle d'ensoleillement et la dur�e th�orique maximale).
Les diff�rentes m�thodes de calcul sont pr�sent�s dans les ouvrages de r�f�rence de la bibliographie (« Solar engineering of thermal process », « Le gisement solaire », « Ing�nierie des syst�mes solaires »).
Toutefois, les donn�es m�t�orologiques ne donnent que des indications pour des surfaces horizontales.
LA CHEMIN�E SOLAIRE
Rappel
L'air situ� en haut de la chemin�e est plus chaud, donc moins dense que celui situ� en bas, qui ne l'a pas encore travers�e, et �galement plus chaud que l'air ambiant. Suivant le principe d'Archim�de, cet air plus l�ger subit la pression de l'air ambiant plus lourd. Cette pression (ou « terme moteur ») est donn�e par:
Dmc = (r1 - r2).g.H en Pascal (Pa)
o�:
- r1 est la masse volumique de l'air en bas de la chemin�e (kg/m 3);- r2 est la masse volumique de l'air en haut de la chemin�e (kg/m 3);
- H est la hauteur de la chemin�e (m);
- g est l'acc�l�ration de la pesanteur ( »10 m/s 2).
Vitesse d'�coulement de l'air dans la chemin�e
La vitesse V de l'air dans la chemin�e est donn�e par (d'apr�s L. Bernard):
(en m/s)
avec:
- e: largeur de la face de la chemin�e expos�e au soleil (en m�tres);- H: hauteur de la chemin�e en m�tres;
- T s: temp�rature de l'air en haut de la chemin�e (en degr�s Kelvin) (2);
(2)K = 273 + °C (conversion degr� Celsius ® degr� Kelvin).
- T e: temp�rature de l'air en bas de la chemin�e (en degr�s Kelvin);
- a: angle que forme la chemin�e par rapport � la hauteur du soleil.
L'angle a est donn� par: a = i - h.
o�:
- i est l'angle que forme avec l'horizontale la surface de la chemin�e expos�e au soleil;- h est la hauteur du soleil; h se lit sur un diagramme solaire ou se d�duit du rapport entre la longueur de l'ombre port�e d'un m�t et la longueur de ce m�t.
D�termination de l'angle a
Dans le premier cas, i 1 = 90°, donc a
1 = i 1 - h = 60°.
Dans le deuxi�me cas, i
2 = 120°, donc a 2 = i 2 - h =
90°
(Les formules s'appliquent si i - h est positif).
Chapitre X: Mesurer et contr�ler le s�chage
La conception de mat�riels, la mise en place de techniques et la conduite d'une unit� de s�chage n�cessitent des mesures de temp�rature, d'humidit�, de vitesse et de rayonnement solaire. Ces mesures r�pondent � des besoins pr�cis.
Au stade de la conception et de la mise en place de techniques de s�chage, les mesures de terrain permettent de combler les vides de la th�orie pour r�soudre les probl�mes de dimensionnement d'un s�choir, du mode de s�chage le plus adapt� � tel ou tel type de produit alimentaire, etc. Il est en effet, compte tenu du niveau actuel des connaissances th�oriques et techniques sur le s�chage, quasiment impossible de pr�dire � l'avance comment fonctionnera exactement tel ou tel s�choir dans tel ou tel environnement, et pour telle ou telle vari�t� de tel ou tel produit. Une bonne campagne de mesures permettra de mieux �valuer le comportement effectif du s�choir dans le cas consid�r�.
Les mesures sont par ailleurs essentielles lors de la conduite de l'activit� de s�chage, en particulier pour des niveaux de production non domestique. Elles sont n�cessaires pour contr�ler l'�volution d'un cycle de s�chage (et veiller en particulier � ce que certains param�tres ne d�passent pas les valeurs critiques admises pour une conservation des qualit�s du produit), et pr�ciser le moment o� le niveau de s�chage requis a �t� atteint.
Les principaux protocoles et instruments de mesure sont pr�cis�s dans ce chapitre.
Le bilan mati�re
Le bilan mati�re comprend la mesure des poids et l'appr�ciation qualitative du s�chage, par un « rapport de s�chage ».
LA MESURE DES POIDS
Elle sert essentiellement � d�terminer deux rapports tr�s utiles: poids initial
Le rapport de s�chage:
Le d�bit produit:
Les mesures des poids et des dur�es sont directement accessibles au s�cheur. Il a un int�r�t direct � les effectuer, pour pr�ciser:
- le degr� du s�chage, qui peut �tre consid�r� comme satisfaisant lorsque le rapport poids initial/poids mesur� correspond au rapport poids initial/poids final conseill� sur les « fiches produit »;- le rythme de la production, donc le rythme requis de l'approvisionnement en mati�re premi�re et les capacit�s � satisfaire la demande du client dans les temps requis;
- la quantit� de mati�re premi�re dont il a besoin pour produire une certaine quantit� de produit sec.
LE RAPPORT DE S�CHAGE
Des mesures r�guli�res du rapport de s�chage et du d�bit produit permettent par ailleurs de contr�ler l'efficacit� s�choir. On peut en effet reporter sur un m�me graphe l'�volution constat�e de l'inverse du rapport de poids R s pendant le s�chage et l'�volution consid�r�e comme satisfaisante de ce rapport 1/R s pour le produit consid�r�. Si les points de mesure sont au-dessus de la courbe de rythme de s�chage conseill�, cela signifie que le s�chage est trop lent. S'ils sont au-dessous, c'est l'inverse.
Rythme de s�chage normal
L'utilit� du rapport de s�chage
Le rapport de s�chage est important pour le scientifique qui peut ainsi mieux identifier la phase du s�chage qui ne se produit pas de fa�on conforme aux exigences du s�chage du produit consid�r�, et proposer ainsi des solutions. Il est aussi utile pour l'utilisateur qui peut contr�ler l'avance du s�chage, et la bonne tenue dans le temps des caract�ristiques du s�choir.
Il faut cependant �viter que les op�rations de mesure perturbent le fonctionnement du s�choir. Une mesure matin, midi et soir est suffisante.
Le rendement thermique
Le rendement thermique permet principalement de contr�ler l'efficacit� des transferts d'�nergies entre les sources ext�rieures (soleil, gaz...), l'air et le produit.
Les informations n�cessaires � l'�tablissement du rendement thermique
T, Th: temp�rature s�che et humide aux divers stades du s�chage (en °C).
Ds: d�bit d'air dans le s�choir (m 3/h).
G. Es, Et: �clairement solaire, respectivement au sol, au dessus et en dessous de la couverture transparente (en W/m 2).
G*, Es*, Et*: irradiation solaire (en Wh/m 2).
On peut �tablir un rendement instantan�, qui permet de mesurer l'efficacit� du transfert chaleur � chaque �tape du s�chage, ou un rendement int�gr�, qui mesure l'efficacit� moyenne de ces transferts sur la dur�e totale du s�chage.
LE RENDEMENT THERMIQUE INSTANTAN�
Il exprime le rapport entre l'�nergie solaire re�ue par le syst�me et l'�nergie effectivement utilis�e pour d�gager l'eau du produit au moment de la mesure.
Soit:
(en %)
avec:
- D s d�bit d'air (en m 3/h);- h a: enthalpie de l'air � l'entr�e du s�choir (en kJ/kg a.s.);
-hf: enthalpie de l'air � la sortie du s�choir (en kJ/kg a.s.);
- S: surface �clair�e (en m 2);
- E s: �clairement (W/m 2);
- h a et h f sont d�termin�s sur le diagramme de l'air humide � partir des temp�ratures s�ches et humides du produit.
h is est le rendement thermique du s�choir complet, au moment de la mesure.
1,2.Ds.(hf-ha) est l'�nergie fournie effectivement pour retirer l'eau du produit: la diff�rence des enthalpies de l'air entre l'entr�e et la sortie indique cette �nergie par kilogramme d'air ayant travers� le s�choir. Le facteur 1,2 correspond � la masse volumique de l'air (1,2 kg/m 3).
3600.Es.S mesure l'�nergie solaire re�ue par heure par le s�choir. Le terme: 3 600 correspond � la conversion heure/secondes (1 h = 3 600 secondes). Ce rendement (ou rendement �nerg�tique) n'est jamais �gal � un: de nombreuses pertes interviennent et font que toute l'�nergie fournie n'est pas utilis�e pour le s�chage lui-m�me.
Si l'on veut obtenir les rendements des diff�rentes phases de s�chage, il suffit de remplacer ha et hf par les enthalpies de l'air d'entr�e et de sortie des phases correspondantes. Le rendement thermique instantan� permet alors de mieux pr�ciser le comportement du s�choir lors de ces diff�rentes phases.
Dans le cas d'un s�chage mixte (solaire + gaz par exemple), il sera n�cessaire d'int�grer l'�nergie fournie par la source de chaleur compl�mentaire.
LE RENDEMENT THERMIQUE INT�GR�
Le rendement instantan� varie fortement avec les diff�rentes p�riodes de s�chage (phases I, II, III). Pour avoir une image plus globale de l'efficacit� des transferts d'�nergie dans le s�choir, on calcule le rendement thermique moyen sur toute la dur�e de s�chage d'un produit (h ps).
Il suffit pour cela de « d�couper » (discr�dites) la dur�e totale du s�chage en plusieurs p�riodes d'�gale importance (par exemple une heure). On mesure � chaque milieu de p�riode les enthalpies de l'air h f et h a � la sortie et � l'entr�e du s�choir, le d�bit d'air D s et l'�clairement E s, comme pour un rendement thermique instantan�.
La somme des termes 1,2.D s.(hf-ha) calcul�s pour chaque p�riode, multipli�e par leur dur�e (exprim�e en heures) indique l'�nergie totale qui aura �t� utilis�e pour extraire l'eau du produit lors du s�chage complet.
La somme des termes 3600.E s.S mesur�s � chaque p�riode, multipli�e par leur dur�e (exprim�e en heures), indique l'�nergie solaire qui aura �t� re�ue par le s�choir pour un cycle complet de s�chage.
Le rendement thermique int�gr� est le rapport de ces deux sommes. Cf. l'encadr� de la page suivante sur le calcul d'un rendement int�gr�.
La comparaison des mesures de G avec E s et E t, �clairements d'un m�tre carr� au sol, sur et sous la couverture transparente, permet d'appr�cier l'effet de l'inclinaison de la surface de captation du s�choir et le taux de transmission de la couverture transparente (quand il y en a une).
Exemple de calcul d'un rendement int�gr�
D�coupage par p�riodes de 1 h d'un cycle de s�chage s'op�rant de 9 h 00 � 14 h 00. Les valeurs sont donc ici des moyennes horaires (par exemple: pour la tranche 9 h 00-10 h 00, on prend la moyenne des mesures op�r�es � 9 h 00 et � 10 h 00) Le d�bit d'air est ici de 100 m 3/h, on a 5 m 2 de compteurs solaires, et le cycle de s�chage s'arr�te � 14 h 00.
Exemple de calcul d'un rendement int�gr�
| |
Es (Wh/m
2) |
hf-ha
(kJ/kg) |
1,2.Ds.(hf-ha) | |
|
9 h 00-10 h 00 |
660 |
13,0 |
1 560 | |
|
10 h 00-11 h 00 |
780 |
13,5 |
1 620 |
Rendement: |
|
11 h 00-12 h 00 |
820 |
13,5 |
1 620 |
7956 / (3795 x 5) |
|
12 h 00-13 h 00 |
800 |
13,0 |
1 560 |
soit: h ps = 42 % |
|
13 h 00-14 h 00 |
735 |
13,3 |
1596 | |
|
Total/cycle |
3 795 | |
7956 | |
Les appareils de contr�le du processus de s�chage
Pendant le s�chage, il est n�cessaire de contr�ler:
- la temp�rature de l'air de s�chage: il faut la comparer � la temp�rature maximale admissible pour le produit, indiqu�e sur les « fiches produit ». Ce param�tre ne devra pas exc�der cette limite en phase III du s�chage;- la temp�rature du produit (pour �viter qu'elle soit sup�rieure � la temp�rature maximale du produit, � toutes les �tapes du s�chage);
- les temp�ratures s�che et humide de l'air � la sortie du s�choir avant, pendant et apr�s le s�chage, pour d�terminer l'humidit� de l'air (HR). Si celle-ci est nettement inf�rieure � l'humidit� de l'air maximale, il faut envisager une diminution du d�bit D s, de fa�on � laisser � l'air le temps de se charger de davantage d'eau dans le s�choir (lors des phases I et II);
- le d�bit d'air Ds pour permettre la recherche efficace de l'optimum pr�c�dent;
- la vitesse et la direction du vent sur le site qui ont une influence sur le fonctionnement d'une chemin�e solaire, sur le d�bit d'air dans le s�choir, sur la temp�rature du s�choir lui-m�me, surtout quand il n'y a pas d'effet de serre.
Avant et apr�s s�chage:
- le taux d'humidit� initial et final du produit, ou- le poids initial et final pour contr�ler le rapport de s�chage (R s) (chacune de ces mesures permet d'obtenir l'autre).
LA MESURE DE LA TEMP�RATURE S�CHE
L'instrument le plus simple est le thermom�tre � alcool ou � mercure (alcool jusqu'� 50°C, mercure jusqu'� 300°C).
Le temps de r�ponse de ces appareils est assez: long. Ces thermom�tres usuels sont peu pr�cis mais peu co�teux.
Les thermom�tres � bilame
Ils sont constitu�s de deux rubans m�talliques � coefficients de dilatation diff�rents, soud�s entre eux. Une variation de temp�rature induit une d�formation transmise � un cadran d'affichage.. Une sonde est plac�e � l'endroit requis. Le cadran peut se trouver jusqu'� 40 cm de l'endroit de la mesure. Ces appareils sont robustes et assez co�teux.
Thermom�tre � bilame
Les thermom�tres � r�sistance �lectrique
Les thermom�tres � r�sistance utilisent les propri�t�s des fils en m�tal (nickel ou platine pour des temp�ratures jusqu'� 500°C) dont la r�sistance �lectrique, mesur�e, d�pend de la temp�rature.
Ces appareils ont un temps de r�ponse assez court et sont pr�cis.
Les thermom�tres � thermistance
Selon le m�me principe que les pr�c�dents, ils utilisent le germanium ou le silicium. Ils sont tr�s pr�cis et r�agissent presque instantan�ment. Ils permettent un affichage digital. Ils sont tr�s co�teux et leur degr� de pr�cision ne se justifie gu�re pour des op�rations de s�chage.
Les thermom�tres � thermocouple
Lorsqu'on porte la soudure de deux fils de m�taux diff�rents (par exemple: cuivre et constantan) � une temp�rature T1 tout en maintenant les deux autres extr�mit�s � temp�rature constante T2, il appara�t une diff�rence de potentiel �lectrique entre les extr�mit�s, proportionnelle � la diff�rence (T1 - T2). L'affichage est digital ou analogique. Les thermocouples les plus usuels sont constitu�s de:
- fer et constantan;- argent et constantan;
- nickel et nickel-chrome.
Ces appareils sont assez pr�cis.
Principe d'un thermom�tre � thermocouple
O� et comment mesurer une temp�rature?
Il est toujours relativement simple de mesurer une temp�rature. Mais il n'est pas toujours �vident de mesurer la bonne, pour plusieurs raisons pr�cis�es ci-dessous:
- il faut �viter l'exposition du thermom�tre au rayonnement solaire en l'entourant d'une surface r�fl�chissante (papier aluminium, etc.) et en laissant un espace entre l'enveloppe et l'instrument pour permettre une circulation de l'air. Faute de cela, le thermom�tre indiquera une temp�rature plus �lev�e que celle que l'on cherche � mesurer (chauffage direct par le soleil ou indirect par l'enveloppe);- il faut attendre que la mesure du thermom�tre soit stabilis�e lorsque celui-ci ne pr�sente pas une r�ponse imm�diate;
- il faut toujours s'assurer que le thermom�tre est bien sec pour mesurer la temp�rature de l'air. Faute de cela, une �vaporation de l'eau de surface du thermom�tre se produira au contact de l'air. Le thermom�tre ne mesurera plus la temp�rature de l'air, mais un peu moins puisque l'�vaporation de cette eau entra�ne un refroidissement: la temp�rature sera plus proche de celle de l'air humide;
- enfin, compte tenu des h�t�rog�n�it� dans, les mouvements de l'air et dans les produits, la temp�rature peut varier sensiblement d'un lieu � l'autre (par exemple, entre le bord et le milieu d'une section du s�choir pour l'air, ou entre le centre et les extr�mit�s d'une claie pour l'air et pour le produit).
Les quelques conseils qui suivent visent � pr�ciser la fa�on de mesurer la temp�rature.
Au-dessus d'une claie ou � la sortie d'une chemin�e
Plus le plan de mesure est grand, plus les h�t�rog�n�it� de temp�rature seront fortes. Il faut alors quadriller ce plan et mesurer la temp�rature � l'int�rieur de chaque case. On d�termine une temp�rature moyenne r�ellement repr�sentative en effectuant la somme des temp�ratures de chaque case et en la divisant par le nombre de cases. On peut, pour des mesures ult�rieures, mais dans des conditions identiques de r�partition du produit sur les claies ou de d�bit d'air, mesurer la temp�rature dans deux, trois ou quatre cases repr�sentatives de la moyenne seulement. On gardera � l'esprit que les cases situ�es pr�s des bords ne sont pas repr�sentatives de la moyenne, du fait de l'h�t�rog�n�it� de la circulation de l'air et de l'isolation.
Dans un pr�chauffeur d'air
Si l'on veut conna�tre l'efficacit� du collecteur solaire, il faut mesurer la temp�rature de l'air � sa sortie. � quel endroit?
Dans un pr�chauffeur d'air
Dans un capteur � air, le profil de temp�rature est le plus souvent de la forme:
Profil de temp�rature
On d�termine ainsi sur Oy la droite correspondant � la temp�rature moyenne de ce profil.
Ensuite, dans le plan xOy, sur la droite y = h. on effectue plusieurs relev�s de temp�rature et on d�termine le point repr�sentatif de la temp�rature moyenne.
Nota: La m�thode de recherche du point de r�f�rence doit �tre utilis�e en r�gime permanent (niveau d'ensoleillement et d�bit d'air constant). Dans le cas contraire (r�gime variable), il est pr�f�rable de faire plusieurs mesures en plusieurs points.
LA MESURE DE L'HUMIDIT� RELATIVE DE L'AIR
Les hygrom�tres � cheveux utilisent la propri�t� des cheveux de se raccourcir ou de s'allonger suivant l'humidit� de l'air.
Ce sont des appareils simples, bon march�. Leur pr�cision est de l'ordre de 5 %. Ils doivent �tre r��talonn�s de temps en temps pour compenser la perte d'�lasticit� des cheveux.
Le domaine de fonctionnement s'�tablit dans la gamme de 30 � 90 % d'humidit� relative.
Sch�ma d'un hydrom�tre � cheveux
D'autres mat�riaux hygroscopiques sont utilis�s pour la mesure de l'humidit�: coton, cellophane, soie, etc.
Les appareils pr�c�dents ont un temps de r�ponse de quelques minutes. Pour obtenir une r�ponse rapide, pr�cise et fiable, il faut employer les hygrom�tres � capteur capacitif. Ils sont beaucoup plus co�teux que les autres syst�mes.
En l'absence de tout appareil sp�cifique pour la mesure de l'humidit�, il est facile de fabriquer un psychrom�tre � deux thermom�tres:
- l'un des thermom�tres indique la temp�rature s�che (T);- le bulbe de l'autre est entour� d'une m�che constamment humide (imbib�e d'eau par capillarit�). Le bulbe doit �tre plac� dans un courant d'air � une vitesse sup�rieure � 2 m/s Dans le cas contraire, la pr�cision est mauvaise. Ce thermom�tre indique la temp�rature humide Th.
Principe d'un psychrom�tre artisanal � deux thermom�tres
Mesure de la temp�rature humide
Mesure de la temp�rature s�che
L'humidit� relative est obtenue � partir de T s et de T h � l'aide du diagramme de l'air humide ou de la table psychrom�trique.
Nota: Ce principe peut �galement �tre utilis� avec les autres capteurs de temp�rature (thermocouples, r�sistances, etc.). Il est �galement appliqu� dans le cas des psychrom�tres du type fronde qui servent � mesurer l'humidit� de l'air en ext�rieur.
LES MESURES DE VITESSES ET DE D�BITS,
Sur le terrain, le plus pratique des appareils de mesure de vitesse est l'an�mom�tre � fil chaud.
An�mom�tre � fil chaud
Le fil m�tallique chauff� l'appareil se refroidit plus ou moins selon la vitesse du flux d'air.
La sonde doit �tre tr�s petite pour ne pas perturber le flux d'air, et �tre bien dirig�e perpendiculairement � ce flux.
La gamme th�orique de vitesse mesurable par cet instrument est de 0,05 m/s � 30 m/s Il faut noter que les appareils les plus communs ne sont fiables qu'� partir de 0,3 � 0,5 m/s ce qui, le plus souvent, ne permet pas de mesurer des vitesses de convention naturelle.
Le moulinet � ailettes
Les ailettes du moulinet plac�es dans le flux d'air tournent et transmettent un signal m�canique ou �lectrique � un afficheur. La gamme des vitesses mesurables est de 0,15 � 40 m/s Il existe des mini-moulinets (diam�tre de 10 � 15 mm) dont les interf�rences sur le flux d'air sont faibles, mais ils sont co�teux.
La pratique de la mesure de vitesse
Il faut, dans une section donn�e, mesurer plusieurs vitesses. La moyenne arithm�tique de ces vitesses donne une vitesse moyenne significative.
Section circulaire
Diviser la section en plusieurs couronnes de m�me aire et mesurer les vitesses en diff�rents points des circonf�rences.
Section circulaire
Section circulaire ou carr�e
D�couper la section en surfaces d'aires �gales.
Remarque
Que la section soit circulaire, carr�e ou autre, l'an�mom�tre � fil chaud ou � ailettes, il faut essayer de faire la mesure dans des zones � �coulement r�gulier; c'est-�-dire les plus �loign�es de tout coude, r�tr�cissement de section, ventilateur, etc.
Le tube de Pitot
Ci figure page suivante. Il ram�ne la mesure de vitesse � une mesure de pressions. Il est essentiellement utilis� en installation fixe pour des mesures dans des gaines de formes r�guli�res. Il ne permet pas de mesurer correctement les faibles vitesses d'�coulement d'air (inf�rieures � 1 m/s
La vitesse V dans la section est donn�e par:
(en m/s)
avec:
-h: diff�rence de hauteur manom�trique (en m);-r1: masse volumique du liquide manom�trique (eau, alcool, mercure) (en kg/m 3);
-r0: masse volumique de l'air, r0 » 1,2 kg/m 3.
Le tube de Pitot
- Diam�tre de la sonde: d
- Diam�tre de la prise de pression totale: 0,3d
- Diam�tre de la prise de pression statique: 0,1d
LA MESURE DE L'HUMIDIT� DES PRODUITS
La m�thode la plus fiable mais tr�s difficilement applicable sur le terrain est la m�thode thermogravim�trique. Un petit �chantillon du mat�riau est pes�, coup� en lambeaux si n�cessaire, et s�ch� compl�tement dans un four � environ 200°C pendant 1 ou 2 heures. L'�chantillon est s�ch� � nouveau et la perte de poids donne le degr� d'humidit�. Instruments n�cessaires: balance et four.
Une autre m�thode, de terrain, qui n'est applicable qu'aux mat�riaux hygroscopiques, fait appel au degr� d'humidit� d'�quilibre. Un r�cipient rempli du mat�riau r�duit en petits morceaux est scell� herm�tiquement.
Apr�s 10 � 30 minutes, ou plus, l'air au-dessus du produit �tablit une certaine humidit� relative qui est lue par un hygrom�tre. La courbe de sorption ou de d�sorption du produit permet alors de d�terminer son degr� d'humidit�. Pour plus de facilit�, l'�chelle de l'hygrom�tre peut �tre calibr�e pour lire directement le degr� d'humidit� du produit.
Ces appareils existent dans le commerce, mais ils peuvent �tre facilement autoconstruits, l'hygrom�tre pouvant �tre � papier ou � deux thermom�tres (mod�le de l'IRRI pour le riz).
On peut, selon le principe d�crit ci-apr�s, utiliser des hygrom�tres � cheveux munis d'une sonde que l'on place dans le flacon au-dessus du produit ou � l'int�rieur de celui-ci pour les c�r�ales.
Appareil de terrain pour la mesure de l'humidit� des produits
LA MESURE DE LA TENEUR EN EAU DU PRODUIT � L'AIDE D'UNE �TUVE (m�thode FAO, 1981)
Cette m�thode est valable quelle que soit la teneur en eau du produit. Il est important de bien d�couper ou broyer le produit afin que la dessiccation puisse se faire convenablement. Une fois le produit d�coup� ou broy�, il faut rapidement poursuivre le protocole afin d'avoir une bonne estimation de la teneur en eau (�viter les pertes d'eau par �vaporation).
Mat�riel n�cessaire
- 1 �tuve « s�che »;- 1 balance de pr�cision (ordre du d�cigramme);
- 3 coupelles de verre ou d'aluminium (8 cm);
- mat�riel pour d�couper et �ventuellement broyer le produit (couteaux, broyeur �lectrique, pilon, etc.);
-1 marqueur ind�l�bile.
Protocole
· Num�roter les 3 coupelles au marqueur.· Peser les coupelles, noter leurs poids respectifs (� vide), les garder au sec.
· Pr�paration des �chantillons:
- pr�lever entre 50 et 100 g d'�chantillon;- d�couper le plus finement possible et broyer �ventuellement;
- d�poser imm�diatement environ 10 g d'�chantillon par coupelle, relever les poids avec pr�cision (= poids avant �tuvage);
- mettre � l'�tuve � 105
- 110°C pendant 24 h.
· Apr�s 24 h. relever les poids respectifs des 3 coupelles (= poids apr�s �tuvage).
Expression des r�sultats
LA MESURE DE LA TENEUR EN
SUCRE D'UN FRUIT
Cette m�thode utilise un r�fractom�tre. Son fonctionnement est bas� sur le principe selon lequel l'indice de r�fraction d'une solution sucr�e est proportionnel � sa concentration en sucre. Cet appareil permet de mesurer instantan�ment la teneur en sucre d'une solution sucr�e (cl: figure page ci-contre).
L'int�r�t est de pouvoir contr�ler rapidement la qualit� de la mati�re premi�re et du produit en fin de filtration. Dans le cas des fruits, la teneur en sucre fournit de plus une estimation de la teneur en mati�re s�che du produit.
Obtention de la solution sucr�e
· Cas de fruits juteux:- presser la pulpe;- recueillir quelques gouttes sur le prisme de l'appareil;
- facteur de dilution: F D = 1.
R�fractom�tre
(1) Volet d'�clairage(2) Prisme de mesure
(3) Tube
(4) Bouton molet� (0-50 % et 50-80 %)
(5) Oculaire r�glable
(6) Vis de r�glage
(7) Prisme d'�clairage
· Cas de fruits non juteux:
Mat�riel
- �prouvette gradu�e de 50 ml;- balance de pr�cision (g ou dgr);
- mat�riel de d�coupe (couteau et/ou broyeur: mixeur, pilon...);
- eau pure.
Protocole
- remplir l'�prouvette gradu�e d'eau pure, noter le volume avec pr�cision (= volume d'eau initial);- pr�lever 30 � 50 g de pulpe de fruit, noter le poids avec pr�cision, d�couper la pulpe dans un r�cipient, broyer et ajouter de l'eau jusqu'� obtenir une solution liquide avec des morceaux homog�nes en suspension, laisser tremper jusqu'� stabilisation du degr� brix (quelques minutes � quelques heures);
- relever le volume d'eau restant dans l'�prouvette (= volume d'eau final);
- calculer le Facteur de dilution (volume d'eau en ml, poids en g):
D�termination de la teneur en sucre
Mat�riel
1 r�fractom�tre.
Solution sucr�e � tester
Protocole
- soulever le volet d'�clairage du r�fractom�tre;- nettoyer avec soin le prisme � l'aide d'un chiffon de coton doux;
- agiter la solution sucr�e si elle a �t� obtenue par dilution de la pulpe;
- prendre quelques gouttes de la solution sucr�e � tester et les d�poser sur le prisme de l'appareil;
- refermer le volet d'�clairage et laisser la solution sucr�e se r�pandre sur toute la surface du prisme;
- orienter le prisme d'�clairage face � une source lumineuse;
- r�gler l'oculaire afin d'obtenir une graduation nette;
- relever la teneur en sucre de la solution.
R�sultats
Teneur en sucre (g/100 g de produit) = Teneur en sucre lue (%) x F D (sans dimension).
LA MESURE DE L'�CLAIREMENT ET DE L'IRRADIATION SOLAIRE
Les mod�les portatifs d'appareils de mesures de rayonnement solaire ne mesurent que le rayonnement global, ne dissociant pas le rayonnement direct du rayonnement diffus. Les s�choirs �tant des syst�mes � faible inertie, ce n'est pas un gros handicap.
Les appareils les plus r�pandus sont les pyrom�tres qui mesurent l'�clairement (W/m 2) et l'irradiation (Wh/m 2). Ils sont g�n�ralement pr�cis mais co�teux. C): figure page ci-contre.
Il existe maintenant des mod�les � photopiles et � thermopiles. Les premiers sont moins chers mais moins fiables, car la cellule photovolta�que a une r�ponse spectrale s�lective. Les fabricants d'appareils de mesure � photopile ont introduit un coefficient correctif moyen prenant en compte la s�lectivit� de leur mat�riel. Mais selon le lieu de la mesure (zones sahariennes ou sah�liennes, tropicales ou temp�r�es), des erreurs de 5 � 10 % peuvent �tre commises sans qu'il soit possible d'am�liorer la mesure.
Pyranom�tre
CHAPITRE XI: Exemples de calculs
Exemple n°1: S�chage tout solaire (9 heures de rayonnement suffisant par jour)
Donn�es
On veut s�cher 9 kg de bananes, soit 5 kg de produit frais apr�s tri et parage. L'ensoleillement est jug� satisfaisant pendant 9 heures par jour. L'air ambiant a une temp�rature de 30°C et une humidit� relative de 60 %.
On consid�re, d'apr�s lecture du diagramme de sorption-d�sorption de la banane (non fourni ici), que l'activit� de l'eau dans le produit sec (final) doit �tre �gale � 0,7.
On se place dans le cas d'un s�chage direct, pour lequel la superficie de captage correspond � la superficie du produit en exposition, soit 0,8 m 2. On suppose d'autre part que le rendement de conversion thermique est de 0,4 (le rendement thermique pour ce type de s�chage est toujours faible).
Questions
On cherche � savoir:
1. Quelle doit �tre la temp�rature de s�chage?2. Quelle doit �tre la vitesse moyenne d'enl�vement de l'eau?
3. Le d�bit d'air pourra-t-il �tre assur� par la convention naturelle de l'air?
4. L'ensoleillement est-il suffisant pour autoriser l'utilisation d'un tel s�choir pour une telle application?
Solutions
1. Temp�rature de s�chage
En consultant la « fiche-produit » de la banane en page 45, on trouve une temp�rature maximale admissible de 70°C. On retiendra donc une temp�rature de 80°C (70+10) pendant les deux premi�res phases du s�chage. On devra seulement veiller � ce que la temp�rature du produit reste inf�rieure � 70°C, en particulier en phase III du s�chage o� les risques d'atteindre une telle temp�rature sont plus �lev�s.
Caract�ristiques de l'air
2. Vitesse moyenne d'enl�vement de l'eau
La quantit� d'eau extraite par heure en moyenne sur la dur�e du s�chage s'obtient donc:
avec:
- m i: masse de produit frais, soit 5 kg de bananes apr�s tri et parage;- mc i: teneur en eau du produit frais, donn�e par la « fiche produit » de la page 45, soit 72 %;
- mc f: teneur en eau recommand�e du produit s�ch�, donn�e par la « fiche produit » de la banane, soit 15 %;
- t s: dur�e du s�chage, soit ici 18 heures (deux fois 9 heures).
D'o�: Qs e = 5kg.(72%- 15%)/(100%- 15%)/18,
soit: Qs e = 0,19 kg d'eau/h.
3. D�bit d'air n�cessaire
On doit dans un premier temps �valuer les humidit�s absolues de l'air � l'entr�e du s�choir, et en moyenne sur la dur�e du s�chage en sortie de s�choir.
L'humidit� absolue de l'air ambiant (x a) se d�duit sur le diagramme l'air humide en fonction de Ta' temp�rature de l'air ambiant (30°C) et Hr a, humidit� relative de l'air ambiant (60 %). On trouve: x a = 16,5 g/kg a.s. (grammes d'eau par kilogramme d'air sec).
Pour trouver x m, l'humidit� absolue de l'air en sortie de s�choir et en moyenne sur la dur�e du s�chage, il faut conna�tre Hr s, humidit� relative de l'air en �quilibre avec le produit sec (c'est-�-dire � la fin du s�chage). En fin de s�chage, l'air est en �quilibre avec le produit, dont l'eau a alors une activit� de 0,7. L'humidit� relative d'�quilibre en fin de s�chage est �gale � cette activit�, donc: Hrs = 70 %.
On consid�re une humidit� relative de l'air en sortie de s�choir et en moyenne sur la dur�e du s�chage en faisant la moyenne des humidit�s relatives de l'air en sortie de s�choir en d�but et en fin de s�chage, soit: Hr m = (100 + Hr s)/2.
On a donc: Hr m = 1/2. (100 + 70), d'o� Hr m = 85 %.
Pour une temp�rature de s�chage de 80°C, on lit sur le diagramme de l'air humide l'humidit� absolue de l'air correspondant � une humidit� relative moyenne de 85 %, soit: xm = 35 g/kg a.s.
On peut alors appliquer la formule qui donne le d�bit d'air:
Ds = 1000 Qs e/(1,2.(xm - x a).hs), avec h s rendement de s�chage (80 %).
D'o�: D s = 1000. 0,19/(1,2. (33 - 16,5). 0,8),
soit: D s = 12 m 3/h. Un tel d�bit peut �tre assur� par les mouvements de convention naturelle de l'air.
4. Calcul de la puissance n�cessaire au s�chage
L'enthalpie de l'air ambiant ha se lit sur la diagonale qui passe par le point (T a= 30°C, HR a = 60 %). Donc: ha = 71 kj/kg a.s.
L'enthalpie de l'air chaud h s se lit sur la diagonale qui passe par le point � 80°C (temp�rature de s�chage) et d'humidit� absolue x a = 16,5 g/kg (avant d'arriver sur le produit, l'humidit� absolue de l'air chaud est toujours celle de l'air ambiant): hs= 125 kj/kg a.s.
La puissance n�cessaire est: Pn = 1,2. (h s - h a). D s/3600,
d'o�: P n = 1,2. (125-71). 12/3600. Soit: Pn = 0,2 kW.
Le rendement de conversion thermique �tant de 0,4, la puissance solaire n�cessaire est: P s = P n/therm = 0,2 / 0,4 soit: Ps = 0,5 kW.
La surface r�ceptrice �tant de A = 0,8 m 2, la puissance n�cessaire par m�tre carr� est: G n = P s/A = 0,5 / 0,8 soit: G n = 0,6 kW/m 2
Un rayonnement de cette puissance est le plus souvent accessible. Cette puissance devra surtout �tre disponible en d�but de s�chage pour �vacuer rapidement l'eau libre.
Remarques sur cet exemple de calcul
1. Le « deuxi�me niveau d'approximation » pour l'�valuation de la quantit� d'eau du produit qu'enl�ve, en moyenne, un kilogramme d'air, qui consiste � l'exprimer comme la moiti� du pouvoir �vaporatoire (cf, p. 125), ne peut pas �tre utilis�e ici: l'hypoth�se selon laquelle il n'y a pratiquement plus d'eau �vacu�e par m�tre cube d'air en fin de s�chage n'est pas valable. Dans le cas pr�sent, l'air enl�ve presqu'autant d'eau en fin de s�chage qu'en d�but.2. Compte tenu de la remarque pr�c�dente, il y a peu de risques que la temp�rature du produit d�passe 70°C, m�me en maintenant la temp�rature d'arriv�e de l'air � 80°C en fin de s�chage: la vitesse d'enl�vement de l'eau sera encore suffisante pour assurer un bon refroidissement du produit par la vaporisation.
3. La diff�rence d'enthalpie h s - h a peut �tre fournie, en premi�re approximation, sans la lecture du diagramme de l'air humide. Il suffit de consid�rer que l'�nergie fournie � l'air correspond, pour l'essentiel, � l'apport de chaleur n�cessaire pour faire passer l'air de la temp�rature ext�rieure � la temp�rature de s�chage. Cette chaleur s'�crit:
Eair = 1030. (T 2 - T 1), avec:
- 1030: chaleur massique de l'eau, en J/kg, relativement constante sur la gamme de temp�ratures envisag�es;- T 2: temp�rature de s�chage (ici 80°C);
- T 1: temp�rature de l'air ambiant (ici 30°C).
Soit E air = 51,5 kJ/kg. a.s., contre 54 kJ/kg. a.s. obtenu par lecture des enthalpies (125 - 71). La diff�rence s'explique essentiellement par l'�nergie n�cessaire pour porter l'eau contenue dans l'air de 30 � 80°C (non comptabilis�e dans cette approximation).
Exemple n° 2: Donn�es
On envisage de s�cher 25 kg de tomates, soit 20 kg apr�s parage, en 8 heures. La surface de captage solaire est encore la surface d'exposition directe au soleil, de 4 m 2. Le rendement de conversion thermique est de 0,5 et le rendement de s�chage est de 80 %. L'air ambiant a une temp�rature de 30°C et une humidit� relative de 50 %. La courbe de sorption-d�sorption de la tomate indique par ailleurs le taux d'humidit� relative de l'air en sortie du s�choir qui indique un s�chage suffisant: 50 %.
Questions
On cherche � savoir:
1. Quelle doit �tre la temp�rature de s�chage '?2. Quelle doit �tre la vitesse moyenne d'enl�vement de l'eau?
3. Quel doit �tre le d�bit d'air?
4. L'ensoleillement est-il suffisant pour autoriser l'utilisation d'un tel s�choir pour une telle application?
5. Si non, quelles mesures peut-on envisager'?
Solutions
1. Temp�rature de s�chage
La temp�rature maximale admissible par la tomate, indiqu�e sur la « fiche produit » de la page 53, est de 50°C. On retiendra donc une temp�rature de s�chage de 60°C, du moins pour les deux premi�res phases du s�chage.
2. Vitesse moyenne d'enl�vement de
l'eau,
La quantit� d'eau extraite par heure en moyenne sur la dur�e du s�chage s'�crit:
Qse = m i. (mc f - mc i)/(100 - mc i)/ts, avec:
- m i: masse de produit frais, soit 20 kg de banane apr�s tri et parage;- mc i: teneur en eau du produit frais, donn�e par la « fiche produit » de la page 53, soit 95%;
- mc f: teneur en eau recommand�e du produit s�ch�, donn�e par la « fiche produit » de la tomate, soit 7 %;
- t s: dur�e du s�chage, soit ici 8 heures.
D'o�: Qs e = 20 kg. (95 % - 7 %)/(100 % - 7 %)/8,
soit: Qs e = 2,37 kg d'eau/h.
3. D�bit d'air n�cessaire
On d�duit la teneur en eau de l'air ambiant x a de sa temp�rature Ta (30°C) et de son humidit� relative Hr a (50 %) sur le diagramme de l'air humide: xa = 14 g/kg a.s.
Diagramme ethalpique de l'air humide
L'humidit� relative de l'air en sortie du s�choir est de Hr s = 50 % en fin de s�chage. L'humidit� relative en sortie du s�chage et en moyenne sur la dur�e du s�chage est donc de Hr s = 1/2. (100 + 50), soit Hrm = 75 %.
On lit sur le diagramme, pour une temp�rature de s�chage de 60°C et une humidit� relative en sortie de s�choir de 75 %, la teneur en eau en sortie du s�choir, en moyenne sur la dur�e du s�chage: x m = 24,5 g/kg a.s.
On peut alors appliquer la formule qui donne le d�bit d'air:
Ds = 1000 Qs e / (1,2. (x m - x a). h s), avec h s: rendement de s�chage (80 %).
D'o�: D s = 1000. 2,37 / (1,2. (24,5 - 14). 0,8), soit: D s = 235 m 3/h.
4. Calcul de la puissance n�cessaire au
s�chage
L'enthalpie de l'air ambiant ha se lit sur la diagonale qui passe par le point (T a = 30°C, HR a = 50 %). Donc: ha = 65 kJ/kg a.s.
L'enthalpie de l'air chaud hs se lit sur la diagonale qui passe par le point � 60°C (temp�rature de s�chage) et d'humidit� absolue x a = 14 g/kg (avant d'arriver sur le produit, l'humidit� absolue de l'air chaud est toujours celle de l'air ambiant): hs = 96 kJ/kg a.s.
La puissance n�cessaire est: Pn = 1,2. (h s - h a).Ds/3600.
D'o�: P n = 1,2. (96 - 65). 235/3600, soit: Pn = 2,43 kW.
Le rendement de conversion thermique �tant de 0,5, la puissance solaire n�cessaire est:
Ps = P n/htherm = 2,43 / 0,5 soit: Ps = 4,9 kW.
La surface r�ceptrice �tant de A = 4 m 2, la puissance n�cessaire par m�tre carr� est:
Gn=Ps/A=4,9/4 soit: Gn= 1,2 kW/m 2.
Cette puissance solaire ne peut �tre atteinte que dans le meilleur des cas (pays � fort ensoleillement, et � midi).
Elle ne peut en aucun cas �tre fournie en moyenne pendant 8 heures, et en particulier aux heures du matin o� elle est particuli�rement requise pour lancer le s�chage rapidement.
5. Solutions envisageables
Deux solutions se pr�sentent:
- allonger la dur�e du s�chage en la portant � deux journ�es (16 heures par exemple), ce qui permet de diviser par deux la puissance solaire n�cessaire, et devient tout � fait possible;- utiliser un syst�me de pr�chauffage avec un capteur solaire, dont le dimensionnement est pr�cis� ci-dessous.
Supposons que le rendement de ce capteur est de 0,5 et que l'�clairement solaire est de 0,7 kW/m 2.
La surface totale de captage devra �tre donn�e par:
avec:
- A: surface de captage solaire (en m 2);- P n: puissance n�cessaire au s�chage, ici 2,43 kW;
- G n: puissance de rayonnement disponible, ici 0,7 kW/m 2;
- h c: rendement du capteur solaire, ici 0,5.
On obtient donc A = 2,43/(0,5. 0,7) = 6,9 m 2.
Le d�bit d'air � atteindre par m�tre carr� de capteur est �gal �:
D* = D s/A = 235 / 6,9 = 34 m 3/h. m 2
Un ventilateur ou une chemin�e solaire sera donc probablement n�cessaire. On peut par ailleurs v�rifier que la temp�rature de l'air en sortie du capteur sera proche de la temp�rature de s�chage retenue. Elle s'�crit en effet:
T2 = T 1 + A. h c. G n. 3600/(1,2. Cr air. D s)
avec:
- Cr air: chaleur massique de l'air (en J/kg/°C): 1030 J/kg/°C pour les temp�ratures envisag�es;- T 2: temp�rature de s�chage (� l'arriv�e sur le produit) (en °C);
- T 1: temp�rature de l'air utilis� pour le s�chage, avant son chauffage, ici 30°C;
- D s: d�bit d'air, ici 235 m 3/h;
- A: superficie totale de captage des rayons solaires, ici 6,9 m 2;
- h c: rendement thermique du capteur, ici 0,5;
- G n: irradiation solaire moyenne, ici 700 W/m 2 (0,7 kW/m 2).
On a donc: T 2 = 30 + 6,9. 0,5. 700. 3600/(1,2. 1030. 235) = 59,9°C.
La temp�rature de s�chage pr�conis�e est de 60°C.
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
S�cher des Produits Alimentaires. Techniques, Proc�d�s, �quipements. (GRET, 1995)
Annexes
Annexe 1: Tableau de conversion des unit�s
Pour �viter les erreurs et les complications, il est conseill� d'utiliser le syst�me international (SI) bas� sur les quatre unit�s suivantes:
- le m�tre (m): unit� de longueur;- le kilogramme (kg): unit� de masse;
- la seconde (s): unit� de temps;
- l'amp�re (A): unit� d'intensit� de courant �lectrique.
Ainsi, par l'interm�diaire des lois de la physique, on obtient les autres unit�s suivantes:
- le newton (N): unit� de force;- le newton par m 2 ou bar (N/m 2): unit� de pression;
- le joule (J): unit� d'�nergie;
- le watt (W): unit� de puissance.
Le joule (J), et m�me le kilo joule (Kj) sont des unit�s tr�s petites, aussi pr�f�re-t-on utiliser le kilowatt-heure (kWh) pour d�signer une quantit� d'�nergie, avec 1 kWh = 3 600 Kj.
Nous donnons les correspondances suivantes:
- 1 kilocalorie (Kcal) = 4,18 Kj- 1 kilocalorie/heure (Kcal/h) = 1,16 W
- 1 thermie (th) = 1 000 kilocalories = 1,16 Kwh
- 1 cheval = 736 W
- 1 foot (pied) = 30,48 cm (abr�viation')
- 1 inch (pouce) = 2,54 cm (abr�viation")
- 1 BTU (British Termal Unity) = 1 054,35 Joules
- 1 BTU/h = 0,2928 W
- °F = 9/5 °C + 32
- °C = 5/9 (°F - 32)
- 1 bar = 105 Pa
- 1 mm Hg = 133,3 Pa
- 1 atm = 101,325 K Pa
Annexe 2: Calcul de l'�nergie solaire re�ue par une surface
Pour un calcul plus pr�cis de l'�nergie solaire que la m�thode qualitative fournie par l'institut Brace, en l'absence de donn�es m�t�orologiques, le concepteur dispose de divers outils th�oriques (cf. Le gisement solaire de M. Brichambaut).
Une m�thode graphique pratique utilisant des diagrammes solaires cylindriques pour les diff�rentes latitudes et des indicatrices d'irradiation fournies pour diff�rentes conditions de ciels (de tr�s clair � blanc laiteux) et d'inclinaison de surface. Cette m�thode a �t� abondamment explicit�e avec les divers diagrammes n�cessaires dans « Le chauffage solaire dans les r�gions froides », GERES, �ditions du GRET.
La surface de captation devra �tre positionn�e pour recevoir le plus possible d'�nergie solaire (perpendiculaire au rayonnement, non masqu�e du soleil par des obstacles environnants: maison, arbre...).
Pour dimensionner un s�choir, on a besoin g�n�ralement de conna�tre l'�nergie journali�re moyenne mois pour mois pour une surface inclin�e.
�tape 1. �nergie mensuelle journali�re moyenne re�ue par une surface horizontale.
On suppose cette �nergie connue (atlas m�t�orologique, station m�t�orologique voisine, d'apr�s la connaissance des �nergies moyennes maximales le mois consid�r�...).
�tape 2. �nergie mensuelle journali�re moyenne pour une surface inclin�e.
Ei =R x H
avec:
Ei: �nergie mensuelle journali�re moyenne sur une surface inclin�e.
H: �nergie mensuelle journali�re moyenne sur une surface horizontale.
et
Hd: �nergie mensuelle journali�re moyenne diffuse sur une surface horizontale.
RD: rapport du rayonnement direct moyen mensuel sur une surface inclin�e et du rayonnement direct moyen mensuel sur une surface horizontale.
s: inclinaison de la surface.
rs: r�flexivit� du sol.
On calcule le rapport Hd/H par la relation:
, relation dans laquelle K
T vaut:
Ho o� Ho est l'�nergie mensuelle journali�re moyenne extraterrestre (aux limites de l'atmosph�re). Les valeurs de Ho sont donn�es par le tableau de la page ci-contre.
avec:
- Æ: latitude du lieu;- d: d�clinaison angulaire au moment consid�r�;
- ws: arc cos(-tangÆ tangd);
- ws': ws si ws < arcos (- tang (Æ - s) tang d);
- et ws': arcos (- tang (Æ - s) tang d) dans le cas contraire.
Rayonnement extraterrestre mensuel journalier moyen MJ/m 2) - H 0
|
Latitude |
Janvier |
F�vrier |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
Juillet |
Ao�t |
Septembre |
Octobre |
Novembre |
D�cembre |
|
0 |
36,4 |
37,6 |
40,0 |
36,8 |
34,9 |
33,6 |
34,0 |
35,6 |
37,1 |
37,4 |
36,6 |
35,8 |
|
5 |
34,4 |
36,3 |
37,7 |
37,6 |
36,4 |
35,4 |
35,7 |
36,7 |
37,3 |
36,5 |
34,8 |
33,6 |
|
0 |
32,1 |
34,7 |
37,0 |
38,0 |
37,6 |
37,1 |
37,1 |
37,5 |
37,1 |
35,4 |
32,8 |
31,2 |
|
15 |
29,7 |
32,9 |
36,1 |
38,2 |
38,6 |
38,5 |
38,4 |
38,1 |
36,7 |
33,9 |
30,6 |
33,6 |
|
20 |
27,1 |
30,8 |
35,0 |
38,0 |
39,4 |
39,6 |
39,3 |
38,3 |
36 |
32,2 |
28,1 |
25,9 |
|
25 |
23,9 |
28,2 |
33,0 |
37,1 |
39,4 |
40,1 |
39,6 |
37,9 |
34,4 |
29,5 |
24,9 |
22,7 |
|
30 |
21,1 |
25,7 |
31,3 |
36,5 |
39,6 |
10,7 |
40,1 |
37,6 |
33,1 |
27,3 |
22,1 |
19,7 |
|
35 |
18,1 |
23,1 |
29,3 |
35,5 |
39,6 |
41,2 |
40,3 |
37,0 |
31,5 |
24,9 |
19,2 |
16,7 |
|
40 |
15,1 |
20,3 |
27,2 |
34,3 |
39,3 |
41,4 |
40,3 |
36,2 |
29,7 |
22,3 |
16,3 |
13,6 |
|
45 |
12,0 |
17,5 |
24,8 |
32,8 |
38,8 |
41,3 |
40,0 |
35,1 |
27,7 |
19,6 |
13,3 |
10,6 |
|
50 |
9,0 |
14,5 |
22,3 |
31,2 |
38,1 |
41,2 |
39,6 |
33,8 |
25,4 |
16,7 |
10,3 |
7,6 |
|
55 |
6,1 |
11,5 |
19,5 |
29,3 |
37,2 |
40,9 |
39,1 |
32,4 |
23,0 |
13,8 |
7,3 |
4,8 |
�tape 3. Calcul de l'�nergie mensuelle horaire.
On suppose que la distribution de l'�nergie re�ue a la forme d'une sinuso�de tronqu�e, l'�nergie re�ue �tant maximale � midi (solaire) et nulle au lever et au coucher du soleil.
Pour les surfaces orient�es au sud, on calcule l'�nergie re�ue pendant une branche d'une heure pour la formule suivante:
et
avec:
N longueur du jour exprim�e en heures jour la p�riode consid�r�e.
N = 2/15 Arcos (- tang � tang d)
� �tant la latitude du lieu, m la d�clinaison angulaire au moment consid�r�.
Rappel:
, n �tant le
jour de l'ann�e.
Eim q = �nergie totale re�ue au cours de la journ�e exprim�e en Wh ou kWh. t = heure correspondant au milieu de la p�riode pour laquelle on calcule l'�nergie re�ue compt�e � part* du midi solaire (t = 1 pour 13 h et 11 h. t = 2 pour 14 h et 10 h. etc.).
Eim h = �nergie totale re�ue au cours de l'heure centr�e sur t (1/2 heure avant et 1/2 heure apr�s) exprim�e en Wh ou en kWh en fonction de l'unit� choisie pour Ei.
Exemple: Si l'�nergie totale re�ue par une surface orient�e au sud au cours d'une journ�e du mois de janvier (15 janvier) � une latitude de 45 °N, est de 5 000 Wh/m 2, l'�nergie re�ue de 10 h 30 � 11 h 30 et de 12 h 30 � 13 h 30 (t = 1) est calcul�e comme suit:
tan m = -0,389
tan �= 1
N = 8,95 heures
Ei = 824 Wh/m 2
Annexe 3: Caract�risation des mat�riaux de construction
Propri�t�s thermophysiques des mat�riaux
|
Mat�riaux |
Conductivit� thermique (W/m/°C) |
Densit� (kg/dm 3) |
Chaleur sp�cifique |
Coefficient d'absorption(Wh/kg/°C) |
Coefficient d'�mission | |
|
Acier doux |
45,3 |
7,83 |
0,14 |
0,3-0,8 |
0,12 | |
|
Air (20°C) |
0,024 |
1,29-103 |
0,28 | | | |
|
Aluminium |
221 |
2,74 |
0,25 |
0,04 |
0,09 | |
|
Asphalte |
0,74 |
2,11 |
0,26 |
0,9 |
0,9 | |
|
Bak�lite |
16,78 |
1,3 |
0,41 |
0,9 |
0,9 | |
|
B�ton plein |
1,2 |
2,31 |
0,18 |
0,6 |
0,9 | |
|
Bois |
0,11-0,25 |
0,37-1,12 |
0,5-0,75 |
0,6 |
0,9 | |
|
Brique (terre cuite) |
0,7 |
1,97 |
0,23 |
0,68 |
0,9 | |
|
Calcaire |
0,93 |
1,65 |
0,25 |
clair |
sombre | |
| | |
| |
0,35 |
0,5 | |
|
Carton |
0,07 | | |
| | |
|
Cendre de bois |
0,071 |
0,64 |
0,23 | | | |
|
Chaume |
0,09 |
0,27 |
0,28 | | | |
|
Charbon de bois |
0,052 |
0,24 |
0,23 |
0,9 |
0,8 | |
|
Ciment (Porland) |
0,029 |
1,92 |
0,19 |
0,6 |
0,9 | |
|
Coton (fibres) |
0,042 |
1,52 |
0,37 | | | |
|
Eau (20°C) |
0,6 |
1 |
1,16 | | | |
|
Fer (fonte) |
78 |
7,21 |
0,14 |
0,3-0,8 | |
|
|
Glace (0°C) |
2,25 |
0,92 |
0,56 | |
0,95 | |
|
Laines (fibres) |
0,04 |
1,31 |
0,38 | | | |
|
Laine de verre |
0,038 |
0,05 |
0,18 | | | |
|
Li�ge |
0,048 |
0,09 |
0,56 | | | |
|
Papier |
0,13 |
0,93 |
0,37 | |
0,9 | |
|
Paraffine |
0,24 |
0,9 |
0,80 | | | |
|
Roche dure |
2,5 |
2,6 |
0,25 |
0,4-0,6 |
0,9 | |
|
Sable |
0,33 |
1,52 |
0,22 |
0,8(sec)-0,91 |
| |
|
Sciure |
0,06 |
0,19 |
0,4 | | | |
|
Terre s�che et compact�e |
0,64-1 |
1,5-1,9 |
0,23 |
0,75 | |
|
|
Verre |
1,028 |
2,47 |
0,2 | |
0,84 | |
AIR
|
Temp�rature (°C) |
Chaleur massique � pression constante (J/kg/°C) |
Conductivit� (W/m/°C) |
|
0 |
1 004 |
17,1910-3 |
|
20 |
1 006 |
19,2610-3 |
|
40 |
1010 |
21,2410-3 |
|
60 |
1 025 |
25,1210-3 |
|
80 |
1 045 |
28,8610-3 |
|
100 |
1 069 |
32,4510-3 |
|
200 |
1 092 |
35,7010-3 |
|
300 |
1 184 |
49,3310-3 |
EAU
|
Temp�rature (°C) |
Masse volum�trique (kg/m 3) |
Chaleur massique � pression constante (J/kg/°C) |
Conductivit� thermique (W/m/°C) |
|
0 |
1 000 |
4 220 |
0,55 |
|
20 |
998 |
4 183 |
0,60 |
|
40 |
992 |
4 178 |
0,63 |
|
60 |
983 |
4 191 |
0,65 |
|
80 |
972 |
4 199 |
0,67 |
|
100 |
958 |
4 216 |
0,68 |
|
200 |
863 |
4.501 |
0,67 |
|
300 |
700 |
5 694 |
0,56 |
Coefficients d'absorption solaire
Une valeur approch�e peut �tre d�termin�e en fonction de la couleur de la surface (type lisse, unie)
|
Couleur |
Coefficient d'absorption |
|
Blanc |
0,25 � 0,4 |
|
Gris ou gris fonc� |
0,4 � 0,5 |
|
Vert, rouge, brun |
0,5 � 0,7 |
|
Brun ou bleu fonc� |
0,7 � 0,8 |
|
Bleu fonc� au noir |
0,8 � 0,89 |
�nergie de vaporisation de l'eau
|
0°C |
2,494.106 J/kg |
140°C |
2,143.106 J/kg |
|
20°C |
2,448 |
160°C |
2,081 |
|
40°C |
2,402 |
180°C |
2,015 |
|
60°C |
2,357 |
200°C |
1,942 |
|
80°C |
2,309 |
250°C |
1,717 |
|
100°C |
2,258 |
300°C |
1,403 |
|
120°C |
2,202 |
350°C |
0,894 |
Annexe 4: Une grille d'analyse de la disponibilit� en �nergie solaire sur le site de s�chage
1. Connaissez-vous l'ensoleillement moyen journalier (ES) sur un plan horizontal, du site sur lequel doit �tre implant� le s�choir, pendant la p�riode de la r�colte (en kWh par jour et par m�tre carr�)?
< 2 (0)2 � 4 (3)
4 � 6 (6)
>6 (9)
Si vous avez pu r�pondre � cette question, allez directement � la question n° 5. Sinon, nous allons essayer d'en faire une estimation � l'aide des questions suivantes.
2. Combien en moyenne y-a-t-il d'heures d'ensoleillement par jour?
<4 (0)4 � 7 (1)
7 � 1 0 (2)
> 10 (3)
3. Dur�e totale d'une journ�e solaire (heure de coucher-heure de lever du soleil)?
< 8 (0)8 � 10 (1)
10 � 12 (2)
>12 (3)
4. � quelle sorte de nuage a-t-on � faire?
�pais (0)l�gers ou brumeux (2)
pas de nuage (3)
Un nuage �pais obscurcit enti�rement le ciel: seul persiste le rayonnement diffus.
Soit T1 = le total des r�ponses 2 + 3 + 4.
T1 =
On peut appr�cier l'ensoleillement:
|
T1<3 |
ES 2 kWh |
|
3 <T1<6 |
2 <ES < 4 kWh |
|
6<T1 <8 |
4<ES< 6 kWh |
|
T1 > 8 |
ES > 6 kWh |
La valeur estim�e de ES peut alors �tre report�e dans la case appropri�e de la question 1.
5. Quelle est en moyenne le nombre de jours successifs pendant lesquels l'ensoleillement est inf�rieur � 4 heures?
|
0 (0) |
3 (3) |
|
1 (1) |
> 4 (4) |
|
2 (2) | |
6. � quelle latitude se situe le site du s�choir (en degr� Sud ou Nord)?
>45 (0)30 � 15 (2)
45 � 30 (1)
<15 (3)
7. Quelle est son altitude (en m�tres)?
<500 (0)1 (1)
2 (2)
3 (3)
>4 (4)
8. Comment se caract�rise le climat?
�quatorial ou tropical humide (0)maritime ou temp�r� (1)
continental (2)
d�sertique ou semi-aride (3)
Un climat �quatorial est chaud et humide avec de tr�s faibles variations de temp�rature. Le maritime est plus doux. Dans le d�sertique, les �carts deviennent tr�s grands mais l'humidit� est tr�s faible. Le continental a des caract�ristiques voisines mais moins excessives.
9. Quelle est en moyenne l'humidit� relative de l'air pendant la p�riode de s�chage? (en %)
> 85 tr�s humide (0)85 � 65 assez humide (1)
65 � 45 assez sec (2)
< 45 tr�s sec (3)
Un air dont l'humidit� relative est sup�rieure � 85 % est difficilement supportable par les hommes. � haute temp�rature, les objets collent � la peau, la sensation est voisine du bain de vapeur, il est tr�s difficile de s�cher. Un air � moins de 45 % est, par contre, tr�s dess�chant:.
11. Existe-t-il des particules en suspension dans l'air (pollution par fum�es, gaz - voiture - poussi�re ou sable)?
forte concentration (0)faible (1)
pas du tout (2)
Soit le total T2 = le total des r�ponses 6 + 7 + 8 + 9 + 10
T2 =
T3 =T1+T2+5 =
Si T3 < 6, les conditions physiques ne sont pas r�unies pour envisager un s�chage solaire, on doit rechercher une �nergie diff�rente. Si 6 < T < 20, une �nergie d'appoint doit �tre envisag�e. Si T3 > 20, les conditions sont favorables � l'utilisation du solaire.
Source: Institut de recherche Brace
Annexe 5: Quelques exemples de projets de s�chage
Un programme d'appui aux groupements de mara�ch�res � Koumbidia, au S�n�gal
Le programme s'est donn� pour objectif d'apporter une r�ponse aux pr�occupations de petits exploitants:
- �viter de perdre des l�gumes qui, sans moyens de transformation, le seraient irr�m�diablement, probl�me qui va aller en s'amplifiant avec la croissance d�sordonn�e de l'activit� mara�ch�re, surtout dans les zones enclav�es;- ma�triser les prix du frais en p�riode de surproduction en disposant, gr�ce au s�chage, d'une alternative � la braderie de produits p�rissables;
- am�liorer la qualit� de vie en zone rurale, en particulier en allongeant la p�riode de consommation de l�gumes, gr�ce � la conservation en sec;
- pour l'avenir, ouvrir de nouveaux march�s dans la zone et, plus loin, dans les villes. Les l�gumes s�ch�s sont faciles et �conomiques � transporter et � distribuer;
- enfin s'agissant d'une activit� f�minine, le s�chage appara�t comme un des rares moyens, pour elles, de se constituer une r�serve financi�re, de se doter collectivement d'une capacit� d'investissement. � Koumbidia, par exemple, le groupement de mara�ch�res projette l'achat collectif d'une charrette pour commercialiser les l�gumes.
Les deux cas suivants pr�sentent la d�marche d'ONG qui ont mis en place de nouvelles fili�res d'export en direction d'un march� bien sp�cifique: les march�s solidaires europ�ens, march�s de promotion volontariste des produits du Sud. Elles aident des petits producteurs de Puits tropicaux � exporter, vers ces march�s, leur production s�ch�e gr�ce � des s�choirs solaires simples et en fournissant une fili�re de commercialisation.
L'exp�rience du CEAS, ONG suisse, au Burkina Faso
Face aux pertes importantes subies en p�riode de surproduction (mai/juin), le s�chage, tr�s r�pandu, restait, en milieu rural, le seul moyen de transformation sur place. Le mod�le de s�choir retenu (s�choir en banco de 16 m 2 avec couverture plastique) a �t� �labor� par l'Institut burkinab� de l'�nergie (IBE) et install� au sein de groupements Naam. Le CEAS propose de mieux valoriser ce s�choir en �talant sa dur�e d'utilisation gr�ce notamment au s�chage des mangues.
D�s 1988, un premier lot de 20 kg de mangues s�ch�es est test� sur le march� solidaire suisse, le r�seau OS3. Devant l'accueil des consommateurs suisses, une commande ferme d'une tonne a �t� fix�e pour 1989. Le tableau suivant r�sume les �volutions de cette activit�.
|
Ann�e |
Quantit� de produits |
Chiffre d'affaires |
| |
export�s |
(en million de FCFA) |
|
1986 | | |
|
1987 | | |
|
1988 |
20 kg (�chantillon) |
1,4 |
|
1989 |
0,7 tonnes |
5,1 |
|
1990 |
2,5 tonnes |
8,7 |
|
1991 |
4,3 tonnes |
17,8 |
|
1992 |
8,9 tonnes |
20,4 |
|
1993 |
10,2 tonnes |
56 * |
|
1994 |
14 tonnes |
(* d�valuation du FCFA) |
Peu � peu, ce march� porteur va modifier, structurer l'activit�.
La production
� partir du 1992, le CEAS organise les producteurs � travers une structure d�nomm�e « Cercle des s�cheurs ». Apr�s un appui technique et structurel subventionn�, le cercle prend progressivement en charge son fonctionnement et se regroupe officiellement en un groupe d'int�r�t �conomique. Gr�ce notamment � des actions de formations, l'�tape transformation du produit (hygi�ne, productivit�) a �t� professionnalisme.
L'outil de s�chage
L'option initiale tout solaire s'est av�r�e risqu�e, du fait de la d�pendance aux conditions climatiques. En 1991, avec une saison tr�s humide, une grande partie de la production a �t� perdue. Pour ne plus conna�tre ce type de probl�me, des syst�mes tout gaz ont �t� d�velopp�s.
La promotion/contr�le de la qualit�
Deux marques ont �t� cr��es « R�galdise » et « Aromandise ». Un contr�le de qualit� est op�r� (couleur, teneur en eau, analyse microscopique). Un agent commercial, rattach� au Cercle des s�cheurs, prend en charge la recherche de nouveaux march�s et assure l'approvisionnement en intrants (soufre, sachets, cartons...). Ces efforts ont rendu possibles des ouvertures sur de nouveaux march�s, sous-r�gionaux (C�te d'ivoire) et europ�ens (Grande Bretagne, Belgique). La difficult� a �t� de sensibiliser les petits producteurs aux notions de marketing, de gestion rationnelle d'unit�s de transformation pour permettre une r�elle ad�quation de la production locale aux exigences d'un march� d'exportation (notamment en terme de r�gularit� de la fourniture en produits s�ch�s). Les r�sultats sont tr�s encourageants.
L'exp�rience de Tropical Wholefoods, compagnie anglaise, en Ouganda
L'action a d�but� sensiblement � la m�me �poque, en Ouganda, avec la diffusion de s�choirs tout solaire simples, aupr�s de petits producteurs.
Le s�choir a �t� am�lior� � partir du mod�le existant localement (s�choir Kawanda). De construction simple, il n'en repr�sente pas moins un investissement important pour le transformateur. Il a donc, d�s le d�part, paru n�cessaire d'assurer un d�bouch�, pour des produits de bonne qualit� finale, avec une d�marche commerciale � chaque �chelon de la transformation.
D�finition des objectifs
L'activit� de s�chage et donc l'achat du s�choir d�pendaient de la disponibilit� et du prix des fruits, au plan local. L'objectif �tait de s�cher syst�matiquement les produits peu chers (en p�riode de forte production), en �vitant un surco�t important li� au transport (approvisionnement possible � bicyclette), ceci tout en jouant sur la plus ou moins grande facilit� � s�cher, selon les produits, ainsi que sur les conditions climatiques. Pour rentabiliser le s�choir, il a �t� �tabli qu'il fallait le faire fonctionner six � neuf mois. Le tableau suivant a �t� con�u pour guider les transformateurs.
Les crit�res:
|
Qualification |
Fruit |
Climat |
|
Bon |
Grande quantit� � un prix raisonnable |
Temps tr�s ensoleill� |
|
Moyen |
Petite quantit� � un prix raisonnable |
Temps plut�t ensoleill� |
|
Faible |
Faible quantit� � un prix �lev� |
Temps plut�t nuageux et pluvieux |
Exemple (une qualification « faible » pour l'un des deux crit�res induit un signe « - »):
|
Mois |
Crit�re fruit |
Crit�re climat |
R�sultat |
|
Janvier |
Bon |
Bon |
+ |
|
F�vrier |
Bon |
Moyen |
+ |
|
Mars |
Bon |
Faible |
- |
|
Avril |
Moyen |
Bon |
+ |
|
Mai |
Moyen |
Moyen |
+ |
|
Juin |
Moyen |
Faible |
- |
|
Juillet |
Faible |
Bon |
- |
|
Ao�t |
Faible |
Moyen |
- |
|
Septembre |
Faible |
Faible |
- |
|
Octobre |
Bon |
Bon |
+ |
|
Novembre |
Moyen |
Moyen |
+ |
|
D�cembre |
Faible |
Faible |
- |
|
R�sultat: nombre de mois positifs = 6 | |||
La vente/contr�le de qualit�/conditionnement
Le march� local des produits s�ch�s est tr�s r�duit. Une marque d�nomm�e «Fruits of the Nile » a �t� cr��e pour l'exportation vers les march�s solidaires et biologiques anglais (Health Food Wholesalers).
Des crit�res de qualit� simples ont �t� d�finis. Apr�s test de d�gustation et d'aspect visuel, les fruits sont export�s puis, en Angleterre, sont v�rifi�s et empaquet�s dans des sachets de qualit�.
Le march� « solidaire » offre donc la possibilit� de mettre en place des fili�res porteuses pour des petits producteurs utilisant des outils solaires simples. La client�le « sensibilis�e » est pr�te � payer un surplus et est moins exigeante sur la qualit� des produits finis. L'existence de ces march�s d'expert a permis de dynamiser consid�rablement l'activit� de s�chage, la pr�parant � une �tape semi-industrielle (on pourrait aussi citer l'exemple de FAKT, en Bolivie, qui exporte vers l'Allemagne des bananes s�ch�es par le biais du r�seau GEPA).
Le s�choir coquillage au Burkina Faso
Le GERES a lanc�, en 1992, un programme d'appui aux pratiques de s�chage en zone sah�lienne, centr� au Burkina Faso. Ce programme est conduit par le biais d'une cellule locale, ABAC-GERES, qui a pour fonctions de r�pondre aux diverses attentes des op�rateurs locaux (formation technique, appui/conseil, �tudes de march�...) et d'assurer la promotion de produits s�ch�s.
Le GERES avait particip� (avec le GRET) � la mise au point d'un « s�choir coquillage », s�choir qui repr�sente un bon compromis comme s�choir individuel en milieu rural. Sa diffusion se r�sumait � quelques exemplaires au S�n�gal, au Mali et au Burkina Faso. Pour en assurer une plus large diffusion, le probl�me a �t� trait� sous plusieurs angles.
La fabrication du s�choir
Il est apparu n�cessaire de garantir la qualit� du s�choir, notamment sur le plan des performances de s�chage, et donc d'assurer l'homog�n�it� de sa production. Un guide de fabrication pour les trois mod�les propos�s a �t� mis au point. Un contr�le syst�matique et une labellisation ont �t� mis en place en vue de prot�ger le fabricant (artisan forgeron) et le client. Un v�ritable contrat est pass� avec l'artisan qui s'engage � respecter les normes techniques. Un syst�me de garantie d'une dur�e de six mois a pu �tre mis en place. Les artisans, conscients de l'enjeu �conomique, se sont regroup�s en collectif afin de mieux g�rer leur approvisionnement en mat�riaux, de disposer d'un stock de produits finis et de faciliter la commercialisation des s�choirs. Ce sont eux qui assurent la promotion de leur production.
L'acquisition des �quipements
Plusieurs formules ont �t� propos�es pour faciliter l'acquisition: de la subvention totale au paiement comptant en passant par le cr�dit. On peut retenir que l'acquisition doit �tre motiv�e. En ce sens, la subvention induit des effets pervers (d�motivation des b�n�ficiaires, incompr�hension et sentiment d'injustice des groupements ne b�n�ficiant pas de cette subvention) et ne permet pas la prise d'autonomie de la diffusion (objectif premier). Avec un temps de retour r�duit (3 mois) il est facile de faire appel aux syst�mes de cr�dits locaux.
Mise en uvre de l'activit�
Des sessions de formation pour une utilisation correcte du s�choir sont assur�es par les animatrices d'ABAC-GERES. Des guides de recettes et d'utilisation des produits s�ch�s ont �t� �labor�s. Les utilisatrices sont appuy�es pour la commercialisation de leurs produits. Une marque a �t� d�pos�e pour le march� local: PALSEC.
Au cours de cette phase de large diffusion et en s'appuyant sur les remarques des premiers utilisateurs, des modifications ont �t� apport�es afin d'am�liorer l'outil. L'universit� de Ouagadougou (EIER) et le CNRS Perpignan ont �t� impliqu�s (mod�lisation, exp�rimentation, optimisation) dans cette am�lioration technique.
Cette exp�rience a permis de lever les diff�rents points de blocages � une diffusion efficace de ce s�choir dans la zone concern�e. L'ustensile est actuellement connu, sa fabrication est ma�tris�e. Les m�canismes d'acquisition par le biais de structures locales de cr�dit ou par paiement direct sont autonomes. Le s�choir est actuellement dupliqu� � plus de 1 000 exemplaires. La deuxi�me phase de ce programme d�bute. L'objectif est d'atteindre une diffusion de 8 000 s�choirs coquillages.
Annexe 6: Table psychrom�trique
|
15 |
18 |
21 |
24 |
27 |
30 |
35 |
40 |
45 |
50 |
55 |
60 |
65 |
70 |
75 |
80 |
85 |
90 |
95 |
Delta T |
|
94 |
95 |
95 |
96 |
96 |
96 |
96 |
96 |
96 |
97 |
97 |
97 |
97 |
98 |
98 |
98 |
98 |
98 |
98 |
0,6 |
|
89 |
90 |
90 |
91 |
91 |
92 |
93 |
93 |
93 |
94 |
94 |
94 |
95 |
95 |
95 |
96 |
96 |
96 |
96 |
1,1 |
|
82 |
85 |
85 |
86 |
87 |
88 |
89 |
90 |
90 |
91 |
92 |
92 |
92 |
93 |
93 |
94 |
94 |
94 |
94 |
1 7 |
|
78 |
80 |
81 |
82 |
83 |
84 |
85 |
86 |
87 |
88 |
89 |
89 |
90 |
90 |
91 |
91 |
92 |
92 |
92 |
2,2 |
|
73 |
75 |
77 |
78 |
79 |
80 |
82 |
83 |
84 |
85 |
86 |
87 |
87 |
88 |
88 |
89 |
90 |
90 |
90 |
2,8 |
|
66 |
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7 |
9 |
54,0 |
Annexe 7: Pour en savoir plus
LES DOCUMENTS TECHNIQUES
ALAIS (C.), LINDEN (G.), Biochimie alimentaire, �d. Masson, 1991.
�nergies solaire
DUFFIE John A., BECKMAN William A., Solar engineering of thermal process, 1980, 750 p. M�thodes de calcul pour le dimensionnement des syst�mes �nerg�tiques (solaire thermique).PERRIN DE BRICHAMBAUT (C.), VANGE (C.), Le gisement solaire, �ditions Lavoisier, 11 rue Lavoisier 75008 Paris, 1982, 222 p.
Donn�es scientifiques pour le calcul de l'ensoleillement au niveau du globe terrestre.
A�rologie
IDELCIK (I.-E.), M�mento des pertes de charges. �ditions Eyrolles, 57 boulevard Saint-Germain 75006 Paris.
S�chage
Solar dryers. Their role in post harvest
processing,
Commonwealth Science Council, Londres, 1987, 298 p.
Le s�chage solaire en Afrique, Compte rendu du colloque tenu � Dakar, �ditions CRDI, CP 8500 Ottawa, Canada K1G 3H9, 1987, 300 p.
S�chage, manuel de technologies du cycle alimentaire n° 6. UNIFEM, 304 East 45th Street, New York NY10017, USA, 1993, 65 p.
Conditionnement, manuel de technologies du cycle alimentaire n° 7. UNIFEM, 304 East 45th Street, New York NY10017, USA, 1993, 52 p.
Conserver et transformer le poisson, coll. « Le point sur », �ditions du GRET, minist�re de la Coop�ration, CTA, ACCT, 1993, 282 p.
FRAN�OIS Martine, Transformer les fruits tropicaux, coll. « Le point sur », �ditions du GRET, minist�re de la Coop�ration, CTA, ACCT, Paris, 1993, 222 p.
SOLAGRO, GEFOSAT, ARCHIMED, Le s�chage solaire des plantes aromatiques et m�dicinales, 1989.
Revues
Spore,
bulletin bimestriel du Centre technique
de coop�ration agricole et rurale (CTA). Agropolis International 34394
Montpellier Cedex 5, France.
TPA, bulletin du r�seau Technologie et partenariat en agroalimentaire, s/c GRET.
VAUCHON, PUIGGALI (Universit� de Bordeaux I). « D�termination d'une orientation optimale d'un capteur solaire: relation entre rendement quotidien d'insolation et inclinaison pour les jours de ciel clair », Revue g�n�rale de thermique, 30 rue de la Source 75016 Paris, n° 234-235 juin-juillet 1981.
Guides pratiques
S�rie ABAC-GERES , S�chage domestique
- Recettes culinaires � base de produits s�ch�s au Burkina Faso
- Guide de fabrication des s�choirs coquillage
- Comment s�cher vos produits avec le s�choir coquillage
S�rie NRI , S�chage artisanal
- D�bouch�s des produits s�ch�s
- Guide de construction du s�choir cadre
- Techniques de s�chage
- Gestion d'une unit�
PERSONNES/ORGANISMES RESSOURCES
Europe
· Allemagne
FAKTAssociation for Appropriate Technologies
Ge�nsheidestrasse 43, D-70184 StuttgartGATE/GTZ German Appropriate Technology Exchange
Postfach 5180, D-6236 Eschborn 1Universit� d'Hobenheim (Prof. Dr Ing. M�lbaner, A. Esper)
Institut fur Agrartechnik D-70593 Stuttgart
· France
ASDER
Association savoyarde pour le
d�veloppement des �nergies renouvelables
299, rue Granier 73230 St Alban
Leysse
CIRAD-SAR (Anne Lucie Wack)
Centre de coop�ration
internationale en recherche agronomique pour le d�veloppement
BP 5035, 34032
Montpellier
ENSIAA �cole nationale sup�rieure des industries agricoles
et alimentaires
1, avenue des Olympiades 91305 Massy
GEFOSAT
Groupement d'�tude des fours, des outils
solaires et d'assistance en technologies appropri�es
Domaine de Grammont, Route de Mauguio, 34100 Montpellier
GERES Groupe �nergies renouvelables et environnement
73, avenue Corot 13013 Marseille
Laboratoire de Physique appliqu�e (Michel Fournier)
Universit� de Perpignan 66025 Perpignan
SOLAGRO (J.-L. Bochu)
219, avenue de Muret 31300
Toulouse
· Italie
FAO
Food and Agriculture Organization of the
United Nations
Agricultural Services Division
Via della Terme di
Caracalla 00100 Rome
· Royaume Uni
ITDG
Intermediate Technology Development Group
Myson House, Railway Terrace, Rugby CV21 3HT
NRI Natural Ressources Institute (Kate Seborg, Andrew Brett) Central Avenue, Chatham Maritime, Chatham-Kent ME4 4TB
· Suisse
CEAS
Centre �cologique Albert Schweitzer
CH-2000 Neuchatel
SKAT Swiss Centre for Appropriate Technology
Varnbuelstrasse 14, CH-9000 St-Gallen
AFRIQUE
· B�nin
Laboratoire de recherche sur l'�nergie solaire
Universit� du B�nin, BP 1515 Porto-Novo
· Burkina Faso
ABAC-GERES
Association burkinab� d'action
communautaire
01 BP 4171 Ouagadougou 01
EIER �cole inter-�tats de l'�quipement rural
03 BP 7023
Ouagadougou 03
IBE Institut burkinab� de l'�nergie
03 BP 7047
Ouagadougou 03
· Burundi
Centre d'�tudes burundais des �nergies alternatives
Minist�re des Travaux publics, de l'�nergie et des Mines
· Cameroun
�cole nationale sup�rieure polytechnique
D�partement de Physique et Chimie, Laboratoire �nerg�tique,
Yaound�
· Centrafrique
ISDR
Institut sup�rieur de d�veloppement rural
Universit� de Bangui, BP 909 Bangui
· Congo
Facult� des Sciences,
d�partement de Physique
Universit� de Marien Ngouabi, Brazzaville
· C�te d'ivoire
UNICEF
United Nations Children Fund
Bureau
r�gional pour l'Afrique centrale et occidentale
BP 433 Abidjan
04
· �thiopie
SEDOC
Service de documentation et
communication pour le d�veloppement
PO Box 5788 Addis-Abeba
· Gabon
Facult� des Sciences de l'Universit� Omar
Bongo
· Ghana
Department of Agricultural Engineering and
Mechanics
University of Sciences and Technology, Kumasi
TCC Technology Consultancy Centre
Department of
Mechanical Engineering
University of Science and Technology,
Kumasi
· Kenya
Appropriate Technology Centre
Kenyatta
University College
PO Box 43 844 Nairobi
· Mali
CRES
Centre r�gional de l'�nergie solaire
BP 1872 Bamako
Institut sup�rieur de formation et de recherches appliqu�es
BP 241 Bamako
Laboratoire de l'�nergie solaire
BP 134
Bamako
· Maroc
Institut agronomique et v�t�rinaire Hassan II
BP 6202 Rabat
· Niger
ONERSOL
Office National de la recherche solaire
BP 621 Niamey
· Nigeria
Ministry of Lands, Survey and Town,
Plannings
Lands Division
Ikom - Cross River State, PO Box 5255 Marina, Lagos, Lagos
State
NHRI National Horticultural Research Institute IDI-ISHIN
PMB 543Z Ibadan
· Nouvelle Guin�e
ATDI
Appropriate Technology Delevopment
Institute
The Papua New Guinea University of Technology
PO Box 793 Lae -
Papouasie
· Ouganda
Department of Geological Survey and Mines
PO Box 9 Entebbe
National Research Coucil
Ministry of Planning and
Economy Developing, PO Box 6884 Kampala
· Rwanda
Centre d'�tude et d'application de l'�nergie
Universit� nationale du Rwanda, Butare
· S�n�gal
CIEPAC
Centre pour l'�ducation permanente
et l'am�nagement concert�
1, avenue Cheik Anta Diop - BP 1718 Dakar
ITA Institut technologique alimentaire
BP 2765, Route
des P�res Maristes, Dakar Hann
Universit� de Dakar Hann
Facult� des Sciences,
d�partement de Physique, Dakar
· Soudan
Food Processing Research Center
Khartoum
· Tanzanie
National Construction Conseil
PO Box 40465
Dar-es-Salaam
· Zambie
Department of Agricultural Engineering
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l'Union europ�enne et les �tats du groupe ACP
(Afrique, Cara�bes,
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Cet ouvrage pr�sente les diff�rentes �tapes n�cessaires au montage d'un projet de s�chage. Il combine:
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